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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 05:46
Drôles de pratiques politiques chez les Insoumis...

Depuis la campagne des élections présidentielles, les Insoumis à Morlaix donnent dans la suractivité (certains diraient l'hystérie) au niveau des collages et affichages et la volonté d'envahir l'espace public, de ne garder de visibilité que pour soi, signe d'une drôle de conception de la démocratie et du débat public. 

Combien d'affiches de Hamon ont été déchirées pendant la campagne des Présidentielles?  

Avec souvent les lambeaux qu'ils laissent traîner par terre de manière manifeste, témoignant ainsi de leur souci profond de l'écologie et de leur respect des concurrents. 

Aujourd'hui, les cibles principales de leur hargne sont les affiches PCF-Front de Gauche et PS de Gwenegan Bui et de sa suppléante, dont les militants sont les seuls à coller sur les panneaux non officiels en dehors des militants France Insoumise. 

Mes affiches sont souvent déchirées, les restes laissés par terre. Cela est même arrivé avec des affiches officielles sur Morlaix, et c'était signé... 

Quand nous collons des affiches, elles sont souvent recouvertes 10 mn ou 15 mn après sur Morlaix, St Martin, car un ou deux militants qui font des tours et des tours tous les jours pour ne laisser l'espace à personne d'autres.

Souvent, on nous colle dessus, au travers de la figure de nos candidats, une affichette "Nucléaire, ça suffit" (ça c'est pour le PCF: un de seuls clivages nets qu'il perçoive et qu'ils veulent mettre en avant pour justifier la division et nous faire passer pour des pro-nucléaires, ce qui est loin d'être le cas de tous les communistes, ni mon cas d'ailleurs, et de toute façon, c'est un débat qui mérite d'être menée avec des arguments sérieux, pas avec des procès d'intention), ou "retraite à 66 ans, ça suffit" (ça c'est pour le PS), et bien sûr le Phi grec. 

Le Phi de la philosophie, un symbole bien usurpé et je parle en connaissance de cause, en tant qu'ancien professeur de philosophie, quand on sait que la philosophie a été réinventée par Socrate qui était tout sauf un sectaire bardé de certitudes et de zèle prosélyte: "la seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien" était sa maxime. 

Un symbole bien prétentieux, surtout quand on voit la manière dont Mélenchon se conduit avec les gens qui ne sont pas de son "parti", de son avis, ou face à la diversité des points de vue qui le conduit presque systématiquement à caricaturer ceux qui ne pensent pas comme lui et à vouloir les salir, ou encore quand on déplore la manière dont il a réagi  face à la qualification de l'extrême-droite au second tour (ou en dépit de son triangle rouge sur sa veste, il s'est conduit de manière bien légère).  

La philosophie, c'est l'intérêt général, la raison, l'universalité certes, mais aussi la discussion, le respect des arguments et des raisons, la démocratie, le refus des postures d'autorité et d'invective.  

Parfois, on est effrayé de la virulence de certains militants et cadres de France Insoumise, de leur sectarisme, et on se demande si on voudrait voir notre pays et nos collectivités dirigés par eux.

Et pourtant, j'ai voté pour le soutien à Mélenchon dans le scrutin interne du PCF, en 2011 et en 2016, et j'ai voté pour lui, avec enthousiasme en 2012, par choix rationnel et vote utile pour qualifier une gauche de progrès, quoique avec beaucoup de réserves, en 2017.  

La philosophie, ce n'est pas mettre des drapeaux avec les candidats aux primaires du PS (dont Hamon et Montebourg) dans des crottes de chien un peu partout à Morlaix. Ou alors, ce n'est que l'humour scatologique et irrévérencieux des Cyniques.

Mais, admettons qu'on en fasse de même avec l'effigie de Mélenchon, quelle réaction?

Déjà, tu le critiques, ils sortent les couteaux sur internet... Et tu as des dizaines, des centaines de messages pour te descendre en flèche.  

Mieux vaut s'épargner ces blagues potache et de mauvais goût qui ont tendance à hystériser les débats plus qu'à les détendre.   

La philosophie, cela n'est pas coller ses Phi, devenus signes du VRAI, du BON, du BIEN, et ses photos de candidats sur le moindre mètre carré d'espace disponible et visible (sur les murs de la route de la corniche, sur tous les ponts, panneaux d'indication, abris bus, magasins et entrepôts fermés, palissades, ronds-points) afin d'être sûr que le citoyen se dira: ce sont les plus Actifs, les plus Puissants, les plus Forts, les plus Déterminés. Alors votons pour eux: ça c'est la philosophie du muscle, l'argument de Calliclès, de la loi de la force, non celui de Socrate, de la règle de la raison et de la discussion admettant a priori le pluralisme des points de vue.   

