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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 14:38
"Les communistes et la Résistance": un appel d'anciens résistants, membres du PCF, à l'occasion d'un hommage à Venise Gosnat à Concarneau le 12 octobre 1975 au CAC (mémoire de la résistance finistérienne, Archives Pierre Le Rose)
"Les communistes et la Résistance": un appel d'anciens résistants, membres du PCF, à l'occasion d'un hommage à Venise Gosnat à Concarneau le 12 octobre 1975 au CAC (mémoire de la résistance finistérienne, Archives Pierre Le Rose)

 Venise Gosnat fut un des responsables du Parti Communiste, et fut probablement un des acteurs de la relation avec le Komintern. Pendant la guerre, il est inter-régional du PCF clandestin en Bretagne. Il fut longtemps adjoint de l’emblématique maire communiste d’Ivry sur Seine, Georges Maranne, qui fut le premier magistrat de la ville de 1925 à 1965 (à l’exception de la période de la guerre)

Les Communistes et la Résistance! 
(un appel d'anciens résistants, membres du PCF)

Octobre 1975, à Concarneau  

Le dimanche 12 octobre prochain, à partir de 10 heures au Centre des Arts et de la Culture de Concarneau, Georges Gosnat, membre du comité Central du Parti Communiste Français, député d'Ivry-Vitry sera à Concarneau pour présider une Exposition-Vente de livres sur la Résistance. 

Georges Gosnat est le fils de VENISE GOSNAT, l'un des principaux dirigeants communistes clandestins en Bretagne pendant l'occupation. A ce poste, où plusieurs d'entre nous 'ont connu en ces années difficiles, il fallait tenir haut et ferme le drapeau du Parti à la tête de la lutte pour la libération de la France, pour reconquérir l'Indépendance Nationale. 

Un livre de Jean Chaumeil exalte la vie de Venise Gosnat, forgeron, adjoint au maire d'Ivry, le "Vieux Georges" pendant l'Occupation. 

Nous appelons les jeunes, les hommes et les femmes de l'agglomération concarnoise et du Finistère-Sud à assister à la réception avec Georges Gosnat, lui-même résistant, membre communiste des gouvernements d'Union pour l'Indépendance de la France qui suivirent la Libération jusqu'en mai 1947. Notre camarade signera le livre à la mémoire de son père et d'autres livres de souvenirs et d'histoire sur la Résistance. 

Il est bien que Concarneau organise cette manifestation car cette ville a payé un lourd tribu au combat libérateur:

- le 1er fusillé de Bretagne, François Péron de Penmarc'h est tombé dès 1940 dans le bois de Keriolet

- Onze fusillés, deux massacrés, onze morts en déportation, huit résistants tués au combat, parmi lesquels le Maire communiste et conseiller général de Concarneau, le secrétaire de section du Parti, plusieurs jeunes communistes

- Cinquante-et-un tués à la guerre parmi lesquels le conseiller d'arrondissement communiste. 

Concarneau et le Sud-Finistère se souviennent!

Répondez nombreux à cette invitation: venez à Concarneau le 12 octobre.   

 

Signataires:

- Guillaume Bodéré, de Léchiagat

- Yves Bodigou, de Pont-L'Abbé

- Yves Cotty, de Moëlan-sur-Mer, dirigeant clandestin du P.C.F, déporté à Buchenwald de 1943 à 1945

- Yves Faou, de Châteaulin

- Robert Jan, F.T.P, membre du Comité Local de Libération, Conseiller général et conseiller municipal de Concarneau

- Jean-Désiré Larnicol, de Léchiagat, dirigeant clandestin du P.C.F, interné de la Résistance

- Jean Le Berre, dirigeant du PCF dans la clandestinité

- Jean Le Brun, déporté, maire du Guilvinec

- Théo Le Coze, de Quimper, né à Concarneau, dirigeant clandestin du PCF dans les Côtes-du-Nord

- Joseph Le Dantec, membre des JC avant-guerre et dans la clandestinité, F.T.P

- Paul Le Gall, F.T.P, membre du Comité Central du P.C.F, secrétaire de la Fédération du Finistère-Sud

- Michel Le Goff, de Trégunc, militant clandestin du P.C.F, F.T.P

- Louis Le Quillec, de Concarneau, Président du Comité de Libération de La Feuillée, beau-frère de Jean Garnier, communiste fusillé en Ille-et-Vilaine

