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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 12:47
L'Or Breizh, photo du Festival Les Originales, Cyril Deleau

L'Or Breizh, photo du Festival Les Originales, Cyril Deleau

Quid du monde du spectacle?

Au printemps 2020, le festival les Originales devait présenter sa cinquième édition.

Dédié à la chanson d’expression francophone, il a pour but d’en valoriser la richesse et la diversité. Nous avons été contraints d’annuler les concerts prévus. Si pour nous, organisateurs et bénévoles ce type de décision est difficile a prendre, ses conséquences sont pour les artistes et techniciens dramatiques.

Car ceux que nous programmons ne font pas la une des média, ne vivent pas grassement de leurs droits d’auteur. Un cachet d’auteur-compositeur, d’interprète ou de technicien c’est le plus souvent entre 75 et 150€ net. C’est jour après jour, par les rencontres, les contacts qu’ils construisent leur carrière. Leurs albums sont le plus souvent auto-produits, peu d’entre eux ont la chance d’être distribués par un producteur.

Une dizaine de dates annulées c’est tout l’édifice de leur « statut d’intermittent » qui est mis en péril. Avec la crise que nous vivons actuellement c’est toute une année de rencontre avec le public qui disparaît, pour certains jusqu’à cinquante concerts annulés ou reportés à des temps meilleurs.

Plusieurs d’entre nous ont essayé de faire vivre malgré tout la chanson en organisant des concerts privés à domicile, dans les jardins. Mais recevoir un artiste chez soi et remplir un chapeau, la récolte aussi copieuse soit elle, ne remplace pas une vraie date avec un cachet digne de ce nom qui permet non seulement à l’artiste ou au technicien de percevoir une rémunération, mais aussi de cotiser aux mal nommées «charges sociales » qui sont en fait pour eux le seul moyen d’assurer leur avenir.

Le moratoire mis en place par le gouvernement pour les métiers du spectacle jusqu’au mois d’aout 2021 permettra certes d’atténuer les effets dévastateurs mais ne suffira pas à remettre la machine en route.

A l’heure où les lieux de spectacles ouvrent leurs abonnements, que les festivals, comme les Originales, reportent avec confiance leur programmation, il est à espérer que le public pourra ou voudra se réunir à nouveau pour que vive le spectacle vivant. Les professions du spectacle sont liées à la convivialité, aux rassemblements, aux rencontres, il reste l’espoir qu’elles ressortent plus fortes ou en tout cas plus libres de cette conjoncture inédite.

Eric Pellerin

(Propos recueillis par Anne Caradec et Christophe Ducourant pour le Rouge Finistère de septembre 2020, le journal du PCF Finistère)

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 10:29
Allégement des sanctions contre l'inspecteur du travail Anthony Smith: ce n'est qu'un recul, continuons le combat!

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 08:53
Finistère. Une mobilisation intersyndicale contre les inégalités le 17 septembre (Ouest-France, 11 septembre 2020)
Ouest-France

Finistère. Une mobilisation intersyndicale contre les inégalités le 17 septembre

Publié le

Des rassemblements auront lieu à Brest, Quimper, Morlaix, Carhaix et Quimperlé jeudi 17 septembre à l’appel des syndicats. L’occasion de tirer « un premier bilan de la crise sanitaire », alors que les liens entre la CGT, la FSU, FO et Solidaires se sont resserrés au niveau départemental depuis le déconfinement.

Ils veulent des mesures d’urgence pour toutes les travailleuses et les travailleurs. Jeudi 17 septembre, une journée intersyndicale de grève et de manifestation aura lieu à travers la France, avec cinq rassemblements prévus dans le Finistère. Le rendez-vous est donné à Brest à 10h30 place de la Liberté, à Quimper à 10h30 place de la Résistance, à Morlaix à 10h30 place de la mairie, à Quimperlé à 10h30 à Coat Kaer et à Carhaix à 11h à la maison des syndicats.

« L’occasion de tirer le bilan »

Ce sera la première occasion de se mobiliser depuis le déconfinement, et de tirer un bilan de cette crise sanitaire. D’un côté, on constate du chômage, des licenciements et une remise en question des conditions de travail. Alors que de l’autre, des cadeaux sont faits aux entreprises sans conditions, et sans remise en question de nos modes de vies, résume Olivier Cuzon (Solidaires).

Un travail intersyndical inédit dans le Finistère

Ces rassemblements sont organisés à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et, ce qui n’est pas le cas au niveau confédéral, de Force ouvrière. Il nous a semblé évident de participer puisqu’il y a un vrai travail intersyndical qui se passe en ce moment dans le département, indique Lena Catalan-Marcos, de l’union locale brestoise. En effet, les quatre organisations syndicales se rencontrent de façon hebdomadaire dans le Finistère depuis le déconfinement, un fait inédit. Des débats organisés conjointement auront lieu à partir de fin octobre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-une-mobilisation-intersyndicale-contre-les-inegalites-le-17-septembre-6969855

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 05:38

Avant la Covid-19, le télétravail était en forte croissance mais ne concernait qu’une minorité de salarié·e·s : 7,2 % contre 3 % en 2017 (1). Avec le confinement, et dans le cadre du travail à domicile, il s’est massifié, bondissant à plus de 24 % des salariés (2).

