Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 06:34

Lundi 24 janvier, Fabien Roussel présentait le programme du PCF pour la présidentielle "Pour un pacte social, écologique, républicain". Extraits de sa préface.

 

L’autre vision est celle que j’entends défendre bec et ongles. C’est la France de nouveaux jours heureux, la France qui protège ses citoyen·ne·s et se projette résolument vers un autre avenir, la France des communs plutôt que celle qui entretient les concurrences délétères, la France qui renoue avec le droit au bonheur grâce à des réformes de progrès à même de rassembler le peuple. C’est, dit autrement, la France qui se redresse en faisant siens les principes de justice, d’égalité et de solidarité, qui sont ceux de la République sociale et démocratique, laïque et universaliste, écologiste et féministe. 

Vous le lirez dans les pages qui suivent, cette République est celle qui veut sécuriser tous les moments de la vie, de la naissance à la retraite, en éradiquant le chômage et en redonnant son sens émancipateur au travail. Qui aura à cœur de faire des biens communs sa priorité, en commençant par la santé et l’éducation, grâce à des services publics nouveaux et renforcés, profondément démocratisés, permettant de répondre aux besoins. Qui n’hésitera pas à proclamer que la jeunesse est une grande cause nationale, tant il est vrai qu’elle représente une immense richesse et un puissant potentiel de redressement, mais surtout parce que nous lui devons cette ambition. Qui prendra le moyen d’engager la nation sur le chemin d’un nouveau modèle de production et de consommation, liant indissolublement nouvelle industrialisation, relocalisation de nos productions, réappropriation publique de filières stratégiques et transition écologique. Qui défendra l’art, la création et la liberté d’expression, car ils sont essentiels à notre démocratie. Qui ouvrira au pays le chemin d’une authentique révolution féministe et qui inscrira dans la réalité quotidienne l’objectif d’égalité entre toutes et tous, quels que soient leurs origines, leurs couleurs de peau, leurs lieux d’habitation, leurs genres ou leurs handicaps. Qui œuvrera de tout son poids à un monde de paix et de coopérations, libéré des tensions et conflits. 

Avec mes camarades, nous ne croyons pas à la fatalité du malheur et de la désespérance. Les moyens existent de porter une grande ambition à la tête du pays. Pourvu que l’on en ait la volonté politique, que l’on ose arracher enfin le pouvoir à la finance, que l’on permette aux salarié·e·s comme aux citoyen·ne·s de conquérir de nouveaux droits d’intervention et de décision, que la France retrouve sa pleine souveraineté pour travailler à la transformation radicale de l’ordre de l’Europe et du monde dans le sens de la sécurité humaine, de la coopération entre les peuples, de la paix. 

Il ne manquera certainement pas de voix pour nous dire, pour vous dire, que nous rêvons, que le capitalisme représente désormais un horizon indépassable. Pourtant, notre histoire en fait foi, tout peut basculer lorsque le monde du travail dans sa diversité, la jeunesse, les citoyennes et les citoyens s’en mêlent, retrouvent confiance en la politique, renversent la table pour imposer des solutions novatrices, conformes à l’intérêt général. Sans l’élan collectif du mouvement populaire, à l’occasion du Front populaire, dans la Résistance ou en Mai 68, aurions-nous conquis les congés payés, la Sécurité sociale, ou encore la réduction du temps de travail ? 

C’est d’ailleurs avec cette conviction que ce projet a été élaboré. Les 180 propositions qui émaillent les six objectifs de changement et les trois moyens permettant de les réaliser ne proviennent pas d’une réflexion en vase clos. Elles sont le fruit du travail commun que les communistes mènent au quotidien aux côtés de syndicalistes, de militantes et militants associatifs, d’hommes et de femmes venus de tous les horizons de la gauche et de l’écologie. Elles ont été travaillées à la chaleur d’innombrables rencontres avec des salarié·e·s en lutte, des acteurs et actrices de terrain, des élu·e·s, des chercheur·euses, des intellectuel·le·s, des créateur·trices. Et c’est fort de cette construction collective, écrite à des milliers de mains en quelque sorte, que nous voulons convaincre et rassembler. 