- Pierre Le Rose, dirigeant du P.C.F et des J.C en 1943-1944, F.T.P, membre du comité départemental de Libération

- Christophe Poulichet, de Scaër, maire et Conseiller Général

- Pierre Salaün, de Scaër, interné à Châteaubriant et Vanves

- Daniel Trellu, de Bénodet, lieutenant-colonel Chevalier dans les F.T.P 

  

Archives Pierre Le Rose/ PCF 29 

 

Congrès du PCF à Strasbourg en 1947: au premier rang à gauche, Daniel Trellu, Pierre Le Rose, deux places après avec Marie Lambert, résistante et députée communiste du Finistère à la Libération (photo Pierre Le Rose, Archives Pierre le Rose - PCF 29)

Congrès du PCF à Strasbourg en 1947: au premier rang à gauche, Daniel Trellu, Pierre Le Rose, deux places après avec Marie Lambert, résistante et députée communiste du Finistère à la Libération (photo Pierre Le Rose, Archives Pierre le Rose - PCF 29)

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 13:20

Vidéo sur la chaîne vidéo de la ville.

Interventions d'Ismaël Dupont, élu du Front de Gauche (avec Valérie Scattolin): 

- I.  Intervention sur le budget primitif 2017 de 11' à 16' -

Austérité, absence de projet, mise sous dépendance de la culture par rapport à la communication, vidéo surveillance...

Réponse très cassante d'Agnès Le Brun, très maîtresse d'école distribuant les bons et les mauvais points: "une lecture très superficielle des documents qui vous amène à dire des bêtises..." - Et le reste à l'avenant.  

J'avais également fait une erreur factuelle, mais l'erreur est humaine et mes propos étaient placés sur le signe du questionnement - en prenant des lignes de budgets de fonctionnement section par section, service par service, comme incluant les charges de personnels (aucun tableau détaillé n'était fourni sur ce point).   

Lors du dernier Conseil Communautaire du 19 décembre, Agnès Le Brun se positionnant en victime d'une attitude irrespectueuse a menacé de quitter le conseil parce que Jean-Luc Fichet lui disait qu'elle racontait des "bêtises" sur la transmission d'une étude (très incomplète) sur la liaison ville haute- ville basse... Mme Le Brun se permet pourtant des propos très limites et condescendants avec d'autres élus qui sont perçus comme un crime de lèse majesté quand elle en encaisse de très comparables ... 

- II.  30'15: Contre l'imposture et l'hypocrisie du: " au conseil Municipal, on ne fait pas de politique... Il est absurde de mélanger des considérations de politique nationale à des positionnements sur des choix municipaux"

"Je trouve un peu fort de café que chaque fois vous insistiez la larme à l'oeil sur les baisses de dotation d'Etat alors que vous soutenez en même temps un candidat qui propose une austérité trois fois pire que celle qui a été imposé avec la plus grande rigueur et des conséquences catastrophiques pour les collectivités et les services publics par le gouvernement Hollande". 

"La baisse de dotations, ce n'est pas la grêle, ce ne sont pas des événements météorologiques aléatoires, c'est la résultante de choix politiques nationaux vis-à-vis desquels vous ne pouvez pas vous placer en situation d'extériorité alors que vous faites vous aussi des choix idéologiques en soutenant le candidat et le projet de François Fillon, après celui de Sarkozy".   

- III.  48' : Vous n'avez pas la culture de la propagande!!! il suffit de voir le dernier Morlaix Mag pour voir que Monsieur Guilcher que j'estime beaucoup au demeurant est en couverture du journal municipal comme morlaisien de l'année... Qu'un journal qui est tout entier consacré à la communication de la majorité et où l'opposition a une expression congrue pour son expression qui est lue avant, de manière à ce que le groupe de majorité puisse s'adapter et polémiquer en retour en connaissant les points d'attaque de l'opposition, là où la réciproque n'est pas vraie. 

- IV. 1'31 - 1'37 : longue intervention argumentée contre la remise en cause des acquis (conquis) sociaux des personnels de la mairie par la révision à la baisse du dispositif sur les Congés Exceptionnels. Illustration du climat de malaise social à la ville de Morlaix lié à la gestion des personnels. 

- V. 1'41- 1'44: Réponse à l'argument des 1540 heures, nous sommes pour le passage aux 32 heures, argument de la remise en cause du droit à la formation, exigence de présentation d'un document de bilan social avec des chiffres lisibles et suffisamment détaillés pour faire un vrai bilan exhaustif et raisonné de la gestion des personnels.   

