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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 18:37
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
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Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
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Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
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Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Dimanche 4 juillet 2021 - Pique-nique convivial des communistes brestois sur les bords de la Penfeld
Hier midi, dimanche 4 juillet, les communistes de la section du Pays de Brest se retrouvaient pour un pique-nique sur les rives de Penfeld !
Un super moment convivial entre camarades, où nous avons notamment célébré l'élection de 4 élues au Conseil Régional de Bretagne (Delphine Alexandre - Gaby Cadiou - Gladys Grelaud - Katja Krüger) et de 3 élu·es au Conseil Départemental du Finistère (Ismaël Dupont - Jacqueline Héré - Isabelle Maugeais) !
C'était également l'occasion d'accueillir comme il se doit, après plusieurs mois de réunions en distanciel, les nouvelles et nouveaux camarades de la section : bienvenue !
Un pique-nique auquel ont participé nos camarades morbihanais Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF 56 et animateur du comité régional PCF Bretagne, Delphine Alexandre, nouvelle vice-présidente communiste à la Région Bretagne, Fréderique Lalys et Gildas Bernard.
Enzo de Gregorio, Gladys Grelaud, Philippe Jumeau et Delphine Alexandre ont également pu parler de la campagne des Régionales.
Photos Eug - PCF Brest
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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:46
Côtes d'Armor - la Coop des masques, une coopérative calibrée pour l'après - Audrey Loussouarn, L'Humanité, 3 juillet 2021
La Coop des masques, une coopérative « calibrée pour l’après »
Samedi 3 Juillet 2021

Lancée en plein confinement par des syndicalistes, cette société coopérative d’intérêt collectif basée dans les Côtes-d’Armor tourne à plein régime et déploie ses produits dans le bassin breton grâce à ses 23 salariés. Reportage

 

Dans la zone industrielle de Grâces (Côtes-d’Armor), près de Guingamp, une pelleteuse rompt le ronronnement des allées et venues des camions. Sa mission : adapter l’entrée des locaux de la toute jeune Coop des masques pour ses livraisons de matières premières. Une des dernières étapes d’une immense réhabilitation du bâtiment de 5 000 m2 pour cette société coopérative d’intérêt collectif (Scic), composée de cinq collèges de sociétaires.

Dans « la guerre du feu »

À l’intérieur, non loin de bureaux encore vides, les salariés – 23 au total –, blouses blanches sur le dos et masques (maison, naturellement) au visage, font tourner depuis novembre dernier les deux machines venant tout droit de Saint-Étienne et occupant un infime espace au milieu des nombreux stocks des deux types de masque produits, FFP2 et chirurgicaux. À quelques mètres d’eux, une partie du hangar finit d’être monté. Il accueillera, le 6 juillet, une nouvelle machine : celle qui permettra dès septembre de fabriquer le tissu filtrant « meltblown », jusqu’ici non produit en France.

Un aboutissement pour la Scic « bretonne et solidaire », dont l’origine remonte à mars 2020 alors qu’éclate la crise sanitaire. Le syndicat Solidaires Côtes-d’Armor dénonce la fermeture et la délocalisation en Tunisie, en 2018, de l’usine de masques Honeywell à Plaintel et défend l’idée de créer une Scic. Des organisations (Attac, CGT, FSU, Confédération paysanne…) participent à la mobilisation, vite rejointes par des citoyens. Guy Hascoët, aujourd’hui à la tête de ce collectif de sociétaires, observe à ce moment-là, sidéré, « la guerre du feu déjà lancée » : la commande française de masques est alors détournée par les Américains sur un tarmac. L’ex-secrétaire d’État à l’Économie solidaire sous Jospin veut agir. Hasard, le lendemain, il est sollicité pour participer à ce projet. Mi-juin, la Coop des masques est créée.

Icon QuoteOn est devenus une famille. Il y a un sens à se lever le matin. Personne n’est sur notre dos pour évaluer notre rendement, on participe aux réunions et on sait tout. Nourdin

Achat du bâtiment, puis des machines et du stock, recrutement, travaux, installation des machines… Tout va très vite. Les salariés se souviennent du hangar « vide », de la mise en route puis de l’inquiétude à la vue des stocks qui s’accumulent en attendant la certification qui tarde à arriver. Ces derniers, dont la plupart étaient salariés ou intérimaires du secteur de l’agroalimentaire, parlent aujourd’hui, sourire aux lèvres, d’une « belle aventure ». « On est devenus une famille. Il y a un sens à se lever le matin. Personne n’est sur notre dos pour évaluer notre rendement, on participe aux réunions et on sait tout », s’enthousiasme Nourdin, qui, comme les autres, a acheté cinq parts de la Scic à son arrivée.

Une conquête, pas à pas

Douze salariés sont actuellement en phase de recrutement. Le but : atteindre l’objectif annuel de 45 millions de masques produits. Un chiffre « raisonnable » pour assurer une production pérenne, soulignent les membres de la Scic, qui a fixé un minimum d’achat à 2 000 masques par commande.

« Depuis le début, on est partis sur l’idée d’être calibrés pour l’après », explique Guy Hascoët. La Coop des masques fournit désormais l’hôpital de Guingamp et 21 catégories de métiers en Bretagne. « Une conquête », pas à pas, encore difficile parfois quand il s’agit de convaincre les supermarchés et les pharmacies ou quand les marchés publics privilégient le critère du prix sur ceux du local et de la qualité. 

Économie sociale et solidaire. La Coop des masques, « une histoire inspirante»
Vendredi 2 Juillet 2021

Un an après la création de la société, le collectif Plus jamais ça ! est venu constater la réussite de cette aventure sociale.

 

Grâces (Côtes-d’Armor), envoyée spéciale.

À peine passée la pelleteuse qui retape l’entrée du bâtiment, la troupe des Plus jamais ça ! enfile une blouse blanche ­jetable. Au milieu des stocks de matières premières destinés à la fabrique de masques FFP2 et chirurgicaux, les membres du collectif d’organisations (Greenpeace, CGT, Attac, Confédération paysanne, FSU, Amis de la Terre, Solidaires) ont le sourire en ce 24 juin : ces dernières sont à l’origine de la mobilisation pour la création de cette toute jeune Coop des masques, logée au cœur de la zone industrielle de Grâces  (Côtes-d’Armor).

