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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 12:23

Beaucoup de discussions ce matin au marché de Morlaix, devant la mairie, avec des électeurs plus ou moins hésitants sur le second tour, et que le projet économique et social de Macron inquiète au plus au point, et à juste titre. 

Nous distribuions le programme de la fête du premier mai du Parti Communiste, la 53e fête du Viaduc (1964-2017, 53 fêtes d'affilé sans interruption), avec un édito politique et un tract national appelant à réduire le plus possible le score de Marine Le Pen au second tour des Présidentielles, et en appelant à une large participation au rassemblement syndical du lundi 1er mai à 11h place de la mairie, rassemblement contre l'extrême-droite et rassemblement syndical (CGT, FSU, SUD) pour le progrès social et une république solidaire.  

Non au FN- pour une république sociale et fraternelle 

Rassemblons nous contre le danger de l'extrême droite le 1er mai à 11h devant la mairie.

Le Front National est pour la deuxième fois au second tour de l'élection présidentielle. Ceci constitue un grave danger pour notre démocratie, les principes de notre république ainsi que pour notre lien social et humain.
 
Cette présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles à des causes multiples : chômage, précarité, déceptions dues à des politiques qui n'ont pas été à là hauteur.
 
On ne saurait cependant la banaliser et s'y résigner.
 
Car non, le Front National n'est pas un parti démocratique.
 
Le FN reste une menace pour nos libertés, pour l'égalité des droits et le fraternité entre les citoyens français.
 
Soyons mobilisés contre le F-Haine.
 
Collectif unitaire contre le danger de l'extrême droite avec des citoyens, la Ligue des Droits de l'Homme, Morlaix-Libertés, Europe Écologie Les Verts, Parti Communiste Français, Parti Socialiste
Patrick Béguivin et Serge Bazin

Patrick Béguivin et Serge Bazin

Catherine André

Catherine André

Ismaël Dupont en discussion avec un Jean-Yves, sympathisant de Macron

Ismaël Dupont en discussion avec un Jean-Yves, sympathisant de Macron

Ismaël Dupont en discussion avec Jean-Paul Yves Le Goff

Ismaël Dupont en discussion avec Jean-Paul Yves Le Goff

Jean-Yvon Ollivier et Serge Bazin

Jean-Yvon Ollivier et Serge Bazin

Face à l'extrême-droite et au libéralisme autoritaire sauce Macron, un premier mai de résistance et de mobilisation: les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 29 avril pour distribuer le Viaduc (programme de la fête du 1er Mai) et un tract d'appel à faire barrage à l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Face à l'extrême-droite et au libéralisme autoritaire sauce Macron, un premier mai de résistance et de mobilisation: les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 29 avril pour distribuer le Viaduc (programme de la fête du 1er Mai) et un tract d'appel à faire barrage à l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Face à l'extrême-droite et au libéralisme autoritaire sauce Macron, un premier mai de résistance et de mobilisation: les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 29 avril pour distribuer le Viaduc (programme de la fête du 1er Mai) et un tract d'appel à faire barrage à l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Face à l'extrême-droite et au libéralisme autoritaire sauce Macron, un premier mai de résistance et de mobilisation: les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 29 avril pour distribuer le Viaduc (programme de la fête du 1er Mai) et un tract d'appel à faire barrage à l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Face à l'extrême-droite et au libéralisme autoritaire sauce Macron, un premier mai de résistance et de mobilisation: les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 29 avril pour distribuer le Viaduc (programme de la fête du 1er Mai) et un tract d'appel à faire barrage à l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard)
Face à l'extrême-droite et au libéralisme autoritaire sauce Macron, un premier mai de résistance et de mobilisation: les militants communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 29 avril pour distribuer le Viaduc (programme de la fête du 1er Mai) et un tract d'appel à faire barrage à l'extrême-droite (photos Pierre-Yvon Boisnard)
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 12:13
Ouest-France, 29 avril 2017 - Pages Finistère: un extrait du communiqué du PCF daté du 28 avril 2017

Ouest-France, 29 avril 2017 - Pages Finistère: un extrait du communiqué du PCF daté du 28 avril 2017

Déclaration du PCF Finistère membre du Front de Gauche

après le scrutin du 23 avril 2017

 

En accordant près de 20% de leurs suffrages à Jean Luc Mélenchon, en le plaçant second des candidats à l'élection présidentielle, les électeurs du Finistère ont contribué avec enthousiasme à l'excellent score régional et national du candidat de la France Insoumise, soutenu par le Parti communiste et Ensemble !

Le programme défendu brillamment par notre candidat a rencontré un large échochez celles et ceux qui ont été trahis par Hollande et Valls. Il a fédéré les couches populaires, les employés, les ouvriers, les jeunes et plus largement ce peuple de gauche qui ne renonce pas.

Ce score historique, inédit depuis 1969, conquis dans un contexte particulièrement difficile est la victoire de toute la gauche de transformation sociale, des électeurs communistes, des insoumis, des socialistes se refusant au naufrage de leurs idéaux, des écologistes. Il porte loin. Il appelle au rassemblement pour les échéances prochaines et l’avenir.

L’urgence aujourd'hui est d’interdire l'accès au pouvoir à l’extrême droite. Ultime rempart des intérêts des oligarques, le FN est un danger mortel pour la démocratie.

Voyons la conduite de ses amis au pouvoir en Ukraine, en Pologne, en Hongrie.

Nous pouvons nous affronter à nos adversaires politiques. On ne tergiverse par avec les ennemis de la République.

