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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 09:14

 

Utilisé pour combattre des insectes parasites des bananeraies alors qu’il était interdit ailleurs, ce puissant insecticide a pollué durablement les sols martiniquais et il provoque des maladies graves. Quelles solutions envisagées depuis la Martinique ?

 

LE CHLORDECONE ENJEU DE LUTTES

Le 27 février 2021 ont défilé toutes les couches de la société martiniquaise dans les rues de Fort-de-France. Des partis politiques de gauche et indépendantistes aux syndicats et jusqu’aux associations représentantes de l’archevêché, en passant par les édiles municipaux et les associations, tous avaient un seul mot d’ordre : « Non à la prescription des crimes liés à la pollution au chlordécone ! Justice et réparation ! »

Cette mobilisation était provoquée par la menace de non-lieu et de prescription du dossier de procédure judiciaire suite à la plainte déposée en 2007. Les responsables devront être désignés par la justice. Mais 80 % des entreprises agroalimentaires sont détenues par les Békés, Blancs créoles, considérés comme « les descendants des maîtres blancs esclavagistes »[1]. La monoculture de la banane est détenue par ce patronat composé de multinationales, tandis que de petits planteurs occupent une part ténue des terres et restent dépendants des grands planteurs pour la vente, le transport, les fournitures ou pour la location de terres en fermage. Ces mouvements sociaux interviennent au moment de la présentation par l’État du plan chlordécone IV (2021-2027), le 3 mars 2021[2]. L’élaboration de ce plan était ouverte à la concertation autour de six stratégies alliant recherche, actions de communication, aspects socio-économiques et de santé, avec un budget de 92 millions d’euros pour les deux territoires. Pour les associations, les propositions de l’État restent largement en deçà des enjeux tant en termes de moyens que de contenus.

 

CONTEXTES DE PRODUCTION ET UTILISATION

Synthétisé à la fin des années 1950, le chlordécone est une molécule hydrophobe avec une structure en cage. L’INRA[3] a démontré que son temps de dégradation spontanée est de l’ordre de 1 à 5-6 siècles selon le type de sols. Il a servi d’insecticide (pièges à cafards, fourmis…) jusqu’en 1975 aux États-Unis et à Porto Rico, de traitement des plantes ornementales et contre le charançon de la banane dans les Antilles françaises ainsi qu’au Cameroun et en Côte-d’Ivoire.

Une persistance forte dans l’environnement est constatée : un tiers des surfaces agricoles utiles et le littoral marin, avec le transfert par les cours d’eau, sont pollués. La pollution, cantonnée d’abord au cadre professionnel, gagne vite la vie courante dès le milieu des années 1970, via les eaux de consommation et l’alimentation[4].

Aux États-Unis, les dangers du pesticide sont mis en évidence en 1961 dans le cadre du dossier toxicologique nécessaire à l’autorisation d’emploi : les effets neurotoxiques, reprotoxiques et cancérigènes sont démontrés chez les rongeurs. Les États-Unis restreignent alors le pesticide à un usage non alimentaire. Pourtant, l’exposition des travailleurs qui le fabriquaient à Hopewell (Virginie) provoque une catastrophe sanitaire et environnementale en 1975 : les ouvriers, exposés jusqu’à 32 000 µg/l, développent le syndrome du Kepone (qui apparaît à partir de 600 µg/l). La production, l’exportation et l’utilisation du chlordécone sont interdites.

Entre 1965 et 2021 sont publiées 716 études. Le pic des travaux scientifiques est biphasique : en 1975 et en 2000 avec la redécouverte de ses dangers aux Antilles. Un autre pesticide organochloré, le HCH, est employé aux Antilles françaises depuis les années 1950. Le chlordécone prend la suite sous formulation Kepone, avec une première demande d’autorisation de son utilisation, refusée en 1968, puis autorisée en 1972. Cette autorisation est renouvelée en 1981 sous formulation Curlone. L’interdiction est actée en 1990 sur le territoire français, mais des dérogations partielles sont conservées pour son utilisation dans les Antilles, jusqu’à son interdiction définitive en 1993.

L’épandage aux pieds des bananiers était réalisé le plus souvent par des femmes. Les ouvrières agricoles répartissaient manuellement une poudre, une ou deux fois par an, sans équipement de protection individuelle, comme l’affirme Marie-Hellen Marthe, dite Surelly, secrétaire générale du syndicat CGTM des ouvriers agricoles. Christiane, ancienne ouvrière agricole dans les bananeraies dès l’âge de douze ans, témoigne pour l’hebdomadaire communiste martiniquais Justice[5]: « C’est moi qui mettais toutes ces poudres dangereuses dans les champs de banane, sans le savoir. […] J’ai été opérée de 3 cancers et je suis handicapée depuis mes 39 ans. […] Aujourd’hui, je suis sans famille : ma mère est morte de deux cancers, mon père est mort du cancer de la prostate, mon frère et mon oncle aussi […]. »

Le 8 avril 2021, l’AMSES (Association médicale pour la sauvegarde de l’environnement et de la santé Martinique) tient une conférence de presse[6]. Sa présidente, docteure Josiane Jos-Pelage, annonce se porter partie civile dans la plainte déposée en 2007 par l’Assaupamar (Association pour la sauvegarde du patrimoine martiniquais) et Écologie urbaine afin de s’opposer au non-lieu judiciaire. L’association dépose également plainte contre cinq anciens ministres accusés d’avoir prolongé l’usage du chlordécone entre 1990 et 1993. La preuve par factures de l’achat du Curlone après 1993 est également mise au jour… de quoi faire sauter la menace de prescription du dossier.

