Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 08:49

 

Brut FR on Twitter: "Sa première affiche de campagne était un dessin de Charb qui disait "je vote communiste et je t'emmerde". Il se présente pour la première fois à l'élection présidentielle. Mais au fait, c'est qui @Fabien_Roussel ?

Pour voir la vidéo, cliquer sur le lien ci-dessous.

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 06:44
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 06:41

 

2022 commence par un renoncement : celui d’un coup de pouce significatif au salaire minimum. La hausse ridicule de 0,9 % au 1er janvier, survenue dans un contexte de flambée des prix, relance le débat autour de la faiblesse des salaires.

Si la scène a des airs de déjà-vu, ce n’est pas un hasard : elle se répète inlassablement depuis 2012. Chaque année, entre novembre et décembre, un groupe d’« experts » nommés par le pouvoir mime un débat dont la conclusion est jouée d’avance : est-il souhaitable d’augmenter le salaire minimum au-delà de ce que prévoient les mécanismes de revalorisation automatique (1) ? Avant de répondre systématiquement par la négative. Le 1er janvier, le Smic a donc été revalorisé mécaniquement de 0,9 %, après un 2,2 % automatiques en octobre, pour atteindre 8,37 euros net de l’heure… soit quelque 1 269 euros net par mois. Service minimum, donc, face à l’envolée des prix du quotidien. Les arguments en faveur d’une franche augmentation ne manquent pas.

1-Une question de justice sociale

Emmanuel Macron se sera fait le champion des diagnostics jamais suivis d’effet. « Il faudra nous rappeler que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ! » lance-t-il le 13 avril 2020, en hommage aux travailleurs montés au front pendant le confinement. Huit mois plus tard, un rapport de France Stratégie sur les « seconde ligne » confirme ce constat. Oui, ces professions sont surreprésentées chez les quelque 3,1 millions de salariés payés jusqu’à 1,05 Smic. Y figurent notamment 567 000 aides à domicile et aides ménagères ; 307 000 caissières ; 123 000 agriculteurs et éleveurs ; 1,3 million d’agents d’entretien ; 218 000 agents de gardiennage et de sécurité… Depuis, le gouvernement a bien incité les branches professionnelles correspondantes à signer des accords visant à revaloriser les salaires, mais seule une poignée a joué le jeu (propreté, commerce de détail, sécurité…), en accordant de maigres augmentations vite rognées par l’inflation.

Comment peut-on féliciter des travailleurs, au nom du caractère « essentiel » de leur tâche, tout en leur refusant ensuite la rémunération qui leur permettrait d’en vivre décemment ? Une augmentation du Smic serait bien le minimum… La plupart des syndicats, CGT et FO en tête, en ont fait l’une de leurs revendications.

2-Pour réduire les inégalités hommes-femmes

Emmanuel Macron entendait faire de l’égalité entre les hommes et les femmes la « grande cause » de son quinquennat. La hausse du Smic, dont il ne veut pas entendre parler, constituerait pourtant un levier de choix. Dans une tribune parue en février 2021 dans Alternatives économiques, l’économiste Rachel Silvera rappelait quelques chiffres marquants : 59 % des salariés concernés par une hausse du Smic seraient des femmes, selon le ministère du Travail, alors qu’elles ne représentent que 44 % de l’ensemble des travailleurs du secteur privé. 13 % des femmes vivent avec le Smic, contre 5,5 % des hommes. Même à emploi similaire, la probabilité pour elles d’être rémunérées sur la base du salaire minimum est 1,7 fois supérieure à celle des hommes…

« Entre le niveau du Smic et les salaires d’un grand nombre de femmes, le lien est étroit, conclut-elle. Augmenter les bas salaires et lutter contre la pauvreté des travailleurs les moins rémunérés en général, c’est réduire les écarts de salaires entre femmes et hommes. De la même façon, une politique d’égalité salariale entre les genres ne peut se limiter à assurer la présence d’une poignée de femmes au sommet de l’entreprise. Elle passe aussi par une revalorisation sonnante et trébuchante des métie rs les moins rémunérés. »

