Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:25

La France, pays parmi les plus riches de toute la planète, compte 10 millions de pauvres selon l'Insee, dont un tiers d'enfants.

Face à cette situation qui s'aggrave avec la crise du Covid-19, l'Assemblée Nationale a débattu, mardi soir, des politiques de lutte contre la pauvreté. "Nous partageons la volonté de lutte, voire d'éradiquer un jour la pauvreté", a d'emblée indiqué Olivier Véran. Mais le ministre des Solidarités et de la Santé a aussi eu cette curieuse formule: il a comparé la misère à une "pandémie pour laquelle nous n'aurions pas identifié de vaccin".

Ah bon? A l'entendre, la solution de l'égale répartition des richesses n'existe pas. Le gouvernement défend même l'inverse, lui qui ne cesse d'appliquer la théorie du ruissellement.

Selon la Macronie, il faudrait aider les riches pour que cela retombe enfin sur les pauvres. Aucune étude ne démontre pourtant que ça fonctionne, et la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a même prouvé l'inverse, selon un rapport sénatorial.

La France compte aujourd'hui 95 milliardaires, soit trois fois plus qu'il y a 10 ans. Cela a t-il bénéficié à quelqu'un d'autre qu'eux?

Le taux de pauvreté chez les 18-29 ans, lui, a progressé de 50% entre 2002 et 2018. Si tout n'est pas imputable à Emmanuel Macron, le président appelle pourtant les jeunes à vouloir devenir milliardaires et donc à capter, individuellement, un maximum de richesses.

ll refuse que le revenu minimum soit au-dessus du seuil de pauvreté et vante un capitalisme qui porte en lui la misère. Mise en concurrence des travailleurs? Organisation du chômage de masse? Marchandisation des services et biens communs? Chantage de la dette? Casse du code du travail? La réalité, c'est que bien des gouvernements inoculent le virus de la pauvreté à nos sociétés, tout en passant le minimum de pommade nécessaire... 

Aurélien Soucheyre, L'Humanité, vendredi 15 janvier 2021

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:10
Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants.  Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

COMMUNIQUE DE PRESSE 15 janvier 2021

 

Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants.  Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

La section du Pays de Morlaix du PCF, la fédération du Finistère du Parti communiste, et le MJCF 29 appellent les citoyens finistériens et du pays de Morlaix à participer très nombreux à la manifestation départementale initiée par la CGT à Morlaix et réunissant aujourd'hui une grande variété de collectifs et d'organisations associatives, syndicales, politiques, le mardi 19 janvier de 11h à 13h pour la régularisation des sans-papiers et un droit au travail pour les migrants et réfugiés qui leur permettra d'échapper à l'insécurité sociale durable et de ne pas tomber à la merci d'employeurs peu scrupuleux.

Le PCF milite pour une loi de régularisation globale des sans-papiers. Cela s’est déjà fait en 1981, où 131 000 étrangers sans papiers ont été régularisés ; ou en 1997, avec 80000 régularisations. On estime aujourd’hui le nombre de sans-papiers à 300000 ou 400000. Il s’agit pour l’essentiel de déboutés du droit d’asile. Ces personnes travaillent dans des secteurs très différents, comme le BTP, l’aide à la personne, la santé, la restauration, l’hôtellerie, le nettoyage. Leur situation les rend très vulnérables.C’est le produit d’une politique qui précarise volontairement les travailleurs, en les mettant dans l’impossibilité de faire respecter leurs droits. Des centaines de milliers de travailleurs privés de droit au travail et livrés au travail illégal et exploité, cela rejaillit sur l’ensemble des salariés, dont la condition est tirée vers le bas par ce dumping social. C’est la surexploitation du monde du travail qui est organisée.

Nous voulons que la France cesse de collaborer et d'initier une politique européenne inhumaine et antidémocratique qui prive de droits les migrants, les met à la merci des trafics humains, des violences policières, amène des milliers d'entre eux à mourir sur les chemins de l'exil, ou à vivre sans abri ni domicile fixe, ni accès aux droits pendant des années.

Le nombre de migrants accueillis par la France ces 3 dernières années dans le cadre du droit d'asile ne représente que 0,1% de la population française. On est loin de l'immigration-invasion. Il faut réouvrir des voies d'immigration légale qui permettent aux réfugiés de se mettre à l'abri sans risquer leur vie et leur dignité, il faut abolir l'inique règlement de Dublin qui fait porter l'essentiel de l'effort d'intégration des migrants sur les premiers pays européens d'accueil, ceux du Sud, et impose des OQTF automatiques à la plupart des demandeurs d'asile qui arrivent en France.

