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"Le droit à la retraite est un marqueur de civilisation. C'est un droit que l'on crée par le travail, un droit que l'on partage, un droit essentiel. Après plusieurs semaines de conflit, c'est au peuple de décider ! Un référendum sur le projet de réforme des retraites doit être organisé." Fabien Roussel
Le gouvernement a perdu la bataille de l'opinion et choisit le passage en force. Ne laissons pas bafouer notre démocratie pour casser nos retraites. Interpellons les parlementaires de notre département pour qu'ils soutiennent le référendum
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La vidéo de la semaine
Macron a peur du débat avec le peuple
(Fabien Roussel)
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Sociologue de la grande bourgeoisie et du pouvoir oligarchique, Monique Pinçon-Charlot analyse le poids des riches dans la grande régression sociale actuelle.
Monique Pinçon-Charlot. Depuis le premier septennat de François Mitterrand et le tournant de la rigueur de 1983, le néolibéralisme s’est mis en route avec des avancées tantôt rapides, comme sous Sarkozy, tantôt plus lentes, comme sous Hollande. L’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir constitue un coup d’accélérateur sans précédent. Nous assistons à une stratégie du choc. Des pans entiers de l’État providence, protecteur des classes populaires et des plus fragiles, mis en place après la Libération, tombent les uns après les autres : les protections des travailleurs contenues dans le Code du travail, les protections des chômeurs avec le tour de vis sur l’assurance-chômage, les protections des retraités avec la réforme du régime des retraites… Champ de bataille après champ de bataille, tout est détruit, selon un ordre très précis imposé par les plus riches à Macron. En début de quinquennat, il a expliqué que la suppression de l’impôt sur la fortune se ferait en 2018 ou 2019. L’oligarchie est intervenue dès octobre 2017 pour faire presser le pas. L’ISF a disparu dès la loi de finances 2018.
Monique Pinçon-Charlot. C’est la grande particularité de la France. Après la Révolution, les puissantes familles de la noblesse ont su très vite se réconcilier avec la bourgeoisie pour faire évoluer le capitalisme d’Ancien Régime en capitalisme industriel et commercial. Le néolibéralisme leur a offert une nouvelle impulsion qui leur permet de réaliser de nouvelles formes de profits, ceux-là financiers. Ces dynasties se transmettent donc de siècle en siècle des fortunes considérables qui demeurent au sein de leurs familles et ne ruissellent pas du tout.
Monique Pinçon-Charlot. Emmanuel Macron est le fondé de pouvoir de l’oligarchie. Il a mis l’État au service quasi exclusif des plus riches. Et les pouvoirs politiques et économiques sont désormais entremêlés. Le plus dur avec Macron est qu’il n’y a plus de séparation entre les pouvoirs. Le politique, qui était un champ autonome encore jusque dans les années 1980, est sous la coupe du pouvoir économique. Et cette stratégie du choc empêche tout changement politique puisque nous sommes maintenus sous la canonnade des réformes défavorables aux classes moyennes et populaires.
La France fait pourtant preuve d’une force intellectuelle. Les économistes, sociologues, historiens… ont tout décrypté des attaques du néolibéralisme à l’encontre des travailleurs, des mal-logés, de l’environnement, des classes populaires. Mais la violence est telle qu’elle ne permet pas de traduction politique des résistances qui se font jour dans les mouvements de protestation. Les riches se sentent bien en France parce qu’ils n’y sont pas inquiétés. Le niveau d’imposition si décrié depuis longtemps n’y est pour rien. Le nombre d’exilés fiscaux ne change d’ailleurs pas d’une année sur l’autre car leurs revenus et patrimoines échappent de longue date aux impôts et taxations. L’oligarchie est juste parvenue à capter le pouvoir politique et les richesses produites en cassant ce que l’on appelle les « zones de confort » des citoyens : la Sécurité sociale, l’assurance-chômage, le régime des retraites, le Code du travail…
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:
36/ Henri Moreau (1908-1943)
Le local de la fédération du PCF Finistère est installé dans une petite rue, entre la rue Jean Jaurès et le cimetière Saint Martin, qui porte le nom de ce grand résistant communiste brestois.
Voici la notice du Maitron établie par Gilles Pichavant sur la base notamment du travail d'Eugène Kerbaul dans le Maitron des fusillés.
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Né le 25 octobre 1908 à Tours (Indre-et-Loire), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; musicien des Équipages de la Flotte (marin de l’État) ; communiste ; OS, FTPF.
Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":
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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)
1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord était l'invité de Jean-Jacques Bourdin jeudi 30 janvier

Le nouveau système des retraites prévoit un ajustement permanent des paramètres en fonction de la situation financière. En cas de crise, ce mécanisme d’austérité permanente pourrait être particulièrement violent.
Les simulations issues de l’étude d’impact de la loi de réforme des retraites évitent évidemment le sujet, qui n’est par ailleurs que peu évoqué. On est pourtant en droit de se poser cette question essentielle : que se passera-t-il avec les retraites en cas de crise économique ? La réponse ne peut évidemment que donner lieu à des hypothèses et dépendra de la majorité politique d’alors et de l’ampleur de la crise. Mais le projet de loi permet déjà de dessiner des pistes.
Car l’article 55 de ce projet précise bien qu’il existe une obligation d’équilibre financier du système des retraites sur cinq ans glissants, quelle que soit la situation conjoncturelle. Le conseil d’administration (CA) de la future Caisse nationale de la retraite universelle (CNRU) sera dans l’obligation « chaque année » de prendre des mesures pour s’assurer de cet équilibre. La base de travail de cette décision sera le rapport du « comité d’expertise indépendant ». L’indépendance de ce dernier ne sera cependant que fort relative : ses membres seront nommés par les présidents des assemblées (Sénat, Assemblée nationale et Conseil économique, social et environnemental) et par le président de la République, auxquels s’ajouteront deux représentants de la Cour des comptes. Autrement dit, ce comité, où il n’y aura pas de représentants des retraités et des salariés, sera concentré exclusivement sur la question de l’équilibre financier.
Ce conseil d’administration ainsi composé sera alors chargé de « proposer d’ajuster les paramètres pour assurer le respect de la règle d’or ». On est ici au cœur du véritable intérêt de la réforme par points : l’ajustement permanent du système à l’équilibre financier. Or, on l’oublie souvent, les ressources de l’assurance vieillesse sont extrêmement dépendantes de la conjoncture et du marché du travail. En 2019, selon la commission des comptes de la Sécurité sociale, 67 % des ressources du régime général d’assurance vieillesse reposaient sur les cotisations. À cela doivent s’ajouter les transferts des caisses complémentaires et spéciales et les impôts et taxes dédiés, notamment la taxe sur les salaires. À l’inverse, les dépenses sont liées à des raisons démographiques indépendantes de la conjoncture.
Autrement dit, en cas de crise économique et de dégradation du marché du travail, le régime de retraite se trouve nécessairement en déséquilibre. On pourrait laisser le système se rééquilibrer avec le mouvement cyclique de la conjoncture. Mais ce n’est pas la voie choisie par la réforme, car, dans ce cas, il n’y aurait aucune nécessité de fixer un horizon pour rééquilibrer le système. Le choix qui a été fait est tout autre : il revient à obliger le CA de la future CNRU à prendre des mesures d’équilibre dès le début de la crise. Car, désormais, tout déficit conjoncturel devra être suivi par un excédent correspondant dans les cinq ans. Plus le déficit est important, plus l’excédent devra l’être. Et comme on ignore la durée du déséquilibre « naturel », il sera donc nécessaire de prendre des mesures rapides pour ralentir le déficit et s’assurer d’un excédent une fois la crise passée. Autrement dit, il faudra bien désormais prendre vite des mesures d’austérité.
En ce sens, l’article 55 énumère un certain nombre de mesures : modalités d’indexation des retraites, évolution de l’âge de référence, revalorisation des valeurs d’achat et de service, taux de cotisation et, le cas échéant, produits financiers des réserves. Sur qui porteront ces mesures ? À l’exception de cette dernière possibilité, tous ces moyens font payer la crise aux retraités (désindexation des pensions dont seule la valeur nominale est garantie par l’article 11), aux futurs retraités (par l’évolution de l’âge de référence et de la valeur des « points ») ou aux cotisants. Compte tenu des exigences de compétitivité qui dominent dans l’univers politique actuel et qui s’ancrent dans cette équation, très contestable, que « l’alourdissement du coût du travail crée du chômage », le relèvement des cotisations semble l’option la moins disponible.
