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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:06

 

Pour faire face aux immenses défis technologiques, démographiques ou environnementaux, l'époque appelle plus de coopération dans le travail, dans la recherche, plus de formation tout au long de la vie, plus de stabilité et de sécurité au travail, plus de démocratie dans l'entreprise et la cité. Tout le contraire de ce qu'ont choisi d'entreprendre les gouvernements qui se succèdent depuis des décennies.

Celui en place s'apprête à installer le dernier étage de la fusée libérale, celle-là même qui fut imposée à de nombreux pays sans produire aucun des résultats annoncés. Certes, on y licencie plus aisément et les salariés disposent de moins de droits. Pour autant, le plein-emploi et les salaires décents ne sont pas au rendez-vous, tout en étant tirés vers le bas par l'explosion des emplois précaires et du nombre de travailleurs, et surtout de travailleuses, pauvres.

Partout, les contre-réformes aboutissent au même désastre social et économique et au progrès des extrêmes droites. Frappés de cécité ou de mauvaise foi, le chef de l'État et les médias dominants continuent malgré tout d'expliquer qu'elles sont une magnifique réussite en Allemagne, en Italie ou en Espagne ! Pourtant, les partisans les plus obtus de ces ordonnances commencent à reconnaître qu'elles n'ont pas pour vocation première de créer de nouveaux emplois, encore moins de penser le travail humain au XXIe siècle. Alors de quoi sont-elles véritablement l'objectif et le nom ?

Le véritable dessein du pouvoir macroniste se cache ailleurs. Il a été exposé dans les différents pensums libéraux, bibles des gouvernements successifs. Il en est ainsi du rapport Attali, rédigé par un aréopage de patrons et d'économistes libéraux, affublé de la dénomination ronflante de « commission pour la libération de la croissance française ». Eh bien, nous y voilà. C'est bien à cette « libération de la croissance » que le gouvernement et le Medef comptent s'atteler, non pas en réorientant l'argent spéculatif et les scandaleux dividendes vers des investissements utiles, ni en valorisant les capacités humaines par un droit nouveau à la formation. Non ! Il s'agit de livrer toutes les clefs de l'économie au marché capitaliste, de mettre corps et âme l'ensemble des travailleurs et des citoyens au service d'un projet dont l'objectif est de donner au capital mondialisé et financiarisé un souffle nouveau.

Réussir la mobilisation du 12 septembre et toutes celles qui sont d'ores et déjà envisagées revêt dès lors une portée décisive. La question posée touche à une nouvelle définition du travail humain, de sa fonction, de son organisation et de ses finalités, à l'aune des profonds bouleversements technologiques, démographiques et écologiques. Le travail est aujourd'hui dominé par l'emprise du capitalisme et de ses crises sur l'ensemble de la planète et sur la production, miné par le court-termisme de la rentabilité financière, au détriment de l'intérêt général humain et du respect de la planète. Cette domination n'a rien de fatal. Tout peut même s'éclairer si les mobilisations et le rassemblement prennent de l'ampleur.

Tous ces enjeux de nature civilisationnelle seront au coeur de multiples débats à la Fête de l'Humanité, quatre jours après la première action syndicale. Ceci ne fait que renforcer la nécessité d'en faire le grand rassemblement populaire de la pensée, de l'action et de la culture en proposant à ses proches d'y participer.

Elle sera le lieu où le sens profond de cette nouvelle offensive libérale sera mis à nu et en perspective. Elle permettra, grâce à l'éclairage de multiples confrontations pluralistes, de comprendre, de découvrir et partager arguments et analyses pour travailler les convergences indispensables avec la jeunesse, le monde de la création, les retraités. C'est une contre-offensive unitaire, populaire de fond, politique, sociale et culturelle que réclame l'avalanche libérale en cours pour dégager une « contre-cohérence » pour le progrès humain et écologique et l'efficacité économique.

La politique gouvernementale a sa cohérence. Elle tente, fondamentalement, de redéfinir la puissance publique, non plus comme un contrepoids nécessaire face à la domination des détenteurs de capitaux et des moyens de production, mais comme l'organisateur d'un féroce marché concurrentiel, source de plus-value pour la rente.

Placer l'entreprise au coeur des négociations revient à renoncer au rôle protecteur de la loi et à retirer aux parlementaires leur pouvoir législatif au bénéfice du contrat, pour mieux mettre les salariés sous pression des marchés et encourager le dumping social. Plafonner les indemnités pour licenciement abusif exonère le patronat de ses responsabilités sociales et encourage les licenciements massifs. Élargir de manière considérable le périmètre de ces licenciements, permettre aux entreprises de se retrancher derrière leurs multinationales pour justifier la mise à l'index des travailleurs et affaiblir les syndicats revient à laisser des milliers de vies humaines sans défense face aux aspects les plus hideux et violents de la mondialisation capitaliste. Fusionner les instances représentatives accentue encore la monarchie actionnariale dans l'entreprise. Instituer des contrats de mission précarise davantage et organise encore plus violemment la concurrence entre travailleurs. Toute la logique de la nouvelle loi de destruction du droit du travail et la mise en lambeaux des sécurités collectives risquent d'être aggravées par l'assaut claironné contre les cotisations sociales. Et, à peine les ordonnances ficelées, on annonce une vague de privatisations, la vente des actifs publics des grands groupes, un affaiblissement de la Caisse des dépôts et consignations, une mission d'experts sur le Smic, une attaque contre la formation professionnelle !