 

 

Cette croissance fulgurante cache de profondes inégalités territoriales (absence de la fibre, du très haut débit, zone blanche...), sociales, de sexe, de situation familiale, de taille de logement… et d’importantes mutations du travail au travers de ce qu’on appelle « l’entreprise étendue » mais confinée. Si le télétravail a été plus important en Île-de-France, chez les cadres et dans les grandes entreprises, il n’en a pas moins touché la plupart des postes de travail épargnés par le chômage partiel et n’impliquant pas du présentiel.

Dans l’enquête UGICT-CGT, 65 % des salarié·e·s ont eu un équipement informatique de l’entreprise et 63 % un encadrement. Mais seuls 22 % des salarié·e·s ont bénéficié du droit à la déconnexion, 18 % de la définition stricte d’horaire de travail, 17 % d’une réduction des horaires et du volume de travail en raison d’enfants à la maison, 16 % d’une prise en charge des frais de connexion, de téléphone… 23 % n’ont eu aucune aide de leur entreprise. Or ces carences sont contraires au Code du travail.

Le regard que portent les salarié·e·s sur le télétravail est contrasté. S’ils reconnaissent que cela leur évite de perdre une partie de leur vie dans les transports, s’ils pensent que cela leur permet d’équilibrer leur vie familiale (64 %) et de fuir les « open space », ils considèrent aussi que cela les isole (74 %), diminue leur sentiment d’appartenir à un collectif de travail (53 %) et fait sauter la séparation entre vie professionnelle et privée déjà mise à mal par l’usage du numérique connecté.

50 % des femmes, 64 % des mères soulignent les difficultés dues aux collisions entre vie familiale et vie professionnelle en télétravail, auxquelles s’ajoute l’explosion des violences conjugales.

55 % des télétravailleurs du confinement souhaitent continuer ce mode de travail au moins partiellement, il s’agit des femmes (57 %), des salariés du privé (62 %), des employés (62 %), des Franciliens (61 %) et des parents d’enfants mineurs (57 %). 43 % redoutent que leur patron s’y oppose.

La réalité de télétravail a été aussi faite d’intensification et d’augmentation du temps de travail, de renoncement à la pause déjeuner pour 51 % des télétravailleurs, de conditions de travail dégradées faute d’espace dédié chez soi et de mobilier approprié, de douleurs physiques, psychiques et de fatigues inhabituelles. Les salarié·e·s ont été noyé·e·s par un flux d’informations souvent inutiles et contradictoires. 76 % des télétravailleurs regrettaient leur bureau à l’entreprise. Le temps économisé sur les transports fut principalement consacré au travail, à la cuisine, à dormir, et plus marginalement aux enfants, aux tâches domestiques, au sport et aux loisirs (3).

Le télétravail, dans le contexte du confinement, a créé des divisions entre les salarié·e·s : Entre télétravailleurs et ceux qui étaient présents sur leur lieu habituel de travail et exposés au virus. Mais aussi entre ceux qui avaient une connexion et un équipement performant, un espace isolé dédié au télétravail, peu de contraintes familiales et domestiques, une formation aux outils numériques et les autres. L’égalité d’accès sur tout le territoire aux services numériques à très hauts débits devient une question cruciale qui ne peut être abandonnée aux opérateurs privés de télécom et au marché.

Le fait que dans le Code du travail le télétravail reste encore trop assimilé à du travail à domicile, sans prendre l’impact du numérique, et l’absence d’accords d’entreprises ou de branches ont permis nombre d’abus et de fraudes de la part du patronat.

Une généralisation totale du télétravail est utopique. Même si un poste de travail peut théoriquement passer à 100 % en télétravail, une entreprise n’est pas qu’une somme de postes de travail : c’est un collectif de travail qui coopère et se coordonne, ce sont des réseaux formels et informels, ce sont des encadrements et des interactions humaines qui ne peuvent pas que passer par des artéfacts numériques. L’intensification du travail subie par les salariés en télétravail est loin d’être gage de meilleure productivité ou de meilleure qualité du travail.

43 % des télétravailleurs (4) du confinement ont ressenti un sentiment d’autonomie, de liberté par rapport à leur condition de travail et management habituel. Cependant, avant le confinement les salarié·e·s étaient moins demandeurs de télétravail à domicile que de télétravail dans des tiers lieux de co-travail évitant l’isolement et permettant une entraide qu’on ne trouve plus toujours dans le collectif de travail de l’entreprise en raison des pratiques de management. Ne plus consumer une partie de sa vie dans les transports, éviter l’angoisse d’arrivée à temps pour récupérer ses enfants à la crèche ou à la sortie de l’école a été vécu par les salarié·e·s en télétravail comme un réel gain en qualité de vie. N’oublions pas qu’à partir des années 70, l’éloignement de plus en plus important entre lieu d’habitat et lieu de travail en Île de France n’a pas été pour rien dans la destruction de l’éco système politique et syndical que constituait la ceinture rouge.

Pour le patronat, le télétravail peut être synonyme d’économies substantielles immobilières et de fonctionnement. Il peut permettre du supprimer des emplois intermédiaires de contrôle et d’encadrement en les remplaçant par des outils numériques de surveillance permettant de tracer l’activité du télétravailleur. Ces outils de management intrusif par la surveillance ne sont pas propres au télétravail mais à la transformation numérique des entreprises dans le cadre capitaliste de la subordination salariale. Le télétravail du confinement a été un accélérateur des processus de standardisation du travail, provocant le malaise dans une partie de l’encadrement de terrain.

