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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 06:34
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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 06:32
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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 06:22

 

Le 24 février 2022, le chef de l’État de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, ordonnait le lancement d’une invasion militaire contre l’Ukraine, au prétexte d’une « dénazification » du pays et de la « protection » des populations russophones. Cette guerre est une calamité pour le peuple ukrainien, l’Europe et le monde entier.

 

 

Le Parti communiste français (PCF) a condamné avec force dès le 24 février l’agression militaire russe contre l’Ukraine. Le PCF réaffirme sa pleine solidarité avec le peuple ukrainien, avec tou·te·s les réfugié·e·s, avec les forces démocratiques, de gauche et de paix en Ukraine.

En violant l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine, Vladimir Poutine porte l’entière responsabilité du déclenchement de cette guerre.

À cette heure, plus de 3 millions de personnes ont fui l’Ukraine, le bilan humain en victimes civiles et militaires est déjà lourd. Des hôpitaux pédiatriques et généraux ont été bombardés par l’armée russe, ce qui constitue des crimes de guerre. Les populations demeurées sur place sont en outre menacées de famine à courte échéance.

L’invasion russe du 24 février – au mépris absolu du droit international – est injustifiable sur le plan politique et inadmissible sur le plan moral. En infligeant au peuple ukrainien de telles souffrances, Vladimir Poutine a sciemment placé son pays, la Russie, au ban de la légalité internationale. C’est une double atteinte inacceptable au droit et aux conventions internationales ainsi qu’au cadre multilatéral des relations internationales.

Le chef de l’État de la Fédération de Russie s’est notamment référé à la non-application des Accords de Minsk 2 par le gouvernement du président Volodymir Zelenski pour lancer l’agression militaire contre l’Ukraine, alors que la guerre sur tout le territoire ukrainien ne peut qu’aggraver celle pour laquelle, depuis 2014 au Donbass, les populations, russophones comme ukrainophones, ont déjà payé un trop lourd tribut, avec près de 15 000 morts (dont un tiers de civils) et l’exil de 1,5 million d’Ukrainien-ne-s.

Il ne s’agit en aucun cas d’une « guerre de civilisation ». Les causes de cette guerre entre deux pays de type capitaliste périphérique sont d’ordre géopolitique et stratégique, même si elles puisent aussi dans les contradictions du régime capitaliste russe, à la fois dépendant des marchés énergétiques mondiaux et recherchant de plus en plus l’autosuffisance.

Si le chef de l’État russe maintient encore ses buts de guerre dans un certain flou, son projet géostratégique hyper-nationaliste « grand russien » ne peut plus, depuis son discours du 21 février, faire de doute pour quiconque. Ce projet porte en lui la haine et la domination ; c’est là une régression historique et politique. La dislocation de l’URSS en 1991 s’est accompagnée, en Russie comme en Ukraine, d’une violente restauration capitaliste favorisant l’essor des nationalismes et des extrêmes droites russes et ukrainiennes.

Solidarité, cessez-le-feu et solution politique

L’urgence absolue est de stopper la guerre par tous les moyens politiques possibles et d’ouvrir sur-le-champ des négociations sous égide des Nations unies (ONU).

Dans l’immédiat, la protection du peuple ukrainien, l’accueil de tou·te·s les réfugié·e·s et l’assistance sur place aux populations meurtries doivent mobiliser l’ensemble des forces de paix.

Non à l’escalade ! Ceux qui, en France, plaident pour une entrée en guerre de l’Otan, notamment par la mise en place d’une « no fly zone » – qui est, en droit militaire, un acte de guerre et non une mesure de protection des populations –, poussent notre pays et l’Union européenne à s’inscrire dans une escalade militaire dont personne ne saurait garantir l’issue. Le peuple ukrainien en serait la première victime.

En outre, la pression exercée par les États-Unis pour des livraisons d’armements lourds en Ukraine en guerre par des pays, membres ou non de l’Otan, fait courir un sérieux risque de surenchère belliciste et d’extension régionale de la guerre dont nul ne sortirait « vainqueur ».

Ce risque d’autant plus élevé pour le monde entier qu’il recouvre une dimension nucléaire dont le régime russe comme certains dirigeants occidentaux ont laissé entendre qu’ils n’en excluraient pas l’emploi.

Seule l’action politique est à même de stopper les combats et d’ouvrir des négociations.

Les sanctions économiques prises par l’UE et les pays occidentaux doivent être suffisamment fortes pour tordre le bras du pouvoir politique russe et de ses soutiens économiques et financiers, et contraindre Vladimir Poutine à un cessez-le-feu sans condition et des négociations de paix. Les sanctions ne doivent pas viser le peuple russe sans distinction et renforcer par là-même la propagande de V. Poutine qui lui a imposé cette guerre et qui le réprime avec férocité. Un mouvement contre la guerre et contre la dictature de V. Poutine se lève avec courage en Russie ; c’est ce mouvement qui rassemble progressistes et démocrates, où les féministes russes jouent un rôle original, que nous devons soutenir de toutes nos forces. C’est la mobilisation du peuple russe pour la paix et la démocratie que Vladimir Poutine craint le plus, car seul ce mouvement peut mettre un terme à son règne et ouvrir la voie à un régime démocratique.

*

Nous ne voulons ni de la guerre, ni d’une économie de guerre

Dans l’immédiat aussi, il est impératif qu’une action politique déterminée et coordonnée au plan européen comme international s’attaque aux spéculateurs qui profitent de la guerre pour faire flamber les prix des matières premières, du blé, du pétrole et du gaz avant même que les sanctions économiques contre la Russie ne produisent leur effet. La spéculation financière doit être interdite et sanctionnée pénalement.