3-Pour rendre plus attrayants des métiers désertés

Depuis des mois, les patrons se lamentent sur leurs difficultés de recrutement. Un problème réel : de plus en plus de salariés boudent les métiers dits en tension dans un grand nombre de secteurs – aide à domicile, routiers, serveurs… Faut-il s’étonner du fait qu’il s’agisse, bien souvent, de professions sous-payées ? Dans une étude parue en octobre 2021, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) identifie un problème d’attractivité dans une trentaine de métiers, avant de rappeler cette évidence : « Si les actions d’amélioration de la formation (initiale comme continue) sont nécessaires pour résoudre les problèmes structurels de compétences, l’apaisement des difficultés de recrutement pourrait donc aussi passer par l’amélioration des conditions de travail et/ou la revalorisation des salaires dans certains métiers. »

4-Parce que c’est viable économiquement…

« Augmenter le Smic détruirait des emplois ! » martèlent les libéraux. Même si la question du lien entre « coût » du travail et volume d’emploi continue d’alimenter des débats passionnés entre économistes, l’argument tient de moins en moins. De nombreux pays ont fait le choix d’augmenter franchement leur salaire minimum au cours des trois dernières années (Espagne, Royaume-Uni, Pologne…), sans pour autant ruiner leur économie. Il y a deux ans, le gouvernement britannique a d’ailleurs demandé l’avis d’un des meilleurs spécialistes, Arindrajit Dube. Réponse de l’économiste américain : « Globalement, le corpus de recherche le plus récent aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres pays développés met en évidence un effet très modéré du salaire minimum sur l’emploi, tandis qu’il augmente de manière significative le revenu des travailleurs faiblement rémunérés. »

Quant à l’autre peur des libéraux, celle d’un effondrement de notre « compétitivité » en raison d’une hausse du Smic, elle est encore moins fondée. D’abord, parce que les travailleurs au salaire minimum sont surreprésentés dans des secteurs tels que l’hôtellerie-restauration (38 % des effectifs) ou les services à la personne (56 %), par définition très peu exposés à la concurrence internationale. Ensuite, parce que les récentes hausses du Smic décidées à l’étranger (+25 % en Allemagne en 2022, par exemple) donnent du grain à moudre aux partisans d’une augmentation. « L’argument de la perte de compétitivité s’effondre si tout le monde augmente son salaire minimum, observe l’économiste Dominique Plihon. Or, en Europe et aux États-Unis, les hausses sont considérables. »

5… D’autant que ça soutient la demande

En règle générale, patronat et libéraux considèrent l’augmentation des salaires sous le seul angle de la hausse des coûts pour les entreprises. Mais, si on se place d’un point de vue macroéconomique, il faut tenir compte également des effets positifs d’une hausse du pouvoir d’achat : si la consommation augmente, les carnets de commandes des entreprises se remplissent, et elles embauchent davantage. Par ailleurs, les salariés les moins payés sont aussi ceux qui ont la propension marginale à consommer la plus forte : comme ils n’ont pas les moyens d’épargner, la quasi-totalité de leurs revenus sont dépensés. Une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), parue en septembre 2020, le confirme : en 2017, le taux d’épargne plafonnait à 2,7 % (du revenu disponible) chez les 20 % des ménages les moins riches, contre plus de 28 % pour les 20 % les plus fortunés. Enfin, la flambée des prix observée ces derniers mois risque de peser sur le pouvoir d’achat des Français. Pour mémoire, entre décembre 2020 et octobre 2021, les tarifs du gaz et des carburants ont grimpé de 41 % et 21 %. Selon l’Insee, le pouvoir d’achat des ménages pourrait être amputé au premier trimestre 2022 (-1 %).

(1) Le montant du Smic est revalorisé automatiquement chaque année à partir de deux indicateurs : inflation constatée pour les 20 % des ménages les plus modestes ; moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés.