Pour préserver les collectifs de travail, empêcher l’isolement physique des salariés, et sauf poste de travail spécifique, le recours au télétravail doit être inférieur à 50 % du temps de travail. Les formes hybrides vont se multiplier, mêlant télétravail à domicile, dans des espaces de co-travail, travail nomade et travail dans les locaux de l’entreprise. Elles seront autant de nouveaux espaces d’affrontement de classe, d’exploitation, d’aliénation, mais aussi de constructions de nouveaux réseaux de solidarités et de luttes. Il ne faut pas se tromper de diagnostic, le télétravail n’est pas la revanche des canuts contre la manufacture ; le télétravailleur n’est pas qu’un salarié à domicile, il est un salarié qui travaille en réseau, ce qui offre aussi de nouvelles possibilités inédites de coalition à l’échelle mondiale. Le télétravail, comme toute forme de travail, comme toute mutation du travail, n’est ni émancipateur, ni aliénant en lui-même. La question n’est pas de prôner ou de s’opposer au télétravail en général mais de lutter pour que le droit commun du travail s’applique au télétravail, pour gagner de nouveaux droits généraux mais aussi spécifiques par branches, entreprises et métiers sur la base du mieux-disant social et démocratique. Cela passe bien sûr par un renforcement des pouvoirs d’intervention des salarié·e·s, de leurs instances représentatives et des organisations syndicales dans le cadre d’une sécurité d’emploi et de formation. 

Yann Le Pollotec, responsable de la Commission Révolution numérique du PCF.

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 05:36

 

De sa formation d’adjoint de sécurité à son affectation dans un commissariat parisien, le journaliste Valentin Gendrot a, deux ans durant, infiltré la police. Dans son livre, Flic. Un journaliste a infiltré la police, il décrit la violence, le racisme quasi quotidien de certains policiers et l’absurdité des missions répondant à la politique du chiffre.

Un jeune migrant, frappé par un policier, à l’abri des regards, à l’intérieur d’un fourgon, avant d’être abandonné dans un quartier très éloigné du lieu même de sa violente interpellation. « Des mecs comme lui, ça mérite que la mort », lâche alors l’un des six agents de cet équipage. 

Nous sommes en mars 2019. Après une formation d’adjoint de sécurité (ADS) et une année passée en préfecture, le journaliste Valentin Gendrot vient d’être affecté au commissariat du XIXe arrondissement de Paris. Dès les premiers jours, en tenue, il se rend ainsi « complice du tabassage d’un jeune migrant ». 

Complice, témoin silencieux, Valentin Gendrot tient ainsi les six mois de son immersion au sein de la police qu’il a souhaité infiltrer « pour être le premier à tenter le coup, par défi personnel », et pour connaître le quotidien d’un commissariat, les violences en toute impunité, mais, aussi le manque de reconnaissance des policiers. 

Écrit à la première personne, ce récit est avant tout celui de Valentin, un journaliste davantage spécialisé dans les immersions (celle-ci étant la septième) que sur les forces de l’ordre. Pour préparer cette infiltration, il s’est tout naturellement inspiré de la journaliste Florence Aubenas qui, dans Le Quai de Ouistreham, raconte comment elle a passé six mois à faire des petits boulots, et notamment le ménage dans les ferries.

« Pour ne pas se faire griller, il faut être soi-même. On ne peut pas tout inventer sur ce qu’on aurait été », explique-t-il à Mediapart. Et ça tombe bien parce que « ces flics me rappellent d’où je viens », raconte-t-il dans son livre. « Souvent, ce sont des provinciaux comme moi. Souvent, ils viennent de classe moyenne, comme moi. […] Cette proximité vient chatouiller un point sensible […] La sensation de n’appartenir à aucun milieu. Je me sens trop éduqué pour celui d’où je viens et trop plouc pour l’univers journalistique parisien. »  

Afin de s’immerger plus rapidement au sein de l’institution, Valentin choisit de devenir adjoint de sécurité, « une police low cost », selon un instructeur, dont le temps de formation est quatre fois plus court (trois mois au lieu de douze) que celui, déjà succinct, des gardiens de la paix. « Je ressens chez eux une fierté à endosser l’uniforme, l’impression d’appartenir à une unité », confie le journaliste en immersion. 

À l’école de police de Saint-Malo, Valentin a pour voisin de lit Romain, un catholique pratiquant, qui a longtemps fréquenté « des collectionneurs d’objets à la gloire du Troisième Reich genre buste d’Hitler » et se rapproche de Mick qui surnomme les « Arabes, les “crouilles”, les “gris” » [et qui] « renverrait bien les migrants dans un charter ».

À sa sortie, avec un salaire de 1 340 euros par mois, Valentin est affecté à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (I3P). Dans ce service unique en France, situé dans une annexe de l’hôpital Sainte-Anne, la préfecture enferme, pour 48 heures maximum, des personnes atteintes de troubles du comportement et représentant un « danger imminent pour la sûreté des personnes » selon le code de la santé publique.

Alors même que ces personnes ont droit à un avocat, Valentin n’en voit aucun durant ses quinze mois de présence. « Les patients que j’ai vus arriver ici étaient tous isolés, écrit-il. “Ce sont des oubliés des dieux et des hommes”, m’a dit un jour un infirmier. Des personnes en crise, des toxicos, des SDF, des migrants. » 

 

Le 9 mars 2019, Valentin est enfin muté au commissariat du XIXarrondissement. Cette affectation est centrale dans son infiltration : « C’est ce que je souhaitais décrocher et je m’étais fixé six mois d’immersion dans ce lieu », explique-t-il auprès de Mediapart.

