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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 15:54

 

Le Premier ministre a annoncé samedi en fin de d’après-midi le recours au 49.3 pour le projet de loi sur les retraites, privant ainsi la représentation nationale d’un vote sur un texte présenté par Emmanuel Macron et le gouvernement comme la « reine des réformes du quinquennat ». L’opération a été préparée en loucedé lors d’un Conseil des ministres extraordinaire consacré, le matin même, au Coronavirus.

 

 

 

Pour faire oublier la fièvre parlementaire sur la réforme des retraites et passer à autre chose, le pouvoir a manœuvré avec cynisme en profitant de l’inquiétude des Français vis-à-vis d’un risque d’épidémie (voir plus bas). Le pouvoir mise sur un basculement de l’opinion publique du dossier des retraites à celui du Coronavirus.

À quinze jours des élections municipales, il ne voulait pas faire durer le supplice. Comme cela avait déjà été le cas lors de l’examen du projet de loi en commission spéciale, le débat dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale au cours des 12 derniers jours a de nouveau fait la démonstration de l’incapacité du gouvernement et de sa majorité parlementaire à apporter des réponses précises à des questions portant sur l’avenir des retraites. Certains sujets ont même tourné à un véritable fiasco pour le pouvoir. Un exemple parmi tant d’autres : comment va évoluer la valeur du point ? Réponse : par une indexation sur un index… qui n’existe pas, qui reste à créer de l’aveu même du ministre ! On pourrait multiplier les exemples : sur la pénibilité (bravo aux députés communistes pour avoir si bien parlé des métiers où les salariés n’ont vraiment pas envie d’avoir le « loisir de se tuer à la tâche », sur le financement de la période de transition, sur la situation faite aux femmes, sur les inégalités entre générations, sur l’espérance de vie en bonne santé et l’âge pivot... Le seul élément gravé dans le marbre est la règle d’or de « l’équilibre financier », avec une baisse du financement et de la part de la richesse nationale consacrée aux retraites. Malgré des mois et des mois de « concertation », de pédagogie, le pouvoir n’a pas réussi à convaincre de la nécessité, et encore moins des bienfaits ou de la justice de sa réforme du système de retraites. En s’attaquant au cœur du pacte social, Emmanuel Macron et le gouvernement ont en fait ouvert un débat de fond portant sur le choix de société (quel travail, quelle vie après le travail, la solidarité entre les générations, le financement de notre protection sociale, les inégalités).

Aujourd’hui, malgré les départs successifs de députés macronistes (un sénateur des Bouches-du- Rhône vient d’annoncer son départ du groupe au Sénat et des députés sont à la manœuvre pour constituer un nouveau groupe au Palais Bourbon), le pouvoir dispose toujours d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le 49.3 est donc utilisé contre les oppositions et la démocratie parlementaire, pour mettre fin au débat sur le fond, comme cela avait été le cas pour les travaux de la commission spéciale, et pour mettre un terme à ce spectacle catastrophique pour le pouvoir d’une majorité dos au mur, incapable de défendre sa réforme, confrontée à une opinion publique majoritairement hostile au projet de loi et favorable au recours au référendum comme ultime solution. Après le choix d’une procédure accélérée (pour une réforme qui ne rentrerait en vigueur qu’en 2037, où est l’urgence ?), l’utilisation du 49.3 est donc un nouveau seuil franchi dans la crise politique et démocratique.