Beaucoup, je l’entends dans tous mes déplacements, ont perdu confiance dans une certaine gauche, qui a renoncé à bousculer les intérêts dominants. Avec ma candidature à l’élection présidentielle, je veux tourner définitivement cette page, retrouver le chemin de la majorité sociale du pays, permettre à une gauche populaire reconstruite sur de nouvelles bases de relever le défi de civilisation auquel la planète est tout entière confrontée. Je veux aider à construire une nouvelle majorité politique qui dira ce qu’elle fait, qui fera appel à l’intelligence collective et à l’engagement de chacune et chacun, qui portera des engagements précis et ambitieux. 

Tel est le sens du pacte qui est ici proposé aux Françaises et aux Français, au mouvement social, et que je soumets au plus large débat à gauche. Ce pacte, il s’agit à présent de le construire jusqu’aux élections législatives, afin de faire élire le plus grand nombre de député·é·s de gauche, et parmi elles et eux de député·e·s communistes, à l’Assemblée nationale. C’est là, au Parlement, non au palais élyséen où se reproduit une monarchie présidentielle qui dégoûte tant d’hommes et de femmes de la politique, que tout se jouera. 

Avançons avec clarté en un moment où tout est fait pour brouiller les enjeux du débat électoral et favoriser le découragement. 

C’est ce à quoi veut s’attacher ce projet. En vous en emparant, en le faisant largement connaître autour de vous, en le faisant vivre dans les luttes et les mobilisations, vous en ferez l’instrument de l’alternative de société qu’attendent nos compatriotes.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 18:12
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez
Retour sur la manif intersyndicale du 27 janvier 2022 à Morlaix - Reportage photo de Jean-Luc Le Calvez

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 06:52
Dessin de Wolinski dans les années 70. Dessin alimentaire? Sans doute. Mais aussi dessin de conviction d'un artiste sympathisant communiste, collaborateur de longue date de l'Humanité et d'autres journaux de la presse communiste, Wolinski, tué dans le massacre à Charlie Hebdo avec Charb, un autre compagnon de route, et d'autres dessinateurs, journalistes, policiers, victime du combat pour la liberté d'expression et de blasphème.

Dessin de Wolinski dans les années 70. Dessin alimentaire? Sans doute. Mais aussi dessin de conviction d'un artiste sympathisant communiste, collaborateur de longue date de l'Humanité et d'autres journaux de la presse communiste, Wolinski, tué dans le massacre à Charlie Hebdo avec Charb, un autre compagnon de route, et d'autres dessinateurs, journalistes, policiers, victime du combat pour la liberté d'expression et de blasphème.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 06:18
Partager cet article
Repost0
28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:51
Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug/ Christian Gagou distribuant pour Fabien Roussel

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug/ Christian Gagou distribuant pour Fabien Roussel

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug/ Gladys Grelaud distribuant pour Fabien Roussel

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug/ Gladys Grelaud distribuant pour Fabien Roussel

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug/ Jean-Paul Cam distribuant pour Fabien Roussel

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug/ Jean-Paul Cam distribuant pour Fabien Roussel

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

Manif du 27 janvier à Brest - photo Eug

+ 4000 manifestants à Brest, 700 à Quimper, 300 à Morlaix, 350 à Quimperlé, 150 manifestants à Carhaix et des communistes présents en nombre dans les cortèges
 
Carhaix, 27 janvier 2022

Carhaix, 27 janvier 2022

Carhaix, 27 janvier 2022

Carhaix, 27 janvier 2022

Carhaix, 27 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

Carhaix, 27 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

Carhaix, 27 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

Carhaix, 27 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

Manif à Quimper, 27 janvier 2022 (photo CGT)

Manif à Quimper, 27 janvier 2022 (photo CGT)

Manif à Quimper, 27 janvier 2022 (photo CGT)

Manif à Quimper, 27 janvier 2022 (photo CGT)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Manif à Morlaix du 27 janvier 2022 (photo Marc Corbel)

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:43
Interview de Fabien Roussel dans "Le Parisien", 27 janvier 2022

Fabien Roussel : «Avec Jadot et Mélenchon, le prix de l’électricité va doubler voire tripler»


Le Parisien du 27 janvier 2022
 


Le candidat communiste à la présidentielle se dit partisan «d’une écologie de la solution, pas de la punition». Et annonce vouloir créer une prime à la conversion pouvant aller jusqu’à 10 000 euros pour l’acquisition de véhicules «propres».


