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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 08:09
Appel de Stockholm contre l'arme atomique: manifestation avec Gérard Philippe, sympathisant communiste, dans le cortège (1950)

Appel de Stockholm contre l'arme atomique: manifestation avec Gérard Philippe, sympathisant communiste, dans le cortège (1950)

18 mars 1950 : 3 millions de signatures pour l'appel de Stockholm


Lancé par le communiste Frédéric Joliot-Curie et le Mouvement mondial pour la paix, l'appel de Stockholm contre la bombe atomique recueille 3 millions de signatures en France. Le texte stipule: "Nous exigeons l'interdiction immédiate de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination des populations.[...] Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait contre n'importe quel pays l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme un criminel de guerre. Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel." L'appel de Stockholm sera signé par plus de 150 millions de personnes dans le mode entier.
Principaux signataires :
• Frédéric Joliot-Curie (premier signataire)
• Jorge Amado, Louis Aragon, Pierre Benoit, Marcel Carné, Marc Chagall, Dimitri Chostakovitch, Duke Ellington, Ilya Ehrenbourg,Robert Lamoureux, Thomas Mann, Yves Montand, Pablo Néruda, Noël-Noël, Pablo Picasso, Simone Signoret, Michel Simon1
• Gérard Philipe, Maurice Chevalier, Pierre Renoir, Jacques Prévert, Armand Salacrou, Henri Wallon

18 mars 1950: 3 millions de signatures pour l'appel de Stokholm contre l'armement nucléaire lancé par Joliot-Curie (Robert Clément)
Fréderic Joliot-Curie

Fréderic Joliot-Curie

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:46
Dessin de Nono pour le Chiffon Rouge (17 mars 2017): Accroche à ton coeur un morceau de Chiffon Rouge, pour tailler un costard à ces oligarques corrompus et plein de morgue!

Dessin de Nono pour le Chiffon Rouge (17 mars 2017): Accroche à ton coeur un morceau de Chiffon Rouge, pour tailler un costard à ces oligarques corrompus et plein de morgue!

Un parfum de Françafrique s'empare de l'affaire Fillon
 PAR FABRICE ARFI ET MICHEL DELÉAN

Avec la confirmation par Le Monde de l’identité du généreux donateur du candidat de la droite à la présidentielle pour ses costumes de luxe – en l’occurrence l’avocat Robert Bourgi –, l'affaire Fillon vient désormais percuter le monde des réseaux occultes de la Françafrique.

 

L'afaire des costumes de François Fillon prend une nouvelle tournure. Avec la confirmation par le journal Le Monde, vendredi 17 mars, de l’identité du généreux donateur du candidat de la droite à la présidentielle pour ses costumes de luxe – en l’occurrence l’avocat Robert Bourgi –, le dossier vient désormais percuter le monde des réseaux occultes de la Françafrique.

Alors que, depuis une semaine, la rumeur circulait avec insistance selon laquelle Robert Bourgi était l’homme qui se cachait derrière l’achat de plusieurs costumes dans la boutique de luxe Arnys (propriété de LVMH) offerts à Fillon, l’avocat parisien avait catégoriquement démenti – notamment auprès de Mediapart.

Seulement voilà, au lendemain des révélations du Journal du Dimanche (JDD) la semaine dernière, le juge Tournaire, déjà saisi des soupçons d’emplois fictifs de l’épouse de Fillon, avait obtenu auprès du Parquet national financier (PNF) que l’affaire des costumes entre dans son périmètre d’enquête, par un réquisitoire supplétif, afin de vérifier si ces libéralités ne cachaient pas un délit de « trafic d’influence ». Pourquoi offrir des vêtements de prix à un présidentiable, sinon pour en attendre quelque chose en retour ? Là est le soupçon.

Les policiers de l’Office anticorruption (OCLCIFF) de Nanterre ont, dans la foulée, mené plusieurs perquisitions dans les locaux d’Arnys, à Paris.

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, Robert Bourgi a réglé récemment pour 13 000 euros de costumes offerts à François Fillon. Ceux-ci avaient été commandés le 7 décembre 2016, soit neuf jours à peine après la victoire du candidat Fillon à la primaire de la droite, et ont été réglés par chèque le 20 février.

Ce n’est pas tout. Comme l’avait rapporté le JDD, d’autres vêtements issus de la boutique Arnys auraient été offerts depuis 2012 à Fillon pour une somme totale de 35 500 euros, semble-t-il payés cette fois en espèces. Il est cependant impossible à ce jour de savoir si Robert Bourgi est également derrière ces règlements. Si cela devait être le cas, il est étrange que cet avocat expérimenté soit passé subitement d’un mode de paiement discret (en liquide) à un autre (par chèque) qui, lui, laisse des traces.

Lors d’un entretien téléphonique avec Mediapart, jeudi 16 mars, soit la veille de la publication par Le Monde de son identité, Robert Bourgi, tout en refusant de confirmer être le généreux donateur de Fillon, avait tenu prudemment à nuancer la portée de l’affaire : « Quoi qu’il en soit, le donateur n’a commis aucun délit. »

En dehors de la justice, le déontologue de l’Assemblée nationale, où François Fillon siège depuis 2012, s’est également saisi du dossier pour vérifier si l’ancien premier ministre n’avait pas commis une faute en ne déclarant pas ces onéreux cadeaux, tout député devant faire état de présents « en lien avec leur mandat » dépassant les 150 euros. Reste à savoir si cette générosité appuyée de Bourgi relève de la vie privée de François Fillon.