Il y a pire encore que ces collages et décollages intempestifs, c'est l'injure sur internet, le ressentiment et la haine dans les têtes et les propos, la volonté de discréditer les concurrents. 

Certains (pas tous) militants insoumis empruntent à Mélenchon sa violence verbale et se croient tout autorisé à partir du moment où ils travaillent pour le salut du peuple, de l'humanité et de la planète. 

Le manque de culture politique, souvent, ou la culture gauchiste, joint à une réelle conviction dans la valeur émancipatrice d'un discours politique porté par un grand tribun dont on récite les paroles et les écrits comme des mantras et considéré comme ayant une valeur absolue, font que certains se croient autorisés à tous les raccourcis et les accusations pour ceux qui ne sont pas dans le "grand mouvement populaire et révolutionnaire" France Insoumise, même quand ils se battent depuis des années, des décennies, pour le progrès social, démocratique, écologique, et l'égalité des droits. 

Non, même si nous avons beaucoup d'idées et d'objectifs politiques en commun avec France Insoumise, nous ne pouvons partager certaines manières de faire de la politique et de concevoir l'engagement politique, et nous sommes de plus en plus excédés et révoltés aussi par la brutalité et la grossièreté des attaques de Mélenchon, de ses cadres, et de beaucoup de ses militants, vis-à-vis du parti communiste, alors que nous avons soutenu deux fois sa candidature aux présidentielles et lui avons permis de s'affirmer comme un leader politique de gauche de tout premier ordre, grâce à notre esprit de rassemblement et à notre soutien. 

Aujourd'hui, Mélenchon et ses amis voudraient bien achever le Parti Communiste, l'organisation d'émancipation sociale et politique qui est la plus ancienne (97 ans) et qui compte encore le plus d'adhérents à gauche et des milliers d'élus malgré sa perte d'influence électorale. Il est vrai qu'ils ont une longue habitude à nous combattre en dehors de la parenthèse du front de gauche, qu'ils viennent de l'OCI, du Parti Socialiste, de ses tendances rocardiennes ou gauche socialiste, ou de l'extrême-gauche. Beaucoup de ces militants nous font la leçon alors que leur engagement est plus que récent, qu'ils ne votaient pas avant ou votaient social-démocrate, ou que beaucoup de nos militants communistes sont dans la lutte depuis 50, 40, 30 ans, et sont restés fidèles au poste, à leurs idées et à leur ambition de transformer la société. 

Tout cela au profit de la création et de la volonté hégémonique d'un nouveau mouvement politique de type nouveau centré sur la personnalité charismatique d'un leader et une volonté de bouleverser tout l'espace politique, en dépassant les repères idéologiques et symboliques traditionnels, en mettant en crise les structures démocratiques établies, jugées à bout de souffle, comme En Marche de Macron.  

Nous ne trouvons pas de garantie pour la défense des intérêts de la population ni dans le discours, ni dans les pratiques de Mélenchon et des chefs de la France Insoumise, encore moins dans un nouveau stade de marginalisation du Parti Communiste, Mélenchon entendant terminer avec une ingratitude complète le travail de destruction de son mentor Mitterrand. 

Il n'y arrivera pas, car les communistes sont attachés à leur histoire, à leur parti, convaincus de leur rôle et de leur utilité. Car ils travaillent sur la durée, car ils ont de nombreux jeunes à les rejoindre, car ils tiennent un discours de rassemblement sur des bases vraiment à gauche et de défense des classes populaires que nul autre ne tient. 

Alors, c'est maintenant à chacun de se déterminer. 

Je ne vais pas me faire que des amis en écrivant ce que j'ai en tête et sur le coeur au sujet des pratiques de France Insoumise, mais je me suis toujours donné une règle en politique: la franchise, dire les choses telles que je les vois, sans prudence excessive, même si évidemment je suis engagé et passionné et peux ne voir qu'une partie d'une réalité plus complexe, en fonction de mon point de vue.     

Ismaël Dupont - le 4 juin 2017 

 

  

  

 

   

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 05:31

Pierre FONTANIER

Cent cinquante personnes environ ont manifesté leur soutien aux migrants, ce samedi matin à Quimper (Finistère). Une trentaine d'associations et de collectifs sont signataires d'une pétition qui a déjà reçu 550 signatures. Tous demandent à Pascal Lelarge, préfet du Finistère, de revenir sur le règlement Dublin III, qui oblige les réfugiés à déposer leur demande d'asile dans le tout premier pays dans lequel ils sont entrés, et de recueillir la demande d'asile de 19 réfugiés finistériens.

