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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 08:28
Libération de Jacqueline Sauvage: une victoire pour toutes les femmes qui subissent des violences (Laurence Cohen, PCF)

Libération de Jacqueline Sauvage : Une victoire pour toutes les femmes qui subissent des violences

Jacqueline Sauvage est enfin libre suite à la grâce totale accordée par François Hollande.

C'est une victoire pour toutes les femmes qui subissent des violences, pour tous et toutes les féministes, les progressistes qui se sont mobilisé-e-s en sa faveur.

Mais le chemin reste long pour débarrasser la société de ce fléau.

Aussi, faut-il continuer à nous mobiliser pour faire bouger les mentalités, pour exiger des moyens supplémentaires afin de mieux former les professionnels de justice, de police, de santé ainsi que les partenaires sociaux.

C'est l'une des exigences portée par les militantes et militants communistes.

Mais à la veille de la nouvelle année, ne boudons pas notre plaisir, la libération de Jacqueline Sauvage est une très bonne nouvelle pour tous ses soutiens et d'abord pour elle-même et sa famille.
 

Laurence Cohen, Responsable nationale du PCF aux droits des femmes et au féminisme,

Libération de Jacqueline Sauvage: une victoire pour toutes les femmes qui subissent des violences (Laurence Cohen, PCF)
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 08:16
Renault Carlos Ghosn s’offre 6,4 millions d’euros pour Noël
MARDI, 27 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Le patron de Renault s’est fait un petit plaisir en Bourse. Le 16 décembre dernier, Carlos Ghosn a usé de son droit à acheter des actions de son entreprise à prix fixe. Une bagatelle, il en a pris 132 720, achetées 37,43 euros pièce. Sauf que le cours en Bourse de l’action Renault, dopé par l’annonce d’un accord de flexibilité pour les trois prochaines années, vaut 85,30 euros. La plus-value réalisée en revendant directement ces actions est de 6,4 millions d’euros. C’est l’économiste Benoît Boussemart, spécialiste des grandes fortunes, qui a déniché la magouille et l’a relatée sur son blog. Une coquette somme qui permettra au patron le mieux payé de France de tenir jusqu’à son troisième salaire, celui qu’il touchera comme patron de Mitsubishi. Car Carlos Ghosn a déjà perçu 16 millions d’euros en tant que dirigeant de Renault et de Nissan, malgré les réprimandes du comité d’éthique du Medef… Pi. M.

Journaliste, spécialiste des nouvelles technologies
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 19:09
Le fondateur du modèle social que Fillon entend bouleverser s’appelait Ambroise Croizat: Damien Augias analyse le film de Gilles Perret sur le site Slate.fr (28 décembre 2016)

Tandis que le programme de François Fillon promet une remise à plat de la Sécurité sociale, le film «La Sociale» de Gilles Perret entend rendre justice au père fondateur du plan de création de cette institution sur laquelle repose tout notre modèle social.

Certains films vivent grâce au bouche-à-oreille plus que par un «plan médias» et un matraquage publicitaire. Pour les documentaires engagés, genre qui peut peiner à trouver son public, ce constat est sans doute encore plus vrai et les différents films de Gilles Perret l’illustrent particulièrement. 

Après deux premiers documentaires couronnés d'un succès relatif (Ma mondialisation en 2006, De mémoires d’ouvriers en 2012), Gilles Perret s'est surtout fait connaître avec desJours heureux (2013), qui exhumait la mémoire du programme du Conseil national de la Résistance (CNR) et en retraçait son héritage. Avec La Sociale, qui approfondit ce travail de mémoire sur le nouveau contrat social établi à l'issue de la guerre, le réalisateur a décidé, contre les tendances de la production audiovisuelle (et avec le soutien indéfectible de son producteur Jean Bigot), de rendre hommage à l’histoire et à l’actualité de la Sécurité sociale, soixante-dix ans après sa naissance au lendemain de la Libération, sous l’impulsion du monde ouvrier et avec l’assentiment du gouvernement provisoire de la République française.

À vrai dire, La Sociale, dans un registre passionné et militant, veut davantage rendre justice que rendre hommage au père fondateur –aujourd’hui volontiers oublié– du plan de création de la Sécurité sociale, le ministre communiste du Travail (en 1945-1947) Ambroise Croizat, lui-même ancien ouvrier et syndicaliste de la métallurgie, originaire de la vallée industrielle de la Maurienne en Savoie,  qui prononça cette phrase limpide rappelée par le film: «Dans une France libérée, nous libérerons les Français des angoisses du lendemain.» 