Il y découvre les interpellations de vendeurs à la sauvette, « opérations minables », qui permettent de gonfler « des statistiques artificiellement » et le racisme quasi quotidien de certains policiers à l’encontre de ceux qu’ils nomment les « bâtards, c’est-à-dire, un mec jeune plutôt noir ou arabe. Parfois, il est aussi migrant ».  

« Dans mon commissariat, les paroles racistes, homophobes et machistes fusent tous les jours. Elles émanent de certains collègues et sont tolérées ou ignorées par les autres. » Il voit des policiers « cogner un migrant noir contre un Abribus puis dans le fourgon de police ; tabasser un autre migrant marocain […] mettre des claques sur plusieurs gardés à vue, toujours arabes ou noirs de peau. »

« On va chasser ! Le sang appelle le sang », entend-il de ses collègues qui vont « chasser des bâtards ». Jusqu’au jour où il participe à l’écriture d’un faux procès-verbal pour couvrir l’un de ses collègues qui a roué de coups de poing un jeune. Ainsi qu’il le relate à Mediapart « d’un point de vue journalistique, je tiens de l’or. J’ai une bavure avec les éléments de A à Z. Mais en tant que citoyen, évidemment je ne peux pas l’accepter. Mais, je sais qu’en écrivant ce livre, je peux dénoncer les faits et cela peut aussi en convaincre d’autres de le faire. Du faux en écriture publique, c’est quinze ans de prison, c’est pire que de frapper un mineur. Pour ma part, je vais évidemment revenir sur ma déposition à l’égard de ce mineur ».

Si l’infiltration de Valentin Gendrot n’apporte pas d’information nouvelle, elle vient démontrer des évidences, qu’il est toujours nécessaire de documenter, avec le récit central d’une bavure vécue de l’intérieur. Cette immersion constitue une nouvelle preuve du racisme systémique et des violences impunies des policiers. Pour ce journaliste, elle n’a pas été sans conséquence. « Je me rends compte qu’en l’espace de six mois, mon niveau d’humanité et d’empathie a chuté. Comme si ce boulot m’avait vacciné contre la sensibilité », conclut-il.

 

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 06:24
Isabelle Mazelin, tête de liste de "En Finistère, la gauche" (PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne) avec à ses côtés Philippe Broudeur, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul, Laurent Le Treust

Isabelle Mazelin, tête de liste de "En Finistère, la gauche" (PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne) avec à ses côtés Philippe Broudeur, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul, Laurent Le Treust

Sénatoriales dans le Finistère. Communiqué du Parti communiste en réponse à l'article "Commentaire" paru les pages départementales du Ouest-France le 8 septembre dernier:
 
COMMUNIQUE de la Fédération PCF du Finistère
 
 
10 septembre 2020
 
Le PCF s'engage pour une gauche rassemblée sur des bases de respect réciproque et de projet
 
Avec de belles réussites, aux municipales de mars et juin dernier, le PCF a fait le choix d'aborder toutes les élections dans le Finistère dans une dynamique d'union sur des projets allant dans le sens des intérêts des habitants des communes, du social, de la démocratie locale et de l'écologie. Ce choix nous paraît le plus à même de servir les intérêts de la gauche, de l'alternative au libéralisme économique, et des catégories populaires. Nous souhaitons aussi l'union de la gauche aux Départementales et aux Régionales, cela nous paraît nécessaire pour garder des majorités de gauche dans le département du Finistère et à la Région Bretagne. C'est la voie du bon sens et de la raison pour la gauche.
C'est pourquoi nous avons été surpris que le PS présente une liste dès début juillet avec déjà cinq candidats socialistes positionnés sur 6, et une 4e place non éligible laissée à un partenaire. Drôle de manière d'envisager un rassemblement de la gauche.
Le PCF Finistère riche de ses 850 adhérents dont beaucoup de jeunes prend en compte la nécessité d'incarner une politique renouvelée et proche des gens pour faire reculer l'abstention et l’écœurement des citoyens, n'est pas disposé à jouer le rôle de faire-valoir.
Il est souhaite en revanche, aujourd'hui comme demain, travailler avec toutes les forces disponibles pour reconstruire une gauche rassemblée capable de tirer les leçons de ses erreurs et fautes passées.
Le choix qui a été fait de placer en 3ème position un ancien ministre plutôt que de proposer cette place à un partenaire, ne va pas dans le bon sens et ne contribue pas au nécessaire rassemblement face aux candidats de la droite.
Un accord n'a pas été possible avec les socialistes sur les Sénatoriales. Nous le regrettons.
Les communistes en ont pris acte et ont décidé démocratiquement de partir avec des partenaires avec qui des bases de dialogue constructif et de travail respectueux étaient posées: Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne.
Notre tête de liste commune Isabelle Mazelin, une élue de terrain et une salariée, grâce à cette logique d'union de la gauche, a bel et bien la possibilité réelle d'être élue sénatrice.
Ce serait un atout pour le département et pour le Parlement d'avoir une sénatrice de plus pour porter la défense des travailleurs et des travailleuses, des services publics de proximité, du droit du travail, des collectivités locales et des élu-e-s locaux.
A l'heure actuelle, c'est la seule tête de liste femme dans le Finistère qui pourrait rejoindre rejoindre le seul groupe au Sénat présidé par une femme, Eliane Assassi: le groupe de rassemblement CRCE, communiste, républicain, citoyen, écologiste.
Tous les communistes finistériens, et bien au-delà de nombreux élus de gauche, sont unis derrière cette candidature et cette liste "En Finistère, la gauche" qui a ses chances car parmi les élus de gauche, nombreux sont ceux qui sont pour l'union, contre les logiques d'isolement et d'hégémonie, et qui souhaitent voir des sénateurs porter avec courage les valeurs de la gauche au Parlement.
 
