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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 07:17
Débat télévisé : Mélenchon a marqué des points
JULIA HAMLAOUI
MARDI, 21 MARS, 2017
HUMANITE.FR
Photo Eliot Blondet / AFP
 
Sur les cinq candidats à la présidentielle présents hier soir sur le plateau de TF1, Jean-Luc Mélenchon est jugé parmi les plus convaincants avec 20% des sondés qui le placent en tête, selon l'enquête réalisée par Elabe, derrière Emmanuel Macron 29% , 19% pour Marine Le Pen et François Fillon et 11% pour Benoît Hamon.
Comme son équipe de campagne l’avait annoncé, Jean-Luc Mélenchon s’est attaché, lors du débat organisé sur TF1 hier soir, a déroulé son programme sans toutefois se priver de quelques piques qui ont parfois provoqué l’hilarité de la salle et des quatre autres invités. A l’instar du moment où, en conclusion d’un vif échange entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron (le premier acculant le second sur les soutiens financiers de sa campagne potentiellement défenseurs d’intérêts privés), les présentateurs rappellent la présence des autres candidats, celui de la France insoumise, soutenu par le PCF, lâche alors : « il faut bien qu’il y ait un débat au PS ».
Invité à dire quel hôte de l’Elysée il serait, en introduction du débat, c’est en « dernier président de la Ve République » que Jean-Luc Mélenchon s’est d’abord dépeint rappelant son projet de Constituante pour en finir avec « la monarchie présidentielle ». Mais il a également affirmé vouloir s’attaquer aux urgences écologique, sociale et être le « président de la paix » plaidant pour « une France insoumise » en Europe et dans le monde.
Alors qu’a parfois été souligné par les journalistes un accord avec Marine Le Pen sur certaines questions, le gouffre qui les sépare s’est particulièrement exprimé sur le thème de l’immigration. Tandis que la candidate d’extrême droite a déroulé une nouvelle fois son antienne sur l’immigration zéro, "à tout propos on agite des fantasmes et on propose toutes sortes d'épuisettes qui ont toutes des trous dedans", a rétorqué Jean-Luc Mélenchon (un argument aussi valable contre les quotas proposés par François Fillon). « Vous les jetez à la mer ? » quand ils sont là, a poursuivi le candidat assurant que « les gens ne partent pas par plaisir » et plaidant une nouvelle fois pour tarir les causes de ces « exil(s) forcé(s) ». A savoir « les traités commerciaux » qui permettent de piller les pays plus pauvres, « les guerres » et le dérèglement climatique.  "Nous devons traiter (les migrants) quand ils sont là comme nous voudrions être traités si c'était nous qui étions chez eux. Si nous étions dans leurs conditions, alors nous partirions aussi ", a-t-il défendu estimant que sa proposition est la « seule solution rationnelle ».
Sur la laïcité, Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour « appliquer strictement la séparation des églises et de l’Etat » et pour le « respect absolu de la liberté de conscience » rappelant au passage que « 60% des Français » se déclarent « non religieux » ou athées et en ont assez qu’on leur parle sans cesse de religion. Le tout en fustigeant ceux qui se servent de la laïcité comme d’un « prétexte pour s’en prendre à une autre religion, pour être clair aux musulmans ». Et de monter au créneau face à Marine Le Pen, avec Benoît Hamon, contre une laïcité à deux vitesses qui ne s’attaque pas au concordat et, à la suite d’Emmanuel Macron, pour dénoncer la posture de la présidente du FN sur le voile. « Vous ne pouvez pas aller jusqu'à établir une police de vêtement dans la rue » et « empêcher les gens qui portent des cheveux verts » ou « ont des jupes trop courtes ou trop longues », a-t-il lancé avant de fustiger sa façon « insupportable » de créer « deux catégories de Français ».
