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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:25
Jean-Rolland, Lucienne et Ismaël ont distribué la lettre des parlementaires communistes décryptant les ordonnances Macron ce matin place Allende, Serge Puil et Serge Bazin étaient là ce matin
Jean-Rolland, Lucienne et Ismaël ont distribué la lettre des parlementaires communistes décryptant les ordonnances Macron ce matin place Allende, Serge Puil et Serge Bazin étaient là ce matin

Jean-Rolland, Lucienne et Ismaël ont distribué la lettre des parlementaires communistes décryptant les ordonnances Macron ce matin place Allende, Serge Puil et Serge Bazin étaient là ce matin

La lettre des Parlementaires communistes contre les ordonnances Macron et pour appeler à un mouvement d'ampleur contre le démantèlement du droit du travail distribuée ce samedi 9 septembre et ce dimanche 10 septembre sur les marchés de Morlaix et St Martin des Champs
La lettre des Parlementaires communistes contre les ordonnances Macron et pour appeler à un mouvement d'ampleur contre le démantèlement du droit du travail distribuée ce samedi 9 septembre et ce dimanche 10 septembre sur les marchés de Morlaix et St Martin des Champs

"Cyniques et fainéants", nous le sommes assurément du point de vue du Rotary International des Privilégiés, nous qui nous levons tôt le week-end pour résister à la politique pro-MEDEF de Macron!   

Ce samedi 9 septembre et demain, dimanche 10 septembre, des militants du PCF seront sur les marchés de Morlaix et St Martin des Champs pour distribuer la lettre des parlementaires communistes (12 députés, le seul groupe d'opposition à la droite et à Macron au Sénat) décryptant et dénonçant les ordonnances Macron! Le lundi, nous serons présents à Bosh St Thégonnec et à Giannoni Sermetta, avec une seule volonté: 

REUSSIR LA MOBILISATION DU 12 SEPTEMBRE. 

FAIRE PLIER MACRON. 

Communiqué paru partiellement ce matin dans le Télégramme: 

Communiqué de la section PCF pays de Morlaix :

La section du Parti Communiste du Pays de Morlaix apporte son soutien aux organisations syndicales qui appellent à l'action et à la grève le 12 septembre, et sera mobilisée avec les citoyens et salariés pour manifester très nombreux le 12 septembre, à 10h30 à Morlaix.

Il est essentiel que cette première mobilisation sociale réussisse, si on ne veut pas que le rouleau compresseur ultra-libéral de Macron continue à écraser les droits des salariés, les services publics, ce qui reste de notre modèle social, pour satisfaire les exigences du monde de l'Argent.

C'est une journée d'action test pour nos capacités de résistance et de riposte, comme pour les capacités du Pouvoir quasi monarchique de Macron à continuer à mener sa politique au service des privilégiés.

C'est à partir de maintenant que tout se joue !

Macron n'a pas de majorité d'idées, pas de majorité politique dans le pays pour mener son projet de conversion de la société française à l'économie capitaliste sauvage à l'anglo-saxonne. Si nous refusons le fatalisme et la résignation, nous pouvons gagner.

Les ordonnances Macron sont extrêmement dangereuses car avec elle, c'est le patron qui fixe les règles, l'accord d'entreprise conclu sous la menace du chantage à l'emploi prévalant sur la loi, avec à la clé des référendums bidon du type : augmentation du temps de travail ou licenciements...

Ces ordonnances facilitent les licenciements en plafonnant les indemnités pour licenciement illégal, en permettant les licenciements économiques pour des multinationales qui font des profits à l'étranger.

Les ordonnances Macron affaiblissent considérablement les pouvoirs d'intervention des représentants syndicaux. Elles imposent la flexi-précarité à tous en faisant du CDD la norme générale du contrat de travail.

Alors, tous ensemble disons non à la régression Macron Taille Patron !

