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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 06:01

 

« C’est le consommateur qui sera gagnant », assuraient les chantres de la déréglementation. Nous y voilà : + 5,3 % en août, après une flambée de 10 % en juillet. Les cours s’envolent. Il est plus que temps de renationaliser l’énergie. EXPLICATIONS

C’est une surprise dont 5 millions de Français se seraient bien passés. Les tarifs réglementés du gaz ont grimpé de 5,3 % en août, après une précédente augmentation de 10 % en juillet. Pratiqués par l’opérateur « historique » Engie (anciennement GDF), ces tarifs sont fixés par le gouvernement, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), une autorité administrative indépendante.

Concrètement, pour une famille avec deux enfants qui se chauffe au gaz, cela représente une hausse de 5 euros par mois (LCI, le 28 juillet). Pour justifier cette augmentation, liée à une forte hausse des prix du gaz sur le marché mondial, la CRE avance plusieurs arguments : une demande et des prix très élevés en Asie, tirés par la reprise économique dans cette région du monde ; des opérations de maintenance en mer du Nord plus complexes que prévu, qui entraînent une réduction des importations de gaz norvégien en Europe, etc.

Trente ans de libéralisation

Le raisonnement de la CRE est juste, mais incomplet. « Nous sommes évidemment dépendants des cours du marché mondial, dans la mesure où on ne produit plus de gaz en France, explique Aurélien Bernier, spécialiste de l’énergie. Mais, au-delà des fluctuations des cours, il y a un problème de fond : les entreprises comme Engie continuent de verser des dividendes coûte que coûte. Au lieu de servir les actionnaires, elles pourraient très bien décider de lisser leurs tarifs, de manière à ce qu’on ne répercute pas (ou très peu) les hausses des cours sur les consommateurs. C’est la grande différence entre un marché géré par des opérateurs privés et un service public… »

Petit retour en arrière. Le secteur du gaz (et de l’énergie en général) n’a pas toujours été dérégulé. La situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les consommateurs est le produit d’un mouvement de libéralisation initié en Europe dans les années 1990, sous la houlette des dirigeants néolibéraux. Objectif : démanteler progressivement les anciens monopoles publics, afin d’ouvrir le marché à des opérateurs privés. C’est ainsi que, depuis le 1er juillet 2007, deux tarifs cohabitent en France : les tarifs réglementés, fixés par le gouvernement et proposés uniquement par EDF pour l’électricité et GDF (puis Engie) pour le gaz ; et les tarifs de marché, proposés par les fournisseurs « alternatifs ».

 

Engie : plus de dividendes que de bénéfices

À l’époque, les défenseurs de la libéralisation justifiaient ce choix par les gains promis aux consommateurs. « Notre seule volonté dans cette affaire est de répondre aux besoins des consommateurs français, tant pour la sécurisation de l’énergie que pour les tarifs les plus bas », lançait ainsi le ministre de l’Économie Thierry Breton, en octobre 2006. « L’ouverture ménagée du marché se traduira par une baisse des prix au bénéfice des consommateurs domestiques comme des industriels », nous promettait déjà le gouvernement d’Alain Juppé, dix ans plus tôt.

Lire aussi : Gaz et électricité. « La concurrence fera baisser les prix », qu’ils disaient. Et aujourd'hui...

Las ! Les baisses promises n’ont jamais eu lieu, et les tarifs ont joué au yo-yo sous l’influence des marchés mondiaux. Fabrice Coudour, de la CGT énergie, a calculé que « les factures de gaz ont doublé depuis 2004 ».

Dans le même temps, les opérateurs historiques ont été en grande partie privatisés, malgré les engagements pris par les gouvernements de droite. D’abord transformé en société anonyme, GDF a ensuite été fusionné avec Suez en 2008, pour finalement donner naissance à Engie, groupe dans lequel l’État ne détient plus que 23,6 % du capital.