Le gouvernement et le Medef veulent réduire l'humain à sa fonction d'agent économique au service des puissants. Fût-ce en amputant le travail de sa dimension anthropologique.

L'enjeu pour le grand patronat allié aux milieux financiers consiste à rendre le travail humain plus dépendant encore de leurs désirs. Ils ne supportent plus le compromis gagné de haute lutte qui permettait, certes en partie, de partager ce pouvoir entre les travailleurs et le patronat, les premiers bénéficiant d'assistances syndicales, d'une justice prud'homale, d'un contrat de travail protecteur ou du droit de gérer eux-mêmes une partie de la richesse produite dans des caisses socialisées. Aujourd'hui, le Medef et le gouvernement considèrent ce compromis comme un frein au développement du capital. Il convient pour eux de dégager du profit par l'asservissement du travail humain et sa subordination complète aux objectifs de rentabilité, fût-ce en amputant le travail de sa dimension anthropologique. Il s'agit d'une réduction de l'humain à sa fonction d'agent économique au service des puissants.

Tout ceci nous conforte dans l'idée de mettre la Fête de l'Humanité à disposition du mouvement social, de la jeunesse, des créateurs, pour en faire un moment marquant de la contre-offensive. Réussir cette Fête, c'est se donner de la force pour empêcher la promulgation des ordonnances antisociales, pour travailler à porter un autre projet de Sécurité sociale du travail et de la formation, un nouveau partage des richesses vers les travailleurs, les créateurs, les retraités et une nouvelle manière de produire, respectueuse de l'avenir de la planète. Les enjeux sont immenses. Hissonsnous à leur hauteur ! Faisons de la Fête un événement retentissant, gage de confiance et de succès pour les mobilisations à venir.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:03

 

Paru le 31 août, « Et maintenant, Monsieur le Président ? », signé par le député du Puy-de-Dôme et chef de file PCF à l'Assemblée, s'attaque au projet de Macron et aux illusions créées pour gagner l'élysée.

Au mois de juin dernier, le député communiste André Chassaigne l'emportait dans sa circonscription face à LREM. L'élu du Puy-de-Dôme entamait ainsi un nouveau mandat, après une victoire qui fut aussi le fruit d'une certaine façon du travail avec les habitants de sa circonscription. Le député a en effet toujours associé ses concitoyens à l'élaboration des projets de loi qu'il défend devant l'Assemblée nationale...

Désormais réélu à la tête des députés communistes à l'Assemblée, il est l'un des principaux visages, à gauche, de l'opposition à Emmanuel Macron. Et en cette rentrée, il publie un nouveau livre aux Éditions de l'Atelier, dans lequel il adresse dix interpellations au président de la République sur son projet politique, et propose aux lecteurs des alternatives.

LE PRÉSIDENT DES MÉDIAS

Cet ouvrage, intitulé « Et maintenant, Monsieur le Président ? », s'attaque au mythe qui s'est construit non seulement durant la campagne présidentielle autour de la personne d'Emmanuel Macron, mais qui s'est consolidé à grand renfort médiatique après sa victoire face à Marine Le Pen le 6 mai dernier. « Fort de son élection à la présidence de la République, écrit notamment André Chassaigne, Emmanuel Macron promet une révolution : un "renouveau démocratique", une Europe "réenchantée", un travail "libéré", la fin de l'état d'urgence, l'égalité des chances. » Le député communiste affirme ainsi avoir voulu « faire oeuvre de grand dévoilement » en choisissant « dix sujets d'interpellations parmi les nombreux thèmes qui auraient pu être abordés ».

Europe, démocratie, travail, égalité des chances... l'élu PCF démonte point par point un programme délétère.

Dans l'ordre, André Chassaigne démonte donc l'idée de « renouveau démocratique » depuis l'élection d'Emmanuel Macron, celle de « nouveau modèle de croissance », de « libérer le travail », « réenchanter l'Europe », réfute toute idée de « modèle social plus protecteur » dans les réformes du président de la République, conteste sa « politique des territoires »... Et l'élu communiste d'ajouter encore que le programme éducatif d'Emmanuel Macron, loin de garantir « l'égalité des chances », « risque d'aggraver l'injustice sociale ».

UN OUTIL MILITANT

Une des interpellations d'André Chassaigne est également dédiée à la « compétitivité » du travail en France, argument numéro 1 de la seconde loi travail en train d'être imposée au Parlement, qui ne cache selon lui que des mesures qui aggraveront la précarité et déséquilibreront encore davantage le partage des richesses au bénéfice des actionnaires. André Chassaigne dénonce aussi dans son livre l'absence de mesures visant à réguler la finance, et pointe les risques d'éclatement de bulles financières qui nous menaceraient d'une nouvelle crise. Le député communiste conteste enfin l'efficacité de l'état d'urgence et des mesures d'exception qui l'accompagnent dans la lutte contre le terrorisme, et pointe la politique étrangère française, ses alliances avec l'Arabie saoudite, son absence d'intervention forte dans le règlement du conflit israélo-palestinien, comme ferment des attaques terroristes.