Il faut réellement respecter les droits de l'homme et les droits de l'enfant pour les migrants : droit au logement garanti, aux soins, à la protection juridique.

Vis-à-vis des jeunes, le PCF demande l’interdiction des tests osseux pour l’évaluation de la minorité qui n’a aucun fondement scientifique. En cas d’impossibilité de preuve d’état civil, la présomption de minorité doit prévaloir sans réévaluation. Tout mineur doit être accueilli sans condition dans un lieu d’hébergement dès son arrivée, accompagné par un travailleur social de l’ASE pour élaborer avec lui un parcours scolaire, d’insertion socioprofessionnelle, y compris pendant le recours qui suit l’évaluation. Tout mineur entré dans ce cursus de mise à l’abri obligatoire et entrant dans un parcours d’accueil doit obligatoirement disposer d’un titre de séjour à sa majorité pour lui permettre le choix de sa vie future. 

 

Parti Communiste Français

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                  

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 
Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants.  Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:09
Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Jeunes communistes de Brest

Photo Jeunes communistes de Brest

Photo de Taran Marec

Photo de Taran Marec

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Fichage, surveillance généralisée de la population, violences policières... Malgré la pluie, les jeunes communistes du Pays de Brest étaient une nouvelle fois mobilisé·es pour défendre nos libertés et exiger l'abandon de l'ensemble de ces textes liberticides ! ✊
#StopLoiSecuriteGlobale #ActeVI

Page des Jeunes communistes de Brest

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

La fédération du Finistère du PCF appelle à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

La fédération du Finistère du PCF appellait à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Marche des libertés. Des dizaines de rassemblements partout en France pour « maintenir la pression »

Samedi 16 Janvier 2021 - L'Humanité

La mobilisation contre la proposition de loi sécurité globale continue : la trêve des confiseurs n’a pas eu raison de la détermination des manifestants qui étaient plusieurs milliers à Paris. Tous s’inquiètent de la dérive autoritaire d’un pouvoir qui multiplie les lois liberticides.

 

Fait devenu trop rare depuis quelques mois, voire années : samedi, une manifestation parisienne a pu atteindre, sans heurts, son point d’arrivée. En l’occurrence, la place de la Bastille pour une nouvelle «marche des libertés» partie de la place Félix Eboué (12e arrondissement). Sous une météo capricieuse, les bonnets, capuches et autres chapkas s’ajoutent aux masques sur les têtes de manifestants, dont certains retombent en enfance. Ici et là, des batailles de boules de neige s’improvisent, témoignant d’une ambiance festive, voire fêtarde puisque des enceintes crachent de la musique techno face à des teufeurs ravis de pouvoir danser sans être réprimés. Au total, ils sont plusieurs milliers à avoir répondu présents à l’appel de la coordination #StopLoiSécuritéGlobale, qui regroupe notamment syndicats de journalistes et associations de défense des libertés. Un rendez-vous suivi dans toute la France où des dizaines de rassemblements ont eu lieu, de Lille à Marseille en passant par Toulouse ou Nancy. Avec le même mot d’ordre partout : «maintenir la pression» sur un exécutif très offensif sur les libertés individuelles et collectives.

Proposition de loi sécurité globale, décrets autorisant le fichage pour des opinions politiques, projet de loi «séparatismes», contournement systématique du Parlement, prorogation de l’état d’urgence sanitaire : les coups de boutoir se multiplient, forçant les citoyens à réagir. Un contexte qui inquiète Emmanuel Poupard, premier secrétaire général du SNJ, bien emmitouflé dans sa parka et son écharpe: «Le gouvernement veut mettre la population et les journalistes au pas, et donc cadenasser la société pour limiter l’expression publique. Si on empêche les gens de contester, on n’est plus dans une démocratie. Il y a une atteinte générale aux libertés publiques en organisant une surveillance généralisée de la population. » Le journaliste David Dufresne sait que le combat sera long. « La proposition de loi sécurité globale ne sera discutée qu’en mars au Sénat mais continuer à manifester est une façon de garder les esprits aiguisés et de rester à l’affût face à un gouvernement très actif », explique le réalisateur du documentaire Un pays qui se tient sage.

