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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 09:49
Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF pour la venue prévue de Marine Le Pen le 18 juin à Sein

Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF pour la venue prévue de Marine Le Pen le 18 juin à Sein

Marine Le Pen, présidente du RN, sera présente sur l’Ile de Sein le 18 juin. La présidente du mouvement d’extrême droite revendique ainsi l’héritage de l’homme de l’appel du 18 juin.

La véritable héritière du maître du château de Saint-Cloud feint ainsi d’oublier que le parti dont elle est la dépositaire légale est précisément né d’un ­antigaullisme primaire et viscéral, comptant parmi ses fondateurs des anciens de l’OAS et autres nostalgiques de l’Algérie française.

Il est vrai que cette extrême droite est habituée aux détournements d’héritage. Le changement de nom du Front National ne fera pas oublier non plus que celui ci comptait parmi ses fondateurs Léon Gaultier qui fut secrétaire général à l’Information du gouvernement du maréchal Pétain , chroniqueur à "Radio Vichy", et fut l’un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l’uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l’Est durant l’été 1944.

La Bretagne terre de résistance ne permettra pas à la porte-parole de la haine de parader et de réviser l’histoire. La jeunesse qui manifeste massivement contre le racisme ne le permettra pas non plus.

Les communistes appellent tous ceux qui ont au cœur l’héritage du Conseil National de la Résistance à s’unir et se mobiliser contre cette provocation. Ils seront notamment présents au rassemblement à l’embarcadère d’Audierne dès 8 h du matin pour montrer à la présidente du Rassemblement National qu’elle n’est pas la bienvenue.

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français,

13 juin 2020

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 09:39
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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:59
Le Télégramme, 16 juin - Municipales à Morlaix : la pandémie de Covid-19 a-t-elle fait évoluer les programmes des candidats ? - Les réponses de Jean-Paul Vermot pour Morlaix Ensemble

https://www.letelegramme.fr/…/municipales-a-morlaix-la-pand…

Retrouvez ci dessous le texte complet de la réponse de Jean-Paul Vermot pour Morlaix Ensemble (nombre de signes limité):

La situation inédite que nous traversons a mis des priorités tout en renforçant notre programme.
 

1- Défendre l’hôpital public
La crise a rappelé à tous l'importance de l'hôpital. Le Maire de Morlaix, Président du conseil de surveillance, défendra les personnels et moyens de l’hôpital.

2- L’attractivité commerciale
Un fonds d’urgence la soutiendra en accompagnant les opérations de relance des commerces. Contre la vacance, nous créerons une société publique immobilière qui achètera immeubles et murs commerciaux vides pour offrir des locations abordables. Les marchés de rénovation seront accessibles à nos entreprises pour relancer leur activité.
La gratuité des parkings sera poursuivie jusqu’à l’élaboration rapide d’une vraie politique du parking. La gestion actuelle décidée à la va-vite génère des voitures-ventouses qui perturbent l’accès aux commerces. Les mesures de soutien : exonération des droits de terrasse, accès à l’espace public, piétonisation temporaire... seront amplifiées.

3- Solidarité
Un fonds d’urgences sociales viendra en aide dans l’après-crise sanitaire à nos concitoyens vulnérables. Nous œuvrerons à trouver des solutions pour retrouver une vie quotidienne facilitée (garde d’enfants, vie associative, etc).

4- L’écologie : une évidence
Priorités sur l’alimentation, l’énergie en propre, la gestion de l’eau, les mobilités. Un adjoint à l’écologie sera garant de la transition énergétique et écologique de la ville.

5- Agir avec Morlaix communauté
La création d’une Agence de économie et de l’Emploi accompagnera entre autre l’accès au fonds COVID-résistance. Participant pleinement à une majorité intercommunale, nous développerons Morlaix au cœur et au service de son territoire.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:22
Morlaix, 16 juin - 20h-21h: très forte mobilisation pour les soignants de l'hôpital, des EHPAD et de la santé à l'initiative de la CFDT place des Otages
Morlaix, 16 juin - 20h-21h: très forte mobilisation pour les soignants de l'hôpital, des EHPAD et de la santé à l'initiative de la CFDT place des Otages
Morlaix, 16 juin - 20h-21h: très forte mobilisation pour les soignants de l'hôpital, des EHPAD et de la santé à l'initiative de la CFDT place des Otages
Morlaix, 16 juin - 20h-21h: très forte mobilisation pour les soignants de l'hôpital, des EHPAD et de la santé à l'initiative de la CFDT place des Otages

Beaucoup de monde et une ambiance chaleureuse et combative hier place des Otages, à 20h, le 16 juin, pour demander des moyens pour l'hôpital et la santé, rendre hommage aux soignants et aux usagers de l'hôpital, des EHPAD, malmenés pendant la crise du Covid.