Avec ce livre, qu'il présentera notamment à la prochaine Fête de l'Humanité, André Chassaigne espère donc contribuer à « défaire une illusion ». Une démarche qui se révèle également un outil militant, sérieux, argumenté, pour ceux qui étaient sans illusions sur ce que serait la politique de Macron, une fois celui-ci au pouvoir.

 

« Et maintenant, Monsieur le Président ? 10 interpellations à Emmanuel Macron », d'André Chassaigne, aux Éditions de l'Atelier, 93 pages, 7 euros

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:02

 

Les inégalités au sein du salariat se sont remises à croître. Ce retournement a fait l'objet de multiples explications : concurrence des pays émergents frappant les salariés les moins qualifiés, surrémunération des cadres dirigeants, pénurie de compétences dans le domaine des nouvelles technologies... Curieusement, les études ont laissé dans l'ombre le phénomène de la hiérarchisation des entreprises et de ses conséquences. Pourtant, le constat est là : pour un salarié, il vaut mieux, du point de vue du statut ou de la rémunération, dépendre d'une grande entreprise dominant une filière que d'un sous-traitant. La réforme du Code du travail accentuera cette inégalité.

Examinons le problème sous l'angle des salaires. La France reste globalement un pays de bas salaires. Le salaire net moyen s'élève à 2 300 euros mensuels. Cette moyenne est tirée vers le haut du fait d'une poignée de salaires très élevés. En réalité, la moitié des salariés touchent moins de 1 800 euros.

Mais ces données moyennes cachent le coeur du phénomène, qui est plus structurel. Les inégalités salariales se sont creusées en raison de l'accroissement des inégalités entre entreprises. Les plus g rands donneurs d'ordres font la loi. Le salaire mensuel moyen pour un temps complet dans les grandes entreprises dominantes est le double du salaire moyen pratiqué dans les petites entreprises, où la norme du CDI correctement rémunéré s'efface.

L'externalisation d'activités de service a été un puissant levier de remise en cause des droits sociaux. Ce que met en évidence François Lévêque, professeur à l'école des Mines de Paris, en prenant l'exemple des fonctions d'accueil dans les entreprises. Ainsi fait-il remarquer que, au siège des grandes entreprises, il y a toujours des hôtesses d'accueil, des agents de sécurité, du personnel de nettoyage, des agents de maintenance... Mais ces postes à bas salaires et à statut précaire ne sont plus occupés par des employés de l'entreprise dans laquelle ils travaillent mais par des salariés d'entreprises spécialisées relevant de grandes sociétés de services. Cette externalisation a provoqué une augmentation artificielle du salaire moyen dans tous les grands groupes leaders dans une filière, alors que les emplois au Smic et à temps partiel étaient renvoyés aux sociétés de service comme Sodexo, Securitas ou Onet, et plus généralement aux sous-traitants.

La question des inégalités de salaires et de statuts se croise donc avec le problème des inégalités entre entreprises. N'est-ce pas cette inégalité économique qui sera consacrée par les 5 ordonnances d'Emmanuel Macron ? En élargissant le champ de la négociation dérogatoire, le nouveau texte entérine l'affaiblissement de la hiérarchie des normes sociales au profit du renforcement de la hiérarchie de la norme financière. Se raccrocher à la négociation de branche n'est pas une véritable garantie puisque les différenciations essentielles dans les droits sociaux s'opèrent dans l'entreprise par la substitution d'emplois plus précaires et moins bien rémunérés à des emplois plus garantis.

L'enjeu de la bataille engagée contre les 5 ordonnances se trouve bien dans l'entreprise, au plus près des solidarités qui demandent à s'exprimer. La journée syndicale d'action du 12 septembre n'est que la première étape de cette mobilisation qui a besoin de partir des réalités vécues par chaque catégorie de salariés pour converger.

 

(*) Économiste et syndicaliste.

LE SALAIRE MENSUEL MOYEN DANS LES GRANDES ENTREPRISES EST LE DOUBLE DU SALAIRE MOYEN PRATIQUÉ DANS LES PETITES ENTREPRISES.

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:00

LES GRANDS ENJEUX POUR NOTRE PLANÈTE, PAR GÉRARD LE PUILL

 

Asphyxié par la loi du marché, un monde paysan victime des pratiques abusives de la grande distribution et de l'industrie agroalimentaire. 

 

Alors que l'on débattra de l'avenir des paysans français et du contenu de notre assiette jusqu'à décembre dans les 14 ateliers des états généraux de l'alimentation, les organisateurs n'ont pas prévu d'évoquer la mon dialisation libérale de l'agriculture, ni des accords de libre-échange que ne cesse de négocier la Commission européenne... avec l'aval de la France. Comment alors « rendre les prix d'achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agri culteurs », comme le suggère un atelier, si demain, comme aujourd'hui, il va suffir d'importer un peu plus de tomates du Maroc, un peu plus de melons d'Espagne pour faire chuter les prix de ces mêmes produits cultivés en France ?

 

PLUS DE TOMATES DU MAROC !