Une figure mise de côté

Alors même qu’Ambroise Croizat fut loué de son vivant et que sa mort prématurée en 1951 donnera lieu à des funérailles populaires de grande ampleur, c’est aujourd’hui bien davantage le nom du haut fonctionnaire Pierre Laroque, directeur général de la Sécurité sociale de 1944 à 1951, qui est resté dans les mémoires concernant l’élaboration du premier projet de Sécurité sociale  (ordonnances des 4 et 19 octobre 1945). Pierre Laroque incarne d’ailleurs une des figures historiques du haut fonctionnaire du XXe siècle en France, typique de la période de croissance des Trente Glorieuses, avec ses collègues François Bloch-Lainé ou Claude Gruson.

Le relatif oubli d’une personnalité militante telle que Croizat s’explique sans doute par les faveurs dont bénéficient les dimensions institutionnelle et administrative dans l'écriture de l’histoire politique française. Le film attire cependant l'attention sur l'explication politique de cet oubli de Croizat: Laroque étant considéré comme un gaulliste, plus consensuel qu’un ministre communiste, il était mieux en mesure d'incarner un acquis social bénéficiant de l'assentiment général, alors que l’on sent, dès 1946, poindre les premiers soubresauts de la Guerre froide.

Pour illustrer le contexte de l’après-guerre, La Sociale s’appuie sur des archives filmées minutieusement sélectionnées, montrant notamment comment les syndicats ouvriers –communistes ou non– sont devenus progressivement les acteurs-clés de la gestion locale des caisses de sécurité sociale, sur tout le territoire français, avec le soutien volontariste de l’Etat qui, en appliquant notamment le programme du CNR, cherchait par ce biais à pacifier une société française meurtrie par la guerre et l’occupation, et particulièrement divisée lors de la Libération. Ce «compromis historique» entre de Gaulle et les communistes –qui, auréolés de leur gloire résistante et alors au faîte de leur puissance électorale, participent au gouvernement provisoire jusqu’en 1946– dans le contexte de l’après-guerre et de la constitution d’une société plus juste, a été à l’origine de la création de l’Etat-providence en France, ce qui est parfois oublié aujourd’hui et qu’il n’est jamais anodin de rappeler.

La force des témoignages

À travers des témoignages souvent chaleureux voire émouvants, Gilles Perret donne la parole à des personnalités très diverses, ce qui rend le documentaire à la fois émouvant et instructif. Michel Etiévent, historien du social et biographe d’Ambroise Croizat – et comme lui originaire de la Savoie ouvrière – évoque la mémoire du ministre, en compagnie de sa fille, sur les lieux de son usine, de sa maison familiale et de son ministère, rue de Grenelle. Le passage (improvisé) durant lequel François Rebsamen, alors locataire du bureau du ministre du Travail où Croizat avait conçu le plan de Sécurité sociale avec Pierre Laroque, est particulièrement cruel pour l’actuel maire de Dijon: si on pouvait s'attendre à ce qu'il semble ignorer l’existence de son prédécesseur, le plus cocasse est qu'il paraît considérer que le ministère du Travail est totalement étranger à la Sécurité sociale, et que celle-ci doit bien davantage au général de Gaulle qu’au parti communiste. 

Parmi les autres experts, il faut mentionner également les analyses pertinentes de la sociologue Colette Bec (auteur du brillant essai La Sécurité sociale. Une institution de la démocratie), du politiste Frédéric Pierru et de l'économiste Bernard Friot, tous spécialistes de la Sécurité sociale. Si chacun d'entre eux s'attache à en défendre les valeurs et l'héritage, ils se montrent aussi plus critiques, sans doute, que le réalisateur et le producteur: ainsi Colette Bec rappelle que le manque de projection et d’adaptation du modèle social porté par la Séurité sociale, progressivement devenu par trop gestionnaire, a pu prêter le flanc à une critique de plus en plus répandue de l’Etat-providence.

Ce que l'on retient surtout du propos de ces experts, c'est le sens même et la portée globale de la Sécurité sociale au sein de notre système démocratique, c'est-à-dire moins un débat technique et comptable (sur le «trou de la Sécu»... peut-être plus mémoriel que financier en définitive), auquel nous sommes trop habitués, qu'une institution qui fait société: «La Sécu, c'est le droit de vivre», nous dit Michel Etiévent, Colette Bec rappelant quant à elle l'extraordinaire division par trois en dix ans de la mortalité infantile suite à la création de la Sécurité sociale.

Un héritage à revendiquer

Les entretiens avec les leaders syndicaux, Philippe Martinez (CGT), Jean-Claude Mailly (FO) et Laurent Berger (CFDT) à propos de l’héritage de la Sécurité sociale sont de ce point de vue plus convenus et moins instructifs, même s’il est sans doute utile de rappeler, comme l’un d’eux le fait, que la notion de «charges sociales» a significativement pris le pas sur celle de «cotisations sociales», à la base du système de solidarité sociale français: un modèle en définitive inspiré à la fois par les modèles universaliste de type «beveridgien» et assuranciel de type «bismarckien», dans lequel chacun doit recevoir selon ses besoins, et cotiser selon ses moyens.