Le rassemblement était prévu à l'initiative de la CFDT (après celui du midi à l'hôpital, plutôt à l'initiative de la CGT, de SUD). De nombreux citoyens, le comité de défense de l'hôpital de Morlaix, étaient présents aussi. Après le discours de Stephane Postollec pour la CFDT, le comité Covid-Entraide Morlaix, avec notamment Claude Bonnard, Mathieu Cirou, André Laurent, a lu de très beaux textes écrits par des citoyens pendant le confinement, texte d'hommage aux soignants, aux usagers des EHPAD et de l'hôpital, des textes vibrants qui pour certains étaient en forme d'appel à la solidarité et à construire un monde meilleur, centré sur la place de l'humain.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:20
Christophe Boudrot, secrétaire de la CGT de l'Hôpital (et nouvel adjoint PCF à Plouigneau) au micro au côté de Pascal Kerboriou, militant de la CGT de l'hôpital, et ancien adjoint sympathisant PCF à Plougonven (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Christophe Boudrot, secrétaire de la CGT de l'Hôpital (et nouvel adjoint PCF à Plouigneau) au micro au côté de Pascal Kerboriou, militant de la CGT de l'hôpital, et ancien adjoint sympathisant PCF à Plougonven (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Christophe Boudrot, au centre, secrétaire de la CGT de l'hôpital de Morlaix

Christophe Boudrot, au centre, secrétaire de la CGT de l'hôpital de Morlaix

Daniel Ravasio au premier plan - Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Daniel Ravasio au premier plan - Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Comité de défense de l'hôpital avec les copains et copines de la liste Morlaix Ensemble: Jérôme Plouzen, Annie Bergot Le Calvez, Laëtitia Tosser, Katell Le Reste Salazar- Photo Catherine Tréanton

Comité de défense de l'hôpital avec les copains et copines de la liste Morlaix Ensemble: Jérôme Plouzen, Annie Bergot Le Calvez, Laëtitia Tosser, Katell Le Reste Salazar- Photo Catherine Tréanton

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital - Serge Bazin

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital - Serge Bazin

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital - Serge Bazin et Jean-Claude Postic du PCF au premier plan

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital - Serge Bazin et Jean-Claude Postic du PCF au premier plan

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital - Glenn Le Saoût et Sylvaine Vulpiani, conseillère régionale de gauche (Génération.s)

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital - Glenn Le Saoût et Sylvaine Vulpiani, conseillère régionale de gauche (Génération.s)

Sylvaine Vulpiani, coseillère régionale Génération.s et Jean-Paul Vermot, conseiller départemental et tête de liste de la gauche à Morlaix - Photo Catherine Tréanton

Sylvaine Vulpiani, coseillère régionale Génération.s et Jean-Paul Vermot, conseiller départemental et tête de liste de la gauche à Morlaix - Photo Catherine Tréanton

Sylvaine Vulpiani et Hervé Gouédard, médecin pédiatre hospitalier, élu de gauche et candidat sur la liste Morlaix Ensemble - Photo Catherine Tréanton

Sylvaine Vulpiani et Hervé Gouédard, médecin pédiatre hospitalier, élu de gauche et candidat sur la liste Morlaix Ensemble - Photo Catherine Tréanton

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

Photo Pierre-Yvon Boisnard - 16 juin 2020 - manif pour la défense de l'hôpital

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:19
Un jeté de médailles symbolique a eu lieu devant le bâtiment administratif. | OUEST-FRANCE

Un jeté de médailles symbolique a eu lieu devant le bâtiment administratif. | OUEST-FRANCE

Ouest-France
EN IMAGES. Une chaîne humaine de 450 personnes à l’hôpital de Morlaix

Publié le

À l’appel des syndicats, près de 450 personnes se sont mobilisées, ce mardi 15 juin, à l’hôpital de Morlaix (Finistère). Ils revendiquent une revalorisation de leur salaire.

 

  • L’appel a la mobilisation des syndicats (CFDT, CGT, Sud) du centre hospitalier de Morlaix a été entendu, mardi 16 juin. Près de 450 personnes, membres du personnel et usagers, étaient présentes devant le bâtiment administratif. En début d’après-midi, une chaîne humaine s’est formée pour faire le tour de l’hôpital. Symboliquement, des médailles ont été jetées à la poubelle par plusieurs manifestants.
    La chaîne humaine a fait le tour de l’hôpital | OUEST-FRANCE

    Ce que l’on veut, ce n’est pas une médaille, mais la reconnaissance de notre métier. La prime, c’est bien, mais c’est la revalorisation des salaires que l’on veut, indique le secrétaire de la CGT Christophe Boudrot. Parmi les revendications, il y avait aussi l’arrêt de la fermeture des lits et des postes.

    De la même manière, une quarantaine de salariés de la Maison d’accueil spécialisée de Ploujean et de Pleyber-Christ était rassemblée, à Ploujean.

    À l’appel de la CGT, une quarantaine de salariés des Genêts d’Or issus des maisons d’accueil spécialisées et foyers de vie de Ploujean et Pleyber-Christ, ont débrayé. | OUEST-FRANCE

    À 20 heures, la CFDT a également appelé au rassemblement place des Otages, à Morlaix. Comme à chaque crise, on s’est trouvé des héros, mais nous n’en sommes pas. Nous sommes des professionnels qui ont fait leur métier, a déclaré un représentant syndical.