Depuis la révélation de ce nouveau dossier embarrassant, le candidat de la droite à la présidentielle a pris le parti de balayer les faits d’une chiquenaude : « Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors ? », a-t-il déclaré dans Les Échos dimanche 12 mars.Selon nos informations, François Fillon n’avait pas alerté son staff de risques quant au nom de son mécène, présenté comme un vieil ami.

Et alors ? Le nom de Robert Bourgi, bientôt 71 ans, figure emblématique des réseaux de la Françafrique, fait partie de ceux qui sentent le soufre dans la sphère publique et politique depuis trois décennies. Surtout depuis qu’il a affirmé en 2011 dans un livre (La République des mallettes, de Pierre Péan), puis dans la presse (déjà dans le JDD), et enfin sur procès-verbal devant des juges (lire notre article), qu’il avait participé à des remises de montagnes d’espèces provenant de plusieurs dignitaires africains (Gabon, Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Congo-Brazzaville) au profit de l’ancien président Jacques Chirac et de l’ex-premier ministre Dominique de Villepin. Des faits démentis par ce dernier.

 

« Je n'ai jamais touché, comme on dit en Afrique, le “papier”, avait expliqué, le 4 octobre 2011, Robert Bourgi aux juges de l’affaire dite des Biens mal acquis. C'était des missionnaires qui arrivaient avec la valise diplomatique et que je conduisais chez le président de la République française, chez monsieur Chirac et chez monsieur Villepin. » Bourgi avait estimé à 20 millions d’euros le montant des espèces ainsi convoyées, entre 1995 et 2005.

Ces missions un peu spéciales auraient toutefois cessé en novembre 2005 après un clash avec Dominique de Villepin, selon le témoignage de Bourgi. Et elles n'auraient pas repris avec Nicolas Sarkozy, que Robert Bourgi avait accepté de conseiller aussitôt après sa rupture avec M. Villepin. L’ancien chef de l’État avait d'ailleurs remis en mains propres la Légion d'honneur à l'ancien Monsieur Afrique, en 2007.

En 2015, Robert Bourgi, indigné par les positions de Nicolas Sarkozy sur l’islam et le voile, avait décidé de rallier François Fillon, auquel il a ouvert plusieurs portes sur le continent africain. Mais un an plus tard, nouveau revirement : Bourgi lâche Fillon et rejoint Sarkozy. « Je crois en lui. Il aime passionnément son pays, il aime passionnément la politique étrangère et le rôle de la France dans le monde […] malgré les déconvenues judiciaires qui apparaissent ça et là », avait-il alors déclaré à la chaîne France 24.

Né en avril 1945 à Dakar (Sénégal) dans une famille d’origine libanaise, Robert Bourgi, qui est souvent présenté comme l’héritier de Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » de Charles de Gaulle, avait soutenu sa thèse à la Sorbonne sur le thème : « Le général de Gaulle et l’Afrique noire 1940-1969 ». Très vite, Bourgi a ensuite intégré tous les cercles de la droite chiraquienne. Chargé de mission de Jacques Chirac au RPR, pour les relations avec les pays d’Afrique au Sud du Sahara en 1983, il devient trois ans plus tard conseiller politique du ministre de la coopération Michel Aurillac (1986-88), puis délégué national du Club 89 (un think tank chiraquien) pour les pays en développement. Il s’inscrira au barreau de Paris en 1993.

Lors de son discours de remise de la Légion d’honneur, le 27 septembre 2007, Nicolas Sarkozy avait déclaré à l’adresse de Bourgi : « Je sais, cher Robert, pouvoir continuer à compter sur ta participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion. Je sais que, sur ce terrain de l’efficacité et de la discrétion, tu as eu le meilleur des professeurs et que tu n’es pas homme à oublier les conseils de celui qui te conseillait jadis de “rester à l’ombre pour ne pas attraper de coup de soleil”. Sous le chaud soleil africain, ce n’est pas une vaine précaution. Jacques Foccart avait raison. » Dix ans plus tard, l’affaire Fillon vient finalement lui donner tort.

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:41

 

Le voeu de méfiance de l'opposition, quant à l'installation des compteurs Linky à Morlaix, a été rejeté.
Le voeu de méfiance de l'opposition, quant à l'installation des compteurs Linky à Morlaix, a été rejeté.

Outre le débat sur le projet d'aménagement et de développement durables (Padd), le conseil municipal a évoqué plusieurs autres points, jeudi soir. Comme la question des compteurs Linky à travers un voeu de méfiance qui a été rejeté.

Compteurs Linky : le voeu rejeté. À travers un voeu, l'opposition a demandé que soit organisé un débat contradictoire avant que le conseil municipal se prononce sur l'installation, sur Morlaix, des compteurs Linky « qui interrogent et inquiètent » la population. « C'est une décision de l'État, une obligation légale à laquelle on ne peut pas faire obstacle », a exposé Agnès Le Brun, en notant qu'une expertise sur les risques sanitaires est en cours, sans que les résultats soient connus. Malgré neuf voix en sa faveur, le voeu a été rejeté.

 Soutien à Ildys. Les élus ont voté, à l'unanimité, une motion de soutien à la Fondation Ildys, qui comprend, notamment, le centre de Perharidy et la maison Saint-Luc à Roscoff. « Nous demandons une révision des modalités de financement des activités de soins de suite et de réadaptation qui donne aux établissements concernés des garanties durables pour leur fonctionnement ». 