Comment pourra-t-on « améliorer les relations commerciales et con tractuelles entre producteurs, trans formateurs et distributeurs », comme l'annonce un autre atelier, s'il suffit aux derniers nommés d'im porter plus de lait de vache, plus d'animaux de boucherie, plus de viande de porc et de charcuterie pour obliger leurs fournisseurs hexagonaux, que sont les industriels de l'agroalimentaire, à baisser leurs prix de vente et à moins payer la matière première aux paysans ? Aux bonnes volontés retenues pour travailler dans ces deux ateliers, nous conseillons de lire ou de relire le rapport de la commission Attali. Ce rapport date de l'année 2008 et il a inspiré la loi de modernisation économique (LME) que souhaitait le président Sarkozy pour faire plai sir à Michel Édouard Leclerc, le champion autoproclamé des prix bas... dès lors qu'ils sont obtenus en ruinant les paysans.

Inspirée par un rapport de 2008, la loi de modernisation économique est surtout celle du plus fort.

Parlant du rôle positif qu'il attri buait à Leclerc, Carrefour, Au chan, Casino et quelques autres prédateurs, le rapporteur de la commission Attali voulait leur donner plus de pouvoir en écrivant ceci : « Les réglementations ac tuelles réduisent considérablement le potentiel de ce secteur en termes de pouvoir d'achat, de croissance et d'emploi. Plus précisément, les lois Galland et RoyerRaffarin ont eu pour effet d'empêcher, ou de rendre plus coûteuse, l'implantation de nouvelles entreprises de distribu tion et ont considérablement réduit la concurrence entre les enseignes existantes. »

 

LARBIN DU PATRONAT

Bref, plus de concurrence et toujours plus de mètres carrés de sur face de vente devaient ­ on se de mande comment ­ réduire le prix de revient du panier de la ménagère, selon le rapporteur qui avait mis beaucoup de zèle à rendre logiques les revendications égoïstes avancées par des grands patrons et des économistes libéraux au sein de la commission Attali.

Dans un autre passage du même rapport, il écrivait aussi qu'il fallait « réduire le coût du travail pour toutes les entreprises en transférant une partie des cotisations sociales vers la contribution sociale généra lisée (CSG) et la TVA ». Ce qui nous est annoncé aujourd'hui en légifé rant par ordonnances sur exigence du président de la République.

Signalons enfin que le rapporteur qui servit de larbin au patronat en rédigeant un texte esclavagiste de 250 pages pour Nicolas Sarkozy en 2008 était moins connu à l'époque qu'il ne l'est aujourd'hui... Mais c'était déjà Emmanuel Macron.

 

glepuill@humanite.fr

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 12:58

 

RÉMUNÉRATION ? SANCTIONS ? EN RÉALITÉ, CE QUE DEMANDE MACRON NE VAUT RIEN !

Alors qu'ici il s'applique à baisser le salaire brut, les cotisations sociales des salariés français, qui va croire que Macron se bat pour les rétablir aux travailleurs européens détachés ici ? Il existe en France entre 350 000 et 450 000 « travailleurs détachés », surtout dans le bâtiment, l'agriculture, la restauration et le tourisme, sans omettre les routiers. Ils sont des aubaines pour les patrons français, qui ne leur paient que des cotisations sociales abaissées (alignées sur celles de leurs pays d'origine).

Personne ne fait attention au fond de ce que Macron semble défendre. Dans ses voyages à Salzbourg et à Bucarest, auprès des ministres Kern, Sobotka et Fico, ce qu'il demande ne vaut rien : limiter à 12 mois sur une période de 2 ans le « détachement », c'est-àdire « CDDiser » le détachement. Mais la plupart sont de trois mois, renouvelés !

Macron demande que « la rémunération soit équitable » : ça ne veut rien dire car il n'y a qu'une seule façon qu'elle le soit, c'est appliquer le principe « à travail égal salaire égal », donc payer le même salaire net et brut que les salariés français. Or la directive de détachement incarne en elle-même un principe de baisse du coût du travail, puisqu'il y a non-paiement des cotisations sociales au taux d'ici. C'est donc toute la directive qu'il faut dénoncer et pas faire mine de la « renégocier » indéfiniment. Et puis ça ne se fera pas, ça n'aura pas lieu : tout cela est reporté à une réunion de l'UE du 23 octobre et sera sans effet. Cela fait plus de six ans que ça dure.

Macron veut des contrôles et des sanctions, et en même temps il affaiblit l'inspection du travail, chargée de cela. Donc on sait d'avance que ce ne sera pas sanctionné : l'inspecteur du travail peut toujours écrire à Sofia ou à Varsovie pour demander si les fameuses cotisations à prix bas sont payées par le patron français, il n'aura jamais de réponse ni de moyens d'imposer quoi que ce soit.

C'est toute la directive qui doit être dénoncée, le reste de l'agitation de Macron est hypocrite, c'est du vent !

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 07:18

Hubert Coudurier ou le plaisant visage de la réaction bourgeoise

Ces gens n'ont jamais digéré le droit à l'existence du monde ouvrier et syndical. Les salopards en casquette qui les empêchaient de bien digérer et polluaient leurs plages privatisées.

