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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 06:00
Portrait de Joséphine Pencalet, alors âgée d’une vingtaine d’années. Photo d’archives Le Télégramme

Portrait de Joséphine Pencalet, alors âgée d’une vingtaine d’années. Photo d’archives Le Télégramme

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

Née le 18 août 1886 à Douarnenez (Finistère), morte le 13 juillet 1972 à Douarnenez (Finistère) ; ouvrière sardinière ; conseillère municipale communiste de Douarnenez (1925), la première femme élue en Bretagne et une des toutes premières de France, à chaque ces candidates étant présentées par le Parti communiste alors que les femmes n'avaient pas encore le droit de vote, au nom de l'égalité des droits.

Notice du Maitron, par Fanny Bugnon:

Fille de René-Joseph Pencalet (marin, né en 1844) et de Marie-Jeanne Celton (née en 1844). Issue d’une famille nombreuse de marins douarnenistes avec laquelle elle s’est rapidement trouvé en conflit, Joséphine Pencalet quitta la Bretagne après avoir achevé sa scolarité dans un internat catholique de Quimperlé. Elle travailla alors comme lavandière en région parisienne, où elle épousa, le 18 janvier 1908 à la mairie d’Argenteuil, un employé des chemins de fer, Léon Frédéric Le Ray, originaire d’Ille-et-Vilaine et rencontré à Douarnenez alors qu’il effectuait son service militaire dans la Marine. De cette union désapprouvée par sa famille naissent deux enfants : Léon (né en 1910) et Anna (née en 1918). Son veuvage au sortir de la Première Guerre mondiale la conduisit à revenir avec ses enfants à Douarnenez où elle est embauchée comme ouvrière dans l’une des nombreuses conserveries de poisson de la ville.

Sa participation à la grève victorieuse des sardinières de novembre 1924-janvier 1925 qui paralysa les usines douarnenistes pendant 7 semaines et qui connut un écho national, lui valut d’être sollicitée par Daniel Le Flanchec*, maire sortant élu en 1924, pour figurer sur la liste du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales du mois de mai 1925.

Les conditions de sa désignation sont floues : s’il n’est pas certain qu’elle ait été membre du PCF ni même du comité de grève, son veuvage aurait facilité sa candidature. La présence d’une candidate correspond aux consignes du Secrétariat féminin de Moscou de présenter des candidatures féminines aux élections, indépendamment de leur illégalité, et de la stratégie du PCF. Placée en 4e position, comme « ouvrière d’usine », elle recueillit 1283, arrivant en 24e position des suffrages. Elle fut ainsi proclamée élue au premier tour, le 3 mai, devenant ainsi la première femme élue en Bretagne. Installée le 17 mai comme l’une des premières conseillères municipales françaises, elle siégea pendant six mois au sein des commissions scolaire et d’hygiène. Parallèlement, elle exerça la fonction de secrétaire adjointe du bureau du Syndicat des Métaux de Douarnenez, affilié à la CGTU.

En vertu de l’inéligibilité des femmes et malgré l’argumentaire développé par Joséphine Pencalet devant la justice administrative à propos des ambiguïtés de la loi électorale de 1884 qui n’interdit pas explicitement les candidatures féminines et alors que les députés votèrent en faveur du suffrage municipal féminin en avril 1925, l’élection de Joséphine Pencalet fut annulée par arrêté préfectoral le 16 juin 1925, décision confirmée cinq mois plus tard par le Conseil d’État au motif qu’aucune disposition légale ne considérait les femmes éligibles. Signalons que la décision du Conseil d’Etat du 27 novembre 1925 concerna également l’annulation de l’élection de Charles Tillon* pour non-résidence à Douarnenez. Joséphine Pencalet disparut alors de la vie politique douarneniste jusqu’à sa mort, avant d’être redécouverte au tournant du XXIe siècle comme une figure de la mémoire ouvrière locale.

 

***

La municipalité de Douarnenez était devenue communiste en 1921, avec Sébastien Velly, premier maire communiste de France (il avait été élu conseiller municipal sous l'étiquette de la SFIO en 1919 mais son maire, Le Gouic, resté fidèle à la SFIO, avait été mis en minorité par les autres conseillers), puis à partir de 1924 Daniel Le Flanchec, qui restera maire de Douarnenez, suite à la grande grève des Penn Sardin qu'il soutient en 1924 jusqu'à la victoire sur le patronat des conserveries en janvier 1925. Douarnenez comptait à l'époque presque 5000 marins-pêcheurs et des milliers d'ouvrières travaillant en coiffes et sabots dans 21 conserveries.

Un article d'Audrey Loussouarn dans L'Humanité en 2013 raconte bien cet épisode héroïque des luttes sociales en Bretagne sous le titre « Ces sardinières qui ont su tenir tête à leurs patrons ».

http://www.humanite.fr/social-eco/douarnenez-ces-sardinieres-qui-ont-su-tenir-tete-l-546179

« (…) Les «petites filles de douze ans» prennent aussi le chemin de l’usine. Aucune législation du travail.. Si la pêche était bonne, les femmes pouvaient travailler jusqu’à soixante-douze heures d’affilée! Pour se donner du courage, elles chantaient. «Saluez, riches heureux / Ces pauvres en haillons / Saluez, ce sont eux / Qui gagnent vos millions.» Certaines sont licenciées pour avoir fredonné ce chant révolutionnaire dans l’enceinte de leur usine. Conditions de travail déplorables, flambées des prix, salaires de misère, c’en est trop. Le 20 novembre 1924, les sardinières de la fabrique Carnaud vont décider de se mettre en grève. Elles demandent 1 franc de l’heure, alors que le tarif de rigueur est de 80 centimes. Les patrons refusent. Trois jours plus tard, un comité de grève est mis en place. Le lendemain, ce sont les 2000 sardinières qui arrêtent le travail et marchent dans les rues de Douarnenez. Une pancarte est dans toutes les mains: «Pemp real a vo» («Ce sera 1,25 franc»). Aux côtés des femmes, Daniel Le Flanchec. Ce «personnage éloquent, tonitruant», comme le décrit Michel Mazéas, et que les sardinières appellent leur «dieu», leur «roi», accompagne le mouvement. Un meeting se tient début décembre sous les Halles. Il réunit plus de 4000 travailleurs et des élus. Le 5 décembre 1924, l’Humanité titre: «Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez». Le journaliste raconte comment une «charge sauvage commandée par le chef de brigade de Douarnenez piétina vieillards et enfants». Ordre venant du ministre de l’Intérieur. L’élu communiste, en voulant s’interposer devant l’attaque des gendarmes, sera suspendu de ses fonctions pour «entrave à la liberté du travail». La tension monte, les patrons ne veulent toujours pas négocier, des casseurs de grève s’immiscent dans le mouvement. Dans le même temps, des représentants syndicaux et politiques de la France entière se joignent aux grévistes. C’est dans la nuit du 31décembre au 1erjanvier que tout va basculer: des coups de feu retentissent. Des cris se font entendre: «Flanchec est mort!» Il est retrouvé blessé dans la rue. La colère explose. L’hôtel des casseurs de grève est saccagé. Un chèque y sera retrouvé, signé de la main d’un des patrons d’usine. Les conservateurs, qui ont tenté d’assassiner l’élu, avoueront plus tard qu’ils voulaient «seulement combattre le communisme». Finalement, le 8 janvier, après près de cinquante jours de bataille acharnée, les patrons céderont. Les sardinières obtiendront 1 franc horaire, avec heures supplémentaires et reconnaissance du droit syndical. Au cours de ce conflit qui a duré 48 jours à partir de la grève de la conserverie Carnaud, des dirigeants syndicaux sont accourus de toute part, et notamment parmi eux le dirigeant rennais de la CGTU, Charles Tillon, futur résistant et ministre communiste à la Libération.

Parmi les diverses répercussions attribuées au mouvement social, on peut retenir l'élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) au conseil municipal auprès de Daniel Le Flanchec en 1925. La responsable syndicale fut l'une des dix premières femmes élues en France. Dépourvues de droit de vote, les femmes ne pouvaient pas encore être élues à cette époque, Joséphine Pencalet n'exerça donc jamais ses fonctions.