«La France n’est pas capable d’appliquer sa propre devise»

Le principal point d’achoppement reste le fameux article 24 qui vise à empêcher les citoyens et les journalistes de filmer les policiers et les gendarmes pour contrôler leur action. Une disposition liberticide que les parlementaires macronistes ont promis de réécrire. Derrière une banderole demandant «Vérité et justice pour Gaye Camara», un homme noir de 26 ans tué lors d’une intervention policière il y a trois ans, Landry s’énerve que la Macronie veuille l’empêcher d’exercer son droit de vigie. «La répression policière s’abat dans nos quartiers depuis des années, explique-t-il. La vidéo est un moyen de faire pression, et parfois il ne suffit pas comme on l’a vu avec l’affaire Cédric Chouviat. Les policiers sont protégés et la France n’est pas capable d’appliquer sa propre devise : quand on commet un meurtre, nous, on va en prison. » Le jeune homme, visiblement ému, observe impuissant «une partie de la classe politique» discriminer les quartiers populaires «sans prendre la peine de connaître» ceux qui y habitent. «Mais quand on gagne une coupe du monde, là, ils sont contents», ironise-t-il.

Au moment où Landry termine sa phrase, la foule s’élance pour son parcours de 2,5 kilomètres sous la grisaille de janvier. Sur les côtés, en nombre, les CRS coulissent pour encadrer les manifestants, les empêchant parfois de quitter le rassemblement ou même de marcher sur les trottoirs plutôt qu’au milieu de la rue. Certains fonctionnaires ne portent pas non plus leur matricule d’identification, alors même que la loi les y oblige. Malgré l’impressionnant dispositif, le cortège reste bon enfant. « Bonne année ! Allez, soyez gentils cette fois », lance même une gilet jaune aux policiers qui ne décrochent pas un sourire. Quelques minutes plus tard, à l’angle de l’avenue Daumesnil et de la rue Montgallet, un cordon de CRS bloque la foule sans raison apparente. «La moitié de la manif et les camions sont bloqués illégalement par le préfet Lallement», tweete Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’Homme. Sur Twitter toujours, le ministre de l’Intérieur félicite ses troupes qui ont «empêché la tenue d’une rave party à proximité de la manifestation». Il s’agissait seulement de quelques jeunes derrière un camion sono. Rien à voir, donc, avec la rave party du 31 décembre dernier à Lieuron (Ille-et-Vilaine).

«J’ai une trouille pas possible»

«C’est la technique classique du préfet Lallement soutenu par Macron : un dispositif policier absolument disproportionné. Tout pousse pour qu’il y ait des violences et des blessés. Nous prônons la désescalade plutôt que l’affrontement permanent », appelle la députée FI Mathilde Panot. Fort heureusement, aucun affrontement n’est à déplorer dans la capitale, bien que quelques échauffourées aient émaillé le rassemblement nantais et qu’à Lille, les policiers ont répliqué avec du gaz lacrymogène aux quelques boules de neige lancées par des participants.

Peu importe si la répression policière est devenue la norme, le gilet jaune Jean-Louis, ingénieur à la retraite, estime qu’il est de son « devoir de descendre dans la rue ». « Je suis plus qu’inquiet pour les libertés publiques : j’ai une trouille pas possible, confie-t-il. Quand on a perdu une liberté, on ne la retrouve plus jamais. » C’est pour éviter une nouvelle dérive autoritaire que ce moustachu, prêt à aller « jusqu’au bout », sera présent lors du prochain rassemblement prévu le 30 janvier. D’ici là, la coordination du mouvement sera reçue par les députés LaREM pour échanger sur la proposition de loi. Un rendez-vous qu’ils demandent depuis le 8 novembre.

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:09
Témoignage et point de vue par Enzo de Gregorio

Témoignage et point de vue par Enzo de Gregorio

Enzo de Gregorio, membre du MJCF et du PCF pays de Morlaix:
 
Je transmets pour le Chiffon rouge ma dernière publication qui parle de la situation des étudiants français en 2021 avec le #EtudiantsFantome.
 
 
Publication #EtudiantsFantomes :
 