Depuis la répression de la Commune, du Front Populaire, la remise au pas des rouges par Vichy, c'est toujours la même histoire : pour eux, les droits de l'homme, comme disait Marx au milieu des années 1840, ce sont les droits des propriétaires, les libertés démocratiques, ce sont les libertés des capitalistes et propriétaires à spéculer sur la sueur et la faim des hommes.

Le peuple est hideux, sauf domestiqué dans les églises, fervent de dévotion pour ses seigneurs et d'humilité honteuse.

Pour Hubert Coudurier, qu'importe qui tient la schlague contre le prolo, l'important est le résultat. Et on peut dire ainsi que le boss du Télégramme de Brest et de Morlaix n'est pas sectaire, comme la haute bourgeoisie elle-même qui peut bien manger chez plusieurs chefs cuisiniers tant que les choses sont en ordre et les hiérarchies respectées.

Ainsi, l'honnête Hubert il y a 6 ans faisait encore des courbettes au petit Nicolas, maintenant c'est Macron et son projet de démolition du code du travail et des services publics qu'il s'agit de défendre contre une horde de « cyniques, de fainéants, d'extrêmes ».

Jugez plutôt l'édito du jour: "Démocratie et obstruction". "Démocratie, fait moi marrer"...

« Et si l'Histoire se répétant, c'était reparti comme en 40 ? »

La fameuse référence, consciente ou non, à la défaite de 40, causée pour eux par l'esprit de jouissance et de démocratie propagé par les grèves de 36 et le gouvernement socialo-communiste. Le vieux procès de la bourgeoisie réactionnaire capitularde et collaboratrice au seul gouvernement de gauche véritable qui ait existé avant-guerre. François Régis Hutin, le patron du Ouest-France, ressuscite très régulièrement ces vieux clichés qui reproduisent le procès de Riom intenté par Pétain et Laval au Front populaire.

« Malgré les résultats mitigés de la manifestation d'avant-hier »…

Hier, le Télégramme parlait dans un édito du second de Coudurier d'entre 40 000 (selon le ministère de l'Intérieur) et 240 000 manifestants partout en France : alors que c'était entre 240 000 (chiffre bas du ministère de l'intérieur) et 600 000 manifestants (chiffre exact des syndicats) qui ont défilé avant-hier partout en France. Désinformation caractérisée… On a l'habitude avec ce journal, avec la presse du Capital en général.

Non seulement ils ne peuvent pas nous voir, mais ils voudraient nous néantiser…

Puis, seconde calomnie contre les manifestations du 12 Septembre, elles auraient « essentiellement mobilisé des acteurs du secteur public  qui ne sont pas concernés par la réforme du Code du travail ».

Ces salauds de fonctionnaires, dans tous les mauvais coups ! Certes, on a prévu de leur prendre 120 000 postes, de leur infliger 60 milliards d'économies et d'austérité, le gel du point d'indice et tutti quanti, mais ils se donnent des airs, ces manifestants et grévistes professionnels. Fainéants, cyniques, extrêmes.

Il ne viendrait pas l'idée de Coudurier que les salariés des petites boîtes n'ont souvent pas de syndicats, qu'ils ont la peur au ventre : peur du chômage, du licenciement, peur du tôlier.

« Certains syndicats de transporteurs envisagent de bloquer les raffineries, et donc le pays ».

Oh le crime ! Non seulement ces gens là font grève, manifestent, mais ils voudraient que ça fasse mal au pouvoir, à l'économie, que cela se sente pour qu'on les écoute.

« Pratiquant largement la désinformation pour mobiliser plus largement, ces représentants de salariés ultra-minoritaires envisagent donc, à nouveau, des actions de sabotage pour imposer leur loi en dépit des résultats du suffrage universel ».

Un président brillamment élu avec les voix de 16 % des électeurs au premier tour et au second tour pour faire barrage à l'extrême-droite: pensez donc, c'est une franche majorité pour son projet économique ultra-libéral. Pour la réduction de l'ISF, de l'impôt sur les sociétés, pour des milliards d'exonérations de charges patronales en plus, pour l'augmentation de la CSG, la baisse des APL…

Ces syndicats ultra-minoritaires… La vieille recette du discrédit sur la CGT ! Le bon peuple de Coudurier ne doit pas se laisser embobiner par les ROUGES, ces excités, ces terroristes, qui ne respectent rien ni personne, qui crient aux fenêtres du bourgeois et troublent son sommeil pesant d'homme repu !

Le syndicaliste, prêt à tous les sabotages. Le syndicaliste terroriste. Tiens, cela me rappelle Manuel Valls. Heureusement qu'on fait passer le dispositif exceptionnel de l'état d'urgence dans la loi ordinaire pour mater ces mouvements sociaux anti-démocratiques.

Suit le petit refrain sentimental sur les objectifs vertueux d'Emmanuel Macron , l'homme des grandes réconciliations de tous les Français, de tous les intérêts, du capitalisme financier et du plein emploi…

« les résultats du suffrages universels… Lesquels ont conduit les Français, dans leur majorité, à désigner un Président déterminé à s'attaquer résolument au chômage de masse ».

On ne peut reprocher au président de « bousculer les conservatismes ».

