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2 juin 2024 7 02 /06 /juin /2024 08:43

150 personnes ont marqué leur soutien au peuple palestinien, ce samedi 1er juin, à l’appel de l’AFPS, à Morlaix. La mobilisation était en hausse, après l’attaque meurtrière d’Israël sur le camp de réfugiés de Rafah.

150 personnes ont défilé dans les rues de Morlaix en soutien à la Palestine. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

« Gaza ! Gaza ! Morlaix est avec toi ! » Mobilisation en nette hausse, ce samedi 1er juin, à Morlaix, pour l’Association France Palestine Solidarité, qui avait appelé à un nouveau rassemblement dans les rues de Morlaix en soutien au peuple palestinien depuis l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas et la riposte de l’armée israélienne.

« Trop, c’est trop ! »

Quelque 150 personnes ont défilé avant de se rassembler, au kiosque, place des Otages. Logique vu l’actualité des dernières semaines dans ce conflit qui fait rage depuis huit mois. « Le massacre de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Rafah a créé la stupeur. Ça a clairement fait basculer une partie de l’opinion. Trop c’est trop », explique François Rippe, de l’AFPS du Pays de Morlaix. À cela, il ajoute la symbolique du « mandat d’arrêt lancé contre Netanyahu et son ministre de la Guerre ainsi que deux responsables du Hamas par la Cour pénale internationale. Ça a aussi marqué les esprits ».

150 personnes ont défilé dans les rues de Morlaix en soutien à la Palestine. (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

Pour l’AFPS, il y a des signes encourageants : en France tout d’abord où « le stop arming Israël lancé par 70 associations, mouvements et syndicats a été entendu. Les entreprises israéliennes d’armement qui devaient participer au salon de l’armement, à Paris, en juin, ne viendront finalement pas », se félicite François Rippe. Autre élément : la reconnaissance d’un État palestinien par l’Espagne, la Norvège, l’Irlande et la Slovénie. « On le dit depuis le début : si on veut donner une chance à la paix, il faut reconnaître l’État de Palestine d’abord. C’est l’objet de l’appel lancé par 500 personnalités de gauche pour que la France suive le mouvement ».

Débat avant les Européennes le 4 juin

L’AFPS va poursuivre sa mobilisation sur le sujet. Mardi 4 juin, elle organise un débat public sur la question israélo-palestinienne, à l’occasion des élections européennes. Il aura lieu à partir de 20 h, salle du Cheval-Blanc, à Plourin-lès-Morlaix. Cinq élus ou candidats locaux aux Européennes ont répondu et seront présents : Taran Marec (liste Gauche unie pour le monde du travail, Parti communiste français), Pierre-Yves Cadalen (liste La France insoumise, Union populaire), Frédérique Bonnard (liste Réveiller l’Europe, Parti socialiste, Place publique), Christine Prigent (conseillère régionale EELV) et Michel Beaupré (liste Europe Territoires Écologie, Régions et peuples solidaires, UDB).

 

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2 juin 2024 7 02 /06 /juin /2024 08:37

 

 

 

Notre stratégie est uniquement défensive, centrée sur quelques secteurs stratégiques. Il y a aussi quelques rares décisions politiques, il faut l’admettre, comme le refus de vendre Carrefour au géant canadien Couche-Tard.

Naïveté, passivité ou complicité ? Le manque de masques lors de la crise du covid a mis la lumière notre perte de souveraineté ; nous étions incapables de répondre aux besoins des peuples.

Depuis plus de cinquante ans, notre pays a connu plusieurs vagues de désindustrialisation : 2 millions d’emplois industriels ont été supprimés, des savoir-faire détruits, des régions sinistrées. Et nous avons bradé notre outil industriel à des puissances industrielles étrangères - Technip, Nokia, les chantiers de l’Atlantique, j’en passe...

Macron essaie de nous faire oublier qu’il était déjà aux affaires, et qu’il est donc coresponsable des désastres économiques et industriels depuis plus de dix ans. Le pire cas est celui de General Electric, qui a préféré payer 50 millions d’euros de pénalités plutôt que de créer les emplois promis. Désormais, il rapatrie les brevets aux États-Unis et on laisse EDF se débattre pour récupérer les turbines Arabelle.

