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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:40
Antoine et Claudie ont lu des textes très forts de Mahmoud Darwich et Leïla Shahid

Antoine et Claudie ont lu des textes très forts de Mahmoud Darwich et Leïla Shahid

Alain Diverres a raconté avec brio des contes palestiniens drôles et cruels

Alain Diverres a raconté avec brio des contes palestiniens drôles et cruels

Une soirée Palestine toute en contes et poésies

AFPS Morlaix, lundi 19 décembre 2016

Une soirée Palestine toute en contes, poésies et témoignages organisée dans un bar de Morlaix au coin d’un feu de cheminée par nos ami-e-s du théâtre de la Corniche et l’Afps du Pays de Morlaix (Finistère).

Ce sont trente personnes qui sont venues vendredi 16 décembre pour écouter d’abord Antoine et Claudie nous lire en duo de larges extraits de l’intervention faite par Leila Shahid au moment de son départ de Bruxelles subtilement articulés avec des poèmes de Mahmoud Darwich...

Puis le talent d’Alain, conteur de son état a permis de dresser des ponts entre la culture palestinienne et la culture bretonne pour notre plaisir à tous.

Nous avons poursuivi par une restitution à plusieurs voix de notre séjour en Palestine et la présentation de notre projet de solidarité avec le centre Al Karama pour personnes handicapées du camp de réfugiés de Jalazone.

Le temps de quelques poèmes et contes palestiniens supplémentaires, et la soirée s’est naturellement prolongée autour d’un pot de l’amitié. L’occasion de passer un bon moment entre ami-e-s du peuple palestinien et pour ceux qui ne l’avaient pas encore fait d’acheter le très beau Carnet de Voyage en Palestine de Thierry Seigland que nous vendons justement pour commencer à financer ce projet.

Si on en juge par l’intensité des échanges qui ont eu lieu, il est évident que la culture reste une formidable médiation pour parler de la situation du peuple palestinien et de ses revendications.

Concernant le Carnet de Voyage en Palestine le premier tirage de 300 exemplaires étant pratiquement écoulé, nous avons dû en faire tirer une centaine de plus. Donc, pour vos derniers cadeaux de fin d’année, n’hésitez surtout pas à nous contacter pour passer commande...

Sur les prochains achats du carnet de voyage de Thierry Seigland en Palestine avec le groupe AFPS Nord-Finistère, 11€ sur les 15€ (déduit les frais d'impression) seront remis pour le projet de partenariat avec l'association en charge du handicap dans le camp de réfugiés de Jalazone près de Ramallah.   

AFPS du Pays de Morlaix
19, rue Waldeck Rousseau
29600-Morlaix
visitez notre site

Commandez le carnet de voyage de Thierry Seigland

Commandez le carnet de voyage de Thierry Seigland

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:06
Une soirée pour Asli Erdogan, écrivaine turque emprisonnée, à la Librairie A Pleine voix de Morlaix ce mercredi 21 décembre, 19h (Ouest-France)
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:02
photo montage Le Télégramme

photo montage Le Télégramme

Ils ne sont pas en guerre. Mais entre le président de Morlaix communauté, Jean-Luc Fichet, et le maire de la ville centre, Agnès Le Brun, le courant peine de plus en plus à passer et les divergences apparaissent au grand jour. On en a encore eu l'illustration, lundi soir, lors du conseil d'agglomération, au moment d'évoquer les travaux à la gare et l'avenir de Langolvas.

 

« Garde ton sang-froid, s'il te plaît. Ce serait dommage d'obliger les élus de la majorité morlaisienne à quitter la salle ». 19 h 45, lundi soir, en plein coeur du conseil communautaire. Se tournant vers Jean-Luc Fichet, Agnès Le Brun vient de siffler la fin de l'échange musclé qui dure depuis quelques minutes entre les deux protagonistes. Le sujet de la discorde ? La future liaison entre la gare et le centre-ville. Mais, plus généralement, les rapports devenus de plus en plus crispés, ces derniers mois, entre le président de Morlaix communauté et le maire de la ville-centre.

« On n'est associé à rien »

Deux sujets cristallisent les tensions entre l'élu socialiste et la secrétaire départementale des Républicains. Le premier, c'est ce fameux pôle d'échanges multimodal. Si Morlaix communauté est aux manettes de ce projet aujourd'hui bien avancé qui va atteindre les 15 millions d'euros, la ville de Morlaix a conservé la gestion de la partie sud de la gare, celle qui donne sur la rue Gambetta.
 

Problème : les deux collectivités n'ont pas forcément la même vision des aménagements à réaliser. Et des timings qui, parfois, diffèrent. Conséquence, l'été dernier, Morlaix a quitté le groupement réunissant Morlaix communauté, Saint-Martin-des-Champs et l'Établissement public foncier régional. « Ça n'avançait pas et on n'était associé à rien », déplore Agnès Le Brun. « C'est incroyable de dire des bêtises pareilles ! La ville est présente à toutes les réunions, les échanges sont permanents », s'agace Jean-Luc Fichet.

