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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 05:37

Ian Brossat invité des 4 vérités de France 2, samedi 18 septembre

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19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 05:32

 

La sécurité est un droit et une liberté. Les populations les plus exposées à l’insécurité sont celles qui vivent dans les territoires les plus en difficulté. Dès son entrée en campagne, Fabien Roussel a pris cette question à bras le corps avec l’objectif de la mise en œuvre d’une politique progressiste au service de la tranquillité publique, avec une police républicaine proche des citoyens, au service de leurs attentes et de leurs besoins, pour en finir avec une politique sécuritaire utilisée aujourd’hui par un pouvoir de plus en plus autoritaire et réactionnaire.

 

A sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat-président Emmanuel Macron a conclu le « Beauvau de la sécurité » avec un discours fleuve qui en dit long sur les urgences et les défis à relever. Contrairement à ce qui avait été annoncé en début d’année par son ministre de l’Intérieur, avec ce « Beauvau », il n’a pas été question d’un grand moment de « dialogue et de débat citoyen ». Au final, si des avancées sont obtenues, le « Beauvau » ne permettra pas une indispensable refondation. Si des sujets sensibles sont abordés ( recrutement, formation, encadrement, valorisation des métiers, contrôle et transparence ), l’intervention d’Emmanuel Macron est apparue davantage comme un discours de la méthode, un discours de campagne que comme une véritable réponse aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. 

Le PCF propose : 

- Une remise à plat totale de l’ensemble de la doctrine d’emploi de la police et de la gendarmerie dans le cadre du maintien de l’ordre. Nous refusons le processus de privatisation de notre sécurité publique engagé par le gouvernement, porté par la loi de sécurité globale et le livre blanc sur la sécurité intérieure. Il convient de définir les orientations des politiques publiques de sécurité, de désigner les acteurs à qui ces missions seront confiées, d’en déterminer les modalités et d’engager les moyens budgétaires nécessaires. Nous proposons une loi de programmation budgétaire.

- Il y a urgence à reconstruire le lien de confiance entre police et les citoyens en réhabilitant une véritable police de proximité (Proposition de loi déposée par le groupe CRCE en septembre 2017) et en agissant pour une police républicaine respectueuse et proche des citoyens . Nous proposons de mettre fin à l’IGPN avec la création immédiate d’une structure indépendante de contrôle et d’enquête de l’action policière, une « haute autorité », composée de personnalités morales à la qualité incontestable, de parlementaires et de représentants des associations agissant en défense des libertés et des droits de l’Homme.

- Nous proposons la création d’une nouvelle direction dédiée à la police de proximité et dotée de 30 000 postes statutaires supplémentaires pour retisser un lien de confiance avec les habitants, avec la jeunesse. Une réorganisation des missions est indispensable afin de ne plus détourner les agents de leurs missions essentielles de gardiens de la tranquillité publique et de la sécurité des citoyens, tout comme la dotation en matériels permettant l’accomplissement de ces missions. La protection des policiers et des gendarmes est une nécessité, et les auteurs d’actes visant des fonctionnaires de nos forces de sécurité, comme pour toutes les personnes dépositaires d’une charge publique, doivent être sanctionnés pénalement.  Un effort particulier s’impose au profit de la formation, initiale (qui est trop réduite) et continue (en renforçant l’offre et en élargissant le nombre de bénéficiaires).

- Nous proposons l’extension à l’ensemble du territoire d’une police de proximité répondant aux attentes et aux besoins des personnes en matière de sécurité, avec des modalités différentes selon la situation, l’existence ou non d’une police municipale avec laquelle un partenariat peut dégager des complémentarités, avec un travail de partenariat avec les autres acteurs locaux. Il faut reconstruire une territorialisation de l’action policière et le rétablissement d’une relation de confiance avec la population. Elle suppose, à tous les niveaux, une large autonomie des agents, ceux-ci conservant une gamme étendue de missions, tout en pouvant faire appel à des unités spécialisées ou autres services de police si nécessaire. La réalisation d’une police de proximité suppose surtout une gestion des effectifs adaptés, avec les moyens humains nécessaires, mais aussi en veillant à assurer dans la composition des équipes un équilibre entre jeunes policiers et policiers expérimentés. 

- Instituer un nouveau pacte civique et social avec nos communes comme l’a proposé l’appel de Grigny avec son maire Philippe Rio:, l’Etat doit garantir le retour de l’ensemble des services publics, leur développement dans tous les territoires de la République. Il y a plus que jamais besoin de politique de solidarité, de justice sociale, d’insertion sociale et professionnelle, de logements dignes, d’éducation populaire et de culture, de santé, de transports, de loisirs...C’est sur un terreau de disparition des services publics que se développent les trafics et la loi des bandes, le développement d’une économie parallèle, des trafics de stupéfiants et aussi du crime.