Charles Tillon disait à Michel Kerninon en 1978 pour la revue Bretagnes ce que lui avait appris ces mouvements sociaux de 1924-1925 à Douarnenez et dans le pays bigouden:

A Michel Kerninon, en 1978, il dit avec passion l'importance dans sa vie de ces combats avec les pêcheurs et les ouvrières du pays Bigouden et de Douarnenez:

" "J'ai donc appris à devenir ce que le "Comité des Forges" de l'époque appelait un "gréviculteur". La plus belle des grèves, la plus héroïque et la plus empreinte de sentiment populaire fut certainement pour moi la grève de Douarnenez. Alors j'en ai fait d'autres, au milieu de ceux qui parlaient la langue bretonne, je suis vraiment devenu non seulement un Breton de la région des fortifications qui défendaient la Bretagne autrefois, c'est à dire de l'Ille-et-Vilaine mais de cette Bretagne plus profonde, moins connue et si vivante, celle du Finistère, des Côtes-du-Nord, cette Bretagne "qui va au-devant de la mer" (...) En Bretagne, "il y avait une grande misère, le long des côtes surtout. Pour le reste, il n'y avait pratiquement pas d'industrie. Sur la côte, la pêche nourrissait l'industrie de la conserve; à la fois la pêche du 19e siècle et le début d'une industrialisation de la conserve. Les pêcheurs étaient des artisans. Ils allaient à la mer et ne connaissaient qu'elle. Mais, à terre, ils se défendaient mal. Les tempêtes ne leur faisaient pas peur, mais ils restaient désarmés devant les préfectures et leurs moyens de police. Soutenus par l'appareil d'Etat, les acheteurs s'entendaient pour contraindre les pêcheurs à vendre le moins cher possible. Mais voilà bientôt qu'en Bretagne, la grande grève des usines de Douarnenez rayonnait de la juste fierté d'avoir vaincu le patronat le plus rapace qu'on puisse trouver puisqu'il avait osé aller jusqu'à l'organisation du crime pour terroriser la population et faire tuer, s'il l'avait pu, le maire communiste Le Flanchec! Avant la grève, les pêcheurs n'étaient pas syndiqués, il fallait donc organiser dans le même syndicat le patron de la barque qui gagnait un peu plus, et ses matelots, ses compagnons de tempêtes et de souffrances. Ce n'était pas simple et c'est sans doute pourquoi il n'y avait pas eu, jusque là, de syndicat durable. Mais les femmes avaient le leur. Et la fierté qui les avaient animées gagnait en 1925 tous les ports de Bretagne. La colère déferlait parmi les ouvrières les plus exploitées, comme à Pont-l'Abbé ou à Concarneau, où une jeune fille d'usine sur quatre ou cinq était tuberculeuse... Le mouvement victorieux des femmes d'usine a entraîné les pêcheurs à mieux prendre conscience de leurs droits, et qu'en labourant la mer, ils étaient la source de tout. Mais le patronat de la côte aussi s'organisait. Et, au lieu de petits syndicats locaux, les patrons jusqu'à Saint-Jean-de-Luz, s'unissaient en un énorme Comptoir d'achat soutenu par le Comité des armateurs de la marine marchande et par l'Administration maritime. Alors commença leur grande offensive pour rationaliser l'industrie de la pêche, pour exporter des capitaux et des usines au Portugal, au Maroc, là où les salaires sont les plus misérables. Une "révolution" sur le dos des salariés et qui dure encore.. Nous avions été heureux pendant deux ans. Mais viendraient les défaites! Rationaliser l'industrie de la pêche pousserait à rationaliser l'industrie de la conserve. Aussi, commençait une autre histoire de la mer...""

1978: Charles Tillon revient sur sa traversée du siècle et ses engagements avec Michel Kerninon dans la revue Bretagnes n°8 : Désenchaîner l'espérance

 

 

Photo BCD - Douarnenez, 1921: Première municipalité communiste de France

Photo BCD - Douarnenez, 1921: Première municipalité communiste de France

Le Télégramme du dimanche 23 10 2016 dresse un portrait de la syndicaliste
Joséphine Pencalet.

La première Bretonne élue. Syndicaliste ,CGTU, communiste, elle mena la grande grève des sardinières avant d’être la première femme élue

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/histoire/josephine-pencalet-premiere-bretonne-elue-21-10-2016-11264319.php#

Élue conseillère municipale en 1925 à Douarnenez, à une époque où les femmes sont dépourvues de droits politiques, le cas de Joséphine Pencalet reste inédit en Bretagne jusqu’à l’obtention du droit de vote par les femmes le 21- avril 1944. Retour sur l’histoire de cette ouvrière, pionnière de la cause féminine méconnue en Bretagne comme en France. « Douarnenez, toujours à la pointe du combat social, a élu triomphalement une femme ! C’est notre camarade Joséphine Pencalet… » C’est ainsi que la Une du journal L’Humanité du 6-mai 1925 saluait l’élection, au premier tour des municipales avec 1283 voix, de cette ouvrière bretonne. Pourtant, rien ne prédestinait cette Finistérienne âgée de 39 ans, à entrer dans l’histoire comme la première femme élue de Bretagne, et l’une des seules dans l’Hexagone à cette période. Née le 18-août-1886, dans une famille nombreuse de marins-pêcheurs, Joséphine Pencalet monte à Paris pour trouver un travail de domestique. Malgré la désapprobation de ses parents, elle épouse en 1908 Léon Leray, un Breton comme elle, employé des chemins de fer. Ils se sont rencontrés à Douarnenez au début du siècle, lorsque Léon effectuait son service militaire dans la Marine. Le couple a deux enfants lorsque Léon meurt de la typhoïde, au sortir de la Grande Guerre. Joséphine se retrouve veuve, et décide de rentrer à Douarnenez. Une Penn Sardin Elle est embauchée comme ouvrière chez Chancerelle, la plus ancienne conserverie de la ville. À cette époque, les Penn Sardin - les « têtes de sardines » en breton, c’est ainsi qu’on appelle les ouvrières des usines de conserves de poissons à Douarnenez, en raison de leur coiffe - connaissent des conditions de travail très difficiles. En novembre-1924, elles entament une grande grève qui dure plusieurs semaines. Joséphine Pencalet participe au mouvement et devient même secrétaire-adjointe du bureau des Métaux de Douarnenez, affilié à la CGT Unitaire. Les ouvrières obtiennent finalement gain de cause, cette victoire a un retentissement dans toute la France. Quelques mois plus tard, lors des élections municipales de mai-1925, le maire sortant de la ville portuaire bretonne, le communiste Daniel Le Flanchec, propose à Joséphine Pencalet de rejoindre sa liste, où elle figure en quatrième position. Une consigne venue de Moscou Pour ce scrutin, le Parti communiste français décide en effet de présenter une dizaine de femmes dans l’Hexagone, à la demande de Moscou. Douarnenez est alors l’une des deux seules municipalités communistes de France, et Daniel Le Flanchec compte bien se servir du succès des Penn Sardin pour aider à sa réélection. D’autant plus que la question du vote féminin est alors très présente. Les femmes ont pris une part importante dans la société pendant la dernière guerre, en remplaçant les hommes dans les usines, et certaines réclament une égalité toute légitime. Pas moins de trois propositions de loi sont déposées devant l’Assemblée nationale, plusieurs hommes politiques - tous bords confondus - sont en faveur de la réforme. Mais le Sénat fait obstruction, et rien ne change. Si les femmes n’ont toujours pas le droit de vote et ne peuvent pas être élues, cela n’empêche pas le PCF de présenter des candidates. « Les femmes sont exclues de la citoyenneté politique, mais dans le cadre des municipales, la loi électorale de 1884 prévoit qu’on vérifie a posteriori l’éligibilité des élus », explique Fanny Bugnon, historienne qui a travaillé sur le cas de la Bretonne. Faut-il encore trouver une volontaire, chose compliquée comme le raconte le syndicaliste et futur résistant rennais Charles Tillon, dans ses Mémoires : « À vrai dire, la difficulté n’était pas de la faire élire, mais de trouver une citoyenne qui consentît à jouer les suffragettes comme en Angleterre ! Pas un ménage n’accepta ce sacrifice. Seule une avenante veuve, Joséphine Pencalet, se dévoua. Elle avait souvent tenu le drapeau rouge par les rues. Elle sut se moquer des menaces du préfet, trinquer avec les pêcheurs et rembarrer les blagueurs… ». Une élection annulée par le préfet L’ouvrière est donc élue au premier tour et siège durant six mois au conseil municipal de Douarnenez. Mais comme attendu, quelques semaines après le scrutin, la préfecture du Finistère invalide l’élection de la candidate communiste, « considérant qu’en l’état actuel de la loi, les femmes ne sont, en France, ni éligibles ni même électrices aux élections municipales ». Joséphine Pencalet fait appel et saisit le Conseil d’État, qui confirme malheureusement la décision le 27 -novembre 1925. À Douarnenez, « l’annulation de l’élection de Joséphine Pencalet [...]n’occasionne aucun trouble à l’ordre public », précise l’historienne. Pourtant célébrée quelques mois plus tôt dans ses colonnes, la presse communiste nationale ne fait aucune mention de la décision du Conseil d’État. Du jour au lendemain, la première Bretonne élue retourne à l’anonymat de sa vie ouvrière. Si elle conserve ses convictions, elle garde, jusqu’à sa mort le 13 -juillet 1972, à l’âge de 85 ans, le sentiment d’avoir été utilisée et nourrit une profonde amertume envers la classe politique. En savoir plus « Joséphine Pencalet, une Penn Sardin à la mairie », de Fanny Bugnon, publié dans « Bretonnes, des identités au carrefour du genre, de la culture et du territoire », collectif, éd. PUR, 2016. « 1925, Joséphine Pencalet, une pionnière », film documentaire d’Anne Gouerou, collection Aux urnes universelles, prod. Beo, 2015. « On chantait rouge », Charles Tillon, éditions Robert Laffont, 1977. « Douarnenez, histoire d’une ville », Jean-Michel Le Boulanger, éditions Palantines, 2000. « Il y a un siècle, les femmes et la mer », Nelson Cazeils et Fanny-Cazeils-Fennec, éditions Ouest-France, 2003.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/histoire/josephine-pencalet-premiere-bretonne-elue-21-10-2016-11264319.php#