Lire aussi : Électricité. La « tarification dynamique » va faire exploser vos factures

Cette transformation à marche forcée va de pair avec une financiarisation régulièrement dénoncée par les syndicats et les ONG. Engie est connue pour sa propension à choyer ses actionnaires (le géant américain BlackRock, par exemple, détient 4,5 % du capital), quelle que soit la situation de l’entreprise. En 2018, Oxfam s’indignait : « Les dividendes versés par Engie à ses actionnaires depuis 2009 ont représenté plus de trois fois le montant de ses bénéfices et, en 2016, le groupe a même versé quinze fois plus de dividendes que de bénéfices. » Emprunter pour nourrir ses actionnaires, un comble… Engie n’est évidemment pas la seule multinationale à le faire, mais le procédé est d’autant plus choquant que l’État est toujours présent au capital.

 

« Un bien commun »

De leur côté, les syndicats pointent des erreurs stratégiques de la direction. « Depuis la privatisation, le groupe a multiplié les achats à l’international, note Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT mines-énergie. Beaucoup d’investissements ont été réalisés à perte. Dans le même temps, la direction s’est engagée dans la cession de pans entiers d’activité : la vente des parts d’Engie dans Suez (démarrée à l’automne 2020 – NDLR) n’est qu’une étape parmi d’autres. »

Autant d’éléments qui donnent du grain à moudre aux détracteurs du tout-marché. « L’énergie est un bien commun qui ne devrait pas être confié au secteur privé, assure Aurélien Bernié. C’est d’ailleurs aussi vrai pour le gaz que pour l’électricité ou les énergies renouvelables. Il n’y a aucune raison de laisser des opérateurs privés s’engraisser sur le dos des consommateurs. »

 

Avant le mur de 2023

La CGT ne dit pas autre chose, qui milite depuis des années pour une renationalisation des grandes entreprises de l’énergie. « Libéraliser l’énergie n’avait aucun sens, confirme Sébastien Menesplier. Le service public a fait ses preuves depuis 1946 : il n’est bien sûr pas question d’en rebâtir un à l’identique, mais bien de prendre en compte les évolutions historiques du secteur. Nous militons pour un service public du XXIe siècle, articulé autour de deux entreprises renationalisées : un Epic (établissement public à caractère industriel et commercial) gazier, et un Epic électricité. Ce service public devra répondre aux besoins de la nation, c’est-à-dire à la fois assurer la sûreté du réseau, définir le mix énergétique et garantir aux consommateurs des tarifs bas et lisibles. »

Ce n’est évidemment pas le chemin emprunté actuellement par les dirigeants européens : le 1er juillet 2023, en France, les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers seront définitivement supprimés. Les consommateurs n’ont rien à y gagner…

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 05:58

 

Le niveau 2 du protocole sanitaire s’appliquera à partir du 2 septembre. Le ministre de l’Éducation nationale confirme que la vaccination sera l’outil quasi unique de lutte contre la pandémie à l’école.

Disparu, volatilisé, dispersé façon puzzle… Éradiqué ? On a eu beau la lire et la relire : pas la moindre trace du variant Delta dans les réponses – ni, d’ailleurs, dans les questions – données par Jean-Michel « Magic » Blanquer à l’interview-fleuve qu’il a accordée au Journal du dimanche, le 22 août.

 

Ne pas faire croire que l'école est un talon d'Achille

Ce variant inquiète pourtant les épidémiologistes et, comme l’écrivait Santé publique France dans son point épidémiologique du 19 août, entraîne ces dernières semaines un taux d’incidence « en augmentation dans toutes les classes d’âge chez les jeunes enfants » (0-10 ans). C’est que, pour le ministre de l’Éducation nationale, il ne s’agirait pas de « faire croire que l’école aurait été le talon d’Achille de la gestion de la crise ». La rentrée 2021-2022 se fera donc sans sortir du sillon de « mesures sanitaires qui ont fait leurs preuves ».

Comme l’an dernier, au lieu de passer par les canaux d’information officiels, le ministre a choisi le JDD pour faire connaître ses décisions. Un procédé que Sophie Venetitay, nouvelle secrétaire générale du Snes-FSU (premier syndicat de l’enseignement secondaire), juge « insupportable » : « Il faut payer pour savoir dans quelles conditions on va exercer dans dix jours ! Je ne connais pas une autre profession qui soit dans ce cas », s’indigne-t-elle. Avantage annexe pour le ministre : une vague interview engage beaucoup moins sa responsabilité qu’une circulaire officielle.

