Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 14:54
Communiqué de soutien de la fédération du Finistère du PCF au mouvement de grève et de manifestation dans l'éducation nationale du 13 janvier 2022

La fédération du Finistère apporte son soutien au mouvement des enseignants.

Elle appelle les personnels de l'éducation, les parents d'élèves et les lycéens et étudiants à manifester jeudi 13 janvier à 14h, à Brest (place de la Liberté) et à Quimper (place de la Résistance).

Pour faire entendre leur colère et obtenir une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

En effet de la maternelle au lycée, la situation est vite devenue explosive depuis la rentrée pour les élèves, les familles et les personnels. Une réalité que le ministre de l’Éducation Nationale a de plus en plus de mal à masquer. Encore moins avec son énième protocole publié le 6 janvier au soir. 

L’épuisement et l’exaspération de toute la communauté éducative atteignent un niveau inédit .

Alors que le coronavirus a bouleversé la situation sanitaire cette situation de crise exacerbe un contexte que nous connaissions bien avant  .

La lutte contre les inégalités sociales de réussite scolaire, pour la démocratisation de l’accès aux savoirs sont au cœur des propositions du Parti Communiste Français.
Depuis de nombreuses années, on a privé nos enfants de temps d’école, transférant aux familles, aux communes une partie des enseignements et de ce qui doit être fait à l’école.

Pour cela il faut transformer les pratiques. Il ne s’agit pas seulement d’augmenter le temps scolaire, mais de donner du temps aux équipes pour lutter contre les inégalités sociales de réussite scolaire.
L’argent existe, il faut le prendre sur les revenus du Capital, l’évasion fiscale qui coûte à notre pays plus de 120 milliards d’Euros.

Les communistes proposent :
- Un plan national pour rouvrir des écoles et des collèges sur tout le territoire et réduire le temps passé dans les transports, rénover, équiper, construire là où c’est nécessaire ;
-Des effectifs réduits dans les classes : pas plus de 20 à 25 par classe en fonction du niveau ;
-Un fond national pour garantir la gratuité de tout ce qui est nécessaire à la réussite scolaire.
Plus d’école, c'est nécessairement plus d'enseignants  90 000 RECRUTEMENTS TOUT DE SUITE!

- Plus d’école, ce n’est pas plus d’heures pour les enseignants : au contraire, ils ont besoin de temps pour travailler en équipe, se former, réfléchir à leur pratique… : plus de maîtres que de classes en primaire ; un temps de concertation inclus dans le service pour tous les personnels.

- Rattrapage des salaires (+30% et dégel du point d’indice)
- Mise en place de dispositifs de pré recrutement aux niveaux Bac et Bac+2, sous statut de la fonction publique, pour une entrée progressive et sereine dans le métier.

Communiqué de soutien de la fédération du Finistère du PCF au mouvement de grève et de manifestation dans l'éducation nationale du 13 janvier 2022
Communiqué de soutien de la fédération du Finistère du PCF au mouvement de grève et de manifestation dans l'éducation nationale du 13 janvier 2022
Communiqué de soutien de la fédération du Finistère du PCF au mouvement de grève et de manifestation dans l'éducation nationale du 13 janvier 2022
Communiqué de soutien de la fédération du Finistère du PCF au mouvement de grève et de manifestation dans l'éducation nationale du 13 janvier 2022
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 14:48
Jeudi 13 novembre: deux nouvelles initiatives pour le désarmement nucléaire à Brest à l'invitation du CIAN 29

Communiqué du CIAN29

Dans le cadre de son contre sommet européen, le Collectif Finistérien pour l'Abolition des Armes Nucléaires organise jeudi 13 janvier deux évènements :

  • un pique nique pour le désarmement nucléaire et la paix de 12h à 14h
  • Rendez-vous au square de Bazeilles sur le boulevard Jean Moulin
  •   un débat public de 18h à 20h/20h30 à la maison des syndicats sur le thème:

Désarmement nucléaire et programmes de Défense et de Paix

Les représentants des candidats à l'élection présidentielle portés par des partis politiques qui se sont clairement engagés pour le désarmement nucléaire (EELV, LFI, NPA, PCF) y présenteront les programmes de leurs candidats en ces domaines*

* Pierre-Yves Cadalen pour FI, Gérard Mas pour le NPA, Ismaël Dupont pour le PCF ont déjà annoncé leurs présences à ce débat

 

Jeudi 13 novembre: deux nouvelles initiatives pour le désarmement nucléaire à Brest à l'invitation du CIAN 29
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:55
Table ronde. En quoi Rousseau est-il notre contemporain ? (L'Humanité, table-ronde animée par Jérome Skalski, 7 janvier 2022)
Table ronde. En quoi Rousseau est-il notre contemporain ?
Vendredi 7 Janvier 2022

Rappel des faits Né en 1712 à Genève, l’auteur du Contrat social (1762) et d’une œuvre qui dépassa dialectiquement la perspective des Lumières reste une référence obligée pour tous les progressistes. Une pensée exigeante et inspiratrice face aux enjeux actuels.  Avec Jean-Paul Jouary Agrégé et docteur en philosophie (1) Blaise Bachofen Agrégé de philosophie et maître de conférences à CY  Cergy Paris Université (2) et  Jean-Fabien Spitz  Professeur de philosophie politique à l’université Paris-Panthéon-Sorbonne (3)

 

La critique que fait Rousseau de l’inégalité sociale reste-t-elle pertinente aujourd’hui ?

