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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 08:07
Suppression de 65 classes dans le premier degré dans le Finistère – La fédération du PCF du Finistère dénonce vigoureusement cette fragilisation de nos écoles et soutient le mouvement de contestation

Mardi 13 février 2024, des parents et des enseignants seront mobilisés pour défendre l’école publique qui est une nouvelle fois violemment attaquée, en particulier dans le Finistère. La fédération du PCF du Finistère dénonce vigoureusement la fermeture prévue de 65 classes du département et soutient ce mouvement de contestation. Les indicateurs sociaux montrent que le fossé se creuse entre le privé et le public, et le seul moyen de réduire cette fracture sociale organisée est de diminuer les effectifs dans les classes des écoles publiques.

Cette année, comme déjà l’année passée, la DASEN a pris le parti de mentir sur les effectifs réels des écoles publiques pour s’arroger le droit de fermer des classes. La confiance est rompue, halte au mépris !

Une pression intenable va continuer de s’installer dans les écoles publiques, directement en concurrence avec le privé, devant la concentration progressive de toutes les difficultés sociales dans le public, fracturant un peu plus à chaque carte scolaire notre société.

Le PCF29 se tiendra aux côtés des parents et des syndicats qui appellent à la grève (SUD éducation, CGT éduc’action et SNUipp29) mardi 13 février à 11h devant la DSDEN du Finistère pour dire STOP ! Reprenons la main sur notre école!

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 07:29

Intervention d’Ismaël Dupont sur le RSA au conseil départemental du Finistère le 8 février 2024:

La réforme de l’assurance chômage, la réforme des retraites, la suppression annoncée dernièrement de l’ASS ne vont faire qu’amplifier la prise en charge financière des Départements pour les allocations versées à nos concitoyens les plus précaires, plutôt que de faire contribuer l’économie et les entreprises, et de chercher véritablement à sécuriser les contrats et parcours professionnels.
Les Départements de France ont fait part récemment de leur « stupéfaction » devant la décision de Gabriel Attal de supprimer l’ASS sans « aucune concertation ». Il s’agit à l’échelle nationale d’une perte de droits pour plus de 300 000 personnes qui ont besoin de cette allocation. A l’échelle nationale, ce transfert de l’ASS vers le RSA est chiffré à 2,1 milliards d’euros par les départements. L’Etat transforme à grande vitesse les Départements en simple services déconcentrés de l’État, en transférant les charges financières de la solidarité vers les collectivités territoriales, dont les moyens financiers sont déjà en tension depuis des années. Transferts qu’il ne compense que très insuffisamment. Compte tenu de cette réalité budgétaire et de la situation sociale, nous dénonçons la malhonnêteté intellectuelle et l’irresponsabilité dont fait preuve le gouvernement.
Il en va de même pour le conditionnement du RSA aux 15 heures d’activité obligatoires que vous souhaitez expérimenter avant l’été dans le Finistère, devançant ainsi l’appel du gouvernement. Vous permettant de faire figure de bon élève.
Il y a cette idée bien stigmatisante et populiste selon laquelle les allocataires du RSA se complaisent dans l’inactivité et une forme de paresse et qu’il faut leur rendre la vie plus difficile pour qu’ils se mettent activement à chercher un emploi. Conditionner le RSA à des heures d’activité et durcir les conditions de versement risque d’avoir un effet contreproductif, en « amplifiant du non-recours aux droits ».
La logique qui préside aux dispositions gouvernementales touchant les chômeurs sous Macron est de faire culpabiliser la personne sans emploi et de la rendre coupable au lieu de responsabiliser et d’interroger la société sur les freins à l’accès au travail (inégalités, handicap, mobilité, garde d’enfants, formation, parcours de vie et santé) ainsi que sur la juste rémunération et la juste reconnaissance des métiers.
Ce gouvernement, s’il voulait vraiment réduire la pauvreté, devrait à notre sens :
– élargir le bénéfice possible du RSA à la jeunesse et aux – de 25 ans, comme le demandent aujourd’hui une quinzaine d’organisations de jeunesse.
– Ou encore travailler sur le non recours au droit. Depuis 2010, nombreuses sont les études qui démontrent que le taux de non-recours au RSA s’élève à plus de 30 %. Manque d’information, démarches administratives longues et complexes, refus de dépendre d’une aide sociale, etc, la lutte contre ce phénomène est un enjeu de long terme pour diminuer les coûts sociaux et économiques de la pauvreté.
L’urgence doit être à notre sens à un projet politique ambitieux pour accompagner les plus précaires d’entre nos concitoyens dans une réinsertion socio-professionnelle source d’émancipation.
Les services publics départementaux de l’action sociale participent à cette mission et il est normal d’écouter ce que les agents ont à dire sur leurs conditions de travail et de les recevoir. Plusieurs d’entre eux sont présents devant la Maison du Département et ils n’ont pas que des revendications sur les retraites ou le Ségur.