La section du Parti Communiste Français du Pays de Morlaix

le 8 septembre 2017

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:13

Philippe Martinez : « Agir par la grève et dans la rue contre les pleins pouvoirs patronaux »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DIEGO CHAUVET ET PIERRE-HENRI LAB AVEC CYPRIANE EL CHAMI
VENDREDI, 8 SEPTEMBRE, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
Photo : Thomas Samson/AFP
Photo : Thomas Samson/AFP

12 septembre. Pour le secrétaire général de la CGT, les ordonnances vont considérablement affaiblir les protections salariales et conforter « un pouvoir patronal quasi d’ordre divin ». Il pointe la possibilité offerte aux employeurs de licencier individuellement ou collectivement comme bon leur semble. Il appelle les salariés à cesser le travail et manifester le 12 septembre. Il prévient que d’autres mobilisations suivront et rappelle l’exemple des ordonnances du contrat première embauche (2006), promulguées mais jamais mises en œuvre grâce aux fortes mobilisations.

Humanité Dimanche. Primauté de l’accord d’entreprise, barème des indemnités prud’homales, facilitation des licenciements… Avec ces ordonnances, le droit du travail ne passe-t-il pas de la protection même imparfaite du salarié à celle de l’employeur ?

Philippe Martinez. Avec ces ordonnances, c’est la baisse des droits des salariés et le renforcement des pouvoirs des employeurs. C’est le monde du travail à l’américaine où le salarié est congédié sans autre procès et quitte en quelques minutes son travail en emportant ses affaires un carton sous le bras. La communication du gouvernement est habile, mais il y a bien inversion de la hiérarchie des normes. L’exécutif se targue par exemple de renforcer la négociation dans les branches, mais ce renforcement se fait au détriment du Code du travail. Ce sont en effet les branches et non plus la loi qui détermineront le nombre, la durée et le délai de carence des contrats à durée déterminée. La durée du congé maternité est aussi renvoyée au niveau de la branche. Demain en fonction d’où elle travaille, une femme enceinte ne disposera pas des mêmes droits. Ces ordonnances détruisent la base des droits collectifs.

L’augmentation des indemnités de licenciement ne compense pas la baisse des dommages et intérêts accordés par le juge que va engendrer leur plafonnement. Au final, le salarié touchera moins que ce à quoi il a droit aujourd’hui. Pire encore, avec le fameux droit à l’erreur que veut lui accorder le gouvernement, un employeur pourra attendre tranquillement le passage devant le tribunal des prud’hommes, soit un ou deux ans, pour préciser le motif du licenciement. Cela revient à demander au salarié de se défendre sans savoir de quoi il est accusé. C’est le licenciement sans motif tel qu’il existait avant 1973. Quelle modernité ! Ces ordonnances ne relèvent pas du droit, elles relèvent du pouvoir presque d’ordre divin de l’employeur.

Les ordonnances contiennent même des mesures qui n’ont jamais été discutées comme la rupture conventionnelle collective. L’employeur, qui peut déjà licencier individuellement dans le cadre d’une négociation de gré à gré, pourra donc désormais le faire collectivement. Il échappera ainsi aux obligations d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Sans compter la réduction au niveau national du périmètre d’appréciation des difficultés de l’entreprise, qui va permettre à des groupes en très bonne santé financière de licencier ou de fermer des usines comme bon leur semble. Chacun sait comme il est facile pour une multinationale par des jeux d’écritures comptables de mettre sa filiale en difficulté. Les ordonnances vont aussi sanctionner de licenciement le refus, par un salarié, d’une modification de son contrat de travail en cas d’accord d’entreprise. Licencié pour cause réelle et sérieuse, le salarié n’aura droit à aucune indemnité.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:03
CGT à l'initiative de la manifestation du 12, Force Ouvrière et Solidaires ainsi que la FSU (absente) ont reconstitué l'intersyndicale créée contre la loi El Khomri.

CGT à l'initiative de la manifestation du 12, Force Ouvrière et Solidaires ainsi que la FSU (absente) ont reconstitué l'intersyndicale créée contre la loi El Khomri.

CGT, Solidaires, Force Ouvrière et FSU appellent, mardi, à une première journée de mobilisation contre la « loi Travail XXL ». L'intersyndicale annonce d'ores et déjà un mouvement dans la durée et des « actions radicales ». 

