Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 09:29
Samedi 15 février - Morlaix Ensemble présent sur le marché et dans les quartiers de la rue de Callac et Saint Augustin (club Jean Moulin)

Samedi prochain, 15 février, Morlaix Ensemble rencontrera les Morlaisiens dans les Quartiers de la rue de Callac et auprès du foyer Jean Moulin dans le quartier saint Augustin l'après-midi et nous serons sur le marché toute la matinée avec nos colistiers.

A ce jour, déjà 200 personnes ont souhaité appeler publiquement à voter pour la liste "Morlaix Ensemble. Pour une ville solidaire, écologique, active"

La liste de ces premiers soutiens sera bientôt rendue publique.

Vous aussi, si vous voulez qu'il y ait une alternance à Morlaix après deux mandats d'Agnès Le Brun et qu'une gauche soudée, sérieuse, respectueuse et réaliste puisse à nouveau gérer la ville pour la relancer après 12 ans d'affaiblissement, grâce à un projet cohérent et complet construit pendant deux ans, appelez à voter pour notre liste, rejoignez notre comité de soutien pour faire gagner la gauche:

morlaix-ensemble.bzh

https://www.facebook.com/morlaixensemblebzh/

Rejoignez notre comité de soutien pour faire gagner la gauche à Morlaix.

Il suffit d'envoyer un mail avec votre nom, prénom, adresse, à yvonlaurans@orange.fr  ou morlaixensemble@gmail.com

La liste complète

Jean-Paul Vermot, 46 ans, directeur Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) ;

 

 

 

Ahamada Zoubeiri, 54 ans, ouvrier agroalimentaire ; Catherine Tréanton, 53 ans, éducatrice spécialisée ; Laëtitia Tosser, 43 ans, chargée d’administration des ventes ; Camille Thomas, 41 ans, responsable communication ; Patricia Stéphan, 56 ans, responsable restauration collective ; Valérie Scattolin, 53 ans, coordinatrice HSE aérien ; Katell Salazar, 48 ans, écrivaine publique ; Françoise Queinnec, 65 ans, directrice de Segpa (Section d’enseignement général et professionnel adapté) à la retraite ; Élodie Postollec, 41 ans, infirmière ; Jérôme Plouzen, 48 ans, chef d’entreprise expertise du bâtiment ; André Paulus, 70 ans, directeur d’école retraité ; Marie-Françoise Madec-Jacob, 60 ans, agente hospitalière retraitée ; Calvin Louet, 21 ans, étudiant ; Ludivine Le Men, 29 ans, remplaçante éducative ; Laurent André, 58 ans, professeur spécialisé; Yvon Laurans, 66 ans, inspecteur jeunesse et sport retraité ; Frédéric L’Aminot, 47 ans, ouvrier dans les produits en béton ; Élise Kerebel, 49 ans, aide-soignante ; David Guyomar, 41 ans, animateur socioculturel ; Ghislain Guenguant, 32 ans, technicien de maintenance ; Hervé Gouédard, 73 ans, pédiatre hospitalier retraité ; Anne-Yvonne Gereec, 67 ans, retraitée ; Patrick Gambache, 61 ans, éditeur ; Henri Gaba Engaba, 44 ans, ouvrier agroalimentaire ; Édith Fer, 41 ans, enseignante ; Jolan Faucheur, 26 ans, entraîneur sportif ; Ismaël Dupont, 40 ans, professeur documentaliste ; Eugène Davillers-Caradec, 21 ans, service civique de l’EN ; Maëla Burlot, 32 ans, coordinatrice sociale ; Kristell Breton, 40 ans, mandataire judiciaire ; Annie Bergot-Le Calvez, 67 ans, retraitée des finances ; Nathalie Barnet, 43 ans, agente de planification aérienne ; Kristiane Bannier, 71 ans, formatrice retraitée ; Ali Azzala, 48 ans, technicien bâtiment ;

Plus d’informations au sujet des colistiers sur morlaix-ensemble.bzh.

https://www.facebook.com/morlaixensemblebzh/

 

Samedi 15 février - Morlaix Ensemble présent sur le marché et dans les quartiers de la rue de Callac et Saint Augustin (club Jean Moulin)
Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 09:00
Jean-Paul Vermot,  Tête de liste de Morlaix Ensemble - Morlaix, l'atout de la jeunesse - Le Télégramme, 12 février
MORLAIX ENSEMBLE - Une ville solidaire, écologique, active
Forum “Morlaix atout jeunesse”

18h30 au mille club de la Madeleine

Jean-Paul Vermot,  Tête de liste de Morlaix Ensemble - Morlaix, l'atout de la jeunesse - Le Télégramme, 12 février

Jean-Paul Vermot,

Tête de liste de Morlaix Ensemble

Morlaix, l'atout de la jeunesse


« La jeunesse a des aspirations légitimes : nous construirons dans l’écoute réciproque les réponses à ses besoins. Nous créerons une commission extra-municipale « jeunesse », ouverte aux jeunes, aux associations de jeunesse, pour ouvrir et entretenir un espace de dialogue permanent avec les jeunes. Cette instance permettra le débat et la construction de projets avec les élus municipaux. C’est un bon moyen pour les jeunes de s’inscrire ainsi dans la vie de la cité et de passer à l’action.

Inversement, nous avons, nous, élus, besoin de la jeunesse pour intégrer l’urgence climatique et l’inclusion dans tous nos projets.

Faire une place à la jeunesse, c’est également l’accompagner dans l’accès à son premier emploi en veillant à soutenir constamment les associations agissant sur ce champ.

Nous serons également présents dans l’accès au logement des jeunes en développant une offre qui leur est accessible.

L’accès à la culture, au sport, sera facilité par une politique permettant à chacun, chacune, de découvrir et de s’investir dans des activités en facilitant l’accès aux tickets sports révisés et aux tarifs dégressifs.

Nous œuvrerons avec Morlaix Communauté et le dispositif « Jeunes en TTTrans » (2D, information jeunesse, parcours citoyens, collectifs services civiques…) pour pérenniser et inventer de nouvelles façons d’associer les jeunes.

Pour que les jeunes trouvent toute leur place dans la ville, nous leur proposerons d’envisager ensemble une manifestation annuelle de la jeunesse ».

https://morlaix-ensemble.bzh/

Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 08:00
Tribune Libre Réforme des Retraites - Dominique Noguères: le choix de l'humain des avocats: une juste colère

Notre amie Dominique Noguères, avocate, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, venue aux mardis de l'éducation populaire l'an passé, 15 janvier 2019, à Morlaix pour nous parler de la justice en France, s'exprimait hier dans l'Humanité sur la juste colère des avocats face à la dégradation de leurs pensions de retraite et de leurs conditions de travail.

Vidéo de la conférence de Dominique Noguères, avocate, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, aux Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix, 15 janvier 2019

Tribune libre réforme des retraites. Le choix de l’humain des avocats : une juste colère
Mardi, 11 Février, 2020 - l'Humanité

 Une tribune de Dominique Nogueres Avocate, vice-présidente de la LDH

Mes confrères et consœurs avocats et avocates sont en colère. Le projet de loi sur la réforme des retraites pénalisera nombre d’entre eux. Leur colère est légitime et nécessaire. La justice est en soi un monde à part, avec son langage, son rituel. Nombreux sont les justiciables qui, se présentant pour la première fois devant un tribunal, n’en connaissent ni les codes ni le fonctionnement.

Pourtant, jamais les demandes de règlement de conflits par la voie judiciaire n’auront été si importantes en quantité, les personnes considérant que la justice doit non seulement réparer l’injustice dont elles s’estiment victimes, mais également réguler les rapports sociaux. La justice, c’est la justice civile, celle du quotidien, des divorces, du surendettement, des injonctions de payer, des gardes d’enfants, des tutelles ou des curatelles, etc. C’est aussi la justice administrative avec, entre autres, le droit des étrangers et, bien entendu, la justice pénale. Dans toutes ses déclinaisons, la présence de l’avocat est fondamentale pour décoder, aider, assister, conseiller ceux qui le mandatent.

Sans les avocats, les justiciables n’y trouvent pas leur compte. Alors que la réforme récente de la justice a transféré à des algorithmes ou à des plateformes les règlements de certains conflits, et n’a pas pris en compte la nécessaire revalorisation de l’aide juridictionnelle, cette réforme des retraites met en péril nombre de cabinets qui n’auront plus la perspective de bénéficier d’une retraite décente.