 

LES RÉPERCUSSIONS SANITAIRES

Luc Multigner, directeur de recherche à l’INSERM, insiste lors du webinaire du 3 avril 2021, sur la nécessité des actions de vulgarisation et de pédagogie pour prévenir les risques sanitaires liés à la pollution : « Il faut aborder les questions de santé, être clair et pédagogique car il existe beaucoup d’a priori et d’idées préconçues sur la santé. [7]»

Le pesticide arrive dans l’organisme principalement par voie orale. Il est absorbé par le tube digestif et va vers le foie qui le capte et le stocke. Le chlordécone va circuler dans l’organisme par voie sanguine. Il est véhiculé par l’albumine et une lipoprotéine, lesquelles vont le ramener vers le foie : il s’accumule peu dans les tissus gras. Il s’agit donc d’un polluant fortement persistant dans le corps. La demi-vie est de 5-6 mois. La mesure dans le sang montre qu’il disparaît en 2-3 ans en arrêtant toute ingestion. Toutefois, l’exposition des populations est quotidienne. L’accumulation est continue jusqu’à une concentration maximale d’équilibre.

Il s’agit donc d’un polluant fortement persistant dans le corps ; il entraîne la survenue du cancer de la prostate, des naissances prématurées… et de moins bons scores neurocomportementaux des nourrissons et enfants.

Le suivi du taux de chlordécone dans le sang est effectué à partir des années 2000. On constate une contamination de toute la population et un transfert au fœtus. Luc Multigner établit la présence d’associations ou d’excès de risques sur la santé concernant la survenue du cancer de la prostate, des naissances prématurées et de moins bons scores neurocomportementaux des nourrissons et enfants.

Le cancer de la prostate se développe à partir de quatre critères : territoire, accès aux soins, contributions génétiques très importantes (58 %) et contributions environnementales variables. Le Centre international de recherche sur le cancer a établi une recherche par pays. Sur 186 pays, la Guadeloupe et la Martinique, classées comme pays indépendants, sont en tête. Le risque absolu y est doublé de 1 % à 2 %. Si on supprimait le chlordécone, il y aurait 5 à 7 % des cas incidents en moins (25-30 cas par an et par département).

Le risque de prématurité est doublé avec la présence de + 0,5 µg/L de chlordécone dans le sang. Entre 2004 et 2007, le risque absolu a doublé, passant de 12-14 % à 24-28 %. Selon les données de 2007, cela constitue 120 à 170 cas de prématurité sur 6 000 naissances par an et par territoire qui pourraient être évités.

Les résultats relatifs aux scores neurocomportementaux rapportés sont constatés de manière empirique. La recherche sur le sujet se poursuit. Le cancer du sein connaît une incidence plus faible que dans l’Hexagone, mais il est constaté une plus grande prévalence préménopausique que postménopausique. Des études pilotes sont en cours pour pouvoir faire des études aux Antilles. Concernant le cancer de l’utérus, l’incidence est trop faible pour pouvoir faire des études. Quant à l’endométriose, il n’existe pas d’études scientifiques publiées dans des journaux à comité de lecture relatives à l’impact du pesticide sur son développement. Des constats médicaux sont toutefois établis par les gynécologues, notamment par le docteur Quist, interviewé en 2020 par l’Union des femmes de Martinique. Cette association affirme par la voix de sa présidente, Rita Bonheur, que les femmes restent les oubliées de la recherche dans ce domaine. Ainsi, de nombreuses recherches restent en cours ou à mener. Elles nécessitent la mise à disposition de moyens par les autorités[8].

LES SOLUTIONS DE DÉPOLLUTION DES SOLS

Trois axes de perspective de développement de la recherche de solutions dites de remédiation[9] sont identifiés :

– la voie physico-chimique par oxydoréduction est aujourd’hui à l’arrêt ; des essais sur les sols avec de la poudre de fer ont donné une dégradation à environ 70 %. Mais il n’y a pas de recul sur les effets des produits de la réaction ;

– la voie biologique par champignon, développée lors du plan chlordécone III, est à l’arrêt. Les résultats ont donné moins de 1 % de dégradation.

– la voie de remédiation par les plantes[10]. L’ingénieur-docteur Yohan Liber est parti du constat que, sur d’aussi grandes surfaces, les plantes ont fait leur preuve pour extraire des métaux lourds comme l’or,

le palladium, le plomb. Mais elles absorbent seulement les métaux sous forme de sels dissous dans l’eau. Or la molécule de chlordécone est hydrophobe : il s’agit du principal problème de la remédiation par les plantes. Il convient d’identifier les critères, dans la flore, des plantes qui auraient une aptitude à la remédiation. Les facteurs les plus importants sont la transpiration foliaire, c’est-à-dire la capacité d’une plante à absorber et à évaporer par ses feuilles. Ce sont des pistes qui sont en attente. La phase prospective sur le terrain est à mettre en place. Il existe aujourd’hui un consensus scientifique : la phytoremédiation est la voie à explorer et la plus prometteuse des trois.