Objectif : produire 45 millions d’unités par an

Les débuts de la société coopérative ­d’intérêt collectif (Scic) « bretonne et solidaire », qui aujourd’hui réunit 23 salariés, remontent à mars 2020 alors qu’éclate la pandémie. Solidaires Côtes-d’Armor dénonce alors le « scandale d’État » que sont la fermeture et la délocalisation en Tunisie, en 2018, de l’usine de masques Honeywell, à Plaintel, et appelle à la création d’une coopérative pour reprendre l’activité. « Le gouvernement est alors empêtré dans ses contradictions. Face à l’incurie, il fallait une mobilisation », explique Serge Le Quéau, de Solidaires 22. Attac fait dès lors office de « fédérateur » entre les organisations, explique le syndicaliste. Un comité ­national de soutien à la Scic se crée, une pétition est lancée et les citoyens se mobilisent. « Pourquoi on a soutenu ce projet ? Vu le résultat, ça paraît évident ! On était, nous, en train de monter le collectif Plus jamais ça ! Et cette coopérative, c’est une initiative très concrète de ce que nous défendons », adoube Simon Duteil (Solidaires). En janvier, les représentants des organisations signaient une tribune dans le JDD, avec un mot d’ordre : « Il n’y aura pas d’emplois sur une planète morte. » Le collectif s’attable ensuite autour d’un « plan de sortie de crise » du Covid. « On vient de cultures et de combats différents et on trouve de plus en plus de points communs. On est aussi de plus en plus francs sur nos désaccords », observe aujourd’hui Cédric Gervet, de Greenpeace France. Les membres multiplient depuis les propositions et les visites sur le terrain. Site de la raffinerie de Total à Grandpuits, ferme bio en Loire-Atlantique, papeterie de Chapelle Darblay… Là aussi, le problème est bien le « besoin ­d’engagement de l’État », selon Marie ­Buisson (CGT), qui parle d’aller au-devant de « solutions qui passent par l’expérience des travailleurs qui connaissent le mieux les bonnes conditions de fabrication, la manière de s’organiser… ». Le leitmotiv : être sur « des histoires inspirantes, afin de formuler des propositions irriguant le débat public », complète Cédric Gervet.

La Coop des masques en est un parfait exemple. Depuis sa mise en route en novembre, après une création en quatrième vitesse dès la mi-juin, les deux machines, impressionnantes d’efficacité – et fabriquées à Saint-Étienne –, tournent à plein régime. L’objectif : produire 45 millions de masques par an avec l’idée d’être ­calibré pour « l’après », en ne misant pas sur le « besoin éphémère » et en approvisionnant des secteurs professionnels qui n’ont « plus envie de se retrouver à cours de masques », explique Guy Hascoët, à la tête des ­sociétaires. Dans le lot, l’hôpital de ­Guingamp­, mais aussi plus largement 21 catégories de métiers en Bretagne (­sanitaire et social, agroalimentaire, énergie, etc.). « Souveraineté alimentaire et souveraineté sanitaire ont la même logique. Ici, il y a des actes. On crée de l’emploi et on produit des masques pour le territoire », s’enthousiasme Nicolas Girod (Confédération paysanne). Douze salariés sont en phase de recrutement. Notamment pour encadrer la machine installée le 6 juillet qui fabriquera, dès septembre et 24 heures/24, le tissu filtrant « meltblown », jusqu’ici non produit en France. Pour Alma ­Dufour (Amis de la Terre), si « la pandémie a forcé tout le monde à se poser la question de l’origine de la production » et si « le gouvernement a juré qu’il allait relocaliser la production », « les actes ne suivent pas » : « Les masques qui concurrencent la Scic viennent de Chine, dont le mix électrique est extrêmement dépendant du charbon. Il y a donc un vrai lien entre relocalisation et environnement, un moyen de réconcilier aussi social et écologie. »

« Ce modèle de production est une réponse à la crise »

Tous relèvent l’ « utilité » de ces structures, mais aussi leur « fragilité » alors que la Coop démarche « un à un » les ­potentiels acheteurs. « Il y a des luttes à mener pour que les décideurs locaux privilégient ces masques et ne mettent pas seulement en avant le critère du prix », estime Marie Buisson (CGT). Pour Benoît Teste (FSU), germe alors l’idée de tenter de « peser sur les grandes centrales d’achat et sur la manière dont sont passés les ­marchés publics ». « Ça pourrait être une ­traduction concrète de notre visite », conclut-il. Au milieu des 5 000 m2 autrefois occupés par la coopérative ouvrière AOIP, la plus grande dans les années 1970-1980, les salariés partagent avec eux leur passage, pour une grande partie d’entre eux, du secteur de l’agroalimentaire à cette Scic. Pour Youlie Yamamoto (Attac), ce « modèle de production est vraiment une réponse à la crise par une réappropriation des moyens de production », alors que la Scic se compose de cinq collèges de sociétaires et que chaque salarié achète cinq parts dès son arrivée. Et justement, ces derniers, donc la Coop, sont déjà en pleine réflexion pour la suite : travailler à la recyclabilité de leurs masques. 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:43
Éducation. Blanquer signe la fin du bac national - L'Humanité, Olivier Chartrain, 30 juin 2021
Éducation. Blanquer signe la fin du bac national
Mercredi 30 Juin 2021

Prenant prétexte des dysfonctionnements de cet examen, le ministre de l’Éducation nationale fait du contrôle continu l’instrument pour aller vers un diplôme à valeur purement locale.

 

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. » La pratique de cet adage aura été portée au niveau d’un des beaux-arts par Jean-­Michel Blanquer pour en finir avec le baccalauréat comme droit d’accès universel et républicain aux études supérieures. En présentant au soir du 28 juin ses « ajustements » pour le bac 2022, le ministre apporte en effet la touche finale au mouvement amorcé avec la réforme du bac et Parcoursup. En renforçant le poids du contrôle continu, il acte le passage à un « bac local », dont les effets et la valeur dépendront de l’établissement où il sera préparé plus que du travail de chaque élève.