Quant à l’utilisation de réserves, elle ne permet pas d’assurer des excédents capables d’équilibrer par la suite le système et il est fort probable qu’un comité d’experts dominé par la Cour des comptes préférera des mesures qui porteront sur les dépenses. C’est bien ce que propose depuis des années la Cour pour les comptes publics, conformément à la doxa néolibérale que l’on ne réduit bien les déficits qu’en baissant les dépenses. Cette vision est à l’origine de la pensée de « l’austérité expansive » qui a provoqué la crise de la zone euro en 2010. C’était l’époque où Jean-Claude Trichet affirmait que l’austérité pouvait être favorable à la croissance. Et cette idée constitue le socle du futur régime de retraite : on considère qu’en cas de crise, l’austérité permettra de redresser au mieux les comptes.
C’est évidemment un immense risque. En cas de crise, beaucoup de ces mesures risquent de peser sur l’activité et de dégrader encore la situation conjoncturelle. Cela est évident en cas de désindexation des pensions ou de hausse des cotisations salariales. Mais la baisse du taux de remplacement du salaire, soit par le déplacement de l’âge de référence, soit par la modification de la valeur du point, conduira aussi à une perte de revenus et, inévitablement, à des mécanismes de protection par une augmentation du taux d’épargne au détriment de la consommation. Or, c’est exactement ce qu’il faut éviter en cas de crise.
Il y a donc fort à parier que la « règle d’or » enclenche un cercle vicieux réduisant le filet de sécurité que constituent les transferts sociaux en France contre les aléas conjoncturels. Si le gouvernement n’avait pas de tels moyens en tête, pourquoi alors n’ont-ils pas été explicitement exclus des possibilités d’un ajustement à court terme ? Pourtant, le risque est immense car en aggravant la crise, on risque d’aggraver le déficit. Là encore, c’est le mécanisme de l’austérité qui a aggravé la crise et les déficits, qui ont été à l’œuvre à partir de 2010. L’autre risque, c’est qu’on retrouve vite l’équilibre au prix d’un appauvrissement des pensionnés et/ou des salariés.
Lorsqu’on observe la dernière crise et les mesures prises pour rééquilibrer le système, le tableau devient franchement inquiétant. Entre 2008 et 2010, on remarque une dégradation du déficit du système de 4,1 milliards d’euros, mais cela s’ajoutait à un déficit lié à la démographie qui s’était creusé en 2007 à près de 5 milliards d’euros. En 2010, le régime général d’assurance vieillesse était donc en déficit de 8,9 milliards d’euros. La réforme Fillon, en prenant une mesure d’âge et d’indexation stricte des retraites sur l’inflation, a ramené ce déficit à 4,8 milliards d’euros en 2012. Autrement dit, entre 2008 et 2012, le système était proche de l’équilibre si on excluait l’effet du déficit passé. La règle du nouveau système aurait donc été respectée. Mais à quel prix ? En 2011, on prévoyait un déficit de 5,8 milliards d’euros avec 1,9 % de croissance et finalement, on a eu un déficit inférieur d’un milliard d’euros avec une croissance de 0,2 %. Il a donc fallu serrer violemment les dépenses, dont la croissance a été divisée par 4 entre 2006 et 2011. Rien d’étonnant qu’avec une telle pression, la croissance française ait été faible, alors même que la crise de la zone euro faisait rage.
Rappelons simplement les conditions de cet ajustement : la réforme Fillon a provoqué un long conflit social. C’est ici une des conséquences du principe actuel de prestations définies. Lorsqu’on veut rééquilibrer le système, il faut le remettre à plat et engager un débat dans la société. Désormais, avec le système à points, cela se fera plus simplement par une simple décision « éclairée » annuelle du Conseil d’administration de la CNRU validée par un décret du gouvernement. C’est à la fois plus simple et plus discret. Qui descend massivement dans la rue chaque année contre l’absence de coup de pouce au Smic ou le gel du point d’indice des fonctionnaires ? C’est bien ici l’avantage principal du système par points jamais avancé par le gouvernement qui, néanmoins, ne l’ignore pas.
Le cas de la période 2008-2012 est assez parlant, mais la future réforme rendra inévitablement l’ajustement encore plus douloureux. En effet, pendant la dernière crise, les gouvernements n’étaient pas contraints d’équilibrer le système, donc d’ajuster aussi le déficit passé, celui accumulé en 2006-2007. Si cela avait été le cas, il aurait fallu réduire les dépenses de 5 milliards d’euros de plus. Imaginons qu’une crise économique survienne alors que le système connaît un déséquilibre. Ce n’est pas une vue de l’esprit puisque l’actuelle réforme induira un véritable « saut dans le vide financier », lié notamment aux pertes de cotisations sur les hauts revenus, mais aussi parce que les ressources du système ne sont pas garanties et qu’elles sont sous la pression des politiques de baisse du coût du travail. La règle des « 5 ans glissants » forcera alors à régler à la fois, et rapidement, le déficit hérité et le déficit causé par la crise.