Pourquoi ? Parce que, contrairement à une idée reçue, tous les avocats ne sont pas des nantis et ceux qui, comme moi, ont mis leur profession au service de la défense des plus démunis paient le prix de leurs convictions et de leur engagement. Point de corporatisme dans cette lutte, mais simplement la préservation d’une profession indispensable dans la société et, si elle a bien des défauts, elle a aussi une qualité essentielle, le choix de l’humain.

Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 07:08
Jaurès, débat à l'Assemblée Nationale avec Clémenceau en 1906: la question de la violence des travailleurs en colère et de la violence capitaliste ordinaire

1906, débat à la chambre avec Clémenceau -

Jaurès:

«  La violence (…) est chose visible, palpable, saisissable chez les ouvriers : Un geste de menace, il est vu, il est noté. Un acte de brutalité, il est vu, il est retenu. Une démarche d'intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges (…) Le patronat n'a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l'intimité d'un conseil d'administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers, ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l'universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c'est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l'homme palpitant et criant, la machine ne grince pas et c'est en silence qu'elle broie ».

Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:51
69 ans de la mort d'Ambroise Croizat - les députés communistes célèbrent le père de la Sécurité sociale et du système des retraites par répartition
Assemblée nationale. Ambroise Croizat, un puissant antidote au macronisme
Mercredi, 12 Février, 2020 - L'Humanité

Hier, les députés PCF lui ont rendu hommage, en rappelant la modernité de son œuvre, que le chef de l’état entend détruire.

A u milieu d’une salle de l’Assemblée nationale, Pierre Caillaud-Croizat sourit doucement depuis de longues minutes. Entouré de députés communistes, il se déclare « heureux d’être parmi ceux qui défendent le nom et l’œuvre de Croizat aujourd’hui ». En ce 11 février 2020, cela fait 69 ans jour pour jour que son grand-père Ambroise Croizat est décédé. « Lui rendre hommage ici au moment où le gouvernement veut détruire les retraites, contre l’avis des Français, nous semblait évident », indique André Chassaigne. Aux côtés du président du groupe GDR, Fabien Roussel honore la mémoire de celui qui fut ministre communiste du Travail de 1945 à 1947, bâtisseur de la Sécurité sociale et cheville ouvrière de la généralisation des retraites pour les Français. « Croizat a montré qu’il était possible de mener de grandes réformes dans ce pays, de belles réformes de progrès acceptées par la quasi-unanimité des Français, car véritablement dédiées à l’intérêt général », souligne le secrétaire national du PCF. « Quand on a un ministre qui vient du PCF et de la CGT, ça aide », ajoute-t-il, avant de rappeler que l’œuvre de Croizat peut être renforcée : « Notre pays est beaucoup plus riche aujourd’hui qu’en 1946. Il est possible d’aller encore plus loin. »

« Avant la Sécu, les Français vivaient dans la terreur de la maladie...»

Tel n’est pas le projet de Macron, qui veut en substance détruire la Sécu et vendre les retraites des Français. « Voir des députés LaREM brandir Croizat comme référence est scandaleux car leur projet est diamétralement opposé. Ils veulent la casse des retraites et la casse de nos garanties collectives », s’indigne au passage Frédéric Sanchez, secrétaire général de la fédération CGT métallurgie. Un poste autrefois occupé par Croizat, avant qu’il ne participe à la rédaction du programme du Conseil national de la Résistance et n’entre au gouvernement à la Libération. « Avant la Sécu, les Français vivaient dans la terreur de la maladie et de l’accident de travail, car, dès qu’ils étaient souffrants, non seulement ils n’étaient plus payés car ils ne pouvaient plus travailler, mais ils devaient en plus payer des sommes considérables pour se soigner, s’ils avaient une appendicite par exemple », raconte l’historien Michel Etiévent.

Croizat va réussir à conjurer cette « angoisse du lendemain » en bâtissant la Sécu avec les Français et les militants CGT. « Il a annoncé dans l’Hémicycle que les retraites ne devaient plus être l’antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie, et c’est ce qui a été mis en place », apprécie Michel Etiévent, également biographe de Croizat. « Il a bâti la cotisation sociale, où chacun participe selon ses moyens et reçoit selon ses besoins, en socialisant les richesses créées », insiste Bernard Lamirand. Le président du Comité d’honneur Ambroise-Croizat raconte que le projet est né en 1936, quand Croizat, député du Front populaire et syndicaliste, a vu les adhésions à la CGT augmenter considérablement : « Avec tout l’argent récolté, il a appelé les fédérations à créer une maternité, une mutuelle, un centre de vacances… Il imaginait déjà une Sécu étendue à tous les Français. »

Et voulait aligner toutes les retraites vers le haut, « au lieu de niveler vers le bas les pensions comme l’entend Macron », insiste Pierre Caillaud-Croizat. « Nous ne manquerons pas de le rappeler et de défendre son œuvre lors des débats », conclut Fabien Roussel. Juste avant, André Chassaigne proposait d’accoler une plaque sur la place occupée par Croizat dans l’Hémicycle. « Cinquième travée, place 3 ! » a répondu Michel Etiévent en un éclair.

69 ans de la mort d'Ambroise Croizat - les députés communistes célèbrent le père de la Sécurité sociale et du système des retraites par répartition
Le rêve de Croizat, un cauchemar pour Macron
Mardi, 11 Février, 2020

L’œuvre du bâtisseur de la Sécu et du droit à la retraite est menacée. Son rôle en tant que ministre du Travail est même relativisé. Son apport reste indéniablement considérable devant l’histoire et porteur d’avenir.

 

Il s’agit du plus grand ministre du Travail que la France ait connu. Plus encore : du « seul ministre des travailleurs » de notre histoire. De qui s’agit-il ? Ambroise Croizat, bien sûr, ministre communiste du Travail de 1945 à 1947, dont le nom revient dans le débat public. Rien de plus normal, tant le projet du bâtisseur de la Sécurité sociale et du droit à la retraite est indémodable. Mais son œuvre est menacée par la réforme des retraites de Macron, qui tente parfois de gommer la figure même de Croizat. À entendre ses ministres, le communiste n’a rien fait. Les retraites et la Sécurité sociale ne seraient l’œuvre que des seuls gaullistes Pierre Laroque et Alexandre Parodi. Même l’ancien ministre PS du Travail François Rebsamen s’est converti à cette version erronée de l’histoire, en lançant mi-ignare, mi-suffisant, que « celui qui a marqué » son ministère en 1945, « c’est le général de Gaulle ». 

 

Pour leur répondre, citons Pierre Laroque lui-même. « Il faut dire l’appui irremplaçable d’Ambroise Croizat » dans la création de la Sécu, insistait en son temps le haut fonctionnaire. « C’est fou. La loi instaurant la Sécu, on ne l’appelle pas loi Croizat alors qu’il faudrait. Et on cite à sa place Laroque, qui a participé à la rédiger. Imagine-t-on faire de même pour la loi sur l’IVG, en retirant le nom de Simone Veil et en l’attribuant à son directeur de cabinet ? » interroge en souriant l’historien Michel Étiévent. Et le biographe de rappeler le formidable parcours de celui qui est né en 1901 en Savoie. Ouvrier métallo dès 13 ans, Croizat devient plus tard secrétaire général de la métallurgie CGT. Membre du PCF dès 1920, il est élu député du Front populaire en 1936. « Son apport est considérable lors des accords de Matignon, qui instaurent les congés payés et la semaine de 40 heures. Il est l’auteur de la loi sur les conventions collectives, primordiales car le droit oral et divin du patron est remplacé par une convention écrite établie par les salariés », insiste Étiévent. Ceux qui prennent de haut Croizat peuvent commencer à pâlir.

Le syndicaliste participe au programme du CNR

Ils n’ont pas terminé. En 1943, Croizat est nommé par la CGT à la commission consultative du gouvernement provisoire, autour du général de Gaulle. Il participe à la rédaction du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), et y inscrit l’objectif de création de la Sécu. « Nous, combattants de l’ombre, exigeons la mise en place d’un plan complet de Sécurité sociale vivant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l’État », écrivent les résistants. À la Libération, Croizat devient ministre du Travail.

« La Sécu n’est pas tombée du ciel et n’est pas l’œuvre d’un beau général. C’est le résultat d’un combat pour la dignité qui vient du fond des siècles et s’enracine alors. En 1945, le rapport de forces est clair : le PCF fait 29 % des voix, il y a 5 millions d’adhérents à la CGT, une classe ouvrière grandie par la Résistance et un patronat mouillé dans la collaboration », tranche Étiévent. Le pays est à reconstruire, mais il est fort d’esprits soudés. Croizat entend briser « l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail, en cotisant selon ses moyens et en recevant selon ses besoins ». Concernant les retraites, il martèle : elles ne doivent plus être « l’antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie ».
 