« L'obstruction de la CGT » doit cesser car « en démocratie, l'intérêt général doit l'emporter sur les intérêts particuliers ».

Depuis les années 80-90, ce discours, celui de la négation du conflit de classe, celui qui identifie progrès et modernité à l'accentuation de la flexibilité, de la précarité salariale, de la domination capitaliste, celui qui reproche aux syndicats de travailler contre l'intérêt du peuple et la démocratie, a le droit de cité et tient le haut du pavé dans presque tous les médias, détenus par les puissants et aux services de leurs intérêts et de ceux de leur classe sociale.

Non seulement ils nous combattent, mais ils nous prennent pour des veaux et nous insultent !

En tout cas, sachez bien, messieurs les bien chaussés, messieurs les cravatés, messieurs les satisfaits, messieurs les oligarques, que les idées de révolution, les idéaux d'égalité, de liberté, de fraternité ne sont pas morts en France, et que que vous avez beau nous parler de vos radios et journaux achetés à grand frais pour exercer votre influence, vous avez beau nous toiser de vos palais, il y a une chose que vous pourrez toujours attendre de nous en échange de votre haine.

Le mépris et la volonté de vous combattre.

Car les intérêts de votre caste ne représenteront jamais l'intérêt général. Car la démocratie vivante est dans l'obstruction du peuple conscient de ses intérêts aux volontés de domination sans partage d'une classe de privilégiés sur la majorité de la population, jusqu'à nier son droit élémentaire au bonheur, à la sécurité, à la liberté, à l'expression syndicale et démocratique. 

Ismaël Dupont

Hubert Coudurier ou le plaisant visage de la réaction bourgeoise - à propos de l'éditorial "Démocratie et obstruction" du jeudi 14 septembre 2017 contre la CGT et "ces salauds de grévistes"
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 20:04
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2

Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2017

https://www.facebook.com/standpcf29

J - 2 avant l'ouverture de la fête le vendredi 15 septembre. 

On est tous dans les starding-blocks, sur-motivés pour réussir une super belle fête de l'Huma. 

Du vendredi 15 septembre au dimanche 17 septembre, 70 bénévoles au moins vont travailler sur le stand du Finistère, dont un tiers de non-adhérents, un tiers de moins de 30 ans, et des bénévoles venant de partout:

- de Brest (26)

- du Relecq Kerhuon (2)

- de Morlaix (5

- de Lanmeur ( 2) 

- de Roscoff (2)

- de Douarnenez (6)

- de Concarneau (4)

- de Châteaulin (1)

- de Fouesnant (1)

- de Quimperlé (3)

- de Pont de Buis (1)

- de Scaër (8)

- de Moëlan (1)

- de Guingamp (1)

- de Vannes (1) 

- de Rennes (2)

- du Havre (1)

- de Bordeaux (2)

- de Nantes (1)

- de Caen (1) 

- de Montargis (1)

- d'Ivry (2) 

- de Lyon (1)
 

Cette belle équipe est prête à vous accueillir au restaurant du Finistère pour ses menus délicieux et pas trop chers: menu KIG-HA-FARZ(menu 12€) et menu saucisses de molène pommes de terre (menu 10€), pour ses huîtres creuses du Finistère n°3 ( 6€ les 6 avec un verre de vin blanc - 10€ les 12), et pour son bar:

 
 
Vins blancs :
 
- MUSCADET DOMAINE DE LA TOURETTE 2015 9 € la bouteille 1,5€ au verre
 
- SAUVIGNON CAMAS PAYS d'OC
 
(au cubis) 1,50€ le verre (blanc sec ou kir) 5€ les 50 cl
 
Rosé :
 
Rosé Corse Cassa Rossa lle de Beauté  9€ la bouteille 1,5€ le verre
 
Vin rouge :
 
Petit Pont Pays d'Oc 2016 9€ la bouteille - 5€ les 50 cl (au cubis) – 1,5€ le verre
 
 
AUTRES ALCOOLS :
 
Bière pression : 2,5€ les 25 cl – 5€ les 50 cl
 
Cidre pression : 2,5€ les 25 cl
 
Crème de cidre KREMMIG : 2€
 
PASTIS : 2€
 
PUNCH: 3€
 
WHISKY : 3€
 
LAMBIG : 4€
 
CARAMBIG : 3 €
 
 
BOISSONS SANS ALCOOL :
 
Canettes COCA, ORANGINA, SCHWEEPES, JUS DE FRUIT: 2€
 
petite bouteille d'eau : 1€
 
Grande bouteille d'eau : 2 € 
 
Il y aura aussi à vendre sur le stand des SACS COUSUS MAIN pour le far du Kig-ha-Farz avec la recette du Kig-ha-Farz: 7€ l'unité, 12€ les 2. 
 
Et des tee-shirts revendicatifs et artistiques de la section PCF du Relecq Kerhuon. 
 
Les finistériens participeront aussi à la vente solidaire de FRUITS, LEGUMES, d'OEUFS, assurant la qualité à un juste coût pour les citoyens et à un juste prix pour les Producteurs locaux de Bretagne, sur l'Espace Bretagne, de 14h à 18h le Samedi.    

