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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 06:11
Non aux manoeuvres militaires de l'OTAN en Bretagne! Oui à la Paix! Rassemblement le dimanche 28 mai à Carhaix
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 06:09

Le collectif "Bretons, solidaires et on agit" animé par Jeannine Daniel appelle à un rassemblement :

  Demain vendredi 26 mai à 15h30

     Devant la préfecture de Quimper

pour exprimer sa solidarité à Hamidou Mary menacé d'expulsion dans les jours à venir et obtenir que cette mesure scandaleuse qui le frappe soit soit levée.

Soyez présents, tous ceux qui le peuvent!

Rassemblement pour Hamidou à Quimper ce vendredi 26 mai à 15h30: "Bretons, solidaires et on agit"

Un collectif appelle à un rassemblement, vendredi à Quimper en faveur d’Hamidou. Installé à Scaër depuis 2012, il est sous le coup d’une expulsion.

« Si la situation ne revient pas à la normale, le 3 juin, Hamidou n’a plus de papiers. Il sera donc expulsable…» Jeannine Daniel et ses amis du collectif « On est Bretons, solidaires et on agit » tentent tout pour qu’Hamidou Mary, 37 ans, puisse continuer à travailler, à jouer au foot, à vivre à Scaër, aux côtés de son épouse et de sa fille d’à peine 2 ans.

Vendredi, ils appellent à un rassemblement à Quimper, devant la préfecture, à 15 h 30. « Dans cette histoire ubuesque, dans laquelle Hamidou est la victime d’un dispositif bureaucratique kafkaïen », le collectif interpelle l’opinion publique, faute de réponses de l’administration.

Agent de sécurité et papa

Cette « histoire » prend sa source en 2013. Titulaire d’une carte de séjour « salarié » depuis son arrivée en France, Hamidou se rend à la mairie de Scaër pour renouveler son titre.

Piero Rainero, élu municipal communiste à Quimper, poursuit : « À l’accueil de la mairie, il y aurait eu une confusion entre les photos de son dossier et celles de son frère, qui avait déposé une demande de titre de séjour en même temps. La mairie a mené une enquête. Une procédure au pénal a été ouverte pour tentative d’usurpation d’identité. »

« Une affaire qui ne devrait pas exister »

L’élu s’emporte : « Ce n’est pas dans les prérogatives d’une mairie que d’intervenir ainsi dans un dossier! Par ailleurs, depuis, Hamidou a déposé à la mairie de Scaër toutes les pièces nécessaires à son dossier… »

Depuis cette date, le trentenaire bénéficie d’une carte de séjour temporaire, à renouveler tous les deux mois environ. Formé aux métiers d’agent de sécurité, il est employé en CDI dans une grosse société de sécurité finistérienne, devient papa en juillet 2015 et continue de faire le bonheur de ses coéquipiers sur les terrains de football…

« La préfecture accorde à son épouse de venir le rejoindre à Scaër via le regroupement familial, lui renouvelle sans souci la carte de séjour temporaire, a vérifié son dossier avant son embauche dans une entreprise de sécurité…, résument ses soutiens. Et aujourd’hui, elle veut le foutre dehors? » 

Les membres du collectif ne comprennent pas.

 

Ils réclament « l’annulation de l’obligation de quitter le territoire… ». Cettedécision préfectorale a déjà entraîné une conséquence fâcheuse : l’employeur d’Hamidou a été contraint de le licencier. Piero Rainero soupire : « C’est une affaire qui ne devrait pas exister… » Sollicités, les services de la préfecture ne souhaitent pas communiquer en cette période de réserve électorale.

Lire aussi. Les expulsions de migrants font grincer des dents

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:36

Homophobie -

 Par / 23 mai 2017
Question écrite à la Ministre de la culture

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre de la culture sur le comportement homophobe d’un animateur de la chaîne télévisée C8.

Le 18 mai 2017, sous couvert d’humour, cet animateur, d’une vulgarité affligeante, a été volontairement homophobe, en mettant en scène, à son insu, un jeune homosexuel. Cette séquence violente, humiliante, emplie de stéréotypes déplacés est inacceptable, et elle a choqué de nombreuses personnes, comme en témoignent les 20 000 plaintes reçues par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en quelques jours.

L’animateur n’en est pas à son premier dérapage, il tient très régulièrement des propos homophobes, sexistes. L’émission a déjà reçu plusieurs alertes du CSA mais sans sanction réelle jusqu’ici.

La journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai 2017 a une nouvelle fois mis en lumière la recrudescence des actes homophobes en France, qu’il s’agisse d’agressions physiques ou verbales (+ 20 % par rapport à 2016).

Cette banalisation de l’homophobie engendre une véritable souffrance et une véritable inquiétude chez les personnes homosexuelles.

Elle lui demande comment elle entend intervenir auprès du CSA, pour que cet épisode ne reste pas impuni, pour que la chaîne et l’animateur soient sanctionnés. Cette émission très regardée par le jeune public ne peut pas continuer de véhiculer des propos dont elle rappelle qu’ils sont passibles de sanctions pénales.

