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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:35

Un rassemblement de soutien à Aly aura lieu le vendredi devant la mairie de Morlaix à 18h30 pour obtenir le retrait de l'OQTF. 

 

Lien vers l'article du telegramme: 

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/a-plougasnou-un-pique-nique-de-soutien-a-aly-niakate-sur-la-plage-de-primel-18-07-2021-12793036.php?fbclid=IwAR3GAdLXQdsb7hGZ4wcztaDqqqPfBv2egiL_-tOheByX3qSYrk2JbmzeE3M

 

Nous vous invitons désormais à signer la petition en ligne pour aider notre jeune ami Aly.:

http://chng.it/WV5TgJnhMR

Un comité de soutien à Aly Niakate vient de se créer à Morlaix afin de venir en aide à ce jeune homme menacé d’expulsion du territoire français. Un pique-nique de soutien aura lieu le dimanche 18 juillet sur la plage de Primel, à Plougasnou.

Aly Niakate, aujourd’hui âgé de 21 ans, est arrivé en France, seul, du Mali en 2016. Il n’avait alors que 16 ans. Après son arrivée à Paris, il est envoyé, par l’ASE (Aide sociale à l’enfance), en Bretagne et placé dans une famille d’accueil à Landivisiau. La même depuis 2017.

Une expulsion qui mettrait fin à sa scolarité

Admis en BTS sur Parcours Sup, le jeune homme souhaite effectuer son BTS par alternance et « travailler après dans l’électricité ». Oui mais voilà, « aucune entreprise ne peut me prendre si je n’ai pas de titre de séjour », indique Aly qui a reçu, en décembre 2020, une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Son recours a été refusé. « Une telle expulsion mettrait un terme immédiat à sa scolarité en France et à son insertion professionnelle », explique Katell Grall.

Un comité de soutien s’est formé regroupant, notamment, les associations Morlaix Libertés et Utopistes en action, et des enseignants. Un pique-nique participatif de soutien aura lieu sur la plage de Primel, à Plougasnou, dimanche 18 juillet, à partir de 13 h. Une pétition circulera pour être envoyée à la Préfecture.

Un geste qui va droit au cœur d’Aly Niakate : « Ça me fait vraiment plaisir, ça me donne encore plus de courage, ça me motive pour ne pas laisser tomber, ça m’encourage vraiment. Car tout seul, je me sens découragé… »

 

Création d’un comité de soutien pour Aly NIAKATE

Aly NIAKATE subit une énorme pression psychologique car la préfecture du Finistère exige une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Malgré cela, Aly vient d’obtenir son bac pro MEEC (Métiers de l’Electricité et de ses Environnements Connectés) avec mention bien au lycée Tristan Corbière à Morlaix. Il est scolarisé en France depuis 4 ans et a obtenu son diplôme national du brevet (DNB) et son BEP (Brevet d’études professionnelles). Aly est admis en BTS sur parcours sup et souhaite faire cette formation en alternance. Une telle expulsion mettrait un terme immédiat à sa scolarité en France et à son insertion professionnelle.

Un comité de soutien a été constitué. Il est ouvert à tous.

Vous pouvez aussi participer au pique-nique participatif de soutien

dimanche 18 juillet à partir de 13h sur la plage de Primel à Plougasnou (côté poste de secours).

Merci à tous.

Katell pour le comité de soutien d’Aly

Ecole Alternative des Monts d'Arrée

(Les Utopistes en Action)

25 cité du Roallou

29410 Pleyber-Christ

eadma@orange.fr

Tel:06.02.29.27.18

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 06:30
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Joseph Ropars, au centre en haut, était le bon compagnon de détention d'Albert Rannou, en bas à gauche (photos du livre d'Eugène Kerbaul sur la section du PCF de Brest pendant l'Occupation)

Joseph Ropars, au centre en haut, était le bon compagnon de détention d'Albert Rannou, en bas à gauche (photos du livre d'Eugène Kerbaul sur la section du PCF de Brest pendant l'Occupation)

Avis d'exécution des 19 résistants communistes ou FTP finistériens le 17 septembre 1943, fusillés au Mont Valérien

Avis d'exécution des 19 résistants communistes ou FTP finistériens le 17 septembre 1943, fusillés au Mont Valérien

Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne - la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé au Mont Valérien le 17 septembre 1943 avec 18 autres camarades finistériens
Résistance communiste finistérienne.
Voici une photocopie du manuscrit de la dernière lettre de Joseph Ropars, fusillé avec 18 résistants communistes et FTP finistériens au mont Valérien (Albert Rannou, André Berger, Henri Moreau, Albert Abalain, Paul Monot, Eugène Lafleur) après avoir été arrêté par des policiers français, interrogé et brutalisé par eux, puis remis aux occupants allemands avec un dossier qui ne leur laissait aucune chance.
 