Mais le témoignage le plus poignant et le plus tranchant du film est à n’en pas douter celui d’un ancien ouvrier métallurgiste de 96 ans, syndicaliste CGT qui participa en 1946 à la caisse de sécurité sociale dans son département de Haute-Savoie. Ce «grand témoin», Jolfred Fregonara –car tel est son nom… qui ne s’invente pas–, malheureusement disparu depuis la sortie du film, crève littéralement l’écran par son humour communicatif et son caractère bon vivant malgré son grand âge. On retiendra en particulier ses souvenirs de militant, toujours méfiant à l’égard des «gestionnaires» –le premier système de la Sécurité sociale laissait une grande place aux syndicats, remplacé dans les années 1960 par une gestion au sein de laquelle le patronat et l’administration pesaient davantage.

Lorsqu'ils met ainsi en garde la promotion d’élèves fonctionnaires de l’École nationale supérieure de la Sécurité sociale (EN3S) de Saint-Etienne auxquels il s'adresse, c'est pour les enjoindre à défendre l’État-providence et à en revendiquer l'héritage. S’étonnant auprès de l’administration de l’École, de manière faussement naïve, du choix de baptiser l’amphithéâtre du nom de Pierre Laroque plutôt que de celui d’Ambroise Croizat –dont son interlocuteur ignore, sans surprise, son existence–, il risque malicieusement une explication: «peut-être parce qu’il était communiste ?»

Sonette d'alarme

La dernière partie du film, largement déséquilibrée par rapport à la (longue) première partie historique, ouvre logiquement sur l’actualité du sujet et pose la question de la pérennité de la Sécurité sociale face aux menaces de privatisation qui se font de plus en plus entendre. Si le tournage du film s'est achevé avant la primaire de la droite et du centre, cette question entre encore davantage en résonnance aujourd'hui avec le projet du candidat François Fillon –qui a cependant du revenir ces derniers jours sur l'hypothèse du déremboursement des risques «mineurs». 

C’est lors de cette dernière séquence que Gilles Perret laisse volontiers la parole à un dernier témoin, Anne Gervais, hépatologue et porte-parole du Mouvement de défense de l’hôpital public, qui fait part de son inquiétude, mais aussi de son indignation, au sujet de la remise en cause de la Sécurité sociale et de son remplacement par des couvertures sociales privées –soit le passage de plus en plus pressenti, en particulier concernant la branche retraite, d’une logique (solidaire) de répartition à une logique (individuelle) de capitalisation.

En forçant un peu le trait, Gilles Perret choisit alors d’éclairer cette menace par la diffusion d’une déclaration caricaturale, lors d’une Université d’été du Medef, de Denis Kessler, dans laquelle le PDG du Groupe Scor (société de réassurance) critique le monopole public de la Sécurité sociale française. Gilles Perret en remet ensuite une couche en reproduisant le témoignage non moins exagéré d’un ayatollah de l’ultralibéralisme soutenant que l’existence et la «persistance» du modèle social est la preuve que la France est un pays «soviétique» –ce que le réalisateur parvient à tourner en dérision en filmant le siège montreuillois de la CGT sur le fond sonore de l’Internationale.

En valorisant à l’envi les excès de ces prises de position, bien réelles dans un pan de la société et des élites économiques, Gilles Perret cherche à tirer la sonnette d’alarme au sujet des menaces aujourd’hui portées au système de sécurité sociale vieux de soixante-dix ans. Malgré l'actualité du sujet et de la question de la pérennité du modèle social porté par la Sécurité sociale, il faut pourtant reconnaître que la première partie historique du film, beaucoup plus riche et percutante, se laisse regarder avec plus de plaisir et nous apprend bien davantage que la deuxième séquence, tout aussi engagée mais moins originale. Pour celles et ceux qui veulent mieux connaître la genèse et les fondements de notre État social, il faut dans tous les cas recommander ce beau documentaire encore en salles.

 

 

 

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:56
sur un an, toutes catégories confondues, la hausse est plus nette, de 1,5/%, le nombre de chômeurs passant de 6	143	400 à 6	238	400.

sur un an, toutes catégories confondues, la hausse est plus nette, de 1,5/%, le nombre de chômeurs passant de 6 143 400 à 6 238 400.

Précarité et chômage de masse, le seul bilan de François Hollande
CLOTILDE MATHIEU
MERCREDI, 28 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Si le gouvernement se félicite de voir diminuer le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, une première depuis 2008, les syndicats alertent sur l’explosion de la précarité et dénoncent l’échec de la politique du gouvernement.