"Bienvenue aux migrants, bienvenue aux migrants !" Ils sont environ 150 à chanter en choeur au pied du plateau de la Déesse, ce matin à Quimper (Finistère). Ils, ce sont toutes ces femmes et ces hommes qui font partie d'une trentaine d'associations solidaires, humanitaires, sociales.

À l'initiative de la Ligue des Droits de l'homme

La Ligue des droits de l'homme a fédéré ces associations et organismes pour demander à Pascal Lelarge, préfet du Finistère, de revenir sur le réglement Dublin III, qui oblige les réfugiés à déposer leur demande d'asile dans le tout premier pays dans lequel ils sont entrés, et de recueillir la demande d'asile de 19 réfugiés finistériens.

 

Plusieurs personnes présentes ont signé la pétition qui sera remise au préfet, Pascal Lelarge.
Plusieurs personnes présentes ont signé la pétition qui sera remise au préfet, Pascal Lelarge. | Ouest-France

 

550 signatures

Une pétition en ligne a déjà recueilli 550 signatures. Une autre, sur papier, était proposée ce matin aux manifestants. Les défenseurs des migrants attendent que les élections législatives soient passées et que le devoir de réserve du préfet soit levé pour obtenir une rencontre en préfecture au cours de laquelle ils lui remettront les pétitions. "Notre engagement ne s'arrêtera pas aujourd'hui !" scandent dans le haut-parleur plusieurs responsables associatifs comme Raymond, de Droit d'asile Quimper-Cornouaille.

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 05:18
Hommage aux résistants fusillés au Mont Valérien

Hier, comme chaque année, il y avait une cérémonie d'hommage et de recueillement au Mont Valérien organisée par l’Association pour le souvenir des fusillés. Les Nazis utilisèrent ce lieu pour assassiner essentiellement ceux dont les idées, les origines, les engagements philosophiques, politiques ou militaires désignaient comme les cibles à abattre de l’ordre fasciste du troisième Reich. Plus de mille résistants tombèrent dans la clairière. Ils étaient communistes, juifs, gaullistes, francs-maçons, etc. Leurs morts devaient servir d’exemple, leur sacrifice nous rappelle nos valeurs communes. Leur mort devrait aussi nous retirer toute légèreté et désinvolture face à la montée de l'extrême-droite (et à ses causes, essentiellement la désespérance sociale, l'abandon du peuple par les politiques au pouvoir, et le chômage) et d'autres idéologies totalitaires en Europe et en France. L'humanité et la démocratie sont des acquis fragiles. Ils sont morts pour les faire renaître, et, pour ce qui est des résistants communistes, pour une société du Pain, de la Paix, de la Liberté, de l'Egalité.  Il n'y a qu'à lire les lettres des résistants communistes brestois tués au Mont Valérien le 17 septembre 1943 pour le mesurer. 

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Dernière lettre de Paul Monot, résistant brestois fusillé au Mont-Valérien le 17 septembre 1943 avec Albert Rannou et 17 autres résistants brestois dont André Berger et Henri Moreau

Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, dirigeant de la résistance communiste brestoise, ouvrier et syndicaliste à l'Arsenal, fusillé le 1er juin 1943,

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Résistance: les derniers écrits d'un guimilien, Albert Rannou, dévoilés par Jacques Guivarc'h, de Pleyber-Christ (Le Télégramme, 3 mai 2017) - des lettres bouleversantes et une histoire de la résistance communiste de Brest à connaître à lire sur Le Chiffon Rouge

Un appel pour retrouver les photos de quatre résistants FTP brestois fusillés au Mont Valérien le 17 septembre 1943 (Ouest-France, 3 juin 2017)

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 08:22
Ismaël Dupont (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Ismaël Dupont (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Martine Carn, Patrick Béguiven, Roger Héré place des Otages (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Martine Carn, Patrick Béguiven, Roger Héré place des Otages (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Serge Bazin, Patrick Béguivin, Roger Héré place des otages (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Serge Bazin, Patrick Béguivin, Roger Héré place des otages (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Dernier marché de Morlaix avant le 1er tour des élections législatives, des rencontres et des discussions chaleureuses avec les habitants du pays de Morlaix.

Encore une semaine pour convaincre d'envoyer un député vraiment à gauche à l'Assemblée Nationale!  

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 07:27

Amères soumissions !

 

4ème circonscription de Marseille

Cruelles découvertes du candidat investi depuis plusieurs mois par les militants locaux de la France Insoumise au vu de son implication constante dans tous les combats politiques et sociaux. C’est par la radio qu’il apprend que Mélenchon a décidé d’atterrir dans sa circonscription. Il découvre ainsi qu’au-delà des grandes déclarations de principe, auxquelles il a adhéré, il y a des pratiques qui ne fleurent pas tout à fait le renouveau.