 

Pas de passe sanitaire

Parmi les quatre niveaux d’alerte fixés par le protocole sanitaire du 23 juillet, c’est le niveau 2 qui sera en vigueur sur tout le territoire métropolitain. C’est « celui qui nous permet d’avoir la rentrée la plus normale possible », insiste le ministre. Et qui entraîne des mesures de protection allégées : tous les cours en présentiel, port du masque obligatoire seulement à l’intérieur, cours d’EPS en intérieur autorisés (sauf pour les sports de contact)… À partir de quel moment et, surtout, selon quels critères pourra-t-on descendre au niveau 1 ou, au contraire, aux niveaux 3 ou 4 ? Mystère.

Le maître mot de la stratégie du ministre face à la pandémie reste donc la vaccination. Et, puisqu’ « il n’y aura pas de passe (sanitaire – NLDR), ni pour les élèves, ni pour les parents, ni pour les enseignants », Jean-Michel Blanquer annonce « une campagne vaccinale dans tous les établissements ». Déplacements groupés vers les centres de vaccination ou « centres éphémères » montés pour l’occasion par les autorités sanitaires, « cette organisation sera opérationnelle dès la rentrée », affirme le ministre à dix jours de celle-ci… en ayant l’air de le croire.

 

Pour ce qui est des élèves non vaccinés

Quant aux élèves non vaccinés, soit par choix de leurs parents, soit parce qu’ils n’ont tout simplement pas l’âge, à partir de la sixième, ils devront donc s’isoler une semaine s’ils sont cas contact. Petit ajustement au passage : c’est « sur la base d’une attestation des parents », que pourra éventuellement vérifier l’assurance-maladie, que se fera la différence entre vaccinés et non-vaccinés. « Les parents sont donc libres de ne pas dire si leur enfant est vacciné ou non, précise même le ministre, mais cela relève de leur responsabilité. »

Comme en outre le vaccin restreint mais n’empêche ni les contaminations ni la circulation du virus, on mesure l’efficacité potentielle de cette organisation. D’autant que la continuité pédagogique promise par le ministre risque de ne pas inciter à rester chez soi : « Laisser croire aux parents qu’il est possible de faire cours en présentiel et à distance en même temps, rappelle Sophie Venetitay, ce n’est pas possible, les enseignants n’ont pas le don d’ubiquité… »

La crainte de nombreuses fermetures de classe

Sa collègue Guislaine David, porte-parole du Snuipp-FSU (primaire), craint « de nombreuses fermetures de classes dès la première semaine ». Elle évoque carrément une « mise en danger, dans la communauté éducative et au-delà, car on risque de favoriser la circulation du virus », parmi des élèves par définition non vaccinésEn constatant que le ministre, tout en déclarant vouloir « généraliser » les capteurs de CO2 dans les classes, se contente de promettre une vague aide en direction des collectivités locales (qui n’en ont jusqu’ici jamais vu la couleur), la syndicaliste réclame « un plan de financement de l’État » pour ces équipements.

Lire sur le sujet notre entretien avec le mathématicien Bertrand Maury : Covid à l'école : « Les mesures de CO2 devraient être systématisées »

 

Pour un plan d’urgence

Une rentrée « de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie » : c’est ce que dénoncent quatre syndicats de l’éducation (CGT Éduc’action, Fnec FP-FO, FSU et SUD éducation). Ils demandent « un plan d’urgence pour le service public de l’éducation », avec « la création massive de postes (…), dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages ». Les quatre organisations invitent les personnels à se réunir « dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves », et lancent d’ores et déjà un appel à la grève pour le 23 septembre.

 

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 15:14

 

Au regard de l’actualité et des mois que nous venons de vivre, l’édition 2021 de la fête de l’Humanité sera une immense bouffée d’oxygène. Nous avons tant besoin de nous retrouver, de partager des moments festifs, culturels, politiques !