Depuis des années, notre groupe plaide en faveur du renforcement du contrôle des investissements étrangers, mais surtout du respect des engagements pris.

Ainsi que le souligne le rapport de la mission d’information sur Atos - fleuron français du numérique, en grande difficulté -, la France a certes renforcé le contrôle des investissements étrangers, mais il reste à faire. Nos administrations centrales n’ont toujours pas les moyens de contrôle suffisants du suivi du respect des conditions posées au moment de l’autorisation. Ce suivi n’est ni systématique ni centralisé.

Mais il faut aussi une stratégie offensive, pour reprendre en main la chaîne de valeur de chaque secteur. La question de la souveraineté numérique est cruciale : nous nous félicitons de l’implantation de data centers, mais cette activité est gourmande en énergie et avare en emplois. Et alors que l’on implante des gigafactories de batteries électriques, Stellantis et Renault liquident leurs sous-traitants - MA France à Aulnay-sous-Bois ou Impériales Wheels à Châteauroux qui va fermer le 20 juin, alors que le dernier repreneur a pris 45 millions d’euros d’aides d’État... Et que fait le Gouvernement ? Il reste les bras ballants ou sermonne les ouvriers.

Pour une véritable intelligence économique, il ne faut pas se contenter d’une politique de l’offre en priant pour que les grands groupes créent de l’emploi. Il faut également conditionner les aides publiques à des garanties sociales et environnementales, demander leur remboursement lorsque les emplois sont détruits et surtout responsabiliser les donneurs d’ordres pour éviter les délocalisations. Monsieur le ministre, y êtes-vous prêt ?

Il faut une politique générale qui concerne tous les secteurs. Comment comprendre que le PSG soit aux mains des Qataris, qui abritent chez eux le chef du Hamas ? Vous avez même envisagé de leur vendre notre patrimoine commun, le Stade de France !

N’oublions pas que même nos amis allemands ont tout fait pour affaiblir notre filière nucléaire et notre industrie.

La réindustrialisation doit concerner toute la chaîne de valeurs. Les gigafactories, c’est très bien, mais on laisse des entreprises dont l’État est parfois actionnaire - Stellantis, Renault - liquider la sous-traitance. Le pays sera-t-il plus fort sans détenir l’ensemble de la chaîne de valeur ?

Pour l’entreprise MA France à Aulnay-sous-Bois : la seule chose que vous faites c’est de sermonner les syndicats. Une semaine après, l’entreprise est en liquidation. Vous donnez toujours raison au patronat, jamais aux salariés, et c’est scandaleux alors que la désindustrialisation continue sur l’ensemble du territoire.

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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 07:08
Léon Deffontaines : « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella » - Interview au journal L'Humanité, 1er juin 2024
Léon Deffontaines : « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella »

À une semaine des européennes, la tête de liste du PCF, Léon Deffontaines, revient sur les enjeux de la campagne, la situation à gauche, l’urgence climatique et le combat à mener contre l’extrême droite.

Le candidat des communistes pour le 9 juin, Léon Deffontaines, a réalisé une percée médiatique en mettant le RN face à la réalité de ses votes contre l’intérêt général. Il entend déjouer les pronostics le jour du scrutin et appelle la gauche à se rassembler sur la question sociale, en plus de défendre une « écologie populaire et rationnelle ».

Quel est votre principal adversaire pour ces européennes ?

C’est Jordan Bardella. Nous avons tous les deux 28 ans, et le duel pourrait s’installer dans la durée. Je veux montrer ses contradictions. Chaque fois qu’il peut défendre les travailleurs français, le RN vote contre leurs intérêts.

L’extrême droite a refusé l’indexation des salaires sur l’inflation, le rétablissement de l’ISF, et ce parti qui se dit défenseur de la ruralité s’oppose aux lois contre les déserts médicaux. Déconstruire le mythe du RN, défenseur des travailleurs français, est l’un des enjeux de cette campagne.