    Une minute d'applaudissements pour les soignants | OUEST-FRANCE

    Environ 250 personnes étaient présentes, qui ont observé une minute d’applaudissements pour les soignants.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/en-images-une-chaine-humaine-de-450-personnes-l-hopital-de-morlaix-6871103

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 05:43
Photo Le Télégramme - Le jury de l’appel à projets de « Réinventons nos cœurs de ville » s’est réuni le 9 juin et a retenu deux projets dans le cadre de l’opération de renouvellement du quartier Gambetta-Gare, l’un porté par Terre d’Alliance et l’autre par Arkadea. L’ancienne école Notre-Dame-de-Lourdes, ici en photo, est concernée et devrait être transformée en logements à l’avenir. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Photo Le Télégramme - Le jury de l’appel à projets de « Réinventons nos cœurs de ville » s’est réuni le 9 juin et a retenu deux projets dans le cadre de l’opération de renouvellement du quartier Gambetta-Gare, l’un porté par Terre d’Alliance et l’autre par Arkadea. L’ancienne école Notre-Dame-de-Lourdes, ici en photo, est concernée et devrait être transformée en logements à l’avenir. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Le Télégramme, 16 juin 2020

Le sujet du quartier de la gare vient donc de débuter. En pleine campagne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fait tousser.

L’annonce du futur pôle de santé Sagéo, qui s’implantera d’ici 2023 dans le quartier de la gare, est tombée lundi 15 juin. De fait dans un contexte de campagne du second tour. Cette information, donnée par la société de santé après son choix par le jury de Réinventons nos cœurs de ville du 9 juin, a interpellé Jean-Paul Vermot, conseiller municipal d’opposition et tête de liste de Morlaix Ensemble.

« Le pôle de santé connecté est une erreur »
S’il ne cache pas avoir reçu, lundi 15, une communication globale de la part de la mairie envoyée aux membres du conseil municipal au sujet de la réunion du jury du 9 juin, Jean-Paul Vermot considère que ce « pôle de santé connecté » est « une erreur ». Pour lui, « créer ce service à la gare, c’est contredire le renforcement des services nécessaires en centre-ville. Autour d’une activité médicale, ce sont par exemple des pharmacies qui renforcent leur activité. Quid de l’avenir de celles installées en ville ? »

Une « erreur » que réfute la maire actuelle de Morlaix et candidate de Vivons Morlaix !, Agnès Le Brun. Présidente du jury, elle explique, au contraire, que cette offre de « quartier » « permettra une complémentarité et même un renforcement de l’offre ». Et de rappeler les efforts, infructueux, « des dernières années » pour mener « une réflexion avec les professionnels de santé sur une maison de santé », notamment rue de Brest.

« Un manque de connaissance des procédures »
Jean-Paul Vermot dénonce aussi « un problème de démocratie locale », arguant du fait que « le jury a écarté l’opposition municipale », qu’« aucune concertation n’a été mise en place avec la population » (…).Et qu’enfin, « l’équipe municipale actuelle avait refusé de présenter les principes d’aménagement du quartier de la gare aux élus de la communauté » et qu’« elle continue dans la même voie ».
Agnès Le Brun s’inscrit, là aussi, en faux, soulignant un « manque de connaissances des procédures » liées à Cœur de ville : « Ce n’est ni un processus municipal, ni de la démocratie locale là. Le maire est président du jury, la communauté est cosignataire et le ministère de la Cohésion des territoires décide aussi ». Tout comme « l’Architecte des bâtiments de France »… Elle confirme d’ailleurs que « la communauté a été très peu présente sur ce sujet et on l’a regrettée ».

Une phase de concertation en septembre, après les élections
Enfin, Jean-Paul Vermot s’interroge sur « la cohérence des sujets » dans ce projet du quartier de la gare évoquant notamment « un espace de coworking » (Groupement Arkadea). Espace qui l’interroge puisque « s’ouvre bientôt un espace de Morlaix Co du même type dans l’ancien bâtiment Orange, à quelques dizaines de mètres… » Une interrogation que balaie Agnès Le Brun par un « Ce n’est pas la même chose », sans dévoiler davantage le projet.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 05:14
PCF: Construisons la France en commun - Propositions d'urgence et d'après crise
CONSTRUISONS LA FRANCE EN COMMUN – Propositions d’urgence et d’après crise (PCF)
 
 
Vous trouverez ci-joint le texte de propositions « Construisons la France en commun » voté par le Conseil national du 12 juin et voué à être enrichie, par les militants, par le biais de la plate-forme « la France
en commun
 
 
La crise que traverse le monde, l'Europe et notre pays sans précédent est d'une extrême gravité. En France, nous avons enregistré plus d'1 million de chômeurs en plus en l'espace de deux mois. A la crise sanitaire s'ajoute une crise économique qui était déjà présente avant.
Avant la pandémie, l'urgence sociale et l'urgence écologique s'exprimaient avec force. Pouvoir d'achat, santé, emploi, respect de leur dignité… autant d’exigences déjà au cœur des préoccupations populaires.
Aujourd'hui, la pandémie va accentuer encore plus les difficultés de nos concitoyens si nous laissons faire le gouvernement et les actionnaires.
Nous réclamons donc l'inverse: protéger l'humain d'abord et mettre le capital à contribution pour sortir de cette crise par le haut, sans casse sociale et en engageant la transition écologique. Pour les communistes, c'est possible.
C'est dans cet esprit que les communistes, réunis en Conseil national, appellent d'abord à de larges mobilisations pour résister aux plans sociaux, défendre les services publics dont celui de la santé, de
l'école et protéger le pouvoir d'achat, les salaires et les acquis sociaux de tous nos concitoyens. La priorité est à l'action car nous ne pouvons pas accepter la casse de notre industrie, la vie chère, l’affaiblissement , voire la disparition de nos services publics.
 