Isabelle Mazelin, tête de liste de "En Finistère, la gauche", est candidate au côté de Philippe Broudeur, élu à Quimper, président des Radicaux de Gauche Finistère, de Sylvaine Vulpiani, Conseillère régionale Génération.s (Plouescat), de Bernard Pino, médecin aux Urgences (Pont L'Abbé), membre de Nouvelle Donne, de Catherine Flageul, militante du PCF, du Mouvement de la Paix et de la plateforme finistérienne pour le désarmement nucléaire, CIAN 29 (Rosnoën), de Laurent Le Treust, co-référent de Générations.S 29 (Quimper)
En Finistère, le PCF s'engage pour une gauche rassemblée sur des bases de respect réciproque et de projet - Sénatoriales du 27 septembre 2020

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 06:09
19-20 septembre: Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d'un rêve collectif
A l'occasion des journées européennes du patrimoine, le collectif "Brestoises pour les droits des femmes" organise un événement "Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d'un rêve collectif".
Ci-joint le programme, avec tous les événements sur les 2 jours : exposition militante, exposition artistique, atelier de pratique artistique, soirée film/débat sur l'invisibilisation des femmes, chant d'ouvrières, renommage d'une place...
Plusieurs de nos illustres camarades seront mises à l'honneur : Joséphine Pencalet, Marie Miry, les résistantes communistes notamment.
 
 La section du PCF de Brest co-finance (avec d'autres organisations),  l'exposition sur les femmes militantes bretonnes. Un panneau sera consacré aux organisations finançeuses avec leur logo. Cette exposition sera visible à la maison du peuple le samedi et le dimanche de 10h à 17h30.
 
Nous sommes plusieurs camarades du PCF investies dans ce collectif.
 
La commission féminisme du Finistère
 
 

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:53
Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,

Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,

PCF 56. « Les régionales et départementales, pas des élections annexes »

Les discussions s’ouvrent en vue des élections de 2021. Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste, proscrit tout accord avec les Marcheurs pour les régionales.

Nadine Boursier, Ouest-France, 9 septembre 2020

Le Parti communiste fera sa rentrée politique morbihannaise le samedi 19 septembre à Baud. Les militants évoqueront « le climat délétère depuis quelques jours », comme l’explique son secrétaire départemental Philippe Jumeau, frappé par « une banalisation de la parole raciste ». La crise sanitaire et le plan de relance aussi. Mais surtout les élections, régionales et départementales de mars 2021. « On a l’impression que 2021 est un marche pied pour la présidentielle de 2022. Or ce ne sont pas des élections annexes ! Département et Région ont des compétences qui ont des répercussions sur le quotidien (emploi, politique sociale…). »

Le PCF se réunira au niveau régional le 3 octobre à Saint-Brieuc pour acter une feuille de route et des chefs de file. D’ici là, les responsables, qui veulent éviter « l’atomisation des forces de gauche », ont demandé à rencontrer Loïg Chesnais-Girard, président de la Région et candidat à sa succession. « C’est un bon candidat. Il faudra quand même des inclinaisons… », soutient celui qui représentera le Morbihan dans la discussion. Leurs conditions : « pas de macroniste sur la liste » et « les poulaillers géants, hors de question ! ». « Le rassemblement à gauche se fera sur des valeurs de progrès, de solidarité. Les services publics d’éducation doivent être un marqueur fort du prochain mandat. »

Le Parti communiste doit aussi rencontrer les autres composantes de gauche : Génération. s, EELV, UDB, PS… Pas de contact avec la France Insoumise pour l’heure. « On a cru comprendre dans un courrier de FI au niveau régional qu’ils souhaitaient discuter avec nous si le PC leur faisait allégeance à la présidentielle… »

Le parti communiste doit faire cette année sans la Fête de l’Huma à la Courneuve. « Il est néanmoins possible d’acheter un bon de soutien de 25 € dont 5 € seront reversés au Secours populaire », indique Philippe Jumeau. Quid de la fête de l’Humanité bretonne, qui a traditionnellement lieu au parc des expositions de Lanester ? « On réfléchit à une organisation différente sur un jour. »

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:50

 

Les Communistes de la section de Morlaix se sont réunis le mercredi 9 septembre dans leur local (dans le respect des gestes barrières).

Une introduction "politique" a été faite par Daniel RAVASIO, Secrétaire de la Section.

 

________________________________________________

 

Quels constats pouvons-nous faire à cette rentrée 2020 ?

Nous sommes dans une situation où la crise sanitaire du Covid-19 a balayé le monde entier.

Nous sommes dans une situation où la crise économique, le chômage, les pertes d’emplois, … nous menacent tous.

Nous sommes dans une situation où le monde peut courir à sa perte : la destruction de la planète s’accentue malgré les rodomontades des uns et des autres ; de nombreux conflits peuvent se traduire par un recours à une « vraie guerre ».

Voilà où nous mène le capitalisme.

 

Il y a urgence dans notre pays au niveau économique et social.

