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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 07:45
Non à l'arme nucléaire - 27-28 janvier 2023 - le CIAN 29 et le Mouvement de la Paix sensibilisent à la nécessité d'interdire l'armement nucléaire à Morlaix - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Non à l'arme nucléaire - 27-28 janvier 2023 - le CIAN 29 et le Mouvement de la Paix sensibilisent à la nécessité d'interdire l'armement nucléaire à Morlaix - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Ce week-end à Morlaix, le CIAN 29 et les comités du Mouvement de la Paix du Finistère ont conjointement organisé 2 événements dans le cadre de l'entrée en vigueur du TIAN : le vendredi 27 janvier une soirée ciné-débat a eu lieu dans les locaux de la Maison du Peuple de Morlaix. Les amis d'EELV, de la CGT, du PC, et les organisateurs ont ensemble regardé le film "Guerre froide : l'homme qui sauva le monde" documentaire de Peter Anthony, un échange d'idées s'est organisé à l'issue de la projection ; samedi 28 janvier un rassemblement était organisé avec distribution de tracts devant la mairie de Morlaix.
Claudine Guéguen
 
(Photo Pierre-Yvon Boisnard, 28 janvier 2023 - le CIAN 29 et le Mouvement de la Paix devant la mairie de Morlaix, dont le Conseil Municipal a demandé à l'Etat la ratification du TIAN en décembre 2021)
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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 05:41

Cette exposition a été présentée pour le grand rassemblement pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff le samedi 21 janvier à la salle Mathurin Méheut de Roscoff, face à la gare.

Elle a été préparée par la CGT Cheminots, et notamment Loïc Le Gall qui a une très grande collection de documents sur l'histoire de la ligne Morlaix-Roscoff.

Merci à la CGT Cheminots et à Loïc d'avoir mis son exposition à la disposition des lecteurs du Chiffon Rouge et du Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff engagé dans le beau combat social, écologique, et de défense du territoire et de ses intérêts pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff.

L'exposition sera présentée à la fête du Viaduc, fête de la section du Parti communiste du pays de Morlaix et de l'association Les Amis du Viaduc, le 1er mai 2023 à Morlaix.

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Roscoff, début XXe- Cette photo de la gare est prise du logement de fonction du chef de gare.

C’est le début du vingtième siècle: deux trains manœuvrent en gare, des wagons stationnent près de  la halle à marchandises, la maison de garde du passage à niveau N° 25 est toute neuve.

Le grand bâtiment sur la droite c’est le dépôt des locomotives. Le château a-t-il été construit plus tard ou est -il caché par la fumée de la locomotive ? 

Sur les hauteurs que des champs.

L’arrivée du chemin de fer au centre de Roscoff va accélérer le développement de la petite station balnéaire.

 

Devant la Gare de Saint-Pol-de-Léon, vers 1900

Devant la Gare de Saint-Pol-de-Léon, vers 1900

Arrivée d'un train venant de Roscoff en gare de Saint-Pol-de-Léon, carte postale ancienne

Arrivée d'un train venant de Roscoff en gare de Saint-Pol-de-Léon, carte postale ancienne

Façade de la Gare de Roscoff - Carte postale ancienne (collection Loïc Le Gall)

Façade de la Gare de Roscoff - Carte postale ancienne (collection Loïc Le Gall)

Roscoff - La Gare et les voies - Collection Loïc Le Gall

Roscoff - La Gare et les voies - Collection Loïc Le Gall

Arbre de Noël chez les Cheminots de Saint-Pol-de-Léon - 1949

Arbre de Noël chez les Cheminots de Saint-Pol-de-Léon - 1949

Gare de Saint-Pol-de-Léon dans les années 1950 - Photo La Vie du Rail

Gare de Saint-Pol-de-Léon dans les années 1950 - Photo La Vie du Rail

1946 141 C- dépôt de Morlaix. Départ en retraite de Pierre Beaumanoir, chauffeur, François Paugam, M. Marie, chef dépôt, Callac, chef de train

1946 141 C- dépôt de Morlaix. Départ en retraite de Pierre Beaumanoir, chauffeur, François Paugam, M. Marie, chef dépôt, Callac, chef de train

Départ en retraite d'un roulant voie 8 en gare de Morlaix, à gauche "M. et Mme François Paugam" (François Paugam leader de la CGT et du Parti communiste à Morlaix dans les années de Libération et 50-60), Fr Limpaler, P. Petibon, L. Spagnol, L. Beaumanoir, Lampiste Gueheneux, chauffeur

Départ en retraite d'un roulant voie 8 en gare de Morlaix, à gauche "M. et Mme François Paugam" (François Paugam leader de la CGT et du Parti communiste à Morlaix dans les années de Libération et 50-60), Fr Limpaler, P. Petibon, L. Spagnol, L. Beaumanoir, Lampiste Gueheneux, chauffeur

Le train omnibus Roscoff-Morlaix rentre de Saint-Pol-de-Léon remorqué

Le train omnibus Roscoff-Morlaix rentre de Saint-Pol-de-Léon remorqué

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Profil de la ligne Morlaix Roscoff.

Départ de Morlaix KM 00

A droite : les voies de garage (en général marchandises) et l’embranchement pour descendre au port de Morlaix avec trois files de rails, les trains à écartement normal (1,435) et les trains du réseau Breton (écartement de 1m).

Ils desservent la gare de Morlaix bassins (aujourd’hui place Edmond Puyo). Le dernier train qui a desservi le port de Morlaix a circulé en 1970, mais pendant encore quelques années la SNCF livrait des citernes de gaz à GDF et des matériaux de construction chez SLM.

Sur la gauche : le dépôt de la gare de Morlaix avec sa remise à machines, ses voies et  la plaque tournante pour les machines à vapeur.

La gare de Morlaix emploie à cette époque plus de 300 personnes.

La bifurcation sur Roscoff se situe sur la commune de St Martin des Champs à 2,5 km de Morlaix.

Après un parcours accidenté nous arrivons en gare de Taulé – Henvic, puis c’est la petite halte de Carantec -Henvic avant de descendre vers le pont de la Penzé, après c’est la montée vers la gare de Plouénan Kerlaudy, puis c’est la descente vers la gare de St Pol de Léon ( première gare d’expéditions de légumes en France) et gare origine du train départemental qui allait sur Brest en passant par la côte. 

Avant d’arriver à Roscoff - superbe vue sur l’île Callot, la baie de Morlaix , le jardin exotique.