- La lutte contre l’insécurité et pour la tranquillité publique exige aussi la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics - communes , départements, éducation nationale, bailleurs sociaux, travailleurs sociaux, éducateurs, police ou gendarmerie, justice pour coordonner les actions et les moyens à mettre en œuvre pour chaque signalement concernant les enfants, les adolescents.

- La lutte contre tous les trafics implique enfin un contrôle plus strict et plus sévères des frontières et des flux financiers en impliquant les services douaniers, Tracfin et les banques. Nous proposons de revenir sur les  10 000 postes supprimés par le gouvernement ces 4 dernières années dans les services fiscaux et aux douanes et d’en créer 10 000 supplémentaires à Bercy et au ministère de la justice pour augmenter ces contrôles et poursuivre les délinquants en cols blancs.

 

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 06:33
La tombe de Victor Jara (photo Page facebook de Ilio Barontini)

La tombe de Victor Jara (photo Page facebook de Ilio Barontini)

Victor Jara - Septembre 1973
VICTOR JARA
Les mots ne sont pas innocents. On ne défie pas impunément le pouvoir, surtout s'il est entre les mains de dictateurs sanguinaires.
Victor JARA, assassiné le 16 septembre 1973, en fit l'amer constat, payant de sa vie son engagement militant auprès de Salvador Allende au Chili.
Chantre de la révolution communiste, Victor JARA chantait le partage des terres, critiquait le conformisme bourgeois, dénonçait la répression militaire, condamnait la guerre du Vietnam…
Après le coup d'état du Général Pinochet, Victor JARA fut arrêté et emprisonné dans le stade de Santiago, lieu de triste mémoire.
Il fut torturé et exécuté. Pinochet a échappé à ses juges. Le monde de justice rêvé par JARA n'est pas pour demain.
" On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l'officier, une hache apparut. D'un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d'un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s'écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6 000 détenus. L'officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups. Tout d'un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l'on entendit sa voix qui nous interpellait : " On va faire plaisir au commandant. "
Levant ses mains dégoulinantes de sang, d'une voix angoissée, il commença à chanter l'hymne de l'Unité populaire, que tout le monde reprit en Chœur. C'en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D'autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort. "
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 06:16

photo augusto pinochet et salvador allende.  ©  reuters

 

Hector Herrera, témoin et personnage de l’histoire chilienne, animera une conférence sur l’assassinat du poète Victor Jara, ce mardi 21 septembre 2021, à Plourin-lès-Morlaix (Finistère).

En septembre 1973, au Chili, alors que la junte militaire menée par Pinochet renverse le gouvernement d’Allende et s’installe au pouvoir dans le sang, un jeune fonctionnaire, Hector Herrera, identifie à la morgue le corps de Victor Jara, grand poète et ambassadeur culturel du gouvernement d’Allende. Risquant de se faire arrêter, torturer voire tuer par les militaires, Herrera réussit à prévenir la femme de Jara, qui vient reconnaître le corps. Ils parviennent tous les deux à offrir au poète une sépulture décente, à une période où de nombreux corps de victimes disparaissent.

Des décennies plus tard, et sur invitation de la section morlaisienne du parti communiste, Hector Herrera sera présent, ce mardi 21 septembre 2021, à Plourin-lès-Morlaix (Finistère) pour échanger autour du film Victor Jara n° 2547.

La conférence, ouverte à tous, se tiendra à la salle du Cheval Blanc, à 18 h. Le passe sanitaire est obligatoire.

 

Béatrice CHOT-PLASSOT.    Ouest-France  

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:58

 

Selon une étude publiée en décembre 2020 par Eurostat, le nombre de travailleurs pauvres dans les pays de l’Union européenne a augmenté en moyenne de 12 % entre 2010 et 2019, pour atteindre 9,4 %. Ce chiffre masque d’importantes disparités et se monte jusqu’à 12 % en Espagne et en Italie et 13 % au Luxembourg par exemple.

 

 

La crise actuelle a encore aggravé cette dramatique réalité. Ces chiffres illustrent à quel point la bataille pour l’augmentation du salaire minimum et des bas et moyens salaires est centrale pour le mouvement social et pour la gauche en Europe. Cela est d’autant plus criant que l’inflation rencontre son plus haut niveau depuis dix ans.


Différents mouvements récents sont convergents, en tenant bien sûr compte de la réalité des contextes nationaux.


