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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 12:45
Rétroviseur: Colonel Rol-Tanguy, Morlaisien par hasard (Gilles Alliaume, Ouest-France, 25 août 2004)
Colonel Rol-Tanguy, Morlaisien par hasard
 
Publié le 25/08/2014 - Ouest-France, Gilles Alliaume
 
 
 
Ouest-France
 
En août 1944, il organise l'insurrection parisienne qui conduira à la libération de la capitale le 25 août.
En ce jour anniversaire du 70e anniversaire de la libération de Paris, on reparle du colonel Henri Rol-Tanguy. Responsable des Forces françaises libres (FFI) d'Ile-de-France, sous le pseudonyme de Rol, du nom d'un de ses camarades d'armes communistes tué lors de la guerre d'Espagne, il est une des pièces maîtresses de la libération de la capitale.
Il assume la direction de l'insurrection parisienne et reçoit, ce 25 août 1944, aux côtés du général Leclerc, la reddition du général allemand von Choltitz, gouverneur de Paris.
Mais qui sait que 36 ans auparavant, ce fils d'officier marinier et de blanchisseuse voyait le jour à Morlaix ? Ce 12 juin 1908, une jeune femme enceinte, nommée Tanguy, se rend de la région parisienne à Brest par le train. En gare de Morlaix, elle ressent les premières contractions et perd ses eaux. « Elle accouchera dans la gare d'un garçon prénommé Henri, mais je ne sais pas si c'est sur le quai comme le voudrait la légende », confirme Alain David, ancien secrétaire de la section PC du pays de Morlaix.
Décédé à 94 ans en septembre 2002, Morlaix lui rend hommage dès janvier 2003, en présence de son épouse, Cécile Tanguy, en rebaptisant du nom de ce Compagnon de la Libération, grand croix de la Légion d'honneur, la place de la Gare.
Cet homme de « devoir » n'aura finalement qu'une relation éphémère avec sa ville natale. « Je me souviens l'avoir accueilli en tant que secrétaire de section du PC pour un grand meeting à Morlaix au début des années 1970 alors qu'il était membre du Comité central du Parti communiste, se rappelle, en hommage, le camarade Alain David. Il dégageait une très forte autorité, un charisme réel. Il avait une façon de mettre en perspective les années 60-70 par rapport à ce qu'il avait connu dans la Résistance et lors de la Libération, très différente de la politique du Parti. »
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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 12:44
Samedi 8 juin, à 17 h, à la Maison du Peuple de Morlaix - L'exil des réfugiés républicains espagnols pendant la guerre d'Espagne avec José Colina

à l’invitation de la section finistérienne de l’IHS Bretagne

Pont l'Abbé :Le vendredi 7 juin, dédicace de son livre à la librairie Ar Vro à Audierne et conférence à 14h00 à l’UL de Pont L’Abbé;

Morlaix: samedi 8 juin, dédicace à la librairie Dialogues de Morlaix et conférence à 17h30 à la Maison du Peuple.

Juillet 1936, le putsch franquiste plonge l’Espagne dans la guerre. Le 27 décembre, Santander est bombardé par l’aviation que le Reich nazi met au service des forces fascistes. José et sa famille prennent le chemin tragique de l’exil. Comme des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, ils fuient les destructions, les combats, les atrocités de la guerre. Fidèles au gouvernement légal et à la République, ils trouveront refuge en Catalogne. L’effondrement des armées républicaines en janvier et février 1939 (la « Retirada* ») les jettera à nouveau sur les routes de l’exode qui les conduiront en Bretagne. Dans le Finistère, du Conquet à Guilers, de Plougasnou à l’Ile-Tudy et à Audierne.

Dans les années de guerre et d’Occupation, entre enfance et adolescence, José, comme tant d’autres exilés, vit le déracinement, le déchirement des familles, l’accueil aussi et les espoirs déçus d’un retour impossible.

José Colina Quirce est né le 3 décembre 1929 à Santander (Espagne). Son exil en France et celui de sa famille commencent en février 1939. Il vit aujourd’hui en Ariège, non loin de la frontière avec l’Espagne. Aujourd’hui, à l’aube de ses 90 ans, il ravive les souvenirs de ce passé jamais oublié. Une histoire de guerre, de fuite, de refuge et d’exil qui parle d’un temps révolu mais qui n’est pas sans actualité.

Il sera présent dans notre département, à l’invitation de la section finistérienne de l’IHS Bretagne du 5 au 9 juin. Le vendredi 7 juin, dédicace de son livre à la librairie Ar Vro à Audierne et conférence à 14h00 à l’UL de Pont L’Abbé; samedi 8 juin, dédicace à la librairie Dialogues de Morlaix et conférence à 17h30 à la Maison du Peuple.