« À gauche, nous devons refaire de la question sociale notre priorité. »

Que répondez-vous à ceux disent qu’on n’a jamais essayé le RN ?

Que l’on est en réalité en train de l’essayer sur le plan économique et social. À l’Assemblée, la coalition gouvernementale et le RN votent systématiquement contre toute avancée pour les travailleurs. Leur projet est identique en la matière. Et le RN au Parlement européen vote majoritairement pour les traités de libre-échange.

Il faut bien sûr attaquer ce parti sur le caractère xénophobe, fasciste même, de son programme. Mais on s’évertue à le faire depuis quarante ans, et ce n’est pas suffisant. Le RN se dédiabolise sur la question sociale, et c’est sur cette supercherie qu’il faut l’attaquer.

Comment expliquer son niveau dans les sondages ?

L’extrême droite est épargnée. Le débat sur LCI (le 21 mai – NDLR) a été symptomatique. Les autres candidats avaient l’air tétanisés par Bardella. Personne n’osait l’attaquer. Il ne faut pas le laisser dérouler ses mensonges. Allons à l’affrontement ! D’autre part, nous n’avons pas été à la hauteur à gauche. Nous nous écharpons sur des questions de société et des sujets internationaux qui devraient nous rassembler. Nous devons refaire de la question sociale notre priorité.

Bardella n’avait rien d’autre à vous répondre que « vous êtes communiste », lorsque vous l’avez attaqué dans ce débat. Est-ce un problème d’être communiste ?

Quand on l’attrape sur le fond, Bardella est incapable de répondre. Il me renvoie donc à mon communisme comme s’il s’agissait d’une insulte. C’est révélateur de son absence de projet social. Mais si on veut nous renvoyer au passé, je suis fier d’être membre du parti de Missak Manouchian, panthéonisé cette année. L’histoire de mon parti, c’est la Résistance, le CNR, la Sécurité sociale.

L’héritage du RN, cofondé par un Waffen-SS, c’est la collaboration et Vichy. Le communisme aujourd’hui est synonyme d’espoir, de rupture avec une société capitaliste incapable de répondre à l’impératif environnemental et à nos aspirations à vivre mieux. Il s’agit d’aider chaque individu à s’épanouir pleinement, quelle que soit son origine sociale ou géographique. C’est le projet que je porte.

« Lorsque la gauche est capable de rassembler sur la question sociale, elle peut battre les lepénistes. »

Vous étiez en meeting à Avion (Pas-de-Calais), il y a une semaine, seule circonscription perdue par le RN aux législatives 2022, au profit du PCF…

Nous sommes la seule force politique qui a fait reculer l’extrême droite. Dans le Pas-de-Calais, nous avons aussi fait perdre trois cantons au RN. Lorsque la gauche est capable de rassembler sur la question sociale, elle peut battre les lepénistes. C’est mon ambition pour les européennes et au-delà.

Qu’avez-vous appris dans cette campagne au cours de laquelle vous avez sillonné toute la France ?

J’en retiens la beauté des paysages et la richesse de la population. Une campagne, c’est l’occasion de parler, de reconstruire du lien social. Depuis quinze ans, la gauche est captive de deux offres politiques : l’une outrancière et polémiste, l’autre libérale. C’est ce qui l’empêche d’aller à la reconquête de l’électorat populaire et de progresser.

On nous renvoie toujours à François Hollande et à Jean-Luc Mélenchon, sur les marchés. Ce sont les deux cailloux dans nos chaussures. Nous devons écrire une nouvelle page. C’est avec une gauche du travail rassemblée que l’on retrouvera un électorat populaire et que nous redeviendrons majoritaires dans le pays.

Vous avez 23 syndicalistes sur votre liste, un record. En quoi est-ce une force ?

C’est une chose de défendre le monde du travail. C’en est une autre de faire élire au Parlement celles et ceux qui en sont les premiers représentants. Sigrid Gérardin et Fabien Gâche, en 2e et 7e position sur ma liste, incarnent au quotidien ceux qui luttent contre les effets dévastateurs des politiques européennes libérales. Les élire, c’est les faire entrer dans l’institution probablement la plus antisociale de notre système politique. Ils peuvent y être le fer de lance de la lutte contre la destruction des droits sociaux.