D’ici peu, l’impact de la guerre et des sanctions sur les conditions de vie et de travail des Français·e·s, des Européen·ne·s et de tous les peuples du monde va venir approfondir les actuelles difficultés sociales et économiques déjà graves. Des pays entiers, du Moyen-Orient à l’Afrique, dépendants du blé ukrainien et russe, sont sur le point de voir se multiplier des émeutes de la faim.

Il faut – « quoi qu’il en coûte » aux marchés financiers – prévenir à tout prix cet impact et coordonner, au plan international avec l’ONU et ses agences comme la FAO et le PAM ainsi que la BRI et le FMI, la mobilisation des stocks alimentaires et l’approvisionnement en matières premières des peuples menacés à présent de famine.

La France doit faire prévaloir l’exigence de sécurité humaine collective, telle que définie par le PNUD, et agir pour la tenue sans délai d’une conférence extraordinaire internationale, sous égide de l’ONU, pour le blocage des prix des céréales et au développement d’un mix énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.

C’est dès maintenant que doit être mis en place, comme le propose Fabien Roussel, un Fonds européen démocratique, un « fonds de résilience pour la paix », développant les services publics, garantissant la sécurisation des emplois et remplissant l’objectif de transition écologique.

Un processus politique et pacifique négocié de la guerre en Ukraine et du conflit séparatiste dans le Donbass devra, dans la foulée, déboucher sur la tenue d’une conférence extraordinaire pour une sécurité collective pan-européenne, sous égide des instances multilatérales, ouverte à tous les pays d’Europe, y compris la Russie et l’Ukraine évidemment.

Pour un nouvel ordre international

Les logiques d’alliances opportunistes telles que les met en œuvre l’Otan sont incapables de relever ce défi, au contraire elle les alimente. En cherchant à s’élargir à l’Est jusqu’aux frontières de la Russie, l’Otan a encouragé une logique de surarmement et une logique de blocs antagonistes en Europe. L’Otan a activement nourri la montée des tensions en Ukraine depuis 2014. Elle a poussé le gouvernement ukrainien, à ses risques et périls comme le montre la guerre aujourd’hui, à retarder sine die la mise en œuvre les accords de Minsk 2. Dans la même période, l’Otan a contribué au surarmement et a élevé à 2 000 milliards de dollars le niveau des dépenses militaires annuelles au plan mondial ; elle a ravivé la compétition pour la détention de l’arme nucléaire.

La guerre en Ukraine est un échec diplomatique et politique collectif qui devra conduire l’ensemble des pays européens à élaborer de concert un cadre commun de coopération et de sécurité collective pan-européen.

Dans un monde interdépendant, la sécurité de chacun dépend de la sécurité de tous.

L’indépendance stratégique de la France, comme celle des pays membres de l’Union européenne, ne peut plus s’inscrire dans un système qui les font dépendre d’une alliance, l’Otan, dont ils ne maîtrisent ni la direction ni les objectifs stratégiques. Les prétentions hégémoniques – économique, monétaire, politique et culturelle – des États-Unis et cet ordre mondial chaotique régi par les logiques de puissances et de « blocs antagonistes » précipitent des peuples entiers dans la pauvreté et l’humiliation, les jettent les uns contre les autres.

L’indépendance stratégique de la France, comme celle des pays membres de l’Union européenne, doit être définie et maîtrisée par eux dans le cadre de coopérations et de partenariats dont le premier but doit être la préservation de la paix et la sécurité collective en Europe comme au plan international. Ce serait poser les jalons d’un nouvel ordre international, fondé sur la sécurité humaine collective – la paix, la justice, la solidarité et la coopération entre les peuples –, et auxquels tous aspirent.

Un large mouvement populaire pour la paix et la solidarité internationale des peuples et des travailleurs

Le PCF participe et appelle à participer à toutes les initiatives pour la paix et la solidarité lancées par les organisations onusiennes, intersyndicales et les ONG mobilisées, depuis le 24 février, pour porter assistance aux populations ukrainiennes. Le PCF apporte tout son soutien au peuple ukrainien, à tou·te s les réfugié·e·s et victimes de la guerre, et aux militant·e·s de gauche arrêtés et emprisonnés en Ukraine.

Le PCF dénonce avec force les appels au « tri » des réfugié·e·s et réaffirme que la France, comme tous les pays membres de l’UE, se doit de respecter à la lettre le droit international et les principes de la Convention universelle des droits humains, la Charte des Nations unies et les conventions internationales, et d’accueillir dignement migrant·e·s et réfugié·e·s sans aucune discrimination.

Le PCF, engagé dans la solidarité concrète avec les populations ukrainiennes en détresse, continuera de mettre les locaux de ses sections et fédérations à la disposition des actions de solidarité et collectes de dons. Les maires et les élu·e·s communistes sont mobilisé·e·s pour créer les conditions de cet indispensable accueil.

Le PCF condamne la répression dont sont victimes les partisan·e·s de la paix en Russie et appelle à soutenir les femmes et hommes de culture, les intellectuel·le·s, les responsables politiques et syndicaux, les féministes qui se sont levé·e·s avec courage depuis le 24 févier. Le PCF se tient aux côtés des mères de famille russes, endeuillées par la perte de leurs enfants mobilisés dans l’armée. Le PCF s’oppose avec force, en France, aux diatribes et violences russophobes qui distillent la haine entre les peuples.

