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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:33
Guy Pennec, Joëlle Huon, Pierre Le Goff et Nathalie Bernard, ici à l’ancienne école du Kermeur, à Plougonven. | OUEST-FRANCE

Guy Pennec, Joëlle Huon, Pierre Le Goff et Nathalie Bernard, ici à l’ancienne école du Kermeur, à Plougonven. | OUEST-FRANCE

Avec le soutien des communistes du canton de Plouigneau, notamment de Roger Héré et de Jeremy Guimaëc, adjoints à Plouigneau et Guimaëc, qui seront délégués de liste "Finistère et Solidaires" dans leurs communes respectives. Pour que le département du Finistère reste à gauche. 

 

Ouest-France

Départementales. Finistère et solidaires présente ses candidats pour le canton de Plouigneau

Joëlle Huon, maire de Plouigneau et Pierre Le Goff, maire de Guimaëc, sont les candidats pour le canton de Plouigneau (Finistère) aux élections départementales du 20 et 27 juin 2021.

« Notre engagement, c’est la solidarité. Nous voulons apporter de l’humain dans les territoires » , explique Joëlle Huon, maire et vice-présidente du conseil départemental en charge du pays de Morlaix depuis 2011.

Avec Pierre Le Goff, maire de Guimaëc, elle rappelle que le conseil départemental « est présent à tous les âges de la vie avec la protection maternelle et infantile ; l’enfance, les collèges ; le logement ; l’accompagnement des familles, des personnes âgées, en situation de handicap, en recherche d’emploi ; et aussi sport, culture, lien social. 60 % du budget est ainsi consacré à la solidarité à tous les niveaux. »

« Répondre aux grands défis »

Le duo promet de « s’engager à répondre aux grands défis : placer l’environnement au cœur de nos actions, défendre les services publics, créer les conditions d’une offre éducative et culturelle, garantissant l’égalité des chances et un internet accessible à tous. Ensemble, main dans la main, nous voulons construire un Finistère fort de l’engagement de chacun, équitable, solidaire, humain ».

Joëlle Huon, agricultrice en conversion bio et ancienne porte-parole de la confédération paysanne du Finistère, est maire depuis 2020. Elle était conseillère municipale depuis 2010. Pierre Le Goff est maire depuis 2016 et conseiller délégué aux travaux de Morlaix communauté.

Du côté des suppléants, Guy Pennec, ouvrier à la retraite, est maire de Plourin-lès-Morlaix depuis 2014. Il est également vice-président de Morlaix communauté en charge l’eau et l’assainissement et la biodiversité.

Nathalie Bernard, commerçante, est maire de Plougasnou depuis 2014 et vice-présidente de Morlaix communauté chargée du tourisme.

Leurs soutiens sont Marylise Lebranchu, ancienne ministre ; Jean-Luc Fichet, sénateur ; Gwénégan Bui, conseiller régional ; Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix et président de Morlaix communauté et Renaud de Clermont-Tonnerre, maire de Plouégat-Guerrand.

https://www.ouest-france.fr/elections/departementales/departementales-finistere-et-solidaires-presente-ses-candidats-pour-le-canton-de-plouigneau-650c642a-b288-11eb-9c34-0193c1ebe46a

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:30
Pour Eau et Rivières, le problème des nitrates dans l’eau n’est pas réglé en Bretagne, comme le montre le phénomène des marées d’algues vertes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Pour Eau et Rivières, le problème des nitrates dans l’eau n’est pas réglé en Bretagne, comme le montre le phénomène des marées d’algues vertes. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ouest-France

Algues vertes : pétition d’Eau et Rivières

L’association Eau et Rivières de Bretagne a lancé, ce mercredi 12 mai, une grande campagne d’opinion sur le phénomène des algues vertes.

Eau et Rivières de Bretagne s’invite dans le débat électoral des régionales. L’association environnementale a lancé, ce mercedi12 mai, une grande campagne d’opinion sur le phénomène des algues vertes. Comme depuis 40 ans, cette année encore les algues vertes envahissent nos plages avec des conséquences dévastatrices pour notre environnement, notre santé et l’économie bretonne , écrit l’association dans un communiqué.

Première action : une pétition, déjà relayée par une centaine de personnalités. Parmi elles, le musicien Alan Stivell, l’ex-entraîneur de football Christian Gourcuff, l’autrice de la BD Algues vertes Inès Léraud, l’agriculteur retraité André Pochon ou encore l’urgentiste Pierre Philippe, qui a alerté sur le risque sanitaire lié à la prolifération des algues vertes.

La pétition doit rester en ligne jusqu’au 12 septembre. C’est la première fois qu’Eau et Rivières a recours à ce mode d’action.

Nous voulons que les différents candidats abordent la question des algues vertes et s’expliquent sur leurs intentions vis-à-vis de l’agriculture,indique Arnaud Clugery, le directeur d’Eau et Rivières de Bretagne. Puis qu’à partir de septembre, les nouvelles équipes régionales et l’État prennent les bonnes mesures. »

Pour l’association, la pollution des milieux naturels par les nitrates d’origine agricole reste une réalité impossible à nier. Certes, la France est sortie du contentieux européen sur les eaux brutes. Mais cela ne concerne que l’eau potable. Les marées vertes montrent que le problème environnemental et écologique n’est pas réglé.