L’offensive a été savamment orchestrée. Le 16 juin, devant la commission Éducation du Sénat, Pierre Mathiot, maître d’œuvre de la réforme du bac, annonce la couleur : « Les épreuves ponctuelles mettent en péril l’organisation du bac. Il faut aller vers un contrôle continu intégral. » Comme le raconte le journaliste spécialisé François Jarraud sur le site du Café pédagogique, il est venu flanqué de Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa (principal syndicat des personnels de direction). Celui-ci abonde, dévoilant du même coup la stratégie mise en œuvre : « C’est un sujet qui peut maintenant passer… C’est un ­message qui peut être accepté par les enseignants. »

De très grandes disparités entre les lycées

À défaut de contrôle continu intégral, il s’agirait de faire table rase des épreuves communes (ou E3C) de spécialités, passées parfois dès janvier : une aberration qui avait soulevé en 2020 (elles ont été annulées cette année pour cause de Covid) une très vive opposition des élèves comme des professeurs, certains ayant ensuite été visés par de lourdes sanctions disciplinaires. Les spécialités en question ne ­seraient donc plus évaluées qu’en contrôle terminal, comme le français (en première), la philosophie et le grand oral, l’ensemble représentant 60 % de la note. Les disciplines du tronc commun, plus la spécialité abandonnée en fin de première, seraient évaluées sur la seule base du contrôle continu. Tout comme les options, qui ­seraient réintégrées dans la note globale, avec un coefficient maximal de 14 (sur 100).

En apparence, les grands équilibres ne sont pas modifiés : 60 % en contrôle terminal, 40 % en contrôle continu. Sauf que pour la procédure Parcoursup, qui clôt l’envoi des vœux début avril, seuls le français (anticipé) et les matières en contrôle continu pourront être pris en compte. Et ouvrir, ou non, la porte des études supérieures. Or, le contrôle continu n’apporte, aujourd’hui, aucune garantie d’égalité de traitement entre les élèves, toute l’évaluation étant décidée localement. Ce qui induit de très grandes disparités entre les lycées, selon les moyens dont ils disposent et/ou leur recrutement sociologique. De plus, chaque note comptant désormais pour Parcoursup, c’est en fait une course au bachotage quotidienne qui serait ainsi lancée : la négation d’une « meilleure préparation aux exigences de l’enseignement supérieur », que met pourtant en avant la communication ministérielle.

Le ministère lui-même reconnaît, en creux, que la chose est problématique : « Afin que soit préservée l’égalité de traitement entre les élèves », précise-t-il, « des repères ­nationaux seraient diffusés aux équipes pédagogiques », les personnels recevraient des « formations spécifiques » et « les corps d’inspection seraient particulièrement mobilisés ».

La belle affaire, pour Claire Guéville, chargée des lycées au Snes-FSU : « C’est le renforcement de l’assignation à résidence. Il sera très difficile pour les jeunes nés au mauvais endroit, issus de lycées sans grande réputations d’accéder au supérieur dans de bonnes conditions. » De fait, le bac reposant sur des évaluations fluctuantes et discutables, le fameux critère du lycée d’origine deviendrait encore plus prépondérant. La syndicaliste redoute également de voir les professeurs, à la fois enseignants et évaluateurs, soumis à la triple pression « des élèves, des familles et de la hiérarchie », alors que la moindre note comptera – y compris pour la réputation du lycée… « Nous avons l’été pour faire de l’information sur cette menace contre le bac lui-même, conclut-elle, et convaincre de la nécessité d’une forte mobilisation à la rentrée. Personne ne peut se résoudre à voir ainsi maltraitée toute une génération. »  

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:41
Afrique des grands lacs. Le rapport Mapping enterré par la RDC et le Rwanda (Marc de Miramon, L'Humanité, 1er juillet 2021)
Afrique des grands lacs. Le rapport Mapping enterré par la RDC et le Rwanda
Jeudi 1 Juillet 2021 - L'Humanité

La société civile congolaise et les ONG se mobilisent pour faire juger les crimes commis dans l’est de la République démocratique du Congo depuis 1996 et documentés dans une enquête de l’Onu de 2010.

 

C’est à rebours d’une guerre qui a provoqué depuis 1996 des centaines de milliers de morts – voire des millions – que les présidents rwandais et congolais ­affichaient, les 25 et 26 juin, leur parfaite entente. Deux rencontres, l’une à Gisenyi (Rwanda), l’autre à Goma (RDC) le lendemain, pour clore un mois de violentes ­polémiques et d’indignations de la société civile congolaise, scandalisée par les propos tenus par Paul Kagame en France le 17 mai. À l’occasion d’un entretien accordé à RFI et France 24, ce dernier affirmait à propos du rapport Mapping des Nations unies, rendu public en 2010 et qui documente les violations des droits de l’homme commises par différents groupes armés entre 1993 et 2003 : « Le rapport Mapping a été extrêmement controversé. Mukwege devient un symbole, un outil de ces forces que l’on n’aperçoit pas et il reçoit le prix Nobel, donc on lui dit   quoi dire. »

Aux sources du conflit

À en croire Paul Kagame, Denis Mukwege, célèbre médecin congolais lauréat du Nobel de la paix en 2018 pour son combat en faveur des femmes victimes de violences sexuelles en RDC, qui milite pour que les responsables des atrocités documentées dans le rapport Mapping soient jugés, serait donc manipulé par des « forces » obscures. Et l’armée rwandaise, accusée dans ce ­document de 550 pages d’avoir perpétré au Congo de nombreux crimes contre l’humanité, serait, elle, parfaitement innocente puisqu’il « n’y a pas eu de crimes » dans l’est de la RDC, « que ce soit par les personnes évoquées ou les pays cités ».