Le candidat s’est aussi démarqué sur les affaires. Invité à s’exprimer sur la question de la sécurité, il s’en est pris, avant de dénoncer la « surenchère sécuritaire » et de défendre le retour à une « logique de gardien de la paix »,  aux 85 milliards euros qui disparaissent du fait « des tricheurs du fisc, de la corruption et des collusions » affirmant vouloir renforcer la police en charge de ces affaires-là pour que « nous récupérions nos biens ». « Quand vous dites que le débat a été pollué par les affaires de certains d'entre nous - pardon, pas moi!", a-t-il aussi déclaré à un autre moment refusant d’être mis dans le “même sac” que les deux seuls concernés, Fillon et Le Pen, et rappelant qu’il avait intégré à son programme toutes les propositions de l'association Anticor. Et d’estimer qu'il n'était "pas interdit aux électeurs, sachant ce qu'ils savent parce qu'ils en savent beaucoup, de récompenser les vertueux et de châtier ceux qui leur paraissent ne pas l'être".
Sur la question sociale, Jean-Luc Mélenchon a défendu son plan d’investissement pour la relance (fustigeant la politique de l’offre conduite par le gouvernement), la retraite à 60 ans avec 40 annuités ("il faut et il suffit que les femmes soient payées comme les hommes et, à partir de là, les cotisations sociales auxquelles ça donnerait lieu équilibreraient le régime") proposant un débat spécifique à Emmanuel Macron sur sa proposition de retraite par points, la sécurité sociale intégrale (avec un remboursement des soins à 100% et l’intégration des complémentaires), l’application des 35 heures. Il a aussi dit son désaccord « à ce stade » avec le revenu universel proposé par Benoît Hamon préférant que les actifs soient payés pour travailler ou être en formation. Il s’est également écharpé avec le candidat d’En marche ! sur l’inversion de la hiérarchie des normes (l’accord de branche ou d’entreprise qui prévaut sur la loi) qu’Emmanuel Macron propose d’appliquer pour la détermination du temps de travail. « Je ne suis pas pour un code du travail par entreprise comme je ne suis pas pour un code de la route par rue », a tancé le député européen avant de rappeler à l’ex-ministre de l’Economie qui plaidait pour le « dialogue social » que celui-ci défend plutôt un « monologue social » puisque « à la base (dans les entreprises, NDLR) il y a un rapport de forces très mauvais pour les travailleurs » prenant l’exemple des Conti, où malgré les sacrifices imposés aux salariés, la fermeture de l’usine de Clairoix a bien été décidée.
Enfin sur la question internationale, le candidat de FI a fait une proposition qu’il avait peu mise en lumière jusqu’à présent, provoquant un désaccord avec Benoît Hamon. « En Europe, la première chose à faire, c'est une conférence de sécurité de l'Atlantique à l'Oural, parce que toutes les tensions viennent du fait que, quand l'empire soviétique s'est écroulé, personne n'a négocié les frontières avec qui que ce soit”, a-t-il exposé estimant que "c'est le moment de négocier les frontières, pas la guerre, la négociation".
 