Le PCF appelle toutes les forces en France, en Europe, sur tous les continents, partageant l’objectif de bâtir un monde de sécurité collective, de sécurité humaine et de coopération, de fraternité entre les peuples et de solidarité, à se rassembler, s’unir et agir ensemble. Toutes les forces attachées aux principes intangibles de la primauté du droit international et de la Charte des Nations unies, aux principes inaliénables des droits humains, sociaux et politiques fondamentaux, tels que définis dans la Charte universelle des droits humains de 1948, peuvent faire prévaloir la voix d’un nouvel ordre international.

À l’heure où les pandémies et la crise climatique et écologique – qui se jouent des frontières –, où les insupportables inégalités sociales et économiques mondiales plongent des dizaines de millions d’êtres humains dans la famine, la misère, la désolation et les conflits, l’humanité dans son ensemble court à sa perte si elle ne se donne pas les moyens de relever ces défis au plan mondial et de faire prévaloir des relations internationales pacifiques et mutuellement avantageuses.

Le PCF, engagé depuis sa création dans cette perspective d’émancipation humaine et de transformation sociale profonde, entend mettre toute son énergie à la construction d’un large et puissant mouvement pour la paix et la sécurité collective européenne et internationale.

Ouvrons enfin le chemin de la « grande paix humaine ». Le PCF appelle toutes les forces individuelles comme collectives disponibles et partageant cet objectif à se rassembler et agir ensemble ; il n’est pas trop tard :

  • Le PCF continuera de prendre toutes les initiatives possibles, au plan national, européen et international, pour un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et l’ouverture de négociations sous égide de l’Onu et de participer à toutes les mobilisations portant cet objectif et la solidarité avec les victimes de la guerre ;
  • Le PCF appelle à participer en nombre au contre-sommet de l’Otan, en juin à Madrid, initié par les gauches européennes, pour porter ensemble l’exigence d’un nouveau cadre commun, pan-européen, de coopération et de sécurité collective en Europe.
  • Pour contribuer à plus longue échéance à la construction d’un large et puissant mouvement pour la paix, le PCF s’engage dès aujourd’hui dans la préparation d’une mobilisation de masse, le 21 septembre 2022, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, initiée par l’Onu.

Paris, le 19 mars 2022

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 11:55
Les premières rencontres annoncées autour de "Femmes d'Alep":
 
- vendredi 25 mars à 17h30 Présentation de "Femmes d'Alep" dans les locaux de Skol Vreizh, à la Manufacture des Tabacs de Morlaix
 
- samedi 26 mars à 16h à Dialogues Morlaix: Présentation du livre "Femmes d'Alep" avec Maha Hassan et Ismaël Dupont et dédicaces
 
- samedi 2 avril à 14h30 à Lampaul Guimiliau, rencontre à la librairie l'Ivresse des Mots
 
- samedi 9 avril, Maha Hassan est invitée d'un festival culturel sur les droits des femmes dans le cadre d'une journée sur les femmes migrantes et réfugiées à Port-de-Bouc près de Marseille, Bibliothèque Boris Vian, à 17h
 
- vendredi 22 avril, 19h, salle des fêtes de Saint-Cadou à Sizun
 
- samedi 23 avril, à 17h, rencontre à la librairie Les Déferlantes, place des Viarmes à Morlaix
 
- jeudi 5 mai, rencontre-présentation du livre à la librairie Livres in Room à Saint-Pol-de-Léon à 18h30
 
- samedi 7 mai, FNAC de Morlaix, de 15h à 18h, Zone commerciale St Fiacre à Plourin-les-Morlaix
 
- Vendredi 13 mai, conférence-débat à Saint-Brieuc, 18h, à l'invitation des Belles Rouges 22, Salle 16 rue Courteline
 
Sortie du livre de Maha Hassan et Ismaël Dupont "Femmes d'Alep" chez Skol Vreizh: les rencontres prévues
Sortie du livre de Maha Hassan et Ismaël Dupont "Femmes d'Alep" chez Skol Vreizh: les rencontres prévues
Une immense joie de voir le roman co-écrit avec mon amie l'écrivaine Maha Hassan publié avec le beau tableau de couverture du peintre kurde syrien d'Afrin Lokman Mohamad, dans le catalogue de notre éditeur Skol Vreizh. A vente cette semaine en librairie.
Un travail littéraire passionnant débuté en décembre 2017, sitôt après notre rencontre à une soirée organisée par Amnesty International sur la guerre en Syrie, un pays et un peuple j'ai appris à aimer à l'été 2010, 6 mois avant la Révolution, et ce roman aux cents visages de femmes qui va déboucher 4 ans et 4 mois après.
Nous allons bientôt vous inviter, chers lectrices et lecteurs futurs, j'espère, à une plongée en profondeur dans la société et la culture syrienne, l'histoire des femmes de ce pays si fascinant et cruel, les drames du patriarcat et de la dictature du clan Assad, la guerre et l'exil, une réflexion puissante sur la dialectique de l'identité multiple et métissée, et les chemins de la liberté d'une écrivaine, née avec des parents analphabètes, mais des grands-mères, arménienne, kurde, arabe, riches d'histoire, dont l'exil aura pleinement libéré la fécondité créatrice.
Merci à notre éditeur, à Jean-René Le Quéau, à Paolig Combot, d'avoir su apprécier ce livre fort, ambitieux et d'une originalité véritable, un sésame pour découvrir l'Orient compliqué et la Syrie d'avant la Révolution et de la guerre civile.
Merci à Maha pour sa confiance, de m'avoir fait partager sa création et sa puissance romanesque pas à pas! Et à tous les amis qui nous ont aidés dans cette entreprise, Patrick Gambache, Guy Darol, et d'autres encore!
 