Jean-Paul Jouary Bien entendu, Rousseau est de son siècle et l’on ne pose plus dans les mêmes termes cette question. Mais sa critique des inégalités de richesse et de pouvoir demeure pour l’essentiel pertinente. Elle consiste à se demander si ces inégalités découlent de facteurs « naturels », biologiques, donc fatals, ou bien de transformations sociales sans rapport avec la nature, donc à portée de l’action politique. Et, en dépouillant l’humain actuel de tout ce qu’il a acquis après la naissance, il observe des différences sans commune mesure avec les inégalités que l’on constate dans les sociétés les plus développées, inégalités sur lesquelles s’enracinent tous les processus de domination politique et sociale. Il en déduit que tous les progrès techniques qui permettent de dominer la nature, loin de servir le bien-être de l’ensemble de l’humanité, concourent à approfondir le fossé qui sépare et oppose ceux qui peinent à survivre et ceux qui accumulent d’incalculables fortunes. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les inégalités de richesse sont infiniment plus fortes aujourd’hui qu’au XVIIIe siècle, puisque seule une poignée de personnes possèdent plus de la moitié de toute la richesse mondiale. Nul mieux que Rousseau n’a saisi cette question essentielle, contre les sophistes de son temps comme Locke ou Voltaire, qui voyaient dans la grande richesse un effet de la « nature ».

-

Blaise Bachofen Rousseau n’a connu ni la révolution industrielle ni le capitalisme. Il n’en a vu que les prémices : l’essor du commerce et l’éloge du luxe, le début des grandes manufactures. Mais il a perçu des tendances de fond. Dans le Discours sur l’inégalité, il ne se contente pas de dénoncer les privilèges de la noblesse. Il se demande pourquoi « une poignée de gens regorgent de superfluités, tandis que la multitude affamée manque du nécessaire ». Il met au jour des mécanismes économiques expliquant la très rare corrélation entre mérite et richesse. L’appropriation et l’accumulation des biens fonciers, notamment de la terre, mais aussi des capitaux, permettent aux riches – aux propriétaires – d’imposer à ceux qui sont contraints de travailler pour eux des conditions léonines. Cette relation inéquitable, ensuite décrite par Smith dans la Richesse des nations puis par les penseurs socialistes au XIXe siècle, explique des formules qui reviennent souvent sous sa plume : « L’argent est la semence de l’argent, et la première pistole est quelquefois plus difficile à gagner que le second million. » « Un des vices des sociétés établies est que c’est le superflu même des riches qui les met en état de dépouiller le pauvre de son nécessaire. »

-

Jean-Fabien Spitz Rousseau a démontré que la liberté et l’égalité, loin d’être des valeurs contradictoires, s’impliquent réciproquement. Il montre que la liberté ne réside que dans les obligations des tiers à notre égard, et que ces obligations ne peuvent être bien fondées que si ces tiers jouissent des mêmes droits et de la même indépendance que ceux qu’ils sont appelés à respecter. Entre personnes inégales, il ne saurait exister d’obligation et, sans obligation de respect, il n’y a ni sûreté ni liberté. Cette idée – la liberté sans la justice est une véritable contradiction – doit nous aider aujourd’hui à ne pas céder aux sirènes de ceux qui nous répètent que l’inégalité est le prix de la liberté et que, loin de détruire les fondements du respect mutuel sur lequel repose cette dernière, elle en est la compagne obligée. Rousseau est parmi les premiers à avoir compris que l’inégalité rend celui qui est dépourvu de moyens d’indépendance vulnérable à la domination arbitraire d’autrui, et le contraint à en passer par sa volonté, ce qui est la négation de l’autonomie.

À quels progrès de la démocratie la pensée de Rousseau nous enjoint-elle ?

Blaise Bachofen Rousseau nous invite, non pas à faire progresser la démocratie, mais à l’inventer : c’est le seul régime légitime, mais il n’a jamais été réellement expérimenté. Il voit le défaut de la seule démocratie directe qui ait existé, à Athènes : elle donnait au demos la possibilité de statuer sur des affaires particulières en exerçant, outre le pouvoir législatif, les pouvoirs exécutif et judiciaire. Or, le peuple ne juge bien que des questions d’intérêt général. Il doit faire des lois qui s’appliquent à tous de la même façon. Quant à la démocratie représentative, qui s’ébauche alors en Angleterre, elle repose sur un sophisme, car le peuple « ne peut être représenté que par lui-même », « la volonté ne se représente point ». Les démocraties représentatives ont été bâties sur une méfiance à l’égard de l’irrationalité supposée du peuple. Pourtant, pour Rousseau, une démocratie réelle est possible, même pour les modernes et dans les grands États (comme en témoignent ses écrits sur la Pologne). À ­certaines conditions. D’abord la stricte subordination de l’exécutif au législatif – thèse d’une ­particulière actualité lorsque les experts et les administrateurs oublient qu’ils n’existent que pour éclairer ou servir le peuple. Ensuite la nécessité que tous se soucient de l’intérêt commun, qui est également celui de chacun : les citoyens dépolitisés sont eux aussi responsables de leur malheur et de leur servitude.

Jean-Paul Jouary Pour Rousseau, on ne peut représenter le peuple, et nul ne peut prétendre, sous prétexte qu’il a été élu, avoir la légitimité de décider sans lui, et encore moins contre lui. On ne peut élire que des exécutants des choix populaires. La volonté des citoyens, explicitement exprimée, est le seul fondement de la légitimité. Il y a là de quoi penser la logique de notre actuelle Constitution et de quoi nourrir la réflexion sur la nécessité d’en changer, par exemple en combinant le suffrage universel et la possibilité de référendums d’initiative citoyenne, comme il en existe dans certains pays. C’est d’ailleurs ce pour quoi luttait Marx, épaulé par les révolutionnaires suisses. Cela dit, Rousseau n’est pas populiste au sens où on l’entend aujourd’hui : pour lui, le peuple peut errer en n’importe quel sens, il peut lourdement se tromper, et la démocratie suppose un peuple de citoyens qui raisonnent. L’actuelle crise de la démocratie représentative donne une belle fraîcheur au Contrat social.