4ème circonscription du Finistère

Surprise de nombreux Morlaisiens en découvrant l’affiche apposée sur le panneau n° 8. La photo et le nom de Mélenchon occupant la quasi-totalité de la surface. En bas, un peu plus grand qu’un timbre-poste quand même, mais peu lisible à distance, la photo et le nom des « locaux » candidat et suppléante. Un quidam, un peu pressé sans doute, s’exclamait, parlant de Mélenchon, « tiens, je croyais qu’il était candidat à Marseille ».

Dans une discussion sur Facebook un insoumis local répondant à une des nombreuses questions sur le choix de l’affiche : « nous n’avons pas eu notre mot à dire ». Depuis fleurit sur les réseaux sociaux une explication plus orthodoxe : les photos locales, tirées sur des smartphones auraient été de si mauvaise qualité qu’elles étaient inexploitables ! Un peu court comme explication quand on sait que cette situation s’est retrouvée un peu partout en France. Ne serait-ce pas plutôt une suite de la campagne holographique du 1er tour des présidentielles ?

La conséquence de cette embrouille c’est que les insoumis locaux ont dû faire tirer une affiche, de fort belle facture d’ailleurs, où leurs candidats sont enfin visibles. Affiche qu’ils ne peuvent coller qu’en dehors des panneaux électoraux puisque l’affiche « Mélenchon « est l’affiche officielle.

Ainsi vont les  choses dans le monde de la soumission !

 Alain David 02-06-2017

Amères soumissions! - le billet d'Alain David ( 2 juin 2017)
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:38
Attaque de Londres de la nuit du 3 juin: halte à la haine, solidarité avec les londoniens et les victimes du terrorisme

Le fanatisme meurtrier d'individus gonflés de haine a encore frappé à Grande-Bretagne et à Londres hier soir, une attaque de trois personnes à la camionnette faisant au moins six morts et 48 blessés. 

Le mode opératoire de cet acte criminel ressemble à un acte de terreur djihadiste comme on en a connu plusieurs ces derniers mois en Europe, une conception folle et totalitaire de la religion, et une psychologie pathologique construite par l'endoctrinement sectaire et la fragilité de parcours humains et sociaux accidentés, conduisant à l'horreur du massacre de civils au nom d'une idéologie bête et méchante.  

La colère et la tristesse nous gagnent devant ces actes vils et nihilistes qui veulent mettre à mal le lien de bienveillance, de fraternité et de communauté entre les citoyens de nos sociétés multiculturelles, qui pour l'écrasante majorité d'entre eux vivent et pratiquent leurs idées religieuses, morales, philosophiques et politiques dans la tolérance et sans prétendre nier ceux qui pensent différemment. 

Nos pensées émues et solidaires vont aux victimes de cette attaque, à leurs familles et aux londoniens.

Nos démocraties doivent combattre intelligemment le terrorisme djihadiste par le renseignement, la prévention, l'action internationale, sans contredire leurs principes comme on en a eu de nombreux exemples dans le passé et aujourd'hui encore.  

Ismaël Dupont, le 4 juin 2017

  

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:34

Journée de carence dans la fonction publique, le retour de l'injustice

Pour la CGT Finances Publiques les premières annonces du  gouvernement Macron confirment les orientations libérales entrevues lors de la campagne des présidentielles et les choix dogmatiques du nouveau président élu, comme la suppression de 120 000 fonctionnaires, le gel du point d'indice en 2018 et le rétablissement de la journée de carence...

Alors que les fonctionnaires de Bercy sont dans l'attente d'un véritable dialogue social, la CGT Finances Publiques porteuse des revendications légitimes des agents d'une administration à bout de souffle attend lors des prochaines rencontres autre chose que des positions idéologiques !

Ainsi le Président Macron reprend à son compte les ficelles démagogiques avec la restauration de la journée de carence, paraphrasant l'argumentaire de la sacro-sainte équité entre salariés du public et du privé: «Je le restaure, et je l’ai dit et je porte cette mesure parce qu’il y a une protection légitime en matière d’emploi quand on est fonctionnaire : on a un devoir de neutralité, une indépendance et donc des protections légitimes. Mais ces protections légitimes, elles ne justifient pas d’avoir des droits exorbitants.»

Droit exorbitant ? La contrepartie de cette abrogation en 2014 avait été l'instauration d'un contrôle renforcé « des arrêts maladie de courte durée et des arrêts répétitifs », dans le but d’arriver à « un niveau de contrôle équivalent à celui du privé ».