« Si la ville veut continuer à vivoter avec Langolvas... »

Autre source de conflit : le parc de Langolvas. Alors qu'un accord semblait en bonne voie pour transférer la gestion du site, de la ville de Morlaix vers Morlaix communauté, l'affaire a capoté. « On a mis un terme aux discussions », confirme le président de l'agglomération, en déplorant les quatre millions d'euros réclamés par la Cité du viaduc pour l'acquisition du parc. « C'est une somme totalement aberrante pour un équipement au déficit important qui nécessite des investissements », lâche Jean-Luc Fichet, en jugeant « dommage de rater ce rendez-vous ».

« Il y avait possibilité de l'intégrer dans un circuit des grandes salles avec Brest et Quimper pour redynamiser cet outil qui fonctionne au ralenti. Maintenant, si la ville veut continuer à vivoter avec Langolvas... ». « Ce n'est pas parce qu'il est déficitaire qu'il ne vaut rien », répond le maire de Morlaix, pour qui Lango ne peut pas être comparé aux salles brestoises de l'Arena ou du Quartz. « On tire d'ailleurs beaucoup plus de bénéfices des comités d'entreprises qui louent le site, ou des assemblées générales et des forums qui ont lieu sur le parc ».

« Il se prend pour le king »

« Je n'ai jamais été contre l'intercommunalité. Par contre, je suis opposée à l'intégration forcée. Or, Morlaix communauté cherche à tout absorber », souligne Agnès Le Brun, en mettant en garde contre la supracommunalité. « Jean-Luc Fichet se prend pour le king de Morlaix », soupire le maire, en déplorant la méthode de gouvernance. « Sur plusieurs dossiers, on met la charrue avant les boeufs. Je ne dis pas que tout est nul. On n'est pas là pour faire obstruction, mais on ne peut pas, non plus, applaudir des deux mains quand on estime que quelque chose nous amène droit dans le mur ».

« On applique notre projet de territoire voté à l'unanimité »

« Il n'y a aucun problème de gouvernance », assure, de son côté, le président de Morlaix communauté. « La preuve, notre projet de territoire a été validé à l'unanimité*. On ne fait qu'appliquer ce qu'on a voté. Et on doit le faire tous en même temps », insiste Jean-Luc Fichet. « Dans l'état actuel, on peut continuer à travailler ensemble », approuve Agnès Le Brun, en avertissant tout de même le président : « À condition que vous nous respectiez et que vous ne franchissiez pas la ligne jaune ».


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr

 

* Note Chiffon Rouge: En réalité non, seul dans l'assemblée, Ismaël Dupont (Front de Gauche) s'est abstenu. 

Article Ronan Tanguy, Le Télégramme (21 décembre 2016)

Article Ronan Tanguy, Le Télégramme (21 décembre 2016)

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 11:46

Une autre lecture des moments importants du dernier conseil communautaire, par rapport au compte rendu du Télégramme.  

Les deux articles se complètent assez bien même si des moments importants du Conseil Communautaire et des débats et délibérations impliquant pour la vie quotidienne des habitants de la Communauté n'ont pas fait l'objet de transcription. Exercice difficile avec une soixantaine de délibérations et 4 heures de Conseil.  

Conseil de communauté du 19 décembre 2016 à Morlaix: un voeu adopté à l'unanimité pour dire à la SNCF: "En gare de Morlaix, la modernité, c'est aussi des trains et des agents"

Conseil Communautaire du 19 décembre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard

 

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Ouest-France, 21 décembre 2016: Morlaix-Communauté soutient l'institu franco-indien

Ouest-France, 21 décembre 2016: Morlaix-Communauté soutient l'institu franco-indien

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:01
Centrale à gaz de Landivisiau: les doutes de l'Europe (Ouest-France, 18 décembre 2016)
Centrale de Landivisiau : les doutes de l'Europe

Ouest-France, 18 décembre 2016

 

 

Jean-Laurent BRAS.

Le projet phare du Pacte électrique breton aura-t-il le feu vert de Bruxelles ? La Commission européenne vient de rendre public un rapport qui peut laisser présager un prochain avis négatif.

Une unité de 422 mégawatts

La centrale électrique à cycle combiné gaz de Landivisiau aurait dû entrer en service en octobre dernier. À ce jour, aucune date de mise en chantier n'est avancée et c'est la pertinence même du projet pourrait être remise en cause ! En 2011, dans le cadre du Pacte électrique breton , l'État et la Région ont lancé un appel d'offres pour la construction et l'exploitation, au nord-ouest de la Bretagne, d'une unité de production de 450 MW. Le projet, de 422 MW, présenté par le consortium Poweo-Direct Énergie/Siemens, aux portes de Landivisiau (Nord Finistère), a été retenu.

Un examen de conformité

Ce n'est que quatre ans plus tard, le 7 janvier 2015, que les autorités françaises ont communiqué à Bruxelles les termes de ce contrat. Pour s'assurer de leur conformité avec le traité sur le fonctionnement de l'Union, la Commission européenne a examiné deux points essentiels : la réelle nécessité de construire cette centrale et le respect des règles de concurrence dans la désignation du lauréat de l'appel d'offres.