Depuis quelques jours, sur Twitter, les étudiants de France parlent sous le #EtudiantsFantomes. J’ai pu lire bon nombre de témoignage de camarade étudiants qui se sentent délaissés par notre gouvernement avec une ministre de l’enseignement supérieur absente.
Certains de ces étudiants parlent pour la première fois de leur situation souvent préoccupante, seuls dans un appart de quelques mètres carrés, sans contact humain réel mis à part nos cours en visio conférence ou bien des appels téléphoniques avec nos amis et notre famille quand c’est possible. D’autres témoignages montrent la précarité de nombreux étudiants qui ont pour certains perdu leur emploi étudiant depuis un an ou depuis la fermeture des bars et restaurants, ils se retrouvent donc sans aucun revenu ou simplement les bourses et les APL pour les « chanceux ».
Ils se renferment dans une précarité accrue, certains obligés de faire le pire pour survivre. Car malgré les aides ponctuelles du gouvernement, être étudiant et vivre avec ses économies est aujourd’hui difficile.
Un autre aspect lui aussi inquiétant montre que les étudiants n’arrivent plus à suivre en cours et ce, peu importe le niveau d’étude. En effet, ne nous leurrons pas, la concentration en salle de classe et dans sa chambre n’est pas la même. De cette situation, il en découle un sentiment de culpabilité pour nombre d’étudiants, une perte de repère et une envie de tout lâcher.
Quelques chiffres pour se rendre compte de cette situation, d’après différentes sources, 20% des étudiants ont déjà scénarisé leur suicide, 500 000 sur les 2,7 millions d’étudiants sont en décrochages ou commence à décrocher, 47% des étudiants financent leurs études avec un travail étudiant.
Alors, quand au détour d’une interview quand la ministre Vidal se rappelle qu’elle est aussi ministre de 2,7 millions de personnes, nous explique que nous ne pouvons retourner en amphi à cause « des cafés que prennent les étudiants durant les pauses » ou bien encore « des bonbons qui traînent sur les tables et que les étudiants mangent », la colère de cette population s’accentue.
On observe également le manque de connaissance des universités sous Covid 19 de la ministre, car l’ensemble des machines à café sont fermées et que les cafétérias sont ouvertes en mode dynamique (sans table ni chaise).
Depuis 10 mois, la jeunesse dans sa majorité a mis sa vie entre parenthèse pour sauver nos anciens.
On nous a accusé de propager le virus, de tuer nos grands-parents, interdit de voir nos amis, de fêter le nouvel an, nos anniversaires. Nous n’avons pas eu de soirée étudiante, pas pu passer notre baccalauréat ni même de le fêter.
Alors, quand en 2021, nous voyons aujourd’hui que la stratégie vaccinale du gouvernement qui nous permettrait de vivre comme avant est totalement raté et qu’une nouvelle fois, nous sommes les victimes collatérales d’un gouvernement incompétent, le raz le bol devient puissant. Et il y a fort à parier que cette colère ne s’éteindra pas avec le retour d’une minorité d’entre nous dans nos facultés sans même une lueur d’espoirs pour la majorité d’entre eux.

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:00
Entrée en vigueur du Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN): Rendons hors la loi l'arme nucléaire

En 2017, l’Assemblée générale de l’ONU votait, avec l’appui de 122 États, le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Après le bannissement des armes biologiques et chimiques, l’entrée en vigueur du TIAN, le 22 janvier 2021, constitue un fantastique espoir pour prohiber les armes de destruction massive.

Cependant la mise en œuvre du TIAN fait l’objet d’une obstruction des pays possédant l’arme nucléaire (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Israël, Pakistan, Inde et Israël).

Alors que la préservation de la planète est au cœur de tous les débats, que l’insécurité humaine plonge des pans entiers de l’humanité dans la misère et que les violences guerrières s’accroissent, le rôle des opinions publiques sera déterminant pour mobiliser les ressources en faveur du développement humain et de la paix.

L’entrée en vigueur du TIAN doit désormais conduire la France à faire le choix de le signer et de le ratifier. Paris devrait être à l’initiative sur le plan international afin d’établir un processus de sortie. Un premier signe serait de geler la modernisation du parc des armes nucléaires.

Le Parti communiste français (PCF) appelle à se joindre à l’initiative nationale et aux initiatives régionales de plusieurs organisations pacifistes, sociales, syndicales et politiques afin de rendre hors la loi les armes nucléaires :

RASSEMBLEMENT, PRISES DE PAROLE, DÉLÉGATIONS DEVANT LES AMBASSADES DES PAYS DISPOSANT DE L’ARME NUCLÉAIRE

VENDREDI 22 JANVIER 11 h à Carhaix devant la mairie et vendredi 23 janvier l'après-midi à BREST

JEUDI 21 JANVIER à 15h

ESPLANADE DES INVALIDES (métro Invalides)

Les communistes, par leur forte mobilisation, auront à cœur de faire de ce rassemblement un succès.

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:57
Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir ! (tribune UEC, JC, Jeunes Génération.s, Jeunes Insoumis, Jeunes écologistes, UNL)

Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir !

Mardi 12 Janvier 2021

Malgré une rentrée annoncée le 20 janvier, l’ensemble des étudiant·e·s ne retrouvera pas les bancs des universités.