Une plate forme « La France en commun »
 
Le PCF appelle à construire un nouveau modèle de société, plus juste, plus respectueux des êtres humains comme de la planète. Il met en débat des propositions de plus long terme, dessinant les contours d'un projet
de société, garantissant les même droits et une vie digne pour tous les citoyens et permettant de recouvrer notre souveraineté économique et démocratique. Il fait le choix de privilégier l'humain plutôt que la
finance.
Ces propositions seront élargies, renforcées, enrichies via la plate forme « La France en commun ».
 
 
I - Parmi les mesures d'urgence exceptionnelles santé publique
• Vote dès l'été d’un premier plan massif d'investissement, de créations d'emplois et de revalorisation des salaires et des carrières dans l'hôpital public et les Ehpad : 100.000 embauches dans l'hôpital public
et 300.000 dans les Ehpad
• Mettre en place un dispositif national « masques gratuits », pris en charge par la Sécurité sociale.
• Élaboration un plan de reconquête industrielle dans le domaine du matériel médical et du médicament et reconstruction d'un pôle public industriel et de recherche comprenant Sanofi, et assurant un service
public du médicament.
 
Éducation nationale et université
• au début de l’été, un budget rectificatif pour l'Éducation nationale et l’université et plan de recrutement massif de personnels enseignants et non enseignants, afin de pérenniser les dédoublements : ouverture des
places au concours, titularisation des personnels précaires et des stagiaires.
• Annuler les suppressions de postes et les fermetures de classes. À partir de 2021, la carte scolaire doit devenir pluriannuelle pour favoriser la stabilisation des équipes.
 
Pouvoir d'achat, lutte contre la pauvreté, accès de tous à une alimentation de qualité et aux biens de première nécessité
• maintien du salaire à 100 % lorsque les salarié·e·s sont au chômage partiel et mise en place d’un fonds de sécurisation salarial assurant un revenu décent jusqu'au retour à l’emploi;
• blocage des prix alimentaires, de l'eau, de l'énergie, des télécoms ;
• suppression de la TVA sur les produits de première nécessité ; gel des loyers et des prêts immobiliers
• prime de 300 euros à toute personne vivant au-dessous du seuil de pauvreté ;
    • prolongation des droits des chômeurs jusqu'à la fin de 2020 et abrogation de la réforme de l'assurance chômage.
    • ouverture du RSA aux moins de 25 ans ;
 
Sécurisation immédiate de l'emploi contre le chômage et les licenciements
• Protéger et renforcer les droits des représentants du personnel, ainsi que la pleine capacité d'intervention des inspecteurs du travail.
• Prolonger le chômage partiel et le fonds d'aide aux entreprises en difficulté, avec des critères de maintien de l'emploi, notamment pour les moyennes et les grandes entreprises.
• Conférences, régionales et nationale, de sécurisation de l'emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale, qui fixeront les objectifs chiffrés d'emplois, de formation, de
recherche et d'investissements.
 
 
II - Des choix pour changer durablement de mode de développement
 
Une société sans chômage, un nouvel âge de la Sécurité sociale
    • Augmenter le smic de 20% immédiatement et impulser une augmentation générale des salaires et des pensions.
    • Engager la construction d'un système de sécurité de l'emploi et de la formation, permettant d’alterner périodes d'emploi et périodes de formation, sans perte de revenu
    • Rembourser à 100% des soins prescrits par la Sécurité sociale
    • Tourner définitivement la page de la réforme Macron de casse de notre système de retraites.
    • Travailler moins, pour travailler tous, en travaillant mieux.
 
Réduction du temps de travail, pour arriver aux 32 heures.
    • Droit de veto pour les travailleur·euse·s
    • Loi d'interdiction des licenciements boursiers et loi pour le droit de péremption des salariés pour transformer leur entreprise en coopérative
 
Des services publics, outils du changement, au service de l'égalité et de l'émancipation
    • Rétablissement et renforcement des statuts des fonctionnaires
    • Doublement du transport des marchandises par le rail d'ici 10 ans avec la rénovation et l'ouverture de nouvelles gares de fret.
    • Création d’un pôle public de l'énergie et de la rénovation énergétique (France Energies) dont notre pays a besoin pour assurer les objectifs de décarbonation des productions et des usages.
    • Création d’un fonds européen pour les services publics, géré démocratiquement et contrôlé par les parlements nationaux, alimenté par la BCE au service de chaque état de la zone euro dans le but précis de
développer et faire coopérer les services publics.
 