 

 

A 23 jours de la fête, la diffusion la plus large possible du bon de soutien doit être au cœur de l’activité des communistes. Alors que nous vivons les derniers mois du quinquennat d’Emmanuel Macron et des événements internationaux majeurs, la fête peut être un atout décisif dans la bataille idéologique et politique à mener. Au regard de sa préparation tardive imposée par les conditions sanitaires, seule une mobilisation exceptionnelle des communistes aux côtés des équipes de l’Humanité peut assurer sa réussite.

L’heure est à résister au pouvoir d’Emmanuel Macron qui, en pleine pandémie, aura fracturé profondément le peuple, abîmé notre pays et son environnement en cédant tout au capital et aux plus riches qui ont vu leurs fortunes doubler pour atteindre 1 000 milliards d’euros ! Et à porter une grande ambition pour la France, avec la volonté de contribuer à être utile au peuple, à construire l’alternative avec la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle de 2022 et l’action pour bâtir un pacte d’engagements communs pour les élections législatives. Inégalités sociales et sanitaires grandissantes, méga-feux sur la planète, retour au pouvoir des talibans en Afghanistan… les événements montrent chaque jour à quel point le capitalisme, le néolibéralisme et les politiques de puissance ont atteint leurs limites historiques.

Notre projet communiste est plus que jamais d’actualité pour relever le défi des jours heureux. Avec qui ? Les participant·e·s à la fête de l’Humanité et, bien plus largement, toutes les Françaises et les Français qui veulent une réponse à la hauteur des défis du siècle, sociaux, écologiques et démocratiques. Comment ? En commençant par « recréer le sens de la joie et celui de la dignité », comme le disait Léo Lagrange à propos des congés payés sous le Front populaire pour, lutte après lutte, avancée après avancée, parachever l’œuvre d’Ambroise Croizat pour sécuriser toutes les dimensions et tous âges de la vie.

Il nous reste un peu plus de trois semaines, alors engageons ensemble toute notre énergie pour réussir une très belle fête de l’Humanité ! Et pour toutes celles et ceux qui le pourront, retrouvons-nous lors du prochain rendez-vous national du bon de soutien lundi 23 août à 18 h 30 à Paris, Place de la République, en présence de Fabien Roussel.

Igor Zamichiei

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 08:38

 

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 06:19

La Caravane des "Jours Heureux" du Parti communiste s'est installé a Morlaix le vendredi 13 août sur la Place Puyo en face de la Manu.

Du beau temps, de nombreux passages, ... et plein de camarades de la région de Morlaix, du département du Finistère venus pour l'étape de ce tour de France de l'espoir pour une société plus égalitaire et fraternelle!

Plaisir de voir tous ces sourires!

Plusieurs "interventions" au micro avec notamment au micro Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, Corentin Derrien, plus jeune élu finisterien, Marc Corbel, syndicaliste, Patricia Paulus, Soazig...

Un grand merci a Pierre-Yvon Boisnard pour ce beau reportage sur le passage de la caravane des jours heureux a Morlaix ce 13 août: Fabien Roussel, Présidentielles 2022, un projet communiste pour la France.

 

Prise de Parole de Daniel RAVASIO, secrétaire section PCF Morlaix, en ouverture

La caravane des Jours Heureux

 

Du 6 juillet au 26 août, la caravane des Jours Heureux, floquée aux couleurs de la campagne de Fabien Roussel, sillonne les routes françaises pour présenter aux habitant·e·s, aux saisonnier·e·s et aux touristes la candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022.

Cette caravane fait aujourd’hui halte à Morlaix et nous sommes très fier de l’accueillir.

Si l’objectif principal de cette caravane d’été est de faire connaitre la candidature de Fabien Roussel, de partager nos propositions pour l’élection présidentielle et de renforcer notre base militante, nous souhaitons également écouter et recueillir les besoins et les attentes de milliers de citoyens afin d’enrichir notre programme et de présenter des propositions en adéquation avec les demandes de la population.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que nos concitoyens et concitoyennes ont des choses à dire :

  • Pour nombre d’entre eux la vie est dure et ils ont envie que cela change et nous voulons leur dire que c’est possible.

 

  • Ils attendent de vraies réponses face à toutes ces inégalités qui minent la société, que l’on parle des vrais problèmes : salaire ; emploi ; évasion fiscale ; jeunesse ; services publics ; retraites ….