Née à Alep en Syrie dans une famille kurde, avec un père ouvrier communiste dans une usine de textile, partagé entre idéologie progressiste et conservatisme social, Maha Hassan a vécu une enfance croisée entre la grande ville du nord de la Syrie, aux milieux sociaux très divers, et le village kurde de Metîna, dans la région d'Afrin. Athée mais voilée, avec ses amies du lycée Al-Nil, elle vient à la littérature et au monde des idées par Marx, Gorki, Hemingway, Sartre, Breton, de Beauvoir, Rimbaud qu'elle découvre entre ses 15 et ses 18 ans dans sa chambre du quartier populaire d'Alkhalidiya, à l'ouest d'Alep, d'abord grâce aux brochures et livres qui lui offrent les copains communistes de son père.
Écrivaine et journaliste de langue arabe, elle s'exile en France en 2004 à la suite du printemps kurde, déjà réprimé par Bachar al-Assad. Elle est l'auteur de 13 romans en langue arabe, dont plusieurs ont été sélectionnés pour des prix internationaux de littérature arabe, la plupart publiés au Liban. Deux de ses romans sont traduits en italien, un en néerlandais et un autre est en cours de traduction en Angleterre.
 
Femmes d'Alep - un roman de Maha Hassan
écrit en français avec l'aide de Ismaël Dupont
 