 

Depuis mars dernier, beaucoup ont vu leurs conditions de vie et d’étude dégradées avec des cours en distanciel qui ne permettent pas d’assurer une « continuité pédagogique ». Faute de matériel numérique et d’un accès à Internet satisfaisant, nombreux·ses sont dans l’incapacité de suivre les cours. On estime aujourd’hui à un·e sur six le nombre d’étudiant·e·s en décrochage. Privé·e·s d’un environnement permettant d’étudier dans de bonnes conditions, les jeunes sont laissé·e·s seul·e·s face à leur apprentissage.

Pour les premières années, qui ont connu dans le même temps les effets de Parcoursup sans accompagnement et une fin d’année scolaire catastrophique avec des cours en distanciel au lycée, cette rentrée universitaire s’avère catastrophique. Cette dégradation des formations et le manque de perspectives d’avenir ne sont pas sans conséquences sur la détresse psychologique exprimée par beaucoup. Annoncée par circulaire avant les vacances de Noël, la reprise des cours en présentiel début janvier s’est faite par groupe de 10 pour les étudiant·e·s en situation de grande vulnérabilité, les critères étant définis par les établissements. Les examens du premier semestre ne se sont pas tenus dans les mêmes conditions pour l’ensemble des étudiant·e·s. De nombreux établissements ne disposent pas de locaux adaptés à la situation.

Alors qu’il est urgent d’ouvrir rapidement les portes des établissements d’enseignement supérieur, la perspective d’une reprise totale courant février annoncée par le président de la République pour l’ensemble des étudiant·e·s s’éloigne de plus en plus. La situation actuelle est le reflet d’un sous-financement de l’enseignement supérieur, qui accentue les difficultés rencontrées par les étudiant·e·s, les réformes successives ayant dégradé le service public qu’est l’université.

Des solutions existent pour permettre un retour sur les bancs des universités, rattraper le retard accumulé cette année, tout en assurant la sécurité des étudiant·e·s et du personnel face à l’épidémie. Les masques et le gel hydroalcoolique doivent être gratuits pour les étudiant·e·s, des dépistages massifs doivent être mis en place à proximité des lieux d’études, les salles vides dans les villes doivent être réquisitionnées, des professeurs doivent être recrutés massivement et les contractuels titularisés. Des personnels de médecine préventive et universitaire doivent être recrutés massivement dans les établissements.

Il est urgent d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche afin de permettre d’ouvrir des milliers de places et ainsi garantir le droit à la poursuite d’études : la formation et l’embauche de personnels éducatifs et administratifs sont une nécessité ainsi que la réquisition, l’aménagement et la construction de nouveaux locaux. Un plan de rattrapage du retard accumulé depuis un an doit être mis en place, le droit au retour à la formation des étudiant·e·s ayant arrêté leurs études depuis le début de la crise doit être assuré.

Pour la qualité de nos formations et la reprise des cours en présentiel, nous appelons les étudiants et les étudiantes à mener partout en France des actions le 20 janvier prochain pour le droit à l’éducation et leur avenir et à se mobiliser le 26 janvier aux côtés de l’ensemble de la communauté éducative.

Signataires : Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’Union des étudiant·e·s communistes, Mélanie Luce, présidente de l’Union nationale des étudiant·e·s de France, Noémie Moret, Solidaires étudiant·e·s, Léon Deffontaines, secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France, Alice Bosler et Grégoire Verrière, coordinateurs nationaux des Jeunes Génération.s, Aurélien Le Coq et Emma Salley, coanimateur-rice des Jeunes insoumis-es, Aneth Hembert et Marc Méric de Bellefon, cosecrétaires fédéraux des Jeunes écologistes, Mathieu Devlaminck, président de l’Union nationale lycéenne.

Partager cet article

Repost0
17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:45
Vaccination Covid-19: Laurence Cohen, sénatrice communiste :  Quand Sanofi sera-t-il contraint par les pouvoirs publics ? (L'Humanité, 15 janvier 2021)

Laurence Cohen : « Quand Sanofi sera-t-il contraint par les pouvoirs publics ? »

Vendredi 15 Janvier 2021 - L'Humanité

Pour la sénatrice PCF Laurence Cohen, l’exécutif récolte les fruits d’une politique basée sur la compétition, au détriment de la coopération. Elle nous parle des marges de manœuvre dont se prive pour l'heure le gouvernement. Entretien.

Laurence Cohen Sénatrice PCF du Val- de-Marne

Quel est votre regard sur la stratégie vaccinale du gouvernement ?