Le dimanche 7 mai, il ne s'agit pas de soutenir le programme de Macron-le-banquier. L'enjeu est d'infliger la défaite la plus nette possible au Front National et à sa candidate. Condition essentielle pour amplifier les mobilisations sociales pour de nouveaux droits pour toutes et tous.

Les élections législatives des 11 et 18 juin prochains prennent désormais une importance cruciale. Elles ne seront pas la suite automatique et routinière de l’élection présidentielle.

L'Assemblée Nationale peut devenir un véritable contre pouvoir si les forces de gauche, celles qui ont assuré le beau résultat de Jean Luc Mélenchon et celles qui souhaitent ouvrir des voies nouvelles, savent se rassembler.

Dans les 8 circonscriptions du Finistère les scores additionnés de Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon. placent la gauche en tête de toutes les autres forces politiques. Nous ne méconnaissons pas les différences qui nous opposent, singulièrement celles nées du dernier quinquennat. Mais la séquence électorale que nous sommes en train de vivre s'inscrira comme un moment de rupture dans l'histoire de notre pays.

Nous sommes en capacité de construire avec nos partenaires de toute la gauche, du NPA à la France Insoumise, en passant par les socialistes progressistes, les écologistes, Ensemble !, et nous même, membres du Front de Gauche, des rassemblements qui permettent d'envoyer à l'Assemblé Nationale des femmes et des hommes d'engagement.

Rencontrons nous. Discutons en.

D'ici là, le PCF appelle à une large participation aux rassemblements du 1er Mai pour résister aux coups de force libéraux de Macron et à la menace de l'extrême-droite. Les mobilisations des salariés et des citoyens seront essentielles plus que jamais face aux dangers qui nous guettent.

Brest, 27 avril 2017

Finistère appel CGT, FSU et Solidaires 

Ce 1er mai sera un grand rassemblement revendicatifdans l’unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire. Les syndicats entendent poursuivre et amplifier la lutte contre les idées d’extrême droite, mais aussi contre les politiques libérales à l’œuvre dans notre pays qui font le lit de l’extrême-droite depuis des années.
Rassemblements à : 
 Quimper 10h30 Place de la Résistance 
 Brest 10h30 Place de la liberté 10h30 
 Morlaix 11h Place de la mairie 
 Quimperlé 10h30 Coat Ker 
 Pont l’Abbé 11h à l’UL CGT 
 Châteaulin 10h30 Place de la résistance 
 Carhaix 10h30  

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 12:10
Handicap: dans le Finistère, 1600 personnes en attente de places (Ouest-France, 27 avril 2017)

Handicap. Dans le Finistère « 1 600 personnes sont en attente de places »

 

Ouest-France / 27/04/2017

En assemblée générale, à Sainte-Sève, l’association départementale de parents et d’amis de personnes handicapées mentales (Adapei) ont dénoncé, de nouveau, cette situation.

« Dans le Finistère, 1 600 personnes sont en attente de places ou en situation d’inadéquation », dénoncent les responsables de l’Adapei (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales).Ceux-ci notent également que le nombre d’enfants inscrits sur une liste d’attente auprès d’un des établissements médico-sociaux avoisine les 540. « Ce nombre ne cesse d’augmenter. Or, en 2017, il n’est prévu que douze créations de places en IME. L’accès à l’éducation est pourtant un droit et non une faveur. »

L’arrivée à la retraite des travailleurs en Esat

En assemblée générale, samedi, à la maison des associations, la situation des travailleurs en Esat, établissements d’aide par le travail, a aussi été évoquée. En effet, ceux qui font valoir leur droit à la retraite ne se voient proposer que des places en Ehpad. La moyenne d’âge y est de 85 ans et les conditions d’accompagnement ne correspondent pas à leurs besoins. « Dans le département, il n’existe qu’une seule maison pour personnes âgées handicapées », regrettent les responsables de l’Adapei.

L’association dispose de six antennes, dans le département : à Morlaix, Landerneau, Lesneven, Ploudalmézeau, Brest-Saint-Renan et Quimper-Pont-l’Abbé. Autre action notée, celle de la participation au nouveau projet régional de santé (PRS) 2018-2022 « qui devra être une réponse aux usagers ou leurs représentants ».

La réunion avait débuté par un hommage au président Raymond Burel, décédé en mars dernier, dont l’intérim est assuré par Marie Evennou, jusqu’aux élections qui se dérouleront en mai prochain.

 

**********************

 

C’est un nouveau cri d’alarme que lancent les associations.

La qualité d’une société se juge à la manière dont elle considère les plus fragiles. 

Dans le cas du handicap, les bilans des différents gouvernements successifs sont loin du compte, il y a même des reculs par rapport aux engagements qui avaient été pris.

Ce n’est pas aux personnes en situation de handicap de s’adapter à la société, c’est celle-ci qui doit les reconnaître comme des personnes à part entière, à égalité de droits avec toutes les autres.

Il faut sortir de cette situation indigne, redonner la primauté à l’humain sur la finance.

 

Les propositions des communistes :

 

  • établir le principe d’une société s’adaptant aux personnes handicapées

  • soutenir les associations de personnes handicapées

  • renforcer le droit du travail pour les personnes handicapées

  • accueillir les élèves et étudiants handicapés

  • augmenter les places d’hébergement indispensables

  • le service public et le 100% sécu pour les soins et appareillages

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 10:01
Dimanche 30 avril: Journée nationale des victimes de la déportation! Souvenons-nous en!

Dimanche 30 avril : Journée nationale des victimes de la déportation ! Souvenons-nous !