Tout a commencé avec elles : l’Arménienne chrétienne à l'identité enfouie et dissimulée, et Halima, la Kurde musulmane. Deux femmes analphabètes qui ont tissé les fils de mon destin. L’histoire débute donc avec elles : Halima, Amina, Samia, Hanifa, Nadia et… toutes ces femmes qui racontent leurs vies dans ce livre.
“Je suis née pour raconter, pour les raconter. Je suis née femme pour raconter les histoires de ces femmes autour de moi : femmes de ma famille, femmes d'ailleurs, voisines, cousines, amies, rendues étrangères à elles-mêmes. Femmes sorties de l’ombre où elles ont vécu dans l'injustice et la peur, femmes aux vies cabossées par la guerre et l'exil. Je suis née dans cette société orientale tyrannique pour témoigner des expériences des femmes dans ce monde définitivement perdu que fut la Syrie d'avant la Révolution et la guerre civile. Je suis née là-bas pour m'exiler et écrire ce livre rendu possible et nécessaire par la distance et l'éloignement. Je suis née pour raconter et je me suis exilée pour sauver mes histoires.”
Format : 14 X 22 cm, 488 p.,
impression NB, papier bouffant, relié, couverture souple impression couleurs, pelliculée, 22 €
ISBN 978-2-36758-137-8
Sortie du livre de Maha Hassan et Ismaël Dupont "Femmes d'Alep" chez Skol Vreizh: les rencontres prévues
Sortie du livre de Maha Hassan et Ismaël Dupont "Femmes d'Alep" chez Skol Vreizh: les rencontres prévues
Sortie du livre de Maha Hassan et Ismaël Dupont "Femmes d'Alep" chez Skol Vreizh: les rencontres prévues
Sortie du livre de Maha Hassan et Ismaël Dupont "Femmes d'Alep" chez Skol Vreizh: les rencontres prévues
Femmes d'Alep
Les communistes en Syrie, une longue histoire compliquée et une influence certaine.
C’est l’histoire d’un père, analphabète, ouvrier dans une usine de textile des faubourgs d’Alep, qui rêvait d’envoyer sa fille aînée faire des études de sciences politiques en Russie... Ses nièces "nationalistes" kurdes le surnomment Gorbatchev. Nabi, kurde venu du village de Metîna, dont la fille, Maha, publiera à douze ans son premier article dans le journal du Parti communiste syrien Al-Bayraq, pour la plus grande fierté des amis et camarades de son père, tandis que sa première nouvelle sera publiée à 20 ans dans le journal de Mahmoud Darwich au Liban, le poète et résistant palestinien, un autre ancien militant communiste.
C'est l'histoire d'un car de jeunes issus de familles communistes allant sur une journée de vacances hors de leur ville que les services de sécurité arrêtent à un barrage, harcelant ensuite chacun d'entre eux, certains étant arrêtés et torturés, d'autres intimidés, afin de chercher à collecter des renseignements... Une histoire vraie!
« Le Parti communiste a joué un rôle important très tôt dans ma vie. Il m’a préservée contre le destin des filles de mon quartier et de ma famille… Je dois à ce parti de ne pas avoir été éduquée dans une ambiance religieuse qui aurait arrêté le développement de mon esprit critique ».
Parmi les souvenirs lointains d’enfance de la jeune Maha, les visites chez les camarades du quartier, dont les filles chantent dans les chorales du Parti, ou encore, au village paternel kurde de Metîna, dans la région d’Afrin, la visite à Mohammad Medina avec sa tante Farida, un militant sortant de prison, encore handicapé des suites de la torture.
Le communisme a joué un grand rôle dans la vie de Maha : vecteur de culture, c’est grâce aux camarades de son père qu’elle a pu découvrir le monde des livres et des idées, Marx, Lénine, Sartre, Gorki, et bien d’autres ensuite… C’est le communisme qui lui a permis d’avoir des références internationalistes, de vivre dans une ambiance où l’on refusait le sectarisme communautariste, comme l’intégrisme religieux et le nationalisme autoritaire du Baas.
Même si les camarades de son père étaient aussi perméables à la culture patriarcale et clanique dominante, n’avaient pas forcément des femmes libres et émancipées, ils respectaient davantage la liberté de leurs filles, qui, souvent, ne mettaient pas le voile.
Le communisme en Syrie et dans le monde arabe a été fort dans certaines minorités : kurde, chrétienne, druze, alaouite. C’était une promesse universaliste d’égalité et de fraternité humaine, c’était aussi l’espoir d’une société sécularisée où la pensée critique, la création, la liberté individuelle, notamment des femmes, pourraient se déployer plus librement.
Le communisme était aussi une manière de résister au totalitarisme du Parti et de l’idéologie au pouvoir, qui s’attaquait avec la même violence à tous ses opposants, islamistes, ou de gauche, laïcs, et communistes.
Ainsi le livre « Femmes d’Alep » fait référence à Farajallah El Helou, le grand chef communiste libanais, torturé et assassiné par les services de sécurité syriens en 1959.
A l’adolescence de Maha, c’est bien souvent dans des librairies « communistes » d’Alep que l’on trouvait des femmes en jean et sans voile, et des livres dissidents critiquant la religion. C’est là qu’allaient faire provision d’arguments et de connaissance les filles athées voilées du lycée Al-Nil d’Alep.
Toute une partie de la résistance contre la dictature des Al-Assad, le père Hafez, et le fils Bachar, était d’inspiration communiste, même si, peut-être plus encore que dans les pays européens, l’histoire du mouvement communiste, que la dictature a toujours cherché à diviser en même temps qu’elle le réprimait impitoyablement, a été marquée par de nombreuses scissions, divisions et parfois des reniements face à la puissance d'intimidation et de chantage du régime.
Je me souviens que 6 mois avant la Révolution syrienne, à la fête de l'Humanité, il y avait deux stands communistes syriens, dans l'un des opposants persécutés par Bachar, dans l'autre un parti qui tout en s'opposant officiellement au Baas était intégré à un système électoral truqué et sous contrôle.