Conseil départemental du 8 février 2024 – Intervention d’Ismaël Dupont (groupe Finistère & Solidaires) sur les collèges et la mixité sociale à l’école

L’actualité récente a été marquée par l’ouverture ou plutôt le renforcement de débats et d’interrogations intenses sur l’école traduisant le malaise profond des personnels et des interrogations sur son rôle et son efficacité, ses moyens. Contrairement à ce qu’a pu laisser penser le discours d’investiture de Gabriel Attal comme premier ministre, ce n’est pas avec des coups de menton que l’on va répondre au défi du partage et de la démocratisation des savoirs et de l’éducation pour les nouvelles générations.

La récente polémique créée par la légèreté des propos de l’éphémère nouvelle ministre et désormais nouvelle ex-ministre de l’Éducation Nationale a au moins eu un mérite : poser la question du séparatisme scolaire et social et celle d’un manque de soutien à l’école publique, d’un recul du choix de la mixité sociale à l’école.

Toutes les études internationales montrent que la France parvient insuffisamment à contrecarrer l’impact des inégalités sociales sur la réussite et l’orientation scolaire, malgré l’engagement des personnels.

Les raisons en sont multiples, et il ne s’agit pas là de toutes les énumérer : un sous-investissement chronique conduit à avoir les classes chargées par rapport au défi de l’inclusion et de la réussite de tous, une multiplication des réformes généralisées sans bilan, une conception libérale et concurrentielle de l’enseignement, une perte d’attractivité des métiers d’enseignants … La France est aussi le seul pays à entretenir avec de l’argent public une concurrence faussée entre un réseau public naturellement soumis à toutes les obligations de mixité sociale et un réseau privé financé très majoritairement par l’État et les collectivités locales mais qui est autorisé à choisir ses élèves sans objectif de mixité.

Le syndicat enseignant majoritaire a récemment sorti un rapport sur la mixité sociale dans les collèges en Bretagne.

L’analyse des IPS (indicateurs de position sociale) des établissements en Bretagne le montre, tant que cet état de fait perdure, toute tentative d’amélioration de la mixité scolaire dans l’intérêt des élèves et des familles est limitée. Parmi les IPS les plus favorisés de l’académie, 5 sont publics et 15 sont privés. Sur les 385 collèges bretons, parmi les 5% ayant l’IPS le plus élevé, 80 % appartiennent au réseau privé. Le rôle du privé dans une forme de ségrégation sociale à l’école apparaît ainsi particulièrement dans les grandes agglomérations. Juste un exemple, dans la ville de Brest, le collège public Kerhallet-Joséphine Baker, dont l’IPS est le plus faible de l’académie (66,7), n’est pas classé en REP+ alors qu’il jouxte un collège privé, Sainte Anne, dont l’IPS est le plus fort du département (135,8). Proximité géographique et grand écart social…

Pour notre part, nous sommes convaincus de l’importance de la mixité sociale à l’école, pour la cohésion sociale comme pour la meilleure réussite scolaire de tous, et du rôle déterminant de l’école publique dans la réduction des inégalités.

Or, il faut que l’école publique ait des moyens pour assurer sa mission. Comment ne pas s’indigner des 67 fermetures de classes de primaire envisagées dans le Finistère et de la suppression envisagée de 30 postes dans le premier degré ? Là où pour la rentrée de septembre 2024, 40 postes de profs pourraient être supprimés dans le secondaire public.

Nous entendons votre dénonciation de la carte scolaire Monsieur le Président et nous ne doutons pas que vous voterez contre cette proposition en CDEN présidé par la Dasen ?

Dans nos Conseils d’administration de collèges, professionnels et parents votent des motions très fermes contre la mise en place sans aucune concertation et à l’opposé des préconisations des pédagogues et scientifiques de l’éducation de la réforme des groupes de niveaux en Français et en Mathématiques. Les chefs d’établissement s’arrachent les cheveux pour comprendre comment appliquer cette réforme sans désorganiser complètement leurs établissements.

Ces groupes de niveaux vont accentuer dès la fin du CM2 le tri et l’orientation précoces des élèves, là où à l’inverse l’entraide entre pairs de niveaux scolaires différents est un facteur de meilleure réussite pour tous. La mise en place des groupes de niveaux risque également de conduire à la suppression de nombreuses options dans plusieurs petits collèges, ou collèges ruraux et populaires, et donc de renforcer les déséquilibres territoriaux en matière scolaire.