Toute l'opposition (les 8 élus) vote contre le nouveau dispositif des congés exceptionnels refusé par les syndicats représentés au Comité Technique (CGT - CFDT)  

- VI. 1'49 - 1'51: intervention sur le renouvellement des conventions des Moyens du Bord et La Salamandre, avec des clauses restrictives assez inquiétantes. Eloge de La Salamandre et de Multiples... 

- VII. 1'57: reprise d'intervention sur La Salamandre et Les Moyens du Bord, en réponse des interventions d'Agnès Le Brun et de Georges Auregan. 

Ordre du jour du Conseil Municipal, le mercredi 14 décembre à 18h30 en mairie de Morlaix: 

- dérogations au travail du dimanche pour les commerces de détail

- vote du budget primitif 2017

- vote des taux d'imposition 2017

- demande de subventions pour des travaux dans le cadre de la dotation d'équipement pour les territoires ruraux pour l'année 2017: sécurisation cheminement piéton Langolvas (167 000€), travaux du Théâtre de Morlaix (50 600€), salle multifonctions théâtre de Morlaix (47 500€), aménagement d'une aire de jeu à la Vierge Noire ( 70 000€), réfection et amélioration des réseaux aérauliques de la piscine de la Boissière (50 000€).

- marché des travaux d'éclairage public

- avenant au contrat de maîtrise d'oeuvre pour la réhabilitation du musée de Morlaix

- projet éducatif local

- subventions aux associations et structures conventionnées pour l'année 2017 (proposition de maintien des subventions à leur niveau de 2016)

- rapport annuel d'activité du SIVOM

- rapport annuel du SDEF (syndicat départemental d'équipement du Finistère)

- convention avec l'association recherche travail (ART)

- Dispositif d'effacement de graffitis, tags, et inscriptions

- Chapelle St Joseph derrière l'église Saint Matthieu confiée à "L'Oeuvre St Joseph" de Philippe Abjean

- Droits à congé exceptionnels pour les personnels

- Renouvellement de conventions pour les associations Les Moyens du Bord, La Salamandre, Le Théâtre du pays de Morlaix.

 

Question orale écrite par Jean-Pierre Cloarec et signée par les 8 élus d'opposition: 

Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin,Jean-Paul Vermot, 

 

Encore une question de communication!

Le lundi 7 novembre dernier, plus de 40 automobilistes se sont retrouvés à la sortie de la gare sans leurs véhicules , ceux-ci ayant été mis en fourrière pour cause de démarrage de chantier.
Les 2 panneaux d'avertissement disposés à l'entrée du parking n'étaient pas éclairés , aucune
barrière , plots de chantier, panneau lumineux ou autre système visible n'interdisaient l'accès au stationnement longue durée en contrebas du pont Bellec.
Nombre d'usagers y laissent leur véhicule pendant plusieurs jours , voire une semaine et plus en raison de déplacements familiaux , professionnels ou autres .
Le parking longue durée à l'emplacement de l'ex-école Léon Blum, n'est connu que de quelques habitués (la signalisation est la aussi défaillante) du fait de son seul accès sous la voie ferrée en empruntant la rue Général Le Flo.
A cette date, le nouveau parking au nord des voies était encore en travaux
Pénaliser de cette manière les usagers de la gare soit 230€ de frais par voiture , ne peut être accepté sans se soucier du défaut de communication.D'autres faits d'enlèvement sans motif de véhicules, en particulier rue Gambetta ,nous ont été rapportés .Ce problème d'information risque fort de ne pas favoriser l'image de l'attractivité de notre ville .
Nous avons voté cette année ,le remboursement d' amendes indues suite à un défaut d'affichage concernant un feu d'artifice en centre ville , de la même manière il nous semble essentiel d'opérer de même pour les automobilistes concernés par cette opération .
Quelle est votre position sur cette affaire?