Après le mouvement des Gilets jaunes, qui n’a obtenu aucune réponse pérenne sur les deux moteurs de la mobilisation populaire, la démocratie et la justice sociale (via la justice fiscale), puis avec le mouvement sur les retraites, avec des formes de lutte et de mobilisation inédites (encore ce dimanche avec des acteurs de la Comédie française et une pluie qui s’est arrêtée pour les laisser jouer), le macronisme poursuit sa course vers un autoritarisme qui fracture notre société et nourrit la violence. La question de l’avenir politique de notre pays doit être examinée avec gravité. Le pire est possible. Une alternative progressiste est plus que jamais urgente et nécessaire. Engageant sa responsabilité sur ce texte (il ne pourra donc pas le faire sur le volet organique de la réforme), le gouvernement fait tout au contraire preuve d’une très grande irresponsabilité en s’entêtant sur un texte mal préparé, incomplet, flou, à trous avec 29 ordonnances pour 65 articles, non financé, ne garantissant pas l’avenir des retraites et ayant comme seul « imaginaire » celui de travaille plus longtemps pour des pensions réduites. On peut y voir, comme cela est régulièrement rappelé, de l’amateurisme ; c’est aussi la marque d’un pouvoir voulant faire taire les partenaires sociaux, le Parlement, les citoyens, les mobilisations. Un pouvoir pour qui la construction d’un compromis n’est plus un objectif pour travailler à l’intérêt général.

Un nouveau seuil dans la crise politique

Face aux réactions dénonçant un passage en force et un aveu de faiblesse, le Premier ministre évoque un dispositif prévu par la Constitution, déplore la stratégie « d’obstruction parlementaire » de l’opposition, et promet un « nouveau texte, enrichi de tous les acquis de la négociation avec les partenaires sociaux et d’un grand nombre d’amendements venus de la majorité parlementaire ». Édouard Philippe a adressé un courrier aux partenaires sociaux sur la « poursuite des travaux de la conférence de financement », en précisant qu’à défaut d’accord entre les organisations syndicales et patronales, « le gouvernement prendra ses responsabilités, aussi bien en matière de retour à l’équilibre qu’en matière de pénibilité ». Cette tentative d’apaisement et de diversion est vouée à l’échec. Le gouvernement a voulu profiter de l’inquiétude des Français sur le coronavirus et le risque d’une crise sanitaire pour, en plein week-end, faire passer le 49.3. Cela a eu l’effet inverse avec des rassemblements spontanés, à Paris devant l’Assemblée nationale et dans de très nombreuses villes. D’autres mobilisations sont programmées pour aujourd’hui et demain.

Du côté des syndicats, la CFDT, dans un communiqué, déplore « que les débats n’aient pas pu se tenir jusqu’au bout », renvoyant dos à dos « la multiplication stérile d’amendements sans aucun intérêt et le recours au 49.3 » et donnant rendez-vous lors du passage du texte au Sénat. La CFDT attend des bougés sur la pénibilité afin « de conjuguer régime universel et justice sociale ». Pour la CGT, Philippe Martinez a annoncé une nouvelle mobilisation dès cette semaine. L’intersyndicale se réunit lundi matin pour fixer ce calendrier.

Quelles suites ? Deux motions de censure ont été déposées. L’une par les groupes de gauche (PCF, LFI, PS), l’autre par LR. Le débat aura lieu mardi. La création d’une commission d’enquête sur la sincérité, l’exhaustivité et l’exactitude de l’étude d’impact sera discutée mercredi. Dans son avis au vitriol, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, avait jugé la réforme incomplète, concluant à l’impossibilité de « garantir la sécurité juridique » du projet de loi. Le Conseil constitutionnel sera saisi. De nouvelles journées nationales de mobilisation feront entendre l’opposition à cette réforme des retraites et au coup de force démocratique. Dans un tel contexte, la bataille pour un référendum est plus que jamais centrale. Dans un récent sondage, 67 % des personnes interrogées ont demandé l’organisation d’un tel référendum sur l’avenir des retraites.

 

 

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 21:00
Municipales: le candidat de droite de Quimper, M. Jolivet, exige et obtient la récusation d'un journaliste pour le débat des Municipales sur Tébéo - réaction du Syndicat National des Journalistes
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 20:54

La dernière réunion publique de la liste de gauche conduite par Martine Carn à Plougonven a eu lieu à Saint Eutrope le 5 mars. Le public y a apprécié les orientations du programme de la liste de gauche sociale, écologiste, et citoyenne de Plougonven.

Les deux réunions publiques à venir de la liste pour présenter l'équipe et le projet pour Plougonven auront lieu au Kermeur le mardi 10 mars à 19h dans l'ancienne école (réunion suivie d'un pot au café associatif du Kermeur) et à la salle des fêtes de Plougonven le jeudi 12 mars, à 19h.