Favoriser la mixité sociale à l’école et la réussite de tous les enfants, faire de l’école un outil d’émancipation, cela suppose à notre sens de concentrer des moyens importants sur l’école et les collèges publics. Nous attendons que le Conseil départemental soutienne plus fortement les actions éducatives, les séjours d’intégration, qu’il active tous les leviers pour améliorer le bien-être des collégiens, la cohésion sociale, l’ouverture d’esprit…. Nous regrettons qu’avec votre majorité, l’effort financier ne soit pas davantage fléché vers les établissements garantissant la mixité sociale. Nous continuons à déplorer, le système de soutien à la cantine et de bouclier tarifaire pour les élèves boursiers, qui profite deux fois plus en volumes financiers aux établissements privés alors que ceux-ci comptent deux fois moins d’élèves boursiers.

Pour rappel : 75 986€ d’aide à la restauration pour les écoles publiques  pour 17 148 collégiens en 2023 et 165 924€ pour les écoles privées pour 14 665 collégiens en 2023 toujours.

Intervention sur le budget  2024 du département et plus particulièrement le bloc de moyens généraux comprenant les dépenses de personnel:

Les 3 blocs thématiques (Action sociale, Economie et attractivité, Cadre de vie) voient des évolutions importantes dans le budget 2024 :

- Action sociale : les besoins d’accompagnement des finistériens s’accroissent, notamment dans l’accompagnement des plus jeunes (politiques liées à l’enfance) et dans l’accompagnement du handicap. Cela appelle à renforcer l’organisation de l’action publique dans ces secteurs. Par ailleurs, le travail social ne peut exclusivement s’adresser depuis Quimper : d’où une organisation décentralisée en Territoires d’Action Sociale dont le maillage fort et la proximité des habitants appellent à un renforcement des moyens humains

- Economie et attractivité : vouloir légitimement engager de nombreux travaux dans le secteur des mobilités (80M€ de travaux à coordonner sur les routes départementales, 50M€ de travaux sur les itinéraires cyclables d’ici 2034) nécessite d’ajuster les effectifs pour permettre de de réaliser ces travaux et tenir ces plannings ambitieux.

- Cadre de vie : Intensifier les travaux dans les collèges du Finistère, accélérer la transition écologique du Conseil départemental se traduit inévitablement par un ajustement des moyens humains sur ces politiques.

- Renforcer les moyens humains dans les territoires d’actions sociale : vous faites l’inverse, en réduisant les moyens dans les 3 territoires d’action sociale. Nous nous inquiétons d’une potentielle baisse des moyens humains dans les DTAS

- Porter une forte ambition sur le rythme de l’action publique du Conseil départemental, c’est avant tout pouvoir donner un cap clair avec les moyens associés.

- Pourtant, quelles évolutions dans le champ des ressources humaines sont inscrites dans votre budget primitif 2024 ? Une baisse du nombre d’agents titulaires de la fonction publique, et un recours massif à des agents contractuels. Est-ce ainsi que l’on planifie de manière responsable, durable et sécurisante l’action publique des prochaines années ?

- Dans votre document budgétaire vous indiquez fixer une priorité à l’optimisation du recours aux agents non-titulaires (citation page 81 du rapport budgétaire). Ca, c’est ce que vous dites ! Mais dans la réalité, en 2 ans vous avez plus que triplé le nombre d’agents non-titulaires (x 3,5 en passant de 78,01 emplois budgétaires non titulaires, à 283,81 !) Ca, c'est ce que vous faites !

- L’évolution budgétaire des dépenses de personnel montre une évolution significative sur ces 2 dernières années (149,4M€ en 2022 - 165,8M€ en 2024 soit +16,4M€ d’augmentation de la masse salariale). Cela est principalement dû aux légitimes réévaluations du points d’indices et d’évolutions de statut légitimes, mais c’est aussi lié à votre recours massif à des agents non-titulaires dont les rémunérations ne sont pas toujours cohérentes avec celles des agents titulaires. En d’autres termes, maîtriser la masse salariale comme vous l’évoquez, c’est en premier lieu en garantissant des rémunérations justes aux agents du Conseil départemental, et constituer des équipes avec des agents titulaires de la fonction publique.

- Fixer un cap, donner les moyens associés c’est garantir l’adéquation entre les politiques votées et les moyens humains pérennisés grâce à des agents titulaires de la fonction publique. Vous faites tout l’inverse : vous placez la barre haute mais vous ne vous dotez pas d’une échelle suffisamment haute pour y parvenir.

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 07:16
Suppression de 65 classes dans le premier degré dans le Finistère – La fédération du PCF du Finistère dénonce vigoureusement cette fragilisation de nos écoles et soutient le mouvement de contestation
Suppression de 65 classes dans le premier degré dans le Finistère – La fédération du PCF du Finistère dénonce vigoureusement cette fragilisation de nos écoles et soutient le mouvement de contestation

Mardi 13 février 2024, des parents et des enseignants seront mobilisés pour défendre l’école publique qui est une nouvelle fois violemment attaquée, en particulier dans le Finistère. La fédération du PCF du Finistère dénonce vigoureusement la fermeture prévue de 65 classes du département et soutient ce mouvement de contestation. Les indicateurs sociaux montrent que le fossé se creuse entre le privé et le public, et le seul moyen de réduire cette fracture sociale organisée est de diminuer les effectifs dans les classes des écoles publiques.