« Pour le gouvernement, le nombre de personnes dans la rue ne suffit pas », commente Solidaires, tirant l'enseignement des quatorze manifestations contre la loi El Khomri. « Nous allons passer à un degré supérieur rapidement ». « On n'a pas fait quatorze manifestations pour laisser tomber maintenant », réagit FO. Hier dans les locaux de la CGT, c'est une intersyndicale qui n'a pas laissé l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette à la moindre divergence, « nous sommes partis dans une politique unitaire forte dans le Finistère. On ira très loin pour bloquer les manigances du Président de la République » pour ce qui a été qualifié comme « la plus grave attaque contre le monde du travail ».

Pas une manif pause déjeuner


« Nous nous installons dans le temps et nous allons aller crescendo » pour FO. « Il est important que les salariés se mettent en grève » précise la CGT. Pas de manif pause déjeuner donc mardi prochain. Ce n'est pas à 11 h 30, comme si souvent dans un passé récent, que la manifestation est appelée mais à 10 h 30. Arrêt de travail obligé donc.
 
 Une façon aussi de mesurer le ressentiment même si l'intersyndicale s'est refusée à annoncer un chiffre de participation : « Le 12 sera la journée de lancement de la mobilisation » (*).

« Le blocage risque de devenir le mot à la mode... »


Hier, l'intersyndicale a montré sa détermination à organiser des « actions radicales ». « La nouvelle loi est aussi radicale, elle impose plus de précarité, plus de flexibilité, il n'y aura plus de normes du tout ». « Le blocage risque de devenir le mot à la mode » estime Solidaires avec l'assentiment des autres syndicats annonçant « le blocage d'entreprises si nécessaires ». « La manifestation mardi ne concerne pas que le privé, nous sommes tous perdants avec la hausse de la CSG, des cotisations sociales, la baisse des APL, la suppression de 120.000 emplois dans la fonction publique » élargit la CGT. Dès mardi après-midi, l'intersyndicale a prévu de se retrouver pour préparer une nouvelle action. Quant à la manifestation du 23, lancée par la France insoumise, « c'est une manifestation politique, syndicalement nous aurons d'autres échéances ». (*) Dans le Finistère, des manifestations sont aussi prévues à Brest, Morlaix, Carhaix et Quimperlé à la même heure.
 
 
 
 
 
 

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 10:10
archives PCF Morlaix - Fête de l'Humanité, l'auberge bretonne

archives PCF Morlaix - Fête de l'Humanité, l'auberge bretonne

fête de l'Huma 1972 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma 1972 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1973 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1973 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1974 photo Jean-Yvon Ollivier

fête de l'Huma septembre 1974 photo Jean-Yvon Ollivier

Petit coup d'oeil dans le rétro à une semaine de l'ouverture de la 82e Fête de l'Humanité... Les bretons, et particulièrement les finistériens du PCF et des Jeunesses Communistes, ont toujours été très présents pour ce qui reste encore aujourd'hui le plus grand rassemblement populaire du pays. Ici, trois photos prises respectivement en 1972, 1973 et 1974, et que l'on doit aux archives du Morlaisien Jean-Yvon Ollivier et à Jean-Luc Le Calvez, pour la première. On notera le slogan de 1974 : "La Bretagne lutte pour être une terre de bonheur dans une France démocratique".

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 06:31
Fête de l'Huma, J-7: chargement du camion avec le matériel du stand du Finistère à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Fête de l'Huma, J-7: chargement du camion avec le matériel du stand du Finistère à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Fête de l'Huma, J-7: chargement du camion avec le matériel du stand du Finistère à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)

12 personnes hier, , vendredi 8 septembre, au 2, petite rue de Callac à Morlaix pour charger le camion transportant le matériel du stand du PCF Finistère à la fête de l'Huma.  

Prochaine étape, Concarneau!

Dans 7 jours, ce sera 70 bénévoles qui seront à pied d'oeuvre pour vous recevoir au stand du Finistère à la Courneuve pour des moments mémorables.   