Une mesure d’équité ? Ce n'est pas ce que disait le Ministre de l'économie et des finances Emmanuel Macron en mai 2015, estimant que « si l’on examine de près la situation des salariés du privé, on s’aperçoit que les deux tiers d’entre eux sont couverts par des conventions collectives qui prennent en charge les jours de carence. Donc, « en vrai », comme disent les enfants, la situation n’est pas aussi injuste [...]». Et le ministre de conclure que ce n'était pas « une bonne mesure » !

Pour la CGT Finances Publiques, l'annonce de ce rétablissement confirme qu'il n'y a jamais eu de changement de cap dans la vision des arrêts maladies des agents publics, les différents gouvernants s’entêtant dans le dogme qui consiste à ne voir les services publics que sous une logique comptable.

C'est pourquoi elle appelle les agents des Finances publiques à maintenir la mobilisation engagée depuis plusieurs mois autour des emplois, des missions et des conditions de travail !

La CGT-Finances Publiques condamne l'annonce de la restauration du jour de carence, mesure injuste, inutile et inefficace

Réintroduction par Macron de la journée de carence dans la fonction publique en cas de maladie: le retour de l'injustice (CGT Finances)
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:27
Précarité. La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein
CAMILLE BAUER ET CÉCILE ROUSSEAU
VENDREDI, 26 MAI, 2017
L'HUMANITÉ

Contrôle des comptes bancaires, chantage au bénévolat… certains départements dirigés par la droite organisent un flicage très serré des plus pauvres, sautant sur le moindre prétexte pour réduire ou supprimer leurs maigres allocations.

Deux allocataires du RSA errent en plein désert. Dessins tristes, sombres. Régis (1), illustrateur de 43 ans, a rangé ses pinceaux de couleur. Désormais, son quotidien, il le dessine en noir et blanc, miroir d'une vie qui s'obscurcit. Précaire depuis des années, l'artiste bénéficiait jusqu'ici sans problème du RSA activité en complément de son travail. Mais le renforcement des contrôles dans son département du Maine-et-Loire a transformé ses fins de mois difficiles en descente aux enfers.
En septembre 2016, Régis reçoit un courrier et doit tout à coup présenter trois mois de relevés de comptes, de quittances de loyer et prouver que sa fille est bien scolarisée. Une intrusion dans sa vie privée qui se poursuit avec la venue à domicile des contrôleurs de la caisse d'allocations familiales (CAF). « Ils ont continué leur enquête en remontant l'historique sur deux ans, raconte Régis. Et là, j'ai dû justifier les chèques que ma mère m'avait faits pour le Noël de mes deux enfants et pour payer le trajet en train ! On m'a aussi demandé des comptes sur 1 euro symbolique que j'avais gagné lors d'un procès. Ça va très très loin. »
Sonné, l'allocataire apprend en mars dernier que le RSA et une partie de son APL sont suspendus le temps de la « régulation » de son dossier. Régis se voit aussi réclamer 7 000 euros de trop-perçu. Sa compagne est entraînée dans la galère. « Comme nous sommes en RSA couple, elle non plus ne touche plus rien et devient solidaire des indus. » En compensation, Régis reçoit une aide d'urgence de... 70 euros octroyée par le département. « Mais je suis tellement traumatisé que je ne sais pas si on ne va pas me demander de déclarer cette aide. J'ai aussi eu droit à des bons alimentaires, car pendant un temps, nous avons eu du mal à manger. » Pour survivre à cette attente insoutenable, il a fait appel à la solidarité sur Facebook. « On voit bien que le seul objectif du conseil général est de faire du chiffre. Plein de personnes précaires de mon entourage se retrouvent dans cette situation. »

Régis n’est pas un cas isolé. Depuis quelques années, certains départements, pour l’essentiel dirigés par la droite, ont décidé de renforcer les contrôles des bénéfi ciaires du RSA. Aux avant-postes du fl icage, le Nord, l’Isère, la Drôme, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin qui, tous, se sont dotés de fonctionnaires spécialisés dans la chasse aux fraudeurs, alors même que, pour la plupart, ils s’étaient désengagés de toute politique d’insertion. « Les mêmes qui n’ont rien fait pour nous aider à nous en sortir nous accusent maintenant parce qu’il n’y a plus d’argent », constate, amer, Alain Guézou, fondateur de RSA 38 et qui avait marché en 2013 jusqu’à l’Élysée pour alerter sur le sort des allocataires. Le département le plus emblématique reste le Nord. Autorisé par la Cnil à recouper le fi chier du RSA avec celui de Pôle emploi, son service de lutte contre la fraude a identifi é 45 000 allocataires qui, faute d’inscription à l’ex-ANPE, risquent de voir leur RSA réduit ou supprimé

Ailleurs, c’est la mesure prônée un temps par l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrôle des comptes bancaires des allocataires, qui est choisie. Tout revenu annexe pouvant être retranché du montant des allocations (536,78 euros pour un bénéficiaire célibataire), la moindre économie, le plus petit cadeau, peuvent se retourner contre le bénéficiaire du RSA.