Chaque dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.

« En cette journée dédiée au souvenir de la libération des camps nazis de concentration et d’extermination, nos pensées vont d’abord vers les souffrances de celles et ceux qui y sont morts. 
Nous voulons aussi rendre hommage aux déportés qui, grâce à la solidarité face à la tyrannie, ont survécu malgré l’horreur de leur situation. 
Sans équivalent dans l’Histoire, ces camps de la mort avaient pour principe la supériorité de la « race aryenne » et pour conséquence l’élimination de leurs opposants et l’éradication par des méthodes de mort industrielle de plusieurs millions de femmes, d’hommes et d’enfants. 
En 1946, le procès de Nuremberg, fondé en partie sur le témoignage des déportés a permis d’élaborer la notion juridique de crime contre l’humanité, suivie en 1948 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies. 
Les déportés pouvaient donc penser que les tragédies qu’ils avaient vécues ne se reproduiraient pas. 
En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de l’humanité, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir. 
Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il faut défendre sans faiblesse. 
C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde. »

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 05:25

 

Déclaration du PCF Finistère membre du Front de Gauche

après le scrutin du 23 avril 2017

 

En accordant près de 20% de leurs suffrages à Jean Luc Mélenchon, en le plaçant second des candidats à l'élection présidentielle, les électeurs du Finistère ont contribué avec enthousiasme à l'excellent score régional et national du candidat de la France Insoumise, soutenu par le Parti communiste et Ensemble !

Le programme défendu brillamment par notre candidat a rencontré un large écho chez celles et ceux qui ont été trahis par Hollande et Valls. Il a fédéré les couches populaires, les employés, les ouvriers, les jeunes et plus largement ce peuple de gauche qui ne renonce pas.

Ce score historique, inédit depuis 1969, conquis dans un contexte particulièrement difficile est la victoire de toute la gauche de transformation sociale, des électeurs communistes, des insoumis, des socialistes se refusant au naufrage de leurs idéaux, des écologistes. Il porte loin. Il appelle au rassemblement pour les échéances prochaines et l’avenir.

L’urgence aujourd'hui est d’interdire l'accès au pouvoir à l’extrême droite. Ultime rempart des intérêts des oligarques, le FN est un danger mortel pour la démocratie.

Voyons la conduite de ses amis au pouvoir en Ukraine, en Pologne, en Hongrie.

Nous pouvons nous affronter à nos adversaires politiques. On ne tergiverse par avec les ennemis de la République.

Le dimanche 7 mai, il ne s'agit pas de soutenir le programme de Macron-le-banquier. L'enjeu est d'infliger la défaite la plus nette possible au Front National et à sa candidate. Condition essentielle pour amplifier les mobilisations sociales pour de nouveaux droits pour toutes et tous.

Les élections législatives des 11 et 18 juin prochains prennent désormais une importance cruciale. Elles ne seront pas la suite automatique et routinière de l’élection présidentielle.

L'Assemblée Nationale peut devenir un véritable contre pouvoir si les forces de gauche, celles qui ont assuré le beau résultat de Jean Luc Mélenchon et celles qui souhaitent ouvrir des voies nouvelles, savent se rassembler.

Dans les 8 circonscriptions du Finistère les scores additionnés de Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon. placent la gauche en tête de toutes les autres forces politiques. Nous ne méconnaissons pas les différences qui nous opposent, singulièrement celles nées du dernier quinquennat. Mais la séquence électorale que nous sommes en train de vivre s'inscrira comme un moment de rupture dans l'histoire de notre pays.

Nous sommes en capacité de construire avec nos partenaires de toute la gauche, du NPA à la France Insoumise, en passant par les socialistes progressistes, les écologistes, Ensemble !, et nous même, membres du Front de Gauche, des rassemblements qui permettent d'envoyer à l'Assemblé Nationale des femmes et des hommes d'engagement.

Rencontrons nous. Discutons en.

D'ici là, le PCF appelle à une large participation aux rassemblements du 1er Mai pour résister aux coups de force libéraux de Macron et à la menace de l'extrême-droite. Les mobilisations des salariés et des citoyens seront essentielles plus que jamais face aux dangers qui nous guettent.

Brest, 27 avril 2017

 

Finistère appel CGT, FSU et Solidaires 

Ce 1er mai sera un grand rassemblement revendicatif, dans l’unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire. Les syndicats entendent poursuivre et amplifier la lutte contre les idées d’extrême droite, mais aussi contre les politiques libérales à l’œuvre dans notre pays qui font le lit de l’extrême-droite depuis des années.
Rassemblements à : 
 Quimper 10h30 Place de la Résistance 
 Brest 10h30 Place de la liberté 10h30 
 Morlaix 11h Place de la mairie 
 Quimperlé 10h30 Coat Ker 
 Pont l’Abbé 11h à l’UL CGT 
 Châteaulin 10h30 Place de la résistance 
 Carhaix 10h30  

 

 

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 05:22

Syndicat des Cheminots CGT en pays de Morlaix et de Landivisiau: communiqué adressé à la rédaction de Morlaix du journal Le Télégramme

Suite à l'article en page Morlaix du journal Le Télégramme du 22 avril sur le thème du ferroviaire 

Dans cette dernière période, le "ferroviaire" a souvent fait événement dans les colonnes de votre journal: arrivée de la LGV, remodelage de la gare de Morlaix, mise en place du pôle d'échange multimodal, ...

Nous nous en félicitons, d'autant plus que vous avez donné, à maintes occasions, place à nos points de vue.