Ouest-France Plougonven, 26 février 2020

Ouest-France Plougonven, 26 février 2020

Le Télégramme, Plougonven, 26 février 2020

Le Télégramme, Plougonven, 26 février 2020

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 19:19
Jeudi 12 Mars, 18h30, Mairie de Morlaix: réunion publique meeting de la liste Morlaix Ensemble
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:53

 

Cédant sans doute à une panique à l’idée de perdre une municipalité dont elle tient les rênes depuis 40 ans, la  la liste de la majorité municipale se lâche dans trois tracts aux forts relents de la droite extrême, où la calomnie et l’insulte tiennent lieu d’arguments politiques (voir pièces jointes).

 

Ces tracts injurieux, bien dans les méthodes et dans la veine de la communication de la droite extrême, sont aussi l’occasion pour ces anticommunistes notoires et haineux de cracher sur le parti communiste et ses militants.

 

La peur est mauvaise conseillère dit-on ! C’est sûrement vrai compte tenu de l’attitude grossière et inqualifiable de la liste de la droite à Plouigneau, où les épithètes volent bas, et est manifeste la volonté de nuire.

 

Les colistiers de la liste#ChangeonsPlouigneau ne veulent pas répondre à ces provocations. Ils ont raison.

 

N’en doutons pas, les électeurs Ignaciens ne se laisseront pas prendre à ce jeu malsain et nauséabond.

 

La belle campagne menée à Plouigneau par la gauche unie au sein de la liste #ChangeonsPlouigneau semble sérieusement ébranler la sérénité de la majorité sortante.

 

La section de Morlaix du Parti communiste soutient pleinement l’action de ses militants de Plouigneau et de la liste #ChangeonsPlouigneau.

 

Elle tirera, le moment venu, toutes les conséquences des attaques injurieuses visant le PCF.

A Plouigneau la liste de droite montre son vrai visage (PCF Pays de Morlaix - 9 mars 2020)
A Plouigneau la liste de droite montre son vrai visage (PCF Pays de Morlaix - 9 mars 2020)
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:39
Manifestations de femmes et de gilets jaunes : Le PCF dénonce des violences illégitimes
 
Manifestations de femmes et de gilets jaunes : Le PCF dénonce des violences illégitimes
 
 
Samedi 7 mars, veille de la journée internationale pour le droit des femmes, à l’appel de collectifs et d’associations, plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche nocturne pour un féminisme
populaire et antiraciste.
 
 
Cette manifestation a fait l’objet de charges policières injustifiables et disproportionnées avant que les forces de l’ordre ne tentent de disperser la foule avec du gaz lacrymogène.
 
Une fois de plus, le PCF déplore que l’usage de la force s, celles et ceux qui expriment de justes revendications. Il est intolérable que des femmes aient été frappées, traînées et repoussées violemment dans les escaliers d’une station de métro alors qu’elles manifestaient contre les violences machistes et sexuelles.
 
Le PCF dénonce fermement ces violences absolument illégitimes alors que 9 personnes ont été interpellées avant d’être relâchées dimanche soir.
 
Ces faits interviennent au moment où le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est critiqué jusque dans ses rangs.
 
Sa gestion du maintien de l’ordre, avec la technique du « nassage », et l’emploi disproportionné de la force est remise en cause.
 
A Nantes, d’autres violences ont eu lieu à l’occasion d’une manifestation de gilets jaunes qui a été durement réprimée, un jeune ayant eu sa mâchoire arrachée.
 
Sur ces affaires, toute la lumière doit être faite. Le Ministre Castaner doit s’expliquer sur la gestion des forces de l’ordre et à travers elle, les consignes qui leur sont données.
 
Le PCF déplore une fois de plus ce climat de violence qui constitue une nouvelle régression démocratique et marque de plus en plus une tendance autoritaire du gouvernement d’Édouard Philippe.
 