L’austérité sera donc nécessairement plus intense. En réalité, elle sera permanente. En effet, la pression sur le système vers le déficit causée par la démographie sera constante et induira chaque année des mesures correctives. En cas de crise, ces mesures seront renforcées. Et c’est bien pour cette raison que toutes les projections publiées sur le nouveau système doivent être prises avec d’immenses précautions. Elles sont fondées sur un monde idéal et éloigné de la réalité, un monde sans crise et où les croissances de la productivité et de l’activité sont stables. C’est improbable. Or, les mesures d’âge, de valeur du point ou de valeur des pensions prises au cours des futures crises ne seront sans doute pas corrigées. Dès lors, les crises auront un effet d’accélérateur sur chacune de ces mesures. Si, pour gérer une crise, on décide de repousser l’âge d’équilibre, on ne reviendra pas sur cette décision. Il se peut donc que la projection d’un âge d’équilibre à 67 ans en 2060 soit très optimiste. Il pourrait survenir beaucoup plus tôt.
C’est là le fonctionnement naturel d’un système qui place l’équilibre financier comme point de départ. Ce système géré par les coûts aura alors une conséquence évidente : il engendrera des incertitudes qui donneront lieu à une épargne de précaution, principalement, comme le veut la tradition française, dans l’immobilier. L’essor de la capitalisation se fera aussi par ce biais. Plus que jamais, cette réforme construit un modèle économique à haut risque et qui fait fi des leçons du passé.
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:
35/ Alphonse Penven (1913-1994)
Notice du Maitron en ligne par Christian Bougeard: https://maitron.fr/
Né le 3 novembre 1913 au Huelgoat (Finistère), mort le 25 février 1994 au Huelgoat ; cultivateur ; maire PCF du Huelgoat (Finistère) (1945) ; conseiller général PCF du Huelgoat (1945-encore en 1988) ; député communiste du Finistère (1956-1958) ; membre du bureau fédéral et du comité fédéral du Finistère.
Après des études primaires à l’école du Huelgoat et l’obtention du certificat d’études Primaires à onze ans (suivi d’une année d’études complémentaire), Alphonse Penven travailla sur l’exploitation familiale. Habitant dans la Montagne finistérienne, une région bleue de tradition anticléricale gagnée par le socialiste Masson aux élections législatives de 1919 (député jusque 1936), Auguste Penven adhéra à la SFIO en 1936, parti au sein duquel il milita jusqu’à la guerre. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier en 1940, parvint à s’évader, et fut démobilisé à Châteauroux en août 1941, avec le grade de maréchal-des-Logis.
En 1943, Alphonse Penven entra dans la Résistance dans les FTPF et avec les FTPF à divers sabotages dans une zone d’essor des maquis FTP en 1944. Le petit agriculteur Alphonse Penven, père de six enfants, propriétaire exploitant, incarne cette nouvelle génération issue de la Résistance qui contribua à l’enracinement d’un communisme rural dans le Centre Bretagne. En 1958, un rapport officiel insistait sur ses qualités : « Se montre très actif. Serviable et dévoué, il bénéficie dans son canton d’une grande popularité et de beaucoup de considération ». Il avait trente-deux ans en 1945 lorsqu’il adhéra au PCF et fut élu successivement maire, puis conseiller général du Huelgoat, une commune et un canton détenus par la SFIO avant la guerre. Le socialiste Pierre Blanchard y était devenu conseiller général en 1937. Le 23 septembre 1945, Alphonse Penven lui succéda dès le 1er tour sur ces terres de tradition bleue devenues rouges. Il était l’un des quatre conseillers généraux communistes du Finistère en 1945 et il fut sans cesse réélu car il représentait encore le canton du Huelgoat en 1988. Mais dans les années 1960, il resta l’un des deux élus communistes au conseil général. Alphonse Penven était aussi la principale personnalité paysanne du PCF dans le Finistère, la seule à siéger au bureau fédéral. Dans les années 1950, il était responsable de la CGA, « président » selon les sources internes du PCF. Nous ignorons s’il s’agit de la présidence départementale ou du syndicat agricole du canton mais cette mention disparaît à partir de 1954, ce qui correspond d’ailleurs à la disparition de fait de la CGA au profit de la FNSEA. Alphonse Penven assuma aussi des responsabilités dans le parti : membre du bureau de la section du Huelgoat et du bureau fédéral du Finistère jusque mars 1953 puis du comité fédéral. Le 19 mai 1957, il fut réélu au bureau fédéral jusqu’à 1962 puis resta membre du comité fédéral jusqu’à 1968.