Jean-Fabien Spitz Rousseau distingue dans l’État la confection des lois et leur exécution. Les lois, ce sont des actes de la volonté générale, qui émanent de tous et s’appliquent à tous. Elles fixent le cadre dans lequel nos relations doivent se dérouler. L’exécution, ce sont des décisions applicables à des personnes particulières et qui, en tant que telles, sont toujours sensibles aux intérêts particuliers. Rousseau rejette une démocratie trop radicale, car ces deux fonctions y sont confondues et le peuple qui fait les lois s’y arroge aussi le pouvoir de les exécuter. Il faut donc réserver au peuple, en limitant le plus possible les biais de la représentation, la confection des lois constitutionnelles qui définissent notre existence collective, et laisser à des exécutants élus le soin des décisions particulières, mais en veillant rigoureusement à ce qu’ils ne s’écartent jamais des lois issues de la volonté générale. Dans les démocraties contemporaines, les « lois » sont trop souvent dictées par des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général. Ce que Rousseau peut nous apprendre, c’est donc la nécessité de ne pas laisser les lois dictées par les lobbies mettre à mal l’égalité qui est la substance même de notre liberté.

Que nous apprend Rousseau concernant les rapports des hommes à la « nature » ?

Jean-Fabien Spitz Rousseau a formulé un dilemme qui est au cœur de l’existence humaine civilisée. Ce qu’il y a d’humain dans l’homme – sa liberté, la distinction qu’il sait faire entre le bien et le mal – suppose un écart par rapport à la nature. Mais tout écart par rapport à la nature, qui est la condition d’une ascension vers l’humain, ­comporte aussi le risque de la chute dans ­l’infra-humain. Les institutions civiles sont capables d’ennoblir l’homme, de le rendre sensible aux distinctions du droit, mais elles sont aussi susceptibles, par l’inégalité qu’elles peuvent protéger et les passions qu’elles peuvent engendrer, de le dégrader au-dessous de sa condition primitive. La leçon est claire : aucun système institutionnel n’est naturel et tous doivent être mesurés à l’aune de leur capacité à rendre les citoyens plus respectueux de ce qu’il y a d’unique en chaque homme – sa liberté –, mais aussi de leur capacité à tenir en lisière les phénomènes de domination que font proliférer les passions sociales du pouvoir et de l’argent.

Blaise Bachofen Rousseau ne pouvait imaginer le saccage de notre planète. Mais son Discours sur les sciences et les arts souligne la déconnexion entre progrès technique et progrès moral : ce qu’on nommerait aujourd’hui l’efficacité érigée en valeur, la sacralisation de la technique. Il voit aussi s’ébaucher l’appropriation totale du monde par des propriétaires privés, même si les conséquences qu’il en tire sont principalement politiques et géopolitiques. Enfin, en récusant les sophismes de Mandeville selon lesquels les intérêts privés suffiraient à assurer le bien-être collectif, il montre la nécessité d’une prise en compte de toutes les formes d’intérêt commun, à toutes les échelles. Or, la Terre est aussi une forme de res publica, un bien commun.

Jean-Paul Jouary On trouve chez Rousseau plusieurs idées intéressantes à ce sujet. Par exemple, le constat que ce que nous avons gagné en culture, en connaissances, en technique, en raison a forcément déconstruit une bonne part de la sensibilité que nous tenions de notre passé animal. Et cela a limité notre capacité à partager la souffrance des autres, et conjointement a développé notre tendance à calculer froidement nos intérêts à leur détriment. Rousseau n’a jamais supporté les modes de vie des riches et puissants et a toute sa vie recherché la compagnie des petites gens et l’isolement dans les forêts sauvages où il a puisé l’essentiel de son inspiration pour ses plus grandes œuvres. Il n’a été heureux que retiré des grandes villes, aux Charmettes, sur l’île Saint-Pierre, à Montmorency, en Angleterre, à Trie et, pour finir, à Ermenonville.

(1) Auteur de Rousseau, citoyen du futur (le Livre de poche, 2012) et de Vivre et penser dans l’incertitude (Flammarion, 2021). (2) Auteur de la Condition de la liberté. Rousseau, critique des raisons politiques (Payot, 2002). (3) Auteur de Leçons sur l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau. Les fondements du système (Ellipses, 2015).
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:51
Education nationale: l'offensive réactionnaire de Jean-Michel Blanquer (L'Humanité, 10 janvier 2022)
Gouvernement. Blanquer en pleine croisade délirante contre le « wokisme »
Lundi 10 Janvier 2022

Vendredi et samedi, le ministre de l’Éducation a inauguré et financé un colloque obsessionnel et réactionnaire ciblant les féministes, les antiracistes et les anticapitalistes.

Jean-Michel Blanquer n’a pas que le Covid à combattre. Les établissements scolaires subissent de plein fouet la crise sanitaire ? Ils ne sont toujours pas équipés en masques FFP2 et en purificateurs d’air ? Qu’importe. Le ministre de l’Éducation nationale a un autre ennemi à pourfendre, semble-t-il, tout aussi invisible et omniprésent que le coronavirus, comme flottant dans l’air : le wokisme.