Après avoir présenté lundi 24 janvier son programme présidentiel baptisé « La France des jours heureux », le candidat communiste à la présidentielle détaille ses propositions pour aider les automobilistes à acheter des véhicules propres. Et réaffirme son attachement à l’énergie nucléaire. Vous apparaissez comme le défenseur de la « bonne bouffe » pour tous. Est-ce que vous défendez aussi la « bagnole pour tous » ?

FABIEN ROUSSEL. Je défends la voiture propre pour tous. En 2025, avec la création de zones à faibles émissions (ZFE) dans 45 métropoles, près de 10 millions d’automobilistes (dont 1, 7 millions de Franciliens dès le 1er juin prochain) n’auront plus le droit d’entrer dans les villes s’ils conduisent des voitures polluantes portant les vignettes Crit’Air 3, 4 et 5. C’est une véritable bombe sociale qui va exploser à la tête de millions de Français qui n’ont pas d’autre choix que de se déplacer en voiture et qu’on va assigner à résidence. Je ne veux pas supprimer ces ZFE, qui ont été défendues par les socialistes et les écologistes, mais je le dis clairement : lutter pour la qualité de l’air ne doit pas se faire en tapant sur les classes populaires ou moyennes.

Alors que proposez-vous ?

Je souhaite que les automobilistes concernés aux revenus les plus modestes puissent tous changer de véhicule, en ne déboursant que 1 000 à 2000 euros de leur poche. Je propose que la prime à la conversion pour une voiture propre neuve ou d’occasion de Crit’Air 1 et 2, aujourd’hui de 3 à 5 000 euros, puisse aller jusqu’à 10 000 euros. Je défends aussi la gratuité du permis de conduire pour les moins de 25 ans et je veux que tous les véhicules Crit’Air 1 et 2 soient équipés d’un système d’aspiration de particules fines. Mon credo, c’est une écologie de la solution et pas de la punition ou de l’interdiction. Je ne suis pas le représentant de la gauche caviar et quinoa mais de la gauche populaire et label rouge.

Et pour ceux qui prennent les transports en commun ?

L’État doit participer à la prise en charge de la carte de transports collectifs pour les salariés. Aujourd’hui, 50 % de ce coût est à la charge des entreprises. Je souhaite que l’État prenne en charge les 50 % restants afin que ce soit gratuit pour les salariés et les inciter à ne plus prendre leur voiture. Le coût, c’est 7 milliards d’euros. Arrêtons de regarder le porte-monnaie quand il s’agit de sauver le climat.

À la différence de Yannick Jadot ou de Jean-Luc Mélenchon, vous défendez l’énergie nucléaire…

Avec Jadot ou Mélenchon, si demain ils gouvernent le pays, le prix de l’électricité va doubler voire tripler. Et nous serons dans l’incapacité de réindustrialiser la France ou de faire face au boom des véhicules hybrides ou nucléaires. C’est pourquoi je veux créer six réacteurs nucléaires dans les centrales existantes. C’est indispensable pour faire baisser le prix de l’électricité et répondre aux besoins de nos entreprises. Je suis pour créer une filière dans l’Éducation nationale de formation de tous les métiers de la production nucléaire. Du CAP à l’ingénieur. Nous avons mis en péril notre filière. Or, il y a besoin d’investir autant pour produire cette énergie décarbonée que pour assurer la sécurité.

Vous êtes à 3 % dans les sondages. Quelle peuvent être vos ambitions ?

D’abord, je veux parler à tous les Français. À ceux qui ne votent plus mais aussi aux électeurs de droite et même d’extrême droite. Ma singularité à gauche, c’est que mon combat est celui d’une gauche populaire, sincère, honnête qu’on avait perdue, une gauche du travail, une gauche de l’égalité. Mais on est au début de la campagne. Je suis nouveau à gauche et j’ai encore beaucoup à faire pour être connu. Je veux notamment débattre avec Emmanuel Macron. Je trouverais scandaleux qu’il ne veuille pas débattre avec nous et tous les autres candidats. On a déjà une campagne sous Pfizer, je ne voudrais pas une campagne sous morphine.

