Si la gauche ne s'intéresse pas au peuple, alors le peuple ne s'intéresse pas à elle Fabien Roussel invité de la matinale de France Inter, jeudi 3 juin
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Si la gauche ne s'intéresse pas au peuple, alors le peuple ne s'intéresse pas à elle Fabien Roussel invité de la matinale de France Inter, jeudi 3 juin
Éditorial par Maud Vergnol
C’est une alerte que nous lançons aujourd’hui dans ces colonnes. Une alerte sur le climat politique d’une extrême dangerosité qui règne depuis quelques mois, aboutissement d’une prétendue « dédiabolisation » d’un parti d’extrême droite dont les représentants et les complices les plus zélés ont leur rond de serviette dans les médias. Le climat des derniers jours, avec la diffusion d’une vidéo insoutenable d’un « ami » d’Éric Zemmour appelant au meurtre de militants communistes et insoumis, puis la gifle infligée mardi au président de la République par ce qui semble être un militant royaliste, marque un basculement très inquiétant pour notre démocratie.
Ce terrorisme d’extrême droite à ciel ouvert, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, est donc prêt à passer à l’acte. Sans que cela n’émeuve outre mesure les grands démocrates autoproclamés de notre pays, à en lire certains de nos confrères. Pire, par la voix de Raphaël Enthoven, idiot utile de Marine Le Pen, on apprend que Jean-Luc Mélenchon serait plus dangereux que la candidate d’extrême droite… « Trump plutôt que Chavez », écrit le prétendu philosophe dans une version 2.0 du « Plutôt Hitler que le Front populaire ». Déjà, en octobre, le mot « collabo » avait été tagué par un groupuscule d’extrême droite en lettres rouges sur le siège du PCF, souillant la mémoire des résistants et victimes du nazisme.
Oui, le fond de l’air est brun, et le confusionnisme dans lequel baigne le débat public ne va pas aider à le dissiper. Dans un tel climat, chacun doit mesurer la portée de ses paroles. Chaque concession au logiciel idéologique de l’extrême droite est une munition supplémentaire donnée à Marine Le Pen. Emmanuel Macron porte une responsabilité majeure en enfermant le débat public dans son duel mortifère avec le RN. À force de jouer avec le feu, plus que le danger pour le président lui-même de s’y brûler les ailes, c’est la démocratie qui risque de se consumer. Notre journal s’est associé à la marche du 12 juin pour les libertés et contre l’extrême droite. Ces derniers événements renforcent notre détermination.
Le pays est devenu, ces dernières années, l’un des piliers du jeu d’influence de Washington en Amérique du Sud. Avec le basculement en cours, et la possible élection de Pedro Castillo à la tête de l'État, cette donne stratégique est bouleversée.
Mardi soir, au Pérou, alors que se poursuivait la compilation des procès-verbaux, le candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle, Pedro Castillo, creusait encore l’écart avec son adversaire d’ultradroite, Keiko Fujimori. Voyant se dessiner un troisième revers électoral, celle-ci crie désormais à la fraude ; sa défaite la dépasse : elle aurait des répliques régionales.
En 2011, l’ambassadrice des États-Unis à Lima, Rose Likins, n’avait guère opté pour la discrétion, dans sa campagne en faveur de la fille de l’ancien président Alberto Fujimori, tenant d’un ultralibéralisme autoritaire. La candidate, elle, avait enrôlé comme conseiller l’ex-maire républicain de New York Rudy Giuliani et des cercles ultraconservateurs lui manifestaient bruyamment leur appui depuis Miami.
Le basculement politique en cours au Pérou constitue un revers pour Washington, comme pour les élites pro-américaines qui détiennent dans le pays les leviers du pouvoir économique et politique. C’est que le pays occupe, avec la Colombie, une position stratégique clé dans le dispositif d’influence des États-Unis en Amérique du Sud.