 

 

Aidé par une foule de citoyens et de militants CGT sur le terrain, il généralise la retraite pour tous les Français et double les montants. « On doit également à ce combat des prestations familiales uniques au monde, les comités d’entreprise, la médecine du travail, la reconnaissance des maladies professionnelles, la prime prénatale et plus encore… » pointe l’historien. Un tournant révolutionnaire, d’autant plus que, avec la Sécu, « les travailleurs s’emparent d’une grande partie du capital en le socialisant et en l’orientant uniquement vers le bien-être », apprécie Étiévent. Ce qui ne s’est pas fait sans l’opposition de la droite. De Gaulle, d’ailleurs, découpe la Sécu en tranches dès qu’il reprend la main en 1967 et instaure le paritarisme : la gestion à 75 % pour les salariés et 25 % pour le patronat passe à 50-50.

Tout cela est bien souvent ignoré au sommet. Et parfois plus. Croizat n’est entré qu’en 2012 dans le Larousse… Les ministres sont néanmoins capables de se rappeler à son bon souvenir en le détournant, quand cela les arrange. Ils ont plusieurs fois osé affirmer vouloir achever le « rêve » de Croizat, qui espérait créer un régime « universel ». « Il y avait 1 093 caisses d’assurance privées et des inégalités insupportables. Croizat a voulu les regrouper dans un seul régime général, avec l’idée de tout aligner sur les plus hauts conquis sociaux, notamment ceux de la SNCF. Tout l’inverse de ce que propose le gouvernement, qui veut tout aligner vers le bas et baisser les pensions », s’indigne Étiévent. Détruire le rêve de Croizat, plutôt que l’accomplir en somme, en transformant la Sécu en coquille vide et en livrant nos vies aux fonds privés. « Croizat est parvenu à couvrir tous les Français de façon digne, avec 138 caisses de Sécu et 113 caisses d’allocations familiales. Avant lui, sur 7 millions de salariés, 5 millions n’avaient aucune protection sociale. On vivait dans la terreur de la maladie. C’est ce qu’il faut retenir », ajoute le biographe.

Un progrès immense que Croizat savait en danger. « Ne parlez pas d’acquis sociaux, mais de conquis sociaux, parce que le patronat ne désarme jamais », prévenait-il

 
Aurélien Soucheyre
Ambroise Croizat (au centre) à la sortie du Conseil des ministres, en juillet 1946. Mémoires d’Humanité/Archives départementales de la Seine-Saint-Denis - L'Humanité, 11 février 2020

Ambroise Croizat (au centre) à la sortie du Conseil des ministres, en juillet 1946. Mémoires d’Humanité/Archives départementales de la Seine-Saint-Denis - L'Humanité, 11 février 2020

Pierre Caillaud-Croizat : « Dire qu’il n’aurait joué aucun rôle, c’est du révisionnisme »
Mardi, 11 Février, 2020

Le petit-fils du ministre communiste du Travail rappelle l’action décisive de son grand-père dans la mise en place de la Sécurité sociale. Il analyse le projet de casse des retraites. Entretien.
 

 

Pierre Caillaud-Croizat. Petit-fils d’Ambroise Croizat

Comment réagissez-vous à l’usage qui est fait par le gouvernement du nom de votre grand-père ?

Pierre Caillaud-Croizat J’ai un devoir en tant que représentant familial de veiller à ce que l’héritage de Croizat ne soit pas galvaudé et que son nom ne soit pas sali. Je salue tous les militants communistes, de la CGT, élus et anonymes qui n’ont de cesse de rappeler son souvenir.

Certains, à droite, tentent de minimiser le rôle d’Ambroise Croizat. Quel a-t-il été concrètement ?

Pierre Caillaud-Croizat Quand on l’interrogeait sur son rôle dans la mise en place de la Sécurité sociale, il répondait : « C’est une loi qui a une portée si étendue qu’on ne peut pas l’attribuer à une seule personne. » Chacun a joué sa partition. Le rôle de De Gaulle est d’avoir fait paraître les ordonnances d’octobre 1945, d’avoir nommé Croizat ministre du Travail en novembre de la même année. Mais dans la construction elle-même de la Sécurité sociale, de Gaulle n’a joué aucun rôle. Pierre Laroque était un haut fonctionnaire du ministère du Travail à qui on confiait des missions, c’était un homme qui pouvait mettre en mouvement toute une administration. Il a pu proposer des équilibres de financement, mais en ce qui concerne la hauteur et la qualité de la prise en charge des personnes, ce n’était pas lui qui prenait les décisions. Ambroise Croizat est celui qui a bâti la Sécurité sociale, qui a défendu la loi à l’Assemblée nationale, qui a affronté les oppositions, notamment dans l’Hémicycle. Affirmer qu’il n’aurait joué aucun rôle, j’assimile cela à du révisionnisme.

Quel est pour vous l’héritage de votre grand-père ?

Pierre Caillaud-Croizat C’est un héritage qui est complètement occulté. Jack Ralite, qui fut ministre de la Santé, m’a dit cette chose extraordinaire : « Ce qui a marqué socialement le XIX e  siècle, c’est le nom de Jules Ferry et l’accès à l’éducation, quand les historiens prendront du recul, on regardera le XX e   siècle comme un temps marqué socialement par le nom d’Ambroise Croizat et la mise en place d’un système de prise en charge de la santé publique. »

Que pensez-vous du projet de réforme des retraites du gouvernement ?

Pierre Caillaud-Croizat C’est une opération de nivellement des pensions vers le bas qui conduit les personnes à souscrire à des assurances privées si elles veulent garder un niveau correct de pension. C’est l’ouverture à la capitalisation qui est en jeu, où déjà les assureurs se positionnent sur ce marché juteux à venir, dans la captation de parts de marché.

Entretien réalisé par Sabrina Roja
Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:44
Signez la pétition unitaire en ligne de l'Humanité pour réclamer un référendum sur la réforme des retraites

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraites voulu par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les  parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances. Même le Conseil d'État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires »,  mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. A ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.
L'Humanité a lancé lundi un appel avec de nombreuses personnalités. Il peut être signé ici : Sign the Petition
 
Démocratie. « Monsieur le président, soumettez votre réforme au référendum »
Lundi, 10 Février, 2020

Pour signer cette pétition : http://chng.it/BYhjbLJ5

 

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraite voulue par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances.

Même le Conseil d’État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires  », mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. À ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.

Signez en ligne cette pétition : http://chng.it/BYhjbLJ5

Les premier signataires (au 10 février 2020)

Elisa Aboucaya, avocate, Paris.          

Mickaël Aboulkheir, avocat, Val de Marne.        

Michel Agier, anthropologue.           

Christophe Alévêque, humoriste.           

Pouria Amirshahi, président et directeur de publication de Politis.     

Gérard Aschieri, membre du Conseil économique, social et environnemental, ancien secrétaire général de la FSU.

Eliane Assassi, sénatrice communiste, présidente du groupe CRCE.      

François Audard, avocat, Val de Marne.        

Jean-Louis Auduc, agrégé d’histoire.          

Clémentine Autain, députée FI.          

Audrey AvramoLechat, avocate au barreau de Paris.       

Guillaume Balas, coordinateur de Génération.s.         

Jeanne Balibar actrice, réalisatrice.          

Kian Barakat, avocate au barreau de Rouen.       

Julien Bayou, secrétaire national d’EELV.         

Linda Bechaouch, cheffe de projet.         

Sonia Bechaouch, avocate.           

Séfiane Belmahi, analyste financier.          

Noria Bendjebbour, avocate au barreau du Val d'Oise.      

Eva Bergamaschi, avocate au barreau du Val-de-Marne.       

Alaia Berhonde, comédienne.           

Sandrine Berrosi, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Sandrine Berrosi, avocate, Seine St Denis.        

Arno Bertina, écrivain.           

Claire Biélakoff, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Laurent Binet, écrivain.           

Anastasia Binoche, avocate, Val d'Oise.         

Morgane Blanchard, avocate, Val-de-Marne.          

Michel Blay, directeur de recherche honoraire à l’EHESS.      

David Bobée, metteur en scène.          

Ariana Bobetic, avocate Seine st Denis.        

Frédéric Boccara, économiste, dirigeant national du PCF, membre du CESE.    

Nicolas Bouchaud, comédien.           

Magalie Boudringhin, aide-soignante.           

Pascale Bougier, avocat, Seine-Saint-Denis.          

Pascale Bougier, avocate, Seine St Denis.        

Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine.          

Patrick Braouezec, membre honoraire du Parlement.        