Ainsi, Eau et Rivières constate que les concentrations de nitrates dans l’eau ne diminuent plus depuis 2015 en Bretagne, après vingt-cinq ans de décroissance.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/algues-vertes-petition-d-eau-et-rivieres-c471c114-b330-11eb-936a-8b56d4eb2d1d

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:25
Nicole Avril (Action chrétienne contre la torture), Loïc Digaire (Utopistes en action), Élizabeth Bégard (Pays de Morlaix Solidarité Migrants), Gilles Binet (EMAL29), Geneviève Maout (Amnesty International) et Irène Philip (Ligue des Droits de l’Homme). | OUEST-FRANCE

Nicole Avril (Action chrétienne contre la torture), Loïc Digaire (Utopistes en action), Élizabeth Bégard (Pays de Morlaix Solidarité Migrants), Gilles Binet (EMAL29), Geneviève Maout (Amnesty International) et Irène Philip (Ligue des Droits de l’Homme). | OUEST-FRANCE

Ouest-France

Morlaix. Une nouvelle association pour aider des personnes à se loger

Afin de venir en aide à ceux qui n’ont pas obtenu le droit d’asile, une nouvelle association a vu le jour à Morlaix (Finistère). Une solution pour permettre de loger des personnes dans des lieux décents.

Une nouvelle association qui permet de trouver une solution d’hébergement pour des personnes dans le besoin s’est créée à Morlaix (Finistère). Les membres de 100 pour 1 toit nous présentent leurs objectifs.

Pourquoi avoir créé une telle association ?

« L’hiver dernier, nous avons eu connaissance de familles et de personnes seules exilées sans solution de logement, ni ressources, et en situation critique », indiquent les membres de 100 pour 1 toit Morlaix Co, une toute nouvelle association formée par plusieurs associations locales sensibles à ces situations comme Pays de Morlaix solidarité migrants, la Ligue des droits de l’Homme, Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture, Utopistes en action, Emal29 ou encore Amnesty International. Des personnes se retrouvent à la rue du jour au lendemain : « Il faut trouver une solution d’hébergement leur permettant d’attendre les recours juridiques. Nous nous sommes dit qu’il fallait faire quelque chose, notre association a vocation à questionner toutes les communes de Morlaix communauté. »

Quel est le principe de 100 pour 1 toit Morlaix Co ?

L’association est axée sur des actions de recherche de logements et de financement participatif par les adhésions, 5 € par an. On peut aussi verser 5 € par mois et financer ainsi un loyer, c’est le principe de base.

« Il faut que les particuliers et les bailleurs sociaux viennent vers nous s’ils ont des appartements à louer. » C’est l’association qui sera le titulaire et le garant du bail. Ce dispositif est national, les donateurs peuvent déduire une partie de leurs dons de leurs impôts.

Quelle est sa philosophie ?

Les membres de 100 pour 1 toit Morlaix Co veulent aider toute personne ou famille privée d’accès à ses droits fondamentaux tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par la France. « Nous nous engageons d’aider toute personne à accéder à ses droits fondamentaux (se nourrir, se loger, se soigner, s’éduquer), et à construire avec elle, un projet de vie. Pour ce faire, nous avons besoin de forces nouvelles pour accompagner des personnes chez un médecin, une famille au Resto du cœur, inscrire les enfants à l’école… Il n’y a pas de petits actes. »

Y a-t-il des demandeurs ?

« Nous connaissons déjà des familles qui sont en urgence d’être relogées, d’autres personnes sont hébergées chez des habitants de la région, mais ce n’est pas viable sur le long terme. » Une équipe travaille sur la recherche de logements.

Contacts : 100pour1toitmorlaixco@laposte.fr – tél. 06 56 85 77 26 – site : 100pour1toitmorlaixco.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-nouvelle-association-pour-aider-des-personnes-a-se-loger-40c9cfe8-b405-11eb-bc9d-c117c10e7e85

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:20
Communiqué de l’AFPS - L’indispensable solidarité avec le peuple palestinien doit pouvoir s’exprimer en France
 
Vendredi 14 mai 2021

Communiqué de l’AFPS

L’indispensable solidarité avec le peuple palestinien doit pouvoir s’exprimer en France

Le gouvernement français vient de passer un cap. Alors que la population palestinienne de Gaza subit la terreur et les destructions des bombardements par Israël, et que les victimes se comptent par dizaines dont de nombreux enfants, le gouvernement français n’a toujours pas condamné ces bombardements aveugles ni la nécessité de protéger la population palestinienne. Et maintenant c’est l’expression de la solidarité à l’égard du peuple palestinien qu’il a décidé de faire taire.

Mercredi 12 mai le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) était mis en garde à vue suite à l’interdiction d’un rassemblement à Paris.

Le 13 mai le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir faire interdire toutes les manifestations en solidarité avec le peuple palestinien à Paris le samedi 15 mai.

Depuis des semaines, l’armée d’occupation harcèle les Palestiniens de Jérusalem. Cette même armée a pénétré dans les lieux saints (jusqu’à l’intérieur de la mosquée d’Al Aqsa) pour y tirer sur les fidèles. Elle a assuré la protection de centaines de militants racistes criant « mort aux arabes » à Jérusalem. Elle protège les colons armés qui agressent les Palestiniens menacés d’expulsion dans le quartier de Sheikh Jarrah et de Silwan. En Cisjordanie la répression s’abat aussi sur la population : 10 morts ce 14 mai, assassinés par l’occupant. Les Palestiniens d’Israël quant à eux paient le prix d’un racisme institutionnel enraciné dans la société israélienne.

Ces faits n’ont suscité aucune condamnation de la France qui continue de renvoyer dos à dos l’oppresseur et l’opprimé, l’occupant et l’occupé. Cela ne fait qu’accroître la colère et la révolte.

L’AFPS est scandalisée par cette nouvelle décision du préfet de Paris sous ordre d’un ministre de l’Intérieur qui justifie cette interdiction par des supposés troubles à l’ordre public. Elle soutient le référé qui a été déposé contre l’interdiction de manifester. Ce sont les interdictions qui créent les troubles à l’ordre public et non l’inverse. Monsieur Darmanin joue les pyromanes. Il portera la responsabilité des dérapages qui pourraient advenir suite à cette interdiction.

Le 14 mai le ministre Darmanin en rajoute dans l’outrance laissant entendre que les manifestations en solidarité avec le peuple palestinien sont des manifestations antisémites. C’est scandaleux et indigne. Nous avons le droit de contester le régime israélien d’oppression et de domination sans être insultés et muselés. Nous avons le devoir de dénoncer les violations du droit international. La France a déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour entrave à la liberté d’expression. Ces violations doivent cesser.