Un crédit de 637 caractères pour l'opposition. Par l'intermédiaire d'une question orale, l'opposition a fustigé « le manque d'équité en matière d'expression de la minorité municipale » dans le Morlaix Mag. « Notre dernière tribune était effectivement trop longue par rapport à la vôtre. Vous avez un crédit de 637 caractères pour la prochaine fois », a répondu le maire, en précisant aussi que le site internet de la ville, dont l'absence de mise à jour de certaines rubriques était décriée par l'opposition, a été actualisé

.Hausse de l'indemnité des élus. En se basant sur l'augmentation de l'indice brut et sur la majoration de la valeur du point d'indice de la fonction publique validées en ce début d'année, le conseil municipal a voté une hausse de l'indemnité des élus. À titre d'exemple, un adjoint touchera 11 € bruts de plus par mois. L'opposition s'est abstenue sur ce point. 

Acquisition d'un tableau. Pour le musée des Jacobins, la ville a fait l'acquisition d'une aquarelle sur papier d'Yvon Bionnier, peintre anglais qui a séjourné à Morlaix dans les années 1840-1850. Montant : 2.000 €. 

Plusieurs subventions. Un total de 11.784,85 € de subventions a été accordé à trois dossiers de restauration de façade, de ravalement et de réfection de menuiseries. 2.600 € ont été octroyés pour deux dossiers de modernisation d'enseignes. Dans le cadre du fonds d'aide à l'initiative des jeunes, trois projets (« Destination Japon », « La quête à l'éco-lieu » et « Prenez le temps d'observer la nature ») ont été aidés pour un total de 450 €.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/conseil-suite-linky-on-ne-peut-pas-s-opposer-a-leur-installation-18-03-2017-11439134.php

 

 

Conseil Municipal de Morlaix du 16 mars 2017: "Commerces, la folie périphérique dénoncée" (Ronan Tanguy - Le Télégramme, 17 mars 2017)

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:37
La droite filloniste fait un pas de plus vers le Front national
GRÉGORY MARIN
MARDI, 14 MARS, 2017
L'HUMANITÉ
L'équipe de campagne se resserre autour d’hommes forts de la droite extrême, dont certains (comme l’ancien ministre UDF Charles Millon, dernier rallié) ont longtemps œuvré pour un rapprochement avec le FN. Photo : Jeff Pachoud/AFP
L'équipe de campagne se resserre autour d’hommes forts de la droite extrême, dont certains (comme l’ancien ministre UDF Charles Millon, dernier rallié) ont longtemps œuvré pour un rapprochement avec le FN.

Le programme de François Fillon réécrit certaines mesures du FN. Sous la dictée de cadres depuis longtemps convertis aux idées brunes.

La fuite en avant de François Fillon est-elle en train d’accélérer la recomposition des droites ? La manière dont son équipe de campagne se resserre autour d’hommes forts de la droite extrême, dont certains (comme l’ancien ministre UDF Charles Millon, dernier rallié) ont longtemps œuvré pour un rapprochement avec le Front national, le laisse à penser.

« Les digues tomberont un jour », promettait Marine Le Pen à la Revue parlementaire, en mars 2011. « La logique voudrait que, structurellement, le Front national arrive au pouvoir », poursuivait-elle, estimant que « les Français sont majoritairement pour (ses) idées ». Nul ne sait ce qu’il en sera des électeurs, mais comme la droite sarkozyste l’avait appliqué en matière sociétale, la droite filloniste, elle, a choisi de faire un pas de plus vers le FN en mettant en avant un certain nombre de mesures économiques communes (lire page 7).

Une politique « pro-entreprise » partagée

Le Cice, que Fillon comme Le Pen veulent transformer en « baisse » ou « allégement de charges »; le financement des PME par l’assurance-vie (3 % pour Fillon, 2 % pour Le Pen) ; la création d’un taux intermédiaire (24 % pour Le Pen, 25 % pour Fillon) pour l’impôt sur les sociétés : autant de propositions similaires aux deux formations. Comme l’affaiblissement des syndicats dans l’entreprise par la fusion des instances représentatives en une « instance unique », avance Fillon, « entre 50 et 300 salariés » complète Le Pen. Entre défenseurs du capital, le travail de sape des « digues » avance vite.

Dans son livre la Droite brune, UMP-FN : les secrets d’une liaison fatale, paru en octobre 2012, juste après la défaite de Nicolas Sarkozy à la dernière présidentielle, le journaliste Renaud Dély voit qu’« en entretenant une forme de promiscuité idéologique, l’UMP, revue et corrigée par Nicolas Sarkozy, et le FN, à la sauce Marine Le Pen, ont posé les fondements d’une mutation à venir, celle qui peut voir convoler la droite post-sarkozyste et l’extrême droite mariniste ». Après Anne Méaux, Gérard Longuet et Hervé Novelli, trois ex-GUD depuis longtemps passés par la machine à blanchir de la droite dite traditionnelle, le ralliement de Charles Millon est parlant. François Fillon assure qu’il n’a « jamais fait partie de (son) organigramme de campagne », mais le reçoit au QG de campagne comme au meeting d’Aubervilliers, le 4 mars. Or l’ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, exclu de l’UDF en 1998 après avoir été élu président de la région Rhône-Alpes grâce aux voix du Front national (1), n’a jamais renié ses idées. Au contraire : avec Charles Beigbeder, un autre ex-UMP en rupture de ban, il a créé un think tank qui fait la jonction entre la droite et son extrême, l’Avant-Garde, qui a publié « cinq axes de propositions pour 2017 » largement repris par le candidat Fillon, de l’inscription des « racines chrétiennes de la France dans la Constitution » à la « dénonciation de l’espace Schengen (et au) rétablissement des frontières nationales ». Mesures compatibles avec le programme du Front national. En mars 2011, Marine Le Pen, répondant à la question du « plafond de verre », estimait que « si (le FN) termine ne serait-ce qu’à 40-60, la vie politique française sera alors totalement remodelée ». L’accession au pouvoir d’une droite phagocytée par les idées brunes produirait les mêmes effets.