Sur la broche en forme de papillon, on voit des médaillons avec Joseph à droite et son père à gauche, mort au combat lors de la première guerre mondiale. La photo de la célébration dans le cérémonie sur la tombe de Joseph Ropars à Brest nous a été remise comme l'ensemble des documents, et la note de police sur une tentative d'évasion de Joseph Ropars à la prison du château a Brest, par Claudie Quillec, une des deux filles d'Angeline Dollet, résistante communiste, une des grandes amies de Yvonne Ropars, la sœur de Joseph qui fut également une grande résistante communiste brestoise sous le pseudonyme de "Suzanne".
Après guerre, elle refusera d'en vouloir en bloc au peuple allemand et défendra l'amitié et la réconciliation entre les peuples allemand et français en continuant son engagement au parti communiste tout en travaillant à l'économat de Brest, le magasin des cheminots notamment.
Avec Angeline, elle sera de toutes les célébrations a Châteaubriant et partagera nombre de souvenirs et de commémorations sur la résistance. Merci a Claudie Quillec avec laquelle nous avons passe un très bon moment hier a Henvic de nous avoir partage ces documents exceptionnels qui alimentent la mémoire de la résistance finistérienne. Joseph Ropars est né en 1912 à Guisseny. Il était électricien à l'arsenal de Brest. Son père a été tué pendant la guerre 14-18 alors qu'il n'avait pas deux ans, comme trois de ses oncles maternels qui trouvèrent aussi la mort dans la grande guerre. A 14 ans, il est devenu pupille de la marine et, engagé à 16 ans, est resté dans la marine nationale jusqu'à 24 ans. C'est dans le sous-marin "Pascal" qu'il fait pour la première fois connaissance avec un communiste qui lui fait partager ses idées, comme Joseph fera lui aussi partager ses idées communistes à sa sœur Yvonne et à sa mère, toutes deux résistantes. A l'Arsenal de Brest pendant le Front populaire, Joseph, libéré de ses obligations militaires, diffuse "Paix et Liberté", journal de rassemblement créé sous l'impulsion du PCF. Il donne son adhésion au PCF dans la clandestinité et s'engage dans la résistance en 1942. Il participe au sabotage de sous-stations électriques à l'arsenal, distribue des tracts du Front national (organisation communiste de résistance), et participe à des sabotages avec le groupe FTP de Pierre Corre. Il est arrêté par les policiers français fin 1942 au cours d'une traque sans pitié menée par la SPAC. Après sa tentative d'évasion à la prison du château à Brest, il a les fers au pied nuit et jour du 13 novembre 1942 au 29 janvier 1943. Il est alors traduit devant un tribunal français, puis un tribunal militaire allemand pour faits de résistance. Sa sœur Yvonne et sa mère ont tenté en vain d'intercéder en sa faveur, sont montées le voir à Paris, où il était enfermé au fort d'Ivry, et ont tenté de contacter un avocat allemand (un anti-fasciste qui a cherché à les aider sincèrement).
 
La dernière lettre de Joseph Ropars avant son exécution à 31 ans le 17 septembre 1943:
 
Bien chères maman et sœur,
 
C'est avec peine que je vous annonce que notre recours en grâce a été rejeté; on vient de nous l'annoncer; il est maintenant 12h et à 4h nous serons exécutés. Je serai courageux jusqu'à la dernière minute comme je l'ai été jusqu'à présent. J'avais appris que maman devait venir me voir mais le malheur a voulu que je ne puisse pas te voir. Je vous demande dans ma dernière volonté d'être courageuses comme je le serai jusqu'au dernier moment. Notre sacrifice ne sera pas inutile et notre noble pays sera libéré malgré les fusillades. Je n'ai rien à me reprocher et je pars confiant en un avenir plus heureux pour ceux qui survivront. J'ai toujours suivi le droit chemin sans m'écarter. Je quitte cette vie sachant que les traîtres qui nous ont fait assassiner paieront chèrement tous leurs crimes (censuré). J'avais encore espoir au recours en grâce mais hélas le destin a décidé autrement. Il faut savoir être fort même devant les pires évènements. Je vous demande aussi de bien embrasser toute la famille pour moi, j'ai beaucoup pensé à toute la famille. Je termine cette lettre en vous embrassant mille fois.
 
Votre fils et frère qui vous aime.
 
Adieu chère maman et chère soeur.
 
Votre fils et frère
 
Joseph Ropars
Angéline Dollet et Yvonne Ropars, la soeur de Joseph Ropars, devant le panneau commémoratif du village de Tredudon-les-Moines en Berrien, premier village résistant de France, où elles servirent d'agentes de liaison pour le bataillon FTP Yves Giloux

Angéline Dollet et Yvonne Ropars, la soeur de Joseph Ropars, devant le panneau commémoratif du village de Tredudon-les-Moines en Berrien, premier village résistant de France, où elles servirent d'agentes de liaison pour le bataillon FTP Yves Giloux

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 06:15
 à gauche, Angéline Dollet - au premier plan, Yves Boutillier, qui a été quelques temps sous les ordres de Callac ( bataillon Giloux), André Long, un cousin, et à droite, Maurice Dollet (photo Claudie Quillec)

à gauche, Angéline Dollet - au premier plan, Yves Boutillier, qui a été quelques temps sous les ordres de Callac ( bataillon Giloux), André Long, un cousin, et à droite, Maurice Dollet (photo Claudie Quillec)

Angéline et Maurice Dollet, résistants communistes finistériens, en colonie de vacances avec leurs enfants à Carhaix

Angéline et Maurice Dollet, résistants communistes finistériens, en colonie de vacances avec leurs enfants à Carhaix

Angéline Dollet et Suzanne (Yvonne) Ropars, résistante elle aussi, à droite à Trédudon-les-Moines en Berrien, 1er village résistant de France

Angéline Dollet et Suzanne (Yvonne) Ropars, résistante elle aussi, à droite à Trédudon-les-Moines en Berrien, 1er village résistant de France

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

92/Angéline Dollet dit "Yvette", née Yvinec

Lire aussi:

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Angéline Yvinec, dit Yvette dans la résistance, est née à Plounéour-Menez le 20 mars 1918.

Elle dira à des collégiens de Plounéour-Menez travaillant sur le concours de la résistance et de la déportation en 2003: "Je suis d'abord une enfant de la guerre puisque née en 1918. J'ai été marquée par la guerre. Mon père nous parlait souvent des tranchées. Au bourg de Plounéour-Menez, on chantait La Marseillaise. On allait régulièrement au Monument aux Morts. Je suis fière de l'école laïque: pour moi, c'était sacré. C'est en moi. Mon patriotisme vient de là. Aujourd'hui encore, dès que j'entends la Marseillaise, je pleure. Mon drapeau bleu blanc rouge, je l'ai toujours chez moi".