Vous avez des nouvelles d’Arnaud Montebourg ?

Je discute avec ses amis, ses soutiens. Arnaud Montebourg a fait le choix de ne soutenir personne, ce qui laisse libre son électorat. Les idées qu’il a défendues, j’en partage beaucoup et je voudrais les porter dans ma campagne car aucun autre candidat ne le fera.

Vous incarnez une gauche de la sécurité et de la laïcité. Que pensez de la polémique sur les poupées sans visage vendues à Roubaix, montrées dans un reportage de M 6 ?

Je trouve horrible qu’on puisse défendre cela et qu’on puisse en faire un commerce. Je demanderai une enquête des renseignements intérieurs. La menace terroriste existe encore. Des réseaux islamistes continuent de se développer dans le pays. Je veux m’y attaquer en renforçant les moyens de police, les moyens d’enquête, les moyens pour les services de renseignements. Dans ces quartiers où l’État a reculé et laissé place à des associations islamistes, je veux faire plus d’écoles, de culture, de juges, d’éducateurs. Je veux faire revenir l’État et la République. 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:39
Fabien Roussel précise sa France des Jours Heureux (Le Télégramme, 27 janvier 2022)

Présidentielle : Roussel (PCF) présente son programme pour « la France des jours heureux »

Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage, à une France des salaires élevées, du travail, du revenu issu du travail », a-t-il résumé.

Smic à 1 500 euros nets, 500 000 emplois en plus dans les services publics, revenu étudiant à partir de 850 euros, nationalisation d’EDF, triplement de l’ISF : le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a présenté, lundi, ses 180 propositions pour « la France des jours heureux ».

« Il y en a marre d’une France qui promet l’austérité, des économies », a lancé Fabien Roussel, lors d’une conférence de presse au QG du Parti communiste, à Paris, voulant, lui, « donner de l’espoir à ceux qui n’y croient plus ».

Dans son livre-programme de 124 pages « La France des jours heureux », en hommage à celui du Conseil national de la résistance, le candidat communiste présente son « projet de société » en faveur de « l’emploi et le pouvoir d’achat, une République sociale et laïque, et pour la paix en Europe et dans le monde ».

Fabien Roussel souhaite la hausse du Smic à 1 500 euros nets, « une conférence » pour que le salaire minimum soit appliqué « dans les 40 branches » ou encore « une pension minimum pour les retraités à 1 200 euros ».

Objectif phare : « éradiquer le chômage » en « garantissant à chacun un emploi ou une formation avec un salaire digne », « en commençant tout de suite par les jeunes », a-t-il expliqué.

« Garantir la possibilité d’avoir un emploi ou une formation, et un salaire »

« Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage, à une France des salaires élevées, du travail, du revenu issu du travail », a-t-il résumé.

Pour cela, le candidat communiste entend aussi créer 500 000 emplois dans les services publics et « garantir un revenu étudiant à partir de 850 euros (…) jusque 1 000 euros selon (sa) situation ».

Pour lui, il faut « garantir la possibilité d’avoir un emploi ou une formation, et un salaire » : « Nous ne pouvons plus voir notre pays se vider » de ses emplois et compétences, a-t-il lancé.

« L’État est complice » et « responsable » de la situation économique du pays, a dénoncé Fabien Roussel au sujet des délocalisations, réitérant, en outre, ses appels à « rendre effective l’égalité salariale » en « six mois dans les services publics et en un an dans le privé ».

« Un mix énergétique » intégrant le nucléaire

Sur la santé, Fabien Roussel entend « lutter contre les déserts médicaux » en « orientant l’installation de médecins dans la ruralité et dans les zones urbaines denses où, aujourd’hui, il y a des déserts médicaux ».

Le candidat communiste a appelé à « reprendre le pouvoir sur la finance » et « sur l’argent (…) qui est là : il coule à flots pour certains ! », demandant à tripler l’ISF, taxer les bénéfices des multinationales qui font un bénéfice « de plus de 500 000 euros » et nationaliser les compagnies d’assurance privée.