Le Télégramme, 15 décembre 2016: article de Sophie Prévost sur le conseil municipal de Morlaix du 14 décembre

Le Télégramme, 15 décembre 2016: article de Sophie Prévost sur le conseil municipal de Morlaix du 14 décembre

Conseil Municipal de Morlaix du mercredi 14 décembre 2016: revue de presse et vidéo sur le site de la Mairie: interventions d'Ismaël Dupont
Conseil Municipal de Morlaix du mercredi 14 décembre 2016: revue de presse et vidéo sur le site de la Mairie: interventions d'Ismaël Dupont
Ouest-France, 15 décembre 2016: article de Anaïg Dantec sur le Conseil Municipal du 14 décembre

Ouest-France, 15 décembre 2016: article de Anaïg Dantec sur le Conseil Municipal du 14 décembre

Ouest-France, 16 décembre: débat au Conseil Municipal du 14 décembre sur les congés exceptionnels

Ouest-France, 16 décembre: débat au Conseil Municipal du 14 décembre sur les congés exceptionnels

Prochain Conseil Municipal de Morlaix le Jeudi 19 janvier. 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 13:11
Ouest-France, 21 décembre 2016

Ouest-France, 21 décembre 2016

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:40
Antoine et Claudie ont lu des textes très forts de Mahmoud Darwich et Leïla Shahid

Antoine et Claudie ont lu des textes très forts de Mahmoud Darwich et Leïla Shahid

Alain Diverres a raconté avec brio des contes palestiniens drôles et cruels

Alain Diverres a raconté avec brio des contes palestiniens drôles et cruels

Une soirée Palestine toute en contes et poésies

AFPS Morlaix, lundi 19 décembre 2016

Une soirée Palestine toute en contes, poésies et témoignages organisée dans un bar de Morlaix au coin d’un feu de cheminée par nos ami-e-s du théâtre de la Corniche et l’Afps du Pays de Morlaix (Finistère).

Ce sont trente personnes qui sont venues vendredi 16 décembre pour écouter d’abord Antoine et Claudie nous lire en duo de larges extraits de l’intervention faite par Leila Shahid au moment de son départ de Bruxelles subtilement articulés avec des poèmes de Mahmoud Darwich...

Puis le talent d’Alain, conteur de son état a permis de dresser des ponts entre la culture palestinienne et la culture bretonne pour notre plaisir à tous.

Nous avons poursuivi par une restitution à plusieurs voix de notre séjour en Palestine et la présentation de notre projet de solidarité avec le centre Al Karama pour personnes handicapées du camp de réfugiés de Jalazone.

Le temps de quelques poèmes et contes palestiniens supplémentaires, et la soirée s’est naturellement prolongée autour d’un pot de l’amitié. L’occasion de passer un bon moment entre ami-e-s du peuple palestinien et pour ceux qui ne l’avaient pas encore fait d’acheter le très beau Carnet de Voyage en Palestine de Thierry Seigland que nous vendons justement pour commencer à financer ce projet.

Si on en juge par l’intensité des échanges qui ont eu lieu, il est évident que la culture reste une formidable médiation pour parler de la situation du peuple palestinien et de ses revendications.

Concernant le Carnet de Voyage en Palestine le premier tirage de 300 exemplaires étant pratiquement écoulé, nous avons dû en faire tirer une centaine de plus. Donc, pour vos derniers cadeaux de fin d’année, n’hésitez surtout pas à nous contacter pour passer commande...

Sur les prochains achats du carnet de voyage de Thierry Seigland en Palestine avec le groupe AFPS Nord-Finistère, 11€ sur les 15€ (déduit les frais d'impression) seront remis pour le projet de partenariat avec l'association en charge du handicap dans le camp de réfugiés de Jalazone près de Ramallah.   

AFPS du Pays de Morlaix
19, rue Waldeck Rousseau
29600-Morlaix
visitez notre site

Commandez le carnet de voyage de Thierry Seigland

Commandez le carnet de voyage de Thierry Seigland

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:06
Une soirée pour Asli Erdogan, écrivaine turque emprisonnée, à la Librairie A Pleine voix de Morlaix ce mercredi 21 décembre, 19h (Ouest-France)
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 12:02
photo montage Le Télégramme

photo montage Le Télégramme

Ils ne sont pas en guerre. Mais entre le président de Morlaix communauté, Jean-Luc Fichet, et le maire de la ville centre, Agnès Le Brun, le courant peine de plus en plus à passer et les divergences apparaissent au grand jour. On en a encore eu l'illustration, lundi soir, lors du conseil d'agglomération, au moment d'évoquer les travaux à la gare et l'avenir de Langolvas.

 

« Garde ton sang-froid, s'il te plaît. Ce serait dommage d'obliger les élus de la majorité morlaisienne à quitter la salle ». 19 h 45, lundi soir, en plein coeur du conseil communautaire. Se tournant vers Jean-Luc Fichet, Agnès Le Brun vient de siffler la fin de l'échange musclé qui dure depuis quelques minutes entre les deux protagonistes. Le sujet de la discorde ? La future liaison entre la gare et le centre-ville. Mais, plus généralement, les rapports devenus de plus en plus crispés, ces derniers mois, entre le président de Morlaix communauté et le maire de la ville-centre.