Un colloque sur la question s’est tenu vendredi et samedi à la Sorbonne. Jean-Michel Blanquer, dont le ministère a financé l’événement à travers un fonds réservé, a lui-même ouvert les travaux. Le ton grave, il s’alarme : « Il y a des personnes à qui les idées des Lumières font peur. » Qui sont ces personnes ? Celles qui nourrissent « la pensée décoloniale, aussi nommée woke ou cancel culture », affirment les organisateurs.

Il s’agit pourtant de trois choses différentes. Les études décoloniales visent à critiquer le système ­économique néolibéral et à décoloniser les rapports humains. Le terme « woke », venu des États-Unis, désigne ceux qui « s’éveillent » devant les inégalités sociales et les discriminations sexistes et racistes. Enfin, la « cancel culture », ou « culture de l’effacement », vise à mettre au ban un personnage historique en fonction de ses actions, ou une œuvre, suivant son contenu.

Un exutoire réac

Trois choses très différentes, donc. Lier les trois termes comme s’ils ne faisaient qu’un est loin d’être anodin et montre le véritable projet de ce colloque : faire croire que tous les universitaires, intellectuels, militants et citoyens qui réfléchissent aux dominations économiques, sociales, racistes et patriarcales ne sont en réalité que de dangereux « wokistes » ou « islamo­gauchistes ». À les entendre, la gauche serait carrément sous le contrôle de quelques extrémistes essentialistes. Nombre des intervenants et participants à ces deux journées, qui ont rassemblé 600 personnes (dont les deux tiers en ligne), sont allés dans ce sens, notamment sur la messagerie du débat, qui a souvent servi d’exutoire réactionnaire.

En introduction, Jean-Michel Blanquer appelle d’emblée à « déconstruire la déconstruction », d’autant plus si elle est intersectionnelle, c’est-à-dire qu’elle croise les dominations Nord-Sud, hommes-femmes, blancs-racisés, riches-pauvres. « Je suis né blanc, donc je suis raciste et je dois me rééduquer, mais voudrais-je rompre avec le racisme que je n’y arriverais pas », s’émeut le polémiste Mathieu Bock-Côté, qui a remplacé Éric Zemmour sur CNews, et place sans cesse le « Blanc » comme étant au centre des discriminations, sans doute pour mieux nier les autres.

La « vulgate  bourdieusienne  fossilisée »

La sociologue Nathalie Heinich prend d’ailleurs la parole pour réclamer « un meilleur contrôle scientifique » afin « qu’un enseignant ne puisse proférer que la Terre est plate ou qu’il existe un racisme d’État ». Dire qu’il existe une forme de racisme institutionnel, étatisé, notamment à travers les contrôles au faciès, serait donc aussi ridicule et scientifiquement faux que d’affirmer que la Terre est plate ? La même sociologue se plaint ensuite d’une « épidémie de transgenres » causée par l’éducation nationale.

Le reste est à l’avenant. L’assistance pouffe devant l’écriture inclusive, quand elle n’y voit pas une menace civilisationnelle. La loi Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite en tant que crimes contre l’humanité est raillée. « L’Europe n’a pas inventé l’esclavage, mais l’abolition », ose Pascal Bruck­ner, comme si cela la dédouanait d’avoir massivement pratiqué la traite. « Stop à la victimisation permanente », au « nombrilisme pleurnichard », à la « vulgate bourdieusienne fossilisée » et à la « pensée 68 », entend-on ou lit-on ici et là.

Le regret du temps de l’Algérie française

Selon l’historien Olivier Compagnon, qui a suivi l’intégralité des débats, l’Algérie française est même regrettée, des rires gras fusent au sujet de George Floyd, et le chercheur en science politique Vincent Tournier lance : « J’annonçais depuis longtemps les attentats et je remercie les frères Kouachi d’avoir en fait validé mon cours. » « Le wokisme, c’est l’Inquisition espagnole, le stalinisme et le nazisme », lit-on encore, quand ce n’est pas le « soleil noir des minorités » qui est dénoncé.

Coorganisé par l’Observatoire du décolonialisme et le Collège de philosophie, ce colloque visait à tordre le cou à l’idée que « l’oppression serait l’unique clé de lecture du monde contemporain », selon le philosophe Pierre-Henri Tavoillot. À la fin du colloque, on peut se demander si ce n’est pas le concept même d’oppression qui était visé. Pour mieux en nier les ravages hier et aujourd’hui.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:44
Ramy Shaath et son épouse Cécile Le Brun