De vraies réponses mais au profit du plus grand nombre, des réponses de progrès social !

 

  • Nous voulons parler à tous ceux qui n’y croient plus.

Ce qui dégoutte les gens c’est de ne pas être considéré, de ne pas prendre en compte leurs votes. Ne prenons que l’exemple du vote de 2005 (référendum) où les Français se sont exprimés massivement mais où leur vote a été ignoré !

Ce qui dégoutte les gens c’est de voir tous ces cadeaux fait aux plus riches et tous ces « efforts » demandés au plus grand nombre (suppression de l’ISF d’un côté, diminution des APL de l’autre)

Ce qui dégoutte les gens c’est de voir des salariés perdre leur travail par ce que leur usine ferme et délocalise à l’étranger alors que le gouvernement ne fait rien pour empêcher ces délocalisations quand il ne les accompagne pas !

 

  • Nous voulons leur dire que nous sommes des gens de parole.

Nous voulons leur dire que nous aurons le courage de mener des réformes courageuses, populaires en reprenant le pouvoir à la finance, en combattant cette société capitalise qui détruit tout.

Cette société capitaliste, elle détruit même notre Terre étouffe !

Nous entrons dans la dernière décennie où il est encore possible d’inverser la tendance dangereuse du réchauffement climatique.

Cela passe par un changement de système économique.

Engageons la révolution sociale et écologique, indispensable pour sauver la planète tout en luttant contre les inégalités

Je n’irai pas plus loin dans cette énumération. Ce pacte national que Fabien ROUSSEL et le PCF proposent pour la France nous appelons tous ceux qui ferons un passage sur cette caravane à le découvrir en débattant, en faisant part de leurs demandes et propositions pour l’enrichir.

La caravane des Jours Heureux alliera échanges politiques et convivialité, nous souhaitons en faire un lieu de débats, de rencontres, mais également de jeux et de bonne humeur.

Tout d’abord, les personnes rencontrées pourront remplir un questionnaire afin que l’on en sache un peu plus sur leurs intérêts et sur leurs souhaits pour la campagne.

Pour rester dans le thème de l’été et pour donner un côté un peu plus léger à notre démarche, des cartes postales ont été dessinées par notre directrice artistique sur plusieurs thèmes : le pouvoir d’achat, la jeunesse, les retraites ou encore le droit aux vacances. Après les avoir remplies, les participant·e·s pourront ensuite les envoyer au Président de la République afin de faire entendre leurs revendications et leurs propositions sur ces thématiques.

Enfin, un carnet de jeux pour adultes d’une dizaine de pages a été conçu afin d’en apprendre plus sur notre parti et nos idées tout en s’amusant.

Bonne journée à tous

 

Photos de Daniel Laporte, Pierre-Yvon Boisnard, Michel Tudo, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021

 

 

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 06:02
Quand Eugène Le Luc, fondateur du groupe FTP Justice à Morlaix, et frère jumeau du résistant fusillé Maurice Le Luc, évoquait sa résistance à Françoise Le Borgne dans Ouest-France en 2001

En ces temps où l'on parle de libération voici Eugène Le Luc, frère jumeau de Maurice Le Luc, résistant FTPF de Morlaix fusillé, qui parle en 2001 sur Ouest-France de ses camarades de résistance.....

Lire aussi: La résistance FTP à Morlaix: le témoignage d'Eugène Le Luc recueilli par le Télégramme et Jeannine Guichoux (mémoire universitaire)

Il y a 100 ans naissaient Maurice et Eugène Le Luc, combattants de la Résistance FTP à Morlaix

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:58
Ma France - Fabien Roussel

Ma France - Fabien Roussel

La fédération du Finistère du PCF a commandé pour commencer cent livres de Fabien Roussel " Ma France", à commander et retirer auprès des sections.

Le livre de Fabien Roussel "Ma France", aux éditions Le Cherche midi paraîtra le 2 septembre.

Ce livre, qui met en lumière notre secrétaire national et candidat à l'élection présidentielle et son ambition pour le pays, sera un outil précieux dans la campagne.

Le prix public du livre est fixé à 16,50 euros.