Cette année, comme déjà l’année passée, la DASEN a pris le parti de mentir sur les effectifs réels des écoles publiques pour s’arroger le droit de fermer des classes. La confiance est rompue, halte au mépris !

Une pression intenable va continuer de s’installer dans les écoles publiques, directement en concurrence avec le privé, devant la concentration progressive de toutes les difficultés sociales dans le public, fracturant un peu plus à chaque carte scolaire notre société.

Le PCF29 se tiendra aux côtés des parents et des syndicats qui appellent à la grève (SUD éducation, CGT éduc’action et SNUipp29) mardi 13 février à 11h devant la DSDEN du Finistère pour dire STOP ! Reprenons la main sur notre école!

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11 février 2024 7 11 /02 /février /2024 12:15
Photos de l'AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet
Photos de l'AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet
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Photos de l'AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet
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Photos de l'AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet
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Photos de l'AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet
Photos de l'AG du PCF Finistère à Kernével ce samedi 10 février 2024 en présence de Vincent Boulet

Une chaleureuse assemblée générale de la fédération du Finistère du Parti communiste français (860 adhérents, dont 63 nouvelles adhésions au PCF dans le Finistère en 2023) à Kernevel ce samedi 10 février, en présence de Vincent Boulet, dirigeant national du PCF, responsable du secteur International et coordonnateur du Projet du PCF pour les Européennes de juin 2024. 70 camarades y ont participé. L'AG avait été ouverte par Jacques Rannou, maire délégué de la commune associée de Kernevel (première commune à faire élire une femme maire dans le Finistère, et elle était communiste: Marie Mahé, ancienne résistante) et secrétaire de la section de Rosporden. Le maire de Rosporden, Michel Loussouarn, par ailleurs notre collègue dans le groupe de gauche au Conseil Départemental, nous a fait le plaisir de nous saluer le midi pour l'apéritif. Merci à notre camarade de la section du PCF Carhaix-Huelgoat Hervé Ricou pour ses photos et merci à tous les camarades qui ont pu se rendre disponible à cette assemblée générale du PCF Finistère dans le sud-Finistère et à Vincent Boulet pour ses exposés très clairs, riches et stimulants sur les enjeux des élections européennes et de la situation internationale.

 

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11 février 2024 7 11 /02 /février /2024 06:31

 

 

L’agriculture européenne et française doit nourrir près de 450 millions d’habitants de l’Union européenne et 68 millions de Français. Mais le modèle agricole actuel est en échec : il ne permet ni de garantir un revenu décent aux agriculteurs, ni d’assurer la souveraineté alimentaire de la France, ni de répondre au défi écologique !

Le constat est simple et accablant : les agriculteurs et agricultrices travaillent pour nous nourrir, mais nombre d’entre eux n’arrivent plus à vivre de leur travail ! Les revenus agricoles sont très bas, autour de 1 100 euros en moyenne nationale, mais avec des disparités très fortes en fonction des productions et des structures. 10 % des éleveurs gagnent moins de 800 euros par mois et 25 % sont sous le seuil de pauvreté. 20 % des agriculteurs ne dégagent quasiment aucun revenu. Rappelons que pour obtenir des revenus aussi faibles, leur temps de travail dépasse souvent 50 à 60 heures par semaine.

Un problème est au cœur de cette situation : les prix. Si les lois Egalim ont permis davantage de transparence sur les coûts de production, elles n’ont pas permis d’en finir avec les marges scandaleuses de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution.

Dans ce contexte, il est clair que la suppression de la détaxe sur le gazole non routier, la hausse du coût de l’énergie qui touche les agriculteurs comme tous les Français et nombre de mesures de la loi de finances 2024 que nous avons combattue au Parlement, ne feront qu’aggraver la crise. Au-delà du recul du gouvernement sur le GNR, il faut annuler toutes les mesures qui rendent la vie toujours plus chère.

Hors l’enjeu des prix et des charges qui pèsent sur le monde agricole, c’est l’ensemble du modèle néolibéral, où le libre-échange règne en maître, qui affaiblit l’agriculture française et détruit l’environnement. Il est d’autant plus urgent de changer de politique que la moitié des exploitations devront être transmises d’ici 10 ans, pour cause de départs en retraite. Si rien n’est fait, elles ne trouveront pas preneur.

Les politiques de l’Union européenne ne protègent pas notre agriculture. Au contraire, elles aggravent la situation, tant par la frénésie du libre-échange que par une Politique agricole commune (PAC) qui encourage la course au gigantisme des exploitations et la spécialisation des producteurs comme des régions agricoles, sans se soucier de garantir des prix rémunérateurs aux agriculteurs, de préserver la biodiversité et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’heure est à un Grenelle de l’agriculture pour construire un pacte d’avenir avec tous les agriculteurs de notre pays, en les associant directement aux grandes décisions et à la gestion de nouveaux outils d’intervention.