Dans vos meetings, on vous entend dire : « Cette Europe, qu’elle crève ! » N’est-ce pas contradictoire ?

Les institutions européennes se sont construites avec le dogme néolibéral. Elles sont une machine à broyer l’avenir des jeunes, à détruire l’emploi. Si nous y envoyons des députés européens, ils seront un appui pour résister à la marche forcée du néolibéralisme. Je ne crois pas que l’UE sera, demain, un levier pour l’émancipation des peuples, parce qu’elle sera dominée par la droite et l’extrême droite. Mais, y envoyer des représentants du peuple sera un moyen de mener la résistance dans les travées du Parlement.

Vous êtes donné entre 2 et 3 % des intentions de vote dans les sondages. Que comptez-vous faire pour y remédier dans la dernière ligne droite ?

Il fallait que nous tracions notre sillon dans cette campagne, peu importent les sondages. Lors de la campagne de 2019, ils se sont lamentablement plantés. J’ai donc peu confiance dans ces enquêtes. Les Français font leur choix au dernier moment, et c’est encore plus vrai dans une européenne. Le niveau de participation peut tout changer.

70 % des 18 à 29 ans prévoient de ne pas aller voter le 9 juin. Que leur dites-vous ?

J’observe le décalage entre ce que nous vivons, nous, les jeunes, et les discours sur l’Europe. L’exemple le plus édifiant, c’est Erasmus, que l’on nous vante comme merveilleux. Mais seulement 5 % d’une classe d’âge participent à ce programme. C’est quoi, l’Europe, pour les 95 % restants ? C’est l’impasse écologique à laquelle l’UE est incapable de répondre en nous enfermant dans les énergies fossiles.

C’est la baisse du pouvoir d’achat, avec des jeunes particulièrement touchés, qui se tournent vers l’aide alimentaire. Que fait l’UE ? Les contrats précaires, la mise en concurrence des travailleurs, la difficulté à faire des études… Culpabiliser les jeunes pour les envoyer voter revient à les mépriser. Ce ne sont pas les jeunes qui se désintéressent de l’Europe, mais l’UE et les candidats qui se détournent d’eux. Moi, je veux parler de leur réalité, de leur quotidien.

Léon Deffontaines : « Mon adversaire, c’est Jordan Bardella » - Interview au journal L'Humanité, 1er juin 2024
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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 06:39
La France doit reconnaître l’État de Palestine immédiatement ! (PCF)
La France doit reconnaître l’État de Palestine immédiatement !

Trois pays européens, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, ont choisi de reconnaître officiellement l’État de Palestine. Désormais, au total, 147 pays dans le monde auront reconnu l’État de Palestine.

Le silence et l’immobilisme de la France sont incompréhensibles et honteux. Ils brouillent et décrédibilisent l’action de notre pays. Après avoir voté en faveur de l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU au Conseil de sécurité le 18 avril dernier, puis à l’Assemblée générale de l’ONU le 10 mai dernier, la France doit appliquer à elle-même ses propres votes.

Il est totalement hypocrite de la part du gouvernement français de prétendre que les conditions ne seraient pas réunies.

Assez de discours !
Une action concrète est urgente.

La France doit reconnaître immédiatement l’État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, sur la base des frontières de 1967. Cela serait un geste hautement politique, et concret, un engagement fort pour une paix juste et durable reposant sur une solution à deux États. Toutes les grandes voix pour la paix, en Palestine et en Israël, portent cette exigence.

La France dont la voix a longtemps compté au Proche-Orient ne peut pas rester à côté de l’Histoire. La résolution votée en 2014 par l'Assemblée nationale doit être appliquée.

Sa politique étrangère en serait d’autant plus grandie que cela représenterait une forte pression politique sur le gouvernement d’extrême droite de B. Netanyahou pour un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza, alors que le procureur de la CPI vient de demander un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre deux dirigeants israéliens et trois dirigeants du Hamas. Ce serait également un engagement de la France à agir pour la fin de la colonisation et de l'occupation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, en conformité avec les résolutions de l'ONU. Alors qu’Emmanuel Macron brandit l’autonomie stratégique dans les discours et sur le papier, cela serait une réelle autonomisation vis-à-vis de la politique des États-Unis.