«C’est la satisfaction du travail engagé », a lancé lundi François Hollande en réaction à la publication des chiffres du chômage du mois de novembre, l’œil rivé comme toujours sur la seule catégorie A (celle regroupant les personnes n’ayant eu aucune activité durant le mois). Celle-ci a connu un nouveau recul pour le troisième mois d’affilée. Une première depuis 2008. Une bonne nouvelle que Manuel Valls n’a pas manqué de souligner, vingt minutes seulement après la publication des chiffres. « Depuis janvier 2016, il y a 135 000 demandeurs d’emploi en moins. Le chômage baisse durablement dans notre pays. Continuons ! » Or, si le nombre des personnes inscrites dans cette catégorie s’est établi à 3,45 millions en novembre, en recul de 31 800 par rapport à octobre, en revanche, toutes catégories confondues, les demandeurs d’emploi ont augmenté de 23 500 (+ 0,4 %). Sur un an, la hausse est plus nette, de 1,5 %, le nombre de chômeurs passant de 6 143 400 à 6 238 400. « Un chômage qui reste à des niveaux très élevés », souligne l’économiste du groupe de protection sociale Humanis, Stéphanie Villers. D’autant que l’amélioration vantée par le président de la République n’est due qu’à un accroissement de la précarité.

Faire passer cette baisse en trompe-l’œil

Ainsi, les catégories B et C, qui regroupent les personnes sous contrats précaires, ont bondi de 8 %, passant de 1 878 100 à 2 028 800, relève la CGT dans son communiqué. « Si nous conjuguons ces chiffres avec la diminution de l’indemnisation, nous ne pouvons pas voir là une embellie mais bel et bien une explosion de la précarité », a également affirmé la CGT. Un constat partagé par Force ouvrière qui de son côté voit dans ces chiffres « un enracinement de la précarisation des demandeurs d’emploi » qui « fait la démonstration, s’il le fallait, de la nécessité de la mise en place d’un système de bonus/malus sur les contrats de travail de courte durée ». Le syndicat de Jean-Claude Mailly a également alerté sur la situation « catastrophique » des plus de 50 ans qui ne « sont pas concernés par les reprises d’emploi, même précaires ».

Mais peu importe pour le gouvernement, même si le prix à payer est d’avoir plus de travailleurs pauvres, de précaires et un accroissement des inégalités, l’essentiel étant de faire passer cette baisse en trompe-l’œil comme le fruit de sa politique. En commençant par mettre en avant les formations dont bénéficient les demandeurs d’emploi dans le cadre du plan 500 000 formations supplémentaires. En novembre, 14 100 demandeurs d’emploi supplémentaires ont ainsi basculé en catégorie D (+ 4,3 % en un mois, mais aussi + 4 % sur les trois derniers et, surtout, + 21,9 % sur un an). Une bonne chose, estime Stéphanie Villers, « car on sait que ceux qui subissent le plus le chômage sont les jeunes sans formation », mais encore « faut-il que ces formations soient en phase avec le besoin des entreprises », ajoute-t-elle. Qui, selon de nombreux analystes, sont plutôt utiles pour « maquiller les chiffres ».

Une tendance qui pourrait bien s’inverser

Idem pour le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice), les 40 milliards d’euros par an octroyés aux entreprises sans condition. Soit l’équivalent de 300 000 euros par emploi créé en 2016… « C’est quelque chose de considérable et qui, à ce stade, est arrivé à un maximum qui n’a pas de raison d’être poursuivi (à cette) ampleur importante », a affirmé la socialiste Karine Berger, soutien du candidat à la primaire socialiste Vincent Peillon. D’autant que la tendance pourrait bien s’inverser, comme l’a d’ailleurs reconnu le président de la République : « Il faut faire attention parce que, le mois prochain, il y aura peut-être une augmentation. (…) Rien n’est joué. » Jusqu’ici François Hollande a bénéficié d’une croissance plus forte en emplois. Puisque, « avec 1,2 % de croissance ; on crée 1 % d’emplois en plus, expliquait, lors du dernier point de conjoncture, le chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee, Dorian Roucher. Dans les années 2000, il fallait 3 % de croissance pour augmenter l’emploi de 1,5 % », avait-il ajouté. Or, les prévisions de croissance ne cessent d’être révisées à la baisse. En attendant, le taux de chômage devrait se stabiliser, les créations étant tout juste suffisantes pour absorber l’accroissement de la population active, et passer sous la barre des 10 %, en atteignant 9,8 % mi-2017. Sans toutefois retrouver, d’ici à la fin du quinquennat de François Hollande, son niveau du début de mandat.