L’émotion est très forte et l’indignation doit pouvoir s’exprimer dans un cadre organisé. Réprimer systématiquement toute expression de solidarité à Paris voire dans d’autres villes est une tendance extrêmement dangereuse. Dans de nombreuses villes de France des manifestations se sont tenues depuis une semaines à l’appel de collectifs d’organisations. Toutes se sont passées sans le moindre incident. Des dizaines de rassemblements sont programmés samedi 15 mai. La solidarité avec le peuple palestinien s’exprimera malgré les défenseurs inconditionnels d’un État criminel.

Nous allons avec nos partenaires prendre des initiatives pour que le droit à manifester notre solidarité avec le peuple palestinien à Paris et partout en France soit restauré.

Le Bureau National de l’AFPS
Le 14 mai 2021

https://www.france-palestine.org/L-indispensable-solidarite-avec-le-peuple-palestinien-doit-pouvoir-s-exprimer

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 06:12
En Israël, Netanyahou et l’extrême droite se déchaînent sur les Palestiniens - Pierre Barbancey dans l'Humanité de vendredi 14 mai
En Israël, Netanyahou et l’extrême droite se déchaînent sur les Palestiniens
Pierre Barbancey dans l'Humanité de vendredi 14 mai
 
Des groupes juifs racistes attaquent les Arabes dans plusieurs villes israéliennes. En marge des bombardements sur Gaza, des préparatifs d’une invasion terrestre s’accéléraient jeudi, tandis que le Hamas maintenait les tirs de roquettes sur Israël.
Le lynchage en direct d’un Palestinien par un groupe d’extrême droite, dans une petite localité du sud de Tel-Aviv, a jeté l’effroi dans le monde entier. Les signes avant-coureurs étaient là. Les rassemblements de protestation qui se sont déroulés dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, pour empêcher l’expulsion de dizaines de familles palestiniennes n’ont pas mobilisé uniquement les habitants de la partie occupée de la ville. De nombreux Arabes israéliens, c’est-à-dire les Palestiniens vivant en Israël depuis 1948, musulmans et chrétiens, sont venus manifester directement sur place ou ont participé à des marches à Haïfa et à Tibériade tout autant qu’à Nazareth ou Saint-Jean-d’Acre. Jérusalem-Est devenue le symbole de l’occupation et de son corollaire, la colonisation.
Un Arabe israélien tué d’une balle dans le dos à Lod
Parallèlement, dopée par les discours de Benyamin Netanyahou et son score lors des dernières élections législatives, l’extrême droite israélienne est venue s’affronter directement aux Palestiniens avec à sa tête le député raciste Itamar Ben Gvir. Des ratonnades ont été déclenchées aux cris de « Mort aux Arabes ». De Cheikh Jarrah, cette extrême droite s’est ensuite déplacée dans les villes à majorité arabe dans un évident geste de provocation en cherchant l’affrontement armé.
C’est exactement ce qui s’est produit. Un Arabe israélien a été tué d’une balle dans le dos à Lod, la veille du lynchage. Les fascistes israéliens ont montré de quoi ils étaient capables. Il ne s’agit pas de faits isolés. Ils bénéficient de la mansuétude, voire de l’encouragement du gouvernement – toujours dirigé par Benyamin Netanyahou – et même du président israélien, Reuven Rivlin. Celui-ci, membre du Likoud et souvent présenté abusivement comme modéré, a cru bon dénoncer des « pogroms » et a vu des « foules arabes assoiffées de sang ». De quoi déclencher les pires réflexes. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Amir Ohana, y est allé aussi de son couplet en soutenant ceux qui ont tiré à balles réelles sur les manifestants arabes en expliquant benoîtement : « Les civils qui portent des armes aident les autorités à neutraliser immédiatement tout danger et toute menace. »
L’envoi de renforts« massifs » dans les villes mixtes israéliennes
Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a ordonné jeudi l’envoi de renforts « massifs » pour les forces de sécurité dans les villes mixtes israéliennes en annonçant le rappel de dix compagnies de gardes-frontières opérant d’habitude en Cisjordanie occupée. Des gardes-frontières connus pour leur violence à l’égard des Palestiniens et dont on entrevoit l’utilisation qui en sera faite ces prochains jours.
 
La coalition Hadash, qui rassemble des juifs et des Arabes et à laquelle participe le Parti communiste israélien, a exprimé son opposition à ces violences. « Dans une tentative désespérée pour se maintenir au pouvoir, Netanyahou nous entraîne dans une guerre dangereuse qui va faire des ravages sur les deux peuples. La guerre ne fera qu’apporter plus de meurtres, de souffrances et de douleurs. Nous exigeons la fin de l’escalade. Nous exigeons la fin de l’incendie. Nous exigeons la seule solution à la situation : la fin de l’occupation, la fin du siège de Gaza et la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël dont la capitale est Jérusalem-Est. »
 
Une invasion terrestre envisagée
 
De son côté, le député communiste Ayman Odeh a également appelé les Arabo-Palestiniens d’Israël à s’abstenir d’actes de violence. « Nous sommes préoccupés par la détérioration de la rue, dit-il. Nous nous opposons à toute attaque contre des civils innocents qui doivent être tenus à l’extérieur du conflit. Nous avons averti Netanyahou à maintes reprises qu’il pourrait enflammer toute la région afin de préserver son pouvoir et maintenant nous voyons le résultat de ses actions. »
 