C’est l’arrivée en gare de Roscoff . Ravissante petite gare terminus avec sa Marquise aujourd’hui classée. Cette gare dispose de voies de chargement  et d’un petit dépôt pour locomotives , un château d’eau pour alimenter les machines à vapeur et une grande fosse de visite pour les machines. Il y a même un corps de garde pour les agents qui dorment sur place et qui assurent le premier train du matin.

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon

Vue aérienne de la Gare de Roscoff ( l'express de Paris est en ligne)

Vue aérienne de la Gare de Roscoff ( l'express de Paris est en ligne)

Vue aérienne de la Gare de Roscoff

Vue aérienne de la Gare de Roscoff

Le train à Roscoff en 2016 (Photo Loïc Le Gall)

Le train à Roscoff en 2016 (Photo Loïc Le Gall)

Le train à Roscoff en 2016 (Photo Loïc Le Gall)

Le train à Roscoff en 2016 (Photo Loïc Le Gall)

Le train à Roscoff en 2016 (Photo Loïc Le Gall)

Le train à Roscoff en 2016 (Photo Loïc Le Gall)

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Roscoff, Photo prise au début des années 1970. C’est le dépôt de la gare, sur la gauche, un petit corps de garde pour les agents qui passent la nuit à Roscoff , afin d'assurer les trains du matin.

Derrière, un château d’eau pour alimenter les machines à vapeur.

Dans le fond du dépôt, un butoir.

Près de la voie au butoir une manche à eau pour remplir les soutes  des machines à vapeur.

Au fond de la gare stationne un autorail Renault également appelé « Picasso » par les cheminots . Un seul poste de conduite pour cet autorail, il est situé au dessus de la soute à bagages. A l’avant de ce Picasso le voyageur bénéficie d’une vue imprenable sur la voie et le paysage.

A droite, une potence, une roue et un contre-poids, c’est une aide pour la transmission mécanique des signaux d’entrée et de  sortie de la gare. Il y avait un signal situé au niveau du jardin exotique. 

Sur la droite stationne le train direct Roscoff Paris composé de quatre voitures  dont deux voitures couchettes.

Derrière la rame pour Paris, c’est la halle marchandise encore debout aujourd’hui.

 

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

St Pol de Léon,

Un wagon frigorifique STEF est garé en attente de chargement.

Il existe trois grands propriétaires de wagons frigos (STEF, Interfrigo et Millet)

Pendant la forte période d’expéditions de choux- fleurs, on reçoit un train complet de wagons frigorifiques.

Ils sont en général regroupés et glacés à St Brieuc où ils sont dotés de gros pains de glace d’environ 1m de long sur 40cm d’épaisseur.

Souvent, un wagon frigorifique est garé sur une voie, il est rempli de ces blocs de glace qui servent de réserve.

Les compartiments où sont stockés les pains de glaces sont situés à chaque extrémité du Wagon.

C’est en quelque sorte l’ancêtre du froid humide.

 

Equipe de manoeuvres sur la ligne Morlaix-Roscoff en 1971

Equipe de manoeuvres sur la ligne Morlaix-Roscoff en 1971

St Pol de Léon, début des années 70 -Une équipe de cheminots fait la pose pour la photo souvenir. On distingue le clocher du Kreisker dans le fond.

Une locomotive puissante de type 63 000 spécialement dédiée à la manœuvre des wagons et une équipe de tractionnaires sont détachés du dépôt traction de Rennes pendant la forte période d’expédition des wagons de légumes.

Certains jours, plus de 300 wagons sont expédiés de la gare léonarde, certains trains complets sont directs vers l’Allemagne. Les départ sont en soirée et l’arrivée le lendemain matin à la frontière Allemande ils sont prioritaires sur les trains de voyageurs et roulent toute la nuit avec changement d’équipes de conduite et de machines en cours de route. Ce sont les TEEM (trans europ express marchandises)

Les écritures pour la douane sont placées en tête du premier wagon de la rame dans une boite métallique spécialement dédiée à cet effet.

 

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon (1972)

Vue aérienne de la gare de Saint-Pol-de-Léon (1972)

Vue aérienne de la gare de St Pol de Léon en 1972.

De gauche à droite : les établissements Sévère expéditeurs.

La voie qui longe les entrepôts  est un embranchement qui leur appartient. La voie d’en face sert également de voie de chargement lors des périodes de fortes expéditions.

Le bâtiment voyageurs (en langage cheminot le BV) principalement dédié aux voyageurs.

Au rez de chaussée, la salle des pas perdus ainsi qu’un guichet pour la vente des billets, l’expédition des bagages accompagnés et des colis express (fleurs de Kerisnel, colis de marée etc..)

Près des guichets il y a un petit central téléphonique.

Il y a également le bureau du chef de gare ainsi que le bureau de son adjoint,  ces deux bureaux s’ouvrent sur le quai afin d’être en contact avec la vie de la gare.

A l’étage du bâtiment, c’est le logement de fonction du chef de gare.

A côté du BV,  le corps de garde où dorment les mécaniciens, les chauffeurs et les agents des trains qui ont travaillé de nuit. Ce corps de garde dispose aussi d’une salle à manger ainsi qu’une petite cuisine.

Puis les deux voies : la voie principale et la voie déviée, toutes les deux disposent d’un quai voyageurs.

Viennent ensuite les voies de garage des wagons et les voies de chargement.

On arrive à la grande Halle : elle dispose d’un quai haut qui permet de charger les wagons au même niveau.

Sous la halle, plusieurs métiers :

une réception pour la clientèle marchandises, un centre de taxation wagons, une équipe chargée de confectionner les étiquettes d’expédition des wagons (France et Europe). Cette équipe est également chargée d’aller apposer les étiquettes sur les wagons et de vérifier si les  manettes de freinage sont bien disposées et  vérifier que le train est près pour le départ.

La caisse principale de la gare se situe sous la halle ainsi que la comptabilité.

Suivent toutes les voies de chargement.

En bas de la photo, la maison de garde du passage à niveau aux barrières manuelles, à côté de la maison de garde, une petite guérite pour les agents qui remplacent le ou la titulaire.

On distingue également un château d’eau, vestige de la traction à vapeur. A-t il servi pour le petit train qui partait de St Pol pour rejoindre Brest en passant par la côte ? Il a certainement servi pour les dernière machines à vapeur qui ont circulé sur le pays de Morlaix en 1970.