20 millions d'euros par an

La centrale de Landivisiau est supposée fonctionner autour de 3 000 heures par an en équivalent pleine charge, soit 125 jours. Dans de telles conditions, la seule vente de l'électricité produite n'assurera pas la viabilité économique de l'équipement. Plusieurs centrales CCG (cycle combiné gaz) ont été mises en sommeil, dont celle de Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique. Pour amortir son investissement (plus de 300 millions d'euros), l'exploitant de Landivisiau aura donc besoin d'une subvention des collectivités : 20 millions d'euros annuels, sur une durée totale de 20 ans.

L'intérêt général contesté

Cette aide publique, dite « prime », est au coeur du débat et des interrogations de Bruxelles. L'Union européenne, bien que toujours très jalouse du respect des règles de la concurrence, admet que la sécurité de l'approvisionnement énergétique d'un territoire puisse justifier le versement d'une subvention à un opérateur privé. Mais, rappelle-t-elle, cette intervention ne peut se faire que dans le cadre d'un Sieg, un service d'intérêt économique général. Or, dans le cas breton, la Commission « doute que l'installation et l'exploitation de la centrale de Landivisiau soient susceptibles d'être qualifiées de Sieg. » Une remise en cause de la nécessité même de cette centrale. « Les autorités françaises, estime Bruxelles, n'ont fourni aucun élément montrant qu'il y a eu un problème de sécurité d'approvisionnement en Bretagne dans le passé, même pas en cas de températures exceptionnellement basses telles que celles enregistrées en hiver 2012 ».

Combustibles fossiles

Il y a quelques jours, la Commission européenne a rendu publiques les conclusions d'une enquête qu'elle vient de mener sur les « mécanismes de capacité », du type Landivisiau, destinés à couvrir la demande d'électricité.

« Ils ne doivent pas constituer une subvention déguisée en faveur d'une technologie spécifique, comme les combustibles fossiles, ou gonfler exagérément le prix de l'électricité pour les consommateurs »,prévient la Danoise Margrethe Vestager, membre de la Commission.

L'Europe a ouvert, en novembre 2015, une procédure d'examen de l'appel d'offres « Landivisiau ». Ses conclusions, promises pour la fin 2016, pourraient donc tomber dans les prochains jours ou semaines.

Un deuxième avis attendu

Pour les opposants à la construction d'une centrale CCG en Bretagne, brûler du gaz en pleine lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique serait une aberration.

Ils interprètent déjà la teneur du rapport d'orientation sur les mécanismes de capacité comme une indication sur ce que pourrait être le jugement de Bruxelles : « On imagine mal la Commission se déjuger, en émettant, pour la Bretagne, un avis contraire aux conclusions de son enquête générale sur les mécanismes de capacité. »

Dans cette hypothèse, le projet de Landivisiau, au point mort depuis deux ans, pourrait connaître une nouvelle chute de tension, voire disjoncter.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 07:31
"Hystérisation: "Macron-la-finance" confond charisme et hurlements" (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité)
Hystérisation(s)
VENDREDI, 16 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. « Macron-la-finance confond charisme et hurlements. »

Rhétorique De certaines images politiques affleure souvent la démesure grandiloquente, sinon grotesque, des personnages qui les incarnent, comme la signification symbolique de notre époque. À quelques mois d’échéances électorales majeures « perdues d’avance », beaucoup pensent la gauche en déroute, qu’elle ne sait plus où elle va ni comment. Soit. Encore conviendrait-il de savoir de quelle gauche nous parlons. Dans la séquence actuelle, où les bonnes âmes consacrent à longueur d’antenne « l’union pour survivre » face à la droite extrême de François Fuyons et l’extrême droite de Fifille-la-voilà, la tentation faible des médias dominants et des « penseurs de gôche » tenant chroniques un peu partout consiste à encenser – la forme comme le fond d’ailleurs – le premier discours de Macron-la-finance. Le cirque du « petit prodige » transformé en « homme providence » recommence, alimenté par la rhétorique de l’ancien ministre de l’Économie lors de son meeting, porte de Versailles. Partant de l’adage intellectuel qui consiste à dire que plus nous nous crions haut et fort moins nous avons de choses sincères à exprimer, la harangue surréaliste du candidat d’En Marche !, prisonnier d’une exaltation surjouée jusqu’aux ultimes mots prononcés, se révèle une authentique plongée dans la supercherie des communicants, qui nous ont habitués à l’aspiration par le vide. Qu’avons-nous vu en vérité ? L’ex-ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a-t-elle tort en affirmant que les envolées de Macron-la-finance ressemblaient aux prêches vitaminés du personnage campé par Leonardo DiCaprio dans le film le Loup de Wall Street, de Martin Scorsese ? Confondre à ce point charisme et hurlements, art oratoire et hystérisation de son propos, a quelque chose de confondant sinon d’inquiétant. Nous n’irons pas jusqu’à prétendre que le trader sommeille sous l’homme. En revanche, nous savons que sous le projet politique, mâtiné d’oraison funèbre pour le socialisme, nous apparaît clairement l’ambition d’une société de type capitaliste décrispé, où l’argent et la réussite par l’argent deviennent valeur cardinale. Il y a du Tapie chez lui, en plus classieux, en plus éduqué.