Journaliste à la rubrique social-économie
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:56
Recette des Crêpes - de la farine pour Valls et des oeufs pour Macron (affiche des Jeunes Communistes d'Ille-et-Vilaine)
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:48
Brest: jusqu'à la fin de la vie, on dit oui aux Goristes (Ouest-France, 26 décembre 2016)

Frédérique GUIZIOU. Ouest-France

Ils nous les gonflent, c'est le titre du spectacle de Noël des huit amis chansonniers : un retour sur 25 ans de chansons des Goristes ! Pour les Brestois qui ont faim de foie gras autant que d'impertinences !

20 ans que vous vous produisez pendant les fêtes de Noël au Vauban ! Avec un succès chaque année renouvelé. Aucune lassitude ?

Yvon Etienne, porte-parole des Goristes. Absolument pas ! Tant que le public nous redemande, on continue. C'est chouette de voir les vieux comme nous arriver avec leurs enfants et même leurs petits-enfants. C'est quelque chose de vraiment spécial. Même si on a pris de la bouteille et de la bedaine, on aborde ces concerts de Noël avec les mêmes entrain et plaisir. Les Goristes, c'est avant tout un groupe de potes qui s'amusent vraiment bien ensemble et qui ne s'en lassent toujours pas. Et c'est quand même les seuls concerts où les musiciens connaissent tous les noms des gens dans le public !

Ils nous les gonflent, c'est le titre de votre spectacle. À qui faites-vous allusion ?

À tous ces soi-disant leaders d'opinion qui croient savoir ce que les gens pensent et qui se donnent le droit de l'ouvrir à leur place. Tous ces Zemmour, ces Apathie, ils nous les gonflent !

Vous faites aussi un retour sur 25 ans de chansons ! Quelle mémoire !

Oui, c'est dingue, il suffit d'entonner le refrain et tout le reste revient ! Quand quelqu'un dans le public nous demande un incontournable comme Aux champs les lisiers sur l'air de Joe Dassin, impeccable ! Pareil pour La pompe à merde à Bellec et son « aussi sec » d'anthologie. Mais quand un autre demande, la bouche en coeur, Le twist du frigo - oui, ça arrive - et bien là, c'est plus compliqué...

Le mode chansonnier semble tomber en désuétude au profit du « stand up » et autre « one-man-show ». Qu'en pensez-vous ?

Entre nous soit-dit, la plupart des humoristes ne cassent pas trois pattes à un canard. Mais le chansonnier, c'est une habitude si gauloise qu'il ne risque pas de disparaître. Le vrai problème, aujourd'hui, c'est plutôt l'auditoire. Il faut être sûr de lui, comme le dit bien la fameuse phrase de Desproges : « On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui. » Le politiquement correct, les blagues censurées parce qu'elles offensent des communautés particulières, tout ça est devenu plus compliqué. Évidemment, ça ne se pose pas ici, les Goristes peuvent être sûrs à 100 % de leur auditoire.

Les Goristes auraient donc des limites maintenant ?

Quand même pas ! Personne ne nous a encore empêchés de sortir nos grosses conneries ! Nous, on fait juste attention à ne pas blesser, à ne pas être méchants. On ne citera personne, mais il y a quand même des gens qui se vexent facilement... Le persiflage exige du talent. La force des Goristes vient aussi de notre faculté d'autodérision. Savoir rire de soi-même, c'est la base du métier.

Comprendre les Goristes exige, en plus de l'humour, une bonne dose de culture locale. Ça n'a pas freiné votre carrière ?

Absolument pas ! On n'a jamais visé (ni chanté d'ailleurs, ou pas encore !) l'international ! Le plus loin qu'on aille, c'est Paimpol et son festival. Aucune inquiétude pour les étrangers qui se risqueraient au Vauban. Les Goristes ont tout prévu dans leur lexique français-brestois !

Mardi 27 mercredi 28 et jeudi 29 décembre, à 20 h 30, au Vauban. Derniers billets en vente au Vauban, à Dialogues Musiques et sur ticketmaster.fr. Tarif unique : 17 €.

Brest: jusqu'à la fin de la vie, on dit oui aux Goristes (Ouest-France, 26 décembre 2016)
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:44
Israël : arrogance, mépris de l’ONU et mépris du droit appellent des sanctions

Communiqué de l’AFPS, mardi 27 décembre 2016

 

L’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2334 continue à provoquer une tempête de réactions indignées dans les milieux dirigeants israéliens. La palme du grotesque revenant au ministre de la défense, Liberman, qui parle de « nouvelle Affaire Dreyfus » à propos de la Conférence de Paris annoncée pour le 15 janvier et appelle les Juifs de France à rejoindre Israël … s’ils veulent rester juifs ! Et une autre palme à Netanyahou qui vient de découvrir qu’Obama complotait contre lui après lui avoir octroyé … 38 milliards de dollars.