On distincte également des petites maisons occupées par des expéditeurs, les contrôleurs des douanes (pour les expéditions à l’étranger)

Loïc Le Gall

Publicité parue dans l'Ouest-Eclair en 1938. La SNCF et le Réseau breton se concertent pour vendre des billets à prix réduit pour aller à la mer.

Publicité parue dans l'Ouest-Eclair en 1938. La SNCF et le Réseau breton se concertent pour vendre des billets à prix réduit pour aller à la mer.

Origine et bifurcation de la ligne Morlaix Roscoff

Origine et bifurcation de la ligne Morlaix Roscoff

Gare de Henvic-Carantec au passage

Gare de Henvic-Carantec au passage

X 2100 - En gare de Henvic-Carantec

X 2100 - En gare de Henvic-Carantec

Passage à niveau n°4 sur la ligne Morlaix Roscoff

Passage à niveau n°4 sur la ligne Morlaix Roscoff

Passage à niveau de la gare de Plouénan Kerlaudy

Passage à niveau de la gare de Plouénan Kerlaudy

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

1972 vue aérienne de la gare de Roscoff

Un autorail Renault Picasso est garé sur la voie du milieu en gare. Le dépôt est toujours là avec son château d’eau et son dortoir. (Corps de garde)

Le jardin du chef de gare est taillé au cordeau ;

C’est l’été, la rame du Roscoff Paris est garée sur la voie de gauche, toujours quatre voitures. Les agents de la gare sont chargés, à l’arrivée du train du matin de récupérer les draps housse, les couvertures et les oreillers, faire la visite complète du train afin de vérifier si des voyageurs distraits n’ont pas oublié ou égaré des affaires personnelles.

Dès le début de l’après midi, c’est le mouvement inverse, on regarnit les couchettes (draps, couvertures,oreillers). On regarde s’il faut rajouter de l’eau pour les WC ou les lavabos et on garnit les toilettes de papier et serviettes.

La rame pour la capitale est entièrement lavée intérieurement et extérieurement. A Guingamp, on se raccordera sur la rame venant de Lannion et à Rennes sur celle de St Malo pour une arrivée à Paris Montparnasse vers 7 Heures.

Le trafic marchandise est encore florissant au regard des wagons stationnés.

On remarque (difficilement) une petite grue à côté de la halle.

La maison de garde du passage à niveau N° 25 est toujours debout.

Chargement des wagons à l'époque de l'Amoco Cadiz à la gare de Roscoff

Chargement des wagons à l'époque de l'Amoco Cadiz à la gare de Roscoff

Chargement des wagons à l'époque de l'Amoco Cadiz à la gare de Roscoff

Chargement des wagons à l'époque de l'Amoco Cadiz à la gare de Roscoff

Mars 1978

C’est la catastrophe de l’AMOCO-CADIZ.

Le pétrole se répand sur la côte Nord-Bretagne.

Roscoff  et les environs ne sont pas épargnés. Partout dans le Léon, la population est à pied d’œuvre, il faut effacer au plus vite cette tragédie. Alors, ben, le pétrole, on le ramasse comme on peut. Les pelles, les seaux, les poubelles, les tonnes à lisier, les camions citernes sont au travail.

Mais que faire de ce pétrole ? Il faut le dégager au plus vite.

La gare de Roscoff est idéalement placée en bord de mer. Elle va réceptionner des wagons citernes qui seront stationnés sur la voie de débord. Ils seront remplis au fur et à mesure de l’arrivée des camions et le pétrole récupéré sera acheminé vers les raffineries du Grand Ouest

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Années 1980

Chargement de choux-fleur en gare de St Pol de Léon.

Nouvelle méthode avec une passerelle.

Derrière un chargement à l’ancienne ( le camion collé au wagon). Ce wagon qui n’est pas frigorifique, dispose  d’un toit blanc, cela permet de gagner quelques degrés.

En bas à gauche, sur le wagon le porte-étiquettes pour apposer les écritures d’expédition ainsi que son numéro

Chargement des choux fleurs en gare de Roscoff - Archives Guyader

Chargement des choux fleurs en gare de Roscoff - Archives Guyader

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

1995 - Une équipe du service d’entretien de la voie basée à Morlaix s’affaire au ripage de la voie principale.

Après plusieurs passages de trains, toute la structure peut se déplacer.

C’est le cas ici.

Il faut donc remettre la voie sur son emplacement initial.

Le travail s’effectue à l’aide d’une lourde barre d’acier appelée « pince à riper ».

Les agents glissent la barre sous le rail et, sur ordre (à la voix ou au sifflet), ils déplacent l’ensemble de la voie ferrée.

Pour que le travail soit bien fait, l’action doit être menée en parfaite synchronisation.

Dans les années 1960, il existait deux brigades sur la ligne Morlaix-Roscoff. Une à Taulé avec un canton allant de la bifur de Roscoff au pont sur la Penzé et une autre  à St Pol de Léon avec un canton allant du pont de la Penzé à Roscoff.

Ils y avait également 25 P.N. gardés manuellement.

Poste d'aiguillage de la gare de Saint-Pol-de-Léon - Manoeuvre des aiguilles

Poste d'aiguillage de la gare de Saint-Pol-de-Léon - Manoeuvre des aiguilles

Poste d'aiguillage de la gare de Saint-Pol-de-Léon

Poste d'aiguillage de la gare de Saint-Pol-de-Léon

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

22 mai 1993

L’autorail touristique fait un arrêt en gare de St Pol de Léon. Les passagers se précipitent à l’extérieur pour découvrir la gare, faire quelques photos en espérant trouver des vestiges de la plus grande gare d’expéditions de légumes de France. Il faut faire vite, l’arrêt n’est que de cinq minutes.

La marquise est toujours debout, elle est en acier et les piliers sont en fonte.

Tout comme à Roscoff ses piliers sont creux, ils servent de gouttières .

Il y a encore un agent en gare. Il assure la circulation des trains et la vente des billets.

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

22 mai 1993

Photo insolite en gare de Roscoff, les trois voies sont occupées : Un autorail touristique Renault Picasso affrétée par une association du centre de la France découvre la Bretagne en autorail.

Sur la voie du milieu l’x 2100 qui assure le train régulier Roscoff Morlaix est garée  en attente du départ vers Morlaix de l’autorail touristique.

Sur la voie de droite un wagon de marchandise aujourd’hui détruit .

Un wagon à marchandise à deux essieux finit sa carrière en gare de Roscoff. Ce wagon  était remisé en gare et servait pour entreposer divers matériel.