« Googlisation » Vous clamerez, et vous aurez raison, que nous étions déjà informés sur le profil de l’éphémère conseiller de Normal Ier. Souvenons-nous. Dans l’exercice de sa fonction à la tête de l’économie française, l’une des administrations les plus régaliennes qui soient, Macron-la-finance possédait déjà une double singularité. D’abord et avant tout, il se prenait pour ce qu’il n’était pas : un ministre de gauche. Ensuite, autant l’admettre, il regardait le peuple de gauche comme Tintin au Congo, avec mépris et défiance. Avec lui, la « libre parole », qualifiée de « moderne », avait déjà l’apparence non pas des trahisons – que peut-il trahir d’une famille dont il n’est pas membre ? – mais bel et bien d’une forme de condescendance nourrie à l’acide financier. S’il veut « façonner le capitalisme à l’image de nos ambitions », il tente de porter l’habit du « progressiste » mais souhaite néanmoins abolir les 35 heures, en finir avec le statut de la fonction publique (« plus adapté au monde tel qu’il va », « un statut plus justifiable », déclare-t-il) et, bien sûr, libéraliser à tout va l’économie française pour « l’adapter à la globalisation », etc. Là où un homme authentiquement de gauche proposerait prioritairement de réinvestir le champ des idées et des principes fondateurs du pacte républicain et de la citoyenneté afin de sécuriser la situation sociale, Macron-la-finance avance tout le contraire. Ne vient-il pas d’attaquer les syndicats en suggérant que ces derniers faisaient « trop de politique » ? Une critique tellement minable qu’on pourrait lui rétorquer que lui, pour le coup, n’en fait pas assez (de politique) en prônant la « googlisation » technocrate des idées. Façon Wall Street.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:58
Graphiques Le Télégramme - 20 décembre 2016

Graphiques Le Télégramme - 20 décembre 2016

Population, chômage, salariat, commerces, impôts... La communauté de communes et la CCI ont réalisé la photographie socio-économique du territoire pour 2016. Elle révèle plusieurs tendances : un nombre d'habitants en léger recul avec une ville-centre qui n'attire plus. Le taux de chômage, élevé, est à la une baisse. Côté entreprises et nombre de salariés, ça stagne. Quant au commerce, il s'épanouit dans les zones.

1. Population en légère baisse. Avec 64.757 habitants, la population de Morlaix communauté est en léger recul (-0,1 %) entre 2008 et 2013. Les communes péri-urbaines, telles que Sainte-Sève, Lanmeur, Plougonven ou Plouigneau restent dynamiques tandis que Morlaix (- 2 %) et ses communes limitrophes reculent, notamment à cause d'un manque de foncier. 2. 3.795 établissements dans l'économie productive. Il s'agit du nombre d'établissements inscrits au répertoire des métiers ou à la chambre d'agriculture au 1e r janvier 2016. Ce chiffre est en hausse de 4 % mais il faut le relativiser car les micro-entreprises sont désormais obligées de s'inscrire au registre du commerce. Cela se traduit par l'arrivée de beaucoup de métiers de services et de commerces (150 en plus). 57 % des établissements enregistrés n'ont pas de salariés.

Cartes et tableau Le Télégramme - 20 décembre 2016

Cartes et tableau Le Télégramme - 20 décembre 2016

3. Le nombre de salariés se stabilise. L'an dernier, le nombre de salariés avait connu un net recul avec une baisse de 4 %. Cette année, on en compte 11.334. Un chiffre toujours en baisse (- 1 %) mais de façon plus contenue, avec une diminution principalement dans les activités commerciales et de services. L'industrie (métaux/mécanique tels que Sermeta et ELM Le Blanc ex-Bosch) se porte mieux, la construction est stable. Mais Thierry Piriou, vice-président économie à Morlaix Communauté et Jacques Jézéquel, élu à la CCI métropolitaine Bretagne Ouest préviennent déjà : il faudra compter, l'an prochain, avec la perte de nombreux emplois. La reprise de Tilly Sabco Bretagne (134 emplois supprimés), la réorganisation chez Hop Brit Air (47 emplois de moins) et la reprise des Viviers de la Méloine (14 postes en moins) pèseront dans la balance... 4. Taux de chômage toujours élevé mais à la baisse. Fin 2015, le taux de chômage au niveau de la communauté d'agglomération était élevé mais a connu un recul en cours d'année pour atteindre 9,5 % mi-2016. Une tendance à la baisse
observée au niveau national. 5. Commerces : la zone du Launay poursuit sa progression. Avec 939 commerces de détail et 125.445 m² de surfaces commerciales, l'offre reste stable sur le territoire (trois commerces de moins). Le développement de la zone du Launay se poursuit, sur fond de transferts à l'intérieur de l'agglomération (Kiabi depuis Plourin-lès-Morlaix, Mr Bricolage depuis La Boissière) et d'arrivées, telles qu'Intersport. On note aussi le boom des pôles commerciaux multi-activités qui émergent aux abords des villes comme à Keriven et la Vierge Noire. Thierry Piriou reconnaît, en parallèle, un appauvrissement du centre-ville en matière de commerce : « Il y a là une difficulté que l'on aura à gérer dans les années à venir ». 6. La construction repart à la hausse. Avec trois années consécutives de recul du nombre de permis de construire, ce chiffre repart à la hausse. 278 permis ont été délivrés en 2015 (contre 244 en 2014), et la tendance semble se prolonger au premier semestre 2016. « Ce chiffre est un bon indicateur de la santé économique du territoire, se félicite Jacques Jézéquel. On mesure ainsi la sérénité des familles et l'intérêt que suscite la région. » 7. Le nombre d'exploitations agricoles toujours en baisse. C'est une tendance nationale, elle se traduit localement : le nombre d'exploitations agricoles est passé de 712 en 2015 à 699 en 2016. En revanche, le secteur emploie puisqu'il compte 25 salariés de plus (687).