C’est ce qui est arrivé à Régis, mais aussi à Alain Guizou. Ce père célibataire de trois enfants s’est vu retirer un mois de RSA parce qu’il avait eu la mauvaise idée de déclarer les 800 euros que son fils avait gagnés l’été en travaillant dans une colonie de vacances. En principe, demander à quelqu’un au RSA de produire ses relevés de comptes n’est pas légal, la loi stipulant qu’il doit faire une déclaration sur l’honneur, mais cela n’a pas arrêté les départements. « Depuis un an, ça c’est beaucoup durci. On doit justifier absolument tout ce qu’on perçoit et, dans certains cas, on nous demande nos relevés de comptes », confirme François Garnier, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) à Belfort et Thann (Haut-Rhin).

« Conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint »

Même constat en Isère. Depuis le démarrage, en octobre 2016, d’un plan de lutte contre les fraudes, « ils se sont mis à tout éplucher et à chercher la fraude, y compris en demandant des bulletins de salaire ou des relevés de banque », raconte Pierre-Louis Serrero, président de l’association RSA 38. Il n’est pas hostile au principe du contrôle, mais s’indigne du fait qu’il y ait « une suspicion systématique » alors qu’il y aurait, selon une étude de la Caisse nationale des allocations familiales, seulement 2 % de fraudeurs, pour des montants dérisoires, comparés à la fraude fiscale des entreprises.

Le soupçon de « laisser-aller » alimente d’autres types de mesures. « Il y a eu une offensive, l’année dernière, déclenchée par le Haut-Rhin et qui a été depuis suivie par d’autres départements. Ils ont décidé de conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint », rappelle Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). La mesure a été jugée illégale en octobre 2016 par le tribunal administratif. Mais elle a été réintroduite sous la forme d’un « contrat d’engagement réciproque » que le demandeur du RSA est incité à signer et qui comporte l’obligation d’une activité bénévole.

En principe, il s’agit d’une politique incitative. Mais, dans les faits, la marge de manœuvre des allocataires est limitée. « Pour les chômeurs qui signent un contrat d’engagement PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi – NDLR), le bénévolat peut être inscrit dans le dispositif, on présume donc de l’accord de la personne. Dans le Haut-Rhin, on peut être radié si on refuse d’effectuer ces heures. Dans le Bas-Rhin, on a obtenu l’engagement de ne pas pouvoir radier les personnes qui ne respectent pas ce contrat d’engagement », explique Marc Desplats, responsable du MNCP dans le Grand Est.

À ces mesures, s’ajoute la complexité amenée par la dématérialisation. « Pour les gens les plus éloignés, ça a compliqué les démarches en multipliant les risques d’erreurs et en rendant les recours plus difficiles, faute d’interlocuteurs », estime Jean-Christophe Sarrot, coauteur du livre Pour en finir avec les idées fausses sur les pauvres. L’absence d’Internet à domicile, la difficulté à rédiger ou même à réceptionner un mail, l’incompréhension du langage souvent alambiqué des documents administratifs… autant de raisons qui expliquent un rendez-vous raté ou la mauvaise case cochée par le bénéficiaire. S’y ajoutent des méthodes plus discrètes. « Parfois, des consignes sont tout simplement données aux services sociaux des départements pour qu’ils compliquent la tâche aux demandeurs d’aides sociales », assure Jean-Christophe Sarrot.

« La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance »

L’argument derrière ce raidissement est en partie budgétaire. Depuis la crise de 2008, la courbe des allocataires s’est envolée, suivant celle du chômage. Entre 2012 et 2014, leur nombre a crû de 12,5 %, pour atteindre 1,9 million de foyers, selon une étude de la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Parallèlement, l’État n’a cessé de réduire le montant de ses dotations, laissant les départements payer seuls la majorité des coûts. Faute de système de péréquation, « ce sont les départements les plus pauvres qui ont à la fois le plus de chômeurs et le moins de rentrées fiscales », souligne Florent Gueguen.

Mais, si l’argument budgétaire est réel, il sert surtout à mettre en avant un discours de suspicion systématique contre les pauvres, accusés de vivre sur le dos de la collectivité et d’être seuls responsables de leur situation. « Il y a une volonté de caresser l’opinion publique dans le sens du poil sur le thème de ‘‘l’assistanat’’ », estime Florent Gueguen. « On considère que les plus modestes sont a priori malhonnêtes ! » tempête de son côté Pierre-Louis Serrero, qui s’indigne qu’on laisse courir Pénélope Fillon quand un allocataire du RSA devient un paria pour quelques euros non déclarés.