Après la guerre pour la reconstruction du pays, il manque plus de 200 000 wagons au réseau national . Dans cadre du plan Marschal les États Unis  fournissent au pays des wagons de marchandises de ce type , le pays ruiné n’ayant pas assez d’usines en état de marche pour en fabriquer.

Août 1997

Août 1997

Août 1997

 

Cet autorail de type X4500 est un autorail bi-caisses, également appellé « caravelle ». Ils ont circulé de 1963 à 2010, c’est un automoteur qui circule au diésel.

Constructeur : ANF (ateliers du Nord de la France)

Puissance : environ 450 chevaux

poids : 57 tonnes

Places : de 133 à 141 places

vitesse : 120 km/h

Une cabine de conduite à chaque extrémité

2 types de moteurs : Poyaud construit à Surgères en Charente Maritime ou Saurer construit au Creusot en saône et Loire

La prestation touristique « A fer et à flots » qui a duré 20 ans, a commencé en 1999 avec ce type d’autorail.

Les baies vitrées étaient très grandes, on s’approchait d’un autorail touristique.

Plus tard, l’arrivée des X73500 correspondait parfaitement aux besoins des touristes grâce a leurs grandes ouvertures.

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots
La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Mai 1999

Roger Denis, chef de gare de Roscoff  pendant 26 ans prend sa retraite. Originaire de Plouégat-Moysan, il démarre sa carrière en 1959 en gare de Plouigneau.

De 1962 à 1973, il est nommé à Lannion avant de prendre son poste à Roscoff.

Sur la photo, il donne son dernier départ de train, mais c’est aussi un départ pour une nouvelle vie.

Il restera quelques années encore dans le logement de fonction avant d’aller habiter Brest.

Comme de coutume, les copains cheminots s’étaient déplacés pour son dernier jour de travail.

Au départ du dernier train, des pétards posés sur le rail explosent faisant beaucoup de bruit (cela fait partie des  traditions cheminotes)

Explosion de pétards pour le dernier jour de travail de Roger Denis (Photo Loïc Le Gall)

Explosion de pétards pour le dernier jour de travail de Roger Denis (Photo Loïc Le Gall)

Véhicule d'auscultation près des voies au départ

Véhicule d'auscultation près des voies au départ

Véhicule d'auscultation des voies - 2002

Véhicule d'auscultation des voies - 2002

17 juin 2004

Dernier départ de train donné à Roscoff par le dernier chef de gare en poste (Pascal Le Dluz)

On raye définitivement le rôle du chef de gare qui officiait depuis le 10 juin 1883, soit 121 années presque jour pour jour.

Désormais, l’agent de la gare n’assure plus aucune fonction de sécurité. L’autorisation de départ est donnée par le poste d’aiguillage de Morlaix. II n’y a plus aucun signal ni aucune installation de sécurité en gare de Roscoff.

Ce jour- là, plusieurs copains cheminots sont venus symboliquement assister au dernier départ donné par le chef de gare.

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots
Sur le pont ferroviaire de la Penzé ( Reportage Loïc Le Gall - 2004)

Sur le pont ferroviaire de la Penzé ( Reportage Loïc Le Gall - 2004)

Sur le pont ferroviaire de la Penzé ( Reportage Loïc Le Gall - 2004)

Sur le pont ferroviaire de la Penzé ( Reportage Loïc Le Gall - 2004)

Plan de consolidation du Viaduc de la Penzé (1928)

Plan de consolidation du Viaduc de la Penzé (1928)

Sous le tablier du Pont de la Penzé (photo Loïc Le Gall)

Sous le tablier du Pont de la Penzé (photo Loïc Le Gall)

Sur le pont ferroviaire de la Penzé ( Reportage Loïc Le Gall - 2004)

Sur le pont ferroviaire de la Penzé ( Reportage Loïc Le Gall - 2004)

Pont de la Penzé  km 15 de la ligne Morlaix-Roscoff

Novembre 2004, une équipe venue de Caen, spécialisée dans l’entretien et la réfection des ponts métalliques  change les rivets à l’ancienne méthode.

Les rivets sont chauffés à blanc dans une petite forge fonctionnant au gaz puis ils sont sertis à chaud .

L’ouvrier est sous le tablier du pont et bloque le rivet pendant que son collègue du dessus va sertir le rivet au moyen d’un marteau pneumatique.

A Caen ce service n’existe plus aujourd’hui.

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

En 2004

Le service d’entretien du pont de la Penzé, détecte un nombre important de pièces métalliques défectueuses.

Le nombre de pièces à changer est suffisant pour déplacer une équipe spécialisée dans la réfection des ponts métalliques.

Cette équipe est basée à Caen, elle remplace toutes les pièces dans les règles de l’art (à l’ancienne).

Tous les rivets fatigués sont remplacés.

Les rivets neufs sont passés à la forge, chauffés à blanc et rivetés.

(Ce service n’existe plus aujourd’hui.)

Sur la photo, le cheminot est sous le tablier du pont, le rivet incandécent est mis en place par cet agent, il bloque le rivet à l’aide d’une barre métallique et son collègue resté sur le tablier mate le rivet à l’aide d’un marteau pneumatique.

L’agent qui est sous le tablier, travaille dans un espace confiné. Il est équipé d’un casque de protection pour les yeux et la respiration.

La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots
La ligne Morlaix-Roscoff à travers l'histoire - Exposition photos et commentaire Loïc Le Gall - CGT Cheminots

29 novembre 2004

L’autorail X73597 qui assure le trajet Morlaix Roscoff traverse  le pont de la Penzé , elle se dirige vers Roscoff.

Le pont est en travaux, il faut changer des pièces métalliques datant de l’origine du pont, elle sont bien rouillées, on les remplace par des pièces identiques mais galvanisées, elles sont serties à l’ancienne (avec des rivets posés à chaud)

Des bouteilles de gaz alimentant la forge sont disposées sur le tablier.

Les deux feux rouges indiquent aux agents des gares que c’est le dernier véhicule du train.

On imagine le travail effectué pour poser tous les rivets du pont ( la soudure n’existait pas à l’époque).

Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff (Photo Loïc Le Gall)

Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff (Photo Loïc Le Gall)

Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff (Photo Loïc Le Gall)

Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff (Photo Loïc Le Gall)

Autorail touristique Renault sur la ligne Morlaix Roscoff (Photo Loïc Le Gall)

Autorail touristique Renault sur la ligne Morlaix Roscoff (Photo Loïc Le Gall)

En Gare de Roscoff

En Gare de Roscoff

En gare de Roscoff

En gare de Roscoff

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 06:38
Décès de notre camarade du Pays Bigouden - ses obsèques auront lieu à Quimper ce 30 janvier 2023
Nous avons eu la tristesse d’apprendre le décès il y a quelques jours de notre camarade Maxime Le Brun.