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:49

La bataille pour l’avenir de l’Europe est engagée.

 

Pierre Laurent, discours à l'ouverture du congrès du PGE :

L’ensemble des documents politiques soumis à notre Congrès, fruit d’un intense travail de tous nos partis, vous ont maintenant été exposés. Il m’appartient désormais, comme président du PGE, d’ouvrir officiellement notre discussion politique. Permettez moi de le faire en soulignant les responsabilités majeures qui sont les nôtres dans cette période historique inédite pour les peuples d’Europe et pour la paix du monde.

Nous pouvons être fiers du travail accompli depuis notre congrès de Madrid, fiers de la nouvelle étape que constitue ce 5ème congrès de Berlin. Et je veux adresser toutes mes félicitations aux camarades de Die Linke, en lien avec l’équipe de notre bureau de Bruxelles pour les conditions d’accueil de ce magnifique congrès.

Dans la tempête politique traversée par l’Europe ces trois dernières années, au milieu de mille périls, les forces de la Gauche européenne constituent plus que jamais un point de repères solide et majeur. Elles constituent surtout, au moment où la social-démocratie est plongée partout dans la crise, une promesse d’espoir pour toutes les forces de gauche, démocratiques et progressistes d’Europe.

Cette fierté ne nous rend pas moins lucide sur l’immensité des défis politiques qui sont devant nous. L’avenir de l’Europe est plus incertain que jamais. Les politiques néo-libérales l’ont plongée dans une crise terrible. La menace autoritaire, et même celle de la guerre, est à nouveau d’actualité, comme jamais les peuples d’Europe ne l’auraient imaginé il y a dix ou vingt ans.

Comme je le disais il y a trois ans en ouvrant le congrès de Madrid : « un piège est tendu aux peuples d’Europe. Soit l’enfoncement dans une UE de plus en plus autoritaire et anti-sociale, soit le retour au « chacun pour soi » dans la jungle de la mondialisation capitaliste, voire pire, le retour des concurrences sauvages et des guerres, des xénophobies nationalistes. »

Ce piège, il se referme chaque jour sur les peuples d’Europe. Ce piège, nous le refusons. Un autre avenir est urgent et il est possible dans ce continent qui regorge de tant de richesses. Notre responsabilité, notre défi est d’ouvrir avec les peuples d’Europe ce nouveau chemin de progrès humain, cette nouvelle perspective, cette nouvelle ambition de civilisation pour l’humanité. Si nous ne parvenons pas à ouvrir cette voie, l’avenir ne sera pas seulement fait de plus grandes souffrances sociales, mais celui de dangers plus graves encore pour la paix, la sécurité et les droits humains.

Cette bataille pour l’avenir de l’Europe est engagée. Et c’est une lutte féroce. 
 Partout en Europe, les peuples luttent et refusent le carcan des politiques d’austérité et l’autoritarisme grandissant avec lequel elles sont imposées aux peuples. Le rejet populaire de ces politiques, des partis et des gouvernements qui les mettent en œuvre est massif. Mais l’acharnement des forces dirigeantes, poussées par le grand capital financier et les multinationales, à imposer ces politiques n’en diminuent pas pour autant. Au contraire. Elles sont mêmes prêtes à composer de plus en plus avec les forces de droite les plus extrêmes, les plus autoritaires pour empêcher l’émergence d’une autre mondialisation, plus juste, plus humaine, plus solidaire, plus écologique.