Assez d’hypocrisie ! Assez d’effacement !

Je signe pour que la France reconnaisse immédiatement et sans condition
l’État de Palestine !
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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 06:31
31 mai 2024 - Taran Marec en campagne à Quimper avec les camarades de la JC, du parti communiste et du comité de soutien pour la liste de la Gauche unie pour le monde du travail conduite par Léon Deffontaines
31 mai 2024 - Taran Marec en campagne à Quimper avec les camarades de la JC, du parti communiste et du comité de soutien pour la liste de la Gauche unie pour le monde du travail conduite par Léon Deffontaines
31 mai 2024 - Taran Marec en campagne à Quimper avec les camarades de la JC, du parti communiste et du comité de soutien pour la liste de la Gauche unie pour le monde du travail conduite par Léon Deffontaines
31 mai 2024 - Taran Marec en campagne à Quimper avec les camarades de la JC, du parti communiste et du comité de soutien pour la liste de la Gauche unie pour le monde du travail conduite par Léon Deffontaines
En campagne pour la liste conduite par Léon Deffontaines devant la gare de Quimper ce vendredi 31 mai 2024. Gare en rénovation avec tout son quartier. Temps magnifique, gare très fréquentée en ce vendredi soir. Une douzaine de militants communistes et de JC de Quimper autour de Taran Marec, 25 ans, élu communiste de Brest en charge de la langue bretonne, candidat sur la liste Gauche unie pour le monde du travail. Présence aussi de Nicolas, secrétaire du syndicat des cheminots de Cornouaille, en lutte pour le maintien des accueils physiques de la gare SNCF et de la gare routière de Quimper.
Et Roberte, Jacqueline, Yvonne, Bernard, Piero, Gilbert.....
Yvonne Rainero.
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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 06:25
Reconnaissance de la Palestine : Emmanuel Macron, « le moment utile » est venu

Alors que Gaza est depuis plus de huit mois sous les bombes, l’Humanité publie un appel de plusieurs centaines de personnalités pour que la France, enfin, reconnaisse l’État de Palestine. Un jalon indispensable pour une solution politique.

Combien ? Combien de morts, de visions atroces, d’enfants réduits à l’état de charpie, de corps calcinés, de familles endeuillées faudra-t-il à Gaza pour que la France use enfin des leviers en sa possession pour stopper le carnage ? La reconnaissance officielle de l’État de Palestine par Paris, à laquelle appellent dans nos colonnes plusieurs centaines de personnalités (des politiques, syndicalistes, sportifs, artistes, chercheurs, associatifs…), ce 31 mai, constituerait un symbole diplomatique fort qui honorerait la République et, à travers elle, le peuple français.

Emmanuel Macron s’y est dit favorable et « en même temps » joue la montre. Le 29 mai, le chef de l’État réservait sa décision à la condition que l’Autorité palestinienne se « réforme » pour « exercer des responsabilités, y compris à Gaza ». La veille, il fallait attendre « le moment utile », quand serait retombé le souffle de « l’émotion ». Absurde. Le bon moment, c’était déjà hier, c’est ardemment aujourd’hui.

Comme si l’émotion pouvait s’estomper alors que les frappes se poursuivent. Des missiles israéliens pleuvaient encore sur Rafah, ce 30 mai, au mépris des droits humains et de l’ordre de suspendre l’offensive, formulé par la Cour internationale de justice. Selon le dernier bilan, 36 224 personnes ont été tuées à Gaza, dont 14 000 enfants, depuis le 7 octobre 2023 et la réaction d’Israël aux odieuses attaques terroristes perpétrées sur son sol par le Hamas.

Cette reconnaissance de la souveraineté palestinienne ne serait pas un aboutissement, mais l’ébauche d’une solution politique au conflit. Les autres leviers à activer sont nombreux et l’instauration d’un cessez-le-feu, votée et revotée aux Nations unies, est le préalable essentiel à toute négociation afin d’obtenir le retour de tous les otages retenus par le Hamas.