Delphine Breton, avocate, Seine St Denis.        

Daniel Breuiller, vice-Président de la métropole du Grand Paris.     

Ian Brossat, adjoint au logement de la Maire de Paris.    

Céline Brulin, sénatrice PCF.          

Dominique Bucchini, ancien président de l’Assemblée de Corse.      

Axel Calvet, avocat, Val d'Oise.         

Jean-Christophe Cambadélis, ex-premier secrétaire du PS.        

Guy Carlier, auteur.           

Jean-Michel Carré, cinéaste.           

Luc Carvounas, député PS.           

Aude Catala, avocate au barreau de Paris.       

Aurélie Cattan-Attias, avocate au barreau de Paris.       

Stéphanie Chabauty, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Alexis Charansonnet, historien, université Lumière Lyon 2.       

André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale.     

Geneviève Chemla, avocate, Val-de-Marne.          

Stéphane Chenon, cuisinier.           

Hana Cherif-Hautecoeur, avocate au barreau de Paris.       

Samuel Churin, comédien.           

Estelle Cimarelli, avocate au barreau de Thionville.       

Chloé Clair, avocate, Val-de-Marne.          

Laurence Cohen, sénatrice PCF.          

Fabien Contaminard, ingénieur.           

Yves Contassot, responsable du pôle idées de Génération-s.      

Jacques Cotta, journaliste et réalisateur.         

Thibaud Cotta, avocat, Paris.          

Alain Coulombel, porte-parole d'EELV.          

Olivier Coulon-Jablonka, metteur en scène.         

Clotilde Couratier-Bouis, avocate au barreau de Paris.       

Pierre Cours-Salies, sociologue.           

Cécile Cukierman, sénatrice PCF.          

Christian de Montlibert, sociologue, professeur émérite de l’université de Strasbourg.    

Eléna de Gueroult d'Aublay, avocate, Val d'Oise.       

Ludivine de Leeneer avocate, Val-de-Marne.         

Michelle Décosse, retraitée de l'éducation nationale.        

Anaïs Defosse, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Brieuc Derrien, technicien géomètre.          

Philippe Derrien, Agent de recensement INSEE.        

Isabelle Desjardins-Azoulay, avocate au barreau de Paris.       

Pascal Dessaint, écrivain.           

Richard Dethyre, sociologue.           

Richard Dethyre, sociologue Mickaël Dion, producteur.        

Paul Devin, président de l’Institut de Recherches de la FSU.    

Pierre Dharréville, député PCF.          

Cyril Dion, écrivain et réalisateur.         

Marion Dodier, avocate, Seine St Denis.        

Marion Dodier, avocate, Seine St Denis         

Claude Douare, directeur d'école.          

Peio Dufau, cheminot, Hendaye.          

Anne Dupré, cadre retraitée de la fonction publique hospitalière.     

Sonia Elghozi, avocate, Val-de-Marne.          

Hakim et Mouss, Zebda-Motivés.          

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement.       

Eric Fassin, sociologue.           

Elsa Faucillon, députée PCF.          

Olivier Faure, député et secrétaire national du PS.      

Pascale Fautrier, écrivaine.           

Christian Favier, sénateur PCF, président du conseil départemental du Val-de-Marne    

Caroline Fiat, députée FI.          

Gérard Filoche, porte-parole de la Gauche démocratique et sociale.     

Bernard Friot, économiste.           

Sophie Frontino, infirmière.           

Bruno Gaccio, comédien, auteur.          

Daniel Gaxie, politiste, Paris-1.          

Fabien Gay, sénateur PCF.           

Marion Geniès, avocate, Val-de-Marne.          

Agathe Gentilhomme, avocate, Paris.          

Joao Goncalves, avocat, Val-de-Marne.          

Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite à l'université Aix-Marseille.      

Jérôme Goutille, avocat, Val-de-Marne.          

Stephanie Gracia, cheminote.           

Florent Gras, avocat, barreau de Bordeaux.        

Michelle Gréaume, sénatrice PCF.          

Mathieu Grégoire, maître de conférences en sociologie, chercheur à l’IDHES (CNRS).   

Agathe Grenouillet, avocate, Seine St Denis.        

Alain Gresh, journaliste.           

André Grimaldi, professeur émérite de médecine.        

Antoine Grouhel, salarié d’un laboratoire pharmaceutique.        

Florent Gueguen, dirigeant associatif dans la lutte contre l’exclusion.     

Michel Guez, informaticien.           

Arnaud Guyonnet, avocat, Paris.          

Marion Havard, avocate, Paris.          

Bruno Hélin, cadre supérieur paramédical et vice Président du département du Val de Marne.

Odile Henry, sociologue, Université Paris-8.         

Charles-Emmanuel Herbière, avocat, Val d'Oise.         

Adrien Holstein, politiste, Université de Nanterre.        

Adrien Holstein, politiste, Université de Nanterre        

Marie-Claude Hourquiscot, retraitée.           

Christian Hutin, député MRC.          

Rim Jouida, avocat, Val de Marne.        

Pierre Jouvet, conseiller départemental, porte-parole du PS.       

Régis Juanico, député Génération-s.          

Sébastien Jumel, député PCF.          

Insaf Kabsi, avocat, Val-de-Marne.          

Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat.      

Razmig Keucheyan, sociologue.           

Pierre Khalfa, économiste, fondation Copernic.         

Bernard Lahire, professeur de sociologie, ENS Lyon.       

André Laignel, vice-président de l’Association des maires de France.     

Aurore Lalucq, députée européenne Place publique.        

François-Michel Lambert, député Liberté, écologie, fraternité.        

Pierre Larrouturou, député européen Nouvelle Donne.        

Anne Lassalle, avocate, Seine St Denis.        

Soria Latreche, avocate, Seine St Denis.        

Pierre Laurent, sénateur PCF.          

Myriam Lavigne, gestionnaire de stock.         

Anicet Le Pors, conseiller d’Etat honoraire.        

Didier Le Reste, président de Convergence nationale Rail, ancien secrétaire général de la CGT cheminots.

Hervé Le Corre, écrivain.          

Martine Le Roux, avocate, Paris.         

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.        

Frédéric Lebaron, professeur de sociologie, ENS Paris-Saclay.       

Serge Lechtimi, Parti progressiste martiniquais.         

Pierre Lemaitre, écrivain.           

Renaud Lemoine, ingénieur.           

Krystel Lepeu, avocate, Val de Marne.        

Aude Lequerré, avocate, Val de Marne.        

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice Gauche républicaine et socialiste.       

Whiteside Lottin, conducteur RATP.          

Fernando Lourenco, sans profession.           

Mélanie Luce, présidente de l’Unef.         

Marie Luchi, responsable projet Génération-s.         

Nabil Maiz, technicien métallurgie.          

Delphine Malapert, avocate, Paris.          

Delphine Malapert, avocate, Paris          

Noël Mamère, militant écologiste.          

Emmanuelle Marteau, gestionnaire immobilier.          

Alexandre Martin, avocat au barreau de Toulouse.       

Christiane Marty, syndicaliste, militante associative, spécialiste des retraites.      

Corinne Masiero, comédienne.           

Sylvie Maugat, épidémiologiste.           

Claire Maugat-Decosse, avocate, Val de Marne.        

Emmanuel Maurel, député européen de la Gauche républicaine et socialiste.    

Caroline Mécary, avocate, Paris.          

Jean-Luc Mélenchon, député FI.          

Marion Ménage, avocate, Val d'Oise.         

Daniel Mermet, journaliste.           

Dominique Mestre-Agelina, avocat, de Marne          

Catherine Mills, économiste, directrice de la revue Economie et Politique.    

Laëtitia Mole, cheminote, Hendaye.          

Jean-Yves Mollier, historien.           

Bernard Montagne, syndicaliste, responsable associatif.         

Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste.         

François Morel, écrivain et comédien.         

Dominique Noguères, avocate retraitée.          

Gérard Noiriel, historien.           

Alain Obadia, président de la fondation Gabriel-Péri.       

Abdallah Ouahmane, sans profession.          

Ahmed Ouahmane, ambulancier.           

Aïcha Ouahmane, avocate, Val de Marne.        

Fatima Ouahmane, retraitée.           

Mina Ouahmane, agent de surveillance.         

Benjamin Page, chauffeur poids lourd.         

Mathilde Panot, députée FI.          

Sandra Paparemborde, enseignante.           

Willy Pelletier, coordinateur général de la fondation Copernic.      

Mimouni Peres-Rifka, avocat, Seine-Saint-Denis.          

Clémentine Perros, avocate, Paris.          