Article publié le 23 octobre 2016.

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 06:00
Douarnenez en 1924: première commune de France gérée par un maire communiste - Grève des sardinières de Douarnenez (Finistère), 1924 : « le cortège des grévistes » - Source : CEDIAS-Musée social La « grève de la misère » des sardinières est soutenue par la municipalité communiste et son maire, Le Flanchec (à gauche sur la photo), nouvellement élu. Une manifestation, la « procession », a lieu chaque jour dans la ville.

Douarnenez en 1924: première commune de France gérée par un maire communiste - Grève des sardinières de Douarnenez (Finistère), 1924 : « le cortège des grévistes » - Source : CEDIAS-Musée social La « grève de la misère » des sardinières est soutenue par la municipalité communiste et son maire, Le Flanchec (à gauche sur la photo), nouvellement élu. Une manifestation, la « procession », a lieu chaque jour dans la ville.

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

39/ Sébastien Velly (1878-1924)

Né le 11 février 1878 à Quimper (Finistère), mort le 18 juillet 1924 à Douarnenez ; tapissier ; militant socialiste puis communiste ; maire de Douarnenez (juin 1921-juillet 1924).

Le 31 août 1917, Sébastien Velly avait été condamné par le conseil de guerre de Nantes, pour désertion, à deux ans de travaux forcés. En janvier 1921, il était trésorier de la section communiste de Douarnenez et fut élu par le congrès départemental au bureau de la fédération.

Son prédécesseur, le socialiste Fernand Le Goïc, hostile à l'adhésion à la IIIe Internationale et mis en minorité dans son conseil municipal, avait démissionné à la suite du congrès de Tours (décembre 1920). Des élections partielles eurent lieu le 27 mai 1921 et Le Goïc fut réélu. Il fallut alors trois tours de scrutin pour désigner le maire, Joseph Le Floch*, qui se récusa pour raison de santé. Le préfet intervint et, annulant les 2e et 3e tours, nomma Sébastien Velly, élu par 10 voix contre 9 à Fernand Le Goïc au premier tour de scrutin. Ce dernier donna lecture d’une lettre de protestation des élus socialistes qui, ensuite, s’abstinrent d’assister aux réunions.

Le 11 mai 1924, candidat du Bloc ouvrier et paysan aux élections législatives, Sébastien Velly obtint 4 567 voix sur 208 563 inscrits. Un grave incident opposa la municipalité au commissaire de police. Le conseil demanda son déplacement, mais le préfet refusa d’entériner la délibération.

En juin 1924, des incidents éclatèrent à nouveau. Les élus socialistes firent parvenir une lettre au préfet afin de protester contre l’expulsion, par le commissaire de police, du maire hors des bâtiments de la municipalité où il tenait réunion. Ils demandèrent aux conseillers municipaux de démissionner "en bloc". La majorité du conseil ne suivit pas les socialistes et décida de ne pas continuer à siéger tant que le préfet n’aurait pas répondu favorablement. Mais Sébastien Velly décédait le 18 juillet suivan, quelques mois avant la grande grève des sardinières.

Lors de son enterrement l’instituteur Emmanuel Allot et Daniel Le Flanchec prononcèrent des paroles virulentes contre l’église et les curés.

Il était veuf et père de quatre enfants. Une rue de Douarnenez porte le nom de « Sergent-chef-Velly », en souvenir de son maire.

Maitron en ligne: https://maitron.fr/spip.php?article133961, notice VELLY Sébastien, Yves par Georges-Michel Thomas, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 1er novembre 2015.

 

Article de l'historien Patrick Gourlay (novembre 2016) pour BCD

http://bcd.bzh/becedia/fr/douarnenez-1921-premiere-municipalite-communiste-de-france

Auteur : Patrick Gourlay / novembre 2016
Douarnenez fut la première municipalité française à élire un maire communiste en 1921, soit quelques mois seulement après le célèbre congrès de Tours de 1920. La ville échappait ainsi, encore davantage, aux puissants industriels de la conserverie. Exception communiste en Bretagne, Douarnenez devint un phare du PCF au plan national. Et lorsque la grande grève des sardinières éclata, les ténors du Parti et de la CGT-U furent à la manœuvre sur place. Cette victoire ouvrière, érigée au rang de symbole, favorisa l’ancrage du PCF dans la cité des penn sardin.
Les conditions d’une radicalité

Douarnenez doit son nom à l’île Tristan : douar an enez, c’est la terre de l’île. Mais sur le plan politique, cette ville fut elle-même une île communiste, en Bretagne, dès les années 1920. La société douarneniste est marquée par la faible place occupée par la classe moyenne. Il y a donc deux mondes que tout oppose. D’un côté, les grandes dynasties industrielles, comme Chancerelle ou la famille Béziers, qui représentent une bourgeoisie vivant dans le luxe et l’ostentation. Appuyées par un clergé très réactionnaire, elles dominent un large prolétariat d’ouvriers et d’ouvrières des conserveries, et de marins pêcheurs. Entre ces deux groupes sociaux, l’élément qui aurait pu être « modérateur » (Maurice Lucas) est faible : il y a peu de fonctionnaires ou de professions libérales. Cette dualité sociale peut expliquer les positions très clivées qui sont la caractéristique de la vie politique dans la cité penn sardin. Particulières aussi, la forte influence d’un monde ouvrier féminin, et « l’interpénétration de la ferveur révolutionnaire et du ritualisme catholique » (Yves Le Gallo) qui amène les grévistes à « chanter rouge » sans oublier d’aller à la messe.