Des actions terribles qui s’amplifient. Sous prétexte de répliquer aux tirs de roquettes en provenance de Gaza et de viser les installations militaires du Hamas, l’aviation israélienne s’est déchaînée, opérant plus de 600 sorties en trois jours. C’est un véritable massacre. Plus de 80 personnes, des civils pour la plupart, ont été tuées côté palestinien et sept en Israël.
Tandis que les tirs d’artillerie se multipliaient en direction de l’enclave palestinienne, contrôlée par les islamistes du Hamas, des chars et d’autres véhicules blindés se sont massés le long de la barrière frontalière séparant Gaza d’Israël. « Nous sommes prêts et nous continuons à nous préparer à différents scénarios », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus, précisant qu’une invasion terrestre était « un des scénarios ». En réalité, Israël n’a jamais cessé d’attaquer Gaza, même lorsque aucune roquette n’était tirée. Les Marches du retour, organisées chaque semaine dans le territoire palestinien, ont été l’occasion pour l’armée israélienne de blesser et tuer de nombreux Palestiniens. La dernière offensive massive, en 2014, s’était soldée par plus de 2 200 morts dans la bande de Gaza.
« Cela prendra du temps (…) mais nous allons restaurer la quiétude en Israël », a averti Benyamin Netanyahou, qui s’est rendu jeudi sur le site d’une batterie du bouclier antimissile Dôme de fer, dans le centre du pays. Aucune mesure de rétorsion n’étant envisagée pour le contraindre à cesser les bombardements, il sait qu’il dispose encore de plusieurs jours pour frapper Gaza. Joe Biden, qui l’a appelé, lui a redit qu’Israël avait le droit de se défendre. Mais de l’occupation et de la colonisation, raisons de la colère palestinienne, les deux hommes n’ont pas parlé.
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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 05:59
Rassemblement de soutien aux Palestiniens - Samedi 15 mai 2021 à 10h 30 SQUARE DE LA RESISTANCE à MORLAIX VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX !
Un appel de L'AFPS du Pays de Morlaix et de nombreuses associations est lancé pour manifester notre solidarité avec le peuple palestinien
SAMEDI 15 MAI 2021
(jour anniversaire de la Nakba de 1948)
a 10h 30 SQUARE DE LA RESISTANCE à MORLAIX
l'appel lancé par l'Afps du Pays de Morlaix a d'ores et déjà reçu le soutien de: LDH, Amnesty International, CCFD-Terre Solidaire, Association Morlaix/Wavel, ACAT, PS, PCF, Génération's, France Insoumise, EELV, Ensemble, UDB, Gauche indépendantiste, NPA, Lutte Ouvrière, UL-CGT, UL-Solidaires...
La situation subie par le peuple palestinien est dramatique.
A Jérusalem, en Cisjordanie ou à Gaza, l'occupant israélien amplifie sa politique d'apartheid et réprime la population palestinienne. Les bombardements sur Gaza s'intensifient, 70 morts annoncés ce jeudi matin.
Pour dire NON aux expulsions et destructions de maisons dans les quartiers palestiniens de Jérusalem Est !
Pour dire NON aux provocations et aux actes racistes des suprémacistes israéliens dans la vielle ville de Jérusalem !
Pour dire NON aux massacres à Gaza !
Pour le respect par Israël du droit international et la fin de l'occupation !
Pour interpeller le gouvernement français sur son absence de soutien au peuple palestinien !
Pour manifester notre solidarité avec une Palestine libre !
 
Rassemblement Samedi 15 mai 2021
(jour anniversaire de la Nakba de 1948)
à 10h 30 SQUARE DE LA RESISTANCE à MORLAIX
VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX !
Rassemblement de soutien aux Palestiniens - Samedi 15 mai 2021 à 10h 30 SQUARE DE LA RESISTANCE à MORLAIX VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX !
Rassemblement de soutien aux Palestiniens - Samedi 15 mai 2021 à 10h 30 SQUARE DE LA RESISTANCE à MORLAIX VENEZ NOMBREUSES ET NOMBREUX !
[Urgence en Palestine 🚨]
Soyons nombreux·ses à participer au rassemblement en solidarité avec le peuple palestinien, à l'initiative de l'Association France Palestine Solidarité - Groupe local de Brest.
RDV le samedi 15 mai à 15h Place de la Liberté ✊

RAPPPEL: à Brest, ce samedi 15 mai à 15h, place de la liberté

POUR LA DEFENSE DU PEUPLE PALESTINIEN SOUMIS A UNE ATTAQUE MASSIVE DE L'ARMEE ISRAELIENNE A GAZA ET A DES EXPULSIONS A JERUSALEM. A l'appel de l'AFPS, avec Amnesty international, les Amis de l'Humanité, Attac, EELV Brest, Ensemble, la FI, la LDH, les Jeunes insoumis, le Mrap, le NPA, le PCF, le POID, Solidaires, l'UCL, l'UDB, l'UEP...