Angéline Dollet était une adolescente studieuse, première de sa classe, mais aussi au catéchisme. Les parents d'Angéline, originaires de Commana, ont eu six filles et trois garçons, tous nés à Plounéour Menez. Le plus jeune fils, Albert, deviendra un résistant important du Finistère. Après son certificat d'étude, Angéline travaille comme ouvrière agricole avant de quitter les Montagnes d'Arrée pour rejoindre Paris en 1935 pour trouver du travail. Elle devient employée dans un restaurant. En 1936, elle est consacrée "Reine des Bretons émancipés de Paris". La même année elle rencontre Maurice Dollet, magasinier, né le 4 septembre 1916 à Beuvry, dans le Pas-de-Calais. Il adhère au PCF avec Angéline en 1937 et sera secrétaire de cellule dans le 20e arrondissement jusqu'en 1939.

Elle adhère au PCF dans le 18e arrondissement de Paris en 1937. Son frère, Albert Yvinec, ouvrier à l'arsenal, syndicaliste CGT, avait adhéré en 1936 à Brest.

Angéline et Maurice se marient à Plounéour-Menez le 4 novembre 1939 lors d'une permission de trois jours de Maurice qui avait réservé la surprise de son arrivée à Angéline. C'était la première fois qu'il mettait les pieds à Plounéour-Menez, lui, le militant parisien originaire du Pas-de-Calais. Angéline était rentrée chez ses parents où elle était en convalescence suite à une occlusion intestinale. 

Prisonnier de guerre, Maurice s'évade au cours du trajet vers l'Allemagne et prend contact avec le PCF clandestin. Propagandiste résistant, il diffuse la propagande du Parti, du Front National de Libération de la France. Arrêté dans une rafle en 1943, il est condamné à deux mois de prison pour une fausse carte d'identité. Il a été violemment battu par les policiers français qui l'ont interrogé et en gardera toute sa vie des séquelles à travers des maux de tête récurrents.  

Libéré, il gagne la Bretagne, d'abord à Callac où il est versé dans les F.T.P, puis au maquis F.T.P de Plouigneau. Muté au PCF Brest, il devient membre du triangle de direction de l'organisation communiste clandestine brestoise en 1944.

Angéline, elle, est donc revenue en Bretagne au début de l'occupation allemande. Elle rentre dans la Résistance par l'intermédiaire de  Jean-Baptiste Sissou, dit Albert, de Plounéour-Menez, à la fin 1941. "Notre première véritable action fut d'accueillir un évadé de la prison de Voves (Eure-et-Loire), un dénommé Marcel, originaire du Nord. On l'a hébergé un moment".

Elle prend contact à Brest avec le PCF clandestin dans la préparation d'une évasion de résistants détenus à la prison allemande de Pontaniou. Elle organise avec Yves Le Faou (ouvrier à l'arsenal de Brest, délégué à la CGT, ancien socialiste devenu communiste sous l'occupation, responsable du secours populaire clandestin à Brest en même temps que d'un groupe résistant communiste à l'arsenal, il deviendra responsable de l'appareil technique des FTP pour les huit départements de l'ouest sous le pseudonyme de Gérard Le Hir), la solidarité avec les résistante et résistants incarcérés à Rennes à qui ils parviennent à faire passer des colis du Secours Populaire clandestin. Ils organisent la collecte des denrées expédiées auprès des commerçants brestois patriotes et solidaires. L'argent du Secours Populaire pour les familles de résistants vient aussi des payes des résistants eux-mêmes.

Parfois, les plis des vêtements envoyés contiennent des messages.

Angéline Dollet, "Yvette", effectue aussi des collectes de solidarité pour le Secours Populaire clandestin, sillonnant à pied avec une autre résistante, Virginie Bénard, dite "Jeanne", plusieurs communes: Bourg-Blanc, Portsall, le Conquet. 

Angéline effectue des transports de matériels et de propagande en vélo ou à pied, des liaisons avec les F.T.P et dans les maquis à leur création, elle héberge des résistants en mission. Elle sert notamment de convoyeuse entre Brest et les Monts d'Arrée, Trédudon, centre du maquis FTP où se préparaient de nombreuses actions de la résistance communiste. Elle y rencontre Charles Tillon. 

Claudie Quillec, la fille de Maurice et d'Angéline, témoigne:

"Maurice et Angéline habitaient à un moment rue Anatole France près du cimetière de Recouvrance. Angéline a failli se faire arrêter en allant porter des colis à la prison de Pontaniou: elle mettait des scies dans des miches de pain. Un 14 juillet, elle s'est présentée habillée de vêtements bleu blanc rouge à la prison". 

Elle participe dans les F.T.P à diverses actions comme, en 1943, la préparation des cordons de Bickfort pour l'allumage de la bombe à l'Hôtel Moderne, siège de la Kommandatur, à l'angle des rues Louis Pasteur et Algésiras.  Angéline participe à cet attentat avec Virginie Bénard, dite "Jeanne" dans la Résistance.

Plus tard, Angéline guidera au maquis les hommes du Bataillon "Yves Giloux" du côté de Plouigneau. Elle était responsable départementale du Secours populaire clandestin en 1944.

Voici la Citation à l'Ordre du Régiment par le général Allard, commandant la XI e Région Militaire, pour Yvette Dollet (Angéline Yvinec dans la Citation):

"Agent de liaison du Bataillon qui a toujours rempli les missions les plus périlleuses avec le plus grand courage. A assuré la liaison entre son maquis et le PC du Finistère, transportant sur elle des plis secrets et compromettant qui l'obligèrent une fois à franchir l'Aulne à la nage. A permis le succès de nos parachutages". 