Une nouvelle fois, nous avons lu, avec intérêt, vos articles sur ces sujets dans votre édition du 22 avril 2017.

Concernant la passerelle, notre syndicat a, à plusieurs reprises, fait part de ses propositions à savoir l'allongement du souterrain vers la partie nord de la gare en passant sous les voies de fret. L'idée n'a pas été retenue et le choix d'une passerelle a été fait: il est vrai que pour le côté esthétique, c'est bien plus joli et cela donne une belle image du pays de Morlaix. Néanmoins, la montée des marches avec des valises posera sans doute des problèmes. Si l'installation d'un escalator n'est pas encore envisagée, la mise en place d'une goulotte à bagage serait pour nous judicieuse. La création d'un cheminement couvert entre les places de parking et la passerelle serait aussi une bonne chose.

D'autre part, la tonalité générale de vos deux pages nous alerte: chaque dossier a été traité, presque uniquement, au travers du prisme des coûts. Vos titres sont marquants: "Le ferroviaire coûte cher..." et "Gare. Trop chères dépenses?" La réalisation d'une route ou l'implantation d'un grand port de plaisance sont-elles gratuites? Loin de nous de signifier que la "facture" n'a pas d'importance, mais vous conviendrez avec nous que "l'on peut faire dire aux chiffres un peu ce que l'on veut".

Cela est particulièrement vrai pour le cas de la ligne Morlaix-Roscoff. Ainsi, par exemple, dans votre article, le coût retenu tient dans une fourchette de 40 à 50 millions d'euros! Or le renouvellement récent de la ligne Guingamp Paimpol s'est élevé à 27,6 millions d'euros pour 36 kilomètres (avec remplacement des tabliers métalliques sur deux ponts et un viaduc)... De plus, une ligne ferroviaire est un investissement pour plus de 50 ans.

Pour notre part nous essayons de mettre en perspective la desserte globale de notre territoire, en prenant en compte les besoins des populations, la défense de l'écologie et l'apport important attendu avec l'arrivée cet été de la grande vitesse jusqu'à Rennes.

Il faut aussi garder en mémoire la non inscription de la ligne Morlaix Roscoff le 11 mai 2015 au contrat de plan Etat/région pour 2015/2020 et la réduction de la vitesse à 40 km/h depuis le 13 décembre 2015... 

A chaque étape, nous avons fait part de nos propositions au représentant de l'Etat et aux différents élus que nous avons rencontrés. Nous avons recueilli des centaines de signatures sur une pétition lors des marchés de Roscoff, Saint-Pol-de-Léon, et Morlaix (ainsi que sur une pétition en ligne).

Le constat est qu'aujourd'hui, nous avons obtenu, avec d'autres, la faisabilité d'une étude socio-économique. Il ne faut pas perdre de temps et la mettre en place rapidement. Alors chacun aura les mêmes éléments pour intervenir dans le débat, auquel nous demandons à être associés.     

L'autre sujet de préoccupation de notre syndicat, c'est l'arrêt du TGV venant de Paris dès le mois de septembre et qui nous passera sous le nez vers 9h50. Nous rappelons que Morlaix est la seule gare de Bretagne à ne pas bénéficier directement ou indirectement de ce TGV. Nous pensons que Brest ne serait pas opposée à une arrivée retardée de 5 minutes.

Enfin l'argumentation autour du nombre insuffisant de voyageurs sur la ligne Morlaix Roscoff, nous fait penser à l'expression: "Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage!" Il nous faut donc repréciser (sans revenir sur l'ensemble de nos propositions) que, par exemple:

- seulement deux allers retours journaliers (trois en été) se font sur cette ligne,

- ces circulations se font dans des heures "creuses" et sont donc inadaptées au flux potentiel des voyageurs (salariés, scolaires, ...)

- l'association "A fer et à Flots" ne bénéficie pas de l'ensemble du matériel roulant nécessaire et a déjà refusé des inscriptions pour la saison 2017,

- en septembre prochain une des circulations existantes ne donnera pas de correspondance sur un TGV.

La CGT des Cheminots, Morlaix-Landivisiau - le 27 avril 2017   

 

Syndicat des Cheminots CGT des pays de Morlaix et de Landivisiau: communiqué adressé à la rédaction de Morlaix du journal Le Télégramme - le 26 avril 2017.
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 11:51

PIERRE CHAILLAN

JEUDI, 27 AVRIL, 2017

HUMANITE.FR

 

Marine Le Pen feint de s’en prendre à « l’argent-roi » et à la finance mais son ennemi affiché c’est l’organisation (la CGT) qui défend les intérêts des salariés avec ses représentants élus.

Ainsi donc, à ses dires, Marine Le Pen combattrait « l’oligarchie », et ce, « au nom du peuple » ? Mais lorsque la députée européenne (1) cite en premier représentant de cette oligarchie la CGT, la digne héritière du château de Montretout à Saint-Cloud livre alors son vrai visage. Que n’a-t-elle pas évoqué le Medef, l’organisation patronale dont le rôle de groupe de pression et de décision n’est plus à démontrer ? Non, elle a délibérément ciblé la centrale syndicale ouvrière de la porte de Montreuil et ses militants présents dans les usines, les bureaux et les laboratoires, lieux de production et des services, et seuls créateurs de la richesse de la France ! Elle a montré là son vrai visage de classe. Elle, qui a récemment été reçue par les organisations patronales. Des ses discours, Marine Le Pen feint de s’en prendre à « l’argent-roi » et à la finance mais son ennemi affiché c’est l’organisation qui défend les intérêts des salariés avec ses représentants élus. Avec Marine Le Pen, vous aurez la xénophobie, la violence… mais aussi l’exploitation capitaliste et la finance ! A l’image de son modèle Donald Trump qui s’en prenait à Wall Street lors de sa campagne avant, une fois élu président des Etats-Unis d’Amérique, de désigner nombre de milliardaires et autres représentants des banques et des marchés financiers responsables de la crise de 2008 dans son gouvernement et aux postes clés de son pouvoir. La national-populisme défend les intérêts de l’oligarchie en détournant la colère populaire. Il en fait même partie prenante !