« On n'est associé à rien »

Deux sujets cristallisent les tensions entre l'élu socialiste et la secrétaire départementale des Républicains. Le premier, c'est ce fameux pôle d'échanges multimodal. Si Morlaix communauté est aux manettes de ce projet aujourd'hui bien avancé qui va atteindre les 15 millions d'euros, la ville de Morlaix a conservé la gestion de la partie sud de la gare, celle qui donne sur la rue Gambetta.
 

Problème : les deux collectivités n'ont pas forcément la même vision des aménagements à réaliser. Et des timings qui, parfois, diffèrent. Conséquence, l'été dernier, Morlaix a quitté le groupement réunissant Morlaix communauté, Saint-Martin-des-Champs et l'Établissement public foncier régional. « Ça n'avançait pas et on n'était associé à rien », déplore Agnès Le Brun. « C'est incroyable de dire des bêtises pareilles ! La ville est présente à toutes les réunions, les échanges sont permanents », s'agace Jean-Luc Fichet.

« Si la ville veut continuer à vivoter avec Langolvas... »

Autre source de conflit : le parc de Langolvas. Alors qu'un accord semblait en bonne voie pour transférer la gestion du site, de la ville de Morlaix vers Morlaix communauté, l'affaire a capoté. « On a mis un terme aux discussions », confirme le président de l'agglomération, en déplorant les quatre millions d'euros réclamés par la Cité du viaduc pour l'acquisition du parc. « C'est une somme totalement aberrante pour un équipement au déficit important qui nécessite des investissements », lâche Jean-Luc Fichet, en jugeant « dommage de rater ce rendez-vous ».

« Il y avait possibilité de l'intégrer dans un circuit des grandes salles avec Brest et Quimper pour redynamiser cet outil qui fonctionne au ralenti. Maintenant, si la ville veut continuer à vivoter avec Langolvas... ». « Ce n'est pas parce qu'il est déficitaire qu'il ne vaut rien », répond le maire de Morlaix, pour qui Lango ne peut pas être comparé aux salles brestoises de l'Arena ou du Quartz. « On tire d'ailleurs beaucoup plus de bénéfices des comités d'entreprises qui louent le site, ou des assemblées générales et des forums qui ont lieu sur le parc ».

« Il se prend pour le king »

« Je n'ai jamais été contre l'intercommunalité. Par contre, je suis opposée à l'intégration forcée. Or, Morlaix communauté cherche à tout absorber », souligne Agnès Le Brun, en mettant en garde contre la supracommunalité. « Jean-Luc Fichet se prend pour le king de Morlaix », soupire le maire, en déplorant la méthode de gouvernance. « Sur plusieurs dossiers, on met la charrue avant les boeufs. Je ne dis pas que tout est nul. On n'est pas là pour faire obstruction, mais on ne peut pas, non plus, applaudir des deux mains quand on estime que quelque chose nous amène droit dans le mur ».

« On applique notre projet de territoire voté à l'unanimité »

« Il n'y a aucun problème de gouvernance », assure, de son côté, le président de Morlaix communauté. « La preuve, notre projet de territoire a été validé à l'unanimité*. On ne fait qu'appliquer ce qu'on a voté. Et on doit le faire tous en même temps », insiste Jean-Luc Fichet. « Dans l'état actuel, on peut continuer à travailler ensemble », approuve Agnès Le Brun, en avertissant tout de même le président : « À condition que vous nous respectiez et que vous ne franchissiez pas la ligne jaune ».


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr

 

* Note Chiffon Rouge: En réalité non, seul dans l'assemblée, Ismaël Dupont (Front de Gauche) s'est abstenu. 

Article Ronan Tanguy, Le Télégramme (21 décembre 2016)

Article Ronan Tanguy, Le Télégramme (21 décembre 2016)

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 11:46

Une autre lecture des moments importants du dernier conseil communautaire, par rapport au compte rendu du Télégramme.  

Les deux articles se complètent assez bien même si des moments importants du Conseil Communautaire et des débats et délibérations impliquant pour la vie quotidienne des habitants de la Communauté n'ont pas fait l'objet de transcription. Exercice difficile avec une soixantaine de délibérations et 4 heures de Conseil.  