Et à Quimper:
Lundi 17 mai à 17h30 place Terre au Duc à Quimper
Pour la protection du peuple palestinien, pour la paix.
La section PCF du pays de Quimper appelle à participer au rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien lundi 17 mai à 17h30 place Terre au Duc à Quimper à l’initiative du groupe du pays de Cornouaille de l’AFPS.
Chaque jour qui passe, la situation en Palestine s’aggrave, la sinistre statistique des morts et des blessés palestiniens à Gaza, y compris des enfants, s’alourdit, les violations du droit international par le gouvernement d’extrême-droite israélien se multiplient, et la flambée de la haine et de la violence interpelle celles et ceux qui sont attachés à la paix, paix qui ne peut se fonder que sur la justice et la reconnaissance du droit des peuples.
Quelles perspectives laisse-t-on aux jeunes Palestiniens de Cisjordanie qui n’ont jamais connu d’autre horizon que l’occupation armée, la spoliation, le déni des droits les plus élémentaires, à ceux de Jérusalem-Est qui assistent à l’expulsion forcée de leurs familles au profit de colons israéliens, à ceux de Gaza enfermés dans une prison à ciel ouvert à la merci des bombes israéliennes, et même d’une intervention terrestre un moment envisagée, alors que la promesse d’un État palestinien, à côté de l’État d’Israël, s’éloigne de plus en plus malgré les engagements internationaux ?
Apartheid et discriminations s’étendent des deux côtés du mur de la honte construit par les dirigeants israéliens, et les Palestiniens d’Israël, déjà citoyens de seconde zone, se retrouvent aujourd’hui rejetés à la marge de leur pays devenu en 2018 « État-nation du peuple juif ».
Tous ceux qui s'emploient à transformer un conflit colonial entre puissance occupante et peuple privé de terre et de droits, au mépris de toutes les résolutions internationales, en conflit religieux, et même maintenant ethnique, jouent avec le feu.
En témoignent la montée du racisme, les déchaînements de l’extrême-droite israélienne, les lynchages.
C’est un dangereux engrenage qui se met en place, et personne n’en sortira indemne.
Seule une solution politique peut garantir une paix juste et durable, et permettre de construire un avenir pour tous les peuples de cette région du monde, c’est l’intérêt des Palestiniens comme des Israéliens.
L’attitude d’Emmanuel Macron, renvoyant dos à dos la puissance occupante et un peuple vivant sous occupation, avec la pression permanente d’une des armées les plus puissantes du monde, est indigne, comme l’est l’arrestation et la mise en garde à vue mercredi dernier, au sortir d’une entrevue officielle au ministère des Affaires étrangères, de Bertrand Heilbronn, 71 ans, président de l’AFPS.
Et quand le ministre Darmanin enjoint aux préfets d’interdire les manifestations de solidarité avec la Palestine, on peut s’interroger légitimement sur le but visé.
Le gouvernement de la France doit au contraire peser de tout son poids, conformément aux engagements internationaux de notre pays, pour arrêter l’escalade meurtrière, protéger le peuple palestinien et défendre ses droits, ouvrir la voie à un règlement politique juste et durable.
C’est le chemin de la paix pour tous ceux qui vivent sur cette terre, creuset de grandes civilisations.
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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 17:20

Directeur de l’Humanité ; député européen 2009-2019 ; membre de la commission chargée des relations avec la Palestine.

 

Il est de la responsabilité des États-Unis et de l’Union européenne de faire cesser immédiatement l’offensive meurtrière et criminelle contre les Palestiniens de Gaza. Seule l’action diplomatique résolue pourra également mettre fin aux contre-offensives du Hamas, qui, elles aussi, font des victimes civiles. Une nouvelle fois, les populations, les enfants de Gaza en paient le prix fort.

Il n’y a pas d’issue militaire au conflit. La mise à l’écart de l’OLP a ouvert la dangereuse voie des armes. C’est l’action politique des gouvernements et des peuples s’appuyant sur le droit international qui, seule, est porteuse de solutions. Il est de leur responsabilité de contraindre expressément le pouvoir israélien à respecter les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU. Pour moins que cela, les gouvernements occidentaux trouvent bien souvent les moyens d’appliquer des sanctions et des actes de boycott. Or, le premier ministre israélien, en quête de réélection, est laissé libre de faire monter les tensions et de déstabiliser toute une région dans des buts bassement électoralistes et sur le dos des populations civiles palestiniennes.

Quelle femme, quel homme raisonnable peut supporter ces images de fer et de feu sur Gaza, le vol des maisons de familles palestiniennes à Jérusalem, la chasse à l’Arabe, les ratonnades, et les lynchages dans les villes israéliennes, les vociférations racistes entonnées de plein cœur par une foule fanatisée ? Quel pays au monde bénéficie-t-il d’une impunité totale depuis cinquante-quatre années d’occupation et de viol du droit international ? Sans les mouvements de jeunes Palestiniens aux côtés de leurs parents, les expulsions menées par l’armée israélienne à Jérusalem, hier pourtant sanctifiée par un consensus international, se dérouleraient dans un silence plombant, tandis que chaque semaine depuis des mois des bombes israéliennes détruisent et tuent à Gaza. L’exaspération a été portée à son comble. En témoignent les mouvements spontanés inédits de la population arabe d’Israël. Il ne faut donc pas inverser les rôles, comme s’y complaisent médias et chancelleries occidentales. Ici, il y a un occupant et un peuple occupé privé de sa terre et d’un État.

Il y a bien un oppresseur et des opprimés : le processus d’apartheid et de colonisation s’accélère et s’amplifie, donnant quitus aux forces fanatisées de l’extrême droite israélienne qui, désormais, font ou défont les coalitions gouvernementales. C’était à prévoir : l’engrenage de la guerre et de la colonisation, huilé par les États-Unis de Donald Trump, renforce les éléments les plus radicaux et fascisants de la société israélienne tout en marginalisant les courageuses forces de progrès. Ces faiseurs de roi messianiques, racistes et colonialistes ont trouvé leur caution en la personne de Netanyahou, sinistre va-t-en guerre corrompu, adepte d’une conception ethnique et ségrégationniste de la nation digne des extrêmes droites continentales, qui ne lésinent d’ailleurs pas sur leur soutien envers le gouvernement israélien.

Cette fuite en avant n’est rendue possible que par la sidérante complaisance des États occidentaux avec le pouvoir israélien et ses relais d’extrême droite, dans un nouvel enchevêtrement géopolitique à l’œuvre depuis les scélérats accords d’association entre l’Union européenne et l’État d’Israël et, plus récemment, sous l’égide des États-Unis, les cyniques accords au parfum de dollar signés avec le Maroc, le Soudan, les Émirats arabes unis ou Bahreïn. Voilà qui explique le silence de la France et d’autres, qui équivaut à absoudre le gouvernement israélien d’exactions pourtant condamnées par le droit international. Le scandaleux renvoie dos à dos des responsabilités dont est désormais coutumier le Quai d’Orsay normalise dangereusement la politique ultra répressive et raciste d’Israël, tout en dégradant considérablement l’image de la France à travers le monde. Pire, le placement en garde à vue de Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité, et l’interdiction de la manifestation de solidarité organisée mercredi dernier à Paris témoignent d’une criminalisation inédite de la solidarité avec le peuple palestinien dans notre pays, hier moteur dans la recherche de la paix.