 

Nos 15 propositions

Nous commencerons par revenir sur l’ensemble des mesures de la loi de finances 2024 qui rendent la vie toujours plus chère : maintien de la détaxe sur le gazole non routier, suppression de la hausse des tarifs de l’énergie et des franchises médicales...

 

Garantir un travail rémunérateur et une pension digne aux agriculteurs et agricultrices

1. Instaurer des offices publics qui, production par production, seront chargés d’établir un prix plancher, soit un prix minimum versé au producteur. Mettre en place des conférences permanentes territoriales associant la profession agricole, les filières, les pouvoirs publics et la société civile qui permettront la fixation démocratique d’un prix d’objectif, couvrant les coûts de production des agriculteurs. Instaurer un coefficient multiplicateur entre prix d’achat aux producteurs et prix de vente aux consommateurs pour encadrer les marges de la grande distribution.

2. Mettre en place un régime public agricole d’assurance et de gestion des risques climatiques, sanitaires et environnementaux, géré par les acteurs de l’agriculture et l’État et non pas par le secteur assurantiel et bancaire privé.

3. Porter toutes les retraites agricoles à un minimum de 85 % du Smic dans un premier temps puis au niveau du Smic.

 

Protéger nos agriculteurs face à l’ouverture des marchés agricoles

4. Remettre en cause les traités de libre-échange et porter de nouveaux accords de coopération agricole, pour en finir avec les importations de produits alimentaires provenant de pays qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires et environnementales que celles exigées à nos producteurs. Convoquer également en urgence une conférence européenne sur les conséquences agricoles et alimentaires de la guerre en Ukraine.

5. Garantir la traçabilité par l’étiquetage de l’origine pour tous les produits agricoles en imposant l’obligation de la mention d’origine des produits alimentaires pour tous les produits bruts ou transformés. C’est une exigence indispensable pour défaire l’opacité qui règne dans les échanges et une demande très forte des consommateurs comme des producteurs européens, notamment vis-à-vis des productions extracommunautaires importées.

6. Activer systématiquement les clauses de sauvegarde dès qu’une production française fait face à une distorsion de concurrence en matière sanitaire ou environnementale, et exiger le respect de la réciprocité des normes pour tous les produits entrant sur le marché français.

7. Définir des calendriers d’importation pour protéger les productions françaises en fonction de leur saisonnalité et leur arrivée sur le marché face à des productions importées moins-disantes.

8. Créer une police de la sécurité alimentaire européenne dotée de vrais moyens de contrôle aux frontières, comme à l’intérieur de l’Union européenne, pour un contrôle large et réel de la qualité des produits agricoles commercialisés. Renforcer significativement, dans le même temps, les services publics nationaux de contrôle que sont la Douane et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudeurs (DGCCRF), tout particulièrement en nombre d’agents.

 

Développer l’agriculture française pour manger sain et à sa faim : objectif 500 000 agriculteurs en 2030 !

9. Doubler les fonds de la dotation d’installation des jeunes agriculteurs avec une attribution tenant compte des critères d’emploi sur l’exploitation, d’éco-conditionnalité et de durabilité avec l’objectif de permettre plus d’une installation pour un départ. Lancer un grand plan de relance de l’enseignement agricole public et de valorisation des apports de la recherche agronomique jusqu’à l’exploitation, en portant à la fois un soutien spécifique à la formation initiale mais aussi un véritable droit à la formation continue tout au long de la vie professionnelle.

10. Assurer une répartition des aides de la PAC selon d’autres critères permettant d’assurer le maintien et le développement des exploitations familiales et de petite taille : plafonnement et dégressivité des aides en soutenant prioritairement les premiers hectares et en les couplant avec les premiers volumes de production.

11. Créer un fonds alimentaire national doté de 10 milliards d’euros annuels, alimenté par l’État et par une contribution spécifique sur les revenus financiers de l’agroalimentaire, de l’agrofourniture et de la grande distribution, pour développer une restauration scolaire et collective avec des productions locales et de qualité à un prix accessible à toutes et tous.

12. Changer le rôle des banques et réorienter le crédit bancaire qui étrangle les exploitants agricoles et les pousse au surinvestissement et au productivisme, avec :

- un grand plan d’installation des jeunes agriculteurs, assorti de prêts à taux négatif sur des critères écologiques et sociaux, refinancés par la Banque centrale européenne ;

- une renégociation des dettes, jusqu’à certaines annulations, conditionnée là encore au respect de critères sociaux et écologiques ;

- une aide à la transformation agro écologique (dont la mise à niveau aux normes environnementales) avec des prêts à taux négatifs, financés par un fonds public de bonification, privilégiant le secteur mutualiste, refinancé par la BCE, sous condition d’engagements écologiques et sociaux précis, suivis en lien avec les conférences permanentes.