Son frère Albert Yvinec, après avoir diffusé des tracts clandestins du PCF, des F.T.P, du Front National de Libération de la France, se distinguera lui dans les maquis de Guerlesquin et de la région de Morlaix. Il sera capitaine du bataillon "Yves Giloux" de Morlaix sous le nom de "capitaine Callac" et, à la Libération, il sera commandant de la place à Morlaix,  puis adjoint au maire à Brest. En 1950 il était secrétaire de la section syndicale de la Pyrotechnie St Nicolas du Relecq-Kerhuon (Finistère). Le 2 février 1952, il fut licencié de cet établissement pour avoir fait voter une résolution demandant aux ouvriers de l’arsenal de s’opposer au travail pour la guerre d’Indochine, ainsi qu’au chargement de wagons de balles pour le Vietnam. Albert Yvinec fut secrétaire fédéral de la fédération du PCF du Finistère en février 1952, en janvier 1953, membre du bureau fédéral PCF Finistère en mars 1953, secrétaire fédéral en 1954. Membre du comité fédéral en mai 1956, en mai 1957, en juin 1959.

Il meurt en juillet 1980, à 68 ans.

Maurice Dollet, qui devient docker à la libération, en même temps qu'il s'occupe d'un élevage de poulets près de leur baraque de la route de Guilers à Brest, meurt le 25 novembre 1955. Angéline élève seule ses deux filles: Nicole, née en 1949, et Claudie, née en 1951.

Angéline a travaillé quelque temps à la cantine de Kerargaouyat, sur le quartier Saint-Pierre à Brest, puis, après un incendie où elle a été intoxiquée, elle devenue femme de service (ATSEM) dans l'école maternelle de la rue de Lyon à Brest, puis à l'école maternelle Vauban. 

Elle était militante communiste brestoise à la Libération mais a déchiré sa carte peu d'années après suite à un conflit de section. Elle restera néanmoins sympathisante, électrice communiste et participera aux fêtes de l'Humanité, aux cérémonies de Châteaubriant tous les ans. 

Angéline décède le 20 août 2008.

L'ANACR participe à ses obsèques.

Sources: Eugène Kerbaul, Jean-Paul Cam, Claudie Quillec, Mémoire de collégiens du Collège de Plounéour-Menez en 2003 dans le cadre du concours de la résistance avec le témoignage d'Angéline Dolley

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 90/ Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen (Juin 1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 89/ Théo Le Coz (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 88/ René Lijour (1900-1979) et Lucie Lijour, née Le Goff (1909-1986)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 87/ Eugène Le Bris (1913-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 86/ Alphonse Duot (1874-1964)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 07:50
Publié le 18 juillet 2021 - Le télégramme
À Plougasnou, un pique-nique de soutien à Aly Niakaté sur la plage de Primel

 

"Nous étions nombreux dimanche 18 juillet sur la plage de Primel à Plougasnou en soutien à Aly. La mobilisation continue !! Nous vous donnons rendez vous tous les vendredi soir à 18h30 à Morlaix devant la mairie. Ensemble nous déciderons avec Aly de nos prochaines actions pour que ce jeune homme puisse continuer son parcours irréprochable en France !! On ne lâchera rien !" Les Utopistes en action

 

Contact : 06 02 29 27 18 ou eadma@orange.fr

 

Création d’un comité de soutien pour Aly NIAKATE

Aly NIAKATE subit une énorme pression psychologique car la préfecture du Finistère exige une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Malgré cela, Aly vient d’obtenir son bac pro MEEC (Métiers de l’Electricité et de ses Environnements Connectés) avec mention bien au lycée Tristan Corbière à Morlaix. Il est scolarisé en France depuis 4 ans et a obtenu son diplôme national du brevet (DNB) et son BEP (Brevet d’études professionnelles). Aly est admis en BTS sur parcours sup et souhaite faire cette formation en alternance. Une telle expulsion mettrait un terme immédiat à sa scolarité en France et à son insertion professionnelle.

Un comité de soutien a été constitué. Il est ouvert à tous.

Vous pouvez aussi participer au pique-nique participatif de soutien

dimanche 18 juillet à partir de 13h sur la plage de Primel à Plougasnou (côté poste de secours).

Merci à tous.

Katell pour le comité de soutien d’Aly

Ecole Alternative des Monts d'Arrée

(Les Utopistes en Action)

25 cité du Roallou

29410 Pleyber-Christ

eadma@orange.fr

Tel:06.02.29.27.18

Aly Niakaté (au centre) a obtenu un bac pro Meec (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) avec mention Bien. Il a été admis en BTS sur Parcoursup, et souhaitait poursuivre ses études avec un BTS en alternance pour travailler ensuite dans l’électricité. Photo Le Télégramme

Aly Niakaté (au centre) a obtenu un bac pro Meec (Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés) avec mention Bien. Il a été admis en BTS sur Parcoursup, et souhaitait poursuivre ses études avec un BTS en alternance pour travailler ensuite dans l’électricité. Photo Le Télégramme

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 19:56

Lors de la dernière allocution d’Emmanuel Macron sur la crise de la covid-19, le président de la République a décidé de remettre en marche la réforme des retraites. En pleine crise sanitaire, après avoir souligné l’importance du système de protection sociale à la française, le gouvernement décide donc de le détruire un peu plus.

Si d’après les mots du président, il ne s’agirait pas d’une réforme complète comme prévu avant la crise du covid, cette réforme rallongerait l’âge de départ à la retraite à 64 ans contre 62 actuellement. Et ce avec la justification de l’allongement de la durée de vie des Françaises et des Français. Allongement de l’espérance de vie certes présent pour les cadres, mais absent pour les ouvriers qui ont une espérance de vie inférieure.

 

Qui ne connaît pas dans son entourage proche ou lointain, une personne décédée peu de temps après on départ à la retraite, atteint d’une maladie qui le conduira à son dernier voyage après une vie de travail ?
Avec la réforme annoncé par E.Macron, les pots de départ aujourd’hui festifs seront-il demain des enterrements de collègues avant d’avoir pu atteindre l’âge de la retraite ?

Nous nous y approchons de plus en plus.

Et c’est d’ailleurs pour cela que l’ensemble des syndicats sont aujourd’hui contre la mise en place de cette réforme.