Homophobie, affaire Hanouna: Question écrite de Laurence Cohen, sénatrice communiste, à la Ministre de la culture Mme Nyssen
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:30

Stéphanie Latte Abdallah :

"On estime qu’une proportion de 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Entre 2006 et 2008, au moment de la répression de la seconde Intifada, environ 8 000 Palestiniens étaient détenus. Les arrestations massives ont repris depuis les épisodes violents de l’automne 2013, puis de « l’Intifada des couteaux », nommé par les Palestiniens le « petit soulèvement (habbeh) », déclenchée en octobre 2015 : selon la police israélienne, 17 396 Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont été arrêtés en 2014. Depuis l’occupation de 1967, ce système carcéral, arrimé à la justice militaire et à un système de la preuve ancré sur les aveux, n’a ainsi pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés de type sécuritaire. Il est aussi un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation qui a criminalisé toute activité politique la contestant et tissé ce que je qualifie de véritable toile carcérale sur les territoires palestiniens : réalité et virtualité, cette toile carcérale consiste en un ensemble de dispositions juridiques permettant d’arrêter et d’incriminer un très grand nombre de personnes, hommes et femmes à partir de l’âge de 12 ans."

Stéphanie Latte : « Israël a tissé une toile carcérale sur les territoires palestiniens »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ROSA MOUSSAOUI
MARDI, 23 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Stéphanie Latte Politiste et historienne, chercheuse au CNRS. Photo : Laurence Fragnol
Stéphanie Latte Politiste et historienne, chercheuse au CNRS. Photo : Laurence Fragnol

Stéphanie Latte est politiste et historienne, chercheuse au CNRS, au Centre de recherches internationales de Sciences-Po. Elle voit dans le système carcéral israélien un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation.

L’actuelle mobilisation des prisonniers palestiniens en grève de la faim est-elle inédite par son ampleur et sa durée ? 

Stéphanie Latte. Ces dernières années, ce sont surtout de longues grèves individuelles ou de petits groupes (80 personnes en 2016) contestant la détention administrative qui ont été conduites. Celle-ci fait donc partie des grandes grèves de la faim qui ont eu lieu depuis 1967, comme celle de 1992 qui engagea quasiment tous les détenus et l’ensemble des partis et aboutit à l’allongement de la durée de visites familiales de 30 à 45 minutes et à la possibilité d’étudier en prison. Un droit retiré en juin 2011 suite à la décision du Premier ministre israélien de durcir les conditions de détention afin de les rendre plus proches de celles du soldat Gilad Shalit enlevé et détenu par le Hamas à Gaza entre 2006 et octobre 2011, tout comme la possibilité de passer le bac en détention, et de recevoir suffisamment de livres, journaux et vêtements des familles. Ce qui fait partie des revendications de la grève actuelle. Une grève réellement unitaire n’avait pas eu lieu depuis celle de 2004 qui se solda par un échec et eut des conséquences lourdes sur les mobilisations collectives en prison pendant la décennie qui a suivi. Le Mouvement des prisonniers politiques, créé dans les années 1980, a en effet été très affaibli au début des années 2000, malgré la signature du Document des prisonniers en 2006 par l’ensemble des représentants partisans qui appelaient à l’unité face à la scission entre le Hamas et le Fatah. D’une part, en raison de l’absence de transmission générationnelle alors que la plupart des détenus (à l’exception de 350) sont sortis avec le processus de paix. D’autre part et surtout car avec la reprise des incarcérations massives au moment de la seconde Intifada (2000-2004) un nouveau management carcéral qui a fortement individualisé la vie en détention a été mis en place par l’administration pénitentiaire. Il a séparé et isolé les détenus en quartiers en fonction de leurs appartenances partisanes mais aussi de leurs lieux de résidence et de leurs liens familiaux : les résidents des villes ont été séparés de ceux de camps et des villages ; ceux originaires de Ramallah ont été distingués de ceux venus de Naplouse ou de Jénine. Un système de promotion matérielle et individuelle a été installé, et la représentation politique collective des prisonniers politiques a également été mise à mal par une politique de transferts. Le Mouvement des prisonniers a refait surface lors de la grève de la faim d’avril-mai 2012 lancée par le Hamas dont certaines revendications étaient similaires à celles encore portées à présent : arrêt des mises à l’isolement prolongé, fin de la politique de la détention administrative. Si 20% seulement des membres du Fatah l’avaient alors suivie et aucun de ses leaders, elle attestait déjà d’un regain de cohésion nationale par-delà les murs. Le mouvement actuel, réellement unitaire, est porté par des leaders charismatiques de tous les partis : Marwan Barghouti, Ahmed Saadat, secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine, Abbas Sayyed, membre du bureau politique du Hamas, Zaid Bseiso du Djihad islamique, Wajdi Jawdat du Front Démocratique de Libération de la Palestine et Bassam Kandakji du Parti du peuple. Il signe le retour sur la scène politique du Mouvement des prisonniers.

Comment les formes d'expression politique des militants palestiniens incarcérés s'articulent-elles aux mobilisations à l'extérieur ? Comment s'inscrivent-ils dans le champ politique palestinien ?