Les élections municipales de 1919 sont un tournant qui marque la défaite de « l’aristocratie de la sardine » (Maurice Lucas). Pour la première fois, une liste SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) remporte les élections, et Fernand Le Goïc, professeur à Nantes, devient maire. Immédiatement, il montre ses préférences politiques : le buste de Jean Jaurès est placé dans la salle du conseil municipal, une rue est baptisée de son nom, et des motions à caractère politique sont adoptées. Par exemple, en avril 1920 le conseil municipal se prononce « Contre les poursuites et représailles infligées aux cheminots grévistes ». Puis, il « Proteste énergiquement contre la reprise des relations avec le Vatican ! » Ces délibérations sont annulées par le préfet, inaugurant ainsi le début de relations tendues entre les élus douarnenistes et l’autorité préfectorale.

L’exception douarneniste en Bretagne

Le congrès de Tours en décembre 1920 vient bousculer fortement la gauche bretonne. Les débats sont très animés au sein de la SFIO. Si du côté des élus socialistes et des vieux adhérents on est en majorité contre l’adhésion à la IIIe Internationale, du côté de la base militante, c’est le oui à Moscou qui l’emporte. Au final, 2/3 des délégués bretons siégeant à Tours se prononcent en faveur de l’adhésion. Il n’en reste pas moins que le PCF apparaît, dans ces années 1920, comme un « corps étranger » en Bretagne, animé par quelques « pionniers du communisme » (Christian Bougeard).

La scission entre socialistes et communistes a des répercussions à Douarnenez. Au sein de la municipalité, le maire Fernand Le Goïc est resté fidèle à la « vieille maison » SFIO. Il ne peut désormais s’appuyer que sur une minorité d’élus car la majorité du conseil a opté pour le communisme (Section française de l’Internationale communiste). Suite à plusieurs invalidations de conseillers municipaux et du maire, pour non-résidence à Douarnenez, de nouvelles élections se tiennent en juillet 1921. Et c’est le parti communiste qui l’emporte : Sébastien Velly est élu maire. Douarnenez devient ainsi la première municipalité communiste de France. Mais cette victoire ne doit pas masquer une réalité : Douarnenez est une exception en Bretagne. Affaiblis après la scission de 1920, les socialistes bretons se sont réorganisés et regagnent des voix sur les communistes.

Sébastien Velly prend des mesures symboliques : en août 1922, il fait baptiser une rue « Louise Michel » : cela devient une véritable affaire qui oppose gauche et droite et qui débouche sur un refus du ministre de l‘Intérieur. Les conservateurs ironisent : « Quant à Pasteur, on verra plus tard, quand on aura épuisé le calendrier rouge. Il reste encore Lénine, Trotsky et quelques autres... ». Lors de la commémoration de l’Armistice, le 11 novembre 1923, les directeurs des écoles primaires font enlever des bouquets les rubans rouges placés par la mairie : ils sont accusés de préférer « marcher devant la Croix plutôt que devant le drapeau rouge ». Les relations tendues entre le maire communiste et les autorités amènent en 1923 le préfet à suspendre à titre temporaire Sébastien Velly.

Le 18 juillet 1924 Velly meurt d’une phtisie galopante. Et c’est Daniel Le Flanchec qui est élu maire de Douarnenez en octobre 1924. C’est un ancien employé municipal de Lambézellec de 43 ans. Brillant orateur, il n’a peur ni de la provocation ni de la bagarre. Ancien anarchiste, il est un des fondateurs du parti communiste en Bretagne et a participé au congrès de Tours. Il est depuis 1923 secrétaire fédéral du PCF. Avec l’élection de cette forte personnalité, « le centre de gravité du PCF » glisse de Brest vers Douarnenez (Christian Bougeard).

Lire aussi:

Communistes de Bretagne (1921-1945)

(http://www.humanite.fr/social-eco/douarnenez-ces-sardinieres-qui-ont-su-tenir-tete-l-546179

Comité de grève de 1924 – Coll. Alain Le Doaré. Premier rang de gauche à droite : Etienne Jequel, Anna Julien, Le Cossec, maire durant la destitution de Daniel, Daniel Le Flanchec, Alexia Poquet, Charré (des jeunesses communistes). Deuxième rang : Charles Tillon, Simonin, Lucie Colliard, Boville, Mme Le Flanchec, Faure-Brac. Troisième rang : Bordennec, Renoult (de L’Humanité), Garchery, Mme Morvan, Gauthier, Jean Join, Mme Julien. Les femmes sont à la pointe du conflit. Le comité de grève est composé de cinq hommes et de six femmes parmi lesquelles Joséphine Pencalet dont l’élection au conseil municipal de Douarnenez (1925) fut annulée par le Conseil d’Etat. A côté des acteurs locaux, on remarque la présence d’un journaliste de l’Humanité mais aussi de cadres du PCF, responsables syndicaux

Comité de grève de 1924 – Coll. Alain Le Doaré. Premier rang de gauche à droite : Etienne Jequel, Anna Julien, Le Cossec, maire durant la destitution de Daniel, Daniel Le Flanchec, Alexia Poquet, Charré (des jeunesses communistes). Deuxième rang : Charles Tillon, Simonin, Lucie Colliard, Boville, Mme Le Flanchec, Faure-Brac. Troisième rang : Bordennec, Renoult (de L’Humanité), Garchery, Mme Morvan, Gauthier, Jean Join, Mme Julien. Les femmes sont à la pointe du conflit. Le comité de grève est composé de cinq hommes et de six femmes parmi lesquelles Joséphine Pencalet dont l’élection au conseil municipal de Douarnenez (1925) fut annulée par le Conseil d’Etat. A côté des acteurs locaux, on remarque la présence d’un journaliste de l’Humanité mais aussi de cadres du PCF, responsables syndicaux

Le Flanchec a incarné, de 1924 à 1940, un communisme municipal original faisant honneur à la réputation douarneniste de « turbulence et d’audace téméraire » (Michel Mazéas). Ses débuts de maire furent marqués par la révolte des sardinières (novembre 1924-janvier 1925). Cette « grève de la misère » éclate pour obtenir un salaire horaire de 1 franc au lieu des 80 centimes payés, et s’étend aux vingt usines implantées dans la ville. Une lutte de 48 jours s’engage, rythmée par des manifestations et des meetings, où s’expriment de nombreux dirigeants nationaux du PCF et de la CGT-U venus sur place. La lutte douarneniste est spectaculaire et symbolique. Charles Tillon, permanent régional de la CGT-U est à la manœuvre. Le PCF missionne des cadres dirigeants, comme Lucie Colliard et Marie Le Bosc. L’implication politique de ces deux femmes marque d’autant plus les esprits qu’elles ne sont pas citoyennes c’est-à-dire qu’elles n’ont pas le droit de vote. Mais dans le port sardinier, ce sont bien les femmes qui sont en première ligne : au comité de grève elles sont 6 sur 15 membres. Parmi les responsables communistes, le Breton Marcel Cachin, député de la Seine, vient en décembre 1924 apporter « le salut de la classe ouvrière parisienne pour la grève si sympathique des sardinières ». Le maire communiste est aux côtés des grévistes : Le Flanchec défile en tête de cortège, ceinturé de son écharpe tricolore, et l’Internationale en bouche. Et il reprend, sans doute, ce refrain chanté par les ouvrières : « Saluez riches heureux, ces pauvres en haillons, saluez, ce sont eux qui gagnent vos millions ». Le maire met en place un fonds de chômage tandis que le PCF ouvre une soupe populaire.

Victoire ouvrière et ancrage communiste

Mais les conserveurs ne veulent rien lâcher. Deux d’entre eux financent l’intervention violente de briseurs de grève. Le 1er janvier 1925 ces hommes tirent sur le maire : une balle lui traverse la gorge. La presse militante s’écrie : « On a voulu tuer notre camarade Le Flanchec et l’on voulait aussi tuer la grève ». L’émotion est très forte au plan national. Le préfet exige des industriels une sortie du conflit : le 8 janvier les revendications salariales sont satisfaites. La grève des sardinières chantant « Pemp real a vo ! » est aussi le symbole de la fin d’une « résignation bretonne » qui n’est plus de mise (Jean-Jacques Monnier). Ces semaines de lutte, relayées au plan national, sont un succès pour le jeune PCF et la CGT-U. Douarnenez est désormais un phare du communisme en France. Son maire, devenu célèbre, est autant admiré des marins et des usinières qu’il est détesté des puissants. L’élection municipale de 1925 se transforme en plébiscite en faveur de Le Flanchec. Au final, ces luttes sociales et politiques auront ancré le communisme à Douarnenez et ouvert la voie, après-guerre, à ses maires PCF : Joseph Pencalet, Yves Caroff, Joseph Trocmé et surtout à Michel Mazéas qui dirigea la ville de 1971 à 1995.