 

 

Fête de l'Huma à Garches en 1936... C'était la 2ème fête de l'Huma. Cette année, nous fêterons la 82ème et nul doute que ce sera un succès et un moment de fraternité, de convivialité et de politique internationaliste et sociale extraordinaire!

Fête de l'Huma à Garches en 1936... C'était la 2ème fête de l'Huma. Cette année, nous fêterons la 82ème et nul doute que ce sera un succès et un moment de fraternité, de convivialité et de politique internationaliste et sociale extraordinaire!

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 06:09
Alain David - Annie Bergot - Michel Derrien au 2 petite rue de Callac - 3 élus communistes à Morlaix

Alain David - Annie Bergot - Michel Derrien au 2 petite rue de Callac - 3 élus communistes à Morlaix

Jean-Luc Le Calvez, conseiller municipal communiste, à droite, avec un camarade, Lucien Le Leuch, ancien adjoint communiste aux Travaux

Jean-Luc Le Calvez, conseiller municipal communiste, à droite, avec un camarade, Lucien Le Leuch, ancien adjoint communiste aux Travaux

C'était pendant le mandat de 83 à 89, du temps de Jean-Jacques Cléac'h, maire PS.  

Il y avait à l'époque 7 élus communistes dans la majorité. 

Marie-Paul Kerebel Adjointe aux affaires Sociales, Alain David Adjoint aux affaires scolaires, Lucien Le Leuc'h Adjoint aux Travaux, Michel Derrien Adjoint aux Transports, Jean-Luc Le Calvez à la commission logement et urbanisme, Annie Bergot aux Affaires Sociales, Scolaires et Culturelles, et Jean-Charles Le Naour à la commission Travaux. 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:53
Bientôt à vos côtés, Rouge Finistère, le journal du PCF 29...

Bientôt sur les marchés, aux portes des entreprises, à la fête de l'HUMA et dans les manifestations finistériennes contre les ordonnances Macron de destruction du droit du travail, "Rouge Finistère", le journal de la Fédération du Parti Communiste Français du Finistère. 
Articles sur la réforme Macron qui démantèle le code du travail, sur les enjeux de la santé dans le Finistère, sur la contamination des oeufs au fipronil et ce que cela révèle des désastres des logiques capitalistes et productivistes dans le monde agricole, appel aux marches du 23 septembre pour la Paix. 
Ce journal sera tiré à 40 000 exemplaires pour le premier numéro et devrait paraître 3 à 4 fois dans l'année.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:39
1. Isabelle Sauvage et Alain Rebours ont appris avec stupeur que l'emploi de Sarah Clément (au centre) était supprimé dans leur maison d'édition à Plounéour-Ménez. 2. À Radio Nord Bretagne, présidée par Jean-René Le Houérou (à droite), les contrats de Céline Freiche, Christophe Samson et Océane Gouriou (absente sur la photo) sont menacés. 3. Représentée ici par David Focon, l'équipe des Chiffonniers de la joie craint pour l'avenir de ses six emplois aidés, dont Patricia Stéphan. 4. Deux contrats supprimés à la MFR de Kerozar et un troisième qui pourrait suivre, au grand dam du directeur, Bernard Le Roux, et de la secrétaire-comptable, Carine Conseil.

1. Isabelle Sauvage et Alain Rebours ont appris avec stupeur que l'emploi de Sarah Clément (au centre) était supprimé dans leur maison d'édition à Plounéour-Ménez. 2. À Radio Nord Bretagne, présidée par Jean-René Le Houérou (à droite), les contrats de Céline Freiche, Christophe Samson et Océane Gouriou (absente sur la photo) sont menacés. 3. Représentée ici par David Focon, l'équipe des Chiffonniers de la joie craint pour l'avenir de ses six emplois aidés, dont Patricia Stéphan. 4. Deux contrats supprimés à la MFR de Kerozar et un troisième qui pourrait suivre, au grand dam du directeur, Bernard Le Roux, et de la secrétaire-comptable, Carine Conseil.