(1) Comme Antoine Rufenacht en Haute-Normandie en 1992, lui aussi soutien de Fillon lors de la primaire de la droite.
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:28
La CGT de l'hôpital de Morlaix appelle à de nouveaux debrayages les 22, 23, 24 mars 2017

Pensons COLLECTIF !!

Le CTE du 14 Mars a été bloqué par une centaine d'agents du CHPM qui sont venus exprimer leur vécu et leur mal être sur le terrain.

Des échanges ont eu lieu entre les agents et la direction, des échanges vifs décrivant les conditions de travail qui se dégradent dans de nombreux services ( An Haleg, Carhaix, Urgences, UHCD, ambulances …), de nouvelles fermetures saisonnières de lits ont été annoncé, à moins que ce soit des fermetures définitives au final pour faire plus d'économies …

- Fermeture UHCD du 23 Juillet au 20 Août

- Fermeture 13 lits de Cardio cet été

- Fermeture de lits de chirurgie, de pédiatrie ….

Avec ces fermetures « programmées » de lits, on va tout droit dans le mur, il y aura fatalement des conséquences néfastes pour les agents et pour les patients. Ces lits de cardio fermés, ce n'est pas une question d'activité, c'est juste une question d'absence médicale, plutôt que de faire appel à l’intérim, l’hôpital préfère fermer des lits … à l'heure où la direction rabâche à qui veut l'entendre qu'il faut développer l'activité … c'est à n'y plus rien comprendre … enfin si, on comprend que la rentabilité passe avant la demande de soins comme d'habitude …

Les plans d'action Belizal / Argoat / An Haleg avec des déqualifications de postes et les fermetures de cantous, baisse du temps médical et AMA impactent durement les agents et les résidents. Fermeture des EMAD, structures de soins prépondérantes dans la prise en soins de patients présentant des pathologies psychiatriques, les CMP ne pourront absorber la file active de patients et ne pourront pas, avec les moyens qui leurs seront alloués, faire un travail identique. Et comme le précise Madame la directrice, on ne va pas vers le mieux !!

Il est plus qu'important de réagir collectivement, que chaque service prenne ses responsabilités et se joigne aux différents débrayages.

La CGT du CHPM a déposé 3 préavis RDV Hall du bâtiment MCO

Mercredi 22 MARS débrayage de 14h15 à 15h15 (CTE bis)

Jeudi 23 MARS débrayage de 14h à 15h (CME)

Vendredi 24 MARS de 9h15 à 10h15 (Csurv.) (1h de débrayage et journée complète)

La CGT de l'hôpital de Morlaix appelle à de nouveaux debrayages les 22, 23, 24 mars 2017
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 07:08

« Les élu-es et l’accueil des réfugiés »

Marie-Christine Vergiat, députée européenne, explique son engagement

jeudi 16 mars 2017

Cette formation du CIDEFE se tiendra à Nice le vendredi 31 mars 2017

1,5 million de personnes sont arrivées illégalement sur le territoire de l’UE dont 1 million via la Méditerranée en 2015 (850 000 de la Turquie vers la Grèce essentiellement à partir du mois de mars 2015).

Après l’accord UE/Turquie, et quoi que l’on pense de cet accord, les choses ont évolué puisque seulement 363 000 personnes ont traversé la Méditerranée (moitié vers la Grèce et moitié vers l’Italie) et que, depuis le début de l’année, ce nombre s’est réduit à 20 000, soit, une projection haute de 100 000 à la fin de l’année alors qu’il y a plus de 21,5 millions de réfugiés dans le monde selon le HCR.

Pour autant, on assiste à une fuite en avant des institutions européennes sous la pression des États membres pour verrouiller encore et encore les frontières de l’UE, ficher toutes celles et tous ceux qui veulent y séjourner, repérer les dépassements de durée de séjour autorisée afin d’accélérer les refoulements et accélérer les accords de réadmission.

Or, la réalité de l’Union, c’est l’incapacité de ses États membres à faire preuve de solidarité et à répondre à des situations d’urgence. On l’a vu notamment avec leur refus de mettre en œuvre réellement le mécanisme d’urgence pour les relocalisations.

Et l’exemple de la France, est particulièrement symbolique. Non seulement elle n’accueille pas toute la misère du monde mais elle est loin d’y prendre sa part. Ainsi, en 2015, le nombre de demandeurs d’asile a fort peu augmenté contrairement à la plupart des pays européens et c’est l’un des pays dont le taux d’acceptation de ces demandes est l’un des plus bas de l’UE (environ 30 % pour une moyenne européenne de 52%)

La situation dans la vallée de la Roya est exemplaire de cette absence de solidarité. Les autorités françaises utilisent le rétablissement des frontières demandé au moment de la COP21 et maintenu après les attentats de novembre 2015 pour bloquer et refouler les migrants à la frontières franco italienne au mépris du droit tant national qu’européen alors même que l’Italie est redevenu le 1er pays d’entrée vers l’UE pour ces hommes et de plus en plus ces femmes et ces enfants qui fuient guerres et persécutions.

30 000 refus d’entrée sur le territoire, soit 70% de l’ensemble des refus sur le territoire français et seulement 7 à 800 demandes d’asile déposées, soit 1% du nombre total des demandes en France.