L’opinion fait une focalisation sur le chlordécone, mais il s’agit de la partie émergée de iceberg : la molécule mère se dégrade dans les sols et donne jusqu’à 5 fois plus de produits. Or il n’existe pas de standard pour les produits de dégradation, comme il en existe pour détecter la présence du chlordécone. Cet enjeu fort de la recherche permettra la production d’une nouvelle carte de contamination des sols. Toutefois, la recherche est freinée par un problème de gouvernance administrative et politique.

 

VERS UN FRONT COMMUN DU MOUVEMENT SOCIAL

Lors de la manifestation du 27 mars 2021 à l’initiative du collectif des ouvrières et ouvriers agricoles victimes des pesticides, sa représentante, Cannelle Fourdrinier, s’exprimait à la tribune en leur nom. Ce collectif est né officieusement en septembre 2019, officiellement en décembre 2019, avec une meneuse des grèves des ouvriers agricoles de février 1974. Une délégation à l’Assemblée nationale et au Sénat a rencontré tous les partis politiques, sauf le RN. Un point est satisfait : le dosage du taux de chlordécone dans le sang est gratuit et sans ordonnance. Toutefois, dans le plan chlordécone IV, les grands oubliés restent les ouvriers. Depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui, une soixantaine de produits pesticides ont été utilisés pour la culture de la banane. Une enquête de terrain a été menée par les membres du collectif : 98 % des ouvriers sont malades.

Le collectif demande une reconnaissance de la responsabilité de l’État et des patrons békés, la prise en charge des frais engagés dans le cadre de la maladie, un dépistage tous produits, la mise en place d’une épicerie solidaire pour une alimentation sans pesticides, un centre de recherche et un accompagnement psychologique et diététique, une revalorisation des retraites avec un minimum de 1 000 €, l’exonération de la taxe foncière et un retour des terres aux ouvriers ; s’y ajoutent une dépollution des terres martiniquaises, une réfection du réseau d’eau et une mise à disposition de terres saines.

Alors que Lyannaj Pou Dépolyé Matinik – collectif pour dépolluer la Martinique composé de partis politiques de gauche, syndicats, associations – a construit également ses revendications, l’enjeu est bien de se réunir afin de présenter une plate-forme commune. Les Martiniquais sont unis et déterminés autour de cette cause.

Les rassemblements des 10 et 27 avril 2021, organisés à la maison des syndicats à l’appel de cinquante organisations, ont été l’occasion de dévoiler la plate-forme revendicative dans le domaine agricole.

Elle comporte, en particulier, l’achèvement rapide de l’analyse de tous les sols susceptibles d’être consacrés à l’agriculture et à l’élevage, le déblocage-accélération-simplification des procédures de mise à disposition des terres en friche à des agriculteurs(-trices) privé(e)s de terres, la refonte de la politique agricole commune (PAC) aux agricultures de nos pays très éloignés de l’autosuffisance alimentaire. Mais aussi, plus largement, le développement de l’aide aux alternatives agricoles, le réexamen des marges bénéficiaires des grandes surfaces responsables des prix élevés, la mise en œuvre d’une politique agricole de la collectivité territoriale de Martinique (CTM) ainsi que la mise en place d’un observatoire de la situation des ouvriers(-ières) agricoles.

Après des décennies de lutte, la revendication de justice et de réparation est aujourd’hui portée par pratiquement l’ensemble de la société martiniquaise. Pour reprendre les paroles d’une Martiniquaise entendue dans un rassemblement : « Soit l’État confirme que le mépris des dominants l’emporte sur le droit, soit on tourne le dos au déni. L’heure des lots de consolation est révolue. »

1. Les derniers maîtres de Martinique ? documentaire d’Investigations et Enquêtes, 2009  (https://www.youtube.com/watch?v=4N0OS2f4xVg).

2. « Plan Chlordécone IV : “Insignifiant” ? Peut mieux faire », journal Justice du11 mars 2021.

3. Résultats des travaux de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), devenu avec l’IRSEAT, l’INREA (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) depuis le 1er janvier 2020.

4. Jessica Oublié, Vinciane Lebrun, Nicola Gobbi, KathrineAvraam, préface de Luc Multigner, Tropiques toxiques. Le scandale du chlordécone, coédition Les Escales-Steinkis, Paris, 2020.

5. Collectif des ouvriers agricoles empoisonnés, « Doubout pou réparasyion », journal Justice du 1er avril 2021.

6. « Chlordécone : l’AMSES dépose une plainte contre 5 ex-ministres », journal Justice du 15 avril 2021.

 7. « Chlordécone : quels risques pour la santé des populations aux Antilles ? », webinaire du 3 avril 2021 (https://sw-ke.facebook.com/ComiteMarche98/videos/729175007749901/) organisé par CM 98 (comité Marche 23 mai 1998), Université populaire, en présence d’Emmanuel Gordien, virologue, président du CM 98, Luc Multigner, épidémiologiste, directeur de recherche à l’INSERM, Serge Romana, généticien, fondateur de la fondation Esclavage et Réconciliation, Corinne Jacoby-Koaly, coordinatrice pédagogique.