 

Entendre Netanyahou parler de sanctions contre les pays ayant voté la résolution a quelque chose de surréaliste, alors qu’Israël, qui bafoue avec constance les résolutions de l’ONU le concernant, n’a jamais été sanctionné. Suspension des aides au développement du Sénégal et de l’Angola, annulation de la visite du président ukrainien, annulation d’une rencontre avec Theresa May en marge du sommet de Davos… Pour un peu on s’attendrait à le voir proclamer unilatéralement la suspension de l’Accord d’association avec l’Union européenne ! Il s’en gardera bien sachant qu’Israël en est le grand bénéficiaire et jouit quasiment d’une place de 28ème membre.

 

On est là devant le résultat de cette culture de l’impunité profondément installée chez des dirigeants israéliens qui se voient rappeler le droit par le Conseil de sécurité pour la 1ère fois depuis 1980. Tout rappel au droit est ainsi considéré comme une agression par un Etat qui, au fil des ans, s’est ancré dans l’idée qu’il ne peut accepter d’être traité comme les autres Etats du monde. L’impunité engendre nécessairement l’arrogance.

 

Pas complètement inconscient quand même, Netanyahou a demandé à ses députés de ne plus s’exprimer « sur l’annexion de territoire et la construction dans les implantations, parce qu’il pourrait y avoir une autre mesure internationale (contre Israël) avant le changement d’administration américaine le 20 janvier ». Il suffirait ainsi d’attendre Trump pour remiser l’Onu au magasin des antiquités, lui pour qui elle est « juste un club pour prendre du bon temps ». Et reprendre alors en toute tranquillité la suite du dépeçage de la Palestine.

 

La question posée à la communauté internationale, et donc à la France, est à la fois celle de la nécessité de choisir entre l’ONU et la loi de la jungle et celle d’une réponse politique face à la griserie de dirigeants voyous.

 

Cette réponse politique tient en quelques termes simples : reconnaissance immédiate pleine et entière de l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, suspension de l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël et de toute coopération militaro sécuritaire, interdiction des produits des colonies et de tout service lié à la colonisation...

 

Juste de quoi amener les dirigeants israéliens à s’interroger sur leur stratégie et contraindre Israël à prendre le chemin de la paix.

 

Le Bureau national de l'AFPS

 

Voir aussi notre communiqué du 23 décembre :
Le Conseil de Sécurité de l’ONU condamne sans appel la colonisation de la Palestine par Israël

Un rappel bienvenu du droit international, face à un avenir menaçant

Israël: arrogance, mépris de l'ONU et mépris du droit appellent des sanctions (communiqué de l'AFPS, 27 décembre 2016)
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:25
Chômage: pour les précaires, pas de cadeaux de Noël (communiqué de la CGT, 26 décembre 2016)
Chômage : pour les précaires, pas de cadeaux de Noël
CGT
LUNDI, 26 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITE
Selon les chiffres rendus publics pour le mois de novembre, seule la catégorie A voit ses chiffres baisser de 3,1 % sur 3 mois consécutifs et de 3,4 % sur 1 an. Pour les autres, la potion est amère ! Y a-t-il un « modèle » européen qui vise à augmenter la précarité à défaut de lutter contre le chômage ?
Sur 1 an, les demandeurs d’emploi, toutes catégories confondues, sont passés de 6 143 400 à 6 238 400. Ce qui fait encore une augmentation de 1,5 %.
Par ailleurs, les catégories B et C qui regroupent les personnes sous contrats précaires sont passées de 1 878 100 à 2 028 800, soit 8% d’augmentation.
Si nous conjuguons ces chiffres avec la diminution de l’indemnisation, nous ne pouvons pas voir là une embellie mais bel et bien une explosion de la précarité. Y a-t-il un « modèle » européen qui vise à augmenter la précarité à défaut de lutter contre le chômage ?
La CGT continuera à lutter contre le développement des contrats sans lendemain et pour les 32 heures sans diminution de salaire. Le travail et les richesses doivent être partagés.
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:10
28 décembre 1910, il y a 106 ans: naissance du code du travail (page facebook de Robert Clément)

28 décembre 1910, il y a 106 ans : Naissance du code du travail


A l'heure où le code du travail a subi une série de rafales, ces deux dernières années, particulièrement avec la loi El Khomri votée en force à coups de 49.3, rappelons brièvement sa naissance et notamment la loi du 28 décembre 1910 qui l'institua. 
Dès 1905, des débats voient le jour à l’Assemblée. Certains députés radicaux-socialistes prônent la conception d’un code du travail à l’image du Code civil, c’est-à-dire qui ne se contenterait pas de compiler les textes anciens mais qui en établirait de nouveaux.