Sur la transition écologique, Fabien Roussel a de nouveau répété son envie de proposer « un mix énergétique », en défendant le nucléaire au côté des énergies renouvelables, tout en demandant la « nationalisation d’EDF et d’Engie ».

Il a décliné « un pacte ambitieux » de « 140 milliards d’euros pour le climat, soit 6 % du PIB » avec notamment « une prime à la conversion pour un véhicule propre de 10 000 euros » et la gratuité des transports publics.

Au niveau international, le candidat communiste demande la sortie de la France de l’Otan, la « réécriture » des traités économiques au sein de l’UE, et l’élaboration « d’un traité de sécurité collective (…) avec l’ensemble des pays de l’Europe, jusqu’à la Russie ».

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:35
L’État a fait un cadeau insensé à Bolloré (Laurent Mauduit, Médiapart, 27 janvier 2022)
L’État a fait un cadeau insensé à Bolloré

L’État acquiert pour 31 millions d’euros les installations de l’oléoduc Donges-Metz qu’il devait récupérer gratuitement au terme de la concession octroyée au groupe Bolloré pendant vingt-sept ans. Pendant cette période, ce dernier s’est servi plus de 167 millions d’euros de dividendes.

Laurent Mauduit, 27 janvier 2022

Daté du 5 janvier 2022 et publié par le Journal officiel le 19 janvier, c’est un arrêté dont quelques médias se sont faits l'écho, mais trop s'y attarder. Au premier examen, on pourrait penser que cela n’a rien de surprenant : puisque l’arrêté en question concerne une entreprise assez peu connue du grand public, la Société française Donges-Metz (SFDM), le lecteur peut croire que l’affaire ne présente pas le moindre intérêt. Un arrêté comme tant d’autres, dont le JO regorge chaque jour et que personne ne lit.

Erreur. L’arrêté est en réalité l’épilogue d’une histoire stupéfiante, qui est celle d’un immense cadeau fait par l’État à Vincent Bolloré et qui se chiffre en dizaines et dizaines de millions d’euros. Ce gigantesque cadeau sur fonds publics, c’est le clan Balladur-Sarkozy qui en a pris l’initiative en février 1995, quelques semaines à peine avant l’élection présidentielle. Et c’est Emmanuel Macron qui en règle les derniers détails, permettant à l’homme d’affaires d’empocher un formidable pactole. Ni vu ni connu… sans que personne n’en parle !

Cette histoire, je l’avais découverte en écrivant mon livre Prédations (La Découverte), consacré à la privatisation des biens publics. Cherchant à établir le bilan de toutes les privatisations conduites depuis 1986, même les moins connues, je m’étais intéressé, dans le lot, à l’oléoduc reliant Donges (petite localité sur l’estuaire de la Loire à quelques kilomètres à l’est de Saint-Nazaire) à Metz (Moselle), et à l’ouvrage colossal, long de 627 km, disposant de quatre gigantesques dépôts d’hydrocarbures sur son parcours, et d’une connexion avec l’appontement du Grand Port maritime de Nantes.

Intéressante histoire et symbolique entre toutes. Dans les derniers mois de la guerre de 1914-1918, les forces américaines et anglaises construisent un port à Donges, pour débarquer le matériel militaire que le port de Saint-Nazaire, trop encombré, ne peut accueillir en totalité. Longtemps après, connaissant les lieux, les forces armées américaines s’adossent de nouveau à Donges, au début des années 1950, pour bâtir un immense oléoduc pour le compte de l’Otan, reliant la côte atlantique à l’est de la France. Plus tard, les forces militaires américaines qui sont propriétaires de cette immense construction, laquelle traverse toute la France d’ouest en est, via Melun, décident de la rétrocéder à l’État français.