Ramy Shaath et son épouse Cécile Le Brun

Egypte : Ramy Shaath enfin libre ! Liberté pour tous les démocrates et progressistes égyptiens ! (PCF)
Après plus de 900 jours de détention, l’Egypto-Palestinien Ramy Shaath a été enfin libéré et vient d’arriver à Paris. Les communistes français s’en réjouissent et lui souhaitent fraternellement la bienvenue. La mobilisation internationale impulsée, avec un courage qui force l’admiration, par son épouse Cécile Lebrun a été déterminante.
Cette excellente nouvelle est un encouragement pour toutes celles et tous ceux qui se mobilisent pour les droits humains. Elle appelle à renforcer la solidarité internationale avec le peuple égyptien comme avec le peuple palestinien dans leurs luttes pour le respect de leurs droits fondamentaux.
Coordinateur du mouvement international Boycott-désinvestissement-sanctions (BDS International) et figure de la révolution égyptienne porteuse de l’exigence des droits humains, Ramy Shaath s’est opposé au « deal du siècle » imposé par D. Trump et B. Netanyahu pour enterrer à jamais la question palestinienne.
Ramy Shaath gênait Al-Sissi. Pour ces raisons, il a été interné sous le prétexte fallacieux d’ « assistance à un groupe terroriste ».
La situation de Ramy est emblématique de la répression féroce qui frappe l’ensemble des progressistes et démocrates égyptien-ne-s.
Depuis le soulèvement national qui a renversé Hosni Moubarak, les Egyptien-ne-s connaissent, sous la dictature du maréchal Abdel Fattah Al Sissi, un niveau de répression sans précédent. Ce pays compte 60 000 prisonniers d’opinion (militant-e-s des droits humains, journalistes, avocat-e-s, membres de la communauté LGBTQ…)
La liberté d’expression, d’association et de réunion n’existe plus dans l’Egypte d’Al-Sissi. On ne compte plus les détentions arbitraires, les procès inéquitables, les disparitions forcées, les tortures, les mauvais traitements et les violences sexuelles. Pour justifier ses crimes, Al-Sissi invoque le motif de l’ « antiterrorisme » et criminalise toutes les formes de liberté.
A la suite d’une timide réaction de quelques pays, le maréchal Al-Sissi vient d’annoncer « une stratégie nationale pour les droits humains » devant s’étaler sur cinq ans. Cette déclaration laisse sceptique. Il faut espérer qu’il ne s’agisse pas d’une cynique plaisanterie visant à donner des gages à la communauté internationale. Al-Sissi avait fait, il y a peu, une annonce analogue sur la liberté de la presse – dont chacun connaît les résultats.
Le Parti communiste français (PCF) appelle à ce que la France reconsidère son partenariat stratégique avec Le Caire et mette un terme à ses ventes d’armes qui sont utilisées contre le mouvement populaire et social égyptien. Le silence est le meilleur encouragement au pouvoir actuel qui met l’Egypte en coupe réglée.
Le PCF appelle à la libération immédiate de tous les démocrates égyptiens.
 
Parti communiste français
 
Paris, le 8 janvier 2022
 
Égypte. Ramy Shaath, un révolutionnaire libéré des geôles d’Al Sissi
Mardi 4 Janvier 2022 - L'Humanité

Incarcéré au Caire en juillet 2019, ce militant historique de la révolution de 2011 est sorti de prison lundi 3 janvier. Il est désormais contraint de quitter le territoire.

 

Détenu depuis plus de deux ans, l’Égyptien Ramy Shaath, 50 ans, est sorti des geôles d’Abdel Fattah Al Sissi lundi 3 janvier. Ramy compte parmi les militants historiques de la révolution égyptienne de 2011. Il est aussi le coordinateur, dans ce pays, du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancé par la société civile palestinienne contre l’occupation israélienne.

Accusé de fomenter « des troubles contre l’État », il avait été incarcéré le 5 juillet 2019 à la prison de Tora, au Caire. Son épouse française a été expulsée d’Égypte au moment de son arrestation. Il est désormais contraint de quitter le territoire, condition implicite pour sa libération arrachée sous pression de la mobilisation d’organisations de défense des droits humains. En juin dernier, des parlementaires français avaient adressé un courrier en sa faveur au président égyptien.

60 000 détenus d’opinion

Trois mois auparavant, en mars 2021, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU avait été saisi par 31 États au sujet de l’arbitraire dont sont victimes, en Égypte, de nombreuses personnes pour leurs idées et leurs prises de position politiques. Les ONG chiffrent à 60 000 les détenus d’opinion sous la chape de plomb scellée par le maréchal au pouvoir.

« L’Égypte me manque, mais la dictature pas du tout », a déclaré de son côté l’écrivain Alaa El Aswany, interviewé par RFI. Exilé aux États-Unis, l’auteur de  l’Immeuble Yacoubian a ajouté : « La France de la culture, des droits de l’homme, de la démocratie que j’aime est plus grande que cette France qui arme les dictateurs du monde entier… », dont Abdel Fattah Al Sissi.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:39
Mardi 11 janvier, 10h30 à Brest et à Quimper - soutien à la manifestation des personnels de Santé et de l'Action Sociale (Communiqué du PCF)
Mardi 11 janvier, d'importantes manifestations auront lieu dans toute la France et dans le Finistère pour la Santé, l'hôpital public, les exclus du Segur, avec les personnels de santé et du médico-social, et des citoyens et usagers qui les soutiennent. C'est à Brest et à Quimper à 10h30.
 
Un co-voiturage est organisé par le Comité de défense du centre hospitalier du pays de Morlaix depuis Morlaix à 9h15 sur le parking de Géant devant le garage Citroën.
 
Soyons mobilisés!
 
La Coordination Nationale de tous les comités de défense des Hôpitaux Publics l'exprime:
 
" « Quoi qu’il en coûte », avait dit le Président de la République à l’hôpital de Mulhouse en 2020 ! La Covid est toujours là, mais les promesses n’ont été qu’un feu de paille et c’est encore avec plus de détermination que le gouvernement met en place la stratégie Ma Santé 2022 : moins d’hôpitaux publics pour plus d’ambulatoire, ou, but moins avoué encore, pour plus de privé !
A propos des urgences, le gouvernement a trouvé la solution : faire payer un forfait excluant ceux qui ne peuvent pas faire l’avance !
Épuisés, désabusés par une gestion comptable faisant fi de l’humain, les soignants désertent en nombre !
La catastrophe sanitaire est au rendez vous avec des retards de prises en charge malgré le dévouement des soignants.
Le maintien des brevets empêche de protéger la santé de tous et de limiter l’apparition de variants".
 