 

Une petite hausse déjà mangée par l’augmentation des prix

À chaque 1er janvier son lot d’augmentations des prix. Celui de 2022 n’échappe pas à la règle avec des tarifs postaux qui flambent (+ 8 centimes pour l’Écopli et le timbre vert, + 15 centimes pour le rouge), un nouveau « forfait patient urgences » à l’hôpital fixé à 19,61 euros remboursable par des complémentaires santé dont les cotisations s’élèvent elles aussi de + 7 à + 10 %. Sans compter la répercussion des augmentations des prix des matières premières dans les produits alimentaires, ni le rattrapage des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz attendu à partir d’avril, après leur blocage en octobre… À gauche, plusieurs candidats militent donc pour une véritable hausse du Smic, dont Fabien Roussel (+ 20 %, à 1 500 euros net) et Jean-Luc Mélenchon (1 400 euros net).

 

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 17:12
Photo de Jean-Paul Lecoq -  Maison des Syndicats, Brest, 9 janvier 2022 - Réunion publique pour le désarmement nucléaire, une Europe militarisée et de paix

Photo de Jean-Paul Lecoq - Maison des Syndicats, Brest, 9 janvier 2022 - Réunion publique pour le désarmement nucléaire, une Europe militarisée et de paix

Photo de Ismaël Dupont -  Maison des Syndicats, Brest, 9 janvier 2022 - Réunion publique pour le désarmement nucléaire, une Europe militarisée et de paix

Photo de Ismaël Dupont - Maison des Syndicats, Brest, 9 janvier 2022 - Réunion publique pour le désarmement nucléaire, une Europe militarisée et de paix

Noëlle Péoc'h a présenté les intervenants et la réunion publique pour le Mouvement de la Paix du Finistère -Début de la journée de mobilisation pour la paix et le désarmement nucléaire à Brest avec une rencontre des délégations étrangères pour la paix à la maison des syndicats. En présence du député PCF Jean-Paul Lecoq

Noëlle Péoc'h a présenté les intervenants et la réunion publique pour le Mouvement de la Paix du Finistère -Début de la journée de mobilisation pour la paix et le désarmement nucléaire à Brest avec une rencontre des délégations étrangères pour la paix à la maison des syndicats. En présence du député PCF Jean-Paul Lecoq

Photo de Jean-Paul Lecoq - Maison des Syndicats, Brest, 9 janvier 2022 - Réunion publique pour le désarmement nucléaire, une Europe militarisée et de paix

Photo de Jean-Paul Lecoq - Maison des Syndicats, Brest, 9 janvier 2022 - Réunion publique pour le désarmement nucléaire, une Europe militarisée et de paix

Jean-Paul Lecoq, député communiste, membre de la commission Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale et rapporteur sur la question de l'armement nucléaire, était présent à Brest, à la maison des Syndicats et à la manif pour la Paix et le désarmement nucléaire: la France dépense chaque jour 14,5 millions d'euros pour moderniser l'arme atomique. Alors que les États européens considèrent en réalité que les menaces sont plutôt numériques et terroristes. Quel sens ont de telles depenses? Dans la symbolique, l'idée européenne mérite mieux que ça, qu'une première réunion de la présidence française de l'Europe dans le siège de la force de frappe nucléaire européenne, Brest! Quel symbole!

Jean-Paul Lecoq, député communiste, membre de la commission Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale et rapporteur sur la question de l'armement nucléaire, était présent à Brest, à la maison des Syndicats et à la manif pour la Paix et le désarmement nucléaire: la France dépense chaque jour 14,5 millions d'euros pour moderniser l'arme atomique. Alors que les États européens considèrent en réalité que les menaces sont plutôt numériques et terroristes. Quel sens ont de telles depenses? Dans la symbolique, l'idée européenne mérite mieux que ça, qu'une première réunion de la présidence française de l'Europe dans le siège de la force de frappe nucléaire européenne, Brest! Quel symbole!

Mobilisation pour la paix, le désarmement nucléaire - Réunion publique organisée par le Mouvement de la Paix à la maison des syndicats ce 9 janvier 2022
Stéphane Creach (CGT): 92 pour cent de l'industrie d'armement a été livrée aux groupes privés. ça aussi, il faut en parler!

Stéphane Creach (CGT): 92 pour cent de l'industrie d'armement a été livrée aux groupes privés. ça aussi, il faut en parler!