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 07:09

François Fillon a joué l'entremetteur entre le président russe, Vladimir Poutine, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, et le milliardaire libanais Fouad Makhzoumi, selon les informations du Canard enchaîné, daté du mercredi 22 mars. L'actuel candidat à la présidentielle aurait touché 50 000 dollars (environ 46 000 euros), via sa société 2F Conseil, pour avoir permis des rencontres au profit de la société Future Pipe Industries (FPI), propriété de Fouad Makhzoumi.

Une activité d'intermédiaire via une société

L'élu et le milliardaire se sont rencontrés à la fin de l'année 2014 à Beyrouth, poursuit l'hebdomadaire. En vertu de la convention nouée entre FPI et 2F Conseil, François Fillon s'était engagé à présenter à l'homme d'affaire libanais des dirigeants et des patrons. Ce qu'il parvient à faire le 19 juin 2015, lors du Forum économique international à Saint-Pétersbourg (Russie).

Les deux hommes rencontrent Vladimir Poutine, puis le PDG de Total, au cours de ce sommet international révèle Le Canard. Une autre rencontre, plus longue, aura lieu à Paris. Pour ce travail, FPI a rémunéré François Fillon 50 000 dollars en deux fois. Contacté par Le Canard enchaîné, le porte-parole de Fouad Makhzoumi a invoqué le "secret des affaires" et la"stricte légalité du contrat".

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:45
22 mars, journée mondiale de l'eau! 2 milliards d'humains consomment une eau dangereuse, 3,6 millions de femmes, d'hommes et d'enfants meurent chaque année à cause d'une eau empoisonnée

22 mars, journée mondiale de l’eau !


Sans eau, la vie n’existerait pas sur Terre. Sans eau potable, le respect des droits de l’homme n’est pas possible. C’est pourquoi l’accès à l’eau pour tous comme droit fondamental et inaliénable de l’homme est une priorité.
Or la moitié de la planète ne dispose pas d’eau potable, malgré les engagements répétés de la communauté internationale qui célèbre en ce 22 mars la journée mondiale de l’eau. Selon l’ONU, 1,2 milliards d’individus n’avaient pas accès à une « eau améliorée », c'est-à-dire, en clair, qu’ils partageaient des puits ou des rivières avec les animaux. Ils étaient environ 800 millions en 2010 et seraient 600 millions en 2016. Mais cela ne signifie pas que le reste de la population boit de l’eau claire de façon continue. Loin de là. « Il y aurait 1,9 milliard de personnes consommant de l’eau dangereuse et 1,6 milliard de l’eau de qualité douteuse ». Les bailleurs de fonds ne sont pas à la hauteur. Ils consacrent 7 milliards d’euro , dont 600 millions de l’AFD (Agence française de développement). 

Ce n’est pas avec çà que l’on atteindra l’accès universel à l’eau. L’accès à l’eau potable est un problème de volonté politique, locale et internationale. Les conséquences sont dramatiques. Plus de 3,6 millions de personnes meurent chaque année de causes liées à l’eau insalubre. Il est donc urgent de lutter contre ce fléau plus efficacement et reconnaître enfin l’eau insalubre comme premièes cause de mortalité dans le monde. Une bataille doit être engagée pour que, non seulement la question de l’eau ne soit pas oubliée, mais qu’elle constitue un objectif à part entière. En bref, convaincre ceux qui s’en lavent les mains que tout le monde ne peut pas faire…ce simple geste
Nos actions de soutien aux partenaires de terrain, de plaidoyer, et de sensibilisation sont basées sur un constat alarmant :
En France, la campagne de sensibilisation citoyenne « le droit de l’eau libre, potable et gratuite » doit s’amplifier en agissant pour que l’eau ne soit plus une marchandise et que l’accès à l’eau pour tous devienne un droit universel.
L’eau n’est pas une marchandise, l’eau est un bien commun seulement pour l’Humanité mais aussi pour le Vivant.
Afin de garantir la ressource pour les générations futures, nous avons le devoir de restituer l’eau à la nature dans sa pureté d’origine.
L’accès à l’eau est un droit humain fondamental qui ne peut être garanti que par une gestion publique, démocratique et transparente, inscrite dans la loi.

22 mars, journée mondiale de l'eau! 2 milliards d'humains consomment une eau dangereuse, 3,6 millions de femmes, d'hommes et d'enfants meurent chaque année à cause d'une eau empoisonnée
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:00
Le gouvernement doit dissoudre les groupes d'extrême-droite Brigade juive et Ligue de défense juive qui menacent de mort les militants anti-colonialistes (PCF)

Le gouvernement doit dissoudre les groupuscules d'extrême droite LDJ et BJ

Le gouvernement doit dissoudre les groupuscules d'extrême droite LDJ et BJ (PCF)