Si Diwan est vent debout contre la diminution des emplois aidés financés en bonne partie par l'État, plusieurs autres associations de Morlaix et sa région sont, elles aussi, touchées par cette décision gouvernementale. Les Chiffonniers de la joie, la Maison familiale rurale de Kerozar, Radio Nord Bretagne ou encore les Éditions Sauvage à Plounéour-Ménez : tous témoignent de leurs difficultés face à cette mesure qu'ils ne comprennent pas. «Ces contrats sont utiles», clament-ils à l'unisson, en s'inquiétant pour l'avenir.

 

1. « On nous coupe l'herbe sous le pied »
« Pôle emploi m'a appelé le 17 août, à 12 h 10, pour me dire que le renouvellement était refusé. Point ». Voilà comment Alain Rebours a appris la suppression de l'emploi aidé de Sarah Clément, 53 ans, embauchée depuis un an et demi par les Éditions Sauvage, structure associative que lui et sa compagne, Isabelle, animent bénévolement à Plounéour-Ménez.

« Le contrat devait être renouvelé le 31 août. On a été pris de court, d'autant qu'en juillet on nous avait dit qu'il n'y avait pas de problème. On nous coupe l'herbe sous le pied. On est en plein développement, on prévoyait d'embaucher Sarah en CDI dans un an. On lui a financé 150 heures de formation. On a besoin d'elle. Sans salarié, ce sera compliqué. Mais on va maintenir l'activité, en espérant quand même pouvoir l'employer un jour », raconte le couple, en regrettant que « la culture ne soit pas une priorité » et en jugeant cette mesure comme « un coup asséné au monde rural ».

« Je me suis inscrite à Pôle emploi. Je suis dans le flou », confie, de son côté, la salariée au chômage, Sarah Clément.

2. « Dire que ça ne sert à rien, c'est une connerie »
Jean-René Le Houérou n'y va pas par quatre chemins : « Dire que les emplois aidés ne servent à rien, c'est une connerie. Ça fait quinze ans qu'on fonctionne avec. Beaucoup ont trouvé du travail en sortant d'ici. Et tous ont eu une ou deux formations qu'on a financées », souligne le président de Radio Nord Bretagne, à Plouigneau.

 

« La logique comptable m'agace. Ça ne va pas coûter moins cher à l'État. Ces chômeurs, il faudra les payer », enchaîne-t-il, pas très optimiste pour les trois contrats aidés (sur cinq salariés) de la radio associative. « On ne se fait pas d'illusion. Et comme on subit déjà la baisse des subventions... On continuera à vivre, mais la qualité des programmes sera dégradée. On va revoir notre fonctionnement, avec peut-être des services civiques, du bénévolat, du mécénat ou des émissions produites à l'extérieur. Après, est-ce que ça va marcher ? », se demande Jean-René Le Houérou, en ironisant sur « l'énergie déployée par la députée pour défendre le milieu associatif ». Et en regrettant le possible cas par cas. « Je n'ai rien contre Diwan. Mais les autres là-dedans ? C'est à la gueule du client, quoi ! »

« Il ne faudrait pas que la radio disparaisse », notent, pour leur part, Céline et Christophe, emplois aidés, pour qui « ces contrats nous ont permis d'accéder à des postes de chroniqueurs qu'on n'aurait jamais eus sinon, c'était sympa ».

3. « Si on met à mal le tissu associatif, que va-t-il rester ? »
Aux Chiffonniers de la joie, l'annonce gouvernementale est plutôt mal vécue. « Six des quinze salariés sont en contrat aidé. Un renouvellement est prévu fin septembre. Sera-t-il validé ? », s'interroge David Focon, membre de l'équipe morlaisienne des « Chiff », en soulignant que l'association envisageait « de prendre trois autres personnes en emploi aidé car on est débordé ». Le projet est aujourd'hui en stand-by.