Félix Tshisekedi, conspué dans son pays pour avoir refusé de lui répondre, a tout fait pour calmer le jeu, tandis que Paul Kagame adoucissait lui aussi son verbe la semaine suivante en reconnaissant cette fois l’existence de crimes perpétrés au Congo, tout en saluant le travail du docteur Mukwege vis-à-vis des femmes violées. Pour comprendre la violence de cette polémique qui empoisonne les relations entre les deux pays, il faut remonter au mois de juillet 1994. À la tête de l’Armée patriotique rwandaise (APR), Paul Kagame achève la conquête du Rwanda, trois mois après le début du génocide des Tutsis et des massacres des opposants hutus, déclenchés par les autorités extrémistes à Kigali, qui ont fait au moins 800 000 morts, selon les ­Nations unies. La France a tardivement déployé une opération « militaro-humanitaire » baptisée « Turquoise » et commandée par Jean-Claude Lafourcade, dont la mission officielle est de faire cesser les massacres. Mais pour le chef de guerre Kagame, Paris demeure l’ennemi déclaré, François Mitterrand ayant empêché, de 1990 à 1993, son armée de prendre le pouvoir en soutenant l’ancien régime du président Juvénal Habyarimana. Des centaines de milliers de civils rwandais fuient la progression de l’APR, soit par peur d’être eux-mêmes massacrés, soit par obéissance aux injonctions du gouvernement intérimaire impliqué dans le génocide. Ils affluent massivement vers l’ouest, en direction de la « zone ­humanitaire sûre » instaurée par « Turquoise » et surtout près de la frontière située plus au nord, entre Gisenyi et Goma.

Les accusations de Paul Kagame

À l’occasion de sa visite à Paris en mai, Paul Kagame est revenu sur ce mois de juillet 1994, évoquant notamment le « ton menaçant » d’une lettre envoyée le 9 juillet 1994 par Jean-Claude Lafourcade. Plutôt courtoise, la missive se borne en réalité à saluer la « coordination » entre l’APR et l’armée française pour éviter « les méprises et les affrontements » et à alerter sur la ­catastrophe qui vient : « Je voudrais vous faire part de mes inquiétudes dans la zone nord-ouest », écrit le général français : « Si un cessez-le-feu n’est pas instauré rapidement et si le FPR poursuit sa progression vers l’ouest en direction de Gisenyi, une déstabilisation très grave de la région, compte tenu du flux important de réfugiés, risque de se produire. Ces réfugiés pourraient passer au Zaïre (l’ex-RDC – NDLR) et le FPR ­rencontrer des difficultés avec ce pays. » La réponse de Paul Kagame fuse le lendemain. Il réitère ses accusations contre l’opération « Turquoise », qui aurait « des visées politiques sous le couvert d’une intervention humanitaire ». En clair, le « cessez-le-feu », pour lequel plaide également le représentant spécial des Nations unies, aurait pour ­objectif inavoué de réinstaller le pouvoir « hutu » en déroute et « d’offrir à ces criminels un tremplin pour le pouvoir ». Puis, Kagame promet que les combats ne viseront pas « les civils non armés », et rejette, au nom du FPR, toute responsabilité dans « ce flux de réfugiés dont il n’est pas la cause ». Les actes de la future tragédie congolaise sont ainsi posés. Deux millions de civils rwandais franchissent la frontière et s’entassent dans des gigantesques camps de réfugiés. Parmi eux figurent des éléments de l’armée de l’ancien régime, dont beaucoup ont participé au génocide, et des ­miliciens interahamwe. L’écrasante majorité sont pourtant des « civils non armés ».

Avec le soutien militaire clandestin des États-Unis et au prétexte de lutter contre les génocidaires hutus repliés dans l’ex-Zaïre, l’armée de Paul Kagame envahit le Congo en 1996 et encadre la milice de Laurent-Désiré Kabila, un ex-guérillero reconverti dans les trafics et qui va bientôt prendre la place du maréchal Mobutu. Au moins 200 000 réfugiés hutus disparaissent dans la forêt congolaise. La commissaire européenne chargée de l’action humanitaire Emma Bonino évoque « un carnage incompréhensible » et accuse les troupes de Kabila, en réalité commandées par James ­Kabarebe, bras droit de Paul Kagame, d’avoir « transformé l’est du Zaïre en véritable abattoir ». Le narratif du nouveau pouvoir rwandais, puissamment soutenu par son parrain états-unien, va être considérablement ébranlé par la publication du rapport Mapping en 2010. Furieux, Kagame tente d’empêcher sa diffusion. Car si tous les acteurs, milices hutus et armées étrangères actives en RDC, y ont commis des crimes de guerre, sa lecture s’avère particulièrement accablante pour l’APR, accusée, outre d’épouvantables massacres de masse de civils désarmés, d’être un acteur de premier plan dans le pillage du richissime sous-sol du Congo. « Les preuves démontrant que le Rwanda et l’Ouganda ont financé leurs dépenses militaires grâce aux revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles de la RDC sont abondantes. Pour le Rwanda, selon certaines estimations, ces revenus couvraient, en 1999, 80 % de l’ensemble de l’APR », note le rapport, qui insiste également sur la responsabilité des multinationales qui « participaient directement aux négociations avec les auteurs de violations des droits de l’homme (et/ou) payaient des groupes armés ». L’identité des hauts gradés impliqués dans ces trafics et les massacres de civils demeure à ce jour confidentielle, et une partie d’entre eux ont été réintégrés au sein de l’actuelle armée de la RDC. « D’où l’embarras du président Tshisekedi » et son peu d’empressement à juger les responsables, décrypte l’un des initiateurs du rapport Mapping.