Les députés de droite s’y opposent. Les discussions vont être assez vives et se poursuivre jusqu’à l’adoption de la loi du 28 décembre 1910, qui instaure donc un code du travail et de la prévoyance sociale. 
Depuis, des « toilettages » successifs l'ont allégé de quelque 500 lois tout en divisant le millier et quelque restant en près de 3 800 sous-lois et supprimant un livre sur neuf. Quand certains, et ce n'est pas nouveau, conspuent le code, en le mettant sur la balance pour mieux dénoncer son obésité (près de 4000 pages), ils omettent de préciser que parmi elles, moins d'un tiers est consacré aux lois, le reste laissant place aux commentaires.
Un Code lié à l’histoire sociale de la France
Adopté en décembre 1910 sous l’impulsion du ministre socialiste du Travail René Viviani, le Code du travail consacre un nouveau droit. Il symbolise, aujourd’hui, un siècle de bras de fer entre patronat et salariat.
«La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail. »

Datée de 2006, cette saillie rageuse de la patronne du Medef, Laurence Parisot, vient rappeler que le Code du travail, dont on fête aujourd’hui le centenaire, n’est pas qu’un simple recueil législatif et réglementaire.

Le contenu de ses 3 652 articles, répartis en huit parties, est intimement lié à l’histoire sociale de la France et à plus d’un siècle de bras de fer entre patronat et salariat.

Adoptée sous l’impulsion de René Viviani, ministre du Travail, député socialiste de la Creuse et cofondateur du journal l’Humanité, la loi du 28 décembre 1910 a pour but de codifier les « lois ouvrières » votées depuis la seconde moitié du XIXe siècle.

Ce texte, qui donna lieu à des débats houleux à l’Assemblée entre droite et gauche, est à la fois une étape et un aboutissement. Une étape car l’élaboration de ce premier Code va s’étendre sur près de dix-sept ans. Et un aboutissement car il affermit la conception même de droit du travail, jusqu’ici embryonnaire.
Le XIXe siècle reste, en effet, marqué tout autant par l’avènement d’un capitalisme échevelé que par les dégâts sociaux qu’il engendre.

Durant des décennies, le travail se caractérise en France par la « liberté contractuelle » entre le salarié et l’employeur (celle qui fait rêver aujourd’hui le Medef ! ) et dépend du seul droit civil. Les travailleurs, femmes et enfants compris, perçoivent bien souvent des salaires de misère et sont contraints de faire des journées de travail démesurées (14 heures quotidiennes) sans hygiène ni sécurité.

En 1840, le fameux rapport du docteur Villermé dénonce l’état de santé catastrophique de ces ouvriers et participe à la prise de conscience que l’État ne peut plus laisser à la seule liberté contractuelle le soin de régir les relations de travail. L’idée qu’il faut un droit spécifique fait son chemin.

Le 22 mars 1841 est votée la première des lois sociales. Elle fixe à huit ans l’âge d’admission au travail, interdit aux enfants les travaux de nuit ou dangereux mais permet, en revanche, de faire travailler 72 heures par semaine ceux de douze à seize ans… De nombreuses autres lois vont suivre : l’instauration, en 1884, de la liberté syndicale, la création de l’inspection du travail en 1892, la loi de 1898 sur l’indemnisation des salariés victimes d’accidents du travail…

Jusqu’à l’instauration du Code, en 1910, qui va rassembler l’ensemble de ces lois régissant les rapports entre employeurs et salariés. Le premier livre sera édité en 1911. Il comporte cinq titres : « Du contrat d’apprentissage », « Du contrat de travail », « Du salaire », « Du placement des travailleurs » et « Des pénalités », le tout compilé sur… 14 pages.

Un siècle plus tard, sa fonction n’a pas varié. Comme le stipule l’article L. 120-3, le Code du travail est là pour donner des contreparties au « lien de subordination juridique permanent à l’égard de l’employeur » qui caractérise tout contrat de travail. « Sitôt franchie la porte d’une entreprise, l’employeur décide, le salarié obéit, résume Gérard Filoche, inspecteur du travail. Le Code contraint, en échange, l’employeur à payer non seulement l’acte productif, mais aussi tout ce qui le permet : le repos, les congés payés, le logement, le transport, la formation, la protection contre le chômage, les accidents du travail, la maladie, la vieillesse. »

Quelques grandes dates jalonnent l’histoire du Code du travail. En mars 1919 sont instaurées les premières conventions collectives. La même année est votée la journée de 8 heures.