Produire, consommer, vivre autrement : réussir la transition écologique et sociale
    • Relocalisation des productions et arrêt des restructurations destructrices de postes et les fermetures de sites.
    • Définir les grandes filières stratégiques dont la nation a besoin.
    • Mettre fin à l'obsolescence programmée, développer l'éco-conception,
    • favoriser les filières de réparation et de recyclage, encourager l'économie circulaire.
    • Consacrer 10 milliards d'€ par an à la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics (700 000 logements par an)
    • Faire des transports un instrument du changement, en privilégiant transports publics et déplacements doux pour les individus, transports ferrés et transports maritimes ou fluviaux pour les marchandises.
    • Construire notre souveraineté numérique pour s'émanciper des firmes digitales des États-Unis
 
Pour une autre utilisation de l’argent
    • Création d'un pôle public bancaire et financier, avec nationalisations d'établissements bancaires.
    • Conditionnalité et contrôle des aides publiques aux entreprises.
    • Instauration d’un nouvel impôt sur les sociétés,
    • un impôt local rénové sur le capital,
    • Suppression progressive de la CSG pour mettre à contribution les revenus financiers des entreprises.
    • Impôt sur le revenu avec 15 tranches au lieu de 5 actuellement;
    • Taxer la spéculation boursière en augmentant la taxe sur les transactions financières (TTF)
 
Donner à la France une voix forte, indépendante et internationaliste, lutter pour une autre mondialisation
    • Démarchandisation des secteurs du médicament, de la santé et de la protection sociale;
    • Réduction massive des budgets militaires.
    • convocation, sous l'égide de l'ONU, d'une COP pour la justice sociale et fiscale.
    • Une Union européenne à géométrie choisie : Chaque peuple fait des choix souverains et doit rester libre d'en changer à tout moment. Aucun peuple ne peut être entrainé dans des orientations qu'il récuse.
    • Porter à 0,7 % l'aide publique au développement.
 
Pour une République nouvelle : la démocratie jusqu'au bout
    • Nouveaux pouvoirs pour les salarié·e·s et les habitant·e·s sur les entreprises et les services publics.
    • Revaloriser le suffrage universel avec la représentation proportionnelle et le droit de vote des étrangers aux élections locales
    • Restaurer la primauté du Parlement, avec la désignation d'un Premier ministre et de son gouvernement devant le Parlement..
    • Fin de l’élection du Président de la République au suffrage universel
 
 
Mobilisation immédiate des financements
 
• Création d’un fonds d'urgence sanitaire et de sécurisation doté de 205 milliards en 2020, alimenté par des recettes fiscales nouvelles (20 milliards), par l'annulation du remboursement des exonérations sociales
du CICE (20 milliards) et la création monétaire de la BCE (160 milliards, qui correspondent à la part que recevra la France des 1 000 milliards d'achat de dette publique annoncé par celle-ci). Il devra fonctionner sur une période de cinq ans et être alimenté annuellement.
Ce qui devra prendre en compte la reprise d'une activité économique plus étendue et plus saine, ainsi que la réforme en profondeur indispensable de la fiscalité.
• Ce fonds servira :
◦ à financer le plan d'urgence pour la santé publique (15 milliards) ;
◦ à financer un plan de développement des services publics (45
milliards) ;
◦ à prendre en charge une partie des dépenses que les collectivités
territoriales ont consacrées au soutien des populations ces derniers
mois (10 milliards) ;
◦ à agir en direction des grandes entreprises, sous forme de participations ou de nationalisations, afin que soit préservé l'emploi, que soit assurée la formation des salarié·e·s, que soient développées les productions stratégiques (20 milliards) ;
◦ à peser sur les banques, afin qu'elles apportent aux PME et TPE les crédits nécessaires de trésorerie et d'investissement ; celles qui s'engageront à maintenir l'emploi et à développer la formation de leurs
salarié·e·s, tout en maintenant les salaires, bénéficieront de taux de crédit fortement négatifs (20 milliards) ;
◦ à financer à taux négatif le déficit, dû au chômage partiel, des organismes de Sécurité sociale et de l'Unedic (40 à 50 milliards) ;
◦ à financer à taux négatif le déficit budgétaire supplémentaire produit par les mesures déjà prises (40 milliards ).
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, député du Nord - photo L'Humanité

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, député du Nord - photo L'Humanité

Lundi, 15 Juin, 2020- L'Humanité
Le PCF oppose une « France en commun » au cap présidentiel

Mesures d’urgence et de long terme constituent la charpente du projet adopté vendredi par les communistes pour répondre à la crise sociale et ouvrir une autre voie que la poursuite de la casse macroniste.

 

Les communistes ont devancé le discours ­d’Emmanuel Macron de dimanche soir et présenté, dès vendredi, leurs propositions pour faire face à la crise, à l’occasion de leur conseil national. À l’avant-veille de l’intervention présidentielle, le secrétaire national du PCF a mis en garde : « Le coronavirus devient le partenaire officiel du Medef et du gouvernement p our accélérer la casse de notre modèle social, finir de dépecer le s services publics et notre industrie, pour la soumettre totalement au marché financier. » Fabien Roussel, évoquant les cas de Renault, PSA ou encore Camaïeu, a alerté dans la foulée sur l’utilisation de la « pandémie pour installer un climat de peur, pour tétaniser le monde du travail » face à l’explosion des chiffres du chômage, brandis afin de « mettre la pression sur les salariés, sur les Français, et leur faire avaler des couleuvres ».

« La résistance commence tout doucement à se mettre en marche », observe également le député du Nord, alors que les mobilisations des hospitaliers, des salariés de différents secteurs mais aussi des jeunes retrouvent le chemin de la rue. Avec de multiples propositions réunies sous l’intitulé Construisons la France en commun, le PCF entend apporter sa pierre, « montrer que d’autres choix sont possibles », « proposer une rupture politique » et « être dans l’action dès maintenant » face à « une crise sociale extrêmement grave » qui « va inévitablement se traduire par une crise politique de grande ampleur », explique-t-on du côté de la place du Colonel-Fabien.

« Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat

À cette fin, le document adopté vendredi par la direction du PCF comprend des « mesures d’urgence exceptionnelles » pour en finir avec les impasses libérales que la pandémie a mises en lumière. Un « plan massif d’investissement » pour la santé avec « 100 000 embauches dans l’hôpital public et 300 000 dans les Ehpad », un budget rectificatif pour l’éducation nationale et l’université, le maintien du salaire à 100 % en cas de chômage partiel, une prime de 300 euros pour ceux vivant en dessous du seuil de pauvreté, l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans, des conférences régionales et nationale de « sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive, écologique et sociale »… Autant de propositions qui figurent en bonne place. Côté financement, le PCF propose la « création d’un fonds d’urgence sanitaire et de sécurisation » à hauteur de « 205 milliards en 2020 » provenant pour 20 milliards de « recettes fiscales nouvelles », pour 20 autres milliards de « l’annulation du remboursement des exonérations sociales du Cice », ou encore, pour 160 milliards, de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

La lutte contre le racisme et les discriminations, moteur de la mobilisation de ce samedi initiée par le collectif La vérité pour Adama, et à laquelle le PCF a participé, n’est pas oubliée. Le racisme « revêt aujourd’hui une dimension structurelle qui mine la vie des habitant-e-s des quartiers populaires, en particulier celle des jeunes », écrivent les communistes. À la veille de cette manifestation contre les violences policières, Fabien Roussel a plaidé pour « une police de proximité qui ne fasse plus peur mais qui soit respectée, juste, humaine, avec des moyens humains plus importants ».

Au-delà des mesures d’urgence, ce sont « des choix pour changer durablement de mode de développement » et « remettre en cause la domination du capital, son système de pouvoirs, sa cohérence devenue folle », que détaille le projet communiste. Le tout avec une série de propositions structurelles comme la réduction du temps de travail « pour arriver aux 32 heures », l’interdiction des licenciements boursiers, la relocalisation des productions, la création d’un pôle public bancaire et financier, accompagné de nationalisations, la conditionnalité et le contrôle des aides publiques aux entreprises, le développement et la démocratisation des services publics et de la Sécurité sociale, ou encore une réforme fiscale d’ampleur.

Si le texte reprend le nom du programme mis en avant par le PCF en 2017, La France en commun, il n’est pour l’heure ni « une plateforme électorale » ni « un projet de gouvernement », explique Christian Picque, qui en a coordonné la rédaction. Il s’agit de « dire que le communisme reste une idée neuve, généreuse, originale, et ce document vise à (la) mettre en débat », affirme Fabien Roussel. Un site contributif doit être lancé dans les prochains jours pour ce faire. « Il y en a qui font partir des trains et qui se disent déjà dedans. Nous, on doit faire décoller une fusée et ceci est notre premier étage. Ce qui nous importe, c’est le contenu et qu’elle aille au bout », assure le député du Nord, en référence aux ­récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon à propos de la présidentielle. « Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat et prêts également à proposer notre projet de société au suffrage de nos concitoyens », assure-t-il. Permettre le rassemblement tout en faisant valoir son projet, telle semble être l’équation que cherche à résoudre le PCF en invitant à « l’union dans l’action ».

Julia Hamlaoui
Samedi, 13 Juin, 2020 - L'Humanité
Face à la crise, le PCF appelle à bâtir une « France en commun »

Mesures d’urgence et de long terme constituent la charpente du projet adopté vendredi par le conseil national du PCF pour répondre à la crise sociale et ouvrir une autre voie que la poursuite de la casse engagée par le Medef et le gouvernement.

 

Les communistes ont devancé le discours d’Emmanuel Macron attendu dimanche et présenté dès vendredi leurs propositions pour faire face à la crise, à l’occasion de leur conseil national. À l’avant-veille de l’intervention présidentielle, le secrétaire national du PCF met en garde : « Le coronavirus devient le partenaire officiel du Medef et du gouvernement pour accélérer la casse de notre modèle social, finir de dépecer nos services publics et notre industrie pour la soumettre totalement aux marchés financiers ». Fabien Roussel, évoquant les cas de Renault, PSA ou encore Camaïeu, alerte dans la foulée sur l’utilisation de la « pandémie pour installer un climat de peur, pour tétaniser le monde du travail » face à l’explosion des chiffres du chômage brandis pour « mettre la pression sur les salariés, sur les Français et leur faire avaler des couleuvres ». « Le message est clair : prolétaires de tous les pays, soyez sages, ne manifestez pas, sinon ce sera pire », résume le député du Nord.

Les communistes proposent des mesures d’urgence exceptionnelles

« La résistance commence, tout doucement, à se mettre en marche », observe-t-il également alors que les mobilisations des hospitaliers, des salariés de différents secteurs mais aussi des jeunes retrouvent le chemin de la rue. Avec de multiples propositions réunies sous l’intitulé « Construisons la France en commun », le PCF entend apporter sa pierre, « montrer que d’autres choix sont possibles », « proposer une rupture politique » et « être dans l’action dès maintenant » face à « une crise sociale extrêmement grave » qui « va inévitablement se traduire par une crise politique de grande ampleur », explique-t-on du côté de la place du Colonel-Fabien.