Fait assez rare pour le souligner, le MEDEF est aujourd’hui lui aussi contre sa mise en œuvre, non pas pour le bien être des salariés mais car il ne s’agit pas selon eux de la meilleure période pour mettre une telle réforme en place.

Le gouvernement va aujourd’hui contre son principal allié, le MEDEF. Je m’interroge donc sur le but de mettre en place cette réforme aujourd’hui.

Le Président veut-il paraître plus réformateur après avoir réformé ou plutôt détruit notre système éducatif pour préparer sa potentielle réélection en 2022? Ou bien préfère t’il faire diversion avec la réforme des retraites pour nous faire passer autres choses entre temps?

 

Une chose est certaine, la rentrée de septembre 2021 sera une rentrée sociale importante, les Françaises et les Français ne laisseront pas le gouvernement détruire un peu plus notre système de retraites et de solidarité si important comme nous le voyons aujourd’hui être détruit par le capitalisme sans limite dans la recherche du profit.

Enzo de Gregorio, 18 juillet 2021

 

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 07:34
A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily

Le jeune Malien qui a sauvé la vie de plusieurs personnes lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher par A. Coulibaly retrace son parcours jusqu'à cette terrible journée du 9 janvier 2015. Il livre un message de paix et de tolérance.

Un livre témoignage qui vient d'être publié chez Flammarion par Lassana Bathily, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat et du PCF aux dernières élections européennes, qui était venu à Morlaix et à Quimper pour la campagne européenne en 2019.

Voir aussi:

Lassana Bathily ressort de l'ombre pour le PCF - Le Télégramme, page Bretagne, 19 mai 2019

Lassana Bathily, héros de l'Hyper Cacher, invité au collège de Plougasnou - Article Ouest-France, 12 décembre 2020

Vidéo de la rencontre du 18 mai à Quimper avec Glenn Le Saoût, candidat PCF aux Européennes, et Lassana Bathily, président du comité de soutien de Ian Brossat, héros de l'hyper cacher en 2015

Samedi 18 mai, 18h: réunion publique à Plourin-les-Morlaix, salle du Cheval Blanc, avec LASSANA BATHILY, président du comité de soutien de la liste de Ian Brossat, et GLENN LE SAOUT

A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily
A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily
A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily
A découvrir - Je ne suis pas un héros, le livre-témoignage de Lassana Bathily
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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 07:21
Daniel Ravasio, Enzo de Gregorio, Serge Bazin et Ismaël Dupont en distribution de A coeur ouvert juillet 2021 à l'hôpital de Morlaix

Daniel Ravasio, Enzo de Gregorio, Serge Bazin et Ismaël Dupont en distribution de A coeur ouvert juillet 2021 à l'hôpital de Morlaix

Jean-François Vérant, Mariette Labrousse, Ismaël Dupont distribuent le A coeur ouvert ce samedi 17 juillet place Allende sur le marché à Morlaix

Jean-François Vérant, Mariette Labrousse, Ismaël Dupont distribuent le A coeur ouvert ce samedi 17 juillet place Allende sur le marché à Morlaix

Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix

Cette semaine, le PCF Morlaix a distribué le journal santé du PCF Bretagne A cœur ouvert à l'hôpital de Morlaix le 15 juillet et sur le marché de Morlaix le 17 juillet, avec Jean-Francois, Mariette, Serge, Ismaël, Guillaume, Enzo, Daniel. Le journal, avec notamment une belle intervention de Irène Frachon qui revient sur le procès Servier, et un édito de Benjamin Amar, un des porte-paroles les plus percutants de la CGT dans les médias, également membre du PCF, sera distribué aussi à l'hôpital à Plougonven, à Brest, Quimper, et dans plusieurs autres endroits du département.

Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
Morlaix, 15 et 17 juillet - Les militants communistes distribuent A coeur ouvert, le journal santé du PCF Bretagne, à l'hôpital et sur le marché de Morlaix
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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 07:08
Palerme, août 2020 - graf militant pour dénoncer l'abandon des migrants

Palerme, août 2020 - graf militant pour dénoncer l'abandon des migrants

Le Sea-Watch bloqué en août 2020 près d'Agrigente en Sicile (photo Ismaël Dupont)

Le Sea-Watch bloqué en août 2020 près d'Agrigente en Sicile (photo Ismaël Dupont)

Méditerranée. Migrants et réfugiés dans l’enfer libyen
Vendredi 16 Juillet 2021

Viols, travail forcé, tortures… les passagers capturés par les gardes-côtes libyens et livrés aux milices vivent l’horreur avec la complicité de l’Union européenne, selon un rapport d’Amnesty International.

 

La scène a lieu le 30 juin. Une traque meurtrière en Méditerranée filmée par l’ONG allemande Sea-Watch. Les gardes-côtes libyens ciblent une embarcation de fortune transportant 45 personnes, des réfugiés, dont de nombreux enfants, au large de l’île italienne de Lampedusa. Le bateau accoste le canot en tirant dans l’eau à balles réelles, tourne autour, prend de la vitesse, tente de le percuter, son équipage lance des objets dans sa direction. Mis en danger durant une heure et demie, les migrants échappent miraculeusement à l’opération criminelle quand leurs agresseurs en uniformes, solidement armés, abandonnent enfin et rebroussent chemin faute de carburant, rapporte l’ONG. L’incident a eu lieu dans la zone de secours de Malte. « En 2019, nous avons assisté à une scène similaire. (…) Mais ce qui s’est passé cette fois est encore plus brutal. C’est d’une violence que nous avons jamais vue jusqu’ici », commente Félix Weiss, membre de Sea-Watch. Les rescapés arriveront finalement sains et saufs sur les côtes italiennes. Stoppés par les gardes-côtes, ils auraient fini en territoire libyen, à Al-Mabani ou à Shara al-Zawiya, ces lieux d’esclavage, d’asservissement, d’humiliation, de sévices épouvantables. C’est là que sont détenus les réfugiés capturés et les migrants qui échappent au naufrage en haute mer. Des pratiques odieuses en cours depuis une décennie.