Aux élections législatives de 1946 et de 1951, Alphonse Penven figurait sur les listes du PCF dans le Finistère. Le 2 janvier 1956, alors que neuf listes s’affrontaient, il était en deuxième position derrière le député sortant Gabriel Paul et Alphonse Penven fut élu député du Finistère avec 74 566 voix (18,7 %). Le maire du Huelgoat devait cette promotion en position éligible à la mise à l’écart du député sortant Alain Signor, à la suite de l’intervention du Comité central pour infléchir une ligne politique de la fédération considérée comme trop sectaire. En 1956, le PCF conserva deux députés dans ce département breton jusqu’à 1958. En novembre 1958, Alphonse Penven fut le candidat du PCF (15 % au premier tour) dans la 4e circonscription du Finistère (Morlaix I) dans laquelle se présentait aussi François Tanguy Prigent ainsi que le maire de Morlaix Jean Le Duc (Indépendant-CNI), et un MRP. Du fait d’un accord conclu entre la SFIO et le PCF dans le Finistère et notamment parce que Tanguy Prigent avait fait campagne pour le non au référendum, Alphonse Penven se désista au 2e tour en faveur de l’ancien ministre socialiste qui fut battu par Jean Le Duc. Il représenta encore le parti en novembre 1962 (16,9 % des voix au 1er tour) et se désista pour Tanguy Prigent (PSU) qui retrouva son siège de député. À nouveau candidat communiste en mars 1967 (19,3 % au 1er tour), juin 1968 et mars 1973, il se désista pour le candidat du PSU Roger Prat, élu d’extrême justesse en 1967 puis battu en 1968. Son suppléant était le cheminot de Morlaix François Paugam (1958 et 1962) puis l’instituteur Michel Derrien de Morlaix (1967). Auguste Penven fut bien l’un des principaux piliers du PCF dans le Finistère de l’après-guerre.
https://maitron.fr/spip.php?article148718, notice PENVEN Alphonse, François par Christian Bougeard, version mise en ligne le 7 septembre 2013, dernière modification le 8 septembre 2013.
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Témoignage de Alain David:
"Je garde en mémoire de nombreuses réunions électorales avec Alphonse ... et son talent d'orateur alors qu'il n'avait pas besoin de lire son discours. Me revient particulièrement ma première candidature aux législatives où , bien que déjà affaibli , Alphonse m'avait passé le flambeau tout en acceptant d'être suppléant.
L'autre jour, en faisant un peu de rangement, j'ai retrouvé une photo où nous apportions notre soutien aux salariés de Kaolins de Berrien qui occupaient l'entrepôt de la gare de Pleyber-Christ . On y remarque l'aisance d'Alphonse devant les travailleurs. La foule qui assista à ses obsèques à Huelgoat suffit à démontrer (mais bien sûr il n'en est pas besoin ) l'empreinte dont il a marqué ce coin de l'Arrée . En ces temps où les responsables politiques semblent souvent préparés et élevés en batterie, un témoin d'une autre époque où les valeurs étaient chevillées au corps" .
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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)
1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)
1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)
Une nouvelle fois au cours de mandat, nous nous trouvons confrontés à l’annulation d’un Conseil Municipal.
La raison invoqué de ce report « Sine die » (Sans fixer de date pour une autre séance) n’est pas très claire ?
Nous n’en savons pas plus que le mail suivant :
« Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
La seule délibération inscrite à l'ordre du jour du conseil municipal initialement prévu le 3 février prochain n'ayant plus lieu d'être présentée, la réunion du conseil municipal est reportée sine die.
Cordialement,
Le Secrétariat Général
Pourtant, nombre de sujets intéressaient les morlaisiens.
Pour notre part, nous avions un certain nombre de questions :
- Comment allons-nous financer les 2 millions de dépassement du budget de réhabilitation du Musée ? Nous sommes loin de la livraison du nouveau Musée et comment allons-nous maintenir le budget prévu ? Quel impact cela a-t-il sur les autres investissements prévus ?