La fédération PCF du Finistère apporte son soutien plein et entier aux rassemblements de Brest et de Quimper ce mardi 11 février et appelle ses adhérents et sympathisants à y participer.
 
Celui de Brest aura lieu place de la Liberté mardi 11 janvier à partir de 10 h30 pour une manifestation dans le cadre de la journée nationale d'action des personnels de la Santé et de l'Action Sociale.
 
Pour les communistes l'égalité d'accès au soin pour tous ne doit pas être sacrifiée sur l’hôtel de l’austérité économique car la Santé et l'Action sociale ne sont pas des marchandises ! ils exigent l'égalité de traitement sur les salaires pour que cesse de toute urgence cette discrimination envers les exclus du Ségur.
 
Alors que le coronavirus a bouleversé la situation sanitaire cette situation de crise exacerbe un contexte que nous connaissions bien avant la crise : celui des inégalités profondes qui traversent notre pays en matière de droit et d’accès aux soins. Ces inégalités sont le résultat de politiques anciennes et constantes de casse et de privatisation de l’appareil sanitaire français. Face à ce constat, le PCF se bat pour remettre sur pied cet édifice social, qui est un enjeu de société majeur comme la crise du Covid nous l’a démontré.
 
Il formule les 13 propositions suivantes:
 
- Création d’un pôle public qui gérait la production et la distribution de médicament, financé par la taxation de 1% sur le chiffre d’affaires des entreprises pharmaceutiques.
- Création de 100 000 postes à l’hôpital public.
- Abrogation immédiate des lois de libéralisation de l’hôpital public (tarification à l’acte, loi Bachelot…)
- Construction d’un hôpital public de proximité à moins de 30 minutes de chaque bassin de vie, disposant d’une maternité, d’un service d’urgence et de chirurgie.
- Création d’un service public du grand âge, avec le recrutement de 100 000 aides soignants et la réquisition des EHPAD du groupe Korian. Doublé d’un ratio d’encadrement : 1 soignant pour 1 résident, et une revalorisation de leur salaire selon un coefficient d’utilité sociale.
- Suppression des franchises médicales, des participations forfaitaires, encadrement des dépassements honoraires et généralisation du tiers payant.
- Lutte contre les déserts médicaux : dans les zones denses un médecin ne doit s’installer que pour remplacer un départ.
- Levée des brevets des vaccins pour le Covid-19.
- Création d’une loi cadre sur la psychiatrie incluant un moratoire sur la fermeture des CMP(P), des ouvertures de lits et de structures psychiatriques ainsi que le recrutement massif et formation de personnel qualifié.
- Contrôle sanitaire accru des dispositifs médicaux par la création d’un observatoire citoyen.
- Publication annuelle des aides publiques par les entreprises pharmaceutiques et réquisitions d’une partie des laboratoires privés du médicament.
- Recrutement de 100 000 aides à domicile par an et création d’un véritable statut du proche aidant.
- Déconjugalisation de l’Allocation Adultes Handicapé
 
Et à Quimper, voici le communiqué des élus communistes du pays de Quimper tel qu'il est repris dans le Télégramme:
 
Santé : à Quimper, le PCF appelle à la mobilisation ce mardi
 
Après la CGT, les élus communistes du pays de Quimper appellent à la mobilisation pour soutenir l’hôpital public, ce mardi 11 janvier 2022, devant les urgences de l’hôpital de Quimper.
 
« Des personnels, épuisés, en souffrance dans l’exercice du métier qu’ils ont choisi, et dont le travail n’est pas reconnu comme il le devrait ».
« Urgence pour l’hôpital public ». Ce dimanche 9 janvier 2022, le PCF et les élus communistes du pays de Quimper appellent à la mobilisation, ce mardi 11 janvier, afin de soutenir l’hôpital de Quimper.
« Souffrances des personnels »
« Des décennies de choix politiques dictés par la finance ont soumis nos hôpitaux publics et notre système de soins à des impératifs de profit à court terme, voulant faire de la santé une marchandise au détriment de l’accès aux soins de la population, devenu un véritable parcours d’obstacles, plus encore pour les plus fragiles, au détriment aussi des personnels, épuisés, en souffrance dans l’exercice du métier qu’ils ont choisi, et dont le travail n’est pas reconnu comme il le devrait », indiquent-ils dans un communiqué.
Et d’ajouter : « Si notre système de santé ne s’est pas écroulé face à la pandémie, c’est grâce à leur engagement au service de la population, grâce aussi à la Sécurité sociale. […] Mais les souffrances des personnels, à l’hôpital, dans les Ehpad, dans le médico-social atteignent un degré insupportable, entraînant arrêts de travail, départs, ce qui aggrave encore la situation. Insupportables aussi les inégalités d’accès aux soins, les souffrances des usagers. Il y a urgence pour l’hôpital public et la santé ! »
Mardi 11 janvier, 10h30 à Brest et à Quimper - soutien à la manifestation des personnels de Santé et de l'Action Sociale (Communiqué du PCF)
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:37
Accueil des exilés : à Calais, une répression sans fin (L'Humanité, 10 janvier 2022)
Accueil des exilés : à Calais, une répression sans fin
Lundi 10 Janvier 2022 - L'Humanité

Les associations dénoncent des violences policières répétées à l’encontre de leurs bénévoles et des migrants.

Les associations de défense des droits des exilés bloqués à la frontière franco-­britannique ont refusé de participer, ce vendredi 7 janvier, à la réunion mensuelle organisée avec les autorités à la sous-préfecture de Calais. «Lors de ces rendez-vous, des personnes vivant dans les campements sont habituellement conviées, explique Pierre Roques, coordinateur de l’Auberge des migrants. La veille, ceux qui devaient participer ont été expulsés de leur lieu de vie et déplacés de force vers Nice ou Laon. Tout cela est d’une grande hypocrisie.» Les solidaires entendent également dénoncer les violences policières qui se multiplient, en ce moment, dans le Calaisis.