Le PCF demande le rétablissement d’une police républicaine qui intervient dans le cadre de ses missions de service public et non une police utilisée pour museler et intimider le mouvement social.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 9 mars 2020.
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 07:06

Ce matin, sur le marché, en ville, on nous a beaucoup parlé de ça, de la prestation tonitruante d'Agnès Le Brun lors du débat du 1er tour de France 3 Bretagne pour les Municipales à Morlaix, débat filmé dans la brasserie Coreff de Carhaix le mardi 3 mars, et diffusé mercredi 4 mars à 21h50.  

La goutte d'eau qui fera déborder le vase?

Nous connaissions les séances de conseils municipaux animés par Mme Le Brun, ou encore, à un degré moindre, certaines de ses interventions agacées en conseil communautaire, et nous avons donc l'expérience de ses capacités de mauvaise foi et de suffisance, à côté de ses incontestables talents oratoires, de sa tendance à mépriser ses contradicteurs et de sa façon aussi de nier les évidences et de sermonner les journalistes quand ils énoncent certains faits qui la dérangent. 

Néanmoins, force est de reconnaître que, là, la maire sortante de Morlaix a fait très fort en qualifiant des personnes interrogées à l'occasion d'un micro-trottoir sur leur ville de "pseudo-morlaisiens".

Il y aurait de vrais et de faux morlaisiens? Des légitimes et des négligeables? Des enracinés et des virtuels?

Cela fait penser aux réparties de la majorité fréquemment entendues face aux critiques de l'opposition de gauche: "on se demande si vous habitez Morlaix... On se demande si vous aimez Morlaix... Arrêtez de déprécier votre ville en posant des constats sévères sur l'évolution de sa situation". 

Il se trouve que les Morlaisiens qualifiés de faux Morlaisiens sont bien connus comme habitant Morlaix. L'un d'entre eux est même très choqué d'avoir été qualifié de "pseudo-morlaisien" parce que ses propos, sans doute un peu bruts (mais on ne sait pas ce que les journalistes ont coupé), n'avaient pas l'heur de plaire au maire. 

L'enchaînement des "idées" dans la réaction d'Agnès Le Brun au reportage de France 3 à Morlaix et à son micro-trottoir, basé aussi sur les chiffres de vacances des commerces à centre-ville (26%), est redoutable, et témoigne bien des limites de l'agilité rhétorique quand cela conduit à aligner les pirouettes, les dénis de réalité, et les sarcasmes:

" Je ne crois pas que Morlaix souffre particulièrement plus que d'autres puisque c'est d'ailleurs pour cette raison que le gouvernement a lancé un programme "Action cœur de ville", on va y revenir. (...).

Vous ne pouvez pas nous lancer des images comme ça où vous avez des Morlaisiens, ou des pseudo Morlaisiens, car je n'en ai pas reconnu beaucoup, et je crois les connaître, il y en avait deux trois, qui vont nous dire "tout est nul", "il n'y a rien à Morlaix"... 

"Il n'y a plus rien à vendre à Morlaix. Il n'y a plus aucun bien à vendre à Morlaix".

Il y a eu dans les propos d'Agnès Le Brun aussi une énième culpabilisation des morlaisiens: si les commerces ferment en centre-ville, c'est la faute des Morlaisiens qui n'y vont pas assez...  "Ceux qui en parlent le plus sont ceux qui les fréquentent le moins".

En quelques minutes, les Morlaisiens qui ont regardé le débat ont sans doute découvert des aspects très agaçants de l'attitude de notre premier magistrat sortant: la propension à casser le thermomètre quand il indique une température élevée et une crise profonde pour la ville, la propension à balayer d'un revers de main et avec agressivité les expériences, les témoignages, les déclarations, les statistiques, qui ne correspondent pas à la "positive attitude" de la mairie, façon raffarinade, sur son bilan, pourtant peu flatteur: plus de 1000 habitants en moins depuis 12 ans, des impôts qui n'ont pas baissé, des difficultés économiques et du commerce qui se sont aggravés, un manque d'investissement d'avenir. 

Faut-il croire que plus le mensonge est gros, plus il passe?