« Entre 3 et 5 millions de morts »

Quant au pillage, il perdure encore aujourd’hui, Kigali étant devenu l’un des principaux comptoirs des exportations de minerais rares, dont le oltan, l’or et autres ressources précieuses pourtant absentes de son propre sous-sol. À Goma, le 26 juin, les présidents rwandais et congolais ont même signé un accord sur l’exploitation de l’or dans l’est de la RDC censé mettre fin à l’absence de traçabilité du métal exploité illégalement. « Le conflit le plus meurtrier de la planète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale n’a été ni le conflit vietnamien, ni la guerre d’Irak, ni l’interminable guerre d’Afghanistan mais bien le conflit rwando-congolais, qui a causé entre trois et cinq millions de morts. À deux millions de morts près, on ne sait même pas où on en est », rappelle l’historien Gérard Prunier, qui a publié début juillet l’ouvrage Cadavres noirs dans la collection « Tracts » des éditions Gallimard. Une injustice doublée d’une indifférence que les auteurs et promoteurs du rapport Mapping tentent depuis dix ans de conjurer. 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:38
Turquie - interview d'un député kurde du HDP: L’UE est plus intéressée par la lutte contre l’immigration que par les droits de l’homme , explique le député Kurde Hisyār Ozsoy (L'Humanité, 2 juillet 2021)
« L’UE est plus intéressée par la lutte contre l’immigration que par les droits de l’homme », explique le député Kurde Hisyār Ozsoy
Vendredi 2 Juillet 2021

Entretien avec le député kurde de Diyarbakir au Parlement turc, Hisyār Ozsoy, membre du HDP, vice président du groupe « La Gauche » à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

 

À deux ans des élections législatives et présidentielles en Turquie qui risquent d’être difficiles pour Erdogan, le gouvernement turc a lancé de nouvelles offensives juridiques contre le parti pro-kurdes HDP, le Parti démocratique des peuples, troisième force politique au Parlement national.

L’une vise à interdire purement et simplement ce parti, l’autre à condamner des élus du HDP qui avaient appelé en 2014 à une manifestation de soutien aux habitants de Kobané, au moment où la ville syrienne à majorité kurde, luttait contre les attaques de l’État islamique. Depuis 2016, la répression contre le HDP n’a cessé de se renforcer. Son leader, Selahattin Demirtas, est emprisonné depuis cette date, malgré les protestations internationales, et bien que la Cour européenne des droits de l’homme ait exigé en décembre 2020 sa libération « immédiate ».

C’est dans ce contexte de répression accrue contre le parti pro-kurdes qu’une jeune femme a été tuée le 17 juin au cours d’une attaque armée contre le bâtiment du HDP à Izmir, à l’ouest du pays. Dans un communiqué, observant que la police n’était pas intervenue alors que l’agresseur avait ouvert le feu et incendié le bâtiment, le HDP a immédiatement accusé le gouvernement d’être l’instigateur de l’attaque, en raison aussi du climat de violence qu’il entretient contre le Parti démocratique des peuples.

Que sait-on de nouveau sur le meurtre de Deniz Poyraz, dans les locaux du HDP, à Izmir ?

Hisyār Ozsoy Je pense que la personne qui a commis ce crime est un internationaliste qui a été entraîné en Syrie. C’est ce que nous apprend son compte Facebook où l’on voit des photos de lui armé de fusils et d’armes automatiques. Mais nous ne savons presque rien sur ceux qui sont derrière lui. Mais en Turquie, c’est toujours ainsi que ça se passe dans ce genre d’attaques. L’élément très intéressant, c’est qu’il est resté dans le poste de police pendant 18 heures, sans investigation et sans interrogatoire. Normalement, en cas de crime, quand quelqu’un passe deux jours dans le commissariat de police, il est tout de suite interrogé. Lui a été isolé, personne ne sait quels genres de connexions il a, ni avec qui il est en rapport. Nous avons eu des assassinats similaires dans le passé. Par exemple l’assassinat du grand intellectuel arménien Hrant Dink (exécuté en janvier 2007 à Istanbul ; deux ex-responsables de la police et deux ex-responsables de la gendarmerie avaient été condamnés suite à cet assassinat - NDLR). Ou par exemple les trois militantes Kurdes assassinées à Paris en janvier 2013. Ce sont toujours des jeunes gens marginaux, des gens qui n’ont pas de statut social, qui sont utilisés pour commettre ces atrocités. Mais quand vous creusez un peu la situation, vous voyez qu’ils sont souvent impliqués dans des relations avec des services de renseignements.

Est-ce qu’il y a eu des réactions après le meurtre d’Izmir ?

Hisyār Ozsoy Je dirais oui parce que la victime était une femme, qu’elle a été tuée dans son bureau, qu’elle était totalement innocente. Il y a eu un tollé et beaucoup de réactions parmi la population, mais aussi de la part des principaux partis d’opposition, et même de la part de membres du gouvernement. Mais il y a deux jours, l’actuel président du parti au pouvoir l’a accusée de soutenir les terroristes. C’est une accusation récurrente de la part du gouvernement d’affirmer que le HDP a des liens avec le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, classé « terroriste » par Ankara.

D’un autre côté, malheureusement, la majorité de la population turque est profondément divisée. Quand les Kurdes sont attaqués, quand le HDP est attaqué, il n’y a jamais de fortes réactions. Quand vous comparez avec les précédents cas, tous les partis politiques d’opposition, par exemple le Bon Parti (parti nationaliste, républicain et laïque -NDLR) ont manifesté leurs préoccupations à la suite du meurtre d’Izmir. Ils ont présenté leurs condoléances, certains d’entre eux sont venus au bureau du HDP, certains ont suivi la cérémonie funéraire. Mais il y a aussi une propagande sous-jacente qui criminalise la situation, en disant que ce meurtre contre une personne du HDP s’inscrit dans un combat contre le terrorisme.

Où en sont les actions judiciaires entreprises contre le HDP ?

Hisyār Ozsoy Il y a en actuellement deux. La plus récente, c’est la décision de la Cour constitutionnelle, le 21 juin, d’ouvrir une procédure pour interdire le HDP à la demande d’un procureur. Une première demande en mars avait été rejetée pour vice de procédure. Cette fois-ci, elle a été acceptée. Ça, c’est le grand dossier.

Icon QuoteLe gouvernement turc tue nos partisans et nous rend responsables de ces meurtres.