Gaz lacrymogènes et matraques

Depuis le début du mois, trois campements ont été démantelés. À chaque fois, les forces de sécurité ont employé des gaz lacrymogènes et ont usé de matraques. Jeudi 6 janvier, 150 CRS sont violemment intervenus, à Coquelles, pour expulser 100 exilés. 80 tentes ont été confisquées.

Ces violences visent aussi les acteurs de la solidarité. Mardi 4 janvier, une bénévole de l’Auberge des migrants a été violemment interpellée et placée en garde à vue. Elle était venue prévenir les habitants d’un campement de l’intervention imminente de la police, afin qu’ils mettent leurs affaires à l’abri. Accusée d’avoir frappé un policier en armure, elle sera jugée au printemps. «Un CRS l’a attrapée par le col, explique Pierre Roques. Elle a levé les mains pour se protéger.» Pour l’ONG Human Rights Observers (HRO), les exilés et leurs soutiens font face à une véritable «violence d’État».

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:31
Hystérisation, le ravage des réseaux sociaux - L'Humanité, 11 janvier 2022
Hystérisation, le ravage des réseaux sociaux
Mardi 11 Janvier 2022

Les propos de Fabien Roussel sur l’accès à l’alimentation ont déclenché une polémique dont la première victime est le fond du débat.

 

Ce sont quelques signes qui ont suscité un torrent de réactions sur les réseaux sociaux. « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage : c’est la gastronomie française. Le meilleur moyen de la défendre, c’est de permettre aux Français d’y avoir accès », a tweeté, dimanche, le candidat PCF à la présidentielle, Fabien Roussel, entre autres extraits de son interview sur France 3.

Suffisant pour lever une polémique, avec à la clé l’accusation de ne pas considérer les plus précaires ou encore de se droitiser. « Faites avancer la gauche au lieu de faire des appels de pied à la droite identitaire », a-t-on pu lire. Dans un autre style, l’écologiste Sergio Coronado est aussi monté au créneau : « Je ne bois pas. Je suis végétarien. J’espère que je ne suis pas l’anti-France. » « J’aime le fromage, j’aime la viande. J’espère que je ne suis pas réactionnaire », lui a répondu avec humour Ian Brossat, le directeur de campagne de Fabien Roussel. D’autant plus que, interrogé sur la distinction reçue par Emmanuel Macron de la part de la Revue du vin de France, ce dernier avait répondu sur France 3 : « Il faut développer les campagnes de prévention. Le vin comme la viande, il vaut mieux en manger peu mais du bon et français. Mais surtout que tout le monde y ait accès parce que c’est cher. C’est donc une question de salaire et de pension. »

Reste un dommage collatéral, et non des moindres, à cette surenchère : prête à tout pour entretenir la confusion et la division dans les rangs de la gauche, la fachosphère s’est saisie de ces accusations pour faire mine de plussoyer les propos du candidat. Derrière ces échanges, la première victime est ainsi, une fois de plus, le débat public. Et les propositions réelles du communiste qui passent à la trappe. Notamment, outre la « promotion de l’agroécologie », la création d’un « fonds alimentaire de 10 milliards d’euros par an, financé par l’engagement de l’État et par une taxe sur les revenus des multinationales de l’agroalimentaire ».

Misère des réseaux sociaux.
Fabien Roussel demande sur France 3 une augmentation des salaires pour que la bonne nourriture, le bon vin (pour ceux qui en boivent), la culture ne soient pas l'apanage des plus riches. C'en est trop pour le petit monde des réseaux qui hurle au fascisme.
Le mieux reste de regarder l'émission dans son intégralité : Dimanche en politique France 3 9 janvier.
Guillaume Roubaud Quashié
 
Fabien ROUSSEL était , aussi sur FR3  ( DIMANCHE en Politique )  , interviewé par Francis Letellier journaliste bien connu en Bretagne ;

https://youtu.be/fnJ63d6lv84
 
Et ... c'est qui Fabien Roussel ? un portrait de Fabien par BRUT
 
 
 
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 19:29

 

Communiqué de presse.

 

Des manifestations sont prévues sur tout le territoire national, le mardi 11 janvier à Brest.

La Coordination Nationale de tous les comités de défense des Hôpitaux Publics, demande aux différents comités de participer à ces manifestations.

 

« Quoi qu’il en coûte », avait dit le Président de la République à l’hôpital de Mulhouse en 2020 ! La Covid est toujours là, mais les promesses n’ont été qu’un feu de paille et c’est encore avec plus de détermination que le gouvernement met en place la stratégie Ma Santé 2022 : moins d’hôpitaux publics pour plus d’ambulatoire, ou, but moins avoué encore, pour plus de privé !

A propos des urgences, le gouvernement a trouvé la solution : faire payer un forfait excluant ceux qui ne peuvent pas faire l’avance !

Epuisés, désabusés par une gestion comptable faisant fi de l’humain, les soignants désertent en nombre !

La catastrophe sanitaire est au rendez vous avec des retards de prises en charge malgré le dévouement des soignants.

Le maintien des brevets empêche de protéger la santé de tous et de limiter l’apparition de variants.

Avec les organisations syndicales des personnels hospitaliers et les collectifs, le Comité de Défense des usagers de l’Hôpital Public des Pays de Morlaix appelle à participer à la manifestation Départementale du mardi 11 janvier à Brest, Place de la Liberté à 10h30.