 

  • La pauvreté, la précarité explosent :
  • 7 millions de personnes sont sans emploi stable.
  • Il y a 30 % à 50 % de demandes d’aides alimentaire en plus.
  • 11 à 12 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté !

 

  • La pauvreté augmente et, parallèlement, les 500 plus grosses fortunes de France totalisent un patrimoine de 730 milliards d’euros, en progression encore par rapport à l’année dernière !
  • 730 milliards d’euros ! C’est le tiers de notre PIB national ! C’est 10 fois plus qu’il y a dix ans, alors que nous étions en crise !
  • Ces nouveaux riches Français qui gagnent des sous avec des Ehpad privés, les golden boys de la dépendance comme Yves Journel, président de DomusVi, dont nous savons aujourd’hui qu’une partie des bénéfices part dans les paradis fiscaux !

120ème au classement des plus grandes fortunes, il détient un patrimoine de 720 millions d’euros, gagné sur le dos de vos parents, de vos grands-parents, sur le dos des salariés qui ont parfois été démunis face à la pandémie.

 

  • Voilà le scandale de cette société :
  • Pendant que la pauvreté augmente, pendant que nous organisons, nous, la solidarité, une minorité continue de s’enrichir, utilise des paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôts sur les bénéfices et accumuler une richesse indécente en période de crise !
  • C’est toute la différence avec nous, avec ce peuple qui fait preuve de solidarité, de courage, d’abnégation, qui a organisé les soins, le transport des marchandises, l’éducation des enfants, la sécurité pendant la pandémie.

 

  • Voilà pourquoi nous parlons encore de Révolution et que nous demandons à reprendre le pouvoir sur l’économie et sur la manière de créer les richesses.

 

  • Car il faudra aller plus loin qu’un simple partage des richesses, comme nous sommes nombreux à le réclamer à gauche.

Appelons-le « Impôt-Covid », ISF ou taxe sur les grandes fortunes, de tout temps, les sociétés ont demandé aux plus riches de participer à l’effort national.

Et il est urgent de le faire !

Ce n’est pas à nous seuls de payer la crise, c’est aussi à eux de le faire : ils en ont les moyens !!

 

  • Mais il faut aller plus loin que ça !

Notre projet de société est fondé sur un changement profond de nos modes production. Les richesses doivent être créées sans exploiter les hommes et les femmes et sans épuiser la planète.

La priorité ne doit plus être les profits à tout prix ou la valeur des actions, mais d’abord de préserver l’être humain et la planète.

Et pour cela, il faut se réapproprier l’outil de production. Il faut redonner du sens au travail, aux salariés, au rôle de chacun dans la société, et agir pour l’égalité professionnelle car les héros qui ont été et sont toujours en première ligne face à la crise sont des héroïnes !

 

  • C’est un projet de société cohérent que nous devons défendre et nous avons plusieurs propositions dans ce sens.

Par exemple, nous proposons de moduler les cotisations et les impôts sur les entreprises en fonction de leurs investissements en faveur de la sécurisation de l’emploi, de la formation et de l’environnement.

C’est différent de ce que propose le gouvernement qui envisage, lui, de poursuivre sa logique en supprimant un nouvel impôt, dit de production : ce sont 10 milliards d’exonérations supplémentaires sans contrepartie.

Et en plus, l’Etat va devoir les compenser auprès des collectivités, car cet argent sert à abonder le budget des Régions.

C’est donc nous qui allons, encore une fois, financer un nouveau cadeau aux entreprises.
Nous proposons au contraire, d’utiliser l’argent public et les richesses que nous créons pour sécuriser les parcours professionnels.

 

Il y a urgence pour le climat.

 

  • Car si nous ne répondrons pas à l’urgence pour le climat, pour la biodiversité, pour préserver nos ressources naturelles, si nous ne faisons pas cette révolution écologique, dans les 10 ans, il sera trop tard. C’est maintenant qu’il faut agir.

Et au lieu de jouer avec nos peurs, là aussi, il faut montrer qu’il y a un chemin, des propositions, l’espoir d’inverser la donne.

Nombreux sont celles et ceux qui se prétendent écologistes. Mais tout le monde ne voit pas l’urgence et la profondeur des changements à mettre en œuvre.

Là aussi, cela doit s’inscrire dans un vrai projet de société qui marie les deux nécessités : la dignité humaine et la protection de la planète.

 

  • Et nous ne répondrons pas à cette urgence avec un système économique qui ne pense qu’à la compétitivité et à la valeur de ses actions.

Si c’est pour nous vendre un capitalisme vert, avec des paradis fiscaux qui siphonnent nos finances publiques et protègent les pollueurs, c’est niet !

Si c’est pour gagner de l’argent en bourse en vendant des éoliennes, des barrages hydrauliques, ou en faisant financer nos projets par les marchés financiers, pour nous c’est double niet !! Car ce sont les salariés qui vont souffrir !

Pour répondre aux urgences sociales et environnementales, il faut rompre avec les logiques de rentabilité imposées par la finance.

Mais il faut aussi rompre avec des traités européens qui placent notre économie sous le joug des marchés financiers.

Si l’on était capable de sauver le climat avec le traité de Maastricht ou celui de Lisbonne, ça se saurait !

 

Il y a urgence pour les services publics qui doivent être soutenus et intégrés dans le plan de relance

 

Dans les services publics qui doivent bénéficier du plan de relance s’il en est un, c’est celui de la santé !