À côté de cela, il y a ce qu’on appelle le procès de Kobané, où 108 responsables politiques du HDP, et parmi eux Selahttin Demirtas, sont poursuivis pour avoir appelé la population à manifester en octobre 2014 contre l’occupation de Kobané par l’État islamique. 37 personnes avaient été tuées au cours des manifestations. La majorité était des membres du HDP ou des sympathisants. Et le gouvernement a ouvert un procès non seulement pour criminaliser la résistance contre l’État islamique à Kobané, mais aussi pour criminaliser la solidarité avec la résistance. L’accusation estime que nos leaders politiques sont responsables de la mort de 37 personnes qui pour la plupart ont été tuées par la police turque. L’absurdité, ce n’est pas seulement que le gouvernement tue nos partisans, mais qu’il nous rende responsables de ces meurtres. Les poursuites demandent 37 condamnations pour chaque personne poursuivie dans ce procès. La Cour européenne des droits de l’homme a conclu qu’aucune activité criminelle ne pouvait être retenue contre Selahattin Demirtas, ni contre le HDP, et que les poursuites contre les leaders du HDP n’étaient motivées que par des considérations politiques. Mais le gouvernement turc n’obéit qu’à sa propre loi. Voilà où nous en sommes des offensives judiciaires du gouvernement turc contre le HDP.

Que pensez-vous de l’’attitude générale des institutions européennes dans cette conjoncture d’attaques répétées contre le HDP ?

Hisyār Ozsoy Le Conseil de l’Europe observe la situation de très près. La Commission pour les droits de l’homme, le président de l’Assemblée parlementaire, les présidents des principaux groupes politiques sont très informés parce que nous faisons le travail d’information. Je trouve qu’il y a une sensibilité à cette question au sein du Conseil de l’Europe, parce que la défense des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit, c’est la raison d’être du Conseil de l’Europe, c’est sur ces questions que nous travaillons. Mais quand on passe du côté de l’Union européenne, les leaders sont plus intéressés par les questions politiques, par l’immigration, le commerce, les relations internationales, les questions géostratégiques, et malheureusement les questions de droits de l’homme ne sont pas autant au centre de leurs préoccupations, et c’est très décevant. Le jour où la Cour constitutionnelle a décidé d’ouvrir une procédure pour interdire le HDP, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a fait une déclaration dans laquelle elle a dit qu’elle avait eu une merveilleuse conversation avec le président Erdogan, et qu’elle était engagée avec lui dans un agenda très positif. C’est une position hypocrite, uniquement parce qu’elle veut renouveler l’accord sur les réfugiés avec la Turquie. C’est son objectif, et peu importe ce qu’il en est du respect des droits de l’homme et de la démocratie en Turquie.

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 09:32
Départementales et régionales de juin 2021 - Les communistes sortent globalement renforcés (L'Humanité, Diego Chauvet, 29 juin 2021)
Les communistes sortent globalement renforcés
Mardi 29 Juin 2021 - L'Humanité

Malgré des défaites, les élus PCF voient leur implantation territoriale s’accroître, tant dans les régions que dans les départements.

S’il a essuyé des défaites comme la perte du Val-de-Marne, le PCF peut également trouver des motifs de satisfaction après le second tour des élections régionales et départementales. « D’abord avec le recul du RN », explique d’emblée Pierre Lacaze, responsable des élections à la direction du Parti communiste. Mais aussi pour les résultats de son organisation, aux deux scrutins. « Globalement, nous renforçons notre implantation territoriale », explique-t-il. Malgré des pertes dans certains départements comme l’Allier, les communistes compteront davantage de conseillers départementaux : 160 depuis dimanche soir, contre 155, selon les comptes du PCF. La progression est beaucoup plus nette pour les élections régionales. De 29 conseillers régionaux, ils passent à 62 après le second tour du 27 juin.

En Occitanie, le nombre d’élus PCF passe du simple au double

Pourtant, le contexte n’était pas particulièrement favorable pour le PCF en raison de l’abstention record. « Elle touche beaucoup l’électorat populaire, ce qui nous pénalise », rappelle Pierre Lacaze. « Elle pose une question démocratique majeure à notre pays, sur le rapport à la politique de nos concitoyens », insiste-t-il. Ensuite, la droite est en progression, tandis que la gauche dans son ensemble affiche une résistance inattendue. Les communistes parviennent malgré tout à renforcer leur implantation de manière sensible.

Celle-ci s’est jouée notamment au niveau des régionales. Les élus communistes font leur retour en particulier dans des régions dont ils étaient absents depuis 2015. C’est le cas en Nouvelle- Aquitaine, où le PCF compte 10 élus, en Bourgogne-Franche-Comté, avec 8 élus, et en Centre-Val de Loire avec 6 conseillers régionaux communistes. En Occitanie, le PCF voit son nombre d’élus doubler, passant de 7 à 15. En Bretagne, il compte quatre élus. Cette progression très nette dans des régions gérées par la gauche valide un choix stratégique des communistes pour ces élections régionales : celui d’avoir pris le parti de constituer des listes d’union de la gauche pour reconduire les majorités sortantes. C’est bien dans ces régions que la progression est la plus forte pour le PCF. Avec la possibilité d’obtenir des vice-présidences après l’élection des exécutifs régionaux. « Lorsque nous faisons face à une dynamique régionale à droite, nous sommes en difficulté », résume Pierre Lacaze. En Île-de-France, les communistes perdent ainsi un élu, passant de 8 à 7. En Normandie, du fait du refus des socialistes de fusionner avec Sébastien Jumel, les communistes n’auront pas d’élus. Mais le chef de file du PCF a tout de même réalisé 9,6 % au premier tour, score important qui a des conséquences au niveau départemental : si la Seine-Maritime reste à droite, les communistes passent de 4 conseillers départementaux à 8. Dans les Hauts-de-France, ils progressent aussi dans le Pas-de-Calais, emportant 9 élus départementaux contre 4. À l’échelle nationale, le PCF est désormais représenté dans 52 conseils départementaux, contre 39 avant le scrutin.