Venez nombreux le voir et l’écouter

La Maison du Peuple de Morlaix joua un rôle central pour la région dans l'organisation de l'aide aux réfugiés espagnols et aux républicains de 1936 à 1939 pendant la guerre d'Espagne

La Maison du Peuple de Morlaix joua un rôle central pour la région dans l'organisation de l'aide aux réfugiés espagnols et aux républicains de 1936 à 1939 pendant la guerre d'Espagne

Samedi 8 juin, à 17 h, à la Maison du Peuple de Morlaix, 1 impasse de Tréguier, conférence de José Colina

sur son livre « Exilés » et l’exode des réfugiés espagnols pendant la guerre d’Espagne.

Entrée libre. Organisé par la Maison du Peuple de Morlaix et l’Institut d’Histoire Sociale CGT.

 

A 14 h, à la librairie Dialogues, José dédicacera son ouvrage.

 

Vous êtes invités, bien cordialement, à ces deux manifestations..

 

La Maison du Peuple de Morlaix

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 12:35
Né à Morlaix il y a 111 ans, un militant ouvrier parmi les plus grands noms de la Résistance: Rol-Tanguy  - Article du Maitron - Remi Skoutelsky - sur Rol-Tanguy, dit Rol, auquel un hommage sera rendu le mercredi 12 juin, 16h à Morlaix, place Rol-Tanguy devant la gare
TANGUY Henri [TANGUY Georges, René, Henri]. Pseudonyme dans la clandestinité : ROL, dit depuis 1970 ROL-TANGUY
 
Par Rémi Skoutelsky
 
Né le 12 juin 1908 à Morlaix (Finistère), mort le 8 septembre 2002 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) ; secrétaire du syndicat de la Métallurgie de la Région parisienne (CGT) chargé de la jeunesse ; commissaire politique dans les Brigades internationales ; chef d’état-major des FFI de la Région parisienne ; colonel de l’armée française ; membre du comité central du Parti communiste français.
Issu d’une famille bretonne, Henri Tanguy passa son enfance dans les ports de guerre (Toulon, Brest, Cherbourg...) au gré des affectations de son père, officier marinier. Sa mère, blanchisseuse, était la fille d’un menuisier anticlérical, compagnon du Tour de France. La famille vivait à Brest quand, à l’âge de treize ans, le jeune Henri quitta l’école. Son père, dont onze frères avaient péri en mer, rompit la tradition familiale en refusant qu’il devienne à son tour marin. Il aurait pu poursuivre des études car une de ses tantes avait proposé de le prendre en charge, mais il refusa, désirant travailler dès que possible.
 
Entré dans les PTT brestoises comme télégraphiste et n’ayant pas été titularisé, il fut embauché dans une entreprise de taxis, d’abord comme téléphoniste, puis comme apprenti mécanicien. Estimant que l’avenir d’Henri et de son jeune frère Joseph n’était pas assuré à Brest, leur mère s’installa avec eux à Paris, pendant l’hiver 1923-1924. Ayant été tourneuse d’obus pendant la Première Guerre mondiale à l’arsenal de Toulon, elle réussit à se faire embaucher chez Renault comme métallurgiste, tandis qu’Henri entrait chez Talbot.
 
En 1925, Henri Tanguy devint tôlier en carrosserie chez Renault à l’usine O de Boulogne-Billancourt (Seine). Cette même année, il adhéra aux Jeunesses communistes et devint responsable de la cellule de l’usine.

 Syndiqué à la CGTU, sa participation à la grève générale de l’entreprise de mai 1926 entraîna son licenciement. « Persona non grata » chez Renault, comme il put le constater à plusieurs reprises, il fut alors embauché dans différentes usines.
 
Tenté par une carrière sportive, bon cycliste, il entra au Club sportif international et se classa premier des débutants dans la course Paris-Chauny. En 1926, dans l’équipe première du CSI, il participa aux « américaines » et aux poursuites par équipe, au Vélodrome d’Hiver, au Parc des Princes, à Buffalo, à la piste municipale de Vincennes.
 
Cette activité fut interrompue par le service militaire que Henri Tanguy effectua, par mesure disciplinaire, en Algérie : ne s’étant pas inscrit sur les listes de recensement de sa mairie d’arrondissement, il avait été déclaré « bon absent » au conseil de révision de sa ville natale. Incorporé un mois, en 1929, au 46e régiment d’infanterie, à Paris, il se retrouva à Oran, au 8e Zouaves, pour quinze mois sans permission. Suivant, selon sa propre expression, les conseils de Lénine : « Un jour on te donnera un fusil, apprends à t’en servir », il devint combattant d’élite, gagnant des concours de la division.
 