La diplomatie doit imposer le silence aux armes. Pour faire pression, la France peut rappeler son ambassadeur en Israël, placer sous embargo toute exportation militaire à destination de Tel-Aviv ou pousser pour suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Bref, sortir d’un attentisme coupable. Le monde nous regarde.

https://www.humanite.fr/politique/bande-de-gaza/reconnaissance-de-la-palestine-emmanuel-macron-le-moment-utile-est-venu

Reconnaissance immédiate de l'Etat de Palestine: signez l'Appel du journal L'Humanité
Signez l'appel porté par le journal L'Humanité pour la reconnaissance immédiate de l’État de Palestine par le président Macron et la France, comme des milliers d'autres personnes et 500 personnalités françaises. Il fait mettre la pression sur les autorités françaises:
 
https://www.humanite.fr/politique/bande-de-gaza/reconnaissance-de-la-palestine-emmanuel-macron-le-moment-utile-est-venu
 
Appel : reconnaître l’État de Palestine, maintenant !
 
Face à l’atrocité de la situation à Gaza, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont décidé, mardi 28 mai, de reconnaître officiellement l’État de Palestine. Ces trois nations rejoignent l’immense majorité de pays (146 sur 193) ayant fait cette démarche. Le président Emmanuel Macron affirme que la France est prête à faire de même mais « à un moment utile ». Nous affirmons que ce « moment utile » est venu, plus que jamais !
Après les ignobles attaques du Hamas du 7 octobre et la réponse dévastatrice d’Israël, ce geste est le seul à même d’ouvrir un horizon politique. Cette reconnaissance attendue de longue date n’est pas un aboutissement mais le préalable à tout processus de dialogue et de négociation. Une garantie pour le peuple palestinien et son droit à la justice et à la dignité, mais aussi pour les Israéliens dont la sécurité ne peut être assurée par la colonisation et les violations répétées du droit international.
Patrie de la Déclaration des droits de l’homme, la France montrerait l’exemple en étant la première des grandes puissances occidentales à reconnaître l’État de Palestine. Elle a le devoir d’ouvrir sans plus attendre cette perspective de paix !
 
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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 06:10
L’AFPS du pays de Morlaix organise une manifestation et un débat public autour de la guerre à Gaza les 1er et 4 juin (Le Télégramme)
Paru dans le Télegramme
 
L’AFPS du pays de Morlaix organise une manifestation et un débat public autour de la guerre à Gaza les 1er et 4 juin
 
Le 31 mai 2024
 
L’Association France Palestine Solidarité du pays de Morlaix organise deux rendez-vous ces samedi 1er et mardi 4 juin 2024 afin de mettre en lumière la situation à Gaza. Une manifestation et un débat public, dans le cadre des Européennes, sont prévus.
 
Depuis le début de la guerre, les membres de l’AFPS du pays de Morlaix réclament un cessez-le-feu immédiat.
 
L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) du pays de Morlaix organise une nouvelle manifestation, ce samedi 1er juin 2024, à 15 h, au square de la Résistance, à Morlaix, pour réclamer un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza et l’application des résolutions et ordonnances de la Cour internationale de justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI).
 
« Nous demandons en particulier que la France affirme son soutien politique à ces résolutions qui exigent qu’Israël stoppe son offensive sur Rafah immédiatement », insiste l’association. Qui poursuit : « Les autorités françaises seraient bien inspirées de s’émouvoir davantage des 37 000 victimes des bombardements à Gaza plutôt que d’un drapeau palestinien déployé par un député dans l’Hémicycle à Paris. »
 
UN DÉBAT PUBLIC À L'OCCASION DES EUROPÉENNES
 
L’AFPS du pays de Morlaix profite aussi des prochaines élections européennes pour organiser un débat public sur la question israélo-palestinienne. Il aura lieu mardi 4 juin, à partir de 20 h, salle du Cheval-Blanc, à Plourin-lès-Morlaix. Le thème de la soirée sera « Israël-Palestine : quelle place pour le droit international dans la politique européenne ? ».
 