En juin 1936, le Front populaire proclame la semaine de 40 heures et octroie 15 jours de congés payés. En 1946, les droits sociaux, dont le droit de grève interdit cinq ans auparavant par le régime de Vichy, sont inscrits dans la Constitution. En 1950, c’est la création du Smig. En 1982, la gauche abaisse l’âge légal de la retraite à 60 ans et, en 1998, instaure la semaine de 35 heures.
Des avancées qui ne doivent pas masquer le combat violent qui perdure entre ceux qui veulent renforcer ce Code et ceux qui veulent Le mettre en pièces. Depuis un siècle, le patronat n’a eu de cesse de dénoncer ce « carcan ». « Vos lois sociales coulent une industrie déjà fragile », lançait en 1909 le sénateur Eugène Touron à René Viviani…Ce combat est plus que jamais d’actualité !

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:57
Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mercredi. Arsène Tchakarian, âgé de 100 ans,n’a rien oublié de ses années de résistance durant la Seconde Guerre mondiale.LP/Lucile Métout

Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), mercredi. Arsène Tchakarian, âgé de 100 ans,n’a rien oublié de ses années de résistance durant la Seconde Guerre mondiale.LP/Lucile Métout

Lire aussi: 

L'Affiche rouge: "Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant" (numéro spécial de L'Humanité, février 2007- Jean de Leyzieu)

Missak Manouchian, résistant mort pour la France (Guy Konopnicki, Marianne - avril 2015)

 

 

L'ancien membre du groupe Manouchian, composé de résistants communistes, vit toujours chez lui dans le Val-de-Marne.

Le téléphone sonne. C'est le 7e appel de la matinée. Cramponné à sa canne, Arsène Tchakarian décroche le combiné et croule sous les félicitations. « Merci commandant », répond timidement l'ancien artilleur, tout en réceptionnant auprès d'un livreur son troisième bouquet de fleurs. Arsène Tchakarian vient de fêter son centenaire dans son modeste pavillon de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). A deux pas de l'avenue du Groupe-Manouchian, le célèbre commando des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée de Paris), dont il est le dernier survivant. « Cent ans ? Moi je ne sens rien. Et puis, ce n'est pas moi le héros, précise-t-il. Ce sont mes camarades qui ont été tués. »

 

Sa mine fatiguée reste impassible mais les attentions lui vont au cœur. « Il y a des chocolats plein les placards... J'aimerais verser une larme. Je ne peux pas. Je n'ai jamais pleuré. » Pas même le 21 février 1944, alors que ses 22 frères d'armes tombaient sous les balles allemandes dans la clairière du mont Valérien. Pourtant, pas un jour ne passe sans qu'il ne ressasse les visages de l'Affiche rouge, propagande nazie stigmatisant les activistes de « l'Armée du crime ». « Je ne vis que pour eux depuis leur arrestation. »

 

 

La mémoire des mots grésille mais les images sont intactes. Né en Turquie en décembre 1916, exilé à Paris en 1930, le maître tailleur n'a rien oublié de son « premier coup », le 17 mars 1943. Son ami Missak Manouchian, arménien lui aussi, avait prévenu : « Fini les tracts, on nous demande de combattre avec des armes. Je vais te présenter quelqu'un. » C'est Marcel Rayman, le cerveau de l'opération.

 

Déraillements de trains, exécutions en plein jour

« C'était sur le pont Henri-IV à Paris. Il m'a demandé mon nom. Missak m'avait interdit de donner le vrai. Alors j'ai dit Charles, pensant à un autre roi de France ! » Rayman lui tend une grenade à jeter « au milieu des soldats ». « Manouchian, ou plutôt Georges, me l'a prise des mains pour la lancer lui-même », poursuit l'ex-militant clandestin. Le lendemain, ils attaquent des Feldgendarmes à Levallois-Perret.

 

Déraillements de trains, exécutions en plein jour, récupération de documents chez les communistes arrêtés : la cavale des FTP-MOI de Manouchian s'arrête en novembre 1943. « J'avais rendez-vous avec Olga Bancic, la seule femme du réseau, à la gare d'Orsay. Elle n'était pas au rendez-vous. C'était la première fois. Et j'avais vu des flics marcher derrière Rayman la veille. Je suis pas con, j'ai compris. » Une vieille connaissance l'aidera à se cacher à Bordeaux, où reprendront les opérations d'espionnage, avant le maquis du Loiret.

 

Après la guerre, il devient historien et publiera trois livres. Mais si le vétéran croyait en avoir fini avec les combats, il se trompait. L'hiver dernier, il a été agressé à son domicile. « Elles étaient deux », assure Jacqueline, Mme Tchakarian depuis soixante et un ans. Elle essuie des coups. Son mari, frappé à la tête, garde aujourd'hui d'handicapantes séquelles. Mais ne lui parlez pas de maison de repos. Arsène Tchakarian est bien trop attaché à sa liberté.

  Le Parisien

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