(1) Au passage, Marine Le Pen et les députés du Front national ont voté en faveur de la directive secret des affaires au parlement européen.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 06:01
Rassemblons-nous contre les dangers de l'extrême-droite! Discussion au kiosque devant la mairie de Morlaix sur les modalités d'une mobilisation citoyenne le vendredi 28 avril à 18h
 
Rassemblons-nous  contre le danger de l'extrême-droite! 
 
Lors du second tour de l'élection présidentielle 2017, le Front National, parti d'extrême-droite raciste et xénophobe s’est qualifié avec 21, 53 pour cent des suffrages, ce qui le met en seconde position. Ceci constitue un grave danger pour notre démocratie, les principes de notre République, ainsi que pour notre lien social et humain.
 
Si cette présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles a des causes multiples, notamment la permanence du chômage, de la précarité, et les déceptions relatives à des politiques qui n'ont pas été à la hauteur des enjeux de la crise sociale et démocratique, on ne saurait cependant la banaliser et s'en accommoder.
 
Car non, le Front National n’est pas un parti démocratique comme un autre !
 
Le FN est l’héritier direct de l'extrême-droite fasciste. Quelles que soient les motivations diverses de ses électeurs, il porte dans son histoire et le discours de ses dirigeants, les germes de la haine, de la division, de la discrimination, de l'autoritarisme. C’est une menace mortelle pour nos libertés, pour l'égalité des droits et la fraternité entre les citoyens français.
 
Quelques soient nos opinions sur l'adversaire de Marine Le Pen à ce second tour, nous ne pouvons envisager que ce parti fasse de nouveaux progrès sur le chemin du pouvoir. Nous appelons les citoyens, associations, organisations syndicales et politiques qui le veulent à rappeler ensemble quelle est la nature du danger extrême représenté par la progression de l'extrême-droite. Dans cette optique nous invitons chacun et chacune à se rassembler pour discuter d'une mobilisation citoyenne sur Morlaix dans l'entre deux-tours,  le vendredi 28 avril à 18h au kiosque, devant la mairie de Morlaix. 
 
Ne pas se mobiliser contre l'extrême-droite en 2017 serait déjà une victoire pour Marine Le Pen qui ratifierait l'idée que son parti est un parti comme les autres. 
 
Ne démissionnons pas face à la montée des courants totalitaires, montée qui ne concerne pas que la France, mais l'Europe entière (Pologne, Hongrie, Ukraine, Autriche, Allemagne, Pays-Bas) et au delà (Trump aux Etats-Unis, Erdogan). 
 
Disons ensemble notre attachement à une République fraternelle et solidaire, et à la défense de nos libertés démocratiques! 
 
C'est pourquoi nous vous invitons à discuter d'un appel commun signé par une plateforme large vendredi au kiosque place des Otages à Morlaix, à 18h. 
 
Cordialement 
 
Rodolphe Thirard-Blondel et Ismaël Dupont 
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:26
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)

Reportage Pierre-Yvon Boisnard: 

 

http://dai.ly/x5jywcu

 

Nous avons défilé de l'hôpital, emprunté la rocade pour rejoindre la rue de Brest, la mairie avec prise de parole des syndicats et de Martine Carn pour le comité de défense de l'hôpital public, dont les propos ont été très applaudis. De nombreux communistes étaient présents à cette manifestation aux côtés des personnels et des usagers. « Touche pas à mon hosto », tel est le leitmotiv des défenseurs de l'établissement public. Arrivés devant la mairie, les délégués syndicaux ont pris la parole,  Madenn Gruat (CGT). « Les agents ont subi et payent encore très cher les mesures d'économies que la direction continue d'appliquer avec brutalité et sans répit », ont-ils dénoncé. La CFDT va envoyer un courrier aux communes du secteur pour leur demander de voter une motion contre « l'appauvrissement des services de soins à l'hôpital » . « La maladie ne prend pas de vacances », ont écrit certains alors que la fermeture de lits est actée pour l'été.  Pour alerter sur l'état de santé de leur établissement, des personnels ont fabriqué un cercueil symbolisant « l'agonie de l'hôpital de Morlaix ». « Nous avons besoin de tous, élus, usagers et population », ont scandé les syndicats en brandissant la banderole avec le viaduc en arrière-plan. Une délégation a été reçue par le maire et présidente du Conseil de surveillance de l'hôpital, Agnès Le Brun

500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
500 personnes, personnels et usagers, ont défilé ce jeudi 27 avril entre l'hôpital et la mairie à Morlaix pour qu'on arrête la casse à l'hôpital public (photos Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:18
Le FN n'est jamais du côté des salariés
 PAR DAN ISRAEL ET MARINE TURCHI

Pour nombre d'ouvriers et de précaires, Marine Le Pen est celle qui les entend le mieux. Mais dans les faits – les déclarations de ses dirigeants, leurs votes, leurs décisions, et même leur programme –, le Front national ne défend pas les intérêts des salariés. Démonstration en trois points.