Cinq élus ou candidats locaux aux Européennes ont répondu à l’invitation de l’association : Taran Marec (liste Gauche unie pour le monde du travail, Parti communiste français), Pierre-Yves Cadalen (liste La France insoumise, Union populaire), Frédérique Bonnard (liste Réveiller l’Europe, Parti socialiste, Place publique), Christine Prigent (conseillère régionale EELV) et Michel Beaupré (liste Europe Territoires Écologie, Régions et peuples solidaires, UDB).
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30 mai 2024 4 30 /05 /mai /2024 05:33
Européennes : réunion publique ce jeudi à Morlaix, avec Taran Marec, candidat sur la liste du Parti communiste (Le Télégramme, 29 mai 2024)
Européennes : réunion publique ce jeudi à Morlaix, avec Taran Larec, candidat sur la liste du Parti communiste

Une réunion publique est organisée dans l’ancien lycée Kernéguès, jeudi, pour échanger avec Taran Marec, candidat aux élections européennes sur la liste « La Gauche unie pour le monde du travail ».

Le comité des Jours heureux, qui soutient la liste « La Gauche unie pour le monde du travail » aux élections européennes du 9 juin 2024, invite les habitants du Pays de Morlaix à une réunion publique, ce jeudi 30 mai, à partir de 19 h, à la salle d’audience de l’ancien lycée de Kernéguès, à Morlaix. Cette liste est conduite par Léon Deffontaines, avec le soutien de plusieurs organisations de gauche (le PCF, L’Engagement d’Arnaud Montebourg, République et socialisme d’Emmanuel Maurel, Les Radicaux de gauche, le MRC).

Cette réunion permettra d’échanger avec Taran Marec, candidat finistérien de cette liste, sur le thème « Quelle Europe voulons-nous ? État des lieux et perspectives pour une Europe plus sociale et plus démocratique ». Taran Marec, 25 ans, est responsable des Jeunesses communistes et élu au conseil municipal de Brest (délégué à la langue bretonne).

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30 mai 2024 4 30 /05 /mai /2024 05:30
Jeudi 30 mai sur Morlaix à 19h:   Réunion publique de Taran Marec, candidat finistérien sur la liste européenne de Léon Deffontaines   à la salle d’audience de l'ancien lycée de Kernéguès

Jeudi 30 mai sur Morlaix à 19h:

Réunion publique de Taran Marec, candidat finistérien sur la liste européenne de Léon Deffontaines

à la salle d’audience de l'ancien lycée de Kernéguès


Le Comité des Jours Heureux, comité de soutien de la liste de "La Gauche unie pour le monde du travail" conduite par Léon Deffontaines, avec le soutien de plusieurs organisations de gauche (le Parti communiste Français, L'engagement d'Arnaud Montebourg, République et socialisme d'Emmanuel Maurel, Les radicaux de gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen) invite les habitants du Pays de Morlaix à:

Une réunion publique conviviale autour d'un apéritif et d'un échange participatif sur les enjeux de l'élection européenne du 9 juin 2024 autour du thème:

"Quelle Europe voulons-nous? État des lieux et perspectives pour une Europe plus sociale et plus démocratique".

Réunion publique participative animée par Taran Marec, candidat finistérien sur la liste de Léon Deffontaines, 25 ans, responsable des Jeunesses Communistes et élu à Brest, délégué à la langue bretonne et plus jeune élu du conseil municipal de Brest.

Cette réunion est ouverte à toutes les personnes intéressées pour rencontrer notre candidat et découvrir nos propositions, amener leurs questionnements et leurs demandes.

Les militants de la section PCF de Morlaix, les élu.e.s communistes et sympathisants du territoire, seront présents au côté de Taran Marec et du comité de soutien de la liste de "La gauche unie pour le monde du travail".

Jeudi 30 mai sur Morlaix à 19h:   Réunion publique de Taran Marec, candidat finistérien sur la liste européenne de Léon Deffontaines   à la salle d’audience de l'ancien lycée de Kernéguès
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30 mai 2024 4 30 /05 /mai /2024 05:28
Ouest-France, 30 mai 2024

Ouest-France, 30 mai 2024

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