Sur le terrain économique, d’abord, avec la volonté résolue de contrer la montée en puissance de la Chine sur la façade pacifique. Pékin s’est déjà hissé au rang de premier partenaire commercial de Lima, une escale des nouvelles routes de la soie, avec le projet d’une ligne ferroviaire devant relier les deux océans, via le Pérou et le Brésil. Les deux puissances rivales se disputent aussi, dans la région, un accès privilégié aux ressources minérales et énergétiques. « Le Pérou affiche une gestion saine et prévisible de son économie fondée sur les principes du marché libre. Notre accord commercial bilatéral constitue la base d’une relation commerciale libre, équitable et réciproque, et le Pérou reste une destination importante pour les États-Unis en termes de commerce et d’investissement. Face à la concurrence croissante dans la région, les États-Unis cherchent à consolider leur position de partenaire commercial de choix au Pérou, tout en augmentant leurs avantages », résume un mémento du département d’État.
Sur le plan de la politique régionale, le Pérou, qui a noué avec les États-Unis une solide coopération militaire, est devenu, ces dernières années, l’un des pivots de l’offensive de Washington contre les « pays préoccupants », entendre le Venezuela. Point d’orgue de cette stratégie, la création sous l’impulsion de l’administration Trump, le 8 août 2017, du Groupe de Lima, conclave de pays dirigés par des gouvernements ultraconservateurs décidés, selon les termes de la diplomatie américaine, à promouvoir une « résolution pacifique de la crise au Venezuela, un objectif qui s’aligne sur la vision de la stratégie de sécurité nationale pour faire progresser l’influence américaine en faveur des nations souveraines qui coexistent dans la prospérité, la liberté et la paix ». « En soutenant les institutions démocratiques à l’intérieur et au-delà de ses frontières, le Pérou projette un rôle positif dans l’hémi sphère et les organismes internationaux. Cela façonne finalement un hémisphère réceptif aux États-Unis », estime-t-on à Washington. L’alternance n’a pas fondamentalement bouleversé cette ligne : le 2 mai dernier, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lors d’une conversation téléphonique, le secrétaire d’État états-unien, Antony Blinken, et le ministre péruvien des Affaires étrangères, Allan Wagner, « ont convenu de l’importance de collaborer pour restaurer la démocratie et la stabilité économique au Venezuela ». Tout au long de la campagne, Pedro Castillo a été désigné comme un « chaviste », un « communiste », un « terroriste », un dictateur en puissance, prêt à mener le Pérou à la ruine économique. « Nous ne sommes pas des terroristes. Nous sommes des travailleurs ordinaires », répond l’instituteur, qui plaide pour une révolution éducative consacrant 10 % du PIB à l’accès gratuit de tous à l’école et à l’université. La diabolisation du candidat de gauche, les attaques idéologiques dont il est la cible, l’hostilité de Washington n’auront pourtant pas endigué la mobilisation, autour de lui, de populations indigènes et paysannes exclues du mirage libéral et de la participation politique.
Réunion avec l'A.D.A.P.E.I ce mercredi 9 juin à Sainte-Seve. 2 h de discussion approfondie et sereine sur les attentes de l'association qui regroupe des parents et amis d'handicapés mentaux et qui défend leurs droits, une association représentative dans le Finistère d'un millier de familles et qui travaille aussi bien avec la MDPH qu'avec le Département. Nous avons eu de très bons échanges avec François Cueff, Jean-Noel Holder, Christine Grolleau, Roland Painchaud, sur les parcours de parents d'enfants handicapés et souffrant de troubles psychiques, le manque de structures d'accueil, notamment pour les adultes handicapés, la difficulté du montage des dossiers et des contraintes administratives, les relations avec la MDPH et les délais de traitement des dossiers, le département, l'ARS. Le dernier schéma départemental du handicap réalisé en concertation avec les familles avait satisfait l'association dans sa dimension participative. Seulement, les moyens d'accueil manquent encore et le nombre de places ne répond pas aux besoins. Nous serons des élus tout a fait conscients de la question prioritaire de l'accompagnement des handicaps et des familles d'enfants et d'adultes handicapes, une compétence essentielle des départements même s'ils ne l'ont pas à eux seuls et ont des leviers financiers plus limités que les besoins qui se font sentir. Il y a également urgence pour que l'état déploie de vrais moyens pour l'accueil et l'accompagnement des handicapés. 81 560 Finisteriens ont un dossier à la MDPH. Entre 2015 et 2020, le budget finistérien consacré au handicap a augmenté de 15 millions d'euros et 4119 places sont financés aujourd'hui par le conseil départemental du Finistère.