- Quand sera livré le skate park dont on a vu si vite surgir de terre le parking ? Quel lien a été fait pour construire cet équipement avec le club de roller ?
- Un certain nombre de vente de terrains et de subventions pour des particuliers étaient inscrites en commission. Pourquoi ne pas les présenter et les voter afin d’en assurer la finalisation ?
Nous ne pouvons, encore une fois, que regretter cette nouvelle annulation de ce moment important de la gestion de la commune.
Annuler un Conseil Municipal, c'est vraiment inédit, et ça fait déjà 2 fois.
Photo Gwendal Hameury, Le Télégramme, 2 février 2020: La liste Morlaix Ensemble compte 35 noms (il manque deux personnes sur la photo: Elise Kérebel et Ahamada Zoubeiri), comme l’autorise désormais la loi. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)
Elle est la première des listes candidates à la mairie de Morlaix à se présenter au complet. Ce dimanche,
Jean-Paul Vermot a dévoilé les noms des 35 colistiers de Morlaix Ensemble.
La liste de gauche « Morlaix Ensemble », menée par Jean-Paul Vermot, est constituée. Elle compte 33 colistiers et deux remplaçants, comme l’autorise désormais la loi. Leur local est situé au 6, place des Otages.
Ouverte, l’équipe est composée majoritairement de candidats non encartés, réunis autour d’un projet « ambitieux, réaliste et financièrement équilibré, pour une ville écologique, solidaire et active ». Représentant un très large ensemble de catégories socioprofessionnelles, réparties sur l’ensemble des quartiers de la ville, « elle marque un très fort renouvellement, avec de nombreux visages neufs en politique, épaulés par des élus municipaux plus expérimentés ».
Aux côtés de Jean-Paul Vermot, 46 ans, directeur Afpa, on trouve (par ordre alphabétique) : Laurent André, 58 ans, professeur spécialisé ; Zoubeiri Ahamada, 54 ans, ouvrier agroalimentaire ; Ali Azzala, 48 ans, technicien bâtiment ; Kristiane Bannier, 71 ans, formatrice retraitée ; Nathalie Barnet, 43 ans, agent de planification aérienne ; Annie Bergot-Le Calvez, 67 ans, retraitée des finances ; Kristell Breton, 40 ans, mandataire judiciaire ; Maëla Burlot, 32 ans, coordinatrice sociale ; Eugène Davilliers-Caradec, 21 ans, service civique de l’Éducation nationale ; Ismaël Dupont, 40 ans, professeur documentaliste ; Jolan Faucheur, 26 ans, entraîneur sportif ; Edith Fer, 41 ans, enseignante ; Henri Gaba Engaba, 44 ans, ouvrier agroalimentaire ; Patrick Gambache, 61 ans, éditeur ; Anne-Yvonne Géréec, 67 ans, retraitée ; Hervé Gouédard, 73 ans, pédiatre hospitalier retraité ; Ghislain Guenguant, 32 ans, technicien de maintenance ; David Guyomar, 41 ans, animateur socioculturel ; Élise Kérébel, 49 ans, aide-soignante ; Frédéric L’Aminot, 47 ans, ouvrier qualifié dans les produits en béton ; Yvon Laurans, 66 ans, inspecteur jeunesse et sport retraité ; Ludivine Le Men, 29 ans, remplaçante éducative ; Calvin Louet, 21 ans, étudiant ; Marie-Françoise Madec-Jacob, 60 ans, agent hospitalier retraité ; André Paulus, 70 ans, directeur d’école retraité ; Jérôme Plouzen, 48 ans, chef d’entreprise expertise du bâtiment ; Élodie Postollec, 41 ans, infirmière ; Françoise Quéinnec, 65 ans, directrice de Segpa en retraite ; Katell Salazar, 48 ans, écrivaine publique ; Valérie Scattolin, 53 ans, coordinatrice HSE aérien ; Patricia Stéphan, 56 ans, responsable restauration collective ; Camille Thomas, 41 ans, responsable communication ; Laëtitia Tosser, 43 ans, chargée d’administration des ventes et Catherine Tréanton, 53 ans, éducatrice spécialisée.
Cette liste, dont la moyenne d’âge est de 48 ans, est soutenue par un comité de citoyens engagés, le Parti radical de gauche (PRG), les Radicaux du gauche (LRDG), Génération.s, le Parti communiste et le Parti socialiste.
Plus d’informations au sujet des colistiers sur morlaix-ensemble.bzh.