Michel Pigenet, historien.           

Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien.          

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS.  

Éric Piolle, maire de Grenoble.         

Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme.        

Mélanie Plouviez, philosophe.           

Joël Pommerat, auteur, metteur en scène.        

Didier Porte, humoriste.           

Christine Prunaud, sénatrice PCF.          

Eric Puisais, enseignant, Poitiers.          

Adrien Quatennens, député FI.          

Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale.     

Nicolas Rebbot, avocat, Paris.          

Catherine Renaux-Hemet , avocate, Seine St Denis.       

Robin Renucci, comédien et réalisateur.         

Sébastien Revault-d'Allonnes, avocat, Paris.          

Jacques Rigaudiat, économiste.            

Denis Robert, journaliste.           

Jean Rol-Tanguy, journaliste retraité.          

Anne Rortais, Coordinatrice associative.          

Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de la revue Cause commune.      

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord.    

Catherine Roussière, avocate, Paris          

Damien Rudant, cheminot, Saint-Jean-de Luz.         

Alain Ruscio, historien.           

Mathilde Sanson, avocate, Rouen.          

Mathilde Sanson, avocate, Rouen.          

Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS.  

Jamila Sarraf, avocate, Val de Marne.        

David Sarramagna, cheminot, Bayonne.          

Jean-Marie Sauret, psychanalyste, professeur émérite des universités.       

Pascal Savoldelli, sénateur PCF.          

Frédéric Sawicki, professeur de sciences politiques.        

Claudine Secq, retraitée.           

Stéphanie Secq, avocate, Val de Marne.         

Geneviève Sellier, universitaire.           

Lucien Sève, philosophe.           

Karine Shebabo, avocate, Paris.          

Karen Sileber, assistante de direction.         

Jean-Pierre Siméon, poète.           

Evelyne Sire-Marin, magistrate et membre du Syndicat de la magistrature.    

Stéphane Sirot, historien.           

Gabrielle Siry, porte-parole PS.          

Dylan Slama, avocat, Paris.          

Henri Sterdyniak, animateur des Economistes atterrés.        

Pascale Taelman, avocate, Val de Marne.        

Sophie Taillé-Polian, sénatrice Génération-s.          

Yves Tamet, Avocat, ancien bâtonnier, Seine St Denis.      

Danielle Tartakowski, historienne.           

Bertrand Tavernier, cinéaste.           

Agnès Teissedre, avocate au barreau de Paris.       

Jacques Testart, biologiste.           

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU.       

Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail. 

François Thiollet, délégué au projet EELV.        

Emmanuel Todd, démographe et historien.         

Pascale Torgemen, avocate, Val de Marne.        

Louise Tort, avocate, Paris          

Lise Toussaint, cadre la fonction publique territoriale.       

Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac.          

Sophie Ulliac, avocate  au barreau  de Paris.       

Boris Vallaud, porte-parole et député PS.        

Lucas Vazquez Vespoli,  avocat, Toulouse.         

Arthur Vercken, avocat, Paris.          

Arthur Vercken, avocat, Paris          

Marie-Christine Vergiat, responsable associative et ex-députée européenne.       

Claude Vincent, avocate, Paris, membre du SAF.       

Marie Violleau, avocate, Paris.          

Francis Wurtz, membre honoraire du Parlement européen. 

Signez la pétition unitaire en ligne de l'Humanité pour réclamer un référendum sur la réforme des retraites
Retraites. L’appel pour un référendum rencontre un bon écho
Mardi, 11 Février, 2020 - L'Humanité

15 000 signatures les premières 24 heures. La pétition en ligne lancée par l’Humanité, avec le soutien de personnalités, pour réclamer qu’un référendum tranche la question de la réforme des retraites a connu un bon démarrage.

Lancée le 10 février au matin, la pétition initiée par l'Humanité dépassait les 20 000 signatures le lendemain soir. Lorsqu’ils signent sur la plateforme change.org, les internautes laissent parfois un commentaire. Ainsi, Laura le dit sans ambages, « cette réforme ne servira qu’à enrichir les fonds de pension et appauvrir les travailleurs ». Brigitte renchérit : « Je signe car cette réforme est profondément injuste. Elle va frapper de plein fouet les plus fragiles, les femmes, tous ceux qui n’auront pas une carrière complète (chômage, maladie…). » Pour Jacques, « cette réforme, à l’image de l’ensemble de la Macronie, est totalement déconnectée des vrais problèmes. Une déconnexion de plus en plus violente ». Jean-Luc, lui, considère que la réforme projetée par Emmanuel Macron est un faux-semblant : « Au nom de l’universalité, le gouvernement va favoriser une fois de plus ceux qui sont déjà privilégiés (ceux qui profitent d’un allongement de l’espérance de vie). On n’entend pas dans tous les médias, poursuit-il, le pourquoi de l’excédent des caisses de retraite des métiers les plus éprouvants, pourtant l’explication est simple : c’est que l’immense majorité a cotisé pendant quarante ans et décède au moment de la retraite. »

Pour beaucoup de signataires, la question est aussi d’ordre démocratique, ni plus ni moins. Selon Pierre, « faire adopter une réforme d’une telle ampleur historique par le jeu d’ordonnances et donc en catimini, après un débat plus que limité au Parlement, est le signe d’un pouvoir qui a décidé de ne pas s’encombrer des processus démocratiques. Le seul moyen de revenir à des bases et un débat sain, c’est un référendum ! » L’enjeu, Olga le résume très simplement : « Parce que nous voulons décider de nos vies ! »

 

Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:05
Pierre Dharréville :  nous utiliserons tous les leviers parlementaires pour combattre cette réforme  (L'Humanité, 6 février 2020)
Pierre Dharréville : « nous utiliserons tous les leviers parlementaires pour combattre cette réforme ».
Jeudi, 6 Février, 2020 - l'Humanité

Entretien. La bataille parlementaire vient d’entrer dans une phase décisive. Le communiste Pierre Dharréville explique ce que sera la stratégie de son parti pour contrer le gouvernement et ses ordonnances.

 

Pierre Dharréville Député PCF des Bouches-du-Rhône

La bataille continue. Le gouvernement a l’intention de faire rentrer la rivière dans son lit. La nôtre est de faire en sorte qu’il prenne la mesure du rejet massif de sa réforme dans le pays, et qu’il renonce à ce projet malintentionné. C’est le premier enjeu. Ensuite, l’arrivée du texte devant l’Assemblée nationale va permettre de continuer à mettre en lumière la gravité des mesures contenues dans le projet de loi, et qui parfois se cache dans les détails. L’examen en commission spéciale, qui commençait dès le 2 février, est l’occasion d’essayer de « désosser » le projet gouvernemental. Notre état d’esprit est de mener la bataille et de faire la démonstration de la dangerosité de ce projet. On sait déjà que, en dehors des éléments de langage qu’elle nous répète constamment, la majorité n’a pas beaucoup d’arguments à faire valoir.

Cette procédure réduit le délai dont nous disposons pour examiner le texte, le comprendre et préparer des propositions. Nous ne pouvons pas faire grand-chose contre cette contrainte. Elle supprime également la deuxième lecture du texte après le passage au Sénat. La volonté du gouvernement de faire entériner sa réforme en dépit de la contestation, majoritaire dans l’opinion, est donc claire. Nous utiliserons donc tous les outils à notre disposition dans ce débat parlementaire. Nous avons la possibilité de déposer des motions qui viendront en temps voulu. Ce qui est clair, c’est que nous déposerons une motion de censure. Dans les conditions actuelles, avec une opinion opposée sans ambiguïté à ce projet de réforme, nous aurons aussi la possibilité de déposer une motion référendaire, de façon à permettre aux citoyens de trancher par référendum. En attendant, nous allons déposer des amendements. Pour faire des propositions, pour supprimer les dispositions négatives de ce texte, et elles sont très nombreuses. Mais aussi pour limiter la portée d’un certain nombre de dispositifs de la réforme. Il s’agira de faire en sorte que la loi soit la moins mauvaise possible…

Les ordonnances nous privent de notre pouvoir législatif au profit de l’exécutif, qui se l’arroge. Nous allons les contester en bloc. Il est inadmissible de légiférer par ordonnances sur un sujet aussi fondamental, qui nous engage pour des décennies et qui a provoqué le mouvement social que l’on traverse depuis le 5 décembre. Nous allons essayer de les bloquer ou de les contrecarrer par d’autres propositions. Nous essaierons également d’obliger le gouvernement à dévoiler ses intentions cachées derrière ces ordonnances.