 

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 21:18

L'Humanité, 7 février 2020

Carnet 

Jean-Marc Nayet est décédé à l'âge de 75 ans.

Né dans le Pas-de-Calais, il rejoindra Air France et militera à la CGT. Résident à Champigny-sur-Marne depuis les années 1960, il est l'époux de l'ancienne élue communiste de Champigny et présidente du Réseau du musée de la Résistance nationale, Lucienne Nayet. Adhérent du PCF pendant une dizaine d'années à partir de 1968, il restera un compagnon de route, fidèle lecteur et abonné de L'Humanité. Il anime un atelier photo et mène une action de solidarité avec les camps de réfugiés palestiniens. Le couple s'est installé à Locquénolé, près de Morlaix, il y a quinze ans. Ses obsèques auront lieu à l'espace funéraire de Saint-Thégonnec (Finistère) ce samedi 8 février à 17 heures. L'Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.  

LOCQUÉNOLÉ.
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de
M. Jean-Marc NAYET

survenu à l'âge de 75 ans.
De la part de
son épouse, Lucienne ;
ses enfants,
Florence et Nacer,
Delphine et Christian,
Natacha et Sylvain,
Patrick et Delphine ;
ses petits-enfants,
Annouk, Maël, Maï-Lan, Margaud, Aurélien, Léo, Nathan ;
toute la famille
et ses amis.
Un hommage lui sera rendu samedi 8 février, à 17 h, au crématorium de Saint-Thégonnec.
Ne recevant pas de condoléances, la famille remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine.
Ni fleurs ni couronnes. Des dons pour l'association Morlaix-Wavel pourront être remis le jour de la cérémonie.
Jean-Marc repose à l'espace funéraire de Taulé.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PF Gouriou, Taulé

Le Télégramme

Photo Le Télégramme

Photo Le Télégramme

Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!

La cérémonie d'hommage de Jean-Marc Nayet aura lieu à l'espace funéraire de Saint Thégonnec samedi 8 février à 17h.

La famille demande ni fleurs ni couronnes mais des dons par chèque à "L'association pour un jumelage Morlaix-Wavel" - un camp palestinien du Liban - pour ceux qui le souhaitent. 

Né en 1944 dans la région de Béthune dans le Pas-de-Calais, Jean-Marc s'est retrouvé quasi immédiatement orphelin, son père ayant été tué avant sa naissance dans un bombardement et sa mère étant décédée deux mois après sa naissance. Il a été élevé par la sœur de sa mère avec ses deux filles. Puis il a intégré à l'adolescence l'école technique aéronautique d'Air France à Vilgenis. Il terminera sa carrière comme il aimait à le dire comme "cadre CGT d'Air France". Jean-Marc Nayet a vécu en région parisienne, à Champigny depuis les années 60, tout en étant fidèle à sa bande d'amis de jeunesse du Pas-de-Calais,  dont Daniel Roussel, le père de Fabien Roussel, journaliste à L'Humanité et correspondant au Vietnam, comme à sa promotion de Vilgenis. C'est à Champigny-sur-Marne qu'il rencontre Lucienne Nayet, qui y a été élue du PCF pendant 5 mandats, adjointe à la Culture, à la Jeunesse, à la Communication, à l'Initiative Publique, et que démarre leur vie commune en 1982, avec deux enfants chacun déjà qui ont formé ensemble une vraie famille. Lucienne est militante de la mémoire, présidente du Réseau du Musée de la Résistance Nationale depuis 10 ans, militante communiste. Jean-Marc a été adhérent du PCF pendant une dizaine d'années à partir de 1968 avant de rester sympathisant indépendant, fidèle lecteur et abonné de L'Humanité, répondant régulièrement aux demandes de souscription. A Champigny, les dernières années, Jean-Marc anime un atelier et des cours de photo dans un centre culturel. La photo, c'était pour lui "être un œil pour un lien social et culturel" selon les mots de Lucienne.  Jean-Marc et Lucienne se sont installés à Locquénolé dans le pays de Morlaix, il y a 15 ans. Jean-Marc Nayet participe à un voyage fondateur avec Pierre Santini et Marie-Paule Kerebel au Liban et dans le camp de réfugiés palestinien de Wavel avec l'espoir de développer au sortir de ce voyage un jumelage entre notre ville et sa région et Wavel. Depuis des années, il anime l'association de jumelage Morlaix-Wavel, vend de la vaisselle et de la céramique, des produits artisanaux au profit des Palestiniens. Il s'est déplacé plusieurs fois en Palestine et au Liban. Passionné d'Irlande, il y séjournait pour de la pêche au brochet et profiter de sa beauté et de sa quiétude quelques semaines tous les ans. C'était un formidable passeur, qui mettait ses talents artistiques au service de collaboration avec d'autres artistes, musiciens, plasticiens, peintres, de causes humaines et du peuple palestinien. 

Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!

Voici quelques-uns des très nombreux messages d'hommage et de peine lus sur internet pour Jean-Marc et Lucienne:

"Salut l'artiste!

C'est le cœur noué et sous le choc que nous avons appris le décès brutal mardi matin, 4 février, de notre copain Jean-Marc Nayet.

Compagnon de luttes et de rêve d'une autre société, animateur de l'association pour un jumelage Morlaix - Wavel (ce camp de réfugiés palestinien au nord du Liban où Jean-Marc avait été à plusieurs reprises, ainsi qu'en Palestine), un homme sensible, vif, drôle et cultivé que nous avons appris à connaître et à aimer aux côtés de notre amie et camarade Lucienne Nayet.

Chienne de vie qui fait disparaître nos plus grands témoins, un photographe de talent, un homme curieux, pince-sans-rire, adepte de l'humour noir, amoureux des mots et des images.

Ses expositions faisaient date: enfants palestiniens du Liban et de Palestine, poilus de Guy Denning à La Feuillée, bals populaires et fanfares, monuments aux morts, installations de Pierre Chanteau sur les côtes du Finistère (l’œil de Pythéas), commémorations et champs de bataille dans la grande guerre, collaborations fructueuses et multiples avec d'autres artistes (plasticiens, peintres, photographes, musiciens, poètes...).

Cet enfant de Béthune né en 1944, orphelin très jeune, ancien d'Air France, était un ami très cher de Fabien Roussel et de son père, un amoureux des artistes, de l'Irlande où il se rendait tous les ans pour pêcher. Récemment, nous avions passé un magnifique week-end ensemble avec Lucienne et les camarades du PCF Finistère en Touraine, à Saint-Pierre-des-Corps, Tours, Langeais, à l'invitation de nos camarades d'Indre-et-Loire. Nous avions eu plaisir à retrouver Fabien Roussel qui inaugurait la nouvelle fédé PCF de Tours et à participer à une cérémonie en souvenir de la tragédie du train de Langeais, un des derniers trains de déportés français parti de Rennes en août 1944, avec un discours de Lucienne Nayet, présidente du réseau du Musée de la Résistance Nationale de Champigny-sur-Marne.  

C'était un habitué de nos manifs dont il était un des photographes amateurs, de la fête du premier mai du PCF, la fête du viaduc, où ses photos ont été exposées a plusieurs reprises, et où il tenait le stand de Morlaix-Wavel comme à Traon Nevez à Plouézoc'h, ce fut aussi le photographe de plusieurs de nos campagnes électorales du PCF et du Front de Gauche ces dernières années, des mardis de l'éducation populaire et de plusieurs initiatives du PCF dont il était un ancien adhérent et un compagnon de route indépendant, un grand lecteur et ami de "L'Humanité".

Tu vas nous manquer terriblement Jean-Marc".  

Ismaël Dupont"

***

Jean-Marc nous a quittés

Rien ne laissait présager la disparition soudaine et brutale de notre ami Jean-Marc Nayet à la suite d'une crise cardiaque .
Car il était l'illustration même de la vie . D'une vie pleine dans tous les sens du terme .