Conseil de communauté du 19 décembre 2016 à Morlaix: un voeu adopté à l'unanimité pour dire à la SNCF: "En gare de Morlaix, la modernité, c'est aussi des trains et des agents"

Conseil Communautaire du 19 décembre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard

 

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Article Anaïg Dantec, Ouest-France (21 décembre 2016)

Ouest-France, 21 décembre 2016: Morlaix-Communauté soutient l'institu franco-indien

Ouest-France, 21 décembre 2016: Morlaix-Communauté soutient l'institu franco-indien

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:01
Centrale à gaz de Landivisiau: les doutes de l'Europe (Ouest-France, 18 décembre 2016)
Centrale de Landivisiau : les doutes de l'Europe

Ouest-France, 18 décembre 2016

 

 

Jean-Laurent BRAS.

Le projet phare du Pacte électrique breton aura-t-il le feu vert de Bruxelles ? La Commission européenne vient de rendre public un rapport qui peut laisser présager un prochain avis négatif.

Une unité de 422 mégawatts

La centrale électrique à cycle combiné gaz de Landivisiau aurait dû entrer en service en octobre dernier. À ce jour, aucune date de mise en chantier n'est avancée et c'est la pertinence même du projet pourrait être remise en cause ! En 2011, dans le cadre du Pacte électrique breton , l'État et la Région ont lancé un appel d'offres pour la construction et l'exploitation, au nord-ouest de la Bretagne, d'une unité de production de 450 MW. Le projet, de 422 MW, présenté par le consortium Poweo-Direct Énergie/Siemens, aux portes de Landivisiau (Nord Finistère), a été retenu.

Un examen de conformité

Ce n'est que quatre ans plus tard, le 7 janvier 2015, que les autorités françaises ont communiqué à Bruxelles les termes de ce contrat. Pour s'assurer de leur conformité avec le traité sur le fonctionnement de l'Union, la Commission européenne a examiné deux points essentiels : la réelle nécessité de construire cette centrale et le respect des règles de concurrence dans la désignation du lauréat de l'appel d'offres.

20 millions d'euros par an

La centrale de Landivisiau est supposée fonctionner autour de 3 000 heures par an en équivalent pleine charge, soit 125 jours. Dans de telles conditions, la seule vente de l'électricité produite n'assurera pas la viabilité économique de l'équipement. Plusieurs centrales CCG (cycle combiné gaz) ont été mises en sommeil, dont celle de Montoir-de-Bretagne, en Loire-Atlantique. Pour amortir son investissement (plus de 300 millions d'euros), l'exploitant de Landivisiau aura donc besoin d'une subvention des collectivités : 20 millions d'euros annuels, sur une durée totale de 20 ans.

L'intérêt général contesté

Cette aide publique, dite « prime », est au coeur du débat et des interrogations de Bruxelles. L'Union européenne, bien que toujours très jalouse du respect des règles de la concurrence, admet que la sécurité de l'approvisionnement énergétique d'un territoire puisse justifier le versement d'une subvention à un opérateur privé. Mais, rappelle-t-elle, cette intervention ne peut se faire que dans le cadre d'un Sieg, un service d'intérêt économique général. Or, dans le cas breton, la Commission « doute que l'installation et l'exploitation de la centrale de Landivisiau soient susceptibles d'être qualifiées de Sieg. » Une remise en cause de la nécessité même de cette centrale. « Les autorités françaises, estime Bruxelles, n'ont fourni aucun élément montrant qu'il y a eu un problème de sécurité d'approvisionnement en Bretagne dans le passé, même pas en cas de températures exceptionnellement basses telles que celles enregistrées en hiver 2012 ».

Combustibles fossiles

Il y a quelques jours, la Commission européenne a rendu publiques les conclusions d'une enquête qu'elle vient de mener sur les « mécanismes de capacité », du type Landivisiau, destinés à couvrir la demande d'électricité.

« Ils ne doivent pas constituer une subvention déguisée en faveur d'une technologie spécifique, comme les combustibles fossiles, ou gonfler exagérément le prix de l'électricité pour les consommateurs »,prévient la Danoise Margrethe Vestager, membre de la Commission.

L'Europe a ouvert, en novembre 2015, une procédure d'examen de l'appel d'offres « Landivisiau ». Ses conclusions, promises pour la fin 2016, pourraient donc tomber dans les prochains jours ou semaines.