Laurence Cohen J’ai interpellé Jean Castex au Sénat et mes critiques portaient sur le fait qu’après le fiasco au niveau des masques, puis des tests, tout le monde constate que la France est en queue de peloton en termes de vaccination. Une fois de plus, le gouvernement n’utilise pas les bonnes méthodes. Il préfère confier la stratégie vaccinale à un cabinet privé (McKinsey) qui fait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et facture ses honoraires à 130 000 euros par semaine. J’ai également interrogé Olivier Véran sur la manière dont cela allait être financé et il m’a répondu que la somme sera prélevée sur le budget de son ministère. Il n’y a aucune transparence, on ne connaît pas les recommandations de ce cabinet. Il est évident aujourd’hui que ce sont les doses de vaccin qui manquent, même si ses conditions de conservation sont à prendre en considération.

Quelles sont selon vous les marges de manœuvre du gouvernement face aux multinationales qui commercialisent ces vaccins ?

Laurence Cohen La mise sur le marché de plusieurs vaccins est une excellente nouvelle, mais la course effrénée des laboratoires a d’abord été guidée par le profit. Quand Sanofi sera-t-il contraint par le gouvernement à participer à l’effort collectif de production des vaccins ? Quand sera mis un terme à cette politique de suppression d’emplois dans la recherche publique et le développement ? Il est également urgent de permettre la distribution de doses à prix coûtant. Et nous devons lutter contre la logique de profit qui s’est mise en place avec la pandémie, comme nous essayons de le faire avec nos partenaires au sein de l’Union européenne. Nous proposons également la création d’un pôle public européen du médicament et de la recherche : la crise sanitaire a démontré à quel point nous avons perdu toute souveraineté, nationale ou européenne, face aux défis posés par le Covid-19.

Comment pourrait-on favoriser la mutualisation et la coopération ?

Laurence Cohen Si nous voulons protéger les populations, il faut que le vaccin soit dans le domaine public et que les pays riches ou pauvres soient traités de la même façon. C’est ce qui fera toute la différence, car la protection des uns garantit celle des autres. Nous revivons aujourd’hui avec les vaccins ce qui se passait au début de la pandémie avec les équipements de protection comme les masques, les gants et les blouses. Le gouvernement a clairement ancré son action dans une politique de compétition au lieu de la coopération et de la solidarité.

 

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 09:30
Chômage des jeunes. Il y a la com du gouvernement et la vérité des faits (Cyprien Boganda, L'Humanité, 13 janvier 2021)

Chômage des jeunes. Il y a la com du gouvernement et la vérité des faits

Mercredi 13 Janvier 2021

Le pouvoir macroniste veut faire de la lutte contre le chômage des jeunes une des priorités pour la fin du quinquennat. Mais les objectifs tonitruants ne suffiront pas à endiguer le raz-de-marée.

 

En matière de communication, gouvernement et patronat n’ont pas lésiné sur les moyens. À coups d’interview, de tribune ou de publicité, tout est fait pour valoriser le plan « Un jeune, une solution », dispositif gouvernemental destiné à s’attaquer au fléau du chômage. Près de 6,7 milliards d’euros doivent être mobilisés, sous forme d’aides aux entreprises : les employeurs qui embauchent des jeunes de moins de 26 ans en CDI ou en CDD d’au moins trois mois pourront toucher 4 000 euros sur un an. Une aide exceptionnelle de 8 000 euros est également débloquée pour le recrutement d’un alternant. Les chefs d’entreprise ont décidé de prêter main-forte au dispositif. Dans le Journal du dimanche (JDD) , 35 PDG (Carrefour, Vinci, Crédit agricole, Korian, etc.) s’engagent à proposer « 100 000 emplois avant fin janvier » aux jeunes chômeurs, qui seront en principe accessibles sur la plateforme Internet « Un jeune, une solution », créée par l’exécutif. Un chiffre rond, destiné à marquer les esprits… Qu’en est-il réellement ?