"Oui il y a énormément de transactions immobilières. Oui il n'y a plus rien à vendre. Il n'y a plus de biens à vendre à Morlaix. Non il n'y a pas de logements vides". "Quand tous les restaurants vous disent qu'ils étaient pleins depuis des mois et des mois. Monsieur Vermot, vous inventez des faits qui n'existent pas". 

Plus de logements vides à Morlaix? Plus de biens à vendre? C'est une plaisanterie!

Il n'y a qu'à voir les prix du marché de l'immobilier, assez bas sur Morlaix par rapport à la moyenne bretonne, pour voir que l'offre est abondante... Si les logements étaient tous pleins et vendus, Morlaix ne serait pas passé du rang de 3ème au rang de 5ème ville du Finistère sous les deux mandats de Agnès Le Brun.

Des restaurants tout le temps pleins? Aucun qui ferme? Les restaurateurs apprécieront.

Ce débat n'a pas permis, et c'est regrettable, de parler sérieusement de sujets essentiels: l'économie et l'emploi en général, la vie des quartiers en dehors du centre-ville, l'écologie, la vie démocratique municipale. Il n'a pas non plus permis aux 4 têtes de liste de développer vraiment la cohérence de leurs projets dans leur globalité, à supposer qu'elle et ils existent. 

Néanmoins, il aura révélé l'étendue du toupet de Agnès Le Brun et sa capacité à jouer les équilibristes avec les vérités qui s'imposent. Sa difficulté aussi à être confrontée à des critiques, ou des limites de l'efficacité de son action municipale.

Sa campagne se développe sur une modalité affective et personnalisée, et presque sans programme, comme la dernière fois: "Tous avec Agnès". "Continuons ensemble". "Vivons Morlaix".

Avec une diabolisation de la gauche, celle qu'elle avait accusé au meeting de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012 à la Mutualité d'avoir fait de Morlaix "une petite capitale de l'assistanat, de la dépense publique, et de l'insécurité" à cause des méchants "socialo-communistes" ... qui contraste singulièrement avec le silence de Mme Le Brun et de ses colistiers sur le soutien que leur a apporté le Rassemblement National. 

Décidément, il est grand temps que Morlaix puisse retrouver un nouveau souffle avec une alternance et une alternative à gauche.

C'est le moment, car sinon, la ville va continuer à s'affaiblir avec des conséquences graves. 

Le Forficule rouge (pince-oreille).

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 06:34
La voix des nouveaux compte autant que les têtes de liste: Nathalie Barnet, co-listière de la liste Morlaix Ensemble (dossier de Ouest-France sur les candidates morlaisiennes aux Municipales qui s'engagent pour la première fois)

« La voix des nouveaux compte autant que les têtes de liste »

Nathalie Barnet, 43 ans, agente de planification aérienne, liste Morlaix ensemble (Liste d'union de la gauche, PS, PC, Génération. s).

| OUEST-FRANCE, 9 mars 2020
 

Étiez-vous déjà engagée avant (politique, syndicat, milieu associatif, etc.) ?

J’ai été représentante du personnel, et membre d’une association de théâtre d’improvisation. Je suis plus souvent dehors que chez moi !

Pourquoi avez-vous choisi de vous engager ?

Depuis le dernier mandat, je m’intéresse à la politique locale. Là, j’ai eu envie de m’engager. J’ai une collègue qui est sur la liste, elle m’a dit viens nous voir !, et je suis allée à une réunion. Le programme m’a plu. Je suis investie dans le zéro déchet depuis quelques mois, le travail sur la transition écologique compte beaucoup pour moi. Si je m’engage, c’est pour ça.

Qu’en retirez-vous pour l’instant, et qu’en attendez-vous ?