  • Les blouses blanches ont assez donné et réclament des moyens pour soigner ! Le Ségur et les premières mesures annoncées sont le fruit d’une longue lutte des personnels. C’est un premier pas. Mais nous ne sommes pas encore au niveau pour faire face à une pandémie.

La dette, les ARS, les faibles salaires, le manque d’hôpitaux de proximité, de services d’urgences sont autant de boulets qui pèsent encore sur notre système de santé publique.

  • Nous voulons de l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital !

 

Un autre service public qui doit bénéficier du plan de relance c’est la SNCF et le transport !

  • Il faut investir dans le fret ferroviaire, un des leviers pour agir pour le climat.

La décennie 2000 devait être celle du renouveau : elle a été celle du grand plongeon.
En 2000, la SNCF ne transportait déjà plus que 17 % des marchandises, tous modes confondus, contre 45 % en 1975. Aujourd'hui, cette part s'est réduit à peau de chagrin : 9,5 %.

Le bilan est d'autant plus désastreux que ce déclin a fait un grand gagnant : la route ! Avec toutes les conséquences pour le climat que cela implique : par rapport à la route, un train de fret équivaut en moyenne : à 35 poids lourds. Le rail émet 14 fois moins de CO2 ; entraîne huit fois moins de pollution de l’air ; et consomme six fois moins d'énergie.

Il est donc grand temps de revenir à la raison et d'initier une reconquête du fret ferroviaire. C'est peu dire, hélas, qu'on est loin du compte.

 

  • Il faut favoriser le train et les transports collectifs plutôt que la voiture.

Il rénover faut 10 milliards d’euros sur 10 ans pour rénover le réseau des petites lignes.

Il faut rénover et entretenir le réseau pour les transports quotidiens de nos concitoyens.

L’Etat doit financer les transports gratuits dans les agglos.

 

Il nous faut un véritable service public de l'énergie, avec la maîtrise de la production des énergies renouvelables.

 

  • En laissant les champs d’éolienne au privé, ils vont nous polluer le paysage.
    Et en vendant nos barrages hydrauliques, ils bradent nos biens communs.

Rappelons-nous la privatisation des autoroutes, mise en œuvre par de Villepin en 2006.

L’Etat a vendu nos autoroutes pour 14 milliards d’euros.

C’est pourquoi nous disons, quand on vend tout au privé, on est privé de tout !

 

  • On pourrait aussi développer sur les moyens à mettre dans la rénovation thermique des maisons, des bâtiments et des emplois à créer dans ce domaine.

 

Dans les services publics qui seront au cœur de l’actualité, il y a bien sûr celui de l’Education nationale.

 

  • Cette rentrée scolaire aurait dû être celle d’un grand plan national pour l’éducation, mettant tous les moyens nécessaires à l’accueil de tous nos enfants dans les meilleures conditions, après une année où nombre d’enfants sortent en plus grande difficulté scolaire.
  • Comme nous l’avions proposé dès le mois d’avril, avec notre plan d’urgence pour l’école, des moyens considérables auraient dû être mobilisés par l’Etat pour redonner sens à l’égalité d’accès à l’éducation, à la formation, pour que l’école revienne enfin sur les rails de la réussite de toutes et tous.

Dès le mois d’avril, il aurait fallu aider nos communes, former et recruter des dizaines de milliers de jeunes diplômés, susceptibles d’accompagner nos enseignants dans leurs missions éducatives dans un premier temps.

D’autant que le gouvernement et son ministre de l’Education nationale se fourvoient dans une ultime provocation : refuser de fournir à nos jeunes collégiens, lycéens, étudiants les masques obligatoires dès la semaine prochaine !

 

Et les élections dans tout ça !

 

Pour nous, l’actualité c’est, bien sûr, la crise et la nécessaire relance, c’est agir, mobiliser, faire prendre conscience.

D’ailleurs, les élections c’est loin pour celles et ceux qui risquent de perdre leur emploi maintenant.

Mais déjà, tout le monde parle des élections et de candidatures. Surtout pour 2022.

Mais les prochaines élections, ce sont les sénatoriales et les législatives partielles dans 3 semaines, puis les régionales et les départementales dans 7 mois.

Ce ne sont pas des élections intermédiaires, comme si ne comptait que la présidentielle !!

Oui, nous voulons peser dans ces élections avec la volonté de faire élire un maximum d’élus communistes.

Pour les sénatoriales dans le Finistère, les communistes figureront sur une liste d’union de la gauche sans le PS qui présente une liste.

Des tractations ont eu lieu avec le PS.

Mais la proposition du PS s’est révélée inacceptable :  

  • Une 4ème place (sur 5) qui ne pouvait permettre l’élection de notre candidat ;
  • Une 4ème place après celle de Jean jacques Urvoas ancien ministre de la justice de Hollande ;
  • Un chantage : si vous n’acceptez pas, on ne pourra pas faire accord pour les départementales !

C’est pourquoi deux candidates PCF (sur 5) figureront sur une liste d’union de la gauche, liste emmenée par notre camarade isabelle Mazelin, adjointe au Maire du Relecq Kerhuon.

Pour les élections départementales et régionales, le PCF aura pour objectif de faire élire le plus grand nombre de candidats. Cela se fera en rassemblant, en bâtissant des listes citoyennes, ouvertes, dans la plus large union des forces de gauche et écologiste et sur des programmes qui changent la vie de nos concitoyennes et concitoyens


Et 2022 alors ?