Toujours est-il que dans la Révolution de 2011, et dans les coordinations civiles de la Révolution, beaucoup des militants aguerris qui pensaient et organisaient la résistance civile étaient soit communistes, soit influencés par cette culture progressiste, universaliste et laïque arabe, également très présente chez les intellectuels, même si beaucoup devaient cacher leurs idées pour ne pas être inquiétés par la dictature.
Le livre « Femmes d’Alep » raconte aussi la résistance de femmes communistes, certaines qui ont vécu des années de clandestinité, cachées ou sous des identités d’emprunt, pendant plusieurs années du temps de Hafez al-Assad pour échapper à l’arrestation et la torture, voire l’élimination. D’autres qui ont combattu, la plupart du temps en manifestant et résistant pacifiquement, par la liberté d’expression et la solidarité concrète, contre la dictature du Boucher de Damas, Bachar al-Assad.
Ce livre raconte la résistance et aussi la persécution, l’exil de ces militants, militants de l’ombre ou intellectuels, et leur amertume face au destin de la révolution syrienne. Leur héroïsme aussi pour continuer à rire du régime, parler-vrai, et librement, sous les bombes, la menace des enlèvements et de l’arrestation par les "moukhabarat" (police secrète) ou les "chabiha" (voyous mafieux ultra-violents à la solde du pouvoir) de Bachar al-Assad.
Ce livre, la deuxième partie notamment, "Héritières de l'exil", est également un hommage à ces héros ordinaires de la Révolution syrienne.
Le Parti communiste en Syrie a commencé à être très influent dans les années 50, dans un contexte de démocratie parlementaire libérale, dans l’opposition. Le Parti communiste du premier député communiste arabe, le kurde Khaled Bakdach, était un parti qui recrutait majoritairement en milieu minoritaire kurde et chrétien. Dans les années 63-68, jusqu’à la prise de pouvoir de Hafez al-Assad, la collaboration du parti Baas au pouvoir en Syrie et de l’URSS était très forte. En 68, le général alaouite Hafez al-Assad, ministre de la Défense, se fait le partisan d'une ligne moins « gauchiste » et plus « pragmatique » du Baas. Les militants communistes sont arrêtés. Et le 6 octobre 1970, Hafez al-Assad prend la tête du pays à 40 ans, en évinçant les membres rivaux de son parti. Il instaure un régime présidentiel autoritaire très personnalisé, s’appuyant sur une institution militaire toute puissance et des services de renseignement et de répression dominés par les Alaouites. Hafez al-Assad engage le « Mouvement rectificatif » réhabilitant le secteur privé et renouant avec les pays arabes, y compris l’Arabie Saoudite. La Syrie intervient contre les Palestiniens dans la guerre du Liban qui a débuté en 1975, avec l’intention de rééquilibrer le rapport de force entre l’OLP et la gauche libanaise d’un côté, et les Phalanges maronites de l’autre. Une « trahison » de la cause palestinienne qui suscite des critiques, y compris au sein du Baas. La Syrie restera engagée au Liban jusqu’en 2005. Dans les années 79-85, Hafez al-Assad exerce sous état d’urgence une répression très féroce contre les Frères musulmans, mais aussi ses opposants de gauche, et les militants communistes. Le régime arrête arbitrairement et torture sans pitié dans ses prisons infernales bien décrites par Mustafa Khalifé dans La Coquille des milliers de suspects : islamistes, démocrates, opposants de gauche.
Le 10 juin 2000, c’est la mort de « l’Éternel » Hafez al-Assad après 30 ans de pouvoir sans partage. Son fils Bachar, 34 ans, lui succède, du fait de la mort de Bassel, le fils aîné et l’héritier pressenti, dans un accident de voiture en 1994. Bachar, qui a fait des études de médecine et d’ophtalmologie à Londres, est présenté au départ comme un président moderne, ouvert aux évolutions. Riad al-Turk, l’opposant de toujours et chef historique du Parti communiste syrien qu’il a fondé en dissidence du parti de Khaled Bakdach, désormais allié au régime, est le premier à critiquer la révision constitutionnelle qui permet à Bachar de prendre la tête de l’état en abaissant l’âge ouvrant droit à l’élection à la présidence de la République.
En janvier 2001 : un autre manifeste portant cette fois la signature de 1000 intellectuels et activistes met davantage l’accent sur des revendications de démocratie et de pluralisme, et des « Comités de revitalisation de la société civile » voient le jour. Bachar tente de se construire une popularité par une hausse des salaires de 25 %, l’autorisation des partis du Front national progressiste de diffuser des journaux en leur nom, la libération de 600 prisonniers politiques, pour la plupart islamistes.
Mais dès février 2001, l’appareil sécuritaire et répressif préservant les privilèges et la mainmise absolue du régime et du clan alaouite au pouvoir se reprend. Le « printemps de Damas » prend fin avec l’arrestation du député et dissident politique Riyad Seif, de Mamoun al-Homsi ainsi que du leader communiste Riad al-Turk, surnommé le Mandela syrien.
Face à la réaction, qu’elle soit basée sur l’autoritarisme militaire mafieux, communautariste et nationaliste, comme celui du parti Baas, ou sur l’islamisme favorisé d’abord par les pays du Golfe et les États-Unis comme parade à l’affirmation du progressisme arabe, le communisme a bien souvent été une force d’émancipation en Syrie et dans le monde arabe, contrairement aux idées reçues qui assimilent communisme et totalitarisme ou négation des libertés individuelles. Le communisme a aussi été un soutien constant aux forces progressistes palestiniennes. Et un vecteur de liberté et d’affranchissement culturel dans la vie sociale et individuelle face aux conservatismes communautaires et religieux.
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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 07:22
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!
Superbe meeting de Fabien Roussel à Nantes à la Cité des Congrès, dans une chaude ambiance!