Un deuxième avis attendu

Pour les opposants à la construction d'une centrale CCG en Bretagne, brûler du gaz en pleine lutte contre le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique serait une aberration.

Ils interprètent déjà la teneur du rapport d'orientation sur les mécanismes de capacité comme une indication sur ce que pourrait être le jugement de Bruxelles : « On imagine mal la Commission se déjuger, en émettant, pour la Bretagne, un avis contraire aux conclusions de son enquête générale sur les mécanismes de capacité. »

Dans cette hypothèse, le projet de Landivisiau, au point mort depuis deux ans, pourrait connaître une nouvelle chute de tension, voire disjoncter.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 07:31
"Hystérisation: "Macron-la-finance" confond charisme et hurlements" (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité)
Hystérisation(s)
VENDREDI, 16 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. « Macron-la-finance confond charisme et hurlements. »

Rhétorique De certaines images politiques affleure souvent la démesure grandiloquente, sinon grotesque, des personnages qui les incarnent, comme la signification symbolique de notre époque. À quelques mois d’échéances électorales majeures « perdues d’avance », beaucoup pensent la gauche en déroute, qu’elle ne sait plus où elle va ni comment. Soit. Encore conviendrait-il de savoir de quelle gauche nous parlons. Dans la séquence actuelle, où les bonnes âmes consacrent à longueur d’antenne « l’union pour survivre » face à la droite extrême de François Fuyons et l’extrême droite de Fifille-la-voilà, la tentation faible des médias dominants et des « penseurs de gôche » tenant chroniques un peu partout consiste à encenser – la forme comme le fond d’ailleurs – le premier discours de Macron-la-finance. Le cirque du « petit prodige » transformé en « homme providence » recommence, alimenté par la rhétorique de l’ancien ministre de l’Économie lors de son meeting, porte de Versailles. Partant de l’adage intellectuel qui consiste à dire que plus nous nous crions haut et fort moins nous avons de choses sincères à exprimer, la harangue surréaliste du candidat d’En Marche !, prisonnier d’une exaltation surjouée jusqu’aux ultimes mots prononcés, se révèle une authentique plongée dans la supercherie des communicants, qui nous ont habitués à l’aspiration par le vide. Qu’avons-nous vu en vérité ? L’ex-ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a-t-elle tort en affirmant que les envolées de Macron-la-finance ressemblaient aux prêches vitaminés du personnage campé par Leonardo DiCaprio dans le film le Loup de Wall Street, de Martin Scorsese ? Confondre à ce point charisme et hurlements, art oratoire et hystérisation de son propos, a quelque chose de confondant sinon d’inquiétant. Nous n’irons pas jusqu’à prétendre que le trader sommeille sous l’homme. En revanche, nous savons que sous le projet politique, mâtiné d’oraison funèbre pour le socialisme, nous apparaît clairement l’ambition d’une société de type capitaliste décrispé, où l’argent et la réussite par l’argent deviennent valeur cardinale. Il y a du Tapie chez lui, en plus classieux, en plus éduqué.

« Googlisation » Vous clamerez, et vous aurez raison, que nous étions déjà informés sur le profil de l’éphémère conseiller de Normal Ier. Souvenons-nous. Dans l’exercice de sa fonction à la tête de l’économie française, l’une des administrations les plus régaliennes qui soient, Macron-la-finance possédait déjà une double singularité. D’abord et avant tout, il se prenait pour ce qu’il n’était pas : un ministre de gauche. Ensuite, autant l’admettre, il regardait le peuple de gauche comme Tintin au Congo, avec mépris et défiance. Avec lui, la « libre parole », qualifiée de « moderne », avait déjà l’apparence non pas des trahisons – que peut-il trahir d’une famille dont il n’est pas membre ? – mais bel et bien d’une forme de condescendance nourrie à l’acide financier. S’il veut « façonner le capitalisme à l’image de nos ambitions », il tente de porter l’habit du « progressiste » mais souhaite néanmoins abolir les 35 heures, en finir avec le statut de la fonction publique (« plus adapté au monde tel qu’il va », « un statut plus justifiable », déclare-t-il) et, bien sûr, libéraliser à tout va l’économie française pour « l’adapter à la globalisation », etc. Là où un homme authentiquement de gauche proposerait prioritairement de réinvestir le champ des idées et des principes fondateurs du pacte républicain et de la citoyenneté afin de sécuriser la situation sociale, Macron-la-finance avance tout le contraire. Ne vient-il pas d’attaquer les syndicats en suggérant que ces derniers faisaient « trop de politique » ? Une critique tellement minable qu’on pourrait lui rétorquer que lui, pour le coup, n’en fait pas assez (de politique) en prônant la « googlisation » technocrate des idées. Façon Wall Street.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:58
Graphiques Le Télégramme - 20 décembre 2016