D’abord, cela semble avoir échappé à certains, mais il y a deux élections en 2022 : la présidentielle et les législatives. Elles seront décisives toutes les deux pour transformer la France.
Les communistes seront au rendez-vous de ces échéances avec un objectif : rassembler autour d’un projet pour la France, avec un projet, à la hauteur des défis de civilisation posés par la crise sanitaire et économique.

« Le jour d’après », pour les communistes, ce doit être « le système d’après », en rupture avec le capitalisme, en rupture avec les traités européens actuels.

Et tous ensemble, nous déciderons en responsabilité le moment venu, la place qui sera la nôtre.

 

Pour les communistes l'urgence c'est la sécurité de l'emploi.

 

Le Conseil National des 5 et 6 septembre dernier a décidé le lancement d’une campagne nationale des communistes sur la question de l’emploi (Voir Résolution du CN).

 

Les communistes sont appelés à se mobiliser dans chaque département pour faire émerger les besoins en matière d’emplois et en solidarité avec les salarié.e.s menacés par des plans de licenciements.

  • Une pétition nationale va être lancée : il nous faudra la prendre en main et en faire un succès sur le Pays de Morlaix.

 

Partout en France, proposons à nos concitoyen·ne·s - salarié·e·s, habitant·e·s, élu·e·s - de créer des comités de défense des emplois, des compétences, de capacités de production pour les accompagner dans leur lutte, demander des comptes sur l’utilisation de l’argent et faire des propositions pour l’emploi et la transition écologique.

  • Concrétisation à voir sur le Pays de Morlaix.

 

En lien avec les luttes locales des entreprises et services publics, nous appelons à des rassemblements partout en France les 9 et 10 octobre prochains pour faire progresser une alternative au plan de relance Macron – Castex portant ces exigences.

  • Notre Fête du Viaduc devrait s’intégrer parfaitement à cet appel.

 

 

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:46
Dessin de Eric Appéré (PCF Brest)

Dessin de Eric Appéré (PCF Brest)

Le PCF qui, comme la LDH, s'était adressé au préfet Lelarge à ce sujet (voir ci-dessous) se félicite d'avoir été entendu - en partie - par le nouveau préfet puisque les étrangers sont dorénavant accueillis tous les matins à la préfecture. Il était temps de sortir de cette situation indigne et inhumaine qui contraignait les demandeurs de premiers titres de séjour à de longues files d'attente à l'extérieur de la préfecture par tous les temps et pendant plusieurs heures avec des enfants.
 
Voici la lettre que nous notre camarade Yvonne Rainero, secétaire de section PCF à Quimper et élue à la ville de Quimper, avait adressée au précédent préfet :
 
Monsieur le Préfet,
Mardi 18 août, à Quimper, une nouvelle fois, plusieurs dizaines de personnes ont dû affronter dans des conditions indignes de longues heures d’attente devant la préfecture du Finistère dans l’espoir, souvent déçu, d’accéder enfin au service d’accueil des étrangers.
Étrangers, et nos frères pourtant, pour reprendre les mots d’Aragon.
Hommes, femmes, enfants, certains déjà présents très tôt le matin et par tous les temps, pour espérer se glisser dans cette petite fenêtre du mardi de 13h30 à 16h, sinon il faudra revenir le mardi suivant, et ainsi de suite... car ce service d’accueil ouvert avant le confinement matin et soir tous les jours ouvrables ne s’entrouvre plus depuis le 16 mars que 2h30 par semaine, le mardi après-midi.
Et que dire de la mise en danger en période de Covid 19 de ces personnes, à la santé souvent fragile en raison de ce qu’elles ont vécu et de la précarité de leur situation, qui se retrouvent pendant plusieurs heures côte à côte dans ces files d’attente.
N’êtes-vous pas, Monsieur le Préfet, au titre de vos fonctions jusqu’à la fin de ce mois d’août, en charge de la protection des populations de notre département, sans discriminations, contre tous les risques, notamment sanitaires ?
Risques de contamination que vous n’avez pas manqué d’opposer à plusieurs reprises aux organisateurs de manifestations, y compris s’agissant de soignants.
Nous vous demandons instamment, Monsieur le Préfet, de mettre fin à ces conditions insupportables imposées à des êtres humains et qui heurtent les valeurs d’accueil et de solidarité largement partagées par notre population.
Elles ne font pas honneur à la préfecture de notre département où pourtant à quelques pas de votre bureau est perpétué le souvenir de Jean Moulin, qui fut sous-préfet de Châteaulin et symbolise aujourd’hui la mémoire des valeurs de la Résistance.
Nous voulons aussi saisir cette occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur la dégradation préoccupante des services de l’État et des services publics en général dont les moyens financiers et humains n’ont cessé d’être amputés par les gouvernements successifs et particulièrement ceux nommés par le président Macron.
La crise sanitaire a montré combien le service public est au cœur du lien social, qu’il est un facteur de solidarité, d’égalité, de progrès démocratique, de développement de nos territoires, de transition écologique.
Vous assurant de l’engagement sans faille des communistes de Quimper et du Finistère pour la défense et l’amélioration des services publics à la population, nous vous prions, Monsieur le Préfet, de bien vouloir agréer l’expression de notre considération distinguée.
 
Pour le Parti communiste français,
 
Yvonne Rainero,
secrétaire de la section du pays de Quimper du PCF, membre de sa direction départementale.

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