Pour le moment, c’est beaucoup de stimulation, on a appris à se connaître. J’apprécie le respect les uns envers les autres : la voix des nouveaux compte autant que celle des têtes de liste. Je n’ai pour autant aucune envie de m’encarter. J’ai beaucoup d’espoir sur la transition écologique. C’est là qu’il faut taper haut, fort et tout de suite. Maintenant, il ne faut rien lâcher.
#Municipales

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 20:09
La chronique cinéma d'Andréa Lauro - Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance, Partie 3

Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance

Premières parties de l'article Andréa Lauro sur Visconti:

Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance, partie 1 - la chronique cinéma d'Andrea Lauro

Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance - partie 2 La guerre et le Néoréalisme : Ossessione

 

Partie 3

La fin de la guerre et le retour de Verga: La terra trema


Ossessione est reconnu comme la pierre angulaire du néoréalisme, et il est aussi l’un des films appartenant au genre qui en respectent moins les canons (si de genre et canons on peut parler, étant donné les divergences entre les différents auteurs), et qui poursuit moins les objectifs de pur témoignage social, malgré l’impact et le tumulte politique provoqués. Cependant, à la fin de la guerre, la résistance et l’engagement communiste sont le moteur des efforts cinématographiques de Visconti.

En 1945, il participe à Giorni di Gloria, documentaire collectif dirigé avec De Santis et autres cinéastes. Giorni di Gloria est un film à mi-chemin entre objectivité et célébration, dédié "à la lutte partisane et à la renaissance nationale", un collage de films et de photographies né pour rendre l’image de l’Italie de 1943 à 1945, parmi des incursions de brigades de partisans, les massacres nazis, les rafles dans les villages, les fosses Ardeatine, les procès, la rage populaire. Visconti s’occupe du segment sur le procès et l’exécution de Pietro Caruso (chef de la police fasciste), qui reprend lui-même sans renoncer à son propre registre, notamment en se concentrant sur les visages et les lieux, l’espace et les figures humaines, comme si les hommes encadrés étaient des acteurs à son service.

La situation du cinéma italien n’est pas rose : manque d’argent, d’équipements, d’espaces de tournage, tout ce qui avait rendu possible l’existence d’une florissante, aussi discutable soit-elle, industrie du spectacle - dont le manque se révèle être l’étincelle du "mouvement" néo-réaliste. Visconti et ses collègues cinéastes doivent faire face au refus des producteurs de financer des projets ambitieux : "Pensione Oltremare", inspiré de son emprisonnement; un films sur les partisans, librement tiré de Maupassant; un écrit avec Pietrangeli et Antonioni; d’autres inspirées par les œuvres de Stendhal, Steinbeck, Shakespeare, ...

Le repli sur le théâtre est une exigence, et Visconti signe pendant deux ans la mise en scène de plusieurs représentations importantes. Puis, en 1947, le Parti Communiste lui commande un documentaire de propagande décliné par Carlo Lizzani (qui préfère aller à Berlin avec Rossellini pour "Germania anno zero"), en vue des élections de 1948, dans le but de filmer les conditions des travailleurs siciliens en plaçant syndicats et socialisme comme seule issue à la pauvreté et aux injustices des classes.

« La terra trema » (1948), deuxième long métrage de Visconti, naît donc encore, comme Ossessione, de prémisses politiques, en les franchissant. Visconti et une toute petite troupe de non-professionnels (dont Francesco Rosi et Franco Zeffirelli) s’installent en Sicile, à Acitrezza et il y reste sept mois. Le rêve d’une transposition de "I malavoglia" de Verga prend forme et le travail perd au fur et à mesure les contours du documentaire, ou mieux, il est contaminé avec une structure narrative qui a comme toile de fond le roman de Verga et comme étoile polaire le style de l’écrivain, en effaçant l’intention initiale propagandiste, en prenant une valeur artistique.

C’est ainsi que prend forme la saga malheureuse des Valastro, famille pauvre de pêcheurs exploitée par les grossistes de poisson. Elle est dirigée par le jeune inquiet « Ntoni » qui tente de changer les choses en allant contre le joug, en se mettant à son compte. Une petite révolution d’abord réussie, puis échouée à cause du destin et de l’isolement auquel les autres pêcheurs de Acitrezza condamnent les Valastro, finalement contraints de se soumettre aux chantages des "patrons". Dans le résultat final, la combinaison de moments idéologiques et de moments poétiques est parfaite et la méthode de travail de Visconti est gagnante.