Des responsables et membres de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), comme l'an passé, et maintenant du MJCF (Mouvement des jeunes communistes de France) reçoivent des menaces d’une rare violence (menaces de mort ou de viol...) d'un groupuscule fascisant la « Brigade juive » (BJ) et relayé entre autres par la Ligue de Défense Juive (LDJ) qui se déclarent les « défenseurs de l’Etat d’Israël ». BJ et LDJ sont les relais, en France, de l'extrême droite colonialiste israélienne et de la politique de l’actuel gouvernement israélien qui a déclaré une sorte de guerre, en y mettant des moyens considérables, à toute association ou individu qui participe à la campagne BDS International. Ces militants sont ainsi désignés publiquement, leurs adresses et téléphones personnels divulgués sur les réseaux sociaux ; et pris pour cibles d'appels à la haine et d'insultes.

Des plaintes ont été déposées mais le gouvernement français, dont le silence n'est pas compréhensible, doit assurer la protection de ces citoyens qui ont choisi, à travers une campagne pacifique, de faire respecter le droit international et de combattre la colonisation des territoires palestiniens occupés, colonisation qui est un obstacle à une paix juste entre deux peuples et que le Conseil de sécurité de l’ONU a condamnée par sa résolution 2334.

Le Parti communiste français, lui aussi engagé dans la campagne BSD International, est pleinement solidaire des militants de l'AFPS et du MJCF pris pour cibles de ces menaces, et redemande avec la plus grande insistance aux autorités françaises de faire preuve de détermination, de ne pas céder aux pressions des autorités israéliennes. La dissolution de ces groupuscules tel la LDJ s’impose.

Parti communiste français,

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:19

Henri Emmanuelli, un homme de rassemblement et de dialogue (Pierre Laurent)

 

Je viens d'apprendre le décès d'Henri Emmanuelli. Je tiens à saluer la mémoire d'un homme de gauche, un homme de conviction, avec qui, au-delà de nos différences, nous avons partagé beaucoup de combats communs face à la droite et l’extrême droite, ou encore en 2005, pour s'opposer au Traité Constitutionnel européen.

Dirigeant National du parti socialiste, dont il fut premier secrétaire de 1994 à 1995, président de l'Assemblée Nationale de 1992 à 1993, Henri Emmanuelli était aussi un homme de terrain , attaché à son département des Landes dont il était député, et président du Conseil départemental .

Henri Emmanuelli était, localement comme nationalement, un homme de rassemblement et de dialogue avec qui, dans son département comme à Paris ou encore à la fête de l'Humanité, j'ai souvent eu l'occasion d 'échanger et de construire.

Je tiens à faire part à toute sa famille de mes plus sincères condoléances, ainsi qu'à tous les militants socialistes et à Benoît Hamon qui sont aujourd'hui dans la peine. Nous la partageons.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:18
Brest. 100 manifestants pour l’industrie et les services publics  (Ouest-France, 21 mars 2017)

L’Union Locale CGT de Brest appelait à un rassemblement, ce mardi midi, place de la Liberté. Une centaine de personnes y ont répondu.

Une centaine de personnes étaient rassemblées place de la Liberté ce mardi midi. Parmi elles, des grévistes de la SNCF, de la métallurgie ou encore de la poste de Saint-Marc.

"Pas d’industrie sans services publics et pas de services publics sans industries." Tel était le mot d’ordre ce midi place de la Liberté, lors du rassemblement à l’appel de la CGT.

Le syndicat entendant ainsi dénoncer, « la fermeture de sites industriels, les délocalisations, le démantèlement des services publics et la précarisation du travail qui dégradent considérablement la qualité de vie pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes. »

 

Le rassemblement avait lieu à l'appel de la CGT.
Le rassemblement avait lieu à l'appel de la CGT. | Ouest-France

 

Par la voix de son représentant Olivier Le Pichon, a CGT ajoute que « le développement d’une industrie moderne suppose des services publics de qualité en matière d’éducation, de recherche, de santé, de transport, de logement, etc. »

 