Regardez le chantage aux sanctions budgétaires exercé contre le Portugal, pour tenter de briser le programme des forces de gauche qui cherchent à desserrer l’étau des politiques d’austérité.
Regardez ces jours-ci la scandaleuse décision que cherche à imposer le ministre des finances allemand contre la Grèce, demandant la suspension des allégements de dette au prétexte que le Parlement grec a voté des mesures de protection des plus petites retraites. L’Europe doit faire cesser ces chantages. Et ici à Berlin, nous le disons avec force, Mr Schaüble, vous n’est ni la voix, ni le gendarme de l’Europe !
Regardez l’Autriche, qui vient d’échapper de justesse à l’élection d’un président d’extrême-droite, et nous adressons tous nos voeux de soutien  aux camarades autrichiens, mais nous n’oublions pas que la menace reste forte.
Regardez la Grande-Bretagne, plongée dans l’incertitude par les apprentis sorciers du Brexit. Ne perdons pas de vue que le sort qui nous intéresse est désormais celui des travailleurs britanniques.
Regardez la France, où la faillite politique du gouvernement Hollande, pourrait ouvrir la voie à des gouvernements de droite et d’extrême-droite d’une dureté jamais connue.
Regardez la Hongrie, soumise chaque jour un peu plus, à la dérive autoritaire du pouvoir de Victor Orban.
Regardez la Turquie, aux portes de l’Europe, où Erdogan emprisonne et réprime pour préparer son régime de pleins pouvoirs dans le silence complice des autorités européennes.
Je pourrais continuer la liste. Nous ne pouvons pas laisser les peuples d’Europe prisonnier de cet étau. Oui, ce qui est à l’ordre du jour, c’est une autre Europe, une Europe de peuples libres, souverains et associés, de nouveau tournés vers le progrès social et la démocratie.
Nous avons des débats sur la manière d’ouvrir ce chemin, mais ma conviction est totale sur un point : rien ne serait plus fou dans ce moment de tensions extrêmes, de risques graves de déchirements et de tensions, que de lâcher l’ambition d’un projet européen solidaire.
Oui, pour faire reculer la finance mondiale et faire face au pouvoir que veulent nous imposer les multinationales - et le blocage obtenu des négociations du TAFTA est une grande victoire - ;
pour reconstruire la paix face aux menaces que font peser la guerre en Syrie, l’élection de Donald Trump ou la relance des dépenses d’armement de toutes les gandes puissances ;
pour faire reculer les immenses inégalités sociales et mondiales et retrouver le chemin de l’harmonisation par le haut des droits des travailleurs, pour réussir la transition écologique mondiale ;
oui, pour relever les défis du développement humain dans le XXIème siècle, nous avons besoin de la force unie des peuples européens, d’un projet qui les rassemble et nous rende plus forts dans la lutte des classes internationale.
Ne laissons pas les forces capitalistes briser l’espoir d’un projet européen solidaire car nous pourrions le payer très cher en ces temps de grave crise mondiale. Voilà pourquoi il me paraît essentiel que le PGE porte avec force les axes d’action d’un nouveau projet européen solidaire, démocratique, féministe.

Dès lors, le travail pour notre unité, au-delà des débats qui nous traversent, des cultures qui marquent chacun de nos pays et de nos traditions politiques, le travail pour notre unité dans la diversité, le travail pour l’unité de toutes les forces de gauche sociales et démocratiques d’Europe, bien au-delà des forces du PGE est pour nous fondamental.

Ce travail, nous le voulons inclusif, participatif, ouvert à toutes les forces sociales, citoyennes, politiques de progrès en Europe. Nous le voulons ouvert sur le monde.
Je veux me féliciter de la tenue, à la veille de notre congrès, du premier séminaire entre les forces du PGE et les forces latino-américaines du Forum de Sao Paulo. Ce séminaire rendu possible par plusieurs années d’échanges et de coopérations intenses est une étape essentielle pour le développement de nos coopérations politiques. Les forces de gauche latino-américaines nous ont beaucoup appris sur la ténacité nécessaire, à l’image de celui que nous pleurons tous, Fidel Castro, et sur la nécessité impérieuse de l’unité et de la solidarité. Notre travail commun est décisif pour l’avenir.
La Gauche européenne intensifie également ce travail avec les forces arabes de l’autre rive de la Méditerranée, et la conférence euro-arabe que nous tiendrons du 31 mars au 2 avril à Malaga sera très importante.
Mais cette unité, nous voulons d’abord la conforter ici en Europe, en renforçant notre présence sur tout le continent, et je pense ici au renforcement de notre travail dans l’est de l’Europe. Nous voulons la conforter en élargissant résolument notre coopération à des nouvelles forces.
Depuis le dernier Congrès, nous avons multiplié les initiatives en ce sens : dans les élections européennes de 2014 avec la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la Commission, en développant notre stratégie « Alliance contre l’Austérité », dans le Forum du Sud à Barcelone, le Forum des Alternatives à Paris, le Parlacon à Helsinki, dans les multiples initiatives de nos groupes de travail.
D’autres initiatives se déploient en Europe, venues d’horizons divers, mais qui dialoguent avec nous.
Le temps est maintenant venu d’une nouvelle étape, plus structurante, plus forte, plus rassemblée, plus permanente.
La décision proposée au Congrès d’initier un Forum politique annuel ouvert et construit avec toutes les forces altrentaives disponibles est une décision majeure. Je la soutiens de toutes mes forces. C’est pourquoi mon pays la France est prête à l’accueillir si nous le décidons.
Ce Forum, auquel il faudra trouver un nom, pourrait être chaque année la grand rendez-vous de lutte et de débat de toutes les forces en marche vers une nouvelle Europe. La paix, la solidarité sociale, les droits et libertés, la démocratie en seraient tout naturellement le coeur.