« Le risque est que les chefs d’entreprise profitent de l’aide publique »

Ce mardi, la plateforme contenait quelque 64 200 emplois, ce qui n’est pas négligeable mais ne suffira pas à « absorber » les 519 300 chômeurs de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi. Un peu moins de 11 000 offres seulement concernent des CDI à temps plein, soit 17 % du total. Dans le JDD, les PDG s’engagent à mettre les bouchées doubles d’ici à la fin du mois, mais le volontarisme faiblit lorsqu’on contacte les entreprises concernées. « Honnêtement, je ne pourrais pas vous dire combien d’offres nous avons publiées sur la plateforme, répond prudemment le DRH d’une entreprise signataire. De toute façon, nous n’utilisons pas le site gouvernemental, qui fonctionne assez mal, et préférons passer par nos propres canaux. »

La direction de Vinci (100 000 salariés) assure que 2 000 offres d’emploi ont été mises en ligne : il s’agit en fait d’annonces déjà présentes sur le site du groupe depuis plusieurs semaines, qui ont été transférées sur le site gouvernemental. Du côté de Korian (19 000 salariés), on ne s’engage pas sur un nombre d’offres en CDI ou en CDD, mais on prévoit d’embaucher 200 apprentis de plus qu’en 2020 (soit 650 au total). Le Crédit agricole promet quant à lui d’embaucher 5 450 jeunes, pour l’essentiel en alternance, en légère augmentation par rapport aux années précédentes. BNP Paribas ne prévoit pas, de son côté, d’accélérer le rythme des embauches (2 000 alternants, 2 000 CDI, comme en 2020). « Au-delà des chiffres, l’enjeu est le profil des jeunes embauchés, pointe l’économiste Éric Heyer. S’il ne s’agit que de gens sortis des grandes écoles ou qui ont déjà une expérience professionnelle, cela n’aura pas grand sens. Le terme de “jeune” recouvre des situations très différentes, selon le niveau de diplôme. »

Avec « Un jeune, une solution », le gouvernement emprunte un chemin largement balisé : signer des chèques aux entreprises dans l’espoir qu’elles embauchent est une méthode maintes fois éprouvée. Le dernier dispositif ressemble d’ailleurs beaucoup à un outil créé il y a dix-neuf ans, sous l’impulsion du ministre François Fillon, le Contrat jeunes en entreprise (CJE). Le CJE visait à favoriser l’emploi des faiblement qualifiés par le versement d’une prime mensuelle (jusqu’à 400 euros) aux entreprises embauchant un jeune en CDI, à temps plein ou à temps partiel. En cinq ans et demi, 441 000 jeunes ont été embauchés. En 2008, un rapport du Sénat descendait en flamme le CJE. « La mesure a eu une très faible influence sur la création nette d’emploi, commence le rapport – à peine 7 créations nettes pour 100 emplois aidés – et un impact limité sur la stabilisation de l’emploi de ses bénéficiaires du fait des nombreuses ruptures “précoces” de contrats ; 75 % des ruptures interviennent dans les douze mois du contrat, dont 20 % dans les trois mois en ce qui concerne le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. »

Plus grave encore, selon le Sénat, « la mise en œuvre de ce dispositif a vraisemblablement été assortie d’importants effets d’aubaine dans près de 50 % des cas, l’aide étant versée à des employeurs qui, sans elle, auraient pris les mêmes décisions d’embauche ». Soit plusieurs centaines de millions d’euros jetés par les fenêtres… Le dispositif macroniste subira-t-il les mêmes déconvenues ? « Traditionnellement, ce type d’aides engendre deux types d’effets pervers, résume Éric Heyer. Le risque est tout d’abord que des chefs d’entreprise qui comptaient embaucher quoi qu’il arrive profitent de l’aide. C’est l’effet d’aubaine. Ensuite, on sait que les bornes d’âge profitent aux uns et nuisent aux autres : lorsque vous fixez une limite à 26 ans, vous améliorez peut-être le sort des jeunes situés en dessous de cette borne, mais vous détériorez fortement la situ ation des autres. C’est l’effet de seuil. »

Les moins de 25 ans ne peuvent pas toucher le RSA

Syndicats, associations et spécialistes auraient préféré que le gouvernement s’y prenne autrement, en commençant par étendre les filets de protection sociale existants aux jeunes qui en sont dépourvus : aujourd’hui, les moins de 25 ans ne peuvent pas toucher le RSA, sauf exception. La Garantie jeunes, dispositif destiné à aider les 18-25 ans en situation de précarité à trouver un emploi ou une formation, leur alloue une aide mensuelle plafonnée à 497 euros. « Cette somme n’est en aucun cas une solution à la précarité, dénonce Pierre Garnodier, de la CGT des privés d’emploi. C’est surtout une façon pour le gouvernement de répondre aux demandes des associations réclamant un RSA pour les moins de 25 ans. Ce que nous demandons, c’est une indemnisation au titre de l’allocation-chômage d’aide au retour à l’emploi pour tous les jeunes, y compris les primo-demandeurs. »

« Cent mille jeunes sortent aujourd’hui du système scolaire sans aucun diplôme, relève Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart-Monde. Ce sont des gens le plus souvent en situation de grande précarité, qu’il faut aller chercher. L’État doit muscler ses dispositifs d’aides, en se focalisant sur le logement social et très social : on ne peut pas suivre correctement une formation si on dort dans sa voiture ou dans un logement insalubre.»