Des solidarités citoyennes se lèvent mais les pouvoirs publics y répondent par le harcèlement, voire les poursuites judiciaires alors qu’ils n’accomplissent que des gestes d’humanité.

Alors oui, une des questions qui nous est posée est de voir comment les communes peuvent accompagner ces mouvements et se montrer elles aussi solidaires comme cela a été fait par exemple à Grande Synthe, à Ivry et ailleurs.

Interviendrons également :

 Gérald Briant, adjoint au maire du XVIIIe arrondissement de Paris 
 Cécile Dumas, conseillère municipale d’Antibes (06) 
 Gérard Sadik, responsable de la commission asile CIMADE 
 Jean-François Téaldi, président de l’ADECR 06 et conseiller municipal de Cagnes-Sur-Mer (06) 
 Marie-Christine Vergiat, députée européenne

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 06:23

Je souhaite, par ce message, apporter mon soutien à l’initiative commune de ce 17 mars 2017, devant le Conseil Constitutionnel, visant à porter l’exigence d’un rassemblement des gauches sociales et écologistes. Retenu en circonscription, je ne peux m’associer physiquement à cette conférence de presse, dont je partage pourtant la nécessité et l’urgence. Je fais en effet le constat, comme beaucoup à gauche, que nous ne sommes collectivement pas à la hauteur de l’enjeu qui se dresse devant nous lors de cette échéance présidentielle.

La colère des Français est telle, le spectacle entretenu sur tous les écrans par les médias et les forces dominantes si affligeant, qu’il semble aujourd’hui quasiment impossible d’éclairer et de faire grandir les consciences. Beaucoup des forces en présence ont intérêt à exploiter encore et encore les rebondissements personnels et les affaires. Nous savons à quoi cela mène : un encouragement permanent à l’abstention, un vote par défaut ou un vote de repli aux conséquences très lourdes.

Loin de permettre aux citoyens de se saisir du contenu politique défendu par nos sensibilités respectives pour changer leur vie, la division actuelle entretient le renoncement à construire une gauche porteuse de progrès social et écologique. Acter l’impossibilité de rassemblement, c’est éloigner un peu plus de la construction de leur avenir une majorité de Françaises et de Français. C’est aussi les jeter dans les bras de choix politiques délégataires, perçus comme seule alternative, mais contraires à l’intérêt du plus grand nombre, voire mettant en danger l’avenir même de notre socle républicain. Alors qu’il est plus que jamais nécessaire de travailler d’arrache-pied à l’élargissement de l’implication sociale et citoyenne dans les choix politiques du pays, ne refusons pas aux Françaises et aux Français la possibilité d’entrouvrir une perspective politique de gauche.

Comme le souligne le texte d’invitation à cette initiative, « jamais les convergences et les attentes n’ont été aussi fortes dans la jeunesse, le syndicalisme, les mouvements citoyens, chez les intellectuels et le monde de la culture. L'annonce d'un rapprochement créerait une dynamique politique dans le pays et ainsi permettrait à une candidature de gauche d'être au deuxième tour pour gagner ensuite. »

Je peux en témoigner comme Président du groupe de la gauche démocrate et républicaine, au sein duquel les député-e-s Front de gauche ont œuvré depuis 5 ans sans relâche, à l’appui du mouvement social, pour créer des passerelles à l’Assemblée nationale avec d’autres député-e-s progressistes : jamais les positions de nos sensibilités politiques respectives n’ont été aussi proches. Indéniablement, tous les ingrédients sont à notre disposition pour relever un espoir populaire, indissociable d’un premier acte de convergence à gauche. Les circonstances politiques, l’état du pays, de l’Europe, du monde, l’exigent.

Dans ce moment politique particulièrement pénible pour tant de nos compatriotes qui partagent l’essentiel de nos valeurs communes, il nous faut amplifier notre cri de conscience collectif pour ouvrir enfin l’ère du commun. Car, qui peut croire sincèrement que nous pourrions commencer à nous extraire des politiques libérales et d’austérité sur le fondement d’une division électorale assumée le 23 avril prochain ?

A cet instant, nous comptons beaucoup d’appels au rassemblement et à l’intelligence collective. J’ai apporté mon soutien à certaines de ces initiatives publiques, dont le dernier appel « Rassemblement à gauche : urgence - Pour une candidature commune à l'élection présidentielle et un pacte de majorité » qui me semble complémentaire avec beaucoup d’autres démarches unitaires.

Il n’est jamais temps de renoncer. Et je citerai encore une fois pour conclure la célèbre citation de Bertolt Brecht : « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

André CHASSAIGNE, Député du Puy-de-Dôme

 

André Chassaigne, député PCF-Front de Gauche du Puy-de-Dôme: L'exigence de se rassembler (vendredi 17 mars 2017)
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 05:50
« Ouvrons les archives sur le meurtre de Thomas Sankara » (Vincent Hirabarren, Le Monde, 13 mars 2017)
 

Le chercheur au King’s College, Vincent Hiribarren, raconte son casse-tête pour accéder aux archives françaises sur l’assassinat de l’ex-chef d’Etat burkinabé.

Thomas Sankara a été assassiné le 15 octobre 1987. Presque trente ans plus tard, l’identité de son meurtrier est toujours inconnue. En tuant Sankara, le ou les coupables ont cherché à étouffer les idées d’un homme devenu une figure emblématique de la révolution en Afrique. Les suspects ne manquent pas : Blaise Compaoré, des mercenaires du Liberia, des Libyens, des Ivoiriens ou encore des Français. Au Burkina Faso, une enquête a déjà été ouverte et des personnes inculpées. Par ailleurs, François Yaméogo, un juge d’instruction burkinabé, a lancé une commission rogatoire pour demander la levée du « secret défense » en France.