 

  

La fête de l'Huma 2016 dans le stand du Finistère et ailleurs (reportage photo de Jean-Luc Le Calvez)

A la fête de l'Humanité 2016, sur le stand du Finistère (reportage photo de Jean-Luc Le Calvez - suite)

 

  

 

Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2
Les Finistériens préparent leur fête de l'Huma: J-2

Le samedi 16 septembre à 17h, la fédération du Finistère organisera aussi sur l'espace Bretagne de la Fête de l'Huma un débat sur l'après Brexit en Grande-Bretagne et en Irlande-du-Nord, les évolutions politiques déjà observables et les perspectives pour les revendications progressistes. 

Avec:

Philippe Marlière, universitaire à Oxford spécialiste des sciences politiques et du Royaume-Uni, auteur de nombreux articles et analyses pour la presse française

Anne Sabourin, responsable du secteur Europe du Parti Communiste 

Jean-Michel Galano, professeur de philosophie, militant communiste, grand connaisseur de l'Irlande et du Labour

Débat animé par Ismaël Dupont et qui s'inscrit dans la suite de l'initiative de solidarité et de rencontre PCF-SINN FEIN de Paris à l'automne 2016 et du Finistère (BREST, MORLAIX, ROSCOFF) au mois de mai 2017. 

 

La Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord après le Brexit.

Comment analyser les causes du Brexit?

Quelles sont ses conséquences économiques, sociales, politiques déjà avérées? Celles qui sont à prévoir ? Quelles perspectives pour l'Ecosse et l'Irlande du Nord, le capitalisme anglais, notamment?    

Comment décrire la politique de Théresa May qui a conduit à un échec électoral relatif aux élections législatives anticipées de juin dernier?  

Quelles alternatives progressistes en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord? 

En quoi l'épisode du Brexit doit-il être le catalyseur de la construction d'un autre projet européen, social, démocratique, respectueux des peuples?   

Le but de ce débat est pour nous de mieux comprendre les enjeux politiques et la situation de nos voisins d'outre-Manche, dans une perspective de curiosité européenne, et de sympathie pour les mouvements progressistes qui émergent là-bas de manière prometteuse (le Labour de Corbyn, renouant avec une vraie ligne de gauche, et le Sinn Féin) et d'en tirer si possible, même modestement, quelques enseignements pouvant contribuant à alimenter une réflexion politique pour notre propre pratique (comment se saisir des questions européennes? Comment retrouver une ambition majoritaire pour une gauche populaire, rassembleuse, de rupture avec l'austérité). 

Philippe Marlière

Philippe Marlière

Anne Sabourin

Anne Sabourin

Jean-Michel Galano

Jean-Michel Galano

Les Débats de la fête de l'Humanité sur l'espace Bretagne, co-animés et regroupant les 4 fédérations de la Bretagne administrative (Ille et Vilaine, Morbihan, Côtes d'Armor, Finistère), commencent à se préciser: 


Vendredi 15 septembre à 17h: le débat organisé par les Jeunesses Communistes Bretagne sur la jeunesse face à la précarité.
Samedi 16 septembre à 14h30: débat avec Xavier Compain, la CGT Indecosa, des producteurs: sur le thème de l'agriculture, de l'alimentation, de l'environnement et de la santé "Le danger dans vos assiettes: pas de capitalisme sans casser des oeufs.

A côté de ce débat sera organisé un MARCHE SOLIDAIRE DE FRUITS, LEGUMES, et d'OEUFS sur l'espace BRETAGNE DE 14h à 18h.  
Samedi 16 septembre à 17h: débat organisé avec la Fédération du Finistère et le secteur International du PCF sur le thème : la Grande-Bretagne, l'Irlande du Nord après le Brexit: quelles conséquences sociales et politiques, quelles perspectives pour les mouvements progressistes? - des invitations ont été faites à Philippe Marlière, journaliste et universitaire, Anne Sabourin, responsable au secteur Europe du Parti, la direction du Sinn Féin, Jean-Michel Galano 
Dimanche 17 septembre à 11h: le débat de l'atelier citoyen régional santé PCF-Front de Gauche: Aluminium dans les vaccins: Pourquoi et comment faut-il s'en passer? Rôle des pouvoirs Publics, du corps médical face aux laboratoires pharmaceutiques.

Venez nombreux à nos débats dont certains seront précisés quand à leurs intervenants exacts par la suite.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 20:03
Visuel Anne Caradec et Christophe Ducourant

Visuel Anne Caradec et Christophe Ducourant

Visuel Anne Caradec et Christophe Ducourant

Visuel Anne Caradec et Christophe Ducourant

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 19:57
Compte rendu du Conseil Municipal de Plouigneau par Roger Héré, conseiller municipal d'opposition PCF-Front de Gauche

Compte-rendu du conseil municipal du 13 septembre 2017

Début du conseil : 19h.

1° Compte rendu de séance du conseil du 23 juin 2017:

Pour les mêmes raisons que d'habitude (absence de compte rendu réel) l'opposition s'abstient sur ce point.

2° Renonciation à la taxe d’aménagement

Roger Héré indique que, comme les années précédentes, et par pure raison idéologique, la majorité municipale renonce à percevoir la part communale de la taxe d’aménagement.