À cette fin, le document, adopté vendredi par la direction du PCF, comprend des « mesures d’urgence exceptionnelles » pour en finir avec les impasses libérales que la pandémie a mises en lumière. Un « plan massif d’investissement » pour la santé avec « 100 000 embauches dans l’hôpital public et 300 000 dans les Ehpad », un budget rectificatif pour l’Éducation nationale et l’université, le maintien du salaire à 100 % en cas de chômage partiel, une prime de 300 euros pour ceux vivant sous le seuil de pauvreté, l’ouverture du RSA au moins de 25 ans, des conférences régionales et nationale de « sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale »… autant de propositions qui y figurent en bonne place. Côté financement, le PCF propose la « création d’un fond d’urgence sanitaire et de sécurisation » à hauteur de « 205 milliards en 2020 » provenant pour 20 milliards de « recettes fiscales nouvelles », pour 20 autres milliards de « l’annulation du remboursement des exonérations sociales du CICE », ou encore, pour 160 milliards, de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

Lutter contre le racisme et les dérives fascistes

La lutte contre le racisme et les discriminations, moteur de la mobilisation de ce samedi initiée par le collectif « La vérité pour Adama » et à laquelle le PCF appelle à participer, n’est pas oubliée. Le racisme « revêt aujourd’hui une dimension structurelle, qui mine la vie des habitant·e·s des quartiers populaires, en particulier celles des jeunes », écrivent les communistes. À la veille de cette manifestation, Fabien Roussel a de nouveau condamné « les dérives racistes, voire fascistes, qui toujours perdurent dans notre police ». Des dérives qui « ne sont pas le fait de la majorité des policiers mais (qui) existent et doivent être sanctionnées par une instance indépendante », ajoute-t-il plaidant pour « une police de proximité, qui ne fasse plus peur mais qui soit respectée, juste, humaine, avec des moyens humains plus importants ».

Au-delà des mesures d’urgence, ce sont « des choix pour changer durablement de mode de développement » et « remettre en cause la domination du capital, son système de pouvoirs, sa cohérence devenue folle » que détaille le projet communiste. Le tout avec une série de propositions structurelles comme la réduction du temps de travail « pour arriver aux 32 heures », l’interdiction des licenciements boursiers, la relocalisation des productions, la création d’un pôle public bancaire et financier accompagné de nationalisations, la conditionnalité et le contrôle des aides publiques aux entreprises, le développement et la démocratisation des services publics et de la sécurité sociale, ou encore une réforme fiscale d’ampleur.

Le PCF invite à « l’union dans l’action »

Si le texte reprend le nom du programme mis en avant par le PCF en 2017, « La France en commun », il n’est pour l’heure ni « une plateforme électorale » ni « un projet de gouvernement », explique Christian Picquet qui en a coordonné la rédaction. Il s’agit de « dire que le communisme reste une idée neuve, généreuse, originale et ce document vise à mettre en débat notre originalité, nos propositions pour un nouveau projet de société », affirme Fabien Roussel. Un site contributif doit être lancé dans les prochains jours pour ce faire. « Il y en a qui font partir des trains et qui se disent déjà dedans. Nous, on doit faire décoller une fusée et ceci est notre premier étage. Ce qui nous importe, c’est le contenu et qu’elle aille au bout », assure le député du Nord en référence aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon à propos de la présidentielle. « Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat et prêts également à proposer notre projet de société au suffrage de nos concitoyens », assure-t-il. Permettre le rassemblement tout en faisant valoir son projet, telle semble être l’équation que cherche à résoudre le PCF en invitant à « l’union dans l’action ».

Julia Hamlaoui
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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 06:00
Jean-Paul Vermot (photo Le Télégramme)

Jean-Paul Vermot (photo Le Télégramme)

Jean Paul Vermot Un homme qui a de belles valeurs avec des épaules solides!

Vive Morlaix Ensemble, un espoir de nouvel élan pour notre ville!

Ne nous trompons pas d’adversaire le 28 juin!

Voir aussi:

Quinze maires appellent à voter Jean-Paul Vermot (Le Télégramme, 13 juin 2020)

Le Télégramme Morlaix, 14 juin 2020:

Jean-Paul Vermot veut transformer l'essai

Vainqueur du premier tour des Municipales à la tête de Morlaix Ensemble (union de la gauche), Jean-Paul Vermot veut transformer l’essai. Son objectif : donner un nouvel élan à la ville.

« Un mandat d’opposition est passé par là. J’ai plus d’expérience, le cuir tanné et suis totalement au fait de la vie communale. Je ne suis plus le même candidat qu’en 2014 ».

Après deux échecs consécutifs aux municipales (en tant que colistier de Michel Le Goff en 2008, puis comme tête de liste en 2014), Jean-Paul Vermot croit en ses chances de faire basculer la ville à gauche au soir du 28 juin.

Tête de liste de Morlaix Ensemble, « où plus de 50 % des colistiers ne sont pas encartés », le directeur du centre Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) de Morlaix a viré en tête le 15 mars (*). Et se projette déjà sur les six prochaines années, fort d’un programme dont « les lignes de force ont été confirmées par la période que l’on vient de vivre » : la santé, la vie économique et sociale et l’écologie. Mais il sait qu’en politique, rien n’est jamais joué d’avance. Pas question de pérorer, donc. Ça n’est d’ailleurs pas dans son tempérament.