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:36
Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix - photo Solange Creignou, 1er juillet 2021

Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy, conseillers départementaux du canton de Morlaix - photo Solange Creignou, 1er juillet 2021

C'était à Quimper le jeudi 1er juillet le conseil départemental d'installation du nouveau mandat du Conseil Départemental du Finistère. 54 élus, 28 de droite (une majorité de 14 cantons contre 13 pour la droite pour le canton de Brest-3 passé à droite pour 5 voix, un recours a été posé), 24 élus Finistère & Solidaires (dont 2 régionalistes, sur le canton de Carhaix, et 3 élus présentés par le PCF), 2 élus EELV qui ont refusé ce jeudi 1er juillet de faire un choix entre la candidature de Maël de Calan, le candidat de l'alliance de droite, et Kévin Faure, le candidat de la gauche Finistère & Solidaires.

Kévin Faure a été présenté à la présidence du département pour la gauche et son discours plein de force et de dignité a été très applaudi par la moitié des élus du Conseil Départemental:  https://drive.google.com/.../100xr3VbIxxp.../view...

Pour ma part, j'ai pris la parole après les Régionalistes de Carhaix et les élus écologistes de Brest 2 pour exprimer le soutien des 3 élus de sensibilité communiste à la candidature de Kévin Faure et à la dynamique d'union de la gauche Finistère & Solidaires et notre satisfaction de revenir au conseil départemental du Finistère après 20 ans d'absence, une présence communiste départementale que l'on retrouve aussi dans le Morbihan avec une élue, en Ille-et-Vilaine, avec pour la première fois une élue, et dans les Côtes d'Armor, avec 4 élu.e.s, soit en tout 9 élus de sensibilité communiste dans les quatre conseils départementaux de la Bretagne administrative, déterminés à défendre les valeurs de justice sociale, de solidarité, d'égalité des droits, de proximité avec les citoyens et de service public.

Ismaël Dupont, 3 juillet 2021

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:28
Katja Kruger (35), Gladys Grelaud (29), Delphine Alexandre (56), Gaby Cadiou (22), les 4 élues du groupe communiste au conseil régional de Bretagne: le seul groupe politique 100% féminin!

Katja Kruger (35), Gladys Grelaud (29), Delphine Alexandre (56), Gaby Cadiou (22), les 4 élues du groupe communiste au conseil régional de Bretagne: le seul groupe politique 100% féminin!

Les 4 élues du groupe communiste au conseil régional de Bretagne ont fait pour deux d'entre elles, Gladys Grelaud et Delphine Alexandre, leurs premiers pas dans l'assemblée régionale et la majorité de Loïg Chesnais-Girard.

Delphine Alexandre a été élue vice-présidente à la santé, l’eau et la biodiversité. Félicitations à elles quatre!

Nul doute qu'elles sauront défendre les valeurs et orientations communistes dans la majorité de gauche au Conseil Régional de Bretagne.

 

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:22
Départementales 2021. Dans le Pas-de-Calais, le PCF marque des points face à l'extrême-droite - L'Humanité, 29 juin 2021
🔴 9 conseillers départementaux pour le Parti Communiste Pas-de-Calais ✌
👉 une belle soirée fraternelle à Sallaumines pour fêter la victoire des communistes dans le bassin minier.
👉 Le PCF du Pas de Calais passe de 4 conseillers départementaux à 9 ! Non seulement, on double le nombre d'élus, mais on va directement les gagner contre les élus d'extrême droite sortants. Grâce au PCF le Rassemblement National recul.
👉 Sur le plan national, la moitié des cantons perdue par le Rassemblement National ont été récupéré par le PCF - Parti Communiste Français. Le PCF a été et sera toujours le premier rempart face à l'extrême droite. ✊
Léon Deffontaines, secrétaire national du MJCF
Départementales 2021. Dans le Pas-de-Calais, le PCF marque des points face à l’extrême droite
Mardi 29 Juin 2021 - L'Humanité

Le conseil de ce département des Hauts-de-France compte désormais neuf élus communistes. Des cantons tous remportés dans des duels face au RN, qui a perdu six sièges.

 

Sallaumines (Pas-de-Calais), correspondance.

« On ne dit pas qu’on va tout résoudre, mais il n’y aura d’intérêt que si du progrès se concrétise. Si c’est pour être dans une majorité molle, c’est non… » Anouk Breton est adjointe au maire d’Angres, dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sa détermination est à l’image de la victoire emportée dimanche. Car elle fait également partie, au sein du conseil départemental du Pas-de-Calais, qui reste acquis à une majorité PS-PCF, des neuf communistes et apparentés – sept femmes et deux hommes – élus le 27 juin.

C’est cinq de plus que dans le conseil sortant, alors que le Rassemblement national, lui, voit passer son nombre d’élus de douze à six. Autant de raisons qui ont poussé les communistes à se retrouver lundi soir à Sallaumines, pour faire la fête en musique, autour d’un « barbecue militant ».

« Solidarité, fraternité et justice sociale »

Anouk Breton affiche « pour fil conducteur la solidarité, la fraternité et la justice sociale ». « Vivre dans un département de gauche, ce n’est pas la même chose que dans un département de droite, insiste-t-elle. Mais il faut mener une reconquête citoyenne. L’abstention est profonde (65 % au deuxième tour des départementales dans le Pas-de-Calais – NDLR), les gens ne croient plus dans la politique. »

Assistante sociale dans l’éducation nationale, l’élue est particulièrement « sensible » à la compétence « éducation » du département : « Il y a cinq collèges dans mon canton, de petite taille, tous rénovés. »

Maisons de santé et soutien aux aînés

Valérie Cuvillier, maire de Rouvroy, fait également partie des neuf élus au département. Elle donne priorité aux dossiers liés « à la jeunesse, aux familles et aux aînés ». « Il faut notamment développer des dispositifs qui permettent aux aînés de rester à leur domicile », précise-t-elle. Elle évoque également « la création de maisons de santé », déjà enclenchée par la majorité sortante pour freiner la désertification médicale.

Les communistes devraient se voir confier trois vice-présidences au conseil départemental, dont celle à la culture pour Valérie Cuvillier. « Il faut que tout le monde ait accès à la culture, ne laisser personne sur le côté, travailler avec les associations, les accompagner », énumère la nouvelle conseillère départementale.