Pourtant les habitants des nouvelles constructions bénéficient des accès aux réseaux qui ont été financés par les contribuables ignaciens.

B.le Vaillant indique que la taxe n’a pas été appliquée précédemment et que dès lors il n’y a pas lieu, selon lui, de la percevoir.

Abstention de l’opposition.

3° Transferts de compétences : PLU, eau et assainissement, tourisme, rapport du CLET

La commission locale d’évaluation des transferts de charges de Morlaix Communauté a établi deux rapports,

- le 3 avril 2017 pour les compétences PLU et Tourisme-Sensation Bretagne,

- le 17 mai 2017 pour la compétence eau et assainissement.

Le rôle de cette commission est de quantifier les transferts de compétences réalisés et de calculer les attributions de compensation par la communauté d’agglomération aux communes.

- Rapport du 3 avril 2017. Il concerne le transfert du responsable d’urbanisme de Morlaix à Morlaix Communauté à compter du 1er avril 2017 (accord intervenu entre eux), et le réseau Sensation Bretagne qui concerne les communes de Carantec, Locquirec et Plougasnou.

- Rapport du 17 mai 2017. Il concerne le transfert des biens et équipements utilisés par les communes à la communauté d’agglomération, pour l’eau et l’assainissement et la situation financière des communes pour ces équipements

Pour Plouigneau, l’attribution de compensation (pour perte de trésorerie) à verser par Morlaix Communauté est évaluée à 118 440,42 €.

Roger Héré fait observer que le compte-rendu de la commission d’évaluation du 17 mai 2017, joint en annexe, ayant à son ordre du jour le règlements des impacts financiers pour l’Eau et l’assainissement, ne mentionne aucun représentant de la commune de Plouigneau, aussi bien parmi les présents, que les absents excusés ou ayant donné pouvoir. Il s’étonne de cette situation, dans la mesure où les enjeux pour la commune ne sont pas mineurs (118 000 €) et en demande les raisons. Il demande par ailleurs des précisions sur le montant de 118 440,42 € attribué.

Après hésitation, la secrétaire de mairie indique que l’attribution de compensation est faite au titre de la perte de taxe professionnelle, et accordée aux communes depuis le transfert à Morlaix-Communauté.

Quant à l’absence à la réunion de la commission, B. Le Vaillant, agacé, indique qu’il y a plein de choses à faire et qu’on ne peut pas être partout !

L’opposition, malgré les remarques, indique qu’elle ne s’opposera pas, bien entendu, à l’attribution de compensation à la commune.

4° Tarifs ALSH

Modification de la grille de tarifs pour tenir compte d’une remarque de la CAF. Modification du seuil du quotient familial entre la deuxième et la troisième tranche (650 € au lieu de 599 €)

Accord

5°Création d’une chambre funéraire

Demande de création déposée par la Sté Bretagne funéraire.

Emplacement prévu : zone de Kerbriant, 1 rie Rideller (terrain devant l’ancien garage Lavanant).

Capacité d’accueil : 30 personnes.

Odette Colas demande si une salle de cérémonie est prévue. Mme le Maire répond par la négative.

Accord

6°Dénomination de voies

- rue de la Grande Roche entre RD 712 et le lieudit La Grande Roche.

- rue de l’hippodrome, depuis cette même rue jusqu’au Parc de Langolvas.

Accord

 

7° Compte rendu des décisions prises par délégation du conseil

Johnny Délépine précise que le montant total, à ce jour, des travaux du futur atelier communal (hangar Jopic) s’élève à 85 000 € HT, et que le chantier devrait être terminé pour la fin de l’année.

Questions diverses

- la mairie évoque l’idée d’un versement de soutien aux victimes de l’ouragan Irma, et propose de verser une somme de 500 €. Roger Héré estime que la somme est tout à fait symbolique et que cela paraît un peu pingre. Mme le Maire dit qu’on reverra plus tard s’il y a lieu de faire plus.

- Roger Héré demande où en est le projet de modification du carrefour de la rue des Pins qu'il avait demandé dans un précédent conseil. Johnny Délépine répond qu’il y a des hésitations mais qu’ils y a des avis divergents sur le sujet y compris dans la population. Il indique que la réflexion est néanmoins toujours en cours.

- Joëlle Huon demande où en en est le renouvellement des CAE (contrats aidés). La secrétaire de mairie répond que seul celui de la bibliothèques est incertain pour le moment.

Fin du conseil  : 19 h 45

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 19:04
Rouge Finistère: le journal du PCF Finistère, premières distributions le vendredi 15 septembre 2017
Rouge Finistère: le journal du PCF Finistère, premières distributions le vendredi 15 septembre 2017
Rouge Finistère: le journal du PCF Finistère, premières distributions le vendredi 15 septembre 2017
Rouge Finistère: le journal du PCF Finistère, premières distributions le vendredi 15 septembre 2017

Rouge Finistère, le journal du PCF 29, réalisés par nos amis Anne et Christophe, en exclusivité! 
40 000 exemplaires imprimés pour ce premier numéro. 
Début de distribution à la Fête de l'Huma, au stand du Finistère, ce week-end.

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