Stéphanie Latte. Ce mouvement est massivement soutenu et fortement relayé dehors par tous les partis et par l’ensemble des forces de la société civile : BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), les comités de résistance populaire, le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains, la Commission contre le mur et les colonies, le Haut comité de suivi pour les citoyens arabes d'Israël, etc. Il renforce et catalyse ainsi un front d’opposition large à la politique de l’Autorité palestinienne, qui divise de plus en plus le Fatah. Il intervient dans un contexte politique qui a vu s’accroître l’opposition de la société palestinienne et d’une part grandissante des cadres du Fatah et de la jeunesse du Parti à sa politique de répression des opposants, des mobilisations pacifiques et de la résistance, et à sa coopération sécuritaire avec Israël, maintenue pendant la grève, ce qui accroît les tensions avec la population, le leadership de la grève et ses soutiens dehors. Les communiqués du Mouvement des prisonniers associent de façon systématique la cause des détenus au boycott des produits israéliens, alors que l’Autorité palestinienne se borne à endosser le boycott des produits des colonies. Fervents défenseurs d’une ligne arafatiste, ils sont de plus en plus nombreux au sein du Fatah à afficher frontalement leur désaccord. Si nombre de cadres des partis traditionnels ont longtemps minoré l’impact des mobilisations de la société civile et de la jeunesse, ils ont maintenant pris acte de la nécessité de fédérer les fronts militants.

Quel est le rôle de Marwan Barghouti dans ce mouvement de protestation ?

Stéphanie Latte. Marwan Barghouti est une figure politique consensuelle et populaire au sein de la société palestinienne, donné vainqueur d’une prochaine élection présidentielle. Il est un symbole qui permet de fédérer le mouvement en prison et dehors. Représentant de la branche résistante du Fatah et ardent partisan de l’unité palestinienne, il est apprécié par l’ensemble des partis y compris le Hamas qui s’est engagé à le faire libérer lors d’un futur échange de prisonniers. Par ailleurs, il défend l’idée d’un vaste mouvement de résistance populaire pacifique et de désobéissance civile. Il est pour une solution à deux Etats dans le respect du droit international et contre les attaques visant des civils israéliens, et appelle au boycott économique et diplomatique d’Israël. Les prisonniers représentent à présent la seule ressource militante partagée à même de rallier le plus grand nombre, et c’est maintenant le leadership de l’intérieur des prisons qui, parce qu’il dépasse les conflits partisans dehors, est plébiscité par les partis, et de nombreux militants du Fatah, ainsi que par la société civile et les initiatives de jeunesse, inversant ainsi le rapport de force entre l’intérieur et l’extérieur des prisons.

Quelle place l'expérience carcérale tient-elle dans les biographies des militants palestiniens ?

Stéphanie Latte. Elle est centrale alors que les taux d’incarcération sont très élevés. En 1989, le taux d’incarcération était de 750 prisonniers pour 100 000 personnes (1), soit le plus haut au monde, et on estime qu’une proportion de 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Entre 2006 et 2008, au moment de la répression de la seconde Intifada, environ 8 000 Palestiniens étaient détenus (2). Les arrestations massives ont repris depuis les épisodes violents de l’automne 2013, puis de « l’Intifada des couteaux », nommé par les Palestiniens le « petit soulèvement (habbeh) », déclenchée en octobre 2015 : selon la police israélienne, 17 396 Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont été arrêtés en 2014. Depuis l’occupation de 1967, ce système carcéral, arrimé à la justice militaire et à un système de la preuve ancré sur les aveux, n’a ainsi pas été seulement élaboré comme un mode de sanction pour des délits avérés et prouvés de type sécuritaire. Il est aussi un dispositif central de renseignement et de gestion de l’occupation qui a criminalisé toute activité politique la contestant et tissé ce que je qualifie de véritable toile carcérale sur les territoires palestiniens : réalité et virtualité, cette toile carcérale consiste en un ensemble de dispositions juridiques permettant d’arrêter et d’incriminer un très grand nombre de personnes, hommes et femmes à partir de l’âge de 12 ans (3). Depuis quelques années, outre les membres du Hamas et du FPLP, les militants pacifiques engagés dans la résistance populaire dans les villages s’opposant au tracé du Mur et aux prédations territoriales des colons (Nai’lin, Bei’lin, Nabi Saleh, etc.) sont très fréquemment inculpés. En 2013 et 2014, selon l’ONG israélienne Court Watch, les comparutions les plus nombreuses devant les cours militaires ont été celles de très jeunes hommes – dont de nombreux mineurs – pour jets de pierres et celles d’hommes entrant en Israël sans permis. D’autres formes d’engagement et d’expression ont été récemment visés avec la multiplication des incriminations pour activités ou incitations sur les réseaux sociaux, l’arrestation de journalistes, de militants et de figures locales du mouvement BDS dont Omar al-Barghouti, l’un de ses fondateurs, au mois de mars 2017.

Comment l'information, les mots d'ordre circulent-ils en prison ? Comment s'élaborent les stratégies de mobilisation ?

Stéphanie Latte. Toute une série de moyens de communication existent entre les prisons, et vers l’extérieur. L’information a beaucoup circulé par le biais de tout petits contenants, les « cabsuleh », qui étaient ingérées. C’est moins le cas à présent alors que des téléphones portables ont commencé à entrer en fraude au début des années 2000, bien qu’ils soient peu nombreux à présent car régulièrement saisis par l’administration. C’est aussi par le biais des visites familiales, celles des avocats, au moment des transferts et lors des audiences au tribunal, et des multiples entrées et sorties que circulent les nouvelles et mots d’ordre. Quand une grève est décidée, un comité spécifique réunissant les leaders de la grève est désigné pour être l’interlocuteur de l’administration pénitentiaire (Shabas) pour les négociations.