Pour les allocataires, cette suspicion croissante est coûteuse. « La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance », souligne Jean-Christophe Sarrot. Déjà obligés de remplir quatre déclarations de revenus par an, les allocataires se sentent infantilisés. Ils soulignent le caractère intrusif de ces nouvelles demandes, qui les obligent à dévoiler toute leur vie. Le moindre courrier devient une source d’angoisse. « On vit du soir au matin dans la peur », résume Alain Guizou. Pas vraiment des conditions idéales pour se reconstruire et chercher un emploi. Pour ceux qui sont radiés ou qui ont vu leurs allocations réduites, c’est rapidement la perte du logement et la descente aux enfers. « In fine, ces gens, nous allons les retrouver dans nos structures d’hébergement d’urgence. Cette approche est une machine à produire de la grande précarité ! » martèle Florent Gueguen.

Écœurés par le système, certains allocataires ont choisi de prendre la tangente, alors que, déjà, plus de 30 % de ceux qui pourraient prétendre au RSA n’en font pas la demande. Daniel fait partie de ceux qui ont jeté l’éponge. Après de multiples galères pour que la CAF accepte le cumul de l’allocation avec ses droits d’auteur et une pension militaire de 56 euros, le compositeur-interprète, artiste protéiforme, a dit stop : « J’ai été victime d’un véritable acharnement. De 2009 à 2016, je me suis retrouvé sur plusieurs périodes de trois mois avec zéro revenu. » Désormais, il vit sur un terrain prêté par un ami, cultive son potager et a installé son atelier en pleine nature, en périphérie de Strasbourg. « Je me suis enfin stabilisé. »

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:14

Avril 1977-juin 2017. Quarante ans après, la CGT a redonné vie, hier, au rallye des bradés, cortège pour l'emploi sur les routes du Finistère. Les jeunes syndiqués de l'époque ont bien sûr pris quelques rides, les modèles des voitures ont changé mais le combat, lui, reste plus que jamais d'actualité. 

« On lâche rien, on lâche rien, on lâche rien ». Une manif sur les coups de 18 h devant la maison des syndicats ? La scène a de quoi surprendre. Les passants se demandent ce qu'est ce cortège de véhicules qui arrive en klaxonnant, musique à fond, drapeaux CGT aux vitres et revendications sur le capot ! C'est le retour du rallye des bradés. En 1977, dans la France de Valéry Giscard d'Estaing et Raymond Barre, les syndicats avaient eu l'idée de se lancer sur les routes du Finistère pour alerter sur la situation de l'emploi. 80 véhicules, 220 militants, 500 km de trajet, l'opération avait été une réussite. Quarante ans après, la CGT a décidé de renouveler l'opération pour s'en souvenir mais aussi pour continuer à tirer la sonnette d'alarme.

 

« On était plein d'espoir »


Le rallye des bradés version 2017, ce sont 32 véhicules et environ 80 personnes mobilisées. Parti hier d'Ergué-Gabéric, le cortège est passé par Douarnenez, Pont-l'Abbé, Concarneau, Rosporden et Scaër avant de faire escale à Carhaix en début de soirée. Avec partout, un « super accueil » comme en 1977. Alors évidemment, les looks vestimentaires ont bien changé. Les voitures aussi. Exit les R16 et autres 404. Mais l'ambiance bon enfant reste la même. Jean Pirou l'a constaté hier. En 1977, il avait 33 ans et faisait partie de la dizaine de Carhaisiens à participer au rallye. « On avait fait une journée de Carhaix à Saint-Pol-de-Léon en passant par Huelgoat et Morlaix. C'était très sympa », se souvient Jean qui, lui, avait pris place dans un pick-up 404, prêté par un copain artisan.
 

 Sur les photos d'époque, on voit aussi une R16 portant un slogan carhaisien « Carhaix, réseau breton. 1967 = 550 agents. 1977 = 200 » sur le toit. « Et en 2017, c'est à peine 50 personnes », explique Fañch Laporte, militant CGT et jeune retraité de la gare. En 1977, Jean Pirou était, lui, salarié de Negobeureuf, à Lamprat. Et il se souvient, qu'à l'époque, il y avait trois laiteries à Carhaix. « On était 150 chez Nego, autant chez Unicopa et une quarantaine chez Entremont. Nego a été racheté par Unicopa qui a été racheté par Entremont. Et aujourd'hui, il n'y a plus que les Chinois », constate-t-il, amer. En quarante ans, la situation de l'emploi ne s'est guère améliorée. « Pourtant, à l'époque, on était plein d'espoir. On voulait faire changer les choses », confie Jean Pirou.