Toute la population et les usagers de l’hôpital sont appelés à venir à ce rassemblement.

Un covoiturage sera mis en place, RDV sur le parking de Géant coté Citroën à 9h15.

 

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 18:46
Photo JM Clery, FSU

Photo JM Clery, FSU

Photo JM Clery, FSU

Photo JM Clery, FSU

Photo JM Clery, FSU

Photo JM Clery, FSU

 Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug - Prise de parole de Roland Nivet

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug - Prise de parole de Roland Nivet

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug - prise de parole du délégué flamand d'une grande association pour la Paix

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug - prise de parole du délégué flamand d'une grande association pour la Paix

 Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug

 Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug - Anne-Marie Alayse et Claude Bellec, pour le PCF Brest

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug - Anne-Marie Alayse et Claude Bellec, pour le PCF Brest

 Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - crédit Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Prise de parole de Jean-Marie Collin pour l'ICAN France (ici aux côtés de Roland de Penanros du CIAN 29 et de l'Université européenne de la Paix et de Roland Nivet, du Mouvement de la Paix)

Prise de parole de Jean-Marie Collin pour l'ICAN France (ici aux côtés de Roland de Penanros du CIAN 29 et de l'Université européenne de la Paix et de Roland Nivet, du Mouvement de la Paix)

Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Avec Jean-Paul Le Coq - Crédit Photo Eug

Manifestation de Brest, 9 janvier 2022 - Avec Jean-Paul Le Coq - Crédit Photo Eug

Yvonne Rainero et Jean-Paul Lecoq, 9 janvier 2022 à Brest

Yvonne Rainero et Jean-Paul Lecoq, 9 janvier 2022 à Brest

Jean-Paul Lecoq - Photo de Yvonne Rainero, 9 janvier 2022 à Brest

Jean-Paul Lecoq - Photo de Yvonne Rainero, 9 janvier 2022 à Brest

Photo de Yvonne Rainero, 9 janvier 2022 à Brest

Photo de Yvonne Rainero, 9 janvier 2022 à Brest

Manifestation 9 janvier 2022 à Brest - Photo Yvonne Rainero

Manifestation 9 janvier 2022 à Brest - Photo Yvonne Rainero

La conseillère régionale communiste Gladys Grelaud était présente dans la manifestation au côté des adhérents du PCF de Bretagne, et de Philippe Jumeau, porte-parole du Comité régional PCF Bretagne

La conseillère régionale communiste Gladys Grelaud était présente dans la manifestation au côté des adhérents du PCF de Bretagne, et de Philippe Jumeau, porte-parole du Comité régional PCF Bretagne

Manifestation 9 janvier 2022 à Brest - Photo Yvonne Rainero

Manifestation 9 janvier 2022 à Brest - Photo Yvonne Rainero

Manifestation 9 janvier 2022 à Brest - Photo Yvonne Rainero

Manifestation 9 janvier 2022 à Brest - Photo Yvonne Rainero

Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier
Photo de Maryse Rousseau, 9 janvier 2022 à Brest

Photo de Maryse Rousseau, 9 janvier 2022 à Brest

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Photo Yvonne Rainero - Manif 9 janvier 2022

Belle mobilisation pour la Paix et le désarmement nucléaire à Brest ce dimanche 9 janvier

Alors que les 54 ministres européens de la Défense et des Affaires étrangères sont attendus à Brest du 12 au 14 janvier, un collectif d'organisations pour la Paix et le désarmement nucléaire organisait un contre-sommet, avec un premier moment organisé hier par le CIAN 29 (Quatre heures pour le désarmement nucléaire, à la fac Segalen de Brest), une manifestation ce dimanche dans la ville dont la rade abrite le cœur de la dissuasion nucléaire française, et un nouveau temps de mobilisation jeudi 13 janvier.

Dans la manif de Brest du 9 janvier pour la Paix, le désarmement nucléaire, pour une autre politique européenne à l'occasion du Sommet des Ministres des affaires étrangères et de la défense européens réunis à Brest du 12 au 14 janvier pour le début de la présidence française de l'Union et sur invitation d'Emmanuel Macron.

Plus de 700 participants à cette manifestation réussie, avec de très bonnes prises de parole à l'entame, Roland de Penanros pour le CIAN 29, Roland Nivet pour le Mouvement de la Paix, Alain Rouy pour le Bureau International de la Paix, les délégués flamands et portugais des associations pacifistes internationales, Jean-Marie Collin, porte-parole d'ICAN France qui mène la bataille pour la ratification du Traité d'interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) et un long défilé jusqu'à la Penfeld, avec la pluie qui a commencé à battre le pavé et les crânes rue de Siam, chère à Prévert, et sur le Pont de Recouvrance.

Les communistes étaient très présents dans cette manifestation avec des camarades venus de tout le Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor, d'Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique (merci et bravo à eux!), le député communiste rapporteur sur la question de l'armement nucléaire et membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Nationale Jean-Paul Lecoq, mais aussi beaucoup de militants de la CGT, de la FSU, de Solidaires, des militants pacifistes bien sûr (mouvement de la paix, université européenne de la paix, bureau international de la paix, ICAN, mouvement pour une alternative non-violente, associations de paix internationales), des camarades de partis et mouvements de gauche (France Insoumise, NPA, EELV, UDB, PRCF), l'AFPS, les membres du CIAN 29.

Nous avons voulu saluer à notre façon par ce rassemblement pacifiste le sommet des ministres européens de la Défense et des Affaires étrangères qui va se tenir cette semaine à Brest.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011