Mais visiblement, dans le courant des années 1990, cette propriété de l’État devient l’objet de convoitises privées. C’est ainsi que, sans que nul ne le remarque, quelques semaines avant l’élection présidentielle, hors appel d’offres, un discret décret est pris le 24 février 1995 confiant l’exploitation de l’oléoduc à une mystérieuse Société française Donges-Metz (SFDM) à compter du 1er mars 1995, et pour une durée de vingt-cinq ans, soit jusqu’au 1er mars 2020. Le décret est contresigné par le premier ministre de l’époque, Édouard Balladur, le ministre du budget Nicolas Sarkozy et quelques autres ministres du même clan et il profite donc à un ami du régime, puisque c’est Vincent Bolloré qui contrôle cette société SFDM. Pour être précis, la participation du groupe Bolloré a fluctué sur une longue période autour de 95 % du capital de la SFDM, un peu moins ou un peu plus. Au 31 décembre 2020, Bolloré Energy, filiale du groupe Bolloré, contrôlait ainsi 95,05 % du capital de la SFDM, les 4,95 % restants étant la propriété de l’établissement public du Grand Port maritime de Nantes-Saint-Nazaire.

Et si cette société fait l’objet de convoitises privées, c’est qu’elle est hautement rentable. Pour parler le jargon de la finance, c’est même une « machine à cash ». Pour vérifier l’extraordinaire affaire que réalise Vincent Bolloré, il suffit de scruter ce décret du 24 février 1995 qui, en annexe, présente la convention passée entre la SFDM et le ministère de l’industrie, organisant la concession de l’oléoduc pour les vingt-cinq années prévues. On y apprend que, « en contrepartie de son droit d’occuper et d’utiliser le domaine public […], le titulaire versera à l’État : une redevance annuelle forfaitaire et non révisable, dont le montant est fixé à 4 100 000 francs [soit 625 000 euros d’aujourd’hui] ; une redevance annuelle complémentaire dont le montant est fixé à 9 % du résultat net après impôts de l’exercice précédent ».

Or il s’agit d’un formidable cadeau, dont les modalités sont « non révisables » – une clause stupéfiante. Toujours en annexe, la convention précise que le groupe Bolloré devra acquitter un « droit forfaitaire » au début de l’exploitation de 175 millions de francs (26,6 millions d’euros).

Or ces sommes sont dérisoires par rapport à ce que le groupe Bolloré va empocher les vingt-cinq années suivantes. Et même les vingt-sept années suivantes, puisque le 14 février 2020, à l’approche de l’échéance de la concession, un décret signé par le premier ministre Édouard Philippe, ainsi que par la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne, la ministre des armées Florence Parly, le ministre des finances Bruno Le Maire et le ministre du budget Gérald Darmanin, prolonge la concession de deux ans, c’est-à-dire jusqu’en février 2022, dans l’attente d’un possible appel d’offres pour privatiser définitivement la société.

Il est en effet assez facile de reconstituer le jackpot que réalise le groupe Bolloré en obtenant la concession de la SFDM. Si les comptes de la société ne sont plus accessibles via le site Internet Infogreffe du tribunal de commerce de Paris pour les premières années d’exploitation, ils peuvent être consultés à partir de l’exercice de l’année 1999, jusqu’au dernier exercice connu, celui de 2020.

Nous avons donc dépouillé tous ces comptes, pour aboutir à une conclusion saisissante : la PME de taille modeste qu’est la SFDM (environ 140 salariés) n’a cessé d’afficher de gros bénéfices, le plus souvent compris entre 7 et 10 millions d’euros par an. Et le groupe Bolloré a quasi systématiquement ponctionné l’intégralité de ses bénéfices pour se les servir sous forme de dividendes.

L’infographie ci-dessous présente synthétiquement le pactole qui est tombé dans l’escarcelle du groupe Bolloré :

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 12:37
Vidéos du débat sur la Commune de Paris organisé à la fête de l'Humanité Bretagne par Les Belles Rouges du PCF 22 avec Hugo Rousselle, auteur avec Dugudus du livre "Nous, la Commune"

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 12:29
Fête de l'Humanité Bretagne - vidéo du débat du dimanche 28 novembre 2021 sur les EHPAD/ Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain - atelier citoyen santé Bretagne du PCF
Fête de l'Humanité Bretagne - vidéo du débat du dimanche 28 novembre 2021 sur les EHPAD/ Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain - atelier citoyen santé Bretagne du PCF
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011