8. Lien : https://unionfemmesmartinique.com/2020/10/23/chlordecone-les-femmes-les-grandes-oubliees/.

9. « Chlordécone : perspectives de dépollution des sols et détoxification des personnes », webinaire Santé Environnement sans dérogation – Journée nationale sans pesticides, mars 2021.

10. Yohan Liber, Étude des déterminants biologiques de l’absorption de la molécule dechlordécone par la plante, thèse soutenue en décembre 2018, CNRS, UMR 5023, laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés.

REFERENCES

↑1

Les derniers maîtres de Martinique ? documentaire d’Investigations et Enquêtes, 2009  (https://www.youtube.com/watch?v=4N0OS2f4xVg).

↑2

« Plan Chlordécone IV : “Insignifiant” ? Peut mieux faire », journal Justice du11 mars 2021.

↑3

Résultats des travaux de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), devenu avec l’IRSEAT, l’INREA (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) depuis le 1er janvier 2020.

↑4

Jessica Oublié, Vinciane Lebrun, Nicola Gobbi, KathrineAvraam, préface de Luc Multigner, Tropiques toxiques. Le scandale du chlordécone, coédition Les Escales-Steinkis, Paris, 2020.

↑5

Collectif des ouvriers agricoles empoisonnés, « Doubout pou réparasyion », journal Justice du 1er avril 2021.

↑6

« Chlordécone : l’AMSES dépose une plainte contre 5 ex-ministres », journal Justice du 15 avril 2021.

↑7

« Chlordécone : quels risques pour la santé des populations aux Antilles ? », webinaire du 3 avril 2021 (https://sw-ke.facebook.com/ComiteMarche98/videos/729175007749901/) organisé par CM 98 (comité Marche 23 mai 1998), Université populaire, en présence d’Emmanuel Gordien, virologue, président du CM 98, Luc Multigner, épidémiologiste, directeur de recherche à l’INSERM, Serge Romana, généticien, fondateur de la fondation Esclavage et Réconciliation, Corinne Jacoby-Koaly, coordinatrice pédagogique.

↑8

Lien : https://unionfemmesmartinique.com/2020/10/23/chlordecone-les-femmes-les-grandes-oubliees/.

↑9

« Chlordécone : perspectives de dépollution des sols et détoxification des personnes », webinaire Santé Environnement sans dérogation – Journée nationale sans pesticides, mars 2021.

↑10

Yohan Liber, Étude des déterminants biologiques de l’absorption de la molécule dechlordécone par la plante, thèse soutenue en décembre 2018, CNRS, UMR 5023, laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés.

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:34

 

À quelques mois de l’élection présidentielle, toujours propice aux surenchères, les thèmes nationalistes et xénophobes de l’extrême droite structurent une partie du débat médiatique.

 

 

L’identité de la France, de l’Europe serait menacée par des flux migratoires sans contrôle submergeant le continent. La théorie du « grand remplacement », véritable supercherie raciste, serait déjà à l’œuvre, laissant penser que les immigrés se substitueraient à terme aux Français. Il s’agit d’une forfaiture dans la mesure où les migrants ne contribuent que marginalement à la croissance démographique. Sur un autre registre, la théorie du « choc des civilisations » rejette l’altérité tout en stigmatisant l’autre, en suggérant une supériorité, en pointant des distinctions, en fabriquant des affrontements qui n’ont pas lieu d’être dans une période où aucune culture ne peut organiser le monde en ignorant les autres.

L’extrême droite attise les préjugés, les peurs et les mensonges, alors que la mondialisation ouvre une ère d’hypermobilité. Tout est fluidité dans le domaine culturel et économique. Mais le droit à la mobilité est entravé pour les hommes et les femmes au travers de restrictions, de dissuasions et de féroces répressions. Le lieu de naissance les assigne à de formidables inégalités de niveau de vie ou d’accès à la liberté de circulation.

Près de 272 millions d’individus vivent dans un pays différent du leur, soit 3 % de la population mondiale. Ce chiffre augmente au même rythme que la croissance démographique. On est donc loin de la déferlante annoncée. Ces données sont d’une remarquable stabilité, traduisant tout à la fois le caractère structurel des migrations et l’impuissance des politiques à infléchir ces évolutions.

Les migrants quittent leur pays sous la contrainte des inégalités et des violences mais ne viennent pas des pays les plus pauvres ni des catégories les plus démunies. Ils appartiennent à une petite minorité de personnes éduquées et formées, disposant de ressources, alors que les damnés de la Terre sont condamnés à l’immobilité.

Face à ces flux, les pays européens adoptent une politique mortifère de fermeture des frontières avec des conséquences abominables. Depuis 1990, 40 000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée. Cette obsession à contenir les migrants ainsi que le renforcement de Frontex est très coûteuse en argent public. Elle est aussi un juteux business pour les multinationales de la sécurité et de la défense, mais aussi pour les organisations mafieuses de passeurs.

Pour autant, ces politiques s’avèrent totalement inefficaces. Le besoin de migrer est si impérieux que rien n’empêche le passage des frontières. La seule conséquence est de rendre ces migrations plus chères et plus dangereuses.