Sauvagerie organisée

Elles se sont poursuivies durant les six premiers mois de 2021, selon Amnesty International dans un récent rapport intitulé « La détention abusive des personnes réfugiées et migrantes débarquées en Libye ». Diana Eltahawy, directrice adjointe de l’ONG au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, parle d’un texte « terrifiant » et d’un nouvel éclairage sur ces souffrances révélées une fois de plus au grand jour, mais en vain. Plus de 7 000 personnes interceptées en mer ont été envoyées de force à Al-Mabani au cours de cette année. Ces détentions arbitraires se prolongent dans la barbarie. Tortures, violences sexuelles, travail forcé sont le lot quotidien des détenus. Les femmes, notamment, confient leur soumission forcée sous menace de viol, en échange d’une libération ou d’un produit de première nécessité, y compris d’eau potable. Ces horreurs ont lieu avec le consentement implicite des autorités libyennes. Celles-ci s’engagent à agir, à boucler les centres dénoncés, mais ferment l’œil en réalité.

Des sites informels de captivité, sous contrôle de milices, ont été rattachés au ministère de l’Intérieur, sans plus. L’administration a même « récompensé des personnes raisonnablement soupçonnées d’avoir commis ce type de violations en leur offrant des postes de pouvoir ou une promotion, ce qui signifie que nous risquons de voir les mêmes horreurs se reproduire encore et encore», souligne Amnesty International. Mais pas seulement. Cette sauvagerie organisée se déploie sur le lit de la coopération européenne avec la Libye en matière de contrôle de l’immigration et des frontières.

« Preuves accablantes »

Entre janvier et juin 2021, les gardes-côtes libyens ainsi soutenus ont intercepté en mer et reconduit en Libye quelque 15 000 personnes lors de « sauvetage » – soit plus que sur toute l’année 2020. « Malgré les preuves accablantes du comportement irresponsable, négligeant et illégal des gardes-côtes libyens en mer et des violations systématiques commises dans les centres de détention après le débarquement, les partenaires européens continuent d’aider les gardes-côtes libyens à renvoyer de force des personnes victimes d’atteintes aux droits humains, qu’elles tentaient de fuir en Libye », dénonce Diana Eltahawy.

Certains témoignages de ce qui se passe en mer sont glaçants. Des personnes se seraient noyées après le chavirement de leur canot, sous les yeux des gardes-côtes occupés à filmer avec leurs téléphones. Des passagers confrontés à un risque de péril imminent voient souvent passer des avions – l’agence Frontex exerce une surveillance aérienne – et des bateaux naviguer dans les mêmes eaux. Mais nul ne viendra à leur secours avant l’arrivée des gardes-côtes libyens, à l’évidence très bien informés. Selon Amnesty International, il n’y a presque plus de navires européens en Méditerranée centrale, histoire de ne pas avoir à secourir de malheureux naufragés. L’Europe forteresse est loin de mettre fin à ces arrangements sans égard aucun pour la dignité de milliers de réfugiés. « Encore une fois, notre Parlement et le gouvernement signent leur propre complicité avec les horreurs et les violations systématiques des droits humains et du droit international qui sont perpétrées en Libye et sur la route de Méditerranée centrale », note Nicola Fratoianni, député et secrétaire de la Gauche italienne, après le vote, jeudi 15 juillet, de la poursuite de l’aide militaire et matérielle aux gardes-côtes libyens.

Méditerranée. Migrants et réfugiés dans l’enfer libyen (L'Humanité, 16 juillet 2021, Nadjib Touaibia)
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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 06:53

 

Ceux qui en doutaient encore ont été prévenus : M. Macron est bien parti en campagne pour sa réélection. Lors de son allocution prononcée lundi soir dans un décor de toute puissance manifestée par une tour Eiffel en majesté, il nous aura gratifié de son axe de campagne : à droite toute ! Libéral, autoritaire et réactionnaire, le masque est tombé et bien tombé. M. Macron nous aura resservi les vieux plats du discours selon lequel « le mérite » serait étranger aux privés d’emploi, et le travail résumé à son exploitation par un « marché de l’emploi » aux mains du capital.

Nul doute que celui qui a refusé d’écouter les médecins et les scientifiques en janvier dernier espère ainsi regagner les voix de droite perdues lors des scrutins régionaux et départementaux. Pressé à engager sa campagne, il frôle l’irresponsabilité à un moment charnière pour le pays, entre reprise de l’épidémie et casse sociale pour les classes populaires.

Irresponsabilité de connecter les enjeux décisifs liés à l’indispensable progression de la vaccination à son préprogramme de campagne. Voilà le plus sûr moyen de renforcer la défiance populaire à l’égard du pouvoir, déjà bien entamée. Et si, au fond, telle était la méthode choisie : celle d’une stratégie de la tension assumée avec les classes populaires pour fédérer le bloc élitaire nécessaire à sa réélection ? Tout indique, en tout cas, la volonté de passer en force sur l’ensemble des sujets balayés pendant cette demi-heure de monologue télévisuel.

Irresponsabilité d’user d’un autoritarisme quand les chiffres de la vaccination publiés par la Sécurité sociale indiquent une corrélation quasi-parfaite entre la population vaccinée et le niveau de revenus : plus on vit aisément, plus on est vacciné. A contrario, plus on vit au bas de l’échelle sociale, moins on l’est. Et, que dire de cette fracture vaccinale mondiale au cœur de laquelle les pays les plus pauvres n’ont pas accès aux vaccins ? La vaccination est donc lourdement travaillée par le rapport de classes, pour des raisons variées qui tiennent autant aux enjeux d’accès aux droits qu’à la méfiance à l’égard d’un pouvoir qui se sera distingué par son mépris à l’égard des classes populaires.