 

Engager vraiment la transformation agro écologique

13. Soutenir l’élevage herbager au moyen d’une aide couplée spécifique. Les prairies permanentes contribuent en effet au stockage du carbone et abritent une riche biodiversité.

14. Soutenir toutes les pratiques permettant d’améliorer la fertilité et de stocker du carbone dans les sols : polyculture-élevage ; mise en place de couverts végétaux intermédiaires ; agroforesterie…

15. Reconstruire un plan de sortie efficace des usages des pesticides de synthèse et de réduction de notre dépendance aux intrants, sur la base d’un accompagnement systématique de l’ensemble des agriculteurs (intégration des surcoûts économiques et des besoins en travail supplémentaire dans la définition des coûts de production et des prix d’achat, soutien de long terme à la déspécialisation agricole à l’échelle des exploitations comme des régions agricoles).

 

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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 16:17
Manifestation pour Gaza ce samedi 10 février à Brest - Place de la Liberté à 14h30
Manifestation de solidarité avec le peuple palestinien à Gaza alors que le criminel de guerre Netanyahou annonce une offensive contre Rafah, dans le sud de Gaza, où se trouvent un million 300 000 civil.es , forcé.es de s'y rendre par l'armée israélienne.

Samedi 10 février à 14 h 30 place de la Liberté.
 
La ville de Rafah sous les bombes, 
pour Gaza, manifestons ce samedi 10 février à BREST !
 
L’armée israélienne a intensifié jeudi ses frappes sur le ville de Rafah dans le sud de la bande de Gaza. C’est là, à la frontière fermée avec l’Égypte, que s’entassent 1,3 million de Palestiniens dont la grande majorité sont des personnes déplacées de force par les bombardements israéliens des derniers mois. Le Premier ministre, criminel de guerre, Benyamin Netanyahou a pourtant ordonné à ses troupes de préparer une offensive contre ce territoire, annonçant un nouveau désastre humanitaire.
 
Il faut écouter le témoignage du docteur Raphaël PITTI, cela ne vous prendra que 12 mn, et c'est terrible, mais c'est la réalité de ce nouveau massacre annoncé :
 
Il y 2 semaines la Cour internationale de justice rendait ses décisions et la réponse d'Israël fut les attaques contre l’UNRWA ainsi que des frappes et attaques plus violentes, avec un risque de génocide en cours à Gaza.
 
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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 16:00
Vincent Boulet, responsable du secteur International du PCF, dirigeant national chargé de l'animation du Projet politique du PCF pour les élections européennes, participera à l'AG du PCF Finistère le 10 février à Kernevel

Vincent Boulet, responsable du secteur International du PCF, dirigeant national chargé de l'animation du Projet politique du PCF pour les élections européennes, participera à l'AG du PCF Finistère le 10 février à Kernevel

Vincent Boulet à une AG du PCF à Pont-de-Buis en 2018 sur les enjeux de la gauche européenne

Vincent Boulet à une AG du PCF à Pont-de-Buis en 2018 sur les enjeux de la gauche européenne

Européennes, comité de soutien du PCF et de la liste de Léon Deffontaines : mobilisons-nous !

Cher.E.s camarades,

Nous êtes chaleureusement convié.e.s

le samedi 10 février : 9h30/16h30 :

à l'Assemblée Générale du PCF Finistère avec Vincent Boulet, responsable du secteur international du PCF et coordonnateur du projet pour les Européennes.

Soyons nombreux pour débattre et approfondir sur le projet communiste pour l'Europe.

Inscription pour ajuster le nombre de repas : federation@29.pcf.fr

C'est à Kernavel, dans la salle polyvalente, place de l'église

Léon Deffontaines, notre tête de liste Européennes, sera normalement présent le mercredi 27 mars dans le Sud-Finistère dans le cadre de la campagne Européennes (visite d’un port du pays bigouden, inauguration du local de Quimper, et meeting à Quimper).

Merci à tous ceux qui le peuvent et le souhaitent de s’inscrire sur la liste du Comité de soutien public à la liste de rassemblement conduite par le PCF et Léon Deffontaines pour les élections européennes du 9 juin. Notre résultat dépendra de notre mobilisation collective.  Inscription avec noms prénoms - qualités/profession - commune : federation@29.pcf.fr / dupont.ismael@yahoo.fr

La liste des Européennes fera l’objet d’un vote au Conseil National du PCF ce week-end, le samedi 3 février et d’un vote des adhérents dans les sections les 8, 9, 10 mars.