Le syndicat souligne aussi « qu’il ne peut pas y avoir de développement industriel sans services publics forts. Il est absolument nécessaire de répondre à l’impérieuse demande d’emplois dans tous les secteurs publics tels la collectivité territoriale, l’hôpital ou l’éducation. »

 

Olivier Le Pichon (à droite) lors de la prise de parole vers 12 h 30.
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 20:00
Mardi 21 mars, 18h-22h: Atelier de réflexion et de formation au local du PCF Morlaix: "la création et la répartition des richesses", animé par Roger Héré
Le quotidien que vivent les citoyens nous oblige le plus souvent à être dans l’action, d’une part pour répondre aux remises en cause incessantes par le libéralisme des garanties acquises de haute lutte  par les travailleurs, et aussi, bien sûr, pour promouvoir nos idées et les propositions alternatives que portent les communistes pour une société du commun.
 
Pour autant il nous semble nécessaire, qu’en plus de nos réunions statutaires et des actions de formation, les communistes, adhérents ou sympathisants, puissent, à l’échelle de la section, prendre malgré tout quelques heures, de temps en temps, pour réfléchir, échanger et approfondir ensemble leurs connaissances  sur différents thèmes.
 
D’où l’idée de mettre en place des “ateliers de réflexion et de formation” où dans un cadre interactif ces échanges pourraient avoir lieu.
 
Pour une première expérience la section de Morlaix a retenu le thème : “la création et la répartition des richesses”.
 
Il s’agit à partir de l’analyse de Karl Marx d’examiner comment et par qui sont créées les richesses, de voir comment elles sont distribuées et réparties aujourd’hui, en France et dans le monde,  dans notre  “univers libéralisé” qui nous est présenté comme incontournable et indépassable, et à partir de là de permettre d’envisager d’autres perspectives.
 
 
Roger anime cet atelier de réflexion et de formation avec l'aide de Vinko Markov et de Marc Corbel.
Roger Héré

Roger Héré

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 19:53

A lire dans ce numéro très intéressant, un dossier évasion fiscale "Mettre fin au hold-up" avec les articles suivants: 

Igor Martinache, Aurélien Bonnarel une France offshore ?

Éric Bocquet L’évasion fiscale n’est pas un dysfonctionnement du capitalisme libéral, elle en estle cœur

Monique Pinçon-Charlot,Michel Pinçon L’évitement de l’impôt parles plus riches, un phénomène systémique

Fabio de Masi Comment lutter contre la fraude fiscale à l’échelle européenne ?

Nicolas Bonnet Oulaldj Football Leaks, et après ?

Katia Weidenfeld Lutte contre la fraude fiscale : faire primer la justice sur la rentabilité

Jean-Marc Durand Fraude et évasion fiscales, l’urgence de nouveaux pouvoirs des salariés ! Christian Chavagneux Est-ce la fin des paradis fiscaux ?

Éric Alt La corruption de la démocratie

Christine Jakse L’enjeu de la cotisation

Olivier Vadebout Le contrôle fiscal a besoin de moyens humains ?

Revue du projet du PCF, mars 2017: dossier sur l'évasion fiscale, au coeur du système capitaliste
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 15:56
Le tour du monde en 2043 milliardaires
LUNDI, 20 MARS, 2017
HUMANITE.FR

Le magazine américain Forbes a publié ce lundi son classement annuel des milliardaires en dollars. Trente-neuf français y figurent.
 

Selon le classement mondial publié par le magazine Forbes ce lundi 20 mars, en 2017, le nombre de milliardaires a bondi de 13% en un an dans le monde, et atteint désormais 2.043, un record. Leur patrimoine a lui davantage progressé que leur nombre (+18%) et représente 7.670 milliards de dollars. La fortune totale des milliardaires français affiche un solde positif à + 21% par rapport à 2016.

Le classement de Forbes est basé sur la fortune des personnes, et non des familles. Arrêté le 17 février, il repose sur le cours de l'action et des taux de change à cette date.