La mise en scène de la rivalité entre le Hamas et l’extrême droite israélienne permet ainsi d’évacuer les causes premières et fondamentales de la colère, à savoir le vol permanent des terres palestiniennes et la situation d’apartheid créée par Israël dans ses frontières depuis le vote de la loi « Israël, État-nation du peuple juif » en 2018, comme dans les territoires occupés. On peut toujours regretter la forme qu’a prise la résistance palestinienne, la confessionnalisation grandissante et désolante d’une lutte de libération nationale. Elle reste cependant la résistance d’un peuple délaissé, opprimé, spolié, emmuré, dont les parlementaires sont arrêtés et les militants enfermés dans les geôles de l’occupant comme l’est Marwan Barghouti. Ils n’ont d’autre choix que la lutte quotidienne. Il est de notre responsabilité d’amplifier la solidarité active pour trouver des solutions politiques. D’abord en interpellant nos gouvernements et l’Union européenne, mais aussi en réclamant encore une force de protection du peuple palestinien.

De puissants points d’appui existent. La saisine et l’enquête de la Cour pénale internationale pour commission de crimes de guerre par Israël, les deux rapports de l’ONG israélienne B’Tselem, celui de Human Rights Watch, la reconnaissance des actions « Boycott, désinvestissement, sanctions » comme formes non violentes de lutte.

L’action doit s’amplifier ici pour que la France demande la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, qu’elle suspende sa coopération militaire, et réengage le processus pour la reconnaissance de l’État de Palestine comme l’a déjà voté le Parlement le 2 décembre 2014.

Pourquoi n’envisagerait-on pas, en plus de nos actions quotidiennes, l’envoi, en Palestine et auprès des forces démocratiques israéliennes, de missions civiles d’observation et de protection du peuple palestinien ? Solidarité concrète avec la Palestine !

 

 

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 15:30

 

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 06:05
Bertrand Heilbronn, président de l'AFPS: On a l’impression que Darmanin veut créer des incidents (Médiapart, Justine Brabant, 13 mai 2021)
Bertrand Heilbronn: «On a l’impression que Darmanin veut créer des incidents»
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Face aux nombreux rassemblements de soutien aux Palestiniens qui s’organisent en France, l’exécutif emploie la méthode forte. Le ministre de l’Intérieur a demandé l’interdiction des manifestations prévues samedi. Mercredi, le président de l’Association France Palestine Solidarité, Bertrand Heilbronn, a été interpellé à la sortie d’un rendez-vous au ministère des affaires étrangères, pour organisation d’un rassemblement «interdit». Il revient pour Mediapart sur sa garde à vue.

a stratégie de l’exécutif se précise. Après l’invraisemblable arrestation, mercredi 12 mai, du président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) devant le Quai d’Orsay, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a fait savoir, jeudi 13 mai, qu’il avait demandé aux préfets l’interdiction des manifestations pour la Palestine prévues samedi, après une semaine de violences à Jérusalem et à Gaza.

Pour le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, interpellé mercredi après-midi puis libéré dans la nuit, la méthode dure choisie par l’exécutif marque une rupture et une volonté de faire taire « particulièrement grave ».

À l’issue d’un week-end de violences à Jérusalem et Gaza, votre organisation (l’AFPS) et le collectif dont elle fait partie commencent à réfléchir à l’organisation d’un rassemblement de soutien au peuple palestinien. Comment se passent les échanges avec la préfecture ?

Bertrand Heilbronn. Dans la journée de lundi, le Collectif [pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens – ndlr] a des échanges tout à fait habituels avec la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris.

Quand on sait qu’il y a une forte émotion dans le pays, il est très courant de leur dire : « On sait qu’il va sans doute y avoir un rassemblement. » C’est ce qu’on fait. Ce sont vraiment des négociations très classiques. Et étant président de l’association la plus impliquée du collectif, c’est moi qui suis le « négociateur », en quelque sorte.

 

Le lundi soir, nous avons une réunion du collectif au niveau national, et le lendemain matin je peux donc leur confirmer la tenue de ce rassemblement le mercredi. Le mardi en fin de matinée tombe d’abord une décision de « non prise en compte » de notre déclaration. Des députés du collectif se mobilisent alors et écrivent à la préfecture pour leur dire qu’il est vraiment important que ce rassemblement puisse se tenir.

Je rappelle la préfecture le mercredi matin, où l’on me répond que la décision n’a pas été prise, que le sujet est en cours de discussion au cabinet du préfet. Puis mercredi, à 13 heures [alors que le rassemblement devait se tenir à 15 heures – ndlr], l’arrêté d’interdiction tombe. Je leur dis que c’est irresponsable de leur part, que l’appel a déjà circulé partout sur les réseaux sociaux, que ça nous met dans une situation impossible, qu’on va prévenir nos adhérents mais qu’il faut quand même qu’on aille sur place.

Entre-temps, nous avions pris rendez-vous au ministère des affaires étrangères. L’idée était de discuter de notre inquiétude par rapport à la gravité de la situation et de la position de la France.

Le jour J, vous vous rendez à cet entretien au ministère des affaires étrangères et, fait inédit et rarissime, vous êtes arrêté à la sortie du Quai d’Orsay.

Oui. On va à cette sorte de non-rassemblement [où le collectif demande aux présents de rentrer chez eux – ndlr]. On attend notre rendez-vous au ministère, qui a lieu à 17 heures. J’échange avec les forces de l’ordre, à qui je dis que nous allons être reçus au Quai d’Orsay. Ils me demandent avec qui j’y vais, la liste de la délégation, appellent le ministère pour vérifier… C’est pointilleux mais habituel, et plutôt cordial.