Cette obstination s’explique par plusieurs facteurs. Fermer les frontières, faire la guerre à l’immigration rassure une frange de l’électorat qui s’arc-boute sur une conception étroite de l’identité. Plus fondamentalement, le système international fonde la souveraineté des États sur des entités territorialisées, limitées par des frontières. Avec la mondialisation, la territorialité et les frontières sont fragilisées, tandis que les migrations modifient quelque peu les compositions démographiques. Dans cette configuration, l’immigration est perçue comme une anomalie ne permettant pas de penser les politiques migratoires. Dans cette perspective, les migrants n’appartiennent pas à notre héritage, ne sont pas intégrables, constituent un coût en vivant aux crochets de la société et en prenant le travail aux Français.

Or toutes les études démontrent que l’apport de l’immigration est positif. Ces hommes et ces femmes sont actifs pour déployer des projets économiques et occupent des emplois dans des domaines utiles où la main-d’œuvre fait souvent défaut. De plus, les politiques hostiles à l’égard des migrants se traduisent par une attractivité moindre de la France et des bénéfices économiques plus faibles que dans les autres pays européens. Cela résulte des discriminations massives qui ont cours dans notre pays dans l’accès à l’emploi, au logement, mais aussi dans le racisme structurel que l’on trouve chez une partie des forces de l’ordre.

Il y a donc urgence à mettre en œuvre une nouvelle politique qui ne distingue plus les migrants économiques, climatiques et les réfugiés dans des catégories qui ne sont plus opérationnelles. En effet, les migrations d’aujourd’hui ne se font plus de manière directe. Elles sont fragmentées pour des motifs qui mêlent à la fois les guerres, le climat, les violences faites aux femmes et l’économie.

La libre circulation des hommes et des femmes doit devenir un droit fondamental permettant de briser le joug des passeurs. Là où ces dispositifs existent, ils ne se traduisent pas par une augmentation massive des migrations. Après une période de rattrapage courte, une phase de stabilisation s’installe. Il faut donc organiser des voies légales et sécurisées des migrations.

Le problème essentiel ne réside donc pas dans l’arrivée des migrants mais dans la crise de l’accueil, de l’asile et les discriminations.
Le Sud de l’Europe (Italie, Grèce, Espagne) sont les pays de « première arrivée », appellent souvent à la solidarité européenne et à modifier les traités de Dublin. L’Allemagne a ouvert ses frontières en 2015 tout comme l’Autriche et la Suède, mais les ont largement refermées maintenant. L’Europe pourrait paraître divisée mais reste unanime sur sa politique d’ « Europe forteresse ».

Pire, l’Europe se défausse des migrants sur d’autres pays comme la Turquie pour externaliser la gestion. Il ne faut pas s’étonner que dans ces conditions, R.T. Erdogan ou A. Loukachenko s’en servent comme élément de chantage.

La déshumanisation des migrants est une honte absolue, alors que la solidarité et la fraternité indispensables devraient être au cœur de la construction européenne afin de ne pas laisser cette identité aux identitaires. C’est le sens du communisme.

Cécile Dumas
responsable-adjoint du secteur international,
chargée des enjeux migratoires
Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international,
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:26

 

Découvrez le 5eme épisode du Vlog de campagne de Fabien Roussel réalisé par Justin Jay

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:24

 

RAPPEL DES FAITS 

Après les annonces de « grande Sécu », les choix budgétaires sont débattus. Quels sont les leviers à actionner pour répondre aux besoins humains ?

 

Un système intégral financé par les cotisations sociales

Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT

 

Notre Sécurité sociale est notre bien commun, elle a démontré encore dernièrement, pendant la pandémie, son rôle majeur pour toute la population. Elle est essentielle en matière de santé, elle nous protège contre tous les risques de la vie, à l’instar des indemnités journalières versées aux familles pour s’occuper des enfants pendant le confinement et la fermeture des écoles.

La CGT propose un projet global de Sécurité sociale intégrale financé par les cotisations sociales, elles-mêmes assises sur les salaires qui rétribuent la force de travail. En cela, elle prend à contre-pied la politique gouvernementale qui allie toujours plus d’exonérations de cotisations (baisse de 6 points de la cotisation patronale d’assurance-maladie jusqu’à 2,5 Smic). La CGT combat l’étatisation de la Sécurité sociale, matérialisée notamment par le remplacement des cotisations par l’impôt, particulièrement avec la contribution sociale généralisée (CSG). C’est d’ailleurs toujours l’objectif d’Olivier Véran à travers son soutien à « une grande Sécu » présentée dernièrement au Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM).

Aujourd’hui, 50 % de ses recettes proviennent de l’impôt et ainsi sont plafonnées dans le cadre du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale – NDLR). C’est justement ce qui accélère le déremboursement de médicaments, une médecine à deux vitesses, la dégradation des conditions de travail des personnels du secteur…

Il faut donc rompre avec cette politique gouvernementale d’austérité budgétaire. La CGT a, en effet, une tout autre ambition, celle de la refonte complète du système de Sécurité sociale, seule en capacité de répondre aux besoins sociaux : se soigner, demeurer en bonne santé, subvenir à l’éducation des enfants, indemniser le chômage, assurer l’autonomie des personnes en situation de handicap et des retraités, améliorer les pensions de retraite et ainsi contribuer au bien-être des salariés et de leurs ayants droit avant, pendant et après la vie active.

