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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 20:29
Albert Abalain

Albert Abalain

Entre le 23 mars 1941 et le 12 août 1944, 1014 résistants et otages ont été fusillés dans la clairière du Mont-Valérien. 125 venaient de l'Ouest, dont Albert Abalain fusillé le 17 septembre 1943.

 

Un enfant du pays, résistant, qui a donné sa vie à son idéal communiste et à son pays.

 

Albert Abalain (notice rédigée par Jean-Pierre Besse et Delphine Le Neveu dans le cadre d'un travail collectif de recherche)

Né le 13 janvier 1915 à Quimerch (Finistère), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; pensionné, réformé de la marine ; communiste ; résistant FTPF dans le Finistère.

Fils d’un poudrier et d’une ménagère, Albert Abalain était pensionné à 100 % de la Marine et domicilié à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère). Il adhéra au Parti communiste français (PCF) en 1936, milita à la Confédération générale des travailleurs (CGT) et participa à la reconstruction du PCF clandestin ainsi qu’à des actions menées à l’Arsenal de Brest (Finistère). Il entra très tôt dans la résistance armée communiste et selon certaines attestations contenues dans son dossier à Caen, il aurait été chef départemental des FTP du Finistère et membre de l’état-major FTP. Il fut arrêté le 1er octobre 1942 en gare de Châteaulin (Finistère) par la police française après le démantèlement du groupe FTP de Lorient (Morbihan). Le rapport de la gendarmerie de Châteaulin, en date du 1er octobre, signalait : « Suite à l’attentat dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1942 contre la caserne Frébaud à Lorient [...] des renseignements reçus du commandant de section de Lorient, Abalain réformé 100 % de la marine et domicilié chez ses parents ne serait pas étranger à cette affaire. Sur le quai nous remarquons un individu correspondant au signalement. » Il fut arrêté en possession de papiers qui le domiciliaient à Hauteville (Ain), d’une somme d’argent et de faux-papiers. Il réussit à s’évader mais fut repris au petit matin du 2 octobre près du pont SNCF à Pont-de-Buis. Incarcéré au château de Brest puis détenu par le Service de police anticommuniste (SPAC) à Lorient du 8 au 12 octobre 1942, il fut à nouveau enfermé au château de Brest puis à la prison Jacques-Cartier de Rennes (Ille-et-Vilaine) à partir de janvier 1943 avant d’être transféré à Fresnes (Seine, Val-de-Marne) le 28 juillet 1943. Il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand Gross Paris (Abt B) le 28 août 1943 pour « sabotages par explosifs et attaques à [sic] l’armée allemande ». Le rapport de gendarmerie déjà cité nous donne le signalement suivant : « 1 m 70, cheveux blonds, yeux bleus, nez rectiligne, visage ovale. » Il a été fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien.
Abalain figure sur le monument aux morts de Pont-de-Buis-lès-Quimerch, ville où vivaient, après la guerre, sa mère, Jeanne née Veignant (veuve), et ses frères. Le site des plaques commémoratives le dit « fusillé au Mont-Valérien avec dix-huit autres militants communistes de Brest ».
(http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/)

Extraits de missive de juillet 1943, quelques jours avant son exécution. « Je n'ai aucun espoir de sauver ma vie, l'officier instructeur m'a déclaré que je serais fusillé. Cela ne m'effraie pas, je mourrai brave en communiste, je suis fier d'avoir lutté pour l'indépendance de mon pays et de sauver de l'esclavage le peuple de France. Ceux qui m'ont livré aux Allemands, des policiers français ou soi-disant tels, ceux qui se sont fait les pourvoyeurs de cours martiales, auront à rendre des comptes, un jour, de leur conduite répugnante. Ce que j'ai pu souffrir par eux, vous ne le saurez jamais. Impossible d'imaginer le sadisme de ces chiens de garde du capitalisme. Privés de soins, de nourriture, cravaché jour et nuit, exposé durant des nuits durant aux courants d'air du mois de novembre, sans paillasse et sans couverture, dans une cellule si petite qu'il n'est pas possible de remuer pour tenter de se réchauffer. J'imaginais mal, avant mon arrestation, que les Français puissent se conduire ainsi avec les bons patriotes. La justice est en marche, là-bas du côté de l'Est de l'Europe où les héros de l'Armée Rouge infligent aux fauteurs de guerres capitalistes de sévères pertes. »
 

Lettre recopiée par les soins de l'ANACR 29

Lettre recopiée par les soins de l'ANACR 29

suite de la lettre (fonds ANACR 29)

suite de la lettre (fonds ANACR 29)

fonds ANACR 29

fonds ANACR 29

Cérémonie d'hommage à Albert Abalain (Ouest-France, 2011)

Cérémonie d'hommage à Albert Abalain (Ouest-France, 2011)

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