Chez les plus jeunes emprisonnés pour des faits mineurs, la prison constitue-t-elle une expérience de politisation ? 

Stéphanie Latte. Oui, elle le reste même si l’expérience carcérale a été ces dernières années moins structurante que dans les années pré-Oslo, et si des activités individuelles (sport, TV, lectures de pure détente) ont pour partie remplacé la vie collective. La prison joue ainsi un rôle d’« université palestinienne », un lieu clé d’apprentissage militant et de formation où des cours et débats sont dispensés par les différents partis ou par des figures intellectuelles ou politiques. Les prisonniers sont en effet réunis en fonction de leur appartenance partisane, et s’ils en sont dépourvus, comme c’est le cas pour nombre de jeunes entrés en prison depuis 2013 alors que les mobilisations et actions violentes ont été le fait de jeunes non affiliés, ils vont en général dans la section Fatah, considérée comme « l’organisation mère ». Par ailleurs, les élections internes qui désignent la représentation politique et administrative des détenus, chargée des interactions avec le Shabas, et de l’organisation de la vie en détention, participent de cette socialisation politique.

Comment les femmes prisonnières s'inscrivent-elles dans ces mobilisations ?

Stéphanie Latte. Les femmes, peu nombreuses (61 détenues au 1eravril), ont toujours été plus isolées des canaux de communication. Dans le passé, elles ont conduit de longues grèves de la faim et se sont opposées à l’administration pénitentiaire pour obtenir un certain nombre de droits mais elles l’ont souvent fait de manière autonome (4). Leur mobilisation dépend aussi de la présence de figures militantes en détention à même de fédérer un mouvement. Lina Jarbouni qui représentait les détenues depuis de longues années et a été incarcérée pendant 15 ans a été libérée le 16 avril. Khaleda Jarrar, députée du FPLP, est sortie en juin 2016 après 15 mois de détention. Les femmes détenues ont fait des déclarations de soutien et annoncé une grève symbolique mais elles ne me semblent pas pleinement associées au mouvement.

De quelle façon les autorités israéliennes, qui contreviennent au droit humanitaire international, réagissent-elles à ces mobilisations collectives ?

Stéphanie Latte. Pour l’instant elles refusent toujours de négocier sérieusement avec le leadership de la grève. Elles ont tenté de casser le mouvement en isolant ses leaders et en transférant fréquemment les grévistes, en brisant les canaux de communication (interdiction des visites familiales et quasi-absence de visites des avocats), en adoptant une politique répressive (confiscation du sel, fouilles perpétuelles, harcèlement, etc.), en tentant de  discréditer la grève par la diffusion de fausses informations (comme le montage vidéo montrant Marwan Barghouti en train de manger) ou des rumeurs d’accords. Des négociations parallèles avec certaines figures, en excluant d’autres, notamment Barghouti, ont été tentées ; des rencontres avec des acteurs politiques censés pouvoir faire pression sur une partie du leadership ou des grévistes, tels que des responsables de services de sécurité de l’Autorité palestinienne ont également fait partie des stratégies.

  1. Human Rights Watch, Annual Report, 1991.
  2. http://www.btselem.org.
  3. Voir Stéphanie Latte Abdallah, « Déni de frontières. Toile carcérale et management des prisonniers politiques palestiniens après Oslo (1993-2010) », in Stéphanie Latte Abdallah, Cédric Parizot (dir.), À l’ombre du Mur. Israéliens et Palestiniens entre occupation et séparation, Arles, Actes Sud, 2011, p. 73-101.
  4. Voir Stéphanie Latte Abdallah, « Des féminités mobilisées et incarcérées en Palestine », Critique Internationale, 2013/3 n° 60, p. 53-69.
Journaliste à la rubrique Monde
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:16

Agriculture.  La vision des candidats

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    Agriculture.  La vision des candidats

Comment les candidats aux législatives sur la circonscription de Morlaix envisagent-ils l'avenir de l'agriculture ? Quelles sont leurs priorités pour la redynamiser ? Ce sont les questions que nous leur avons posées alors que le premier tour du scrutin, fixé au 11 juin, approche désormais à grands pas. Dans une région léonarde et trégorroise où l'agriculture demeure une composante importante de l'activité économique, leur vision sur la question est forcément intéressante à observer.

 

1. Patricia Blosse (Lutte ouvrière). L'agriculture n'échappe pas à l'exploitation et à la domination de la grande bourgeoisie sur les travailleurs. Revenus insuffisants et endettement sont le lot de nombreux agriculteurs car les banques, la grande distribution, les grands groupes de l'agroalimentaire dégradent leurs conditions de vie. Dans ces grands groupes tout puissants, la levée du secret des affaires permettrait aux paysans de voir dans quelles poches passent les richesses produites par leur travail

 2. Edith Roussel (Front national). Ma priorité est de favoriser les petites exploitations familiales et le développement des circuits courts. Cela permettra à nos agriculteurs de vivre décemment de leur travail. Je souhaite un allégement des charges et de l'administration qui leur prend un temps infini dans des journées déjà extrêmement chargées. Je souhaite aussi une revalorisation de leurs retraites, qui sont actuellement bien en dessous du seuil de pauvreté. 