Au-delà des différentes facettes de sa riche personnalité et de ses engagements dans le domaine culturel en particulier, je retiens son soutien indéfectible à la cause du peuple palestinien . Un soutien déterminé et lucide porteur de sa colère de voir l'inaction de notre pays et l'impunité d'Israel dans son action continue pour rendre de plus en plus difficile le développement d'un état palestinien économiquement viable . Toujours soucieux de ne pas en rester aux mots Jean- Marc était la cheville ouvrière du comité de jumelage Morlaix -Wavel .

L'autre dimension que je retiens c'est sa participation constante à toutes les luttes pour un monde meilleur débarrassé de toute exploitation et de toute aliénation .Ancien adhérent du PCF , il en était resté très proche , lucide et exigeant toujours fidèle à ses valeurs . Son arrivée avec Lucienne , avec leur riche expérience a été d'un grand apport dans le développement , l'enrichissement et l'évolution de notre réflexion .
Lucienne va , je n'en doute pas , continuer ses combats et nous serons à ses côtés comme face à cette épreuve qui la frappe si brutalement et si cruellement .

Alain DAVID

***

 

"Un sourire, une détermination.. Que dire de notre ami Jean Marc qui vient de nous quitter subitement. Au revoir l’ami et merci pour ta passion.

Glenn Le Saoût"

***

"C'était toujours un plaisir de croiser Jean Marc et son Leïca sur le marché ou dans des fêtes, qu'elles soient militantes ou non. Chacun de nous a des souvenirs à partager avec Jean Marc et sa femme Lucienne. Jean Marc était un homme engagé, mais engagé de la meilleure des façons qui soient : un engagement au service de l'humain. Un engagement qui force le respect. C'était un des ces communistes qui ont toujours su où était leur camps et qui ont su le défendre en gardant un esprit lucide face à un monde bien trouble, mais aussi plein des rêves et des espoirs de ceux qui se battent pour un avenir meilleur.
Salut Jean Marc. Et même si tu ne croyais pas trop en lui, quand tu te retrouveras devant l'autre Charlot, là haut, montre lui ton pin's de Lenine et n'hésite surtout pas à lui dire qu'on n'attend rien de lui pour construire une humanité meilleure et plus éclairée !" 

Rodolphe Thirard

***

"Quand un ami de cette qualité s’en va c’est comme si une part de nous-même avec nos engagements intellectuels et humanitaires respectifs s’en trouvait émiettée. 
Toutes mes amitiés sincères à Lucienne

Elyane Guiho, responsable d'Amnesty International dans le pays de Morlaix "

***

Lors du voyage des 108 élus en Palestine , j'ai partagé la même chambre pendant notre séjour.  J'ai découvert un breton d'adoption, resté fidèle à sa Nord.... un militant de la Paix, un artiste sachant prendre le bon cliché au bon moment. Je salue la mémoire de Jean Marc et adresse mes très sincères condoléances à son épouse, sa famille et ces camarades.

Claude Delevacq

***

Liberté, égalité, fraternité, 3 mots qui (pour moi) résument bien toute une vie d'engagement permanent. Toujours à l'écoute, c'était vraiment un vrai bonheur de converser avec toi, un grand vide et un exemple pour tous. Salut l'ami. 

Juan José Puil

***

"De tout cœur avec Lucienne . Jean-Marc aura marqué nos mémoires".

Jean-Paul Vermot

***

Nous perdons avec le départ de Jean-Marc un ami, non seulement du peuple palestinien mais de l’humanité toute entière, quelqu’un de précieux avec qui nous partagions tant de combats et de colères… Toute notre amitié et notre soutien à Lucienne.

François Rippe, président de l'AFPS pays de Morlaix

***

Je suis très chagriné par cette nouvelle ...Je ne connaissais pas Jean-Marc à Morlaix , mais à l'occasion de réunions ANACR à Châteaulin plusieurs fois dans l'année...Un homme chaleureux et très cultivé.

Jean-Claude Cariou (ANACR)

Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!
Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!
C'était au Liban. Jean-Marc toujours avec l'objectif devant lui. Nous avions participé à la commémoration de Sabra et Chatila puis j'avais accompagné Jean-Marc au camp de Wavel jumelé avec Morlaix. Jean-Marc s'inquiétait pour Lucienne qui venait de se faire opérer. Etaient là Pierre Barbancey, Patrick Le Hyaric, et Fernand Tuil lui aussi disparu. Quelle tristesse. - Yvonnne Rainero

C'était au Liban. Jean-Marc toujours avec l'objectif devant lui. Nous avions participé à la commémoration de Sabra et Chatila puis j'avais accompagné Jean-Marc au camp de Wavel jumelé avec Morlaix. Jean-Marc s'inquiétait pour Lucienne qui venait de se faire opérer. Etaient là Pierre Barbancey, Patrick Le Hyaric, et Fernand Tuil lui aussi disparu. Quelle tristesse. - Yvonnne Rainero

Encore au Liban en septembre 2010, près de la frontière avec Israël, les ruines de la prison de Khiam où des Libanais et des Palestiniens ont été emprisonnés sans jugement dans des minuscules cellules et torturés par l'armée israélienne qui occupait le Sud Liban et ses collabos phalangistes. Et Jean-Marc toujours avec son appareil photo pour témoigner ! - Yvonne et Piero Rainero

Encore au Liban en septembre 2010, près de la frontière avec Israël, les ruines de la prison de Khiam où des Libanais et des Palestiniens ont été emprisonnés sans jugement dans des minuscules cellules et torturés par l'armée israélienne qui occupait le Sud Liban et ses collabos phalangistes. Et Jean-Marc toujours avec son appareil photo pour témoigner ! - Yvonne et Piero Rainero

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 21:14

Une rencontre aura lieu avec Thomas Portes le Samedi 8 Février à 10H30 autour d’un café au local de section du PCF. 5 Rue Henri Moreau, 29200 Brest.

Thomas Portes occupe actuellement le poste de chef de cabinet du maire (PCF) de Champigny (Val-de-Marne), il est responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots, syndicaliste CGT et auteur de « Au coeur de la haine ».

C’est au printemps 2018 que Thomas Portes s’est vu assigné en justice par Génération Identitaire suite à un tweet où il réagissait et l’opération anti migrants du col de l’Echelle. Cette assignation n’était pas un hasard, mais le fruit d’une démarche réfléchie et assumée visant pour Génération Identitaire, à se mettre en scène sous les feux des médias, en envoyant au tribunal et tentant de criminaliser une nouvelle fois les migrants et ceux qui leur portent assistance. Dans le cas de Thomas c’est également le syndicaliste cheminot qui est dans le viseur. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivie pour appel à la haine ! » écrit-il fort justement quand il évoque son futur procès.

Programme du Forum Social :

https://www.facebook.com/ForumSocialBrestois/

 Samedi 8 Février, venue de Thomas Portes dans le cadre du Forum Social Brestois.
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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:50
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
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Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
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Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
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Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez
Mieux vivre en vivre - L'atelier participatif de Morlaix Ensemble le 6 février à l'auberge de jeunesse - Photos Jean-Luc Le Calvez

Atelier participatif de "Morlaix Ensemble" - "Mieux vivre en ville" - hier, 6 février, à l'Auberge de Jeunesse, introduit par Yvon Laurans et David Guyomar. Des discussions sur nos propositions phares en termes de santé-solidarité, animation et culture, transports et stationnements, vie des quartiers et liens entre les quartiers et beaucoup d'enrichissement collectif à travers nos échanges pour chacun et pour le projet de la gauche à Morlaix.

Photos Jean-Luc Le Calvez, jeudi 6 février 2020

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:40
Morlaix Ensemble au contact des morlaisiens ce samedi 8 octobre sur le marché de morlaix, à Kérozar et la Boissière

"La liste Morlaix Ensemble sera de nouveau au contact de la population, ce samedi 8 février, « afin d’échanger et écouter, avec sa tête de liste Jean-Paul Vermot ». Elle sera sur le marché hebdomadaire en matinée puis, à 14 h, à Kérozar (carrefour des rue Roc’h Glas et Pierre-Corle), et enfin, à partir de 15 h 30, à La Boissière, devant le foyer des jeunes travailleurs (avenue de Würselen)".