 

Un grand, un immense sourire. En se rendant à l’improviste aux côtés des salariés de Whirlpool en grève à Amiens, mercredi 26 avril, Marine Le Pen ne cachait pas sa joie devant le coup de com’ qu’elle s’est offert aux dépens d’Emmanuel Macron. Elle s’est prêtée de très bonne grâce aux selfies réclamés par les salariés dont l’usine fermera l’an prochain, ravis de cette rencontre inopinée. En une visite éclair de 20 minutes, et en s’évitant toute discussion de fond, la candidate du Front national a consolidé son image de responsable politique à l’écoute des ouvriers et soucieuse de protéger les Français les plus fragiles des méfaits d’une mondialisation malheureuse. 

Indéniablement, cela fonctionne. Un des représentants CFDT de l’usine a admis publiquement qu’il votait Marine Le Pen. Pour nombre de salariés et de précaires, elle est celle qui les entend le mieux, celle qui est proche d’eux. Et pourtant. Derrière les mots, au-delà des postures destinées à lui rallier le plus grand nombre de voix, le Front national n’est pas aux côtés des salariés. Bien sûr, son programme prétend soutenir les services publics, lutter pour l’amélioration des bas salaires, en finir avec la loi sur le travail. Mais dans les faits, les déclarations de ses dirigeants, leurs votes, leurs décisions, et même leur programme, tout se conjugue pour attester que le parti frontiste n’a au fond que faire des travailleurs ou des plus précaires. Démonstration en trois points.

  • UN PARTI LOIN DES LUTTES SOCIALES

En se rendant directement à l’usine Whirlpool, pendant que l’intersyndicale rencontrait Emmanuel Macron à la chambre de commerce, Marine Le Pen s’est aussi épargné un délicat face-à-face avec les syndicalistes. Car lorsqu’il s’agit de prendre clairement position sur les mouvements sociaux, sur le droit de faire grève ou même de manifester, au FN, l’embarras règne. Jamais on n’a vu ses militants défiler aux côtés des salariés ou des retraités, du public comme du privé. Il y a un an, alors que les manifestations et les grèves battaient leur plein contre la loi El Khomri, Florian Philippot, le numéro deux du parti, était sérieusement gêné pour dire son soutien au mouvement, tellement il craignait de paraître cautionner une action de la CGT.

Le 20 mai 2016 sur Europe 1, Marine Le Pen elle-même se disait en faveur de l’interdiction des manifestations : « En situation d’état d’urgence, il n’y a pas de manifestation », lançait-elle. Avant de faire volte-face un mois plus tard sur TF1, en assurant « respecte[r] la loi et notamment les grandes libertés publiques ». En 2014, déjà, elle avait mené la charge contre les syndicats au micro d’Europe 1, leur reprochant d’être « discrédités », d’avoir « refusé de s'opposer au libre-échange total » et de défendre « l'immigration qui pèse à la baisse sur les salaires ».

Plus tranchée encore – car opposée à la ligne nationale-républicaine, teintée d'accents de gauche, qu'incarne Philippot – Marion Maréchal-Le Pen estimait le 26 mai dernierque « le droit de grève équivaut à bafouer les droits des Français à se déplacer et à travailler », et fustigeait « ces syndicalistes, ultimes adeptes d'une lutte des classes périmée », d’une « stratégie du chaos ». Des contradictions qui ont trouvé un écho jusqu’au rang des rares parlementaires FN, lors de l’adoption de la loi sur le travail. Alors même que la dirigeante du parti dénonçait publiquement le texte, les deux frontistes du Sénat, David Rachline et Stéphane Ravier, avaient tenté d’y inclure plusieurs amendements visant à réduire les droits syndicaux, notamment dans les petites entreprises, et supprimer certains droits sociaux comme le compte pénibilité. Avant de les retirer sur injonction de Marine Le Pen. Laquelle aurait fait passer, selon Le Canard enchaîné, la même consigne aux députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard…

Il faut reconnaître que les accents sociaux du Front national, dans ses discours, ne sont pas nouveaux. Avant Marine Le Pen, son père avait entamé un virage, en partant à la pêche aux sans-voix, déçus ou abstentionnistes. Au soir du 21 avril 2002, il avait déclaré : « N’ayez pas peur de rêver, vous les petits, les sans-grade, les exclus » ; « vous les mineurs, les métallos, les ouvrières et les ouvriers de toutes les industries ruinées par l’euromondialisme de Maastricht. Vous, les agriculteurs aux retraites de misère et acculés à la ruine et à la disparition, vous aussi qui êtes les premières victimes de l’insécurité ».

 

Cinq ans plus tard, le fondateur du FN s'adresse à nouveau aux « petits », aux « obscurs », aux « sans-grade » lors de la présidentielle, le 25 février 2007, à Lille, et oppose « le capitalisme financier planétaire » à sa candidature, « la voix du peuple »Dès 2009, le FN a tenté de récupérer la figure de Jean Jaurès, par une campagne d’affichage qui a fait grand bruit : « Jaurès aurait voté Front national. » En 2012, Marine Le Pen avait fait du thème « des invisibles » un axe de sa campagne, entamant un an plus tard un « tour de France des oubliés ».