Un superbe meeting de Nantes avec Fabien Roussel, drôle, profond, incisif, offensif! Tous ensemble pour la France des Jours Heureux!

La fédération du Finistère avait une cinquantaine d'adhérents présents à Nantes, dont Valérie Scattolin et Enzo De Gregorio, les candidats aux législatives de la France des Jours Heureux sur la circonscription de Morlaix, présents en tribune au côté de Fabien Roussel, avec Ismaël Dupont.

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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 07:16
53 élus finstériens figurent sur le comité de soutien de Fabien Roussel. (Photo d’archives François Destoc/Le Télégramme)

53 élus finstériens figurent sur le comité de soutien de Fabien Roussel. (Photo d’archives François Destoc/Le Télégramme)

Présidentielle : 53 élus finistériens soutiennent Fabien Roussel

Publié le 21 mars 2022 - Le Télégramme

La fédération finistérienne du Parti communiste a publié ce week-end les noms figurant au comité de soutien à Fabien Roussel pour l’élection présidentielle.

Le comité de soutien Fabien Rousse, le candidat du PCF compte désormais 766 « citoyens », selon le décompte de la fédération finistérienne du Parti communiste* et 53 élus du département en exercice.

Voici la liste des élus signataires, par ordre alphabétique : Patrick Béguivin, conseiller municipal à Plouigneau ; Djelloul Benhenni, conseiller municipal de Rosporden-Kernével ; Bertrand Bianic, conseiller municipal au Relecq-Kerhuon ; Christophe Boudrot, adjoint au maire à Plouigneau ; Claudie Bournot Gallou, adjointe au Relecq-Kerhuon ; Philippe Broudeur, adjoint à Quimper et conseiller communautaire de Quimper Bretagne Occidentale, président Les Radicaux de Gauche 29 ; Maëla Burlot, conseillère municipale à Morlaix ; Christian Carduner, conseiller municipal à Scaër ; Martine Carn, conseillère municipale à Plougonven ; René Chever, conseiller municipal à Plounéour-Ménez ; Anne-Catherine Cleuziou, conseillère municipale à Brest ; Jean-Marie Cloarec, adjoint au maire à Rosporden/Kernével ; Patrick Cochennec, conseiller municipal à Cléden-Poher ; Marie-Christine Coz, adjointe à Plourin-lès-Morlaix ; Eugène Davillers Caradec, conseiller municipal de Morlaix ; Corentin Derrien, conseiller municipal à Saint-Thégonnec Loc-Eguiner ; Marie Duigou, adjointe à Bannalec ; Ismaël Dupont, conseiller départemental et 1er adjoint à Morlaix ; Edith Fer, conseillère municipale à Morlaix ; Fabrice Gakiere, conseiller municipal à Briec ; Patrick Gambache, conseiller municipal à Morlaix ; Mariane Gauthier, conseillère municipale à Plouigneau ; Gladys Grelaud, conseillère régionale ; Eric Guellec, adjoint au maire de Brest ; Jacqueline Héré, maire de quartier à Bellevue (Brest), conseillère départementale ; Roger Héré, vice-président de Morlaix-Communauté et 1er adjoint à Plouigneau ; Bernard Jasserand, maire du quartier de Kerfeunteun (Quimper), conseiller communautaire de QBO ; Élise Kérébel, conseillère municipale à Morlaix ; Jérémy Laine, adjoint au maire à Guimaëc ; Frédéric L’Aminot, adjoint au maire à Morlaix ; Jean-Michel Lemieux, conseiller municipal à Scaër ; Karen Le Moal, adjointe au maire à Rosporden-Kernével ; Jean Michel Le Lorc’h, vice-président Brest Métropole ; Sandra Le Roux, conseillère municipale à Brest ; Pierre-Yves Liziar, conseiller municipal au Relecq-Kerhuon ; Marie-Françoise Madec, conseillère municipale à Morlaix ; Mathilde Maillard, adjointe à Brest ; Taran Marec, conseiller municipal à Brest, étudiant en informatique ; Isabelle Maugeais, conseillère départementale ; Isabelle Mazelin, adjointe au Relecq-Kerhuon ; Monique Mevellec Sithamma, élue conseillère municipale au Relecq-Kerhuon ; Christiane Migot, conseillère municipale et communautaire de Brest ; Françoise Nioche, conseillère municipale Rosporden ; Jean-Claude Perrot, conseiller municipal de Briec ; Paul Quéméner, conseiller à Berrien ; Yvonne Rainero, conseillère municipale et communautaire de Quimper ; Jacques Rannou, maire délégué de Kernével ; Quentin Rannou, conseiller municipal Kernevel-Rosporden, Larry Réa, adjoint au Relecq-Kerhuon ; Katell Salazar, conseillère municipale à Morlaix ; Valérie Scatollin, adjointe et conseillère communautaire à Morlaix ; Ronan Sinquin, conseiller municipal de Quimper ; Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal à Carhaix.

 

* chiffre établi le 18 mars

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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 07:13
Réunion publique du comité des Jours Heureux à Quimper pour Fabien Roussel ce vendredi 18 mars
Réunion publique du comité des Jours Heureux à Quimper pour Fabien Roussel ce vendredi 18 mars
Réunion publique du comité des Jours Heureux à Quimper pour Fabien Roussel ce vendredi 18 mars
Réunion publique du comité des Jours Heureux à Quimper pour Fabien Roussel ce vendredi 18 mars
Réunion publique du comité des Jours Heureux à Quimper pour Fabien Roussel ce vendredi 18 mars

Réunion publique à Quimper du Comité des Jours Heureux vendredi soir, 18 mars. Un échange très intéressant avec des interventions de Yann Foucher, Yvonne Rainero, Enzo De Gregorio, Ismaël Dupont, Annie Bleas, Sandrine Allain, Max Relouzat. Et un comité de soutien quimpérois a Fabien Roussel qui compte plus de 110 personnes et s'étoffe chaque semaine davantage. Photos de Piero Rainero

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22 mars 2022 2 22 /03 /mars /2022 07:07
Soutien du PCF Finistère à la mobilisation des retraités pour leur pouvoir d'achat le jeudi 24 mars à 11h à Carhaix
Le 24 mars 2022, les retraité-e-s se mobiliseront à nouveau pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, la présence de services publics et la défense de la Sécurité sociale.
La fédération du Finistère appelle les retraité-e-s à répondre à l'appel de l'intersyndicale du Finistère et à manifester à Carhaix ce jeudi 24 mars à 11 h place du Champ de foire
Comment payer les factures avec l’accélération de l’augmentation des prix, de 1,9% sur un an, qui affecte des secteurs indispensables comme l’énergie, l’alimentation, les transports ? Depuis 2014, nous avons perdu entre 10 et 12% de pouvoir d’achat, soit un mois de pension par an !
La sécurité sociale fragilisée par le pouvoir qui la prive de ressources (70 milliards d’exonérations de cotisations) à quelques semaines de la présidentielle, cette question est essentielle, la sécurité sociale fait partie de notre vie. Elle a, durant cette période de Covid, confirmé toute sa place.
Les services publics, dont la présence sur tout le territoire est indispensable pour l’égalité de traitement de tous les citoyens :transports, postes, hôpitaux, aide à domicile, adaptation des logements, accueil en Ehpad, fin des déserts médicaux. Leur défense est primordiale car ils ouvrent la possibilité de vivre une retraite heureuse.
Le PCF propose une réforme pour une retraite à 60 ans avec un minimum garanti à 1500 euros.
Ce que la France d’après-guerre et en pleine reconstruction, à réussi à faire avec la création de la Sécurité sociale sous l’impulsion du ministre communiste Ambroise Croizat, nous pouvons le faire en 2022. La France d’aujourd’hui est beaucoup plus riche. Mais il faut aller chercher ces richesses accaparées par la finance et les plus privilégiés. Il faut mettre fin au régime spécial de la finance : pour une cotisation révolutionnaire ! Les revenus financiers perçus par les entreprises sont totalement exonérés de cotisation!
Nous proposons de les taxer comme les autres revenus à hauteur de 10,45 %. Cela rapporterait 30 milliards à notre système de retraites et de supprimer les exonérations de cotisations patronales inutiles dans la lutte contre le chômage.
Ainsi que la modulation des cotisations patronales en fonction de critères sociaux (emplois et salaire) et environnementaux. (Plus une entreprise investit dans l’emploi, augmente les salaires de ses salariés et respectent les normes environnementales et plus ses cotisations seront modulées à la baisse et inversement)
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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 07:16
À gauche, Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération PCF du Finistère, avec quelques-uns des 768 soutiens départementaux de Fabien Roussel, dont plusieurs jeunes ayant récemment adhéré au parti. | OUEST-FRANCE - Photo Delphine Van Hauwaert