Contrairement au discours du gouvernement, qui affirme que la France n’a pas les moyens, notre pays n’a jamais été aussi riche. Ainsi, la fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par sept en vingt ans. Le versement de dividendes aux actionnaires a explosé, le produit intérieur brut a atteint plus de 2000 milliards en 2020, malgré la crise du Covid.

Pour la CGT, la Sécurité sociale intégrale doit être financée par le salaire socialisé, mais le mode de calcul de la part patronale de la cotisation doit être profondément réformé. Il doit favoriser le développement de la masse salariale et non inciter à la réduction des salaires et du nombre de salariés.

Cela passe par une surcotisation pour décourager les contrats de travail précaires. Il faut mettre en œuvre une logique qui pénalise les investissements financiers au profit d’une logique d’investissements productifs, créateurs d’emplois et améliorant les niveaux de qualification et de rémunération, ainsi que les capacités de production dans le respect de l’environnement.

C’est ce qui guide notre proposition d’une réelle mise à contribution sociale, assise sur les intérêts et dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires, à commencer par celles du médicament, ainsi qu’aux souscripteurs d’obligations. La CGT exige aussi la transformation des recettes de la CSG en cotisation sociale.

Il faut immédiatement réaliser l’égalité salariale femmes-hommes. Elle rapportera, à terme, plus de 20 milliards d’euros.

Il est urgent de supprimer les exonérations sociales et élargir les cotisations à tous les éléments de rémunération. Cela rapporterait au minimum 85 milliards d’euros pour financer la Sécu, sans compter le déplafonnement des cotisations, de quoi assurer, par exemple, le retour à une retraite solidaire pleine et entière dès 60 ans. 

 

Faire Le choix d’un haut niveau de protection sociale

Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale de la CFDT

 

 

La protection sociale, c’est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective et solidaire, qui permet à chacun de faire face aux aléas de la vie. Ne pas financer suffisamment la protection sociale, c’est condamner certaines ou certains d’entre nous à faire face seuls à leurs difficultés, c’est accepter qu’ils ne puissent accéder à une bonne santé, à bien vieillir, c’est accepter les inégalités sur nos besoins fondamentaux. Pour la CFDT, c’est inconcevable.

Il faut donc financer, et financer solidairement. La dimension de prévention implique aussi de le faire sur du long terme. Cette nécessité d’articuler solidarité, intérêt général et long terme explique que, depuis toujours, la CFDT attache une très grande importance à l’autonomie du financement de la protection sociale. On le sait, le financement de l’État est, lui, sur un rythme annuel, confronté à une pression budgétaire constante liée à l’écart entre ressources et dépenses publiques. À rapprocher les deux budgets, on soumet le financement de la protection sociale, par nature contracyclique et de long terme, à la convoitise de Bercy, souvent poussé au trop court terme.

Deux éléments nous permettent de garantir cette autonomie : d’une part une gouvernance intégrant, voire constituée par les partenaires sociaux et parties prenantes, d’autre part un financement spécifique et adapté aux caractéristiques des risques couverts.

Ainsi les pensions de retraite, les allocations de chômage et les indemnités journalières qui sont des prestations de nature contributive représentent un salaire différé plus ou moins proportionnel au revenu perçu en période d’activité. Il est donc logique qu’elles soient financées par des cotisations proportionnelles au revenu.

Par ailleurs, accéder à une bonne santé, maintenir son autonomie et permettre aux familles de vivre bien relèvent désormais de droits universels. Leur financement relève de la CSG, qui présente plusieurs avantages : Elle concerne l’essentiel des revenus et les exemptions sont rares, Ses taux sont variables en fonction de la nature des revenus, et Il s’agit d’une ressource clairement affectée à la protection sociale.

Mais financer la protection sociale, c’est aussi être exigeant. C’est refuser par exemple en matière de santé de financer des soins inutiles, c’est avoir le courage politique de poser la question de l’organisation territoriale ou du bon niveau de rétribution des professionnels, entre dépassements d’honoraires excessifs et professionnelles insuffisamment rémunérées. Cela suppose de faire des choix lisibles par les citoyens, posés en termes politiques. Le cycle parlementaire des projets de lois de financement de la Sécurité sociale ne le permet pas vraiment aujourd’hui, en posant les sujets de façon plus budgétaire que politique.

L’État n’a pas seul le monopole de la construction de l’intérêt général. C’est pourquoi il faut concevoir, dans une logique de coopération, l’articulation entre Sécurité sociale et protection sociale complémentaire. C’est pourquoi nous nous opposons à l’élargissement du champ des lois de financement de la Sécurité sociale à l’assurance-chômage ou aux retraites complémentaires où les partenaires sociaux ont fait la preuve de leur pertinence et de leur vision long terme. C’est pourquoi, enfin, le projet d’un 100 % Sécu santé, qui fait table rase des acteurs et d’une construction collective, nous paraît une illusion dangereuse pour les usagers.

La crise renforce l’urgence d’un nouveau financement

Frédéric Boccara, économiste, membre de l’exécutif national du PCF

 

La « grande Sécu » préconisée par Olivier Véran sent l’entourloupe. Elle met au cœur de l’assurance-maladie son financement, mais sans le dire. Le projet est ­présenté comme une disparition des couvertures complémentaires des mutuelles et assurances privées et un remboursement à 100 % par la Sécu. Il se couvre du mot « d’universalité » qui résonne si fort au pays des Lumières.