12 juin, marchons pour les droits et les libertés, pour une République sociale et démocratique.
Rassemblements le 12 juin dans le Finistère (non restrictif):
à 11h00 à Brest place de la Liberté,
à 11h00 à Morlaix place Puyo,
appel pour le secteur de Carhaix à se rendre à 11h30 place du général de Gaulle à Rostrenen
....
Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.
Exploitant les peurs qu'a aggravées l'épidémie de Covid-19, les replis que provoquent les licenciements et la précarité, les divisions d'une société que ravagent les reculs de la République et la casse des services publics, l'insécurité qui mine le vivre-ensemble et le terrorisme islamiste qui endeuille régulièrement la nation, le pouvoir macronien et la droite se livrent une surenchère calamiteuse avec l'extrême droite. Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en concentrant toujours plus les pouvoirs institutionnels et économiques, en criminalisant les militant·e·s syndicaux et associatifs et en alimentant les assignations identitaires qui favorisent le racisme et l'antisémitisme, la stigmatisation de secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.
Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français. Ainsi, sont épargnés ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d'euros sur la seule dernière année. Et pour qu'ils continuent d'accumuler des profits, ils s'en prennent aux droits des privé·e·s d'emploi avec la réforme de l'assurance-chômage, aux droits de tou·te·s les salarié·e·s, affaiblissent la culture si essentielle à l'émancipation de chacun·e, intensifient leurs attaques contre de grandes conquêtes populaires, creusent les inégalités, à commencer par les inégalités femmes-hommes.
À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l'extrême droite depuis de nombreuses années, c'est elle qui en profite et c'est la démocratie que l'on met en péril. Au point que des généraux en retraite et des appels fascisants puissent aujourd'hui en appeler à la remise en ordre musclée de la France par une intervention de l'armée.
Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d'emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux.
Pour mettre en échec leur offensive contre les libertés et les droits sociaux, le Parti communiste français appelle les forces de gauche et le mouvement social, tou·te·s les progressistes, à engager la contre-offensive pour répondre véritablement aux problèmes du pays.
Oui, nos concitoyennes et concitoyens ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte. Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l'objet d'un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers. Et il faut simultanément s'attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités, entretiennent les discriminations et le racisme pour tirer les droits de toutes et tous vers le bas.
Ainsi, le combat pour la sécurité et la tranquillité publique est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l'entreprise. Il est inséparable d'une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail. C'est le sens de la mobilisation des communistes pour défendre les principes aujourd’hui menacés de la République, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.
Il est plus que temps de s'attaquer au chômage, à la précarité, aux salaires indignes de celles et ceux qui produisent les richesses du pays, à l'austérité, au démantèlement de nos services publics, à l'affaiblissement de l'école publique, à la ghettoïsation des quartiers populaires, au recul de notre souveraineté industrielle ou sanitaire, à l'abaissement de la citoyenneté. Cela implique une autre utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises et de nouveaux droits d'intervention de la cité à l'entreprise des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.
Pour balayer les manœuvres de diversion qui visent à faire oublier l'essentiel au pays, ce sont ces questions que les communistes ont l'ambition de remettre au centre du débat public.
La République doit être synonyme de sécurisation de toutes les dimensions et de tous les âges de la vie.
C'est sur ces bases que le PCF appelle à participer à la journée de manifestations du 12 juin en faveur des libertés.Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.
Exploitant les peurs qu'a aggravées l'épidémie de Covid-19, les replis que provoquent les licenciements et la précarité, les divisions d'une société que ravagent les reculs de la République et la casse des services publics, l'insécurité qui mine le vivre-ensemble et le terrorisme islamiste qui endeuille régulièrement la nation, le pouvoir macronien et la droite se livrent une surenchère calamiteuse avec l'extrême droite. Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en concentrant toujours plus les pouvoirs institutionnels et économiques, en criminalisant les militant·e·s syndicaux et associatifs et en alimentant les assignations identitaires qui favorisent le racisme et l'antisémitisme, la stigmatisation de secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.
Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français. Ainsi, sont épargnés ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d'euros sur la seule dernière année. Et pour qu'ils continuent d'accumuler des profits, ils s'en prennent aux droits des privé·e·s d'emploi avec la réforme de l'assurance-chômage, aux droits de tou·te·s les salarié·e·s, affaiblissent la culture si essentielle à l'émancipation de chacun·e, intensifient leurs attaques contre de grandes conquêtes populaires, creusent les inégalités, à commencer par les inégalités femmes-hommes.
À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l'extrême droite depuis de nombreuses années, c'est elle qui en profite et c'est la démocratie que l'on met en péril. Au point que des généraux en retraite et des appels fascisants puissent aujourd'hui en appeler à la remise en ordre musclée de la France par une intervention de l'armée.
Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d'emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux.
Pour mettre en échec leur offensive contre les libertés et les droits sociaux, le Parti communiste français appelle les forces de gauche et le mouvement social, tou·te·s les progressistes, à engager la contre-offensive pour répondre véritablement aux problèmes du pays.
Oui, nos concitoyennes et concitoyens ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte. Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l'objet d'un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers. Et il faut simultanément s'attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités, entretiennent les discriminations et le racisme pour tirer les droits de toutes et tous vers le bas.
Ainsi, le combat pour la sécurité et la tranquillité publique est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l'entreprise. Il est inséparable d'une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail. C'est le sens de la mobilisation des communistes pour défendre les principes aujourd’hui menacés de la République, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.
Il est plus que temps de s'attaquer au chômage, à la précarité, aux salaires indignes de celles et ceux qui produisent les richesses du pays, à l'austérité, au démantèlement de nos services publics, à l'affaiblissement de l'école publique, à la ghettoïsation des quartiers populaires, au recul de notre souveraineté industrielle ou sanitaire, à l'abaissement de la citoyenneté. Cela implique une autre utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises et de nouveaux droits d'intervention de la cité à l'entreprise des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.
Pour balayer les manœuvres de diversion qui visent à faire oublier l'essentiel au pays, ce sont ces questions que les communistes ont l'ambition de remettre au centre du débat public.
La République doit être synonyme de sécurisation de toutes les dimensions et de tous les âges de la vie.
C'est sur ces bases que le PCF appelle à participer à la journée de manifestations du 12 juin en faveur des libertés.
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C’est une alerte que nous lançons aujourd’hui dans ces colonnes. Une alerte sur le climat politique d’une extrême dangerosité qui règne depuis quelques mois, aboutissement d’une prétendue « dédiabolisation » d’un parti d’extrême droite dont les représentants et les complices les plus zélés ont leur rond de serviette dans les médias. Le climat des derniers jours, avec la diffusion d’une vidéo insoutenable d’un « ami » d’Éric Zemmour appelant au meurtre de militants communistes et insoumis, puis la gifle infligée mardi au président de la République par ce qui semble être un militant royaliste, marque un basculement très inquiétant pour notre démocratie.
Ce terrorisme d’extrême droite à ciel ouvert, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, est donc prêt à passer à l’acte. Sans que cela n’émeuve outre mesure les grands démocrates autoproclamés de notre pays, à en lire certains de nos confrères. Pire, par la voix de Raphaël Enthoven, idiot utile de Marine Le Pen, on apprend que Jean-Luc Mélenchon serait plus dangereux que la candidate d’extrême droite… « Trump plutôt que Chavez », écrit le prétendu philosophe dans une version 2.0 du « Plutôt Hitler que le Front populaire ». Déjà, en octobre, le mot « collabo » avait été tagué par un groupuscule d’extrême droite en lettres rouges sur le siège du PCF, souillant la mémoire des résistants et victimes du nazisme.
Oui, le fond de l’air est brun, et le confusionnisme dans lequel baigne le débat public ne va pas aider à le dissiper. Dans un tel climat, chacun doit mesurer la portée de ses paroles. Chaque concession au logiciel idéologique de l’extrême droite est une munition supplémentaire donnée à Marine Le Pen. Emmanuel Macron porte une responsabilité majeure en enfermant le débat public dans son duel mortifère avec le RN. À force de jouer avec le feu, plus que le danger pour le président lui-même de s’y brûler les ailes, c’est la démocratie qui risque de se consumer. Notre journal s’est associé à la marche du 12 juin pour les libertés et contre l’extrême droite. Ces derniers événements renforcent notre détermination.
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