Nous allons ensuite au ministère avec trois parlementaires (la députée PC Elsa Faucillon, la sénatrice EELV Raymonde Poncet, la députée France insoumise Sabine Rupin), le coordinateur du secteur international de la CGT Pierre Coutaz et Jean-Guy Greilsamer de l’Union juive française pour la paix. Deux policiers en civil nous escortent.

Nous sommes reçus par un conseiller du ministère, avec qui nous avons une conversation ferme mais courtoise. L’entretien dure 1 h 15, 1 h 30. Puis à 18 h 30, nous sortons ensemble du ministère. On voit des policiers à la sortie, on n’y prête pas particulièrement attention : on discute du rendez-vous et de ce qu’on va en faire. Puis tout d’un coup, trois policiers me prennent à part et me disent de les suivre : « Nous sommes là pour vous interpeller. »

Je suis placé en garde à vue au commissariat du VIIe arrondissement de Paris pour « organisation d’un rassemblement interdit ». Apparemment, la procédure du commissariat du VIIe est de menotter les gens sur un banc. On me menotte donc pendant cinq à dix minutes, en attendant que l’officier de police judiciaire me signifie ma garde à vue.

Je pense que l’intervention qu’il y a ensuite de partout [plusieurs communiqués et appels sont publiés dans la soirée – ndlr] fait que j’ai pu être entendu vers 23 h-23 h30 par une officière de police judiciaire. Peu après l’audition, on me signifie ma libération. Je suis libéré vers 0 h 15.

Quel est votre état d’esprit à la sortie ?

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est qu’on est dans une rupture complète des pratiques habituelles entre associations « responsables » et forces de l’ordre. Jusqu’à présent, il y avait toujours des relations courtoises.

Mais avec ce qui s’est passé mercredi, et avec les décisions de Gérald Darmanin aujourd’hui, on est dans une rupture. Il y a, pour moi, une volonté de faire taire l’ensemble de forces démocratiques, dont l’AFPS. C’est particulièrement grave.

L’un des arguments avancés par la préfecture est que votre rassemblement n’a pas été déclaré dans les délais légaux (trois jours avant)…

Cela arrive régulièrement d’obtenir une autorisation même si l’on est hors délai. En particulier dans les périodes de grande émotion, il y a une sorte de consensus sur le fait qu’il vaut mieux que les choses s’expriment dans cadre organisé, c’est très classique.

C’est pour cela que j’estime que l’on assiste à une rupture dans les relations entre les forces de police et les organisations, qui fait que me suis retrouvé en quelque sorte dans la position d’un négociateur qu’on arrête à l’issue d’une négociation…

L’arrêté d’interdiction mentionne le risque d’incidents autour de la manifestation.

Oui, le préfet parle de risques d’importation du conflit et risque d’incidents. On hallucine. En agissant comme ils l’ont fait, qui provoque le conflit ?

Plus généralement, la situation à la suite des déclarations de Gérald Darmanin est inquiétante, non seulement à Paris mais aussi ailleurs. D’après les quelques remontées que j’ai de nos groupes locaux, on a l’impression que les préfets reviennent sur leurs décisions [d’autoriser les manifestations de samedi 15 mai – ndlr] ou sur l’ampleur de ce qu’on peut organiser.

C’est quelque chose de grave. On a l’impression que Darmanin veut créer les incidents. Ceux qui crient à l’importation du conflit sont ceux qui les provoquent.

L’AFPS ira-t-elle manifester samedi, en dépit des interdictions ?

Nous réfléchissons avec nos partenaires sur la meilleure attitude à prendre face aux attaques aux libertés que constituent les directives de Gérald Darmanin. Il ne s’agit pas seulement d’y aller ou pas, mais aussi de voir comment les contester.

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 06:00
Jérusalem: des militants d’extrême droite israélienne exacerbent les tensions, les violences redoublent (Médiapart, Nejma Brahim, 13 mai 2021)
Jérusalem: des militants d’extrême droite israélienne exacerbent les tensions, les violences redoublent
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Mercredi soir, des militants de l’extrême droite israélienne ont manifesté à travers le pays, aggravant ainsi les tensions déjà fortes qui opposent manifestants palestiniens et police israélienne depuis lundi. En parallèle, l’escalade militaire s’est intensifiée entre l’armée israélienne et le Hamas, faisant 83 morts dont une journaliste et dix-sept enfants à Gaza et sept morts côté israélien.

es violences se sont intensifiées à Jérusalem, dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsque des militants de l’extrême droite israélienne ont décidé de manifester à travers le pays, provoquant des affrontements avec la police et des Arabes israéliens. Les images – choquantes – d’un homme présumé arabe, lynché par ces militants près de Tel-Aviv, ont été diffusées en direct sur la chaîne de télévision publique Kan, à une heure de grande écoute.

Elles montrent un homme agressé sur la promenade en bord de mer de Bat Yam, au sud de la métropole de Tel-Aviv. D’abord sorti de force de sa voiture, il est roué de coups par une dizaine de personnes, jusqu’à ce qu’il perde connaissance, rapporte l’Agence France-Presse (AFP). Selon celle-ci, les agresseurs ont justifié leur acte en prétextant que l’homme aurait tenté de foncer sur le rassemblement d’extrême droite, alors que les images laissent penser qu’il tentait au contraire d’y échapper.

En parallèle, depuis lundi, l’armée israélienne et le Hamas ont poursuivi leurs frappes aériennes et de tirs de roquettes. Sur la bande de Gaza, au 13 mai, 83 personnes dont 17 enfants ont été tuées. La journaliste palestinienne Reema Saad – enceinte de son troisième enfant – son mari et leurs deux enfants sont morts des suites d’une frappe israélienne dans la nuit de mardi à mercredi, rapporte l’organisation internationale Women in Journalism dans un tweet. Côté israélien, sept personnes ont perdu la vie.