Un hommage aura lieu lundi 30 janvier, à 13h30, au crématorium de Quimper.

Maxime Le Brun qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste. C’est un ancien marin-pêcheur, qui a été aussi éducateur. Né en résistance. car son père, Jean Le Brun, ancien maire du Guilvinec, était à l’époque un résistant très actif. il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste émetteur avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41…
Maxime était un bébé de la Résistance: la direction clandestine sachant que son père était un radio venu chercher un émetteur à Paris au retour les allemands contrôlent les identités à Quimper heureusement ses parents avaient caché l’appareil dans le landau sous Maxime.

Jean Le Brun a contribué de sauver du four crématoire Marcel Dassault, aussi l’un de ses fils vient régulièrement chez Maxime.
 
La fédération du PCF Finistère exprime sa peine par rapport au décès de notre camarade, sa sympathie pour sa famille, ses amis, ses proches, et sa reconnaissance pour son engagement au service des idées communistes de partage et de justice sociale.
 
 
Sur la photo en pièce jointe à droite Maxime Le Brun (au côté de Claude de Lunardo le 23 février 2019 au Banquet du PCF Pays Bigouden au Guilvinec)
Décès de notre camarade du Pays Bigouden - ses obsèques auront lieu à Quimper ce 30 janvier 2023
Maxime Le Brun, à droite, qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste, ancien éducateur spécialisé, ancien marin-pêcheur, né en résistance. Son père, Jean Le Brun, maire du Guilvinec jusqu’en 1983, fut radio sur les cargos. Communiste, il aida à acheminer des armes à l’Espagne Républicaine et avec un poste émetteur remis par la France Libre, il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41, alors tout bébé. Dénoncé, Jean Le Brun fut déporté à Buchenwald où il intégra la résistance du camp. On lui doit notamment d’avoir protégé et sauvé Marcel Bloch (Marcel Dassault) selon la décision prise par le Parti communiste clandestin pour la reconstruction de la France.
Jean Le Brun, animateur du journal Le Travailleur Bigouden avec Jean Kervision et Gaston Balliot, fut, aux dires mêmes du maire actuel du Guilvinec, de droite, un super maire, très humain, très respecté pour ses valeurs, sa proximité, son exemplarité, en plus d’être un héros de la résistance.
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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 06:34
Les adhérents communistes du Finistère choisissent la ligne de Fabien Roussel (Ouest-France, 30 janvier 2023)
Les adhérents communistes du Finistère choisissent la ligne de Fabien Roussel

Ouest-France, 29 janvier 2023

À une large majorité, les adhérents finistériens du PCF ont choisi de voter pour le texte porté par le secrétaire national Fabien Roussel et le Conseil national du PCF, « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux ».

Les 27, 28 et 29 janvier 2023, les 519 adhérents à jour de cotisation (sur 860 adhérents) de la fédération du Finistère du Parti communiste français (PCF) étaient appelés à voter pour choisir leur texte d’orientation politique dans le cadre de leur prochain congrès, prévu à Marseille du 7 au 10 avril, le congrès départemental du PCF Finistère ayant lui lieu à Pont-de-Buis le 26 mars.

Avec 85,9 % des voix exprimées, les adhérents finistériens du PCF ont choisi de voter pour le texte porté par le secrétaire national Fabien Roussel et le Conseil national du PCF, L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux. « Ce texte affirme l’actualité brûlante du projet communiste pour une civilisation nouvelle, fondée sur le développement des capacités humaines, en harmonie avec la Terre, et passant par une révolution dans l’économie pour vaincre la résistance du capital, et dans l’écologie ainsi que dans les relations entre êtres humains », décrit le PCF dans un communiqué.

Le texte alternatif L’urgence du communisme, recueille, lui, 14 % des voix exprimées dans la fédération du Finistère.

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 06:29
Les communistes optent pour la continuité: Avec 81,92 % des voix, une majorité d’adhérents du PCF ont choisi, en vue de leur congrès, le texte d’orientation proposé par la direction actuelle emmenée par Fabien Roussel (L'Humanité, 29 janvier 2023)
Les communistes optent pour la continuité

Gauche Avec 81,92 % des voix, une majorité d’adhérents du PCF ont choisi, en vue de leur congrès, le texte d’orientation proposé par la direction actuelle emmenée par Fabien Roussel plutôt que la proposition alternative.

Publié le
Dimanche 29 Janvier 2023
 
Pas de séisme en vue au PCF. Appelés à voter ce week-end pour choisir leur texte d’orientation dans la perspective de leur congrès à Marseille début avril, les communistes se sont prononcés à 81,92 % des suffrages exprimés en faveur de la « base commune de discussion » proposée par la direction actuelle. Contrairement au dernier congrès de 2018, où trois textes alternatifs avaient été déposés et où l’un d’eux l’avait emporté pour la première fois de l’histoire de la formation, une seule proposition alternative était cette fois en lice – signé à la fois par les anciens secrétaires nationaux Pierre Laurent et Marie-George Buffet, des parlementaires comme Elsa Faucillon ou Stéphane Peu, des maires, des responsables locaux, et soutenu au total par un millier de militants. Ce texte, intitulé « Urgence de communisme – ensemble pour des victoires populaires », recueille 18,08 % face à « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux », adopté en décembre dernier par le conseil national (CN) du PCF et soutenu par son secrétaire national, Fabien Roussel. En quatre ans, la majorité du candidat à la présidentielle s'est renforcée avec le renfort de certaines fédérations importantes comme celles des Bouches-du-Rhône (87 % pour le texte du CN), de la Gironde (92 %) ou des Hauts-de-Seine (66 %) tandis que la participation au vote s'est élevée à 70,79 %.

Parmi les 42 000 adhérents à jour de cotisations qui pouvaient participer au scrutin, Eugénie Graf et Michel Cucheval ont poussé la porte du local du PCF de Lille (Nord) vendredi soir, sur le coup de 17 heures. Ici, le texte du conseil national « au regard des discussions » avait de bonnes chances d’être « majoritaire dans la fédération », selon les pronostics de la secrétaire départementale du Nord, Karine Trottein. Et c’est l’option qu’ont choisie les deux militants, qui ont glissé leur propre bulletin dans l’urne après avoir confié les neuf enveloppes de vote par correspondance collectées dans l’après-midi dans leur cellule de Lomme, commune associée à Lille. La principale motivation de leur choix ? La question stratégique, sur laquelle les deux textes ne proposaient pas la même démarche, en particulier vis-à-vis de la coalition de gauche formée aux législatives.