Mais c'est un paradoxe. Car sur le terrain, non seulement le Front national n’a jamais été présent dans les luttes sociales, mais longtemps, il n’a pas non plus été le bienvenue dans les usines. Un exemple parmi d’autres : le 27 janvier 2003, dans le Pas-de-Calais, commerçants, élus locaux et habitants de Noyelles-Godault font front aux côtés des salariés de Metaleurop Nord, l’usine qui a fermé cette année-là. Une petite délégation FN, menée par Steeve Briois, alors conseiller régional, se faufile dans le cortège. La caméra du documentariste Edouard Mills-Affif les suit. Ils sont écartés. « Vous avez été baisés par la gauche. Eh bien, crevez avec la gauche ! », leur crie Steeve Briois en s’en allant.

Dans ses discours, lors de la présidentielle, en 2012, Marine Le Pen parlait peu des « ouvriers ». Mediapart avait fait le compte à l'occasion de trois discours (Nice, Paris, Metz) : le mot n'était cité au maximum qu'à trois reprises, tout comme ceux d'« employés » et de « travailleurs » (entre une et quatre fois). À Metz, en revanche, elle parlait six fois de « patriotisme », 44 fois de « Français » et 34 fois de « France ». À Nice, le terme « immigrés » (ou « immigration ») apparaissait 17 fois.

 

  • AU POUVOIR, LE FN NE DÉFEND PAS LES PAUVRES

Dans la pratique, la contradiction du Front national entre le discours et les actes est plus saillante encore. S’il est souvent le premier à dégainer un communiqué lorsqu’un plan social massif est annoncé (par exemple dans le dossier Vivarte, où la classe politique a été globalement silencieuse), le parti ne défend pas les salariés dans ses votes et décisions, au niveau local comme européen.

Dans ses 11 villes, le Front national a pris de nombreuses mesures anti-sociales, dont voici quelques exemples. À Hayange (Moselle), le maire a demandé au Secours populaire d’évacuer son local municipal, reprochant à l’association, qui lutte contre la pauvreté, d’avoir une « idéologie communiste » et de faire de la « propagande pro-migrants ». Face au refus de l’association de rendre les clés, il a envoyé un huissier, accompagné de la police municipale, puis, la semaine suivante, a fait couper l’électricité. Dans plusieurs communes, telles que Le Pontet (Vaucluse) ou Villers-Cotterêts (Aisne), la gratuité dans les cantines pour les plus pauvres a été supprimée. Au Pontet toujours, il a supprimé la prime des employés municipaux tout en essayant d’augmenter son indemnité d’élu.

À Fréjus (Var) et Mantes-la-Ville, les maires ont fermé un centre social (lire nos articles ici et ) ; à Beaucaire (Gard) la « Maison du vivre ensemble » – un centre socioculturel qui assurait le soutien scolaire d'une centaine d'enfants – a été contrainte de mettre la clé sous la porte après que la mairie a supprimé sa subvention de 53 000 euros par an. Le maire de la commune gardoise a aussi voulu mettre fin aux impayés dans les cantines scolaires en signalant à la CAF, au procureur de la République et à la protection de l'enfance les parents « malhonnêtes ». À Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois a tenté de faire passer un arrêté “anti-mendicité agressive” que le tribunal administratif de Lille a suspendu. À Villers-Cotterêts, le maire a mis fin à la subvention aux syndicats.

Plusieurs maires ont aussi rechigné à se plier aux obligations en matière de logement social, au motif que ces logements ne seraient pas réservés en priorité aux citoyens français. Le parti frontiste est d’ailleurs visé par une enquête pour « provocation à la discrimination » car il avait recommandé à ses élus, dans un guide municipal, de défendre la « priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux ».

À Béziers, Robert Ménard, soutenu par le FN, avait promis que sa ville serait un « laboratoire social ». Le maire a multiplié les mesures visant les plus précaires. Il a ainsi proposé la suppression de l'étude surveillée du matin aux enfants de chômeurs. Il veut aussi convoquer les auteurs de petits délits à la mairie pour des « rappels à l'ordre », et souhaite suspendre les aides sociales municipales de ceux qui ne se plieraient pas à la procédure.

Dans les conseils régionaux, le Front national s’est souvent limité à un discours de dénonciation, plutôt que de propositions. Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les élus frontistes se sont tenus très loin des luttes des salariés de Fralib (filiale d'Unilever fabriquant les thés Lipton) et NetCacao (chocolaterie marseillaise), deux usines au bord de la fermeture en 2011. Le parti a été absent des manifestations des Fralib, qui protestaient contre la délocalisation de leur activité en Belgique. En octobre 2010, ses 24 élus au conseil régional n'ont pas non plus voté la motion de « solidarité avec les salariés de Fralib » proposée par la gauche (lire notre article).

Au Parlement européen, loin des caméras françaises, qui se risquent rarement au-delà des séances plénières, les positions antisociales s’épanouissent plus largement encore. C’est le site Bastamag qui épingle le mieux le double discours du parti frontiste. Le 4 octobre 2016, alors qu’Alstom vient d’annoncer sa volonté de fermer son usine historique de Belfort, et que Caterpillar supprime 2 500 emplois de son usine de Charleroi en Belgique, plusieurs groupes parlementaires européens tentent de faire voter une résolution « sur la nécessité d’une politique européenne de ré-industrialisation ». Ils demandent à la Commission européenne une sérieuse réflexion sur la politique industrielle européenne, pour éviter les délocalisations vers les pays moins-disant socialement et « sécuriser les emplois industriels européens ». Dix-huit députés FN, dont Marine Le Pen, ont voté contre cette résolution, et seul Florian Philippot s’est prononcé pour. La résolution a été adoptée.