Embauchée aux cuisines en janvier 2016, Patricia Stéphan (53 ans) attend de savoir à quelle sauce elle va être mangée. « Il y a danger », glisse-t-elle, occupée à couper les tomates pour le repas de midi des salariés et des bénévoles. « Si on met à mal le tissu associatif, que va-t-il rester ? On est solidaires avec toutes les associations. On ne peut pas accepter de cas par cas, de dérogation ni de consensus mou. On manifestera mardi. Et oui, on peut inverser la tendance », lancent David et Patricia.

4. « Il faudrait trouver 15.000 € pour la remplacer »
À la Maison familiale rurale de Morlaix, deux emplois aidés en fin de contrat n'ont pas été renouvelés fin août. « On l'a appris par mail. C'est brutal et cassant », lâche Bernard Le Roux, le directeur de la MFR, structure associative aux 140 élèves qui emploie 20 personnes. « Ce n'est pas évident, mais on s'est ajusté. Si on nous supprime notre troisième poste fin novembre, ça va devenir très compliqué », constate-t-il, en évoquant Corinne, 46 ans, qui est employé en cuisine. « Je n'avais pas travaillé depuis quelques années. Être ici m'apporte beaucoup. Ça m'a remis le pied à l'étrier », explique la quadragénaire. « Si on veut faire de la qualité, il faut du personnel. Sans elle, la charge de travail sera trop lourde », lâche, de son côté, la maîtresse de maison, Nicole. « Il faudrait trouver 15.000 € pour la remplacer », calcule Bernard Le Roux. Pas gagné...


 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:31
André Chassaigne dévoile l'illusion Macron! (L'Humanité Dimanche)
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 14:07
Le conseiller Macron portait déjà la parole de Pierre Gattaz à l’Elysée en 2012-2013

Le conseiller Macron portait déjà la parole de Pierre Gattaz à l’Elysée en 2012-2013

GÉRARD LE PUILL
VENDREDI, 8 SEPTEMBRE, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Gattaz et Emmanuel Macron à l'université d'été du Medef en août 2016. Photo : Eric Piermont/AFP

Alors que le locataire de l’Elysée veut aujourd’hui aller plus loin que la loi El Khomri pour casser le code du travail, le témoignage d’un journaliste de l’Agence France Presse (AFP), en poste à l’Elysée  ces dernières années, nous révèle  qu’il était déjà le porte-parole du président du Medef quand il conseillait François Hollande sur les dossiers économiques.

Les sondages sur la chute de popularité d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre Edouard Philippe se suivent et se ressemblent, même si, réalisés par différents instituts, ils ne donnent pas les mêmes chiffres. Celui réalisé par l’institut Elabe pour le quotidien Les Echos du 8 septembre auprès de 1002 personnes nous indique que  45% des Français interrogés disaient faire confiance au nouveau président de la République en mai, juin et juillet. Ce chiffre chutait à 40% en août et tombe à 37%  en septembre.

L’indice de confiance envers le Premier ministre, issu du parti Les Républicains créé par Nicolas Sarkozy, avait démarré à 36% en mai pour passer à 37% en juin et cumuler à 43% en juillet. Il n’était  plusque de 37% en août et tombe à 32% en septembre. Au fur et à mesure que les Français découvrent la véritable politique voulue par le président Macron et son gouvernement, la confiance recule. On peut penser que l’attaque frontale contre le code du travail, alors que de nouveaux cadeaux sont annoncés en faveur du patronat, nourrit de plus en plus la  méfiance des Français.

Faire payer les petites augmentions de salaire du privé par les retraités

Macron a annoncé qu’il voulait faire passer l’impôt sur les bénéfices nets des entreprises à 25%  au lieu de 33% aujourd’hui. « Et en le même temps », pour reprendre son tic de langage, il annonce que seuls les  biens immobiliers seront à l’avenir soumis à l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) tandis que les capitaux spéculatifs qui jouent à l’économie de casino sur toutes les bourses de la planète en seront exonérées. Comme si cela ne suiffait pas, les petites augmentations de salaires que permettra la suppression simultanée de la cotisation chômage et de la cotisation maladie des salariés du privé  ne coûteront rien aux employeurs puisqu’elles seront financées via une augmentation de 1,7% de la CSG imposée aux fonctionnaires et à 60% des retraités dont les pensions n’ont pourtant pas augmenté depuis quatre ans.