Nous avons déjà mené des batailles convergentes, dès le début du mandat d’Emmanuel Macron, contre les ordonnances de la loi travail. Nos groupes se sont réunis pour partager nos analyses et nos intentions. Le dialogue est clairement établi entre nous. D’abord, pour déclencher ensemble les dispositifs dont nous pourrions avoir besoin pendant le débat parlementaire. Ensuite, pour additionner nos contre-offensives respectives. Nous sommes déterminés à défendre également les exigences que nous avons exprimées dans la plateforme commune de la gauche. Elle est un point d’appui pour montrer qu’il y a une alternative au projet du gouvernement.

La droite est opposée à cette réforme, mais pas toujours pour les mêmes raisons que nous… On peut imaginer une convergence sur des éléments ponctuels, mais nous ne portons clairement pas le même projet. Les parlementaires de droite auraient souhaité une démarche commune contre la procédure accélérée. Ces questions de procédure font partie des convergences ponctuellement possibles.

Cela traduit d’abord une fébrilité, une fragilité de la part du gouvernement. Non seulement il fait face à un mouvement social puissant depuis plusieurs mois, mais de surcroît les plus hautes juridictions de la République, comme on l’a vu avec le Conseil d’État, critiquent sa méthode et en dévoilent les failles.

Le gouvernement n’a pas vraiment décidé d’en tenir compte… Il passe outre ces remarques. Mais, dans la suite des événements, il y aura des conséquences. Si le projet de loi devait continuer sa progression, le Conseil d’État nous a fourni tous les arguments pour saisir le Conseil constitutionnel. Ignorer l’avis du Conseil d’État est symptomatique de la manière de gouverner d’Emmanuel Macron. Sauf que nous sommes dans une démocratie, un État de droit et qu’il y a des règles à respecter. Lorsque cet avis critique des conditions d’examen du projet de loi, il y a déjà matière à contester devant le Conseil constitutionnel. La possibilité d’une invalidation est réelle. Mais ce n’est pas notre bataille d’aujourd’hui.

On peut surtout parler de régression civilisationnelle. La création de la Sécurité sociale et sa philosophie étaient un progrès civilisationnel considérable. Vouloir modifier ses fondements est un recul fondamental. La volonté du gouvernement à travers ce projet de loi est d’abîmer la solidarité entre les générations et la garantie des droits à la retraite. Il crée un système qui s’affranchit du principe selon lequel chacun participe selon ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins, en le remplaçant par un principe individuel selon lequel chaque euro cotisé donne les mêmes droits à la retraite. Il a les apparences de l’égalité, mais porte surtout la marque du libéralisme : son objectif est de ne pas accroître la part de richesses consacrées aux retraites et de faire travailler plus longtemps. Il n’y a aucun projet social dans ces deux lignes directrices, tandis que le taux de remplacement, le niveau des pensions sont totalement absents de cette réforme.

magali bragard

Entretien réalisé par Diego Chauvet
Partager cet article
Repost0
11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 06:48

 

 

 

Mieux vivre dans nos villes et nos villages

Vous voulez :

  • Des communes solidaires contre les politiques libérales ?
  • Des villes et des villages avec des services publics proches de nos besoins ?
  • Plus de démocratie dans votre commune ?

Nous aussi !

Le gouvernement plonge des millions d’entre nous dans la souffrance, la misère et la précarité.
Pour construire une alternative juste, solidaire et écologique : faisons de nos villes et de nos villages des lieux de reconquête populaire. Votons pour des élu·es de terrain, des élu·e·s de proximité !

LES PROPOSITIONS que nous portons POUR NOS COMMUNES

 

DES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ

  • Finançons des politiques variées et ouvertes au plus grand nombre, des crèches aux EHPAD en passant par les écoles et les équipements sportifs et culturels.
  • Exigeons de l’État les moyens financiers nécessaires au déploiement des services publics municipaux et au bien-être des agents.
  • Pratiquons des tarifs basés sur les quotients familiaux.
  • Mettons les entreprises à contribution et exigeons des prêts à taux zéro.

 

DES LOGEMENTS DE QUALITÉ POUR TOUTES ET TOUS :

  • Réclamons la hausse des APL et plus de financements pour les bailleurs sociaux !
  • Atteignons 25% de logement social dans nos communes, et 40% dans chaque projet d’aménagement.
  • Construisons des immeubles intergénérationnels et adaptés aux personnes porteuses de handicap.
  • Encadrons les loyers et interdisons les expulsions sans relogement.

 

LA DÉMOCRATIE : AU CŒUR DE MA COMMUNE

  • Associons les citoyen·ne·s à chaque décision : référendum, comités de suivi de projets (reconstruction, culture,...), réunions d’information, conseils de quartiers,...
  • La démocratie est un apprentissage : multiplions les Conseils d’enfants consultatifs et décisionnels !
  • Donnons le soutien financier nécessaire aux associations dans nos villes.

 

EMPLOI ET ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

  • Généralisons les clauses sociales d’insertion par l’emploi.
  • Développons une économie sociale et solidaire.
  • Accompagnons les demandeurs d’emplois : généralisons les bourses au permis et les rencontres de l’emploi.
  • Privilégions le petit commerce local à l’ouverture de grandes enseignes commerciales.

 

L’ÉCOLOGIE COMME PRIORITÉ

  • Rénovation thermique, géothermie, biomasse, végétalisation de l’espace public : faisons de la commune le territoire central du développement durable.
  • Accompagnons les productrices et producteurs, les consommatrices consommateurs vers une agriculture éco-responsable.
  • Déployons une politique de transports en commun de proximité et voies douces, adaptée aux espaces et à la mobilité de chacun.e.

 

L’ÉGALITÉ ET LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS

  • Sensibilisons dès le plus jeune âge à l’égalité, notamment femmes-hommes, par la mixité dans le jeu, l’enseignement, la vie associative, sportive et culturelle.
  • Partout, luttons contre les discriminations racistes, sexistes, LGBT+phobes.
  • Développons les formations des agents municipaux pour l’accueil des victimes de violence.

 

LA SANTÉ POUR TOUTES ET TOUS

  • Développons la prévention des risques sanitaires : buccodentaire, MST, cancer…
  • Créons des centres de santé municipaux ou intercommunaux pour combler les déserts médicaux !
  • Augmentons la part des produits bio et durables dans la restauration scolaire.


VOTONS POUR des élu·e·s de combat !

 

Ces propositions sont déjà expérimentées dans les communes où nous avons des élu·e·s.
Pour re-développer les entreprises et notre industrie locale, rouvrir nos bureaux de poste, nos écoles, gares, hôpitaux, caisses d’assurance maladie, privilégier le bien public : faisons de nos communes des lieux de résistance et de conquêtes !

Nous voulons montrer qu’une politique basée sur la démocratie, les services publics et la justice sociale est possible.

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 06:45

 

Au 1er février, les français subiront à nouveau une hausse des tarifs EDF de l'ordre de +2,4 %. Avec celles de juin et août dernier, l'augmentation aura été de 10 % de plus en huit mois ! Voilà les conséquences de la libéralisation du marché de l’énergie.

 

 

Un mécanisme bien rodé mis en place suite à l’introduction de la concurrence dans l’électricité présentée comme devant faire baisser les prix.

Les concurrents d’EDF n’ont pas investi dans des nouveaux moyens de production d’électricité. Ils doivent donc l’acheter pour la revendre aux clients :

Soit en s’approvisionnant sur le marché européen de l’électricité où les prix sont tirés vers le bas en raison d’un fort développement des énergies renouvelables fortement subventionné et des prix bas des combustibles fossiles,

Soit en utilisant l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire et Hydraulique) dispositif issu de la loi scélérate NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) votée en 2010 qui oblige EDF à mettre à disposition 25% de sa production à ses concurrents, au prix fixé de 42 €/MWh.


Depuis deux ans, la forte hausse des prix de la tonne du CO2 couplée à une augmentation du coût des combustibles fossiles a fait grimper les prix de marché. Ceux-ci sont désormais supérieurs à ceux du nucléaire produit par EDF. Les concurrents se tournent tous vers l’Arenh qui était jusqu’ici peu utilisée car plus chère que le marché. Aujourd’hui la demande des concurrents dépasse l’offre de 25 % de la production nucléaire d’EDF autorisée par la loi. Ce mécanisme ne suffit plus à les rendre compétitifs Aussi, ces concurrents ont demandé que ce quota de 25% soit porté à 50% voire 100%. En attendant, pour que ces pseudo-concurrents ne perdent pas de clients ou pire disparaissent, la seule alternative est d’augmenter les tarifs réglementés de vente pour continuer de pouvoir rivaliser avec eux et maintenir cette concurrence factice.
C’est tout l’enjeu de la régulation du nucléaire voulu par le gouvernement avec en contrepartie le démembrement d’EDF.