Le Télégramme, 7 février 2020

https://www.facebook.com/morlaixensemblebzh/

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:38
 APPEL UNITAIRE: Le plan Trump-Netanyahu doit être rejeté partout, et par toutes et tous !

 

APPEL UNITAIRE: Le plan Trump-Netanyahu doit être rejeté partout, et par toutes et tous !

 

La France qui est historiquement partisane d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens doit condamner le «deal» concocté entre Trump et Netanyahu contraire au droit international.

Ce n'est pas un «plan de paix» que Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont dévoilé le 28 janvier!

Ce «plan» entérine l'annexion définitive des territoires palestiniens occupés et la création de «réserves» sans continuité territoriale ni souveraineté pour le peuple palestinien. Au mépris du droit international, du respect des droits humains universels, des résolutions de l'ONU et des droits fondamentaux des Palestiniens dont ceux des réfugiés, ce plan est aussi inacceptable au plan mondial, d’autant plus qu’il remet en cause le statut international et multiconfessionnel de la ville de Jérusalem.

Le peuple palestinien objet de tant d’atteintes à ses droits fondamentaux devrait ainsi accepter que son destin soit scellé sans sa participation!

Ce plan ouvre la voie à des guerres dont les répercussions internationales seront gravissimes. Ce plan ne doit pas voir le jour.

Attachés au droit et aux principes fondateurs de la Charte des Nations unies, nous exhortons la présidence française et son ministre des Affaires étrangères à condamner publiquement et très fermement ce «deal» Trump-Netanyahu en rappelant qu'aucune paix n'est possible si le droit international et les résolutions de l’ONU ne sont pas respectés, et si l’une des parties prenantes n’est pas pleinement associée aux négociations.

Ce «deal» dangereux est contraire aux positions historiques de notre pays. Les prises de positions de la France sur ce sujet devraient être soumises, quoi qu'il en soit, à un vote au Parlement pour définir le mandat des représentants français dans les instances internationales.

La reconnaissance de l’État de Palestine, dans ses frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale, aux côtés de l'Etat d'Israël qui doit être celui de tous ses citoyens, reste le seul chemin véritable permettant au peuple palestinien d’exercer son droit à l’autodétermination. C'est dans cette voie que les autorités françaises doivent continuer d'agir au sein du Conseil de sécurité de l'ONU et, au niveau européen, pour que l'Union européenne s'exprime et agisse en ce sens.

Nous appelons toutes les forces démocratiques, militants de la paix, de la fraternité et des droits humains de notre pays à se mobiliser et à s'allier pour que la France porte avec détermination la voix d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Nous convions toutes les forces disponibles à prendre désormais, et dans les jours et semaines à venir, toutes les initiatives pertinentes pour empêcher la mise en œuvre du plan Trump-Netanyahu.

Nous demandons solennellement au ministre Jean-Yves Le Drian de recevoir au plus tôt une délégation des signataires de cet appel au sujet de la position officielle exprimée par le Quai d'Orsay et des initiatives de paix à prendre désormais dans les jours et semaines qui viennent pour empêcher la mise en œuvre du projet dévastateur Trump-Netanyahu.

Premiers signataires:

•    Association France Palestine Solidarité (AFPS)
•    Association pour le jumelage entre les camps palestiniens et les villes françaises (AJPF)
•    Confédération Générale du Travail (CGT)
•    Ensemble !
•    Fédération Syndicale Unitaire (FSU )
•    Gauche Démocratique & Sociale (GDS)
•    Génération.s
•    Groupe parlementaire de la France Insoumise
•    Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
•    Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)
•    Mouvement de la Paix
•    Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
•    Parti Communiste Français (PCF)
•    République & Socialisme
•    Solidaires
•    Une Autre Voix Juive (UAVJ)
•    Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)

Pour être signataire de cet appel à titre personnel ou collectif,
merci d'envoyer un mail à collectif-palestine@pcf.fr

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:29
Irlande. Le Sinn Féin pourrait faire une percée (Thomas Lemahieu, L'Humanité, 6 février 2020)
Irlande. Le Sinn Féin pourrait faire une percée
Jeudi, 6 Février, 2020

À deux jours des élections législatives, la formation républicaine anti-austérité devance, dans les sondages, les partis traditionnels de droite. Du jamais-vu à Dublin…

 

À l’avant-veille des élections législatives anticipées en Irlande, samedi, Mary Lou McDonald a gagné sa place à la table des grands, et perdu son nom de famille… Mardi soir, la dirigeante du Sinn Féin, à la tête duquel elle a succédé à Gerry Adams il y a deux ans, a fini par être invitée au principal débat télévisé de la campagne avec les représentants des deux partis faux frères du conservatisme irlandais, le premier ministre sortant, Leo Varadkar (Fine Gael), et Micheal Martin (Fianna Fail), l’un des architectes, avec ses alliés du Parti travailliste et, bien sûr, la troïka, du plan d’austérité qui a ravagé le pays lors de la crise dite « des dettes publiques » à partir de 2008. Avec 25 % des intentions de vote (contre 14 % lors des dernières législatives en 2016), son parti, qui vient de reprendre sa place au pouvoir dans la coalition incontournable avec les unionistes du DUP en Irlande du Nord, est désormais en tête des sondages au sud de l’île, devant le Fianna Fail (23 %) et le Fine Gael (20 %). Alors que les Verts sont attendus à 8 %, les travaillistes et les sociaux-démocrates gravitent autour de 4-5 % chacun, tout comme l’extrême gauche (PBP et Solidarity).

Panique au sein des élites

Lors de cette campagne, « Mary Lou », comme l’appellent donc ses partisans, incarne l’aspiration au « changement », très puissante dans la population. En convoquant ces élections, le néolibéral Leo Varadkar avait fait le pari que le Brexit, officiellement engagé depuis le 31 janvier, pèserait très lourd dans les choix des électeurs, mais après des années d’austérité, l’exigence de nouvelles réponses aux urgences sociales – l’accès au logement, les services publics, la crise dans le secteur hospitalier, la protection sociale et les retraites – s’avère bien plus forte. « L’establishment politique du Fine Gael ou du Fianna Fail trouvera toutes les bonnes raisons du monde afin de justifier les allègements fiscaux pour les grandes multinationales, lance la présidente du Sinn Féin, elle-même candidate dans la circonscription de Dublin-Centre. Et il trouvera toutes les bonnes raisons du monde pour ne tenir aucun compte des salariés et des citoyens de cet État. »

Selon Focus, une association qui lutte contre ce fléau, près de 4 000 enfants vivent sans domicile fixe en Irlande. « Nous avons besoin d’urgence que le prochain gouvernement en fasse une priorité et leur assure un futur », lance sa porte-parole, Rosemary Hennigan. Face à leur incurie depuis des années, les partis de droite cherchent à faire diversion en avançant des statistiques tronquées sur les SDF en Irlande du Nord, là où le Sinn Féin exerce déjà le pouvoir. La principale formation de gauche en Irlande, désormais en position de prendre le pouvoir, promet une « baisse » et un « gel des loyers » sur les trois prochaines années. Même distinction radicale sur les pensions où les deux partis de droite veulent allonger encore l’âge de départ à la retraite, au-delà de 67 ans : « Leo Varadkar, qui bénéficiera de plusieurs régimes de retraite, explique aux gens ordinaires qui ont travaillé dur toute leur vie qu’ils ne pourront pas prendre leur retraite à l’âge de 65 ans, c’est extraordinaire », persifle Mary Lou McDonald.