3. Corinne Nicole (Oui la Bretagne). Il faut soutenir l'évolution et la diversification de l'agriculture pour aller vers des produits à plus forte valeur ajoutée. Chaque agriculteur doit pouvoir vivre de son métier. Du dynamisme de l'agriculture dépend aussi l'emploi agroalimentaire. La Pac doit évoluer pour gommer les distorsions de concurrence en Europe, être plus protectrice. Réglementairement, la profession doit être étroitement associée aux décisions et ses efforts pour la protection de l'eau reconnus.

 4. Christine Prigent (Europe Écologie - Les Verts). Nous prônons une agriculture familiale, bio et de qualité qui préserve la santé (paysans, consommateurs) : circuits courts, plateformes pour la restauration collective (écoles, lycées, Ehpad) qui crée des emplois. Arrêt des pesticides, des OGM. Réforme de la Politique agricole commune : pour l'emploi, la souveraineté alimentaire, le développement rural. Fin de la concurrence à l'agriculture des pays émergents.

 5. Jean-Paul Yves Le Goff (Rassemblement pour l'initiative citoyenne). Mon ignorance est profonde dans le domaine. Je sais seulement ce que sait (insuffisamment aussi) le grand public : les journées de travail interminables, le jamais de vacances, les endettements colossaux, les revenus dérisoires, les suicides à répétition... Nous devrions tous être atterrés. N'ayant guère d'illusions sur mes chances d'être élu, je pense que Sandrine Le Feur, agricultrice bio, pourrait faire beaucoup de bien à la profession.

 6. Julien Kerguillec (la France insoumise). Il faut accompagner la transition vers une agriculture diversifiée et écologique. Plafonner les marges de la grande distribution, garantir des prix rémunérateurs et décourager le dumping social et fiscal en Europe. Faciliter l'installation des jeunes et sanctuariser le foncier agricole naturel. Favoriser les circuits courts et la vente directe. Stopper les fermes usines. Refuser les OGM et les pesticides dangereux. Aller vers une alimentation 100 % bio local dans les cantines.

 7. Gwenegan Bui (Parti socialiste). La dérégulation des marchés agricoles a malmené nos exploitations. Il faut redonner aux agriculteurs une prise sur leur destin. Leur permettre de se regrouper pour être plus forts devant les industriels et les grandes et moyennes surfaces. Garantir un revenu décent en luttant contre la volatilité des prix en instaurant des mécanismes de régulation. Revoir la fiscalité agricole. Réviser la directive travailleurs détachés pour garantir le respect du principe à travail égal, salaire égal. 

8. Ismaël Dupont (Parti communiste). Le député communiste André Chassaigne a fait voter une revalorisation des retraites agricoles. Nous voulons une alimentation de qualité pour tous. Il faut stopper Tafta et Ceta, rompre avec les élevages surdimensionnés. Pour une transition vers une agriculture saine, le zéro pesticide, les circuits courts, le bio, l'agriculture raisonnée sont à développer. Encadrer les marges des supermarchés par des coefficients multiplicateurs et des conférences sur les prix. 

9. Maël de Calan (Les Républicains). L'agriculture représente 20.000 emplois directs et des dizaines de milliers d'indirects dans le Finistère. Si elle chute, toute notre économie chutera. Je me battrai pour alléger les charges (fiscales, sociales et administratives) qui plombent les exploitations, et pour revaloriser les prix (regroupement des producteurs, réforme LME...). Pour défendre notre agriculture, il faut élire un député qui pèse et qui saura se battre ! 

10. Sandrine Le Feur (la République en marche). Députée, je défendrai trois axes : réorganiser les filières pour mieux répartir la valeur ajoutée et assurer aux agriculteurs des prix rémunérateurs, simplifier les normes et défendre le droit à l'erreur face à l'administration, valoriser les circuits courts respectueux de l'environnement. Je veux une Pac au budget préservé et un système de subventions contra-cycliques de garantie sur les prix. Enfin, le chômage universel offrira une sécurité à tous. 

11. Serge Bougot (Parti breton, 100 % Breizh). Produire breton doit être synonyme de qualité, de respect de l'environnement, la garantie d'une vie et d'un salaire décent pour les agriculteurs, tous les salariés de l'agroalimentaire et du transport qui en dépendent. C'est un des piliers de l'économie bretonne. Il faut diversifier notre agriculture, réfléchir à la valeur ajoutée des produits et amorcer une révolution verte créatrice d'emploi. Nous n'y arriverons qu'à travers une Bretagne gouvernée par elle-même.

 12. Virginie Grall (Union populaire républicaine). La France voit son nombre d'agriculteurs diminuer de jour en jour, moins 90 % en 50 ans. Pour éviter la disparition des exploitations françaises familiales et pour lutter contre les grandes entreprises de l'agrobusiness, l'Union populaire républicaine (UPR) propose un programme de protection des marchés et des productions, de soutien économique et de développement des nouvelles techniques agrosylvopastorales.


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/agriculture-la-vision-des-candidats-26-05-2017-11528928.php#qYgSG92gUggBWrYC.99

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Sénateur de Paris, secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent doit gérer une relation difficile avec le mouvement de La France insoumise et avec son président, Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, ce dernier a fait « un mauvais calcul ».