La conséquence est une hausse des factures qui explosent pour les ménages et l’augmentation du nombre de foyers français en précarité énergétique.


Le PCF exige :

  • De sortir l’énergie de l’impasse de la libéralisation
  • Une baisse immédiate de la facture soit faite en ramenant la TVA à 5.5 %
  • l’interdiction des coupures d’énergie (électricité et gaz) tout au long de l’année pour les ménages en situation de précarité énergétique.


C’est tout le sens du projet de loi déposé par le groupe communiste républicain citoyen et écologiste (CRCE) au Sénat et qui sera débattue en séance publique le 6 février prochain.

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 05:55
Site Brest 44 - Pierre Corre (crédit photo ANACR 29)

Site Brest 44 - Pierre Corre (crédit photo ANACR 29)

Facteur, militant communiste, il faisait partie du triangle de direction de la résistance communiste à Brest avant d'être envoyé en mission pour la résistance FTP dans la Sarthe et à Paris.

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

42/ Pierre Corre (1915-1943)

Né le 25 octobre 1915 à Saint-Pierre-Quilbignon (Finistère), fusillé le 1er juin 1943 au camp d’Auvours, commune de Champagné (Sarthe) ; ouvrier à l’Arsenal de Brest, chaudronnier ; militant communiste et syndicaliste du Finistère ; résistant communiste FTP

Pierre Corre
Fils de Louis Corre, facteur des Postes et Télégraphes, et de Annette Guéguen, son épouse, sans profession, Pierre Corre s’était marié en décembre 1937 à Brest avec Gabrielle, Yvonne Raguénés : le couple avait deux enfants.Il était militant syndicaliste depuis de nombreuses années lorsqu ’éclata la Seconde Guerre mondiale.
Résistant communiste, il fit partie du triangle de direction de la région brestoise en janvier 1942 puis responsable départemental pour l’Orne en août 1942 avec 80 résistants sous sa direction. Responsable régional, en février 1943, il rejoignit la Sarthe. Une circulaire de la Sûreté générale du 25 septembre 1942 le signalait comme étant en fuite en compagnie de Julien Lesvin. Il aurait été domicilié avant son départ à Lambezellec, 1 rue du Cimetière ; il était présenté comme charpentier-tôlier à l’Arsenal. Homme de confiance, il fut muté par la direction clandestine du Parti communiste à Paris, comme "garde-malade", c’est à dire garde du corps d’un responsable national. Il fut arrêté le 1er mars (ou le 6 mars selon les sources) 1943 sur les quais de la gare de Connérré (Sarthe) alors qu’il prenait le train pour Paris afin de rejoindre son nouveau poste clandestin.
Condamné à la peine de mort par le tribunal militaire allemand FK 555 réuni au Mans le 28 mai 1943, il fut exécuté avec onze autres de ses camarades.
 
Le 1er juin 1943, son décès fut enregistré au Mans où son nom est gravé sur la plaque commémorative aux résistants communistes sarthois.
 
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Champagné.

C'est par ces quelques mots que Pierre CORRE, résistant brestois condamné à mort en 1943, commence sa dernière lettre à l'intention de sa famille:

Dernière lettre de Pierre Corre
 
Prison du Mans, le 27.5.43 - 17h30
Chère Gaby, mes chers enfants,
Mes chers parents,
 
Ma petite Gaby c’est une grand épreuve que tu devras affronter.
Ce matin j’ai été condamné à la peine de mort. Je t’avoue franchement que lorsque j’ai entendu le verdict, je n’ai même pas bronché, n’attendant aucune faveur de nos occupants, satisfait d’avoir fait ma part de travail. Mais lorsque j’ai réintégré ma cellule, toute ma pensée est allée vers toi et les gosses que je vais laisser seuls au milieu de la tempête. Quand je pense Gaby que je te laisse seule à 24 ans, cela me semble horrible, mais prends courage, de jours meilleurs te souriront. Tu es jeune Gaby, tu pourras si tu le désires refaire ta vie, mais de grâce, prends au moins un camarade, un compagnon, de manière que ta façon de vivre ne soit pas changée ? Mais tu feras comme bon te semblera, car je sais que tu garderas de moi un bon souvenir.
 
Je t’aimais, Gaby, et les sept années que nous avons passées ensemble l’ont prouvé, nous avions deux caractères qui s’accordaient, mais hélas le destin est là, implacable. Tu fus pour moi la compagne idéale et si j’ai lutté et tombé pour la cause commune, c’était pour t’assurer un avenir meilleur ; hélas d’infâmes individus se sont mis en travers de nos routes. Tu n’auras jamais eu de chance Gaby, orpheline de bonne heure, te voilà seule avec deux gosses. Mais Gaby, sois courageuse, reste digne de moi, tu sais ce que cela veut dire, d’ailleurs sur cette question, j’ai entièrement confiance en toi. Je sais que le moment va être douloureux, mais fais-toi une idée, il le faut. J’ai confiance en notre famille qui t’aidera de son mieux. Quant aux gosses, ils n’auront pas eu l’occasion de connaître leur père, à part Pierrette. Je voudrais Gaby que tu leur parles souvent de moi. Dès qu’ils atteindront l’âge de comprendre dis leur tout de la vie, ses joies et ses embûches, de manière à les aguerrir au seuil de leurs destinées. J’aurais tant voulu les voir grandir, les éduquer pour en faire d’honnêtes citoyens. De Pierrette, fais une femme forte ; si elle a des capacités pour l’école, laisse-la continuer, sinon apprends-lui un métier pour te seconder. Tu te rappelles, Gaby quand je te parlais d’amener ma fille au bal, ça me déchire quand j’y pense. Quant à Pierre, dès qu’il aura l’âge de comprendre, dis-lui qui était son père, pourquoi il est mort. N’aie pas peur Gaby, dis-lui toute la vérité, il faut qu’il la sache, car je compte sur cette génération pour faire triompher le fier drapeau de notre grande famille communiste. A lui aussi, laisse-lui choisir son chemin tout en le guidant de tes bons conseils. Quant à leurs opinions, je ne veux pas m’imposer, mais tu connaissais mes projets, et j’espère que tu les appliqueras. Braves petits, ils pourront dire qu’ils auront connu les avatars de la vie de bonne heure.
 
Quant à vous , mes chers parents, je vous envoie mes dernières lignes en vous renouvelant mes remerciements pour tous les sacrifices que je vous ai imposés, mais je sais que c’était de bon coeur. Comme maman me l’avait dit une fois, il est vrai que je n’aurai fait que de vous donner du souci, mais le jour où vous saurez l’idéal qui m’animait, vous en serez fiers.
Ce qui m’inquiète le plus, c’est que je vais vous laisser ma petite famille à charge, si encore Jean et Louis avaient été là, cela aurait été mieux mais hélas, eux aussi sont loin. Mon vieux papa, je sais que je peux compter sur toi, mais tu te fais vieux et avec les évènements pourras-tu tenir le choc. De toute façon aidez de votre mieux Gaby dans sa nouvelle existence. Guidez-la de vos bons conseils , élevez les petits comme j’aurais voulu le faire moi-même. Puis, plus tard, lorsque tout sera calmé, aidez Gaby à refaire sa vie naturellement un brave coeur. Evidemment, chacun à ses petits défauts, mais sur cette terre, qui n’en a pas. Ma petite maman, je t’en supplie, comprends bien Gaby, entendez-vous bien, car c’est le désir que je souhaite le plus. Quant à mon exécution, je n’y pense même pas, mais j’espère et il faudra le faire, que plus tard, mon corps vous sera remis pour être placé à côté de ma pauvre Naine. Pour ce qui est de mes vêtements, ils vous enverrons ma valise avec accroché dessus un ciré et un pardessus ; ces affaires étant en bon état, vous serviront.
Comme tu le vois, maman, ton gars a bon moral, tâche de ton côté de remonter cela, le moment certes est douloureux, mais il faut se surpasser. Je n’aurais pas cru mourir à 27 ans, mais que veux-tu j’aurais au moins vécu pour un idéal dont vous profiterez dans les dernières années de votre vie. Braves gens, vous n’aurez pas pensé que votre fils un jour serait tombé sous les balles d’un peloton d’exécution, mais sachez, une fois pour toutes, et dites-le bien à tous mes copains et voisins que j’irai la tête haute jusqu’au bout, conscient d’avoir fait mon travail de communiste et de français.
J’espère pouvoir vous envoyer une lettre officielle d’adieux, mais avec nos occupants, on ne sait rien, j’aime autant prendre les devants. Ceci dit, un mot en passant pour toute la famille. De mes frères, il n’y que François auprès de vous, que lui aussi sache que son benjamin est mort en martyr de la cause commune pour assurer l’avenir de la classe ouvrière. Mon bon souvenir va à Jeannette, Annick, Jean-Pierre et François. Quant à Jean et à Louis, dès que vous le pourrez, prévenez-les de la terrible nouvelle. J’aurais voulu tant les voir avant de faire le grand voyage, car eux, mieux que tout autre, savaient ce que notre mouvement avait de grand. Braves frangins, ils ne reverront plus leur cadet, mais qu’ils se consolent et lorsqu’ils s’inclineront devant ma pierre, qu’ils se souviennent que leur frère a fait son devoir. Mes meilleurs baisers à Paulette, Yvonne, Louis, Michellet ma filleule, Paul, Jeannine et la nouvelle que je n’aurai pas eu l’honneur de connaître. A vous oncle, tante, cousins et cousines, tous mes remerciements pour l’aide efficace que vous avez apportée à ma petite famille et je sais que je peux compter sur vous pour remonter leur moral pendant cette période difficile, encore une fois merci. Car n’oubliez pas que je quitte ce monde avec un très bon souvenir de vous, tante Guillemette, parrain, (...es), Laurent, Léon, Mimi, Sido, Gaby ; Vonnette, Monique et Jean-Noël. Mes adieux fraternels vont aussi à mes cousins Guillaume et sa femme, sans oublier ce vieux Lucien.
Encore une fois, merci et adieu. Courage et confiance.
Vive la FRANCE et la grande famille communiste.
Pierre