Comme le montre toujours Bastamag, ce vote du FN contre les travailleurs au niveau européen n’est en fait pas isolé. En janvier, tous les eurodéputés du parti ont voté contre la proposition de créer un socle européen des droits sociaux, censé lutter contre le dumping social. Il s’agit de formaliser un seuil minimal de droits sociaux que les États membres doivent impérativement respecter. Las, pour le parti de Marine Le Pen, la souveraineté nationale doit primer, même sur ce sujet.

Les positions sont tout aussi contradictoires concernant le libre-échange, qui est pourtant désigné comme l’ennemi numéro 1 des salariés dans le discours frontiste. En commission, ni Marine Le Pen ni son suppléant n’ont voté sur le projet d’accord de libre-échange transatlantique, le Tafta, en mai 2015. Idem en janvier 2017 au sujet de l’accord de commerce entre Europe et Canada, le Ceta. Marine Le Pen n’est allée voter contre le Ceta qu’en séance plénière.

 

  • UN PROGRAMME SOCIAL PENSÉ POUR LES PATRONS ET LES PLUS RICHES

Toutes ces vérités transparaissent largement lorsqu’on se plonge dans le programme social du FN, comme Mediapart l’a déjà fait ici, pour mieux dissiper l’illusion entretenue par Marine Le Pen et ses troupes. Car, au-delà d’une inacceptable préférence nationale, le parti des Le Pen ne préconise quasiment aucune mesure destinée à réduire les inégalités et à protéger les plus pauvres ou les plus précaires. C’est par exemple ce que soulignait fort bien cette militante proche des Insoumis sur Twitter.

Point symbolique s’il en est : le Smic. Marine Le Pen, si prompte à dénoncer la baisse du pouvoir d’achat des Français, ne propose en fait pas d’augmenter le salaire minimum. « Cela entraîne une charge supplémentaire pour les entreprises, qui sont déjà dans une très grande fragilité dans notre pays », a décrété la candidate en janvier. Et alors qu’en 2012, elle assurait qu’elle revaloriserait de 200 euros net par mois tous les salaires jusqu’à 1 500 euros, grâce à une taxe de 3 % sur les produits importés en France, elle ne parle désormais plus que de « prime de pouvoir d’achat » pour « les bas revenus et les petites retraites », de « près de 80 euros par mois ». Signalons au passage que la taxe à l’importation devrait immanquablement renchérir le prix de produits achetés tous les jours par des consommateurs, et frapper plus durement les moins fortunés qui n’ont parfois pas les moyens de se payer du « made in France ».

Marine Le Pen ferme aussi les yeux sur les mutations du travail, et son programme donne en fait la priorité aux petits patrons, promettant d’« alléger la complexité administrative et fiscale », de supprimer le compte pénibilité instauré par le gouvernement socialiste pour « libérer » les entreprises, et de recentrer sur les PME et sur les start-up le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Tout comme Emmanuel Macron, elle projette d’ailleurs de transformer le CICE en allègement durable de cotisations sociales. Et tout comme lui, elle propose de permettre de sortir des 35 heures par des négociations « au niveau des branches professionnelles ». Elle veut aussi privilégier les entreprises françaises dans l’attribution de marchés publics, et lutter contre la directive sur les travailleurs détachés, en l’abrogeant. Mais elle néglige, tout comme les collectivités locales qui marchent dans ses pas avec la désormais fameuse « clause Molière », que si la France accueille bien 286 000 travailleurs détachés sur son territoire, elle est aussi le troisième pays à en envoyer partout en Europe : 120 000 Français travaillent sous ce statut sur tout le continent.

Le Pen annonce encore sa volonté de rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure permettant à certains salariés de gagner plus, mais bloquant l’accès au marché du travail à de nombreux autres demandeurs d’emploi, et surtout par définition inégalitaire, puisqu’elle ne bénéficie qu’à la moitié des foyers français les plus riches, ceux qui payent l’impôt sur le revenu (les autres inconvénients de cette mesure sont listés ici par Libération).

 

Le cas des heures supplémentaires n’est pas isolé. Le programme du FN est en fait en bonne partie dirigé vers les plus aisés, et non les précaires que Marine Le Pen drague ouvertement. C’est particulièrement clair pour les mesures fiscales. Ainsi, s’il prévoit bien une baisse générale de 10 % de l’impôt sur le revenu pour tous les Français gagnant jusqu’à 6 000 euros par mois, le programme ne propose pas de hausse d’impôt pour les plus riches, bien au contraire.

Le FN projette par exemple de « rétablir la demi-part des veuves et veufs ». La suppression de cette demi-part en 2008 – mesure qui avait pris son plein effet en 2013 – avait été vivement ressentie par les ménages les plus faibles. Mais depuis, le gouvernement a fait adopter un dispositif d’exonération permanent pour les revenus inférieurs à 13 553 euros. Autrement dit, le FN semble vouloir faire baisser la part d’impôt des revenus de la classe moyenne, mais aussi au-delà, puisqu’il n’annonce pas de plafond à cette mesure. En annonçant qu’il envisage de « rehausser progressivement le plafond du quotient familial », il poursuit dans la même logique, car le quotient familial bénéficie d’autant plus à un foyer fiscal que ses revenus sont importants.

La dernière mesure annoncée est quant à elle directement pensée pour les plus riches : limiter fortement le montant des impôts sur les successions, en permettant de transmettre à ses descendants, sans taxation aucune, jusqu’à 100 000 euros tous les cinq ans (au lieu de quinze ans actuellement). Le tout peut-être au nom de la « solidarité intergénérationnelle », mais certainement pas de la justice fiscale.

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