 

20.000 chômeurs en 1977 73.000 en 2017


« Il y a 40 ans, seul le privé était mobilisé. Aujourd'hui, les services publics sont aussi concernés parce que les conditions de travail se sont fortement dégradées », observe, de son côté, Anne-Véronique Roudaut, secrétaire de l'union départementale CGT. Les 20.000 chômeurs recensés en 1977 dans le Finistère semblent très, très loin. « Aujourd'hui, on en est à plus de 73.000. La population a augmenté mais sans doute pas dans ces proportions », poursuit Anne-Véronique Roudaut. Pour y remédier, la CGT dit aussi vouloir faire des propositions. Selon le syndicat, l'arrivée de Synutra à Carhaix serait, par exemple, une opportunité de relancer l'activité fret à la gare de Carhaix en transportant la production de l'usine vers Brest, via le rail. Aujourd'hui, le cortège prend la direction de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Landerneau et du port de Brest.


 

 

 

Le Télégramme

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:12
Avec le PCF, pas de trêve estivale pour Emmanuel Macron
MAUD VERGNOL
VENDREDI, 2 JUIN, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Laurent : « Tout ce que nous aurons semé pendant cette campagne sera utile pour la suite car évidemment la bataille ne fait que commencer »  Photo : Bruno Arbesu
Pierre Laurent : « Tout ce que nous aurons semé pendant cette campagne sera utile pour la suite car évidemment la bataille ne fait que commencer » Photo : Bruno Arbesu

Pierre Laurent a lancé jeudi, devant le conseil des prud’hommes du 10è arrondissement de Paris le top départ de la campagne du PCF « L’été, c’est pas fait pour casser le code du travail ».

Des militants arrivent panneaux sous le bras et tracts en mains devant le conseil des prud’hommes de la rue Louis Blanc, dans le 10è arrondissement de Paris. L’un d’entre eux arbore fièrement une pancarte « Un code du travail par entreprise, c’est comme un code de la route par rue ». C’est face à cette juridiction symbolique, fragilisée par la loi EL Khomri, où se jugent les conflits du travail et où les injustices peuvent être réparées, que le secrétaire national du PCF a choisi de lancer la campagne « L’été, c’est pas fait pour casser le code du travail ». A ses côtés, Didier le Reste, candidat communiste de la 5e circonscription de Paris, rappelle comment Emmanuel Macron compte pousser au bout la logique qui a guidé la loi travail, pourtant rejetée massivement par les Français. « Le président de la République veut poursuivre la démolition des droits des salariés entamée sur le temps de travail au cours du quinquennat Hollande, en l’étendant à toute l’organisation du travail. Et au pas de charge ! » alerte l’ancien secrétaire général de la CGT cheminots. « Le patron du MEDEF applaudit à tout va et piaffe d’impatience » lance Didier le Reste sous les applaudissements. « Si on laisse faire ce gouvernement, il sera fort avec les faibles et faibles avec les forts » avance le candidat, qui compte proposer l’abrogation de la loi El Khomri s’il est élu, « car on ne négocie pas les reculs sociaux ! ». « L’idée d’une majorité absolue pour Macron me rend malade, glisse un militant. Leur projet était minoritaire, et voilà qu’ils vont avoir les mains libres pour tout casser pendant les vacances ».

« Vous pourrez compter sur nos députés pour s’opposer aux ordonnances Macron »

« Dans les semaines qui viennent, et pendant tout l’été, nous avons décidé de mener une campagne qui doit aider à amplifier les mobilisations sociales jusqu’à la mise en l’échec de l’utilisation des ordonnances » a invité Pierre Laurent, tandis que les militants tendent aux passants des tracts sur lesquels une femme est allongée sur un transat, un symbole du droit au repos contre la logique d’exploitation. « Notre slogan montre clairement le choix de société qui est devant nous, explique le secrétaire national du PCF: où l'asservissement au travail et la précarité à vie, où une vie digne faite d'un travail reconnu, correctement payé avec un bon salaire, permettant le droit au repos et aux vacances pour tous » poursuit-il. Un mot d’ordre chaudement accueilli par les badauds qui se détendent sous la douceur printanière le long du Canal Saint-Martin. « Vous pourrez compter sur nos députés pour s’opposer aux ordonnances Macron. Ce seront eux qui feront rentrer la vraie société civile à l’Assemblée ! Ce combat-là, nous allons le mener d’arrache- pied dans la dernière ligne droite. Tout ce que nous aurons semé pendant cette campagne sera utile pour la suite car évidemment la bataille ne fait que commencer » a conclu le secrétaire national du PCF sous les applaudissements, avant de partir pour une déambulation le long des rives du Canal.

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