 

Eugène Kerbaul:

"En mai 1941, Eugène Kerbaul organise les sabotages à l'arsenal avec Jules Lesven, Le Nédellec, Pierre Corre et Mathurin Le Gôf. Des wagons prévus pour dix tonnes de fer en reçoivent vingt afin que leurs ressorts plient et que le matériel s'use très vite. De la poudre d'émeri est déposée dans les boîtes de graissage des essieux des wagons...

Le 14 juillet 1941, les ouvriers de l'arsenal, sous l'influence des résistants communistes, se mettent spontanément en grève dès le matin, brandissant des drapeaux français dans plusieurs ateliers. Les Allemands n'osent pas réprimer le mouvement le jour de la fête nationale et déclarent l'après-midi libérée de travail.

Les actions de résistance des militants communistes, l'invasion de l'URSS et le climat d'anti-communisme violent dans la presse et les milieux officiels, contribuent à un renouveau de l'influence communiste en milieu ouvrier. Des "Vive l'URSS", "Vive le P.C", "Vive Thorez" apparaissent sur les murs de Brest qui ne doivent rien aux militants du PCF.

Le 14 août, Vichy promulgue coup sur coup l'obligation de fidélité à Pétain et la création de tribunaux spéciaux où seront déférés les communistes. Le même jour, le haut commandement allemand annonce que l'activité communiste sera punie de mort. Le 22 août 1941, le haut commandement allemand promulgue la loi des otages: tous les Français arrêtés sont considérés comme otages et peuvent être fusillés en cas d'attentat contre l'armée allemande.

C'est à ce moment que la lutte terroriste du Parti Communiste contre l'occupant nazi va vraiment s'engager (en dehors des actes spontanés d'attentats par les O.S, comme à Brest) par des assassinats ciblés. Le futur colonel Fabien, Pierre Georges, abat ainsi un officier allemand à la station de métro Barbès à Paris le 23 août.

A Brest, depuis l'arrestation de Chaigneau et Kerbaul, ce sont Jeanne Goasguen-Cariou et Jules Lesven qui dirigent l'organisation communiste. Ils relancent un Secours Populaire clandestin avec Jean Le Nédellec, Pierre Corre, Marie Miry. Dès août 1941, les familles en difficulté recevront une aide. A l'arsenal, sur les chantiers, des quêteurs efficaces et discrets du Secours populaire reçoivent un bon accueil".

" A Brest, une grève a lieu le 25 octobre 1941 à l'arsenal pour condamner les exécutions d'otages communistes ou apparentés à Châteaubriant et à Nantes. Un dépôt de gerbe y est effectué. Des sabotages sont effectués à l'arsenal. Des communistes brestoises, Jeanne Goasguen-Cariou et Marie Salou, aident des réfugiés républicains espagnols prisonniers du fort de Montbarrey, astreints aux travaux forcés et maltraités par les Allemands, à s'évader en leur donnant de faux papiers d'identité et en organisant leur évasion. Les communistes brestoises essaient aussi d'organiser des manifestations de femmes pour réclamer le retour de leurs maris, prisonniers de guerre, ceci afin de narguer les Allemands. En mai 1942, plusieurs communistes sont arrêtés à Brest, qualifiés de terroristes. Un policier zelé charge De Bortoli, un anti-fasciste communiste italien accusé d'avoir collé des affiches anti-allemandes. Devant le tribunal, avant d'être condamné à mort, il s'écrie « Vive le Parti Communiste ». Le policier collaborateur qui avait dénoncé De Bortoli reçoit quelques jours après un petit cercueil ainsi qu'une lettre lui annonçant sa condamnation à mort par le tribunal de la résistance brestoise s'il ne revient pas sur sa déposition pour sauver De Bortoli (Eugène Kerbaul. Chronique d'une section communiste de province, Brest 1935-1943, p.256). Ce dernier évidemment n'en fait rien: De Bortoli est exécuté au champ de tir d'Issy les Moulineaux le 22 août 1942. Le policier collaborateur, qui avait été impliqué également dans le démantèlement du réseau de résistance non communiste Elie (lequel s'était soldé par plusieurs condamnations à mort), pour lequel le juge d'instruction en charge du dossier s'était déjà fait tué par la Résistance, est exécuté par le chef départemental des FTP, Jean-Louis Primas, le même jour à Brest. Le 25 août, un soldat allemand est grièvement blessé par un groupe FTP et à la fin du mois d'août, la vitrine des locaux de la Légion des Volontaires Français rue de Siam. Le 31 août, Jean Kerautret et Vincent Guivarc'h, deux membres des Jeunesses Communistes, échangent des coups de feu avec des Allemands alors qu'ils pensaient devoir être arrêtés: ils sont abominablement torturés et fusillés le 14 octobre 1942, après qu'on ait retrouvé un arsenal d'armes du groupe FTP au domicile de Kerautret. En septembre 1942, les chefs FTP brestois Jean-Louis Primas et Pierre Corre organisent deux attentats qui font 28 victimes dans un bordel fréquenté par les Allemands, tandis qu'au même moment, un attentat contre l'hôtel abritant l'état major de la Kriegsmarine tue probablement 12 officiers. Quelques jours plus tard, un groupe de FTP abat un major-général allemand dans sa voiture entre Landerneau et Landivisiau. "

(...)

"Au début de l'été 42, Venise Gosnat nomme Pierre Corre responsable des FTP brestois, avec Pierre Berthelot comme adjoint. Henri Moreau est chargé de planquer chez lui la ronéo et le stock de papier.

En juillet 42, jusqu'au 14 juillet, les femmes communistes organisent de nouvelles manifestations de la faim de femmes à Brest contre les réquisitions et les restrictions. Des sabotages effectués par des groupes communistes sur les chantiers du bâtiment allemands dans et autour de Brest se multiplient (...). En août, la vitrine de la L.V..F (Ligue des Volontaires Français contre le bolchevisme) vole en éclat rue de Siam, à deux pas de la préfecture maritime occupée par la Kriegsmarine. Raymonde Vadaine, Marie Salou, Venise Gosnat, Pierre Corre, André Berger, Joseph Ropars, Albert Abalain, A. Rolland, Albert Rannou, Etienne Rolland, participent aux opérations. "

(...)

"Dans la nuit du 1er au 2 octobre 1942, la police frappe un grand coup.  

Ils sont cette nuit-là 17 militants arrêtés répartis dans trois commissariats de la ville pour être plus tard regroupés dans une cellule du commissariat de Saint-Martin. Parmi les arrêtés, André Vadaine  qui a vu le matin Albert Rannou pour discuter d'une action projetée. Adolphe Le Roux, Louis Le Guen sont arrêtés. Pierre Le Corre, sur qui les policiers tirent, parvient à s'échapper. (...) J.L Primas et Yves Giloux sont arrêtés à Nantes en janvier 1943. Jules Lesven et Pierre Corre sont arrêtés en mars, et fusillés, après avoir encore descendu un collaborateur en janvier 43 au Mans.

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011