Pour conclure, et avant de vous passer la parole, je veux vous dire que pour cette nouvelle étape, le PGE avait besoin de renouveler son fonctionnement. C’est le sens des décisions que nous vous soumettons pour doter le PGE de nouvelles instances plus efficaces, une Présidence collective, un secrétariat politique, et une Assemblée générale annuelle compléteront désormais le travail du Bureau exécutif.

Après six années comme président du PGE, j’ai aussi souhaité le renouvellement de la Présidence. Je resterai actif à vos côtés mais dans une nouvelle fonction. Nous élirons demain un nouveau Président et une nouvelle présidence collective. Je veux dire à tous ceux qui m’ont accompagné dans sa tâche, singulièrement à Maïté, Marisa, Alexis et Margarita, ma fierté et mon bonheur de l’avoir accompli à leurs côtés.

 

Merci à tous, et vive le Parti de la Gauche Européenne !

La bataille pour l'avenir de l'Europe est engagée: discours de Pierre Laurent à l'ouverture du congrès du PGE (Parti de la Gauche Européenne) à Berlin
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:41

Mercredi 14 décembre le Parlement a adopté à une courte majorité le volet politique du « 4ème paquet rail ».

Le vote marque la victoire de la Commission qui obtient son grand marché ferroviaire européen au dépend des usagers comme des employés du chemin de fer. Cette ouverture à la concurrence, la Commission l’a obtenue par une suite de directives et règlements regroupés dans des « paquets » législatifs qui ont forcé progressivement l’ouverture des marchés ferroviaires nationaux.

Entre le premier paquet de 2001 puis ce dernier, 15 années se sont écoulées. D’abord ce fut le fret ouvert à la concurrence en 2007, puis les lignes internationales, et désormais les lignes nationales et locales à partir de 2020 avec ce 4ème paquet ferroviaire.

Quinze ans après, un bilan aurait pu être fait de ces ouvertures : sur le fret qui est en chute libre faute d’investissement, sur les conditions des personnels qui se détériorent, sur l’ouverture du transport international qui n’apporte aucune baisse des prix mais au contraire pousse les compagnies ferroviaires à dégager le plus de marges possible en augmentant les tarifs. Ce ne fut pas le cas et c’est désormais le pire qui s’annonce avec cette ultime libéralisation.

Deux textes votés au Parlement ce 14 décembre organisent l’arrivée de nouveaux concurrents à la SNCF sur le territoire français à partir de 2020.

Le premier sur « l’ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer », ouvre les marchés ferroviaires nationaux à la concurrence à partir de 2020.

À partir de cette date-là, l’État, les régions, passeront des appels d’offres de marchés publics d’une durée maximale de 10 ans pour les différentes lignes qui doivent être exploitées. Fini, les TGV, train corail et TER de la SNCF. Bientôt un opérateur italien, espagnol, allemand pourra concourir avec la SNCF pour l’obtention de ces marchés. Non seulement c’est le monopole, le savoir-faire et toute l’organisation du service public qui est remise en cause, mais c’est pour les remplacer par des concessions très courtes (10 ans ce n’est rien pour le ferroviaire), qui décourageront les investissements de longs termes nécessaires. L’exemple du RER B nous montre que ce n’est pas un autre logo sur un train qui améliore le service : c’est l’investissement.

Or cette ouverture le Parlement l’a validé d’une très courte tête, puisqu’il a rejeté notre amendement de rejet par 330 voix contre 354 et 20 abstentions. Pour ce faire c’est toute la droite et les libéraux qui se sont mobilisés contre notre groupe de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique, les verts et les socialistes. Le même équilibre s’est malheureusement retrouvé sur notre demande que les personnels bénéficient des mêmes droits et acquis lorsqu’ils sont transférés d’une entreprise à une autre.

Le second texte sur la « gouvernance de l’infrastructure » reprend un vieux rêve de la Commission : la séparation de la SNCF avec son réseau ferré.

Dans la logique libérale cette séparation doit permettre de faciliter l’arrivée de concurrents sur les réseaux nationaux. Mais après les tentatives catastrophiques de mettre en place cette séparation qui ont amené la création de Réseau Ferré de France (RFF), les États s’y sont opposés. Le mal est déjà fait : des doublons ont été créés au niveau de la SNCF et RFF et ce nouveau texte va créer une véritable muraille de Chine entre Réseau Ferré de France et la SNCF : tout sera séparé, de la prise de décision jusqu’aux personnels. C’est tout le partage d’information et de connaissances, ces synergies qui font la richesse du service public qui sont mises de côté au profit de la concurrence.