Sans un véritable scénario, sans instruments techniques sinon quelques mètres de chariot, sans acteurs qui ne soient pas les vrais pêcheurs du pays, Visconti ouvre largement sur La terra trema sa vision de ce que doit être la fonction du cinéma face à la réalité : celle du lieu où faire « se produire », pas de la fenêtre à partir de laquelle « regarder ». L’instantané social et géographique est de nouveau une réinterprétation, avec une étude esthétique accompagnée d’une structure narrative où au centre les tourments existentiels surmontent les difficultés économiques.

Un rendu issu d’une préparation épuisante et des théories exposées dans un écrit de Visconti, "Cinéma anthropomorphique". Le réalisateur passe beaucoup de temps avec eux, les interpelle sur les répliques à prononcer et sur le développement de l’histoire, les fait répéter pendant des heures avant de tourner, à la recherche de l’assonance définitive entre "homme-acteur et homme-personnage", en tirant une authenticité absolue, mais remodelée et cousue à la forme-film. Le dialecte sicilien incompréhensible dans lequel s’expriment les pêcheurs est contrebalancé par une voix-off didactique et par une bande sonore jamais intrusive - presque absente, au moins dans la première partie - qui participent à une fusion inégalable de témoignage et de spectacle âprement critiquée par les puristes du néoréalisme, qui lancent ponctuellement des accusations de formalisme, de snobisme, d’inutile et nuisible dramatisation.

Même le Parti Communiste n’a pas une bonne opinion du résultat, surtout parce que dans la chute inexorable, pessimiste, fataliste de la famille Valastro n’intervient aucun des organismes et des idéaux qu’il aurait fallu élever aux yeux du public, et qui étaient à la base de l’idée du documentaire original. Au secours de Ntoni et les autres Valastro, il n’y a pas de syndicats, il n’y a pas de politique socialiste, la cohésion et la solidarité entre les exploités sont un mirage. Comme dans Ossessione, Visconti est contesté sur deux fronts bornés, à gauche pour trahison esthétique-idéologique et pour avoir manqué l'objectif, à droite, entre conservateurs et démocrates-chrétiens, parce qu’il était coupable d’avoir traîné - en s'engageant - les problématiques socio-économique dans un domaine impropre et neutre, le cinéma de fiction. Peut-être les deux factions ont-elles tort et raison, mais le fait est que La Terra trema est sifflé au Festival de Venise de 1948 et ne commence vraiment à circuler dans la salle qu’en 1950.

Andréa Lauro
 

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 19:13
Lundi 9 mars au Mille-Club de la Madeleine - Réunion publique Morlaix Ensemble: la liste conduite par Jean-Paul Vermot, présentera son programme et sera à l'écoute des habitants

La liste d’Union de gauche Morlaix Ensemble, conduite par Jean-Paul Vermot, donne rendez-vous aux Morlaisiennes et aux Morlaisiens ce lundi 9 mars, à 18 h 30, au Mille Club de la Madeleine. Elle y présentera son programme « Un nouvel élan pour une ville solidaire, écologique et active ».

Morlaix Ensemble, la liste de gauche pour gagner contre Agnès Le Brun et la droite!

Présentation de notre programme et de nos candidats au Mille Club de la Madeleine le lundi 9 mars à 18h30.

Bienvenue à la réunion publique de Morlaix Ensemble, la deuxième sur le Mille Club de la Madeleine après notre réunion publique Forum Atout Jeunesse le 13 février, et après notre passage pour l'opération "Paroles aux quartiers" le 18 janvier.

Prises de parole de Jean-Paul Vermot, Katell Salazar, Ismaël Dupont, Catherine Tréanton, Jérôme Plouzen

Suivie d'un échange sur les enjeux des municipales à Morlaix.

Présentation qui sera suivie d’échanges avec le public.

Un moment de convivialité conclura cette réunion.

Lundi 9 mars au Mille-Club de la Madeleine - Réunion publique Morlaix Ensemble: la liste conduite par Jean-Paul Vermot, présentera son programme et sera à l'écoute des habitants
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Présentation

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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