« Le travail de terrain paie », commente Anouk Breton pour expliquer ces victoires remportées dans les cantons d’Auchel, Avion, Bully-les-Mines, Harnes, Lillers, Outreau et Wingles. « L’union aussi, même si ce n’est pas toujours simple », ajoute-t-elle.

« Stopper la guerre froide entre le PS et le PCF »

Sur les neuf élus, cinq l’ont été au sein d’un binôme avec le PS. Une stratégie mise en place après les municipales de 2020. Hervé Poly, secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, ne cache pas que, face au danger RN, il a fallu convaincre en interne de « stopper la guerre froide historique entre le PS et le PCF », particulièrement tenace dans le bassin minier. Hervé Poly est convaincu que, devant la liste des candidats, « certains électeurs de gauche se sont dit : “Enfin, ils s’entendent !’’ ».

Les législatives pour nouvel horizon

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, venu en voisin à Sallaumines, ne cache pas son plaisir : « Bravo à vous ! Vous êtes le département de France où le PCF enregistre la plus forte progression du nombre de conseillers départementaux ! Et c’est ici que l’extrême droite prend la plus grande claque ! »

Déjà, il fixe pour nouvel horizon les législatives : « Les victoires que vous avez remportées ici seront essentielles pour gagner un ou deux députés (dans le Pas-de-Calais – NDLR). »

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 06:16
Elections départementales et régionales - Après la claque, un congrès du RN sous haute tension à Perpignan (L'Humanité, Benjamin König, 2 juillet 2021)

C'était la marche inexorable vers le pouvoir selon la plupart des médias et des sondages... mais:

"Patatras : malgré des scores toujours – trop – élevés, le parti d’extrême droite a pris le bouillon. Il est en fort recul par rapport à 2015, n’a gagné aucune région, a perdu la moitié des 27 cantons qu’il détenait et un tiers de ses conseillers régionaux, soit 252, contre 358 en 2015. Une vraie déculottée qui ranime les doutes et les tensions"...

 

Après la claque, un congrès du RN sous haute tension à Perpignan
Vendredi 2 Juillet 2021

Marine Le Pen, seule candidate à la présidence du Rassemblement national, sera reconduite haut la main ce week-end. Mais l’échec aux dernières élections départementales et régionales sème le doute. Dans le parti et au dehors.

 

Ce n’était pas le plan prévu. Initialement, ce congrès, dont la date et le lieu ont été fixés dès le début de l’année, devait être celui de la marche vers le sacre, dans une mise en scène soignée. Dans la seule ville de plus de 100 000 habitants conquise par le Rassemblement national en 2020, devenue vitrine de la « bonne gouvernance » affichée par le parti, il s’agissait de lancer l’offensive médiatique et la campagne pour 2022 de Marine Le Pen, forte de sondages la donnant à coup sûr au second tour de l’élection présidentielle, et parfois au coude-à-coude (entre 45 et 48 %, selon les instituts) avec Emmanuel Macron. Un congrès également prévu pour surfer sur les résultats aux régionales et départementales, qui devaient constituer « la première étape d’une alternance majeure dont le pays a tant besoin », selon la cheffe du RN. Au dernier jour de la campagne, le 19 juin, elle pérorait encore : « Évidemment, les régionales vont (…) confirmer que le RN est plus fort que jamais. »

« Si vous étiez un vrai chef, vous auriez laissé la place »

Patatras : malgré des scores toujours – trop – élevés, le parti d’extrême droite a pris le bouillon. Il est en fort recul par rapport à 2015, n’a gagné aucune région, a perdu la moitié des 27 cantons qu’il détenait et un tiers de ses conseillers régionaux, soit 252, contre 358 en 2015. Une vraie déculottée qui ranime les doutes et les tensions, même si le congrès ne sera pas le lieu où ils s’exprimeront – ou alors à mots couverts. Les votes des adhérents, qui élisent le conseil national du RN (sorte de parlement qui compte une centaine de membres élus, plus une dizaine nommés par Marine Le Pen), sont d’ores et déjà clos et verrouillés. Après dix ans à la tête du RN, le clan de Marine Le Pen a fait le ménage.

Mais les critiques sur la ligne de sa présidente, sa stratégie de « normalisation » et de recentrage à droite sur les questions économiques (abandon de la sortie de l’euro, retour à des positions libérales) sont déjà audibles. La fédération des Deux-Sèvres s’est autodissoute : « À compter de ce jour, il n’y a plus de Rassemblement national dans le département », écrivent les quatre membres du bureau fédéral. Sur les réseaux sociaux, la contestation se fait de plus en plus virulente, et certains sympathisants, bien que minoritaires, appellent au départ de la cheffe : « Si vous étiez un vrai chef, vous auriez laissé la place après votre débat ­lamentable de 2017. Nous, on veut gagner avec nos idées et cesser de perdre avec celles des autres », écrit l’un d’eux sur la page Facebook de Marine Le Pen. Une position que l’on retrouve aussi chez des cadres, comme Barbara Mézières, conseillère régionale en Pays de la Loire, qui déplore que, dans sa région, « le nombre d’élus est pratiquement divisé par deux (de 13 à 7) » et pointe « l’échec de la politique d’exclusion, ­d’ouverture à gauche et de parachutages ».

Seule candidate à sa succession, pour la présidente du RN, le danger pourrait bien venir de la « droite hors les murs », personnifiée aujourd’hui par Marion Maréchal et Éric Zemmour, qui est dans les starting-blocks pour 2022. Plusieurs voix ont confirmé son intention de se lancer dans la course à la présidentielle. « Il va être candidat, c’est certain », s’est épanché Arnaud Stephan, un conseiller de… Marion Maréchal. Soutenu également par le maire d’Orange, Jacques Bompard (Ligue du Sud), le polémiste affichait sa trombine sur 10 000 affiches partout en France au matin du 28 juin, accompagnée d’un message explicite : « Zemmour président ». Nul doute que cette campagne de communication sera dans toutes les conversations à Perpignan. B. K.

 

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