À gauche, Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération PCF du Finistère, avec quelques-uns des 768 soutiens départementaux de Fabien Roussel, dont plusieurs jeunes ayant récemment adhéré au parti. | OUEST-FRANCE - Photo Delphine Van Hauwaert

Présidentielle. En Finistère, les soutiens à Fabien Roussel sortent du bois

Ils sont, à la date du samedi 19 mars, 768 à encourager le candidat communiste à la présidentielle. Dans le lot, sans surprise, beaucoup de syndicalistes mais aussi « pas mal de jeunes », se réjouit le parti.

Ouest-France, 20 mars, Delphine Van Hauwaert

Samedi 19 mars 2022, la fédération finistérienne du PCF, Parti communiste français, revendiquait 768 soutiens locaux à son candidat à la présidentielle, Fabien Roussel. « On fait quasiment carton plein chez les syndicalistes, en particuliers CGT-FSU », annonce Ismaël Dupont, citant également, « beaucoup de responsables associatifs ». Dans le lot, on trouve également 53 élus, mais à croire le secrétaire départemental, ils seraient plus nombreux à soutenir le candidat, notamment « des personnes proches du PS ».

145 adhésions en trois ans

Pour Ismaël Dupont, c’est certain : « Fabien Roussel rassemble plus largement que nos seuls sympathisants et adhérents. Il suscite de la sympathie et son discours porte. Beaucoup nous disent qu’il parle vrai et qu’il est réellement connecté aux préoccupations des gens, en termes de pouvoir d’achat, de partage des richesses, de renforcement des services publics. »

Celui qui propose de créer un revenu étudiant de 850 € minimum semble séduire les jeunes, « assez présents dans le comité de soutien » et parmi les nouvelles recrues du parti. « Depuis janvier, on enregistre 25 adhésions dont une moitié de jeunes entre 15 et 20 ans. » Une dynamique liée à Fabien Roussel, mais pas seulement : « En trois ans, on en est à 145 adhésions. Je ne pense pas qu’un autre parti à gauche puisse en dire autant. »

Après deux élections (2012 et 2017) « un peu dans l’ombre de Mélenchon, au point que certains se demandaient si le PCF avait encore une visibilité nationale » (N.D.L.R. : le parti avait fait le choix de soutenir ce candidat), les communistes retrouvent donc des couleurs en 2022, avec cette candidature en son son nom propre. L’occasion de prendre leurs distances avec les mélenchonistes : « On a des vraies différences, puisqu’on est républicains, laïcs et partisans de logiques de rassemblements lors des élections locales, de manière à construire des majorités de gauche. »

Contact : dupont.ismael@yahoo.fr

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 07:12
 Gilles Leroy écrivain et prix Goncourt annonce son soutien à Fabien Roussel.
"Cette voix de gauche fidèle manquait depuis tant d'années."

Merci à Gilles Leroy, écrivain, prix Goncourt 2007, pour le soutien qu'il apporte à @Fabien_Roussel

Écrivain et prix Goncourt de 2007 

"J’ai découvert Fabien Roussel en interview et j’ai été frappé par sa parole claire et ferme, ancrée sur les fondamentaux de la gauche. Cette voix de gauche fidèle manquait depuis tant d’années – j’ai aussitôt promis de le soutenir.

Fabien Roussel a raison : il faut laisser aux populistes de tous bords la chanson noire du désespoir. Laissons-leur le commerce de ces passions tristes que sont la haine de l’autre, le mépris de classe, le repli sur soi, le goût de la violence, les liaisons dangereuses avec le religieux : c’est sur nos peurs qu’ils amassent, c’est les faiblesses d’un peuple désuni qu’ils prospèrent. Ils revendiquent la liberté, l’égalité, jamais la fraternité.

Il faut laisser aux technocrates leur cynisme et leur parler creux – ces gens qui disent résilience parce que le beau mot de résistance leur fait peur. Qui, en guise de morale, ne connaissent que le chacun pour soi. Qui disent liberté et pensent marché, dérégulation, privatisation. Pour qui l’égalité, c’est une TVA au même taux pour tous, riches et pauvres. Qui chantent à tout va la grandeur de l’éducation et démolissent l’école publique en épuisant, en humiliant le corps enseignant.

Oui, on veut le bonheur. C’est même ça que l’on cherche, toute sa vie. Ce bonheur passe par l’amélioration des conditions réelles de l’existence, le besoin de se nourrir, de se loger, de respirer un air sain, de se soigner. Il passe par la liberté d’aimer, le désir de créer et cette nécessité supérieure d’apprendre, d’où que l’on vienne et quel que soit son âge.

On veut le bonheur, c’est l’au-delà de la révolte, le sens même du combat : on ne baisse pas les bras sur ce grand chantier de vivre. Et on travaille, oui, à des jours plus heureux."

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