Un secret bien gardé par la France

La France pourrait bien avoir sa part de responsabilité dans cet assassinat. Après tout, les relations entre François Mitterrand et Thomas Sankara étaient tendues depuis le voyage présidentiel français au Burkina Faso en novembre 1986. La question de la dette semblait en particulier se trouver au centre des divergences entre les deux dirigeants. Le discours de Sankara à Addis-Abeba trois mois avant sa mort révélait au grand jour les divergences entre l’ancien colonisateur et le Burkina Faso sur ce point précis. Cependant, les pistes parfois contradictoires se heurtent à la difficulté d’obtenir des sources crédibles sur cet assassinat qui a transformé le Che Guevara africain en un martyr de la lutte anticoloniale.

Lire aussi :   Thomas Sankara, la renaissance d’une icône africaine

Journalistes, historiens et enquêteurs ont cherché à identifier le ou les assassins mais, faute de preuves concluantes, le rôle précis de la France n’a jamais pu être déterminé. Le problème principal est qu’en théorie les documents produits par l’administration française ne peuvent être lus par les chercheurs que cinquante ans après leur création si ceux-ci « porte [nt] atteinte au secret de la défense nationale, aux intérêts fondamentaux de l’Etat dans la conduite de la politique extérieure, à la sûreté de l’Etat, à la sécurité publique, à la sécurité des personnes ou à la protection de la vie privée », selon l’article L213-2 du Code du patrimoine.

On voit dans quelle mesure cette loi sert à protéger des personnes, en particulier dans l’exercice de leurs fonctions. Quand un événement comme l’assassinat de Sankara a des conséquences historiques indéniables, des chercheurs peuventobtenir une dérogation, c’est-à-dire le droit de consulter des documents quand ceux-ci peuvent présenter un intérêt historique majeur. En tant qu’historien spécialiste de l’Afrique, j’ai effectué une demande de dérogation en avril 2015 pour consulter les documents disponibles aux archives nationales de France sur Sankara.

Un accès compliqué, long et restreint

En 2017, les archives nationales de France n’hébergent pas tous les documents produits par les différents ministères pendant les années 1980. Si demande de dérogation il y a, elle doit porter sur des documents précis qui ont été transmis aux archivistes sur place. En l’occurrence, seuls les documents de la présidence française pour cette période ont été versés, ce qui veut dire que toute demande de dérogation ne peut porter que sur les archives de François Mitterrand. Pour le ministère de la défense et celui des affaires étrangères ou de la coopération, ces documents ne sont tout simplement pas consultables. Il en va de même pour les archives de Jacques Chirac qui était alors premier ministre.

 

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L’étape suivante consiste à demander la liste des documents disponibles sur cette question. Si cet inventaire ou index a déjà été produit par les archivistes, il ne reste plus qu’à faire son choix sur les documents produits par les différents conseillers de Mitterrand. En 2015, cette demande de dérogation se faisait à la fois en ligne mais aussi par écrit. Cas exceptionnel pour Mitterrand, une fois la demande envoyée aux archivistes, ceux-ci la relayent auprès de la mandataire des archives de l’ancien président.

 

Le processus est long et ce n’est pas avant août 2016 qu’une dérogation m’a été accordée pour certains documents. Comme prévu, les dossiers pouvant directement incriminer qui que ce soit ne sont même pas consultables, le refus de la mandataire étant justifié par la peur d’une atteinte à la sûreté nationale.

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Quant aux documents que j’ai pu lire, le résultat est décevant : après des démarches qui ont pris un an et demi, les archives ne contenaient que des miettes d’histoire et absolument rien de concret. De toute façon, si ses documents avaient contenu quoi que ce soit d’incriminant, je n’aurais pas eu le droit de prendre de photos, ni de publier tout document qui nuirait à la sûreté de l’Etat ou à la vie privée – une condition d’utilisation assez vague pour dissuader des chercheurs de faire leur métier.

Quelle est la place de la société dans les débats historiques ?

Les Britanniques se sont emparés de la question des archives historiques au début des années 2010. Après un scandale juridique et politique dans lequel le gouvernement britannique a été forcé de payer des réparations à des Kényans torturés pendant la révolte des Mau-Mau dans les années 1950, les archives nationales britanniques sont maintenant relativement ouvertes. Ceci se fait dans un cadre légal qui m’a permis de recevoir à mon université des photocopies de documents sur le soutien du Royaume-Uni à la France dans la guerre contre l’Union des populations du Cameroun pendant les années 1950. Il n’en reste pas moins que certains documents étaient rendus partiellement illisibles et que d’autres ont tout bonnement été détruits auparavant ; il s’agit là de l’affaire des Migrated Archives.

Les Britanniques n’ont pas été les premiers à obtenir la libre consultation des documents produits par leur administration. En 1966, les Américains liaient le concept de transparence à celui de démocratie par une loi dite de Freedom of Information. Ce droit à l’information fait ainsi figure de droit essentiel pour une démocratie. Ainsi, tous les citoyens peuvent demander, par exemple, comment leur député dépense leur argent ou comment un gouvernement se comporte à l’étranger. Evidemment, ce système n’empêche aucunement au gouvernement américain de cacher ses actions comme en témoignent les fuites de Wikileaks.