 

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:47

 

Les chauves-souris sont-elles des oiseaux ou des rongeurs ? Le bestiaire occidental a mis longtemps à les classer. Au Moyen Âge, on les appelait les « rats oiseaux ». Aux Philippines, on les nomme les « renards volants ». L’étymologie même de leur nom scientifique, « chiroptères », brouille les catégories. En grec, « kheir » signifie main et « pteron », aile.

Icon Quote C’est une espèce à la frontière des classifications. En anthropologie, ce qui est “entre” est perçu comme sale et impur. FRÉDÉRIC KECK, ANTHROPOLOGUE

Les chauves-souris ont donc des mains qui volent, mais aussi des oreilles qui « voient » – elles se repèrent aux sons – et un corps qui dort la tête en bas, « comme lançant un défi à l’humanité, une forme d’inversion des sociétés humaines », explique l’anthropologue Frédéric Keck. Pour ajouter à leur étrangeté, ces mammifères volants vivent la nuit et ont une longévité de plus de trente ans… « C’est une espèce à la frontière des classifications. En anthropologie, ce qui est “entre” est perçu comme sale et impur », éclaire le chercheur. Bien avant qu’on ne la désigne comme un réservoir à virus, la chauve-souris avait déjà mauvaise presse.

La religion chrétienne les a diabolisées

Frédéric Keck a rencontré la bestiole en suivant ceux qui traquaient les virus des oiseaux sauvages. C’était à Hong Kong, en 2007. « Avec l’émergence du Sras, en 2003 en Chine, les virologues ont commencé à s’y intéresser. La possibilité de cartographier leurs flux mondiaux s’est alors ouverte. » Quinze ans plus tard, le directeur de recherche au CNRS est toujours autant fasciné par les 1 411 espèces recensées, soit un cinquième de tous les mammifères. Dans un livre paru en mai (1), avec une vingtaine de chercheurs, il défend les rhinolophes, pipistrelles et autres roussettes « contre les accusations qui leur sont faites ».

1 411 espèces recensées, soit un cinquième de tous les mammifères

Au rayon des frayeurs, les virus, bien sûr. Certains se plaisent à souligner que l’anagramme de chauve-souris est… « souches à virus ». En tout cas, « elles font partie de ces espèces sentinelles, celles sur lequelles les menaces sont plus concentrées et qui permettent d’anticiper de nouvelles maladies », pointe-t-il. Cent cinquante virus y ont déjà été identifiés : la rage, Hendra, Marburg, le Sras et le Sars-CoV-2, dont on ignore toujours l’hôte intermédiaire. « Il y a parfois de fausses alertes. Pour Ebola, elles ont été accusées à tort. À nombre d’espèces égales, il n’y a pas plus de virus chez l’ordre des chiroptères que chez les rongeurs », révèle le chercheur.

Icon ThunderDécouvrez tous les articles de cette série en un seul clic

Si la chauve-souris a toujours eu des échos dans les récits humains, « la pandémie a obligé chaque société à s’interroger sur ses relations avec elle », souligne l’anthropologue. En Amérique du Sud et en Asie, on vit avec. Pourtant, au Pérou, pendant la crise, des villages ont voulu brûler des colonies. En Europe, on en vit loin. La religion chrétienne les a diabolisées, affublant le diable et ses démons d’ailes de chauves-souris. Pour les Lobi du Burkina Faso, la bête s’est brouillée avec le dieu du Ciel « et, pour se venger, elle met sa tête en bas et lui montre son postérieur », raconte le chercheur.

De formidables pollinisatrices

Parmi les images qui collent au poil des chauves-souris, il y a celle de « buveuses de sang ». Le mythe culmine avec le roman Dracula, à la fin du XIXe siècle… « Mais seules trois espèces sont entomophages (se nourrissent de sang) », rectifient les chercheurs dans l’ouvrage. Comme elles vivent toutes en Amérique du Sud, la dernière, découverte en 1988 au Venezuela, a été baptisée… Draculae. Les autres, de quelques centimètres jusqu’à 1,50 mètre pour les plus grandes, mangent à peu près de tout : du nectar, des fruits, des insectes. « On connaît peu ces animaux sauvages, on les voit comme des masses migrantes et proliférantes. Mais, est-ce qu’en produisant de la connaissance sur elles, on parviendra à changer le regard ? » interroge l’anthropologue. À montrer aussi leur rôle dans les écosystèmes : au même titre que les abeilles, elles sont de formidables pollinisatrices.