Son autosatisfaction proclamée ne pourra cacher le vice originel du combat contre le Covid : il manquait de tout depuis le premier jour et la France, dépouillée de pans entiers de son industrie, est le seul pays membre du Conseil de sécurité des Nations Unies qui n’a pas de vaccin et elle demeure très en retard sur ses voisins pour la vaccination à deux doses, quelle que soit la tranche d’âge. Dans ces conditions, le président devrait garder pour lui ses leçons de morale à l’égard de celles et ceux qui n’y ont pas eu accès. Et, que dire des doutes émis à haute voix jusque dans les allées du pouvoir sur l’efficacité de certains vaccins ?

Le président de la République, en s’arrogeant seul le monopole de la parole sur la vaccination, n’a fait que renforcer la méfiance. Il aurait été bien plus sage et responsable de mobiliser élus locaux et corps intermédiaires, en lien étroit avec les médecins, pour convaincre depuis des mois de l’importance de la vaccination. Mais on sait que ce n’est guère la pratique d’un président qui pousse à bout les logiques césaristes de la Cinquième république. Ajoutons que le temps n’est pas si loin où, dès les classes primaires à l’école, était dispensée une éducation sur le rôle décisif des vaccins.

Le retard français sur la vaccination est donc bien de la responsabilité du pouvoir. Son empressement à entraver la vie de celles et ceux qui n’ont pas encore été vaccinés dès le 1er aout – et qui ne pourront l’être totalement à cette date – ne fera qu’amplifier la fracture sociale. Et les premiers de corvée, notamment dans le secteur de la santé, n’ont plus guère l’heur de plaire au monarque qui nous commandait de les applaudir : les voilà menacés de licenciements s’ils n’obtempèrent pas manu militari. Quand la conviction fait défaut, l’autoritarisme s’installe…

Irresponsabilité, quand, malgré les belles paroles, la France s’est constamment opposée à la levée des droits de propriété sur les vaccins alors que leur découverte n’a été rendue possible que par l’injection à forte dose de deniers publics. Voilà qui a permis à l’industrie pharmaceutique basée à l’étranger et à ses propriétaires de réaliser des records de profits et de dividendes. Il n’y aura pas de solution à la pandémie en un seul pays. C’est l’indispensable solidarité mondiale qui est à l’ordre du jour !  

Irresponsabilité encore d’un pouvoir qui conditionne la mise en place d’une nouvelle contre-réforme régressive des retraites visant à allonger l’âge de départ à la réussite de la vaccination. Autrement dit, le pouvoir exige des classes populaires rétives qu’elles se fassent vacciner pour les faire travailler plus longtemps… On a trouvé argument plus mobilisateur ! Ce monarque n’éprouve aucune gêne à vanter les bienfaits de notre « modèle » social qui a permis d’affronter les effets de la pandémie pour aussitôt réaffirmer sa volonté de le détruire. Un front social va devoir s’ouvrir qui nécessitera une mobilisation rassembleuse contre cet énième coup de canif contre le système de retraites ; une mobilisation toute aussi rassembleuse pour soutenir les agents des services publics, si précieux pendant les confinements, et que le président a osé accuser de bénéficier d’une situation de rente, tout en faisant de la remise en cause des statuts une priorité de son action, alors que, lui, encourage sans fléchir la seule rente qui vaille, celle des actionnaires.  

Irresponsabilité toujours d’user de mensonges éhontés, puisés dans l’arsenal traditionnel de la droite, pour faire passer au forceps son projet de destruction de l’assurance chômage. Non, « on ne gagne pas mieux sa vie en restant chez soi qu’en travaillant », comme l’a dit effrontément M. Macron. La moitié des privés d’emploi ne touchent aucune indemnité et 50% de celle et ceux qui sont indemnisés perçoivent moins de 1040€/mois ! Seuls 5% des chômeurs touchent plus de 2000€/mois au titre de leur dernier salaire.

Nous voilà donc prévenus de la politique antisociale et autoritaire que le pouvoir entend conduire ces prochains mois alors que rien n’est fait pour rebâtir un système de santé adapté, rien n’est entrepris de sérieux pour refonder l’hôpital public et mieux rémunérer le travail de celles et ceux qui s’échinent avec courage à prendre soins de notre santé et de nos corps. Et, que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour y parvenir ! Les 500 familles les plus riches détiennent 1000 milliards d’euros. Si on augmentait de 500€ les 26 millions de salariés, on n’utiliserait que 13 milliards de ce pactole. Autrement dit on n’utiliserait que 1,3% du magot de ces pachas fortunés. Evidemment le président n’en a pas parlé. Et, pour cause, ce sont ces gens-là qu’il sert. Dès maintenant, il convient de construire la riposte.  La Fête de L’Humanité les 10-11-12 septembre prochains, y contribuera.

Patrick Le Hyaric

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 06:50

 

Nous avons besoin de nous voir, de nous retrouver. Voilà pourquoi la Fête de l’Humanité a tant d’importance. Lorsque nous avons lancé les préparatifs d’une Fête de l’Humanité en format plus réduit sur les terrains de La Courneuve-le Bourget, tous les clignotants étaient au vert, le premier ministre et le président de la République ayant annoncé quelques jours avant que nous étions sortis du Covid de manière durable.

Le rebond de contaminations lié au variant Delta nous complique donc considérablement la tâche. Impossible, à l’heure qu’il est, de savoir ce qu’il en sera de la situation sanitaire au mois de septembre. Nous continuons de travailler en étroite collaboration avec les autorités sanitaires et étatiques qui détermineront avec nous le format spécifique que prendra la Fête selon les nouvelles lois qui se mettent en place.

Evidemment, dans nos réflexions nous ne pouvons pas écarter totalement l’hypothèse que les fêtes et festivals ne puissent plus se tenir dans deux mois. Mais pour l’instant, aucune contre-indication ne nous a été donnée. Au contraire, des réunions préparatoires se tiennent avec tous les corps d’Etat pour préparer l’accueil du public et sécuriser les participants.