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Le système de Freedom of Information est un système coûteux pour le contribuable et exigeant en termes d’équilibre entre vie privée, liberté d’action pour les élus et transparence démocratique. Il montre cependant qu’il est possible pour la société de s’emparer de sujets historiques, de mettre la question de la mémoire au centre du débat démocratique.

Aménager les lois existantes pour un débat historique

Le maintien du secret autour de l’assassinat de Thomas Sankara ne fait que renforcer les spéculations sur le mystère entourant cet événement. Sans forcément se diriger vers un Freedom of Information Act à la française, le cadre légal existant pourrait être aménagé. Par exemple, si le délai de communication des archives « secret défense » passait de 50 à 25 ans, il serait possible d’en savoir plus sur l’assassinat de Sankara, mais aussi sur l’histoire de la Ve République en général. En 2017, le compteur est coincé en 1967, c’est-à-dire le dernier mandat du général de Gaulle.

Si l’Etat français choisissait de raccourcir les délais de communication, les historiens seraient ainsi mieux à même de faire leur métier et ne laisseraient pas le champ à la réécriture de l’Histoire par les partis politiques ou des associations. La société française en général a un rôle à jouer dans la mesure où elle peut demander à obtenir un droit de regard sur sa propre histoire. Le « secret défense » ne doit pas être une excuse pour fantasmer le passé. Il ne s’agit pas d’un problème administratif mais bien le résultat d’une politique. Et cette politique peut changer.

Thomas Sankara, l’homme intègre, mériterait bien que l’histoire de son assassinat soit connue. Arrêtons de spéculer et ouvrons les archives sur son assassinat.

 

Vincent Hiribarren est historien, spécialiste de l’Afrique et chercheur au King’s College à Londres


 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 05:46

Par Ben White, le 16 mars 2017

 

Un nouveau rapport de l’ONU accuse Israël d’avoir établi « un régime d’apartheid qui opprime et domine le peuple palestinien dans son ensemble ».

La publication intervient au milieu d’un nouveau débat sur la question de savoir si, par sa politique de colonisation et son rejet de l’autodétermination palestinienne, le gouvernement israélien crée – ou même a déjà créé – un « État unique » de fait, que les critiques considère comme une forme d’apartheid.

Le rapport exhorte les gouvernements à « soutenir les activités de boycott, désinvestissement et sanctions [BDS] » et à « répondre positivement aux appels à de telles initiatives ».

Le rapport « Pratiques israéliennes envers le peuple palestinien et la question de l’apartheid » a été commandé et publié par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (ESCWA) et publié à Beyrouth.

John Reynolds, professeur de droit à l’Université nationale d’Irlande, Maynooth, a déclaré à Al-Jazeera que le rapport « ouvre de nouvelles perspectives dans le contexte de l’analyse de la situation en Palestine par l’ONU ».

L’envoyé d’Israël aux Nations Unies, Danny Danon, a publié mercredi une déclaration condamnant le rapport.

« La tentative d’égratigner et calomnier la seule véritable démocratie au Moyen-Orient en créant une fausse analogie, est méprisable et constitue un mensonge flagrant », a-t-il déclaré.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, interrogé sur le rapport, a déclaré qu’il a été publié sans consultation préalable du Secrétariat de l’ONU et que ses vues ne reflètent pas celles du secrétaire général.

Le rapport a été rédigé par deux critiques des pratiques israéliennes : Virginia Tilley, professeur de sciences politiques à Southern Illinois University, et Richard Falk, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens et professeur émérite de droit international à l’Université de Princeton.

Le rapport affirme qu’Israël est « coupable de politiques et de pratiques qui constituent le crime d’apartheid » , que « le consensus des experts est que l’interdiction de l’apartheid est universellement applicable, qu’il n’a pas disparu du fait de l’effondrement de l’apartheid en Afrique du Sud », et qu’il est un crime contre l’humanité en vertu du droit international coutumier et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale ».

Le rapport est une « analyse détaillée de la législation, des politiques et des pratiques israéliennes » qui souligne comment Israël « opère un régime d’apartheid », y compris par le biais de « la politique volontariste démographique ».

Les citoyens palestiniens d’Israël sont décrits comme « soumis à l’oppression sur la base de ne pas être juif », ajoute le rapport.

De même, les Palestiniens de Jérusalem-Est ressentent une « discrimination dans l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à l’emploi, à la résidence et aux droits de construction », et sont soumis aux  « expulsions et démolitions de maisons ».

Les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont régis par le « droit militaire » aux côtés des colons juifs « régis par le droit civil israélien », indique le rapport.

Les réfugiés et les exilés palestiniens sont « interdits de retourner chez eux en Israël et dans le territoire palestinien occupé », car ils constituent « une menace démographique » et que leur retour « modifiera le caractère démographique d’Israël ».

Le rapport recommande aux Nations Unies et à ses États membres de soutenir la campagne BDS, et de « relancer le Comité spécial contre l’apartheid et le Centre des Nations Unies contre l’apartheid (qui a existé de 1976 à 1991)» qui aura pour mission de « produire un rapport contraignant sur les pratiques israéliennes et les politiques relatives au crime d’apartheid ».

Le rapport suggère également qu’un avis consultatif soit demandé à la Cour internationale de Justice « sur la question de savoir si les moyens utilisés par Israël pour maintenir son contrôle sur le peuple palestinien constituent le crime d’apartheid ».

David Keane, professeur agrégé de droit à l’Université de Middlesex, a déclaré que le nouveau rapport diffère des précédents sur le sujet parce qu’il « accole expressément l’étiquette d’apartheid ».