Pour la première fois depuis le début des affrontements en cours, l’armée israélienne a annoncé ce jeudi une alerte à la roquette dans le nord du pays. Jusqu’ici, les tirs de roquettes lancés par le Hamas avaient visé le sud et le centre d’Israël. Selon l’AFP, tôt jeudi matin, les sirènes ont retenti à nouveau dans la métropole de Tel-Aviv, conduisant les habitants à se mettre à l’abri, mais aussi dans la vallée de Jezreel, en Galilée, au nord du pays.

Les quelque six cents tirs visant la bande de Gaza revendiqués par l’armée israélienne et la centaine de tirs de roquettes en direction de différentes villes d’Israël assumée par le Hamas (1 500 selon l’armée israélienne) ont conduit les autorités aéroportuaires à détourner, dès mercredi soir, tous les vols en direction de l’aéroport de Tel-Aviv jusqu’à nouvel ordre. Ce jeudi, le Hamas a affirmé avoir lancé une roquette d’une portée de 250 kilomètres en direction du second aéroport d’Israël, Ramon, près d’Eilat, et appelé les transporteurs aériens à « suspendre » tous leurs vols vers l’État hébreu, rapporte l’AFP.

Benny Gantz, ministre de la défense israélien, a par ailleurs ordonné un renforcement « massif » des forces de sécurité dans les villes mixtes, où cohabitent Juifs et Arabes, et le rappel de dix compagnies de gardes-frontières opérant habituellement en Cisjordanie occupée. « Nous sommes dans une situation d’urgence », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les affrontements entre manifestants palestiniens et policiers israéliens ont débuté lundi soir à Jérusalem, avec pour détonateur l’expulsion programmée de trois cents résidents du quartier de Sheikh Jarrah, dans la droite ligne de la politique de colonisation développée par Benyamin Netanyahou à Jérusalem-Est et en Cisjordanie depuis plusieurs années (lire ici notre analyse).

En réponse à l’escalade des violences à Jérusalem-Est et Gaza, Médecins du Monde a appelé la communauté internationale à « prendre des mesures urgentes » pour « pour protéger les Palestiniens de Jérusalem-Est occupée et de Gaza » et « mettre fin aux violations du droit international », condamnant la mort d’enfants lors des frappes aériennes sur Gaza.

« Les Palestiniens souffrent d’une occupation militaire perpétuelle et d’une action ciblée et prolongée visant à les expulser de leur terre et à les priver de leurs droits humains fondamentaux, y compris le droit à la santé », a expliqué le coordinateur général de Médecins du Monde France à Gaza, Willy Bergogne, pour qui « appeler à la désescalade n’est pas suffisant ». « La communauté internationale doit reconnaître et s’attaquer à la profonde inégalité de pouvoir, à l’usage excessif de la force, aux violations du droit international, et prendre des mesures claires et concrètes pour protéger les Palestiniens. »

Washington envoie un émissaire en Israël et dans les territoires palestiniens

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a réclamé une « désescalade urgente » et « exhorté » Israël et les Palestiniens à « faire preuve de retenue ». L’Union européenne a elle aussi appelé à un « arrêt immédiat » des violences par le biais du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Reconnaissant le « besoin légitime » d’Israël de protéger sa population civile (de même que l’Allemagne), ce dernier appelle à une réponse « proportionnée » et « une retenue maximale dans l’usage de la force ».

Mardi, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, a alerté sur une « guerre à grande échelle », alors que l'état-major n'exclut pas l’arrivée d’une troisième intifada. En France, les députés du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, dont Aurore Bergé, présidente du groupe, ont marqué leur soutien à Israël, sans un mot à l’égard des Palestiniens et des nombreux morts recensés à Gaza, dans un communiqué publié mercredi. « Nous refusons de rester silencieux et affirmons notre amitié et notre soutien indéfectible à l’État d’Israël face au terrorisme islamiste, déclarent-ils. Il n’est pas question ici de soutien politique à l’égard d’un gouvernement mais de l’affirmation du soutien à un pays ami et allié de la France. »

Le secrétaire d’État français aux affaires européennes, Clément Beaune, a quant à lui déclaré avoir besoin de l’engagement américain, reconnaissant, d’une certaine manière, l’impuissance de l’Union européenne – ou le manque de volonté d’agir ? – face au conflit israélo-palestinien qui n’a que trop duré. « Il est clair que ce sont eux [les États-Unis – ndlr] qui ont aujourd’hui encore les principaux leviers diplomatiques même si l’Europe doit être davantage présente. […] Il faut effectivement que Joe Biden et l’administration américaine, avec nous, soient impliqués », a-t-il affirmé sur France 2.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a annoncé, en plus de l’envoi d’un émissaire en Israël et dans les territoires palestiniens, avoir échangé avec le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas concernant la situation à Jérusalem et Gaza, insistant sur la nécessité de mettre fin aux tirs de roquettes et appelant à une désescalade de la violence. « Les Israéliens et Palestiniens méritent des mesures égales en termes de liberté, dignité, sécurité et prospérité », a-t-il souligné dans un tweet.

Mercredi, le président américain s’est exprimé pour la première fois depuis le début des affrontements, pressé par l’ampleur des violences, et a annoncé s’être entretenu avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, affirmant avoir l’espoir que les violences se tarissent « le plus rapidement possible », mais défendant le droit d’Israël « à se défendre quand on a des milliers de roquettes » qui s’abattent sur son territoire.

Aucune mention aux Palestiniens en revanche, alors qu’au sein même de son parti, vingt-cinq membres du Congrès, parmi lesquels Alexandria Ocasio-Cortez et Mark Pocan, ont dénoncé les violences commises par Israël et adressé un courrier au secrétaire d’État Antony Blinken, l’encourageant à exercer une « pression diplomatique » sur Israël afin de prévenir l’expulsion de Palestiniens de leurs maisons. Pour ceux qui espéraient voir Joe Biden réaffirmer les droits humains des Palestiniens après le soutien aveugle de l’administration Trump (2017-2021) à Benyamin Netanyahou, la réaction reste faible et décevante.

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