Icon QuoteUn miroir tendu à notre humanité, plutôt qu’un repoussoir : elles vivent en colonies entre différentes espèces, elles arrivent à coexister.FRÉDÉRIC KECK, ANTHROPOLOGUE

Le chercheur préfère les voir comme « un miroir tendu à notre humanité, plutôt qu’un repoussoir : elles vivent en colonies entre différentes espèces, elles arrivent à coexister ». Elles ont aussi colonisé toute la planète, bien avant l’Homme. « C’est un modèle au sens où elles ont su s’adapter à toutes sortes d’environnements quand leurs habitats ont été détruits. » Les chauves-souris et leur vol trouble sont finalement moins menaçants que menacés : par les pesticides, la déforestation, les pollutions lumineuses. Et, désormais, un champignon venu d’Europe. « Il cause le syndrome du nez blanc, qui les empêche d’hiberner, elles finissent par mourir d’épuisement », poursuit le chercheur. « Ce sont nous, les Hommes, qui perturbons leur sommeil et rompons le contrat domestique qui nous lie à elles. »

(1) Les Chauves-Souris. Aux frontières entre les espèces, CNRS Éditions.

 

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:45

 

Dans le Silomag #12, nous posions l’urgence de la révolution écologique, d’un saut de civilisation, pour que notre espèce puisse continuer de se développer dans des conditions propices à la vie et à son épanouissement. La juxtaposition de simples « bonnes pratiques » ou de solutions parcellaires n’est pas à la hauteur des défis et l’individualisation des approches une impasse. Le combat pour l’écologie revêt une dimension systémique permettant d’intégrer la complexité et les interactions. Il implique d’identifier les bouleversements conceptuels et pratiques que l’humanité doit opérer. Si tous les aspects de nos modes de vie sont concernés, la transformation de nos modes de production et de leurs financements est un impératif majeur. Économie régénératrice et symbiotique, nouveau paradigme industriel, agroécologie et monnaie écologique sont autant de pistes pour aller vers une civilisation écologique. Débats avec quatre auteurs de ce dossier pour dénouer les possibles.

Avec :

- Marc Dufumier, agronome, interviewé par Olivier Le Naire dans L’agroécologie peut nous sauver ? (Acte Sud, 2019).

- Marie-Claire Cailletaud, ingénieure, présidente du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental (CESE), rapporteure d’Industrie : un moteur de croissance et d’avenir (avis et rapport du CESE, 2018).

- Nicolas Dufrêne, directeur de l’Institut Rousseau, co-auteur avec Alain Grandjean d’Une monnaie écologique (ed. Odile Jacob, 2020).

- Isabelle Delannoy, ingénieure agronome, conseillère, autrice de L’économie symbiotique, Régénérer la planète l’économie et la société (Ed. Actes Sud 2017).

Animé par Alain Pagano, maître de conférences en écologie à l’université d’Angers, membre du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri, auteur avec Jacques Baudrier de « Un programme unitaire pour le climat (Éditions du croquant, 2020) », et Lou Plaza, journaliste au web média Le Vent Se Lève.

1ère partie 00:05:00 - 00:49:46 : Quels bouleversements conceptuels, quels changements de paradigme et systémiques opérer pour construire une civilisation écologique ?

2ème partie 00:51:00 - 01:24:20 : Quelles actions concrètes pour mettre en œuvre les solutions et transformations nécessaires ? Quels processus engager, quels acteurs mobiliser et quels freins lever ?

3ème partie 01:24:20 - Fin : Questions du public. Organisé avec le bureau de Bruxelles de la Fondation Rosa Luxemburg, en partenariat avec Le Vent se Lève.

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:35
 interview dans Corse Matin. "Pour moi les Jours heureux, c'est partager les richesses et les mettre au service de l'être humain et de la planète"

interview dans Corse Matin. "Pour moi les Jours heureux, c'est partager les richesses et les mettre au service de l'être humain et de la planète"

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