Le rapport pourrait contribuer à détériorer encore un peu plus les mauvaises relations entre le gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et les Nations Unies.

« Pour les Palestiniens et leurs alliés, le rapport aidera à fournir une base solide pour leurs initiatives », a déclaré à Al Jazeera Nadia Hijab, directrice exécutive d’Al-Shabaka ( Réseau politique palestinien).

Faisant référence à la réputation et à la crédibilité des auteurs, Hijab décrit le rapport comme « un document clair et concis » dont les recommandations sont « opportunes et tout à fait nécessaires ».

Ben White est journaliste indépendant, écrivain et militant, spécialiste Palestine/Israël. Il est diplômé de l’université de Cambridge. Il a notamment écrit Être palestinien en Israël – Ségrégation, discrimination et démocratie – Suivre sur Twitter : @benabyad

Source: Al Jazeera

Ben White

Ben White

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 07:11
Ouest-France
Plounéour-Ménez. Isabelle Sauvage ou l’art d’éditer de la poésie

Modifié le 

Isabelle Sauvage, Sarah Clément et Alain Rebours autour de la presse. Ici naissent les recueils publiés aux éditions Isabelle Sauvage.
Isabelle Sauvage, Sarah Clément et Alain Rebours autour de la presse. Ici naissent les recueils publiés aux éditions Isabelle Sauvage. | Ouest-France

La « maison » née à Paris s’en enracinée à Plounéour-Ménez. Avec quinze recueils l’an passé et l’édition de délicats livres d’artistes, elle a tracé son chemin et embauche son premier salarié.

Rencontre

Les éditions Isabelle Sauvage, du nom de leur fondatrice, avec « la collaboration et l’aide précieuse » d’Alain Rebours, ont été créées en 2002 à Paris.Depuis dix ans, la société est installée dans les monts d’Arrée. Entre-temps, elle est devenue, par son expérience et ses choix éditoriaux, l’une des dix maisons d’édition de poésie qui comptent en France. Depuis un an, quinze recueils ont été publiés et le chiffre d’affaires avoisine les 65 000 €. Pas mal pour un genre littéraire qui représente 0,3 % de vente de ventes en France !Avec la création d’un festival de poésie en avril prochain et l’embauche de sa première salariée, la maison d’édition prend une nouvelle dimension.

Le côté « sombre » de l’Homme

Pourquoi éditer dans les monts d’Arrée ? « C’est le désir d’un mode de vie différend, un coup de cœur pour une maison aussi et bien sûr le réseau de librairies en Bretagne, le plus dense après Paris, qui nous a amenés ici, explique Isabelle. Les débuts ont été laborieux mais aujourd’hui, nous sommes heureux de nos choix ! »Isabelle Sauvage a longtemps « travaillé pour les autres » dans le domaine de l’édition et Alain Rebours, aujourd’hui psychanalyste mais toujours partie prenante dans les éditions, a commencé avec un CAP de typographe à 16 ans.« Nous éditons des auteurs qui parlent de l’Homme en général, de son côté sombre, de son corps… Le déterminisme du milieu social, de l’éducation dans la vie et l’utilisation d’un langage heurté, vrai… » précise Isabelle.

Beyoncé et la poésie

« Sur 40 auteurs publiés, nous avons 26 femmes, dont Warsan Shire, une poétesse somalienne très connue dans le monde anglo-saxon puisque c’est elle qui est à l’origine des chansons de Beyoncé avec son recueil Corp/us qui a reçu tant de récompenses ! »Les livres d’artiste sont quelque chose « à part ». Tirés à quelques exemplaires, sur l’ancienne presse manuelle de la Banque de France pour les billets. Isabelle choisit « chaque caractère comme au temps de Gutenberg !" "Le papier, l’illustration et la mise en forme font de ces livres une œuvre en soi d’où des prix qui sortent du commun »,observe Alain Rebours.La première édition du festival Les possible (s) se déroulera sur plusieurs sites au mois d’avril : à Morlaix (les Moyens du Bord), Berrien (l’Autre Rive) et Plounéour-Ménez (Chez Martine). Rencontres et balades poétiques sont au programme

Contact. editionsisabellesauvage.worldpress.com ou 02 98 78 09 61.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/plouneour-menez-29410/plouneour-menez-isabelle-sauvage-ou-l-art-d-editer-de-la-poesie-4861180

Avec nos amis du café-librairie de L’Autre Rive à Berrien, nous avons fait le pari qu’un festival de poésie courant nos chemins était possible : le festival les possible(s) !
Ou planter de la poésie dans les monts d’Arrée, histoire de voir si ça prend… Cette première édition aura lieu du 14 au 17 avril… oui, c’est (presque) demain !!
 
Mais, une fois n’est pas coutume, nous avons besoin de votre soutien, dans la mesure où les premières éditions de manifestations culturelles ne sont guère subventionnées. L’idée est de pouvoir rémunérer dignement les artistes et auteur(e)s qui ont répondu à notre invitation. Nous avons lancé un appel à financement sur Ulule, c’est ici :
 
 
Attention, vous avez jusqu’au 10 avril…
 
Vous trouverez par ailleurs le programme détaillé sur le site (en construction)
 
 
ainsi que sur le dépliant pdf joint
 
Merci par avance de votre soutien, même symbolique ! 
Et bien sûr nous vous attendons nombreux en ce week-end de Pâques… un autre son de cloche(s) est possible !!
 
 
éditions isabelle sauvage
Coat Malguen
29410 Plounéour-Ménez
02 98 78 09 61
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