« Je me suis toujours comporté en homme libre »

Né en Montbéliard (Doubs) il y a 46 ans, de l’union d’un père ouvrier chez Peugeot et d’une mère commerçante, Jean-Paul Vermot a baigné, comme son frère et sa sœur, dans un milieu protestant. « Quand on ne me connaît pas, on peut me trouver austère, un peu taiseux ». Derrière cette façade, qui est aussi une façon de protéger les siens, se cache pourtant un père de famille plutôt affable et « bon vivant », au caractère « solide et constant ». « Je suis prêt à endurer des épreuves mais pas à les faire subir à mon épouse et nos trois enfants. Je ne les expose pas. Notre vie privée, c’est notre monde à nous ; il nous appartient ».

Je déteste la brutalité et les phrases assassines. On a un devoir d’exemplarité. L’important, c’est d’avoir du fond.

Guidé par des valeurs de gauche, où la question des injustices sociales a toujours été centrale, Jean-Paul Vermot a goûté très jeune à la politique. « J’ai commencé à 16 ou 17 ans, au sein d’un mouvement lycéen », se souvient celui qui a ensuite creusé son sillon au sein du Parti socialiste. Sans passe-droit. Sans pygmalion.

Élu conseiller départemental en 2015 dans un canton tenu par la droite, cet « Aubryste historique » a pris ses distances avec la politique de François Hollande, puis résisté aux sirènes LREM en soutenant Benoît Hamon à la dernière Présidentielle. « Je me suis construit au sein du PS et je lui suis fidèle. Pour moi, l’idée de parti n’est pas morte. C’est un lieu d’exercice démocratique, pas un gros mot. Pour autant, je me suis toujours comporté en homme libre ».

« Améliorer la vie des Morlaisiennes et Morlaisiens »

Arrivé à Morlaix en 2002, en tant que directeur de l’ANPE, Jean-Paul Vermot n’a jamais plus quitté son antre de La Madeleine, malgré plusieurs mutations. « C’est ma ville ; j’y suis très attaché. Et c’est pour cela que je m’engage. Je ne suis pas dans la course aux mandats. Ce que je veux, c’est pouvoir prendre des décisions pour améliorer la vie des Morlaisiennes et Morlaisiens ».

En saxophoniste amateur qu’il est, comme son père, sa figure tutélaire, le socialiste connaît bien la petite musique des joutes politiques. Et ne fuit jamais le combat. C’est ce que lui a appris le rugby, un sport passion qu’il a pratiqué dans sa jeunesse en deuxième et troisième lignes. Désormais en première ligne, au cœur de la mêlée, il veut donner un « nouvel élan » (nom de son programme) à Morlaix, au sein d’une agglomération de gauche.

Et qu’importe si d’aucuns assènent ici et là qu’il manque de charisme. « Ça me fait sourire. De même que ces fake news qui circulent sur les réseaux sociaux, comme quoi nous serions une liste caporalisée, un cartel de partis… Quand on n’agite pas, tel un épouvantail, l’éventuel retour des socialo-communistes au pouvoir. Je déteste la brutalité et les phrases assassines. On a un devoir d’exemplarité. L’important, c’est d’avoir du fond».

* Au premier tour, la liste Morlaix Ensemble a basculé en tête avec 36,90 % des suffrages (41 voix d’avance sur son adversaire Agnès Le Brun).

 

Portrait chinois : qui est Jean-Paul Vermot ?
Si vous étiez un animal ?

Le lion, c’est mon signe astrologique.

Si vous étiez une plante ?

Le chêne, pour sa solidité.

Si vous étiez un fruit ou un légume ?

Un artichaut, emblématique du Finistère nord et riche en antioxydants.

Si vous étiez un plat ou un dessert ?

Un far aux pruneaux : simple et goûteux.

Si vous étiez une boisson ?

De l’eau, vitale.

Si vous étiez un objet ?

Un stylo, car j’écris très souvent.

Si vous étiez un livre ?

« Le premier homme », d’Albert Camus, relu dernièrement. Et une citation tirée de ce livre : « Un homme, ça s’empêche », pour que la raison le domine.

Si vous étiez un film ?

« Quand Harry rencontre Sally », pour mon côté fleur bleue.

Si vous étiez une chanson ?

« Under the bridge », des Red Hot Chili Peppers, dans un album que j’écoute en boucle depuis… 30 ans !

Si vous étiez une personnalité célèbre ?

J’ai un petit faible pour Jean-Jacques Bouëstard de la Touche, un médecin et érudit morlaisien.

Si vous étiez un sport ?

Le rugby, une passion d’ancien joueur.

Si vous étiez un monument ?

Le cairn de Barnenez, c’est le plus vieux monument d’Europe !

Si vous étiez un moyen de transport ?

Une navette électrique, c’est dans notre programme.

Si vous étiez une rivière, un fleuve, un océan ?

La « Mor Breizh » (la Manche).

Si vous étiez un mot ?

Ensemble, c’est comme ça qu’on va plus loin.

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 05:41
PCF - Plus que jamais à l'ordre du jour ! Un plan d'urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad
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