Fraternellement,

Ismaël Dupont, secrétaire départemental

AG du PCF Finistère à Kernevel en 2021 (70 personnes y avaient participé)

AG du PCF Finistère à Kernevel en 2021 (70 personnes y avaient participé)

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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 02:03

 

Promise aux paysans par le président Macron lors d’un discours prononcé à Rungis le 11 octobre 2017, la loi Egalim n’a pas débouché sur une construction des prix agricoles à partir des coûts de production. Dès le départ, l’actuel chef de l’État affirmait que les paysans devaient gagner le bras de fer permanent avec les distributeurs, ce qui est impossible quand on produit de denrées périssables

Voté en 2018, le premier volet de la loi Egalim indiquait que la fixation des prix des produits agricoles vendus aux industriels de l’agroalimentaire, voire directement aux enseignes de la grande distribution et au petit commerce, devait tenir compte des coûts de production que supportent les paysans. Mais comment peut-on parvenir à faire ce calcul et à le faire admettre par les metteurs en marché quand l’évolution au jour le jour de presque tous les prix au départ de la ferme obéit aux cotations dans les salles de marché ?
La France Agricole est un hebdomadaire qui consacre chaque semaine trois pages aux cotations avec huit à dix encadrés sur autant de produits différents. Ces chiffres sont accompagnés de courbes de comparaisons sur les deux années précédentes. Avant la sortie des tracteurs autour des grandes villes à la fin de mois de janvier, la tonne de blé rendue au port de Rouen pour l’exportation cotait 212 € le 16 janvier, contre 290 € un an plus tôt. Le cabinet « Tallage », qui observe les marchés, expliquait que ce prix reste trop bas du fait de la « concurrence des origines de la mer noire », à savoir les blés de l’Ukraine et de la Russie. Le même jour, la tonne de maïs à Creil cotait 181 € contre 270 € un an plus tôt. Cette fois l’explication fournie par la « Coopération agricole métiers du grain » attribuait ce prix bas à « l’offre des deux pays du continent américain » que sont les États-Unis et l’Argentine.

« Ajuster les prix en fonction de l’origine la moins chère »

Le 30 janvier, alors que les tracteurs venaient d’envahir les autoroutes en France et cernaient les locaux de la Commission Européenne à Bruxelles, la tonne de blé cotait 209 € à Rouen. Cette fois, le commentaire explicatif provenait du cabinet « Argus Média-Agritel » selon lequel « la compétition sur la scène internationale reste rude et les disponibilités encore à écouler sont nombreuses, ce qui oblige les opérateurs à ajuster le prix en fonction de l’origine la moins chère ». Voilà qui ne favorise pas la prise en compte des coûts de production de la matière première agricole retenue pour fixer son prix au départ de la ferme via le vote de la loi Egalim.

Le même jour, la tonne maïs cotait 177 € à Creil, soit une baisse 3 € par rapport à la cotation du 16 janvier. Cette fois le cabinet Tallage expliquait que cette céréale fourragère se retrouve confrontée à « une morosité de la demande, couplée à des disponibilités élevées. C’est notamment la récolte américaine qui pousse les cours vers le bas, avec une production record de 390 millions de tonnes ». En France, du coup, l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), qui est le syndicat de branche des producteurs affiliés à la FNSEA, indiquait que « les contractualisations à l’export du maïs américain ont atteint 1,25 million de tonnes la semaine passée. Le Mexique reste le principal acheteur de maïs américain, alors que la Chine est absente ». Là encore, une offre supérieure à la demande tire les prix vers le bas, sans tenir compte de l’évolution de coûts de production.

Une baisse de 20 % pour la vache de réforme

Quand on passe des céréales aux produits carnés, on découvre que le prix du kilo de carcasse d’une vache laitière de réforme que l’on envoie à l’abattoir cotait 3,95 € à Cholet le 22 janvier dernier contre 4,50 € un an plus tôt. Les veaux mâles de cette même race sont vendus quelques jours après leur naissance à des engraisseurs. Leur prix moyen était de 70 € l’animal le 30 janvier dernier contre 110 € un an plus tôt. « Malgré la baisse de l’offre, les intégrateurs maintiennent leurs positions. Les gros veaux destinés à l’Espagne restent demandés, mais les prix demeurent stables. Il en est de même pour les croisés laitiers ou mixtes de moyenne conformation, avec un commerce moins sélectif », indiquait le commentaire.
Finalement, seule la viande porcine bénéfice depuis un an de prix correctement rémunérateurs autour de 1,80 € le kilo de carcasse. Mais cela fait suite à une baisse sensible de la production dans les pays membres de l’union européenne. Elle résulte de prix trop bas entre l’été 2021 et le mois de février 2022. Durant plus de six mois, le kilo de carcasse de porc cotait entre 1,20 € et 1,30 € sur le marché au cadran de Plérin dans les Côtes-d’Armor, comme ailleurs en Europe. Pour limiter leur déficit d’exploitation, les éleveurs ont alors vendu des truies reproductrices qu’ils nourrissaient à perte dans plusieurs pays européens. La chute, de la production s’est ensuite traduite par une raréfaction de l’offre qui a fini par faire remonter les cours.