Graphiques Le Télégramme - 20 décembre 2016

Population, chômage, salariat, commerces, impôts... La communauté de communes et la CCI ont réalisé la photographie socio-économique du territoire pour 2016. Elle révèle plusieurs tendances : un nombre d'habitants en léger recul avec une ville-centre qui n'attire plus. Le taux de chômage, élevé, est à la une baisse. Côté entreprises et nombre de salariés, ça stagne. Quant au commerce, il s'épanouit dans les zones.

1. Population en légère baisse. Avec 64.757 habitants, la population de Morlaix communauté est en léger recul (-0,1 %) entre 2008 et 2013. Les communes péri-urbaines, telles que Sainte-Sève, Lanmeur, Plougonven ou Plouigneau restent dynamiques tandis que Morlaix (- 2 %) et ses communes limitrophes reculent, notamment à cause d'un manque de foncier. 2. 3.795 établissements dans l'économie productive. Il s'agit du nombre d'établissements inscrits au répertoire des métiers ou à la chambre d'agriculture au 1e r janvier 2016. Ce chiffre est en hausse de 4 % mais il faut le relativiser car les micro-entreprises sont désormais obligées de s'inscrire au registre du commerce. Cela se traduit par l'arrivée de beaucoup de métiers de services et de commerces (150 en plus). 57 % des établissements enregistrés n'ont pas de salariés.

Cartes et tableau Le Télégramme - 20 décembre 2016

Cartes et tableau Le Télégramme - 20 décembre 2016

3. Le nombre de salariés se stabilise. L'an dernier, le nombre de salariés avait connu un net recul avec une baisse de 4 %. Cette année, on en compte 11.334. Un chiffre toujours en baisse (- 1 %) mais de façon plus contenue, avec une diminution principalement dans les activités commerciales et de services. L'industrie (métaux/mécanique tels que Sermeta et ELM Le Blanc ex-Bosch) se porte mieux, la construction est stable. Mais Thierry Piriou, vice-président économie à Morlaix Communauté et Jacques Jézéquel, élu à la CCI métropolitaine Bretagne Ouest préviennent déjà : il faudra compter, l'an prochain, avec la perte de nombreux emplois. La reprise de Tilly Sabco Bretagne (134 emplois supprimés), la réorganisation chez Hop Brit Air (47 emplois de moins) et la reprise des Viviers de la Méloine (14 postes en moins) pèseront dans la balance... 4. Taux de chômage toujours élevé mais à la baisse. Fin 2015, le taux de chômage au niveau de la communauté d'agglomération était élevé mais a connu un recul en cours d'année pour atteindre 9,5 % mi-2016. Une tendance à la baisse
observée au niveau national. 5. Commerces : la zone du Launay poursuit sa progression. Avec 939 commerces de détail et 125.445 m² de surfaces commerciales, l'offre reste stable sur le territoire (trois commerces de moins). Le développement de la zone du Launay se poursuit, sur fond de transferts à l'intérieur de l'agglomération (Kiabi depuis Plourin-lès-Morlaix, Mr Bricolage depuis La Boissière) et d'arrivées, telles qu'Intersport. On note aussi le boom des pôles commerciaux multi-activités qui émergent aux abords des villes comme à Keriven et la Vierge Noire. Thierry Piriou reconnaît, en parallèle, un appauvrissement du centre-ville en matière de commerce : « Il y a là une difficulté que l'on aura à gérer dans les années à venir ». 6. La construction repart à la hausse. Avec trois années consécutives de recul du nombre de permis de construire, ce chiffre repart à la hausse. 278 permis ont été délivrés en 2015 (contre 244 en 2014), et la tendance semble se prolonger au premier semestre 2016. « Ce chiffre est un bon indicateur de la santé économique du territoire, se félicite Jacques Jézéquel. On mesure ainsi la sérénité des familles et l'intérêt que suscite la région. » 7. Le nombre d'exploitations agricoles toujours en baisse. C'est une tendance nationale, elle se traduit localement : le nombre d'exploitations agricoles est passé de 712 en 2015 à 699 en 2016. En revanche, le secteur emploie puisqu'il compte 25 salariés de plus (687).

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