En réalité, selon les informations qui ont filtré, le remboursement passerait à 100 %, mais pour les seuls produits, actes, voire secteurs, praticiens et établissements considérés comme relevant de ce 100 % ! C’est donc un panier de soins limité. Mais c’est aussi, semble-t-il, booster un secteur de praticiens et d’établissements, à côté du secteur remboursé, où les tarifs seraient non seulement libres, mais aussi non remboursés. Sauf à prendre une assurance privée, devenue alors « supplémentaire ». Rien d’universel donc !

Les dépenses actuellement remboursées par les complémentaires devront être assurées par la Sécu, soit 22 milliards actuellement payés par les ménages pour leur mutuelle ou assurance. Pour assurer ce financement, c’est la CSG, voire la TVA qui sont envisagées ! Toujours par les ménages, donc, et nouvelle éviction des cotisations sociales !

Cette éviction de la cotisation sociale engagée de longue date pose de graves problèmes. On nous dit faire disparaître ainsi 5 milliards d’euros de dépenses de gestion des complémentaires. Cela reste à prouver. Certes, les marges des assurances privées posent problème. Mais on démultiplierait l’ouverture au privé ! Et on instille le poison de la baisse des dépenses et des emplois du système de Sécu comme but !

L’état sanitaire du pays exige une expansion du système. Donc de remettre à plat le financement de la Sécu, d’autant plus que le déficit s’est creusé de plus 35 milliards d’euros avec les remises de cotisations durant la crise. Ce déficit ne doit pas donner lieu à une austérité renforcée ! Or, c’est ce qui est en cours avec le cantonnement de la dette correspondante dans la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) à laquelle la CRDS est affectée.

La création monétaire doit être mobilisée pour rembourser la dette. Il faut en effet de l’air, comme lors de la création de la Sécurité sociale, financée par avances monétaires dès 1946 et après.

Il faut étendre l’assiette aux produits financiers des entreprises et banques (232 milliards d’euros en 2020 et 312 milliards d’euros en 2019) par une cotisation additionnelle. Cela ferait 40 à 60 milliards de recettes supplémentaires immédiates pour l’ensemble des risques de la Sécurité sociale, si on applique un taux moyen patronal de 20 %. Cette idée a grandement progressé à gauche.

La cotisation sociale doit redevenir le cœur du financement, pour réintroduire un lien avec l’entreprise et la création de richesses. Cela implique l’extinction progressive de la CSG. La cotisation doit continuer à être calculée sur la masse salariale et l’on ne doit pas céder au leurre d’une assiette valeur ajoutée.

Mais il faut une modulation pour modifier progressivement et profondément le comportement des entreprises : une modulation du taux patronal à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires, la formation. Celles qui les développent seraient ainsi favorisées et incitées donc à accroître la base de financement, donc aussi les capacités des salariés, potentiel de création de richesses. Cette proposition majeure progresse dans les consciences.

Ensemble, ces différentes propositions constituent le socle de financement d’une réforme de progrès pour un nouvel âge de la Sécurité sociale, indispensable pour relever les défis de notre crise et répondre aux urgences sociales. 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:38

27 et 28 novembre 2021

30ème Fête de l’Humanité Bretagne

Parc expos Lorient Agglomération

 
Il est possible d'acheter la vignette bon de soutien même si vous ne pouvez pas venir à la fête.
 
Les vignettes sont à acheter aux sections PCF du Finistère, au groupe des élus à Brest, au local du PCF 5 rue Henri Moreau à Brest.

 

17 € le pass 2 jours, 12 € la journée

Sur place 20 € et 15 €

Gratuit – 18 ans

Samedi 27 novembre

20h30 Agnès Bihl

22h La Caravane Passe

dimanche 28 novembre

14h Spontus

17hMiossec


 

Espace enfants, cinéma, expos, livres, restauration…

La 30ème édition de la Fête de l’Humanité Bretagne se tiendra à moins de 5 mois de l’élection présidentielle.

Alors qu’Emmanuel Macron est plus que jamais le Président des riches, que l’extrême-droite gagne du terrain, il est de la responsabilité de la gauche de porter une alternative pour un véritable changement.

C’est ce qu’ambitionne le PCF avec Fabien Roussel dont le sens de la candidature est de redonner des couleurs à la gauche en portant haut l’urgence sociale, la réduction des inégalités, la réponse anticapitaliste aux défis climatiques. C’est en retrouvant la voix du peuple que la gauche pourra offrir une perspective qui permette de dépasser le mortifère tête à tête Macron – Le Pen.

La fête de l’Humanité Bretagne raisonnera de ces enjeux, notamment au travers des débats qui y seront proposés :

 

Samedi

14h Quelle Culture dans le monde d’après ?

16h30 Un projet communiste pour l’avenir

15h30 En quoi la commune de Paris dont on commémore les 150 ans cette année a t-elle marqué la société d'aujourd'hui?

18h Reconstruire l’École après Blanquer

18h30 Résister à la montée de l’extrême-droite

Dimanche

11h Ehpad, ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain !

14 h Algues Vertes. Le défi de l’eau en Bretagne

15h Marcel Cachin, un breton émancipé

Dimanche 16h : meeting avec Léon Deffontaines, Secrétaire national de la Jeunesse Communiste, porte-parole de la campagne de Fabien Roussel.