Grande inquiétude chez les éleveurs de poulets

Finalement, la contractualisation avec un prix d’achat fixé d’avance, à condition que les producteurs respectent un cahier de charges, n’existe que dans de rares filières comme le lait à comté, certains légumes de conserve et une partie de l’élevage de volailles. Néanmoins, l’inquiétude est aussi grande chez nos éleveurs de volailles que chez les céréaliers. Depuis deux ans, les pays membres de l’Union européenne ont mis en place ce qu’ils nomment des « corridors de solidarité » qui suppriment tout droit de douanes sur le blé, le maïs, le tournesol, le sucre de betterave et surtout le poulet produit en Ukraine dans d’immenses élevages appartenant à des oligarques.

Entre janvier et octobre 2023, les importations de viande de volailles en provenance d’Ukraine dans les pays membres de l’Union européenne ont atteint 202 850 tonnes contre 130 298 tonnes durant la même période l’année précédente, soit une augmentation de 55,7 %. En quelques mois, l’Ukraine est ainsi devenue le second fournisseur de viande de volaille à l’Europe, des 27. Elle arrive derrière le Brésil avec 248 726 tonnes, les autres grands fournisseurs étant le Royaume-Uni avec 138 037 tonnes et la Thaïlande avec 130 115 tonnes.

Les discours contradictoires d’Ursula Von der Leye

Ces importations entrent beaucoup dans les repas de la restauration collective comme dans celles de plats préparés vendus en grande surface. Nous en avons eu confirmation hier soir dans le journal de 20 heures sur France 2, puis dans le documentaire réalisé par Marie Drucker et diffusé sur la même chaîne. Dans les grands élevages ukrainiens, comme dans les abattoirs, les salaires sont inférieurs à 400 € par mois, tandis que les conditions sanitaires sont moins rigoureuses que dans l’Union européenne.

C’est donc la mondialisation des échanges sur fond de dumping social, fiscal et environnemental qui fait reculer la production agricole française dans la plupart des filières. Cette politique sous-rémunère les paysans en France, freine l’installation des jeunes agriculteurs et fait reculer notre « souveraineté alimentaire » alors que ces deux mots sont désormais inscrits dans la fonction officielle du ministre de l’Agriculture.

Présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen prétendait hier atteindre un objectif de réduction de 90 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe d’ici 2040. Mais comme elle défend en même temps la multiplication des accords de libre-échange avec les pays tiers, elle plaide indirectement pour la déforestation et l’augmentation des transports sur route, ce qui contribue grandement au réchauffement climatique. Ce que fait aussi Thierry Breton, le commissaire français en charge du marché intérieur européen à la Commission !

 

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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 01:52

 

Monsieur le Premier ministre,


Avec respect mais avec sincérité, je vais vous exprimer un coup de colère.
Un coup de colère parce que je suis dans un Département où nous avons dépassé les 100 000 demandeurs de logements.

Un coup de colère parce 12 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, c’est 12 millions de sinistrés.

Oui, c’est une bombe sociale à retardement.


La vérité c’est que dès 2017, vos politiques n’ont été qu’un « j’accuse » du logement social, pour libérer de toute contrainte le marché privé :

Baisse des APL dès l’élection d’Emmanuel Macron,

Ponction de 1,3 milliards d’euros dans les caisses des bailleurs sociaux

Loi ELAN pour obliger à vendre des logements sociaux à la découpe et faire disparaître les petits bailleurs

Loi Kasbarian-Bergé, pour faciliter les expulsions.

Et vous voilà désormais à démanteler la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain.

Monsieur le Premier Ministre, le bilan est dramatique : il n’y a plus de politiques publiques du logement en France.


Pour les acteurs du secteur, de nombreux emplois sont menacés. Et la majorité des habitants de notre pays est livrée à elle-même face à la spéculation.

 

Ma question est simple :

56% d’augmentation des loyers dans le parc privé, stop ou encore ?

2000 enfants à la rue, stop ou encore ?

A quand l’état d’urgence du logement ?

Oui, nous appelons à déclarer l’état d’urgence nationale du logement sur cinq axes. Moratoire sur les expulsions, encadrement des prix du foncier, plan pour les primo-accédants, relève du niveau de production et réquisition nationale des logements vides. Pour cela encore faudrait-il avoir une ou un ministre du logement. Monsieur le Premier ministre, l’abbé Pierre disait « Gouverner, c’est d’abord loger son peuple ».

Vous êtes le chef du gouvernement, alors maintenant, vraiment, gouvernez !

 

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7 février 2024 3 07 /02 /février /2024 07:38
Exposition sur Missak et Mélinée Manouchian et les résistants FTP MOI du groupe Manouchian
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