Apprentissage : des chiffres gonflés à l’hélium

« 440 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2020, contre 353 000 en 2019, se félicite la ministre du Travail. Un record historique ! » Ces chiffres n’ayant été publiés nulle part, on est prié de la croire sur parole… Même si cette envolée se confirmait, il faudrait la nuancer. « 10 % des apprentis sont sans contrat, rappelle David Margueritte, vice-président (LR) de la région Normandie en charge de la formation. Ces jeunes restent dans les centres de formation, mais ne bénéficient d’aucune formation pratique, faute d’entreprise. » Autre précision de taille : « Dans son plan “Un jeune, une solution”, le gouvernement prévoit une aide de 8 000 euros aux entreprises embauchant un apprenti, poursuit l’élu. Ce montant est déraisonnable. À ce niveau-là, prendre un apprenti ne coûte pratiquement rien aux entreprises ! » On comprend mieux leur empressement.

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 09:01
Appel de la fédération du PCF Finistère à la participation à la marche des libertés pour le retrait de la loi Sécurité globale à Brest à 15h le samedi 16 janvier

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

La fédération du Finistère du PCF appelle à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

PCF , Fédération du Finistère

14 Janvier 2021

La fédération du Finistère du PCF appelle à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

PCF , Fédération du Finistère

14 Janvier 2021

Partager cet article

Repost0
16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 08:52

La Fédération du Finistère du PCF est signataire  de la pétition pour un moratoire  sur le développement des méthaniseurs en Bretagne et le renforcement du contrôle des unités existantes. Elle est portée par Eau & Rivières de Bretagne, Bretagne Vivante, La Confédération Paysanne 29, CIVAM 29 et GAB29 et sera adressée à la Préfète de la Région Bretagne et au Président du Conseil Régional de Bretagne.

Voici l’article que nous avons publié en Automne 2020 :

METHANISATION, UNE FAUSSE BONNE IDEE ?

la fin du mois d’août des milliers de foyers de Chateaulin à Quimper, en passant par la presqu’ile de Crozon, le pays de Douarnenez et une partie du Pays Bigouden ont été privés d’eau potable.

En cause une défaillance technique, semble-t-il informatique, survenue dans l’usine de méthanisation Kastellin gérée par Engie Bioz Services. Les particuliers se sont trouvés dans l’obligation d’acheter de l’eau minérale. Et les collectivités locales se sont mobilisées pour en fournir sur leurs territoires.

La justice la plus élémentaire serait que l’on applique le principe « pollueur/payeur » et que les
dépenses supplémentaires supportées par les habitants et les collectivités territoriales soient prises en charge par la société responsable de l’usine. Par ailleurs, on s’’étonnera de Ia lenteur de diffusion de l’information aux communes notamment qui, pour certaines, ont été averties plus de 2 jours après le sinistre. Bon d’accord, on nous dira que le risque zéro n’existe pas.

Certes mais…

Première remarque : il n’y avait pas de présence humaine dans cette usine pendant la nuit. La cuve de réception du digestat a donc débordé tranquillement des heures durant. Résultat d’un mélange d’économie de personnel et de confiance technologique aveugle.

Seconde remarque : Ce procédé présenté comme miraculeux a connu en Bretagne, comme ailleurs, plusieurs accidents qui se sont toujours soldés par des pollutions fluviatiles, terrestres ou atmosphériques.

Troisième remarque : Avec la méthanisation telle qu’elle est connue aujourd’hui, on tente de traiter les résultats d’une politique agro-industrielle insoutenable au lieu d’en traiter les causes. Le volume de déjections animales est tel que l’on ne sait plus comment s’en débarrasser. Et au lieu de se poser les bonnes questions, il a été décidé de les valoriser comme on dit en « novlangue ».

D’où les usines de méthanisation industrielle adaptées à un système de production agricole industriel, produisant un gaz a fort effet de serre, le méthane hyper polluant, qui ne peuvent fonctionner qu’avec l’apport de matières organiques – le mais par exemple — produites pour ce seul usage. On marche sur la tête et on transforme les paysans en producteur d ‘énergie, en cultivateurs de végétaux destinés par nature a être détruits et non consommée par les humains ou les animaux.

Quand on dit qu’il faut changer de système !

Lien vers la pétition :

 

https://petitions.eau-et-rivieres.org/

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011