Il est décliné spécifiquement pour la première fois en France suite au lancement d'une version française du magazine économique américain fin 2016 sur internet. Une version papier devrait voir le jour en septembre.

Les Etats-Unis restent le pays qui compte le plus de milliardaires en dollars, avec 565, devant la Chine (319 auquel on peut ajouter 67 à Hong Kong), l'Allemagne (114) et l'Inde (101).

Le co-fondateur de l'éditeur de logiciels Microsoft, Bill Gates, est toujours l'homme le plus riche du monde, selon le classement qui confirme l'ascension irrésistible des géants d'internet.

William Henry Gates III (61 ans) arrive ainsi en tête du classement pour la quatrième année d'affilée et la 18ème sur les 22 dernières années, avec une fortune personnelle estimée à 86 milliards de dollars. Celui qui s'est lancé dans l'aventure Microsoft à 19 ans, abandonnant au passage ses études en deuxième année à Harvard, ne détient plus que 2,5% environ du capital de l'entreprise qu'il a co-fondée avec Paul Allen en 1975.

Le dauphin au classement est aussi un ami très proche de Bill Gates, l'investisseur américain Warren Buffett, qui le suit à bonne distance avec un patrimoine estimé à 75,6 milliards de dollars.

Le gourou de la finance qui a fait fortune à la tête de la holding Berkshire Hathaway a pris la place de l'Espagnol Amancio Ortega, fondateur de l'entreprise textile Inditex et de la principale marque du groupe, Zara.

L'homme d'affaires de 80 ans rétrograde à la quatrième place, avec une fortune personnelle estimée à 71,3 milliards de dollars, immédiatement derrière le PDG et fondateur du géant d'internet Amazon, Jeff Bezos.

Agé de 53 ans, le dirigeant au crâne rasé et au regard perçant détient environ 17% du capital de son groupe, qui ne cesse de se diversifier avec succès et pèse désormais plus de 400 milliards de dollars de capitalisation.

Donal Trump en 544ème position

Portée par l'euphorie de la Bourse de New York ainsi que par une croissance très soutenue, Amazon a vu le cours de son action bondir, augmentant la fortune personnelle de Jeff Bezos de 61% en un an seulement, pour atteindre désormais 72,8 milliards de dollars.

Autre progression marquée, celle du PDG et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg qui, a 32 ans seulement, est maintenant à la tête d'un patrimoine de 56 milliards de dollars, ce qui le situe en cinquième position du classement.

Mark Zuckerberg, Jeff Bezos et les co-fondateurs d'un autre géant d'internet, Google, Larry Page et Sergey Brin (43 ans tous deux), sont les seuls parmi les vingt premiers du classement à être âgés de moins de soixante ans.

Mais il y a beaucoup plus jeune. Le co-fondateur et président de la société de paiements Stripe, John Collison (26 ans), est ainsi le plus jeune milliardaire à n'avoir pas hérité de sa fortune, avec 1,1 milliard de dollars.

Il devance de quelques semaines Evan Spiegel, co-fondateur et directeur général du réseau social Snapchat, qui vient d'être introduit en Bourse. A 26 ans, le jeune homme pèse désormais 4 milliards de dollars.

Parmi les milliardaires de la vieille économie, apparaît, en 544ème position, le président des Etats-Unis Donald Trump, dont la fortune est estimée à 3,5 milliards de dollars.

L'homme d'affaires a souvent contesté l'évaluation faite par Forbes de son patrimoine, estimant qu'elle ne reflétait pas la valeur de la marque Trump.

La France compte 39 milliardaires, Bernard Arnault en tête
La France compte 39 milliardaires, leur fortune s'élevant au total à 245 milliards de dollars et le plus riche d'entre eux est Bernard Arnault. Le patron du groupe de luxe LVMH, avec ses 41,5 milliards de dollars dans le portefeuille, se hisse à la 11e place mondiale. Il détrône Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, qui figure à la 14e place des fortunes planétaires. Elle reste malgré tout la femme la plus riche du monde.