Devant cette forte poussée dans les sondages, la panique gagne au sein des élites qui réactivent leur plan le plus grossier pour contrer le Sinn Féin, dirigé par une femme installée à Dublin et sans aucun lien avec le passé des « Troubles » en Irlande du Nord. Depuis que le parti républicain anti-austérité fait la course en tête dans les sondages, les médias dominants multiplient les « témoignages chocs » pour renvoyer l’ex-branche politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) à la clandestinité. Mary Lou McDonald a, par exemple, été sommée par ses adversaires de pousser à la démission son camarade Conor Murphy, le ministre des Finances en Irlande du Nord, coupable de mansuétude, selon eux, à l’égard des partisans de l’IRA. Une grosse ficelle à l’effet, cette fois, très incertain… 

Thomas Lemahieu

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:27
Allemagne. Putsch droite-ultradroite contre Die Linke en Thuringe
Vendredi, 7 Février, 2020

Le cordon sanitaire contre les néonationalistes (AfD) a sauté à Erfurt. Soutenu par la CDU, un dirigeant libéral, Thomas Kemmerich, évince par la grâce de l’AfD le ministre-président de gauche avant d’être contraint à la démission.

 

Une bombe a explosé mercredi soir au beau milieu de l’arène politique allemande. Un certain Thomas Kemmerich, dirigeant local du parti libéral, venait de se faire élire ministre-président en Thuringe avec les voix rassemblées de la CDU (droite) et de l’AfD (extrême droite) contre le ministre-président sortant, Bodo Ramelow (Die Linke). Pour la première fois dans l’histoire politique du pays depuis la guerre, le chef d’un exécutif régional était élu par la grâce des néonationalistes. Une odeur exécrable émanant de la République de Weimar s’est aussitôt diffusée dans tous les interstices de la République fédérale.

Bodo Ramelow et Die Linke avaient été les grands vainqueurs de l’élection régionale d’octobre (voir notre édition du 28 octobre 2019), recueillant quelque 31 % des suffrages (+ 2,8 %). Cependant, l’AfD était arrivée en seconde position (23,4 %). La coalition de gauche sortante n’était plus majoritaire compte tenu des scores trop faibles des partenaires de Die Linke (seulement 8,2 % pour le SPD et 5,2 % pour les Verts). À droite, la CDU (21,75 %) et le FDP de Kemmerich, entré d’un souffle dans le Parlement avec tout juste 5 % des voix, ne pouvaient espérer constituer une majorité qu’avec le soutien tacite ou explicite des quelque 22 députés de l’AfD. Si la tentation de s’allier à l’extrême droite est ouvertement exprimée depuis longtemps dans certains milieux, le lancement d’une véritable coalition tenait toujours du tabou pour les directions nationales de la CDU comme du FDP.

En Thuringe la voie à un scrutin anticipé est ouvert

Cette situation avait donné la possibilité à Bodo Ramelow de continuer depuis l’automne à gérer le Land avec une coalition minoritaire. Cet état de fait aurait dû être prolongé officiellement mercredi avec sa réélection au poste de ministre-président. C’était sans compter sur la rupture du cordon sanitaire effiloché. Une digue, et non des moindres, vient d’être franchie. En Thuringe, le dirigeant de l’AfD, Björn Höcke, s’applique en effet à rétablir, avec la plus grande ostentation, le nationalisme allemand jusque dans sa version « IIIe Reich » quand il dénonce, par exemple, « la honte » qu’aurait constituée l’érection d’un monument à l’Holocauste juif au cœur de Berlin. Le personnage est si nauséeux qu’un tribunal allemand auprès duquel il avait imprudemment plaidé la diffamation a estimé qu’il pouvait être publiquement qualifié de « fasciste ».

Parodiant les libéraux, partenaires d’Emmanuel Macron au sein du Parlement européen, Die Linke a fait circuler jeudi avec beaucoup d’échos sur les réseaux sociaux une affiche-slogan aux couleurs jaunes du parti lançant : « Plutôt gouverner avec les fascistes que de ne pas gouverner. » Mais la capacité du nouveau ministre-président à gérer effectivement la Thuringe a tourné rapidement court. Les offres faites aux Verts et au SPD pour qu’ils se rallient à une très grande coalition gouvernementale avec les deux formations de droite n’ont pas pu aboutir. Compte tenu du tollé et des multiples manifestations provoquées par les conditions d’accès au pouvoir du dirigeant libéral. La seule issue, c’est l’organisation « le plus vite possible » de nouvelles élections, plaidait le coprésident de Die Linke, Bernd Riexinger, rejoint sur ce point par Angela Merkel. Sous pression, Kemmerich annonçait dans l’après-midi de jeudi qu’il jetait l’éponge, ouvrant effectivement la voie à un scrutin anticipé.

L’affaire promet de secouer pour longtemps le spectre politique. La grande coalition en sort ébranlée. La nouvelle direction du SPD évoque « un coup monté » et exige des explications. Au FDP, les pitoyables circonvolutions initiales de Christian Lindner, le chef du parti, ont alimenté le trouble. Il a dit rejeter une alliance avec l’AfD mais s’estimer impuissant face à « ceux qui se prononcent pour notre candidat dans un vote secret ».

Au sein de la CDU, la présidente, Annegret Kramp-Karrenbauer, toujours plus contestée dans la course à la succession de Merkel, se voit reprochée d’avoir « perdu le contrôle ». Les tiraillements avec les courants nationalistes menacent de redoubler. Et si la chancelière a souligné jeudi que la manœuvre droite-ultradroite était « impardonnable », des pointures du groupe CDU au Bundestag n’ont pas hésité à se féliciter bruyamment d’une « victoire de la raison » et des valeurs conservatrices.

Bruno Odent
Allemagne. Putsch droite-ultradroite contre Die Linke en Thuringe (Bruno Odent, L'Humanité, 7 février 2020)
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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 20:25
La Palestine a le droit à la vie !

Le mardi 28 janvier 2020, à la Maison-Blanche, Donald Trump, aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, présentait son «plan du siècle». Comme le disait Leïla Shahid dans l’Humanité du 29 janvier 2020, le monde assistait «à une mascarade rarement vue dans la politique internationale».

Avec la plus grande arrogance, le président des États-Unis, au mépris du droit international, entérine la politique de faits accomplis poursuivie par Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. À aucun moment n’a été évoqué un État palestinien. En proposant l’annexion des colonies illégales, d’une partie de la vallée du Jourdain, de Jérusalem-Est, il ne reste aux Palestiniens que des «bantoustans» sans aucune continuité territoriale et sans souveraineté.

Le gouvernement d'Emmanuel Macron a cru bon de «saluer les efforts du président américain Donald Trump et étudiera avec attention [ce] plan de paix». Une nouvelle fois, la France manifeste son allégeance à Washington. De leur côté, les pays du Golfe font preuve de leur abandon de la cause du peuple palestinien.

« L’accord Trump-Netanyahu est une menace pour l’avenir des deux nations. »

Depuis le 1er février, ce plan est condamné par les Nations unies, qui rappellent que seules les résolutions de l’ONU peuvent être la base d’une solution politique, et par les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, qui ont indiqué qu’elle «rejetait l’accord du siècle américano-israélien étant donné qu’il ne respecte pas les droits fondamentaux et les aspirations du peuple palestinien». D’autres voix s’élèvent: celles des chrétiens des pays arabes ainsi que celle de la Confédération internationale de syndicats.

En Israël, le 1er février, les populations juives et arabes ont manifesté ensemble en dénonçant: «L’accord Trump-Netanyahu est une menace pour l’avenir des deux nations. Il s’agit d'un accord unilatéral qui n’apportera pas la paix, la justice ou le règlement des conflits, mais qui propagera davantage la violence. Le plan donne au gouvernement [israélien] le feu vert pour annexer la Cisjordanie, pour se rendre aux diktats des colons extrémistes et pour refuser la citoyenneté de centaines de milliers de citoyens arabes israéliens…»

Si cet accord devait se concrétiser, nous entrerions dans une période de tous les dangers, celui pour les Palestiniens d’être définitivement dépossédés de leur terre, celui d’un monde où la force prime sur le droit.
Pour les militant·e·s du Parti communiste français, devant de tels dangers, notre engagement ne doit pas faiblir et nous devons continuer à exiger de notre gouvernement la reconnaissance de l’État de Palestine – que le Parlement français a votée – dans des frontières sûres et reconnues, celles de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et également la reconnaissance du droit au retour des réfugiés, droit inaliénable, conformément à la résolution 194.

Nathalie L’Hopitault
membre du Collectif pour une Paix juste et durable
entre Palestiniens et Israéliens du PCF

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