Faut-il s’étonner de cette attitude qui semble dictée au président de la République par Pierre Gattaz et le Medef ? Non si  on prend la peine de relire le chapitre 5 du livre écrit par Hervé Asquin (1), correspondant de l’AFP à l’Elysée,  du temps où  François Hollande était président. Dans ce livre paru en mai 2016, Asquin raconte comment, dès l’été 2013, une visite discrète de René Ricol, ancien commissaire général  à l’Investissement nommé par Nicolas Sarkozy, est venu à l’Elysée pour persuaderFrançois Hollande de donner satisfaction au président du Medef qui  réclamait un « pacte de confiance ».

Suite à cette démarche, Pierre Gattaz était reçu à l’Elysée par François Hollande en compagnie de René Ricol, du conseiller Macron et de Michel Sapin, ministre du travail à l’époque. Selon le journaliste de l’AFP, Gattaz plaida pour l’ouverture de cinq chantiers : baisse du coût du travail, de la fiscalité sur les entreprises, baisse des dépenses publiques en parallèle, simplification du droit du travail, levée des freins à l’embauche. C’est à la suite de cette rencontre que Louis Gallois fut chargé de préparer un nouveau cadeau fait au patronat via le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). C’était l’époque où Pierre Gattaz portait à la boutonnière un pins’ promettant la création d’un million d’emplois.

Gattaz et Macron « sont a tu et à toi », ils » échangent des textos nuit et jour ».

Et le rôle de Macron dans tout ça? Voici quelques extraits de ce qu’en dit Hervé Asquin dans son livre  en s’appuyant sur de nombreuses citations de Gattaz comme de Hollande : « A l’Elysée, Pierre Gattaz dispose d’un relai de poids : Emmanuel Macron. Il sera son cheval de Troie». Selon Gattaz, cité par  Asquin, Macron « veut transformer le pays  et je profite de ce contact (…) Je lui  présente le pacte de confiance, il le fait aboutir avec François Hollande. Bravo ! C’est une victoire pour Emmanuel Macron, pour François Hollande et pour le pays ».

Selon Hervé Asquin, Gattaz et Macron « sont a tu et à toi ». Hollande lui révèle qu’ils « échangent des textos nuit et jour», avant d’ajouter : «  Qu’un collaborateur comme Macron  puisse échanger des textos, essayer de donner des informations, c’est tout à fait légitime, mais qu’ils aient des conversations à tout moment, sous toutes les formes, nuit et jour, c’est quand même…  ». « Le président n’achève pas sa phrase », écrit Hervé Asquin confirmant cette façon qu’à  François Hollande de ne pas aller au bout de ses suggestions comme l’a aussi révélé le livre des deux journalistes du Monde (2).

Parce qu’il était du voyage présidentiel du 10 au 12 février 2014 aux Etats-Unis auquel participait aussi le président du Medef, le journaliste de l’AFP précise aussi que la décision d’accorder 40 milliard  d’allègements de charges au patronat fut décidé dans l’Airbus présidentiel entre François Hollande et Pierre Gattaz avec   la participation d’Emmanuel Macron et de Pierre Moscovici.

Suite à cet accord, Gattaz dira aux journalistes présents dans ce même avion : «Il n’est pas question que je prenne des engagements de résultats, ce n’est pas de l’argent public qu’on nous donne, c’est une baisse de la fiscalité. Je n’ai pas un bouton sur lequel j’appuie pour créer de l’emploi; l’emploi, c’est une conséquences».

La double conséquence fut finalement l’impossibilité pour François Hollande de solliciter un second  mandat à l’Elysée et le hold-up d’Emmanuel Macron  pour s’emparer du poste avec les objectifs que les Français découvrent progressivement.

(1) Hervé Asquin, l’Elysée selon Hollande, l’Archipel

(2) Un président ne devrait  pas dire ça, de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Stock

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