Suivent ensuite dans ce classement arrêté au 17 février le doyen du Sénat et héritier du groupe aéronautique Dassault, Serge Dassault, le fondateur de Kering, François Pinault et le magnat des télécoms, Patrick Drahi.

Ces cinq premières fortunes françaises représentent à elles seules près de 125,8 milliards de dollars.

Alain et Gérard Wertheimer, les actionnaires majoritaires de Chanel, Emmanuel Besnier, le PDG du groupe Lactalis, Xavier Niel, le patron d'Iliad (Free), et Carrie Perrodo, la veuve du fondateur du groupe pétrolier Perenco, complètent le top 10.

Trois personnes ont parallèlement fait leur entrée dans le club des très riches: Philippe Ginestet, le fondateur de la chaîne de magasins Gifi, Christian Latouche, le PDG du groupe de services aux entreprises Fiducial et Dominique Desseigne, le patron des casinos et hôtels Barrière.

En comptant ces nouveaux arrivés, la fortune totale des milliardaires français a bondi de 21% par rapport à 2016.

Aucun d'entre eux ne tire sa richesse d'une entreprise technologique, alors même que le top 10 au niveau mondial compte les fondateurs de Microsoft, Bill Gates, d'Amazon, Jeff Bezos, de Facebook, Mark Zuckerberg et d'Oracle, Larry Ellison.

Une autre caractéristique selon Dominique Busso, PDG de Forbes France, est que parmi les plus grandes fortunes, "on a majoritairement des héritiers ou des gens qui ont redéveloppé un héritage familial".

Sur l'ensemble des milliardaires français, 23% sont en effet des héritiers (contre 15% au niveau mondial) et 27% sont des héritiers ayant développé leur héritage (contre 20%).

Le classement de Forbes est basé sur la fortune des personnes, et non des familles. Arrêté le 17 février, il repose sur le cours de l'action et des taux de change à cette date.

Il est décliné spécifiquement pour la première fois en France suite au lancement d'une version française du magazine économique américain fin 2016 sur internet. Une version papier devrait voir le jour en septembre.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 15:53
Macron, cet obscur objet du délire médiatique
MAUD VERGNOL
MERCREDI, 15 MARS, 2017
L'HUMANITÉ
 
 

À 40 jours du premier tour de la présidentielle, le rouleau compresseur tourne à plein régime. Retour sur la fabrication redoutable d’un candidat qui attend qu’on lui serve l’Élysée sur un plateau.

C’était il y a un an, autant dire un siècle. À l’époque, le ministre de l’Économie commence à jouir d’une belle popularité dans les sondages. Lorsqu’il annonce, le 6 avril, la création d’En marche !, personne ne mise un sou sur l’avenir politique de ce nouveau mouvement. C’est pourtant le début d’une fulgurante ascension médiatique. Le lendemain, le couple Macron s’affiche main dans la main en une de Paris Match, fleuron du groupe Lagardère. « C’est le début du déferlement médiatique », nous explique le sociologue Philippe Riutort. « Les hebdos découvrent qu’il intrigue et fait vendre du papier. Alors la machine s’emballe. D’abord, autour du personnage, de sa vie privée, avant de s’intéresser à son projet », rappelle ce spécialiste de la communication politique (1). Le sourire éclatant de l’ex-associé de la banque Rothschild tapisse les kiosques de l’Hexagone et fait sauter les tiroirs-caisses des magazines people. « Là, c’est trop ! » fait mine de concéder le candidat, en septembre. « Ça me gêne, parce que ma démarche, elle est politique, elle n’est pas frivole ! » lance Emmanuel Macron lors de l’émission Questions politiques, avant de lâcher : « J’ai décidé de ne pas cacher ma vie privée… On a là aussi, comme sur l’argent, en France, un rapport traumatique à la vie privée. » Il vient de claquer la porte de Bercy, le 30 août. Le soir même, le JT de France 2 lui consacre une ouverture de vingt minutes ; TF1, une interview d’un quart d’heure. Le lendemain matin, son visage s’affiche en une de tous les quotidiens nationaux… la campagne du candidat, qui ne l’est pas encore officiellement, est lancée.