Là aussi nous avions proposé de rejeter cette stricte séparation réseau-train, et certains libéraux nous ont même suivis sur notre amendement de rejet, mais cette fois-ci les socialistes ont préféré rejoindre la droite, faisant ainsi tomber cet amendement par 459 voix contre 250 et une abstention.

Avec le volet technique adopté en avril pour favoriser la circulation des trains d’autres compagnies européennes sur le réseau français la libéralisation est désormais complète.

Pour nous usagers, comme pour les cheminots les conséquences sont colossales. L’entrée d’une logique de profit et la libéralisation marque la fin du service public assuré par une compagnie publique. Peut-on imaginer une compagnie privée faire des investissements de longs termes pour entretenir l’infrastructure, la développer, et faire rouler des trains dessus dans le seul but d’assurer une déserte territoriale, même à perte ? Peut-on imaginer une entreprise privée mettre en place des logiques de péréquation pour financer les lignes les moins rentables par les plus rentables, mettre en place des tarifications spéciales, privilégier le service sur le profit ? Non. C’est bientôt la seule logique du profit qui s’imposera aux usagers comme aux cheminots.

Continuons de refuser ce modèle et montrons-nous vigilants comme usagers et citoyens, lorsque nos régions passeront les premiers appels d’offres ferroviaires.

Le Parlement européen ouvre la voie à la libéralisation totale du rail en 2020 (Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de Gauche)
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 17:55
Donald Trump et l'extrême-droite israélienne: un éditorial du Monde qui fait froid dans le dos sur le durcissement pro-colonial et pro-israélien de l'administration américaine
 

Editorial. En désignant un partisan de la colonisation de la Cisjordanie comme prochain ambassadeur des Etats-Unis en Israël, le président élu paraît sur le point de bouleverser radicalement la politique américaine dans le conflit israélo-palestinien.

 

Editorial du « Monde » - 19 décembre 2016

 
Donald Trump paraît sur le point de bouleverser radicalement la politique américaine dans le conflit israélo-palestinien. Tel est le signe qu’il vient d’adresser à toutes les parties concernées en désignant l’un de ses avocats, David Friedman, comme prochain ambassadeur des Etats-Unis en Israël. M. Friedman est activement engagé auprès de l’extrême droite israélienne. Il est opposé à la création d’un Etat palestinien. Il défend la colonisation de la Cisjordanie par Israël. Il entend déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

 

Si elle est confirmée par le Sénat, sa nomination marquera bel et bien une rupture dans la politique américaine au Proche-Orient. Depuis 1967, et l’occupation des territoires palestiniens, les Etats-Unis s’opposent au développement des implantations israéliennes en Cisjordanie et dans la partie orientale de Jérusalem – illégales au regard du droit international, elles sont considérées par le département d’Etat comme un « obstacle à la paix ».

Depuis 1993, Washington défend le principe de la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël. Enfin, même s’ils en ont parfois émis l’intention, les présidents américains ont toujours renoncé au déplacement de l’ambassade, le statut de Jérusalem devant faire partie d’un accord de paix avec les Palestiniens.

Le tournant figurait en filigrane dans la plate-forme républicaine adoptée cet été au moment de l’investiture de Donald Trump. Au chapitre du Proche-Orient, elle ne reprenait pas la solution dite des « deux Etats ». Elle ne comprenait aucune condamnation de la colonisation. Mais la nomination de M. Friedman – 57 ans, ami personnel du président élu et l’un de ses avocats dans la monumentale faillite des casinos Trump d’Atlantic City – va plus loin.

 

Terminologie des colons

 

Elle marque la fin définitive de toute ambition américaine de favoriser, en tant « qu’honnête courtier », un règlement de paix entre Israéliens et Palestiniens. Les Etats-Unis se rangent non pas du côté d’Israël, leur ami et leur allié dans la région, mais du côté de l’ultra-droite israélienne. M. Friedman fait partie du mouvement des colons. Il finance le développement des implantations. Il soutient le site d’information Arutz Sheva, l’un des organes de la droite nationale religieuse.

M. Friedman a accusé le président Barack Obama « d’antisémitisme » – pour avoir dénoncé la colonisation. Il a jugé que le mouvement américain juif progressiste J Street, partisan des « deux Etats » de même que de l’accord conclu sur le nucléaire iranien, était pire que les « kapos » des camps de la mort nazis, rapporte le New York Times. « Nous sommes d’avis que les Israéliens ont autant de droits, sinon plus, que les Palestiniens, à s’installer en Judée et Samarie », a déclaré, en novembre, M. Friedman, reprenant la terminologie des colons pour désigner la Cisjordanie. M. Friedman, qui a une maison à Jérusalem, a dit que le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte serait l’une de ses priorités.

Contrairement à l’habitude, sa désignation a été annoncée par M. Trump alors que celle de son candidat au poste de secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, n’a pas encore été confirmée par le Sénat. Comme si M. Trump avait voulu manifester lui-même son intention de rompreavec la politique suivie par les Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien depuis près de trente ans. C’est un mauvais signe pour la paix dans cette région.

 

 Lire aussi :   Trump choisit comme futur ambassadeur en Israël un partisan des colonies

 


 


 

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