En Allemagne, par exemple, le syndicat des conducteurs de trains a mené trois grèves en l’espace de quelques mois pour exiger une augmentation de salaires. Die Linke en fait une priorité de la campagne électorale en vue des élections au Bundestag qui auront lieu le 26 septembre prochain en mettant au premier rang des sept points de son programme la question du travail et en incluant un salaire minimum à 13 euros de l’heure, la généralisation des conventions collectives ainsi qu’un droit de veto des travailleurs sur les licenciements et les délocalisations.


Dans l’État espagnol, sous l’impulsion de nos camarades du PC d’Espagne et de la Gauche Unie, et notamment de la ministre du Travail Yolanda Diaz, le gouvernement de coalition de gauche, vient d’annoncer une augmentation du salaire minimum à 60 % du salaire moyen d’ici 2023. Cette mesure est d’autant plus nécessaire que l’augmentation du prix de l’électricité obère les revenus. Rapportée à la France, une telle augmentation reviendrait à fixer le SMIC à 1 909 euros brut.


En Belgique, l’augmentation des salaires est conditionnée par le niveau des salaires en France, aux Pays-Bas et en Allemagne depuis une loi de 1996 ! Le PTB (Parti du Travail de Belgique) mène campagne pour l’abolition de cette « loi 96 », pour un salaire minimum à 14 euros de l’heure et pour garantir l’indexation des salaires.


Le débat de la Fête de l’Humanité « Travailleurs européens, unissons-nous ! », avec Fabien Roussel et Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, a illustré avec force la convergence d’intérêts à travers l’Europe, sur les salaires, les retraites et la lutte contre l’évasion fiscale.


Alors, oui, mettre au cœur du défi des jours heureux, de la campagne présidentielle et législatives, la question des salaires, des revenus, des retraites comme le font les communistes et leur candidat Fabien Roussel est non seulement une nécessité, mais aussi un levier puissant pour construire le pacte d’engagements communs en France et des convergences en Europe.

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:56
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger
Brest: la fédération du PCF affiche la couleur entre les rues Henri Moreau et André Berger

Lendemain de fête de L'Humanite: les vitrines relookées de la fédération du PCF Finistère et de la section de Brest sises entre les rues Henri Moreau (1908-1943) et les rues André Berger (1922-1943), deux résistants communistes brestois arrêtés par des policiers français aux ordres de Vichy et fusillés par les nazis au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 17 autres camarades!

Et maintenant, en route pour une très belle campagne présidentielle avec Fabien Roussel dont le dernier livre-evenement de la rentrée politique "Ma France: heureuse, solidaire et digne" est disponible en fédération et bientôt auprès des 18 sections du PCF dans le Finistère.

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:50
27-28 novembre 2021: 30 ème fête de l'Humanité Bretagne avec Miossec, Agnès Bihl, La Caravane passe, Spontus: réservez votre week-end!
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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:47
Journées du Patrimoine, 18 et 19 septembre: le théâtre de la Corniche met à l'honneur le poète et parolier communard plourinois Olivier Souëstre à la Maison du peuple

Le Théâtre de la Corniche sera présent à la Maison du Peuple pour les journées du patrimoine. Il sortira de l'ombre un plourinois qui a participé à la défense de Paris au moment de la Commune et à qui l'on doit une chanson adoptée par tout les mouvements ouvriers, "la Marianne de 1883" que "l'Internationale" détrônera quand le poème de Pottier sera mis en musique.

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:11
Enseignement supérieur: une rentrée pire que la précédente (Olivier Chartrain, L'Humanité, 16 septembre 2021)
Enseignement supérieur. À l’université, une rentrée pire que la précédente
Jeudi 16 Septembre 2021

Premier syndicat du supérieur, le Snesup-FSU dénonce les conditions de la rentrée et le sous-financement chronique.

 

La rentrée universitaire ? La même que l’an dernier, sauf que « c’est encore pire », répond Anne Roger, la secrétaire générale du ­Snesup-FSU, le premier syndicat de l’enseignement supérieur. Si, quand même, une différence : la reprise des cours en « 100 % présentiel », vantée par Frédérique Vidal, quand l’an dernier, à la même époque, les universités se retrouvaient à improviser un passage aux cours « hybrides » sans préparation et sans moyens.