« Sa stratégie lui permet de susciter l’événement selon son propre agenda »

« Macron a su rapidement utiliser les médias à son avantage grâce à une grande maîtrise de sa communication et de son agenda », rappelle Philippe Riutort, à qui l’équipe d’En marche ! a confié qu’elle refuse neuf sollicitations médiatiques sur dix… « Sa stratégie de ne jamais communiquer par “ petites phrases”, de toujours imposer à ses interlocuteurs de jouer sur son propre terrain sur des formats longs et de ne pas commenter les campagnes des autres est très efficace. Elle lui permet de susciter l’événement selon son propre agenda, ce qui est déterminant dans une période électorale », analyse le sociologue. Idem pour le feuilleton des ralliements à sa candidature. Les équipes d’Emmanuel Macron négocient en coulisses le tempo, pour que la longue liste de ses nouveaux soutiens « nourrisse la bête » chaque jour.

« Et pourquoi pas lui ? » en une du Point. « La fusée Macron » et « L’homme de la situation » chez l’Obs, ou encore « La bombe Macron » pour l’Express… Au-delà de la saturation, c’est l’idolâtrie des grands médias « mainstream » qui interroge le pluralisme de la presse autant qu’elle enseigne sur le projet politique d’En marche ! En effet, depuis l’annonce de sa candidature, en novembre, les éditoriaux dithyrambiques le disputent à la fascination extatique, contribuant au fil des mois à la crédibilisation de sa démarche. L’ancien ministre de l’Économie se présente comme le candidat « antisystème », symbole de la modernité en politique ? Qu’à cela ne tienne, voilà que Laurent Joffrin, dans Libération, nous explique que l’ex-associé de la banque Rothschild, passé par les rangs de l’ENA, puis l’Inspection des finances, avant d’atterrir à Bercy, « fait souffler un zéphyr de nouveauté sur la vie politique ». Nicolas Beytout, dans l’Opinion, file la métaphore, sentant « un vent de fraîcheur » autour d’En marche ! Et Yves de Kerdrel, dans le Figaro, de respirer à son tour « le grand bol d’air frais » qu’amènerait Emmanuel Macron dans le débat public.

De nombreux soutiens parmi la poignée de milliardaires qui détiennent les médias

Le consensus médiatique est tel que même François Fillon et Marine Le Pen, qui n’ont pourtant rien à jalouser à leur concurrent en matière de surmédiatisation, commencent à s’inquiéter. La candidate d’extrême droite, qui doit elle aussi beaucoup à certains grands médias pour avoir crédibilisé sa « dédiabolisation » de façade, s’en donne à cœur joie, sur le refrain du complot médiatique. Une aubaine pour Macron. Car, quiconque, désormais, s’interrogera sur ses liens avec les grands patrons de presse sera accusé de complicité avec les délires du FN. Mais les faits sont têtus. Parmi la poignée de milliardaires qui détiennent désormais la quasi-totalité des médias français, nombreux sont ceux qui ont déclaré leur flamme au candidat d’En marche ! « J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron », a twitté Pierre Bergé, l’un des actionnaires du Monde, le soir de la primaire socialiste. « J’aime bien Emmanuel pour son côté volontariste et libéral », affirmait Xavier Niel dans une interview à Society en mai. L’Obs, un des titres phares de son groupe, a consacré pas moins de huit unes, en quelques mois, au candidat d’En marche ! Mais le bourrage de crâne médiatique et les scénarios politiques prémâchés ne font pas une victoire électorale. L’année 2016, des deux côtés de l’Atlantique, en a fait l’amère expérience.

(1) Auteur de Sociologie de la communication politique, La Découverte, et de la Politique sur un plateau, PUF.
Chef de la rubrique Politique
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