Les expos sur la fête

  • Nicolas Desmarchelier – Bubry (art contemporain)
  • Les Rouges s’affichent

Une exposition qui dit beaucoup de l’empreinte communiste dans l’histoire de la France contemporaine.

  • La Glacière à Lorient

Ce bâtiment historique et emblématique du port de Pêche de Lorient sera t-il détruit ou réhabilité en un «tiers lieu », patrimonial et culturel ?

  • 70 ans de graphisme au service de la paix
  • Les Femmes dans la Commune de Paris 1871
  • Fanny Poussier- Au fil des sens
  • Mouvement Social décembre 1995-décembre 2019

Deux regards croisés sur le mouvement social.

  • « Ils ont vaincu la barbarie nazie ! »
***
 
Le Finistère aura son stand restaurant (Kig Ha Farz/ Pommes de terre-Saucisses de Molène/ Huîtres/ Fruits de mer/ Fars du Pays Bigouden) et bar à la fête! On vous y attend nombreux! Pour nous aider comme bénévole: contact marion.frances.pcf@gmail.com / ou pour nous y retrouver sur la fête tout simplement!
 

La Section PCF du " Canton de Lanmeur " et la Section PCF du " Pays de Morlaix ", organise un car pour se rendre à " la Fête de L'Huma Bretagne " :

Le dimanche 28 novembre 2021 à Lanester, (Parc expo du pays de Lorient 286 RUE ROUGET DE L'ISLE, 56600 LANESTER).

Départ :

Trajet aller :

  • 7H30 PLESTIN LES GREVES (Parking du collège. Parking du Penker)

  • 8H00 LANMEUR (Sur la place)

  • 8H30 MORLAIX (Parking Géant)

  • 9H15 HUELGOAT (A coté Hôtel du lac)

  • 10H45/11H00 LANESTER (Parc expo du pays de Lorient). (L'arrivée à 11H00 est impératif).

Retour : Départ de LANESTER : Après le spectacle (20H00).

(Retour à PLESTIN avec les même arrêts.)

 

Participation pour le car : 12 €

Réservation:

 
30e fête de l'Humanité Bretagne, 27 et 28 novembre - Le programme de débat et de rencontres
30e fête de l'Humanité Bretagne, 27 et 28 novembre - Le programme de débat et de rencontres
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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:38

Jean-Philippe Juin salarié des Fonderies du Poitou présent au rassemblement du 21 novembre

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:37
Samedi 27 novembre, 15h30, à la fête de l'Humanité Bretagne de Lorient - Débat sur la Commune de Paris et son actualité, 150 ans après
Samedi 27 novembre, 15h30, à la fête de l'Humanité Bretagne de Lorient - Débat sur la Commune de Paris et son actualité, 150 ans après
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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:36

 

 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:36

 

Aymeric Seassau membre du CEN du PCF en charge du Travail et des Entreprises

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:35
30e édition de la fête de l'Humanité Bretagne - Ouest-France, Lanester, 26 novembre 2021

Extrait de l’article d’Ouest-France:

« Gérald Carlach, la mémoire de la fête:

Gérald Carlach, membre du PCF depuis 1975, a participé aux premières éditions et n’en a manqué aucune. « J’ai 77 ans, et je suis originaire de Plouhinec (Morbihan). J’étais employé municipal à Lanester, et je m’occupe de toute la logistique avec mon camarade Patrick Le Tutour, chargé du traçage sur le terrain. »


La fête de l’Huma est la grande fête populaire, qui allie débats, concerts, expos; qui croise la démocratie, la culture, la convivialité, la politique; fruit magnifique d’un travail intense et fraternel des camarades.
Retrouvons-nous demain et dimanche pour initier ensemble un avenir juste et plein d’espoir!

30e édition de la fête de l'Humanité Bretagne - Ouest-France, Lanester, 26 novembre 2021
30e édition de la fête de l'Humanité Bretagne - Ouest-France, Lanester, 26 novembre 2021
Interview, toujours sur O.F., de Philippe Jumeau, secrétaire fédéral du PCF 56 et porte-parole du Crac- comité régional (extrait de l’article de R. Garnier):
 
« Nous avons 400 adhérents à jour de cotisations dans le Morbihan. Et 1 610 adhérents (au 20 février dernier) sur l’ensemble de la région. Ce n’est pas négligeable. Il y a eu une érosion, mais c’est à nuancer. Le déficit se trouve surtout dans la tranche des 35-50 ans. Ils ont subi Sarkozy puis Hollande. Et finalement n’ont pas vu de différences. Le chômage a augmenté, les difficultés se sont accumulées, le pouvoir d’achat s’est érodé…
Tout l’enjeu d’une fête comme celle du week-end est de redonner de la visibilité à des engagements fermes et porteurs d’espoir. Ce ne sont pas les questions de sécurité et d’immigration qui prévalent dans l’esprit des gens. Ce qui les préoccupe : c’est leur fin de mois, c’est l’éducation de leurs enfants, c’est de bien se soigner et d’avoir accès à de services publics de proximité. »

Interview complet de Philippe Jumeau dans le Ouest-France: à la fête de l'Humanité de Lanester, la jeunesse est une priorité

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