Avez-vous vraiment l'espoir de former un groupe parlementaire dans la prochaine Assemblée nationale ?
Oui. Je pense que des millions d'électeurs, parmi ceux qui ont voté Mélenchon et parmi ceux qui ont voté pour d'autres candidats de gauche, vont trouver dans la présence des communistes à l'Assemblée nationale le moyen de reconstruire la gauche et donner ainsi une garantie pour l'avenir. Je crois que le nombre de députés communistes et du Front de gauche peut être doublé. 

Vous êtes alliés parfois avec des socialistes, parfois avec des « insoumis » et parfois avec des écologistes. Ces alliances à géométrie variable ne sont-elles pas très ambiguës ?
Je ne le crois pas. Nous présentons des candidats dans la plupart des circonscriptions. À peu près 450. Et, dans un certain nombre de circonscriptions, nous soutenons des personnalités issues du mouvement social. Dans plusieurs dizaines de circonscriptions, nous soutenons des candidats de La France insoumise, des candidats écologistes et des candidats socialistes qui ont soutenu Benoît Hamon. Il y a une logique dans toutes ces candidatures : c'est que nous voulons contribuer à reconstruire une gauche qui soit fidèle à ses valeurs et qui ne s'embarque pas dans le soutien aux politiques libérales d'Emmanuel Macron. Il va y avoir besoin de cette gauche-là à l'Assemblée nationale. Dès cet été, pour empêcher le gouvernement d'utiliser les ordonnances contre le code du travail. 
 

 

Vous ne présentez pas de candidat contre Jean-Luc Mélenchon, vous en présentez un face à Benoît Hamon. Où est la logique ? 
À Marseille, nous avons cherché à créer les conditions d'une dynamique, au-delà de la seule circonscription de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons fait cette proposition d'aller à la bataille, ensemble, dans toutes les circonscriptions marseillaises, tout en nous retirant de la circonscription de Jean-Luc Mélenchon, faisant de la sorte un geste de bonne volonté. Malheureusement, La France insoumise n'a pas saisi cette main tendue. Dans la circonscription de Benoît Hamon, nous considérons que le rassemblement des forces de gauche passe par la présence d'un candidat communiste. Nous avons une présence ancienne et forte dans la ville de Trappes. Beaucoup d'électeurs souhaitent s'exprimer au premier tour en faveur d'un candidat communiste. C'est pourquoi nous présentons un candidat. 

Jean-Luc Mélenchon est-il en passe d'atteindre son objectif, à savoir « plumer la volaille communiste » ?
Il a fait un choix que nous n'avons pas compris, qui a consisté à ne pas partir pour les élections législatives en rassemblant toutes les forces de gauche disponibles. Il essaie d'installer une nouvelle force politique au détriment des autres forces de gauche. C'est un mauvais calcul alors que nous aurions dû aller, ensemble, à la conquête d'une nouvelle majorité. Ce choix de la division va handicaper cet objectif. La gauche nouvelle que nous allons devoir reconstruire ne sera pas constituée d'une seule formation politique. Nous aurions préféré un choix de candidatures communes dans le plus grand nombre de circonscriptions. Cela dit, nous considérons que les conquêtes sont possibles dans une dizaine de circonscriptions.

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Morvan Marchal jeune (1920), en costume traditionnel breton - fond Mordrel (publié par Sébastien Carney)

Morvan Marchal jeune (1920), en costume traditionnel breton - fond Mordrel (publié par Sébastien Carney)

Vendredi 26 mai, de 14h30 à 17h00 aux AVF, section culture et histoire bretonne, de Landerneau, à l'invitation de Paolig Combot, je donne une conférence sur "Le Mouvement breton de 1918 à 1939" avec Gilles Meurice (la collaboration des nationalistes bretons) et Paolig Combot (la collaboration en Bretagne).

Ce sera à la salle municipale, 30 quai de Léon, juste en face du parking quai de Léon.   


Cette introduction sera basée sur un travail en vue d'une publication chez Skol Vreizh, pour l'appareil critique d'un essai de la costarmoricaine Maryse Le Roux, ancienne professeur de lettres qui a rencontré plusieurs militants de l'Emsav des années 30 et de la seconde guerre mondiale dans les années 90, et en a tiré une méditation personnelle passionnante et de haute tenue littéraire sur l'engagement breton, et une publication historique indépendante ultérieure sur le sujet des mouvements régionalistes et nationalistes bretons jusqu'à la guerre.

Ismaël Dupont

 

Voici le déroulé prévu de mon exposé d'une demi-heure:

1. - un bref passage introductif suite le mouvement régionaliste et nationaliste breton avant 14. L'URB, la FRB, Camille Le Mercier d'Erm et Louis Napoléon Le Roux et leur premier PNB.

2. - la naissance du groupe régionaliste breton, de Breiz atao et de l'Union de la jeunesse bretonne ((UYV, l'Unvaniez yaouankiz vreiz) dans l'après-guerre.