« La Nupes est certainement un bon outil entre les mains des parlementaires pour harmoniser les votes de la gauche, mais sa création ne s’est pas faite avec la population », pense Michel Cucheval. « Enclencher un mouvement majoritaire et créer un rapport de forces doit se faire avec les victimes du capitalisme, poursuit ce prof de maths à la retraite, membre du PCF depuis 1973. Cela suppose un renforcement de l’activité du parti, essentiellement pour convaincre les abstentionnistes de voter et les électeurs du RN de revoir leur position. Cela prendra du temps et de l’énergie, mais c’est la seule voie. »

De son côté, Eugénie Graf, salariée en invalidité dans un centre d’appels, voit dans la Nupes « un outil ponctuel pour l’élection »  : « Je ne tiens pas à ce que le PCF y fonde son identité. Notre projet économique est cohérent, ce que je ne retrouve pas dans d’autres formations. Le nucléaire est aussi un point de divergence. Et la valeur travail, à mon avis, est importante. Je ne suis pas contre le droit à la paresse, mais une fois qu’on a le travail. » Parmi les 87 inscrits de ce bureau, Martine Devynck, qui a longtemps travaillé à la mairie de Lille, fait à son tour son entrée. Elle vote également pour le premier texte, pas convaincue par « l’urgence » revendiquée par le projet alternatif, mais elle confie aussi quelques critiques. « Nous ne sommes pas les meilleurs, nous avons fait des erreurs. Sur le féminisme, les violences exercées contre les femmes, nous avons longtemps été à côté de la plaque. La prise de conscience vient un peu tard », estime-t-elle.

Apporter « une perspective à la colère de tous ces gens dégoûtés de la politique »

Autant de questions qui ont également traversé les échanges des communistes du 20e arrondissement parisien, réunis pour un débat de près de deux heures jeudi soir avant que sonne l’heure du vote. À la tribune improvisée, la responsable locale Raphaëlle Primet présente le texte du conseil national, qu’elle soutient, parce qu’il s’agit notamment, à ses yeux, d’être « à la fois unitaire et de mener le rapport de forces », pour apporter « une perspective à la colère de tous ces gens dégoûtés de la politique ». À ses côtés, l'ancien secrétaire national Pierre Laurent, adhérent de la section, défend la démarche d’« Urgence de communisme ». « Bien que la société se pose la question du dépassement du capitalisme, notre niveau d’influence reste bas. C’est le grand paradoxe de la période. L’idée de communisme a été abîmée par le XXe siècle, nous devons en porter une vision nouvelle et la faire vivre au présent », expose-t-il, insistant sur le rassemblement, car, à défaut, « nous risquons soit que perdure la politique de Macron, soit la victoire du RN ».

Un point qui anime le débat. Dans la salle, Boris se dit ainsi favorable au texte du conseil national notamment parce qu’il « parle beaucoup plus de comment convaincre les gens plutôt que d’alliances », celles-ci condamnant à « toujours être pris dans la logique du vote utile », selon lui. « La situation est tellement urgente qu’on n’est pas dans une configuration où on peut se payer le luxe de se poser la question d’avoir un candidat à chaque fois et faire, peut-être, 5 % », estime, pour sa part, Charlotte, qui n’a envie ni « de se faire bouffer par FI », ni « d’un repli sur nous-mêmes ».

Partisans d’un texte ou de l’autre, les militants pointent aussi des questions à approfondir. À l’instar de Nicolas, qui a choisi – comme près de 75 % des 129 votants de la section – le texte de la direction, qu’il estime porteur d’« une ambition à poursuivre avec enfin une visibilité » du PCF, mais qui voudrait voir davantage interrogé « le projet de société : quelles transformations de l’économie, quels nouveaux rapports de production, et comment on franchit le cap pour les obtenir ».

S’il affirme une orientation, le vote de ce week-end ne clôt pas les débats. La « base commune de discussion » choisie par les adhérents du PCF doit désormais être amendée d’abord dans les sections, puis les fédérations, courant mars, et enfin à Marseille début avril. D’ici là, un autre chantier doit s’ouvrir dès le week-end prochain avec un nouveau conseil national, notamment consacré à la révision des statuts du Parti.

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 21:10
Résultats du vote sur la base commune dans la section du pays de Morlaix
Résultats du vote sur la base commune dans la section du pays de Morlaix

 

Résultats du vote transmis à 12h le 29 janvier 2023

COTISANTS à jour de la Section du pays de Morlaix

désormais fusionnée avec la section de Roscoff: 93 camarades

Participants au vote: 62 camarades: 66,66%

1 nul - 1 blanc

60 exprimés

 

Texte 1 Projet de base commune du CN

« Ambition communiste pour de nouveaux jours heureux »: 56 (93,3%)

 

Texte alternatif "Urgence du communisme"

« Urgence de communisme »: 4 (6,67%)

 

Merci à tous les participants au vote et ceux qui ont tenu les permanences, contribué à la bonne participation et dépouillé le vote dans la section de Morlaix, ainsi qu'aux participants au bon débat que nous avons eu le vendredi 27 janvier.

***

La section PCF voisine du pays de Lanmeur a eu 10 votants sur 13 adhérents cotisants à jour et 100% de vote (10 voix) pour le Projet de base commune du CN

« Ambition communiste pour de nouveaux jours heureux »

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 20:23
Quelques documents témoignages du terrible bombardement du 29 janvier 1943 (+ 80 victimes) transmis par Loïc Le Gall, avec les dégâts sur le Viaduc

Quelques documents témoignages du terrible bombardement du 29 janvier 1943 (+ 80 victimes) transmis par Loïc Le Gall, avec les dégâts sur le Viaduc

29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville

Il y a 80 ans, jour pour jour, le 29 janvier 1943, un bombardement anglais allié mal dirigé et peu économe en vies humaines visant le Viaduc avec 43 bombes larguées à haute altitude faisait près de 80 morts à Morlaix, sur la place des Otages, de la quartier de la Madeleine et des Venelles autour du Carmel, dont, sur la colline d'en-face, les 39 enfants de l'école Notre-Dame-des-Anges en contrebas de la gare de Morlaix.

Entendre le nom et l'âge de toutes ces victimes est une expérience très bouleversante.

Aujourd'hui, dans les différentes séquences d'une très émouvante demi-journée de souvenir, devant l'école, le Kiosque, et en mairie, nous avons rendu hommage, avec la mairie de Morlaix et celle Saint-Martin-des-Champs, les parlementaires, les parents des victimes et des survivants, les associations consacrées à la mémoire de cet évènement particulièrement tragique et traumatisant de la guerre pour notre ville, aux victimes de ces bombardements intensifs, avec une pensée émue pour ceux qui les subissent aujourd'hui en Ukraine, au Yemen ou ailleurs.

La guerre est une horreur et une matrice de monstruosités, à toute époque et partout dans le monde.

Un merci chaleureux à Jean-François Bodilis, fils d'une survivante de l'école Notre-Dame-des-Anges, et élu à Landerneau pour ses photos!

Ce jour sinistre du 29 janvier 1943 ouvrait une année terrible pour la ville de Morlaix, qui s'est terminée par la déportation des 60 otages arrêtés le 26 décembre 1943 à la suite d'un attentat de la résistance contre le foyer du soldat allemand, dont seule la moitié reviendront des camps de concentration nazis.

Ismaël Dupont

29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
29 janvier 2023 - Il y a 80 ans le bombardement du Viaduc de Morlaix faisait 80 victimes dans notre ville
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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 20:19
Photo collection de Loïc Le Gall

Photo collection de Loïc Le Gall

Photo collection de Loïc Le Gall

Photo collection de Loïc Le Gall

Photos des cheminots roulants de Morlaix dans l'immédiate après-guerre (deuxième photo) et les années 50 ou 60, avec a chaque fois la présence de François Paugam, leader de la CGT et du parti communiste. Collection Loïc Le Gall.
 
Rappelons le très bel article de notre camarade et ami regretté Alain David sur François Paugam il y a trois ans pour le centenaire du Parti communiste français.
 
François Paugam (1910-2009)
FRANCOIS PAUGAM : L'HUMAIN AU COEUR
par Alain DAVID
 
100 ans d'engagements communistes en Finistère
J'ai rencontré François lors de mon adhésion au Parti Communiste lors du grand mouvement de mai-juin 1968. La Maison du Peuple , dont il était un pilier, était alors une véritable ruche bruissant au gré des nombreuses réunions et assemblées générales qui s'y tenaient. Son autorité, sa présence y était remarquables.
Cheminot, conducteur de locomotives, François avait pu, encore jeune, prendre sa retraite bénéficiant d'un statut que la droite y compris dans de variante macroniste n'a eu de cesse de remettre en cause. Il aurait pu, à partir de ce moment, couler des jours tranquilles. C'était mal connaître l'homme. Il déroula au contraire une carrière militante de plusieurs décennies au Parti Communiste, à la CGT et au Secours Populaire.
A l'U.L.-CGT de Morlaix, pendant plus de 25 ans, il fut quasiment permanent accueillant les salariés, les syndicalistes, se rendant dans les entreprises chaque fois que s'y déroulait un conflit ou que s'y perpétrait une injustice. Faisant respecter le droit du travail sans jamais manifester aucune crainte alors que les échanges étaient parfois houleux. S'y ajoutait en plus tout le temps consacré à l'entretien des nombreux locaux de cette immense Maison du Peuple. Je le vois encore, à 80 ans passés, gravir une échelle pour décrocher sur la façade une enseigne de la CGT que le vent avait malmenée.
Il fut aussi un militant actif du Secours Populaire qu'il a présidé pendant des années. Là aussi il ne comptait ni son temps ni son énergie pour apporter son soutien à ceux que la vie avait malmenés. Pour cet engagement il a reçu la Légion d'Honneur des mains de Julien Lauprêtre lors d'une cérémonie émouvante où se sont retrouvés nombreux, beaucoup de celles et ceux avec qui il avait milité.
J'ai beaucoup vu François au Parti Communiste Français après 1971.
Déjà secrétaire de section ,j'avais quitté Saint-Martin pour descendre à Morlaix et adhérer à la cellule Thorez dite "du Pouliet" dont François était l'un des animateurs. Je me souviens de tout ce que François apportait à ses débats et à son activité, comme à la section dont il était membre du comité.
En ces temps-là ça discutait ferme au Parti... ferme et parfois longtemps. François apportait dans ces débats la richesse de sa longue expérience. Veillant toujours à ce que les discussions ne s'éloignent pas de la réalité du terrain et du vécu de la population. Veillant aussi, car nous n'étions pas toujours exempts de la tentation de jargonner, à ce que dans notre expression nous soyons toujours compréhensibles par toute la population.
Ses multiples activités militantes donnaient à François une large , riche et fine connaissance de la réalité de la vie du pays de Morlaix. Elle nourrissait les nombreux articles qu'il donnait à chaque parution du journal "Le Viaduc". Les actions syndicales, les brimades et injustices dans les entreprises, trouvaient ainsi un écho public qu'elles n'avaient pas souvent dans la presse.
Comme à la CGT, François prenait en charge les locaux du parti. Le 5 rue Haute d'abord puis le 2 Petite rue de Callac. L'entretien courant bien sûr, mais aussi des tâches de plus grande envergure que son indéniable, compétence lui permettait de mener à bien. C'est ainsi qu'il réalisa le monumental escalier de la Maison du Parti. On se souvient aussi de l'exploit qu'il a mené avec son ami; Louis Olivier, quand ils se sont mis en tête de décrépir toute la façade du bâtiment et d'en rejointoyer toutes les pierres.
Plus tard, l'état de santé de son épouse rendant difficile son maintien à domicile, François décida de l'accompagner au Foyer Logement de la Boissière à Morlaix. Il y agit immédiatement pour la prise en compte des avis des résidents. François continuait à participer à nos réunions de cellule. D'y participer pleinement. Je l'ai vu souvent pester lorsque l'horaire des repas du soir au foyer l'obligeait à écourter sa présence.
François Paugam était représentatif de cette génération de militants qui, dans tous les domaines, ont voulu bâtir ces "jours heureux" du Conseil National de la Résistance. Tous les acquis qu'ils ont contribué à conquérir ont façonné la réalité française qui est aujourd'hui si gravement menacée par le pouvoir. La reconnaissance que nous leur devons nous engage à continuer leur combat.C'est le sens de " L'HUMAIN D'ABORD " pour lequel nous nous battons .
Alain DAVID - le 30.01.2020
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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 18:52
39ème congrès du PCF : les communistes confortent la stratégie des Jours Heureux soutenue par Fabien Roussel - Communiqué du PCF Finistère
Communiqué du PCF Finistère – Brest, le 29 janvier 2023
 
39ème congrès du PCF : les communistes confortent la stratégie des Jours Heureux soutenue par Fabien Roussel
 
Les 27, 28 et 29 janvier, les 519 adhérent.e.s à jour de cotisation (sur 860 adhérents) de la fédération du Finistère du PCF étaient appelé.e.s à voter pour choisir leur texte d’orientation politique dans le cadre de leur prochain congrès, prévu à Marseille du 7 au 10 avril, le Congrès départemental du PCF Finistère ayant lui lieu à Pont-de-Buis le 26 mars 2023.
A 85,9% des voix exprimées, les adhérents finistériens du PCF ont choisi de voter pour le texte porté par notre secrétaire national Fabien Roussel et le Conseil National du PCF : « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux ».
Le texte alternatif « L’urgence du communisme » présenté au vote des militants du 27 au 29 janvier 2023 recueille lui 14% des voix exprimées dans la fédération du Finistère.
Les deux tiers de nos adhérents à jour de cotisation ont participé au vote.
Ce vote des communistes du Finistère se situe dans la même tendance que celle des communistes de toute la France, qui ont voté à 81,92% pour poursuivre la dynamique enclenchée par les communistes depuis 2018 et portée par Fabien Roussel lors de l’élection présidentielle, et Ian Brossat pendant l’élection européenne.
Résultat du vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès du PCF
Les 27, 28 et 29 janvier, 42 237 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 39e congrès du PCF.
Au niveau national, 29 898 de ces électrices et électeurs inscrit·es ont voté, soit 70,79 % des inscrit·es.
Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.
La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « L’ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux », a obtenu 23 930 suffrages, soit 81,92 % des exprimés.
Le texte alternatif « Urgence de communisme » a réuni 5 282 suffrages, soit 18,08 % des exprimés.
Notre texte d’orientation de 45 pages sera encore développé et enrichi à des milliers de voix et avec l’ensemble des communistes pendant les deux mois à venir.
Notre base commune « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux » affirme la nécessité d’un parti communiste volontariste, populaire et capable d’initiatives et de propositions indépendantes et originales comme de constructions de rassemblements majoritaires pour gagner et défendre les conquêtes sociales, engagé dans la défense des services publics, la réduction des inégalités, pour les salaires et les retraites, les droits des femmes, l’écologie qui ne peut que tourner le dos aux logiques du capitalisme, la solidarité internationale et internationaliste pour la paix et le refus de toutes les discriminations et du racisme.
Ce texte affirme l’actualité brûlante du projet communiste pour une civilisation nouvelle, fondée sur le développement des capacités humaines, en harmonie avec la Terre, et passant par une révolution dans l’économie pour vaincre la résistance du capital, et dans l’écologie ainsi que dans les relations entre êtres humains.
La fédération du Finistère du PCF se félicite de la qualité du débat démocratique et des arguments échangés au parti communiste, dans un climat serein de respect et de fraternité.
De manière unie et rassemblée, nous serons capables de relever le défi d’être une force militante active et motrice pour la gauche et l’ensemble du pays, afin de combattre la réforme des retraites de Macron, sa réforme de l’assurance chômage et son projet néo-libéral qui ne bénéficie pas d’une adhésion majoritaire dans le pays à l’heure où les prix flambent et où de plus en plus de français vivent dans la précarité, la difficulté à se nourrir, à se loger, à se chauffer et se déplacer.
27-28-29 janvier 2023. Vote au PCF Finistère sur la base commune du 39e Congrès du Parti communiste:
515 cotisants (sur 860 adhérents)
345 votants (67%)
3 blancs – 1 nul
341 exprimés (98,84%)
293 voix pour le projet de base commune présenté par le Conseil National du PCF « L’ambition communiste pour de nouveaux jours heureux »: 85,9%
48 voix pour le texte alternatif « Urgence de communisme »: 14,07%
 
TEXTES PRESENTS sur le site:
congres2023.pcf.fr
39ème congrès du PCF : les communistes confortent la stratégie des Jours Heureux soutenue par Fabien Roussel - Communiqué du PCF Finistère
39ème congrès du PCF : les communistes confortent la stratégie des Jours Heureux soutenue par Fabien Roussel - Communiqué du PCF Finistère
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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 18:50
Vote de la base commune du 39e congrès du Parti communiste français: les résultats nationaux

Pour clôturer ce week-end de vote des Communistes sur le choix de la base commune, tu trouveras ci-dessous :
➡️ les résultats du scrutin,
➡️ le communiqué de la commission de transparence des débats qui valide le vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès,
➡️ la réaction de Fabien Roussel.

Les résultats 👇

Tu peux retrouver les résultats par fédération en cliquant ici.

Le communiqué de presse 👇

Résultat du vote des communistes pour le choix de la base commune du 39e Congrès du PCF

Les 27, 28 et 29 janvier, 42 237 communistes à jour de leurs cotisations et ayant adhéré au PCF il y a plus de trois mois, devaient choisir le texte de base commune de discussion pour le 39e congrès du PCF.

29 898 de ces électrices et électeurs inscrit·es ont voté, soit 70,79 % des inscrit·es.

Il y a eu 686 bulletins blancs ou nuls, et 29 212 suffrages exprimés.

Cette participation montre la vitalité militante et démocratique du PCF.

La proposition de base commune adoptée par le Conseil national, « L'ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux », a obtenu 23 930 suffrages, soit 81,92 % des exprimés.

Le texte alternatif « Urgence de communisme » a réuni 5 282 suffrages, soit 18,08 % des exprimés.

En application de nos statuts, le texte "L'ambition communiste pour de nouveaux Jours heureux" devient donc la base commune de discussion dont tou·te·s les communistes vont désormais se saisir pour la travailler, l'enrichir de tous les débats et du mouvement social en cours, des contributions et amendements. Ce travail, nous le mènerons avec l'ensemble des communistes lors de nos congrès de sections et de fédérations jusqu'au congrès national qui se tiendra du 7 au 10 avril à Marseille.

Paris, le 29 janvier 2023.

La commission de transparence des débats du 39e Congrès du PCF.

La réaction de Fabien Roussel 👇

http://www.pcf.fr/

congres2023.pcf.fr

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