Pour l’Humanité, la tenue de la Fête est un enjeu considérable. En effet la production de la Fête réclame des investissements colossaux. Il nous faut donc adapter notre dispositif aux évolutions.

Cependant, et quoi qu’il en soit, nous avons acquis la certitude de la nécessité de tenir une Fête de l’Humanité dans ce contexte particulier pour le pays, pour la gauche et les progressistes ainsi que pour le mouvement communiste.

Nous souhaitons le faire en ne prenant aucun risque pour la santé des participants, et en ne contribuant d’aucune manière à la propagation d’un variant du Covid quel qu’il soit.

 

Pourquoi mener la bataille pour la tenue de la Fête de l’Humanité ?

D’abord parce que la Fête représente un événement incomparable dans le paysage culturel, social et politique français. Son retentissement dépasse nos frontières.

La Fête représente chaque année un moment important de rencontres entre des militants communistes et leur entourage, entre les lectrices et lecteurs de l’Humanité qui tout l’été dialoguent autour d’eux pour inviter à la Fête. C’est le meilleur moyen de discuter des enjeux politiques et de préparer les échéances présidentielles et législatives qui auront lieu dans quelques mois.

La Fête c’est aussi la rentrée politique des forces sociale et syndicales, celle des communistes et de toutes et celles et tous ceux qui, parmi les participants, sans être communistes, rejoignent notre ambition de transformer le monde et de le libérer des logiques capitalistes. Cette dimension qui fait sa spécificité représente une force considérable qu’il est absolument nécessaire de préserver dans l’intérêt des forces progressistes et des forces syndicales et associatives qui concourent chaque année à sa réussite, mais aussi de notre groupe de presse.

 

Une nécessité

La Fête de l’Humanité doit être celle du retour de la convivialité, de l’échange physique, de la fraternité militante.

Il y a un enjeu à préserver la Fête de l’Humanité, pour aujourd’hui et pour demain. Je crois fondamental de préserver le caractère rassembleur de la Fête. Rares sont celles et ceux qui viennent à la Fête de l’Humanité par hasard, sans quelque idée en tête. Ils participent à ce savant mélange de détente, de découvertes culturelles, artistiques, littéraires et de débats politiques pour défricher les chemins nouveaux d’un processus et d’un projet de transformation de la société et du monde.

L’écrasante majorité de celles et ceux qui se rendront à la Fête le feront en ayant tête la terrible situation que nous traversons mais aussi des questions et des idées à mettre en partage. Evidemment, sur l’actuelle pandémie, ses causes et les moyens d’en sortir. La question de la santé devient un impératif de premier ordre. Elle ne peut être détachée de l’environnement, du développement agricole et forestier, des moyens à mettre réellement en œuvre pour lutter contre les modifications climatiques dont on voit les dégâts sous nos yeux.

La Fête sera également l’occasion de débattre de la nature du développement que nous souhaitons pour demain – valoriser le travail, impulser les formations tout au long de la vie – pour bâtir un nouvel avenir social et écologique non pas dans la perspective de la continuation du système actuel mais de sa transformation dans le cadre d’un processus de changement. De ce point de vue, la Fête consacrera une large place aux enjeux qui concernent la jeunesse étudiante et travailleuse.

Seront aussi débattues les menaces que représentent le tripode droite/Macron/Le Pen, soit le redoublement de l’offensive capitaliste (contre les retraites, les garanties collectives – chômage notamment –, les services publics, voire même la République et son indivisibilité), et de l’autre un national capitalisme raciste, xénophobe, autoritaire, antisocial, qui menace de profiter de la recomposition politique pour gagner le pouvoir.

Ensemble, à la Fête, nous pouvons contribuer à penser autrement pour une gauche de combat afin d’ouvrir enfin une alternative politique. La Fête sera la caisse de résonnance des luttes pour l’égalité, notamment entre femmes et hommes et contre toutes les formes de racisme qui ont désormais pignon sur rue comme sur les chaînes et les antennes.

Il y a, pour la Fête de l’Humanité, un enjeu crucial à se hisser à hauteur de ces craintes et de ces combats. Cette Fête doit être le rendez-vous de l’ensemble de celles et ceux qui veulent transformer la société pour en fonder une nouvelle sur la base de la liberté, l’égalité et fraternité. Elle doit être également la Fête de la solidarité internationaliste avec les peuples qui luttent et s’organisent en Amérique latine, en Palestine, au Maghreb, en Afrique et en Asie, pour leur dignité et contre les logiques impérialistes.

Enfin, cette Fête doit être celle des travailleurs de première ligne (professeurs, éboueurs, livreurs, ouvriers, caissiers, fonctionnaires notamment, et bien sûr dans le secteur hospitalier et sanitaire, etc.) que le pouvoir tente de renvoyer dans l’anonymat et l’exploitation alors qu’ils ont montré lors des confinements leur véritable force sociale (indispensables au service du bien commun et de la société qui ne fonctionnerait pas sans eux). Elle sera aussi le lieu de rencontre des créateurs et des défenseurs de la culture.

Accéder à la Fête est simple, il suffit de se munir de son bon de soutien à l’Humanité.


D’une valeur de 30€, celui-ci sera défiscalisé à hauteur de 66% dès lors que les versements seront libellés par chèque ou carte bancaire à l’ordre du « Fonds de Dotation Humanité en partage ». 1€ par bon de soutien sera reversé au Secours populaire pour ses actions de solidarité. Ce bon donnant droit à l’entrée de la Fête permettra également à chaque acheteur de recevoir le « Numéro spécial Programme de la Fête » dès les premiers jours de septembre.


Le site de la Fête de l’Humanité : https://fete.humanite.fr/


Bon de soutien : https://fete.humanite.fr/soutien/

 

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