Il quitta l’armée soldat de 1re classe, avec une formation de mitrailleur mécanicien, de télémétreur et d’armurier.
Embauché en septembre 1930 à l’usine Bréguet, rue Didot (XIVe arr.), Henri Tanguy suivit des cours de perfectionnement et devint tôlier-formeur, chaudronnier en cuivre, tuyauteur, soudeur. Les événements de février 1934 le décidèrent à revenir au militantisme. Il créa chez Bréguet une cellule communiste et un syndicat CGTU, les dotant de deux feuilles ronéotypées : Le Bélier rouge pour la première, Le Projecteur unitaire pour la seconde (on fabriquait chez Bréguet, entre autre matériel militaire, des projecteurs). Il adhéra également au comité Amsterdam-Pleyel.
 
Représentant le personnel au cours d’une action revendicative en 1935, Henri Tanguy fut licencié et ne trouva de place, désormais, que dans de petites entreprises.
 
Membre du bureau des Jeunesses communistes de Paris-Ville en 1935, trésorier régional, il participait aux affrontements avec les Jeunesses patriotes, notamment dans le XIVe arrondissement où il vivait avec sa mère. L’organisation de goguettes au 111 de la rue du Château faisait également partie des activités du jeune militant. Il fut délégué au congrès du Parti communiste de juillet 1936, à Villeurbanne.
 
Henri Tanguy travaillait depuis quelques jours dans l’entreprise de chaudronnerie Nessi, à Montrouge, lorsque le mouvement de grève de juin 1936 éclata. Élu délégué d’usine, il forma la section syndicale et élabora le cahier de revendications, ce qui provoqua son licenciement quelques mois après la fin du conflit.
 
En octobre 1936, il devint membre de la Commission exécutive et permanent du syndicat des travailleurs de la Métallurgie, responsable des Jeunes, et de l’activité dans les entreprises, avec Jean-Pierre Timbaud*.
 
Le syndicat menait depuis plusieurs mois une intense campagne de solidarité avec la République espagnole plongée dans la guerre civile depuis juillet. Devenu un des organisateurs de cette campagne, qui consistait en prises de paroles à la sortie des usines et en collectes, Henri Tanguy demanda, à plusieurs reprises, mais en vain, à partir combattre en Espagne. Cette situation le plaçait d’autant plus en porte-à-faux que la fédération des Métaux, et lui-même, recrutaient activement pour les Brigades internationales.

 En février 1937, André Marty* demanda au Parti communiste de faire venir en Espagne de jeunes cadres pour renforcer les Brigades, compte tenu de la situation militaire et politique du pays mais aussi des pertes enregistrées au sein de la première vague de volontaires. Henri Tanguy accepta de faire partie de ce contingent, qui partit en plusieurs convois, le sien étant encadré jusqu’à Albacete par Léon Mauvais*. La frontière franco-espagnole fut d’ailleurs fermée juste après leur passage, le 20 février, en application de la loi interdisant le recrutement de volontaires pour l’Espagne, votée quelques semaines auparavant.
 
En raison des compétences acquises pendant son service militaire, il fut nommé successivement commissaire politique de l’arsenal d’Albacete, du parc auto des Brigades internationales, enfin de l’usine n° 1 où l’on fabriquait les grenades et réparait les automobiles. Puis il fut désigné, avec grade de capitaine, responsable à la main-d’œuvre étrangère dans les usines qui se montaient en zone républicaine. Mais, en octobre 1937, il fut rappelé en France, pour accomplir une période de réserve. A son issue, il reprit ses fonctions syndicales, notamment les actions de solidarité avec la République espagnole. De retour à Albacete en février 1938, André Marty l’ayant réclamé, il fut nommé commissaire politique du Bataillon d’instruction des volontaires francophones, à Villanueva de la Jara.
 
En avril 1938, pendant la marche à la mer des troupes franquistes, Henri Tanguy fut chargé de l’acheminement à Barcelone des volontaires internationaux présents à Albacete et dans sa région (environ 1 200), mission qu’il accomplit la veille de la coupure en deux de l’Espagne républicaine, le 15 avril. Il assura ensuite le commissariat politique de la nouvelle base des Brigade internationales mise en place à Olot, mais quelques semaines plus tard, cette dernière ayant été dissoute, A. Marty le désigna commissaire politique de la 14e Brigade, « La Marseillaise », commandée par Marcel Sagnier*. Blessé le 18 juin d’une balle dans la poitrine, au retour d’une visite de bataillon, il reprit son poste après quelques jours passés à l’hôpital, refusant d’attendre l’extraction du projectile. Il participa à la grande offensive de l’Ebre, à Tortosa et dans la Sierra Caballs, de juillet à septembre 1938, date de relève des