3. - Premiers portraits de Marchal, de Debauvais, de Mordrel

4 - Foisonnement culturel: les Seiz Breur, Gwalarn et Roparz Hémon

5 - 1927: le congrès de Rosporden et la naissance du PAB

6 - 1930 - Première expérience électorale aux élections législatives à Guingamp et à Rennes

7- 1931 - Scission au sein de l'EMSAV entre un PNB nationaliste tournant ses regards vers le fascisme et la FLB

8 - 7 août 1932 - L'attentat de Rennes, portrait de Lainé et "Gwen ha du"

9- 1933: Publication de SAGA, les liens du PNB avec l'Allemagne, la dérive vers l'extrême-droite avec la revue "Stur"

10. - les groupuscules d'extrême-droite dans le mouvement breton

11- Yann Sohier et Ar Falz - la sphère régionaliste communisante: Marcel Cachin, War Sao, War Zao la revue des bretons émancipés

12 - Raymond Delaporte, Fouéré, et le breton à l'école

13 - 1938-1939: intelligence avec l'ennemi... le manifeste anti-fasciste de la Fédération régionaliste de Bretagne, les procès des affichettes anti-françaises, l'affaire du Gwalarn

 

Pour en savoir plus, lire sur le Chiffon Rouge des articles écrits il y a quelques mois, fruit de 2 ans de lectures, incluant les dernières publications sur la question:

 

"Vie et destin de l'Emsav" - travail de 130 pages divisé en quatre parties

Vie et destins de l'Emsav : Première partie: l'émergence du mouvement régionaliste avant la première guerre mondiale - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: deuxième partie: "Breiz Atao" jusqu'à la crise du Parti Autonomiste Breton en 1931 - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: troisième partie: "1931-1939: un Parti National Breton évoluant vers le fascisme" - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: quatrième partie: "le mouvement nationaliste breton dans la collaboration (1939-1944)" - par Ismaël Dupont

Et "Le Mouvement breton du XIXe siècle jusqu'à la seconde guerre mondiale": la synthèse corrigée et retravaillée. 

Le mouvement breton du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale: une chronologie (par Ismaël Dupont)

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 14:21
Agir en urgence pour les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim: Interventions de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de gauche, auprès du ministre des Affaires Etrangères Le Drian et du président du Parlement européen

Je suis intervenu une nouvelle fois aujourd’hui auprès de Madame Federica Mogherini, Haute-Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne, de Monsieur Antonio Tajani, Président du Parlement européen et de Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre d’Etat, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères pour demander une intervention urgente et des actions concrètes auprès des autorités israéliennes en faveur des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
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Madame la Haute-Représentante,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois proposé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.

Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève. La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Madame la Haute représentante d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Madame la Haute-Représentante, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Président du Parlement européen,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois demandé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Président, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Ministre d’État,

J’attire votre attention sur la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017. Ils ont entamé ce mouvement pour obtenir les droits dont ils disposaient auparavant, dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.

La France, qui a organisé la Conférence pour la paix au Proche Orient le 15 janvier 2017, ne peut pas se désintéresser de ce mouvement et des conséquences qu’il aura. Elle a la responsabilité de faire respecter le droit international et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Ministre, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère une initiative commune avec les autres ministres chargés de l’action européenne et les chefs de la diplomatie de nos partenaires auprès des autorités israélienne. La crédibilité de la France et de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Agir en urgence pour les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim: Interventions de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de gauche, auprès du ministre des Affaires Etrangères Le Drian et du président du Parlement européen
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 13:48

Macron a désigné pour être ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer, un juriste et  technocrate qui mit en oeuvre comme recteur en région parisienne avec beaucoup de zèle les coupes budgétaires et innovations managériales voulues par Nicolas Sarkozy, puis quitta l'éducation nationale pour diriger une école de management. 

Macron veut supprimer 50 000 postes dans la Fonction Publique d'Etat (70 000 dans la Territoriale). Difficile de croire que l'Education Nationale sera épargnée, alors que c'est le plus gros employeur. Le rattachement de la Fonction Publique au ministère du budget, confié au sarkozyste Gérald Darmanin, est en soi un signe plus qu'inquiétant. La vie et le développement des services publics sous la dépendance du ministère de l'austérité!  

Macron veut ériger en modèle la culture du privé dans la fonction publique et dans l'éducation nationale, radicalisant des tendances déjà à l'oeuvre. Culte de l'évaluation chiffrée, pilotage sur les résultats et les objectifs, autonomie et mise en concurrence des établissements, adaptation différenciée des horaires disciplinaires, dilution du cadre national d'enseignement, recrutements locaux possibles des professeurs par les chefs d'établissement, lien hiérarchique accru entre enseignants, principaux et proviseurs, qui se verront de plus en plus comme des managers pouvant faire intrusion dans les missions pédagogiques des enseignants, priorité au développement de l'apprentissage et à la sélection précoce plutôt qu'à l'ambition de faire acquérir un bon niveau général à tous en même temps qu'une qualification professionnalisante. Il pourrait aussi être question de supprimer le bac.  

Le programme de Macron sur l'éducation nationale est directement sorti des préconisations des think thanks libéraux Terra Nova, l'Institut Montaigne, et France Stratégie.   

Ismaël Dupont

Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'Education Nationale

Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'Education Nationale

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 12:55
Maël de Calan, candidat caméléon.. : "une droite ouverte pour réformer la France avec Macron"

Déjà que le fait de rebaptiser l'UMP, sur une ligne toujours plus droitière, toujours moins gaulliste, en Les Républicains, relevait de la dissimulation et en grande partie de la captation de l'héritage républicain, largement ancré à gauche... Que l'on pense par exemple à la défense de l'école de la République, ou encore au rapport de méfiance qu'a longtemps entretenu la droite avec le suffrage universel.   