Photo Enzo de Gregorio, 9 janvier 2022, Maison des Syndicats

Photo Enzo de Gregorio, 9 janvier 2022, Maison des Syndicats

Ce dimanche 9 janvier, de 11h à 13H30, c'était une réunion publique du Mouvement de la Paix qui sonnait le début de la mobilisation pour la paix et le désarmement nucléaire, la sortie de l'OTAN et une autre politique européenne de défense.

100 personnes ont pu participé à cette réunion publique à la maison des syndicats de Brest avant la grande manifestation de 14h place de la liberté a Brest.

Avec à la tribune Roland Nivet, président du Mouvement de la Paix, Alain Rouy, du Bureau International de la Paix, plus vieille organisation pacifiste mondiale et plus large réseau mondial d'organisations pacifistes, des pacifistes portugais et belge (organisation flamande pour la paix).

En présence de Jean-Paul Lecoq député communiste rapporteur de la commission Défense et de l'assemblée nationale sur l'armement nucléaire et de la co-responsable de la commission paix et désarmement d'EELV.

Noëlle Péoc'h pour le Mouvement de la Paix, Roland de Penanros pour le CIAN 29, des militants de la CGT comme Stephane Créach, des militants du PCF, du MLNE, du MRAP, le porte-parole d'ICAN France, Jean-Marie Collin, sont également intervenus.

Une réunion publique très intéressante sur les questions de la militarisation de l'Europe et du monde, avec le doublement des dépenses mondiales d'armement en deux décennies, la politique de l'OTAN et les orientations de la défense européenne:

Jean-Paul Lecoq, député communiste du Havre membre de la commission Défense : " la France dépense chaque jour 14,5 millions d'euros pour moderniser l'arme atomique. Alors que les États européens considèrent en réalité que les menaces sont plutôt d'ordre numérique et terroriste. Quel sens ont de telles dépenses? Dans la symbolique, l'idée européenne mérite mieux que ça, qu'une première réunion de la présidence française de l'Europe dans le siège de la force de frappe nucléaire européenne, Brest! Quel symbole! C'est ça l'ambition européenne de la France?"

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 08:19
Grande manifestation à Brest pour la Paix et le désarmement nucléaire, une autre politique européenne - c'est ce dimanche 9 janvier 2022 place de la Liberté à Brest à 14h
Grande manifestation à Brest pour la Paix et le désarmement nucléaire, une autre politique européenne - c'est ce dimanche 9 janvier 2022 place de la Liberté à Brest à 14h
Grande manifestation à Brest pour la Paix et le désarmement nucléaire, une autre politique européenne - c'est ce dimanche 9 janvier 2022 place de la Liberté à Brest à 14h
Grande manifestation à Brest pour la Paix et le désarmement nucléaire, une autre politique européenne - c'est ce dimanche 9 janvier 2022 place de la Liberté à Brest à 14h
Grande manifestation à Brest pour la Paix et le désarmement nucléaire, une autre politique européenne - c'est ce dimanche 9 janvier 2022 place de la Liberté à Brest à 14h
Grande manifestation à Brest pour la Paix et le désarmement nucléaire, une autre politique européenne - c'est ce dimanche 9 janvier 2022 place de la Liberté à Brest à 14h
Dimanche 9 janvier :
- 11 h à 13 h, Maison du Peuple : meeting à l'initiative du Bureau National du Mouvement de la Paix avec intervention de délégations étrangères à la Maison des syndicats
- 14 h, Place de la Liberté : manifestation "pour une Europe sans armes nucléaires"
En présence notamment du député communiste Jean-Paul Lecoq, membre de la Commission Défense et rapporteur sur la question du Nucléaire Militaire.
 
EUROPE ET PAIX: FACE À LA MONTÉE DES TENSIONS EN EUROPE, L’UNION EUROPÉENNE DOIT AGIR RÉSOLUMENT POUR LA PAIX
Non à la préparation de nouvelles guerres. Non aux campagnes irresponsables et dangereuses initiées par l’Otan, les USA et leurs alliés contre la Russie et la Chine.
Le mois de décembre 2021 a montré une aggravation des tensions entre l’Otan et les Usa d’une part, et la Russie d’autre part. L’encerclement de la Russie par les missiles de l’Otan, dès 2010 à travers une véritable architecture globale de défense antimissile balistique en Europe (BMDE), couvrant tous les territoires des pays européens de l’OTAN (1) n’est pas une solution pour la Paix, mais conduit à une augmentation des dépenses militaires de la Russie mais aussi des Etats membres de l’OTAN. Il en est de même de la campagne visant à faire de la Chine un pays menaçant alors même que les USA et l’Otan disposent dans le Pacifique de « 21 sous-marins d’attaque et 8 SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins dont chacun peut être porteur d’une cinquantaine d’armes nucléaires, NDLR) basés essentiellement à Pearl Harbor, selon l’US Navy…..et ont basé 5 de leurs 11 porte-avions en Mer de Chine » (2), conduisant la Chine à construire son troisième porte-avions.
Face à cette situation, il y a urgence à élaborer des propositions pour construire un espace européen de paix et de sécurité commune dont tous les peuples vivant en Europe ont besoin et donc à exiger que l’Union Européenne et le Président de la République Française, qui prend la présidence de l’UE le 1er janvier 2022 pour 6 mois, agissent vraiment pour la Paix, la sécurité et le désarmement, en particulier nucléaire.
Le Mouvement de la Paix a défini parmi ses objectifs prioritaires l’élimination totale des armes nucléaires, la sortie de la France de l’OTAN et la lutte pour une Europe de Paix débarrassée de la tutelle de l’OTAN et se construisant sur l’ensemble de l’espace géographique européen y compris la Russie et l’Europe orientale en référence à l’esprit de l’acte final d’Helsinki de 1975 (3). Il a, dans ce cadre, envisagé l’organisation de séminaires à dimension européenne pour affiner des propositions en s’appuyant sur les logiques de coopération et de compréhension mutuelle qui avaient prévalu lors des accords précités de 1975, en les adaptant à la situation internationale actuelle.
Au vu du contexte géopolitique, le Mouvement de la Paix estime nécessaire d’accélérer le processus d’élaboration de propositions utiles pour construire cette Europe de Paix et de coopération en s’appuyant sur les réalisations déjà existantes ou ayant existé entre les sociétés civiles mais aussi entre les Etats de l’espace européen. Ces propositions doivent respecter la souveraineté des peuples et des nations, s’appuyer sur la Charte des Nations Unies, les résolutions des Nations unies sur la culture de la Paix, les ODD, le climat, accroître les solidarités et les coopérations entre les peuples et débloquer des moyens à travers une diminution conséquente des dépenses militaires.
Le Mouvement de la Paix se réjouit qu’au plan international (ONU, appel international de Prix Nobel, appel de personnalités au plan mondial comme le Pape, ..etc), se développe une dynamique de plus en plus globale et mondiale en faveur de la paix, de la diminution des dépenses d’armement et pour la ratification du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN).
Il appelle dans ce contexte à multiplier les actions de pression et de plaidoyer auprès du Président de la République, des parlementaires, des élus locaux, de tous les centres de décisions en France et au plan international et plus particulièrement lors de :
- La journée internationale d’action et du rassemblement de Brest le 9 janvier 2022 à l’occasion de la réunion de 54 ministres de l’Union Européenne (défense et affaires étrangères)
- Les journées nationales et internationales d’action autour du 22 janvier pour la ratification du TIAN par tous les Etats dont la France (4), à l’occasion du premier anniversaire de l’entrée en vigueur de ce traité.
- La conférence d’examen du TNP (traité de non-prolifération nucléaire) qui se tiendra a à New York du 4 au 28 janvier 2022, pour que les Etats signataires du TNP, dont la France, respectent leurs engagements au titre de l’article 6 de ce traité
- Les actions précédant la première réunion des États parties au TIAN qui se tiendra du 22 au 24 mars 2022 à l’Office des Nations Unies à Vienne, avec l’objectif que tous les États qui ne l’ont pas encore fait, dont la France, signent le TIAN, le ratifient ou y adhèrent dès que possible et pour le moins assistent à cette réunion en tant qu’observateurs.
L’enjeu est de mobiliser les citoyens, les opinions publiques, pour que le maximum d’Etats et en particulier les Etats membres de l’UE, et l’Union européenne en tant que telle, agissent vraiment « pour la Paix, le climat, le désarmement nucléaire, et les droits humains qui sont constitutifs des droits de “l’Homme” à la Paix ».
A quelques jours du Nouvel An, le Mouvement de la Paix rappelle avec force que les défis posés par le réchauffement climatique et la crise sanitaire montrent que l’humanité n’a d’autres chemins pour son avenir que la paix et la construction d’un monde plus juste et plus solidaire.
Le Mouvement de la Paix,
Le 29 décembre 2021.
1. Cercle de réflexion interarmées 2021
2. AFP 16 septembre 2021.
3. Ce texte est aussi l’un des premiers accords internationaux mettant dans ses objectifs l’urgence de la question de l’environnement. L’OSCE, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe qui en est issue est devenue une vassale de l’OTAN en 1999 (“Document d’Istanbul” adopté lors du sommet de l’OSCE, nov. 1999).
Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 07:56
Jean-Christophe Le Duigou, éditorial de l'Humanité Dimanche - Revaloriser les salaires
Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 07:42
8 janvier - Conférence régionale du PCF BRETAGNE en viséo-conférence

Conférence régionale du PCF Bretagne en viséo - une partie de la délégation finistérienne à la fédération du PCF Finistère à Brest, 5 rue Henri Moreau

C'était hier, samedi 8 janvier, avec pour la délégation finistérienne, Gladys Grelaud, conseillère régionale PCF, qui a développé sur les positions du PCF et enjeux sur le logement en Bretagne et sur la mise en place d'un réseau de réflexion et d'intervention sur les transports, mobilités, et le ferroviaire, avec les syndicats et comités d'usagers, Enzo de Gregorio, candidat aux dernières régionales, Gilbert Sinquin, Christian Beaumanoir, Christian Gagou, Marion Frances, Michel Tudo, Yvonne Rainero, Dominique Gontier, Pierre-Yves Thomas, Ismael Dupont qui représentaient la fédération du Finistère.

D'intéressants débats sur le logement et les transports en Bretagne, l'installation de nos 4 élues communistes bretonnes (Delphine Alexandre, Gladys Grelaud, Katja Krüger, Gaby Cadiou) et leurs premiers mois de mandat, les liens entre la réflexion et les initiatives des adhérents, leur expertise d'usage, et les interventions des élues communistes au Conseil Régional, sur le bilan de la campagne des régionales et la manière dont elle a été conduite, sur les thèmes, propositions et batailles a mettre sur la place publique fortement les prochains mois.

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 07:41
Jean-Paul Lecoq : « Le respect du droit international est devenu un sujet tabou » (L'Humanité, 6 janvier 2022)

Jean-Paul Lecoq, député communiste du Havre, membre de la Commission Défense de l'Assemblée Nationale, sera à Brest le dimanche 9 janvier à 14h pour la manifestation pour la Paix, une autre politique internationale, de défense et vis-à-vis des réfugiés et migrants de l'Europe, et le Désarmement nucléaire.

Jean-Paul Lecoq : « Le respect du droit international est devenu un sujet tabou »
Jeudi 6 Janvier 2022 - L'Humanité

À quoi sert la diplomatie ? C’est à cette question que souhaitent répondre les députés communistes en organisant un débat au Parlement visant à faire le « bilan des actions de la France pour faire respecter le droit international ». Entretien avec Jean-Paul Lecoq, député PCF de Seine-Maritime.

 

L’élu PCF Jean-Paul Lecoq appellera, ce jeudi, à ce que la France retrouve une diplomatie axée sur la défense de la paix, plutôt qu’une diplomatie de plus en plus dirigée vers les seuls intérêts économiques de court terme. Entretien.

Pourquoi avoir tenu à organiser ce débat ?

Jean-Paul Lecoq Parce que l’on ne parle quasiment jamais de ces questions. Le rôle que joue la France pour faire respecter ou non le droit international est devenu un sujet tabou à l’Assemblée nationale. Cela fait plus de quatre ans que je pousse pour avoir une discussion. C’était pourtant un véritable sujet de réflexion, il y a vingt ans, sur lequel la France pouvait s’enorgueillir d’avoir une voix propre. Mais nous sommes passés d’une diplomatie des valeurs à une diplomatie des intérêts de la France. Nous avons fait évoluer notre système consulaire vers celui des affaires, des installations d’entreprises, des ventes d’armes… Le développement de la paix, des intérêts des peuples et du respect du droit international est de plus en plus mis de côté, alors que c’est le meilleur service que la France ait à rendre au monde…

La première partie du débat sera consacrée au cas du Sahara occidental. Pourquoi ?

Jean-Paul Lecoq Là encore parce qu’on ne peut jamais en parler ! La France ne respecte pas les résolutions de l’ONU et la Cour de justice européenne a condamné le Maroc. Mais, à entendre le gouvernement, il n’y a aucun problème. L’idée selon laquelle le Sahara occidental appartiendrait au Maroc s’impose de plus en plus, sans aucun débat, comme si c’était naturel. Il faut pourtant reconnaître la volonté d’un peuple. Tant qu’il restera un Sahraoui, il y aura une résistance et un combat à mener pour la dignité humaine. La France a d’ailleurs la clé de cette affaire. Si seulement elle le souhaitait, elle pourrait être à la tête d’un mouvement pour une résolution pacifique du conflit. Mais, depuis des années, elle ignore la représentation du Front Polisario en France. Nous n’avons même pas exploité la période de cessez-le-feu et n’avons pas fait avancer le dossier depuis trente ans ! Si, demain, la France affirme au Maroc qu’il faut trouver une solution, si elle soutient l’organisation d’un référendum d’autodétermination défendu par l’ONU, alors tout peut changer.

Le rôle de la France concernant d’autres territoires et d’autres peuples sera-t-il également interrogé ?

Jean-Paul Lecoq Bien sûr, notamment sur Cuba. Il faut aussi que la France ose enfin élever la voix sur ce qui se passe en Palestine, avec l’instauration par Israël d’un État d’apartheid quasi permanent qui s’installe dans la vie quotidienne. Les exemples sont criants. La France ne doit pas l’accepter, et prendre des mesures fortes. « Si vous êtes très alliées avec le gouvernement israélien, alors dites-leur la vérité, ce n’est pas tenable autrement. » Voilà ce que je dis souvent aux autorités françaises. Un bon allié, comme un bon ami, doit savoir dire stop quand cela va trop loin. D’autant plus que les intérêts de la France ne sauraient être autres que les intérêts de la paix et du respect des peuples en Israël-Palestine comme ailleurs.

Une transformation radicale du rôle diplomatique de la France est-elle possible aujourd’hui ?

Jean-Paul Lecoq Cela doit le devenir. Le monde marche sur la tête et il s’agit, ni plus ni moins, de le remettre sur pied par l’action internationale et diplomatique. Cela ne peut pas être le business d’abord, sinon nous courons à notre perte, mais l’humain d’abord, la démocratie d’abord et la protection de la planète d’abord. Il faut donner à tous les pays les moyens d’un développement durable et écologique. C’est l’urgence. Au lieu de quoi, on dirige des miettes d’aide au développement là où l’on estime que la France doit sauvegarder des intérêts. Pire : on accepte tout et n’importe quoi, dès lors que nous avons des Rafale à vendre. Cela doit cesser. Force est de constater que l’aura internationale de la France s’abîme depuis qu’elle fait seulement du business. Elle est beaucoup moins respectée et écoutée. Au lieu d’inciter le monde à œuvrer pour la paix, nous nous sommes alignés sur la loi du commerce. Alors que nous devrions chercher à renforcer l’ONU, sortir de l’Otan et œuvrer à la dénucléarisation militaire.

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 07:07
Fabien Roussel invité de Dimanche en politique sur France 3 ce dimanche 9 janvier à 12h10, interviewé par Francis Letellier
Partager cet article
Repost0
8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 06:26

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011