Sauf qu’Anne Roger dénonce le processus « insidieux » mis en œuvre dans nombre d’établissements d’enseignement supérieur, qui précisent que l’accueil physique des étudiants se fera « à concurrence des capacités d’accueil globales » et que les équipes pédagogiques jouissent d’une « totale autonomie » pour organiser les enseignements. Or l’autonomie, à l’université, présente une indiscutable tendance à désigner un principe de fonctionnement rien moins que glorieux : celui du « débrouille-toi avec ce que je te donne ». Dans le contexte d’asphyxie financière qui est celui de l’enseignement supérieur, le distanciel – qui ne nécessite pas de salles de cours, qui est reproductible sans enseignant physique… – peut donc être vu, et promu, avant tout comme une source d’économies. Ce que confirme Philippe Aubry, secrétaire général adjoint du Snesup : « Des présidents d’université parlent d’utiliser l’outil numérique pour des raisons budgétaires ou par manque de locaux. »

Un demi-million d’étudiants supplémentaires depuis dix ans

Car le problème de fond, en cette rentrée, demeure le sous-financement chronique de l’université. Les chiffres sont éloquents : un demi-million d’étudiants supplémentaires ont été accueillis dans les universités françaises depuis dix ans, 34 000 de plus rien que cette année. Parallèlement, entre 2006 et 2019, le recrutement d’enseignants-chercheurs a diminué de moitié, passant de 2 670 en 2006 à 1 332 en 2019 – alors qu’en parallèle le volume d’heures supplémentaires atteint aujourd’hui 6 millions, soit l’équivalent de près de… 30 000 postes statutaires. Dans certaines universités, seulement la moitié des heures sont assurées par des titulaires, le reste par des personnels vacataires. En outre, contrairement à ce qui s’était passé lors du précédent bond démographique des années 1990, les constructions de locaux n’ont pas suivi. Selon le Snesup, pour parer à l’urgence actuelle, il faudrait 9 000 embauches d’enseignants-chercheurs titulaires – la loi de programmation de la recherche (LPR) en prévoit 700 cette année – et la construction de six nouvelles universités.

Résultat : l’université craque. Ainsi la rentrée annulée dans la filière Staps (la deuxième plus importante de France) à Rennes II n’est « pas anecdotique mais symbolique de ce qui se passe dans l’enseignement supérieur et la recherche », note Anne Roger. Avec un taux d’encadrement d’un enseignant pour 44 étudiants, contre 1 pour 35 en moyenne en Staps et 1 pour 20 dans les autres filières, « les collègues et les étudiants mobilisés disent : “Ce n’est plus possible !” Et c’est une nouveauté », reprend la syndicaliste, qui prévient : « Cela se passe en Staps, mais ça se passera dans les autres filières si rien ne change. »

Dans une forme d’euphémisation, les animateurs du Snesup avouent « ne pas savoir ce qui a été réellement créé ou non, ni où, ni par qui » parmi les 19 000 places supplémentaires annoncées par Frédérique Vidal cet été. Le syndicat déplore que les enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche soient « difficiles à rendre visibles dans le débat public », alors que l’élection présidentielle approche. Pierre-Emmanuel Berche, du bureau national du syndicat, rappelle que « la formation de la jeunesse est un investissement pour l’avenir et qu’un pays comme la France devrait être capable de répondre au souhait d’une partie croissante de sa jeunesse de faire des études supérieures » .

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:00
Et le meilleur maire du monde est... Philippe Rio, maire communiste de Grigny - L'Humanité, Benjamin König, 15 septembre 2021
Grigny. Et le meilleur maire au monde est… Philippe Rio !
Mercredi 15 Septembre 2021

L’élu communiste, travailleur acharné pour l’égalité territoriale et la solidarité, a été honoré. L’occasion pour lui de mettre ces sujets sous le feu des projecteurs.

 

Au fond, voilà sans doute une récompense dont il se serait passé. Car la nomination de Philippe Rio, le maire communiste de Grigny (Essonne), au titre de meilleur maire au monde symbolise d’abord un combat sans relâche contre la rupture d’égalité et la pauvreté. « Il n’y a pas de super-héros », réagit l’intéressé, pour qui « cette récompense est d’abord celle d’une politique collective ».

La même humilité avait accompagné sa nomination parmi les douze finalistes en avril dernier pour ce prix qu’il remporte en compagnie de son homologue de Rotterdam (Pays-Bas), Ahmed Aboutaleb. Décerné par la City Mayor Foundation, un organisme créé en 2003 et basé à Londres, le prix s’appuie sur les votes de citoyens du monde entier. Il récompense cette année à la fois leur gestion de la pandémie auprès « des sections les plus vulnérables de la société civile », mais aussi, de façon plus habituelle, les élus « qui ont servi leurs concitoyens avec intégrité, courage et diligence ».