Maintenant, il s'agit même de cacher ce L.R obscène qui ne saurait se voir pour les non-initiés... 

Pourtant, Maël de Calan appartient au bureau politique national du parti Les Républicains, il a été désigné directement comme candidat par le sommet du parti qui a tranché sa concurrence avec Agnès Le Brun suite à l'élection de François Fillon à l'issue des Primaires (il faisait partie du quota de juppéistes à "sauver" pour assurer l'unité du Parti, et Agnès Le Brun avait misé sur le mauvais cheval en la personne de Sarkozy), c'est la tête de file des Républicains et de la droite au Conseil départemental du Finistère, et l'ex-responsable des jeunes de l'UMP à Sciences-Po, sur une ligne à l'époque très sarkozyste.

Il était un des porte-paroles de Alain Juppé lors des Primaires de la droite.

Aujourd'hui, Maël de Calan se présente avec sa co-listière Valérie Le Denn aux élections législatives sans étiquette ni appartenance visibles à un parti politique, comme Le Drian aux dernières régionales et tous les politiques "attrape-tout" qui tout en bénéficiant du soutien matériel et financier d'une organisation politique, comme de sa colonne vertébrale idéologique et programmatique (même s'ils peuvent se situer dans un courant de celle-ci), la laissent dans l'ombre pour brouiller les pistes et ratisser le plus large possible. 

Nous sommes sans doute les rois des imbéciles à nous annoncer tels que nous sommes. 

Sur ses affiches officielles, alors qu'il est opposé entre autres à une jeune candidate d'En marche a priori moins marquée personnellement à droite, encore que, Maël de Calan pousse le bouchon en affirmant son soutien bienveillant et appuyé à la "politique de réforme" (par ordonnances) de Emmanuel Macron.

Déjà pour l'annonce de son meeting de campagne avec Alain Juppé, il avait écrit dans son communiqué la semaine dernière que le premier ministre de Macron, l'ancien député-maire du Havre Edouard Philippe, aurait été présent s'il n'était retenu par ses nouvelles fonctions auprès du président Macron, car ils partageaient une même vision, un même porte-parolat auprès du candidat Juppé.

Grosse ficelle, gros hameçon... "Messieurs, dames, votez pour moi, pour donner une majorité à Macron, je ne suis pas maquereau NO compatible".

Bien sûr, ce peut-être aussi en partie un positionnement dans les débats internes des Républicains et de la droite, dont l'unité a été mise à rude épreuve avec le fiasco de la candidature Fillon et sa campagne à droite toute.

Maël de Calan affirmerait alors son soutien à une vision juppéiste libérale économique- libérale sociétale, à une grande alliance droite modérée-centre néo-libéral, plutôt qu'aux outrances xénophobes, répressives, intégristes catholiques de certains dans son camp (la tendance Wauquiez, quasi compatible avec le FN du sud incarnée par Marion Maréchal Le Pen).  

Mais cela traduit justement le fait que le projet de Macron est très marqué à droite, très favorable à la grande bourgeoisie, aux milieux d'affaires, et qu'il peut réaliser de grands chantiers de réformes réactionnaires pour passer au bulldozer le droit du travail, les services publics, et la sécurité sociale, chantiers que la droite historique elle-même n'a pas eu le temps et les moyens d'entreprendre complètement. 

Le sourire du jeune Kennedy français fera passer la pilule thatchérienne, croient certains. Un moment peut-être, mais l'état de grâce ne durera pas... Car c'est pas Gala, Paris Match, ou BFM TV qui donnent à manger aux Français. 

Cela marque aussi et surtout la ruse et l'habileté d'un jeune politicien ambitieux qui, dès le premier tour, face notamment à un candidat PS fragilisé par sa participation au vote des lois et budgets de Hollande rejetés par une grande partie de l'électorat de gauche, veut absorber une partie du centre en empêchant la candidate d'En Marche d'accéder au second tour ou du moins en lui coupant l'herbe sous le pied tout en soignant son image de candidat centriste dans une circonscription votant depuis des années plutôt à gauche.

En tout cas, de notre côté, nous préférons que les candidats et les militants politiques assument leurs appartenances, leurs idées, leurs projets, et ne fassent pas la girouette au gré des vents et des modes: c'est une question d'honnêteté vis-à-vis des électeurs.

Néanmoins, nous sommes convaincus que sur le fond, Maël de Calan n'aurait aucun mal à voter la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, les réformes libérales de la fonction publique, du droit du travail, de l'école, de la sécurité sociale, les plans d'austérité plus graves encore que sous le quinquennat Hollande. 

Et c'est bien ça le problème: ni de Calan, ni Le Feur, ne pourront le moins du monde nous défendre contre la politique de Macron, le président des élites capitalistes.

Pour cela, il faut à la circonscription de Morlaix et aux citoyens, pour les défendre à l'Assemblée, un député incarnant une gauche de combat, de courage et de convictions. 

Ismaël Dupont, le 25 mai 2017       

Maël de Calan entre Gourvennec et Tanguy-Prigent? Mon oeil!

   

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