« Le quotidien est toujours difficile »

On pourrait ajouter ténacité, tant les problèmes à résoudre sont nombreux pour le maire, élu depuis 2014. Dans la ville la plus pauvre de France métropolitaine, le combat est quotidien. « C’est tout de même, précise Philippe Rio, une source d’espoir remarquable » qui symbolise la possibilité du « refus de l’échec, de la pauvreté », et fait passer « le message de la République pour tous ».

Malgré tout, ce titre honorifique ne va pas profondément modifier la donne : « Le quotidien est toujours difficile, ça ne va pas changer la vie des gens, mais peut-être que cela permettra de voir Grigny autrement », poursuit l’édile, qui pense « simplement à ce gamin de troisième qui ne trouve pas de stage parce que, sur l’enveloppe, il y a marqué Grigny ».

Grigny, un autre monde à 25 kilomètres de Paris

La ville n’est pourtant qu’à 25 kilomètres de Paris, mais c’est un autre monde. À la fin des années 1960, l’État y mène deux projets gigantesques d’aménagement urbain : la Grande Borne et Grigny 2. La population passe de 3 000 à 26 000 habitants en six ans. Aujourd’hui, difficile de savoir combien d’habitants compte précisément Grigny, en raison notamment du nombre d’immigrés : la ville est la porte d’entrée de l’Île-de-France. Précisément, c’est ce que retient la City Mayor Foundation, qui pointe le fait que Philippe Rio « a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l’exclusion sociale ». Le résultat d’un « héritage », précise l’intéressé, le fruit également de plusieurs années ponctuées d’événements marquants.

En janvier 2015 d’abord, c’est un « électrochoc » avec le manifeste de la République pour tous : un document coécrit par les habitants et les élus de Grigny, à la suite des attentats, pour demander « toute la République : éducation, emploi, sécurité ». Des sujets qui sont au cœur des combats pour la ville elle-même, mais aussi pour tous ces territoires marqués du sceau de la ségrégation. En 2017, ensuite, l’Appel de Grigny réunit une centaine de maires et de nombreuses associations, à l’instar de Bleu Blanc Zèbre, pour demander une véritable politique de la ville dans ces territoires.

Suit l’élaboration du fameux rapport Borloo, un travail collectif de fond enterré sans coup férir par Emmanuel Macron. Puis, après une nouvelle interpellation du président de la République, la tenue d’un conseil interministériel des villes, sous l’égide de Jean Castex à… Grigny, en janvier dernier. Le premier ministre a alors dévoilé un plan financier pour les quartiers populaires, grands oubliés du plan de relance gouvernemental : 3,3 milliards d’euros, dont 2 milliards pour la rénovation urbaine.

21 mesures pour lutter contre la pauvreté

La particularité de cette récompense pour le maire d’une ville telle que Grigny tient à ce que les autres lauréats sont souvent les représentants de grandes métropoles mondiales : Rotterdam, Ankara, Mannheim ou bien encore ­Bratislava. C’est ce qu’a voulu mettre en avant la City Mayor Foundation, qui parle d’une « ville ouvrière de la banlieue sud de Paris », mais qui partage des « valeurs communes » avec Rotterdam. Avant de mettre en exergue le rôle de Philippe Rio, « qui se bat pour la dignité humaine, le respect d’autrui, la tolérance, la paix et la liberté ». Et, pourrait-on là encore ajouter, pour la solidarité concrète. Dans son plan de lutte contre la pauvreté mis en place en décembre 2020, la municipalité détaille 21 mesures, parmi lesquelles des places de crèche, des repas à 1 euro ou moins dans les écoles, la garantie d’un parcours de formation, l’accompagnement dans l’accès aux droits sociaux ou bien encore le développement de l’accès à la santé, via notamment le centre créé en 2019.

Mais, au milieu des concerts de louanges et des félicitations qui lui sont adressés depuis l’annonce de la récompense, Philippe Rio tient à rappeler que « d’autres maires, dont (il est) admiratif, mériteraient ce prix ». Et que le projecteur braqué à cette occasion sur Grigny doit d’abord être l’occasion, « à la veille de 2022, de poser dans le débat public la question de l’égalité territoriale ». Par exemple, avec le Conseil national des solutions, organisme lancé par plusieurs maires de villes populaires afin de « suivre finement la manière dont les politiques publiques sont mises en œuvre », pointe Hélène Geoffroy, maire PS de Vaulx-en-Velin et l’une des initiatrices du projet. Car, parmi les élus locaux, et Philippe Rio ne dira pas le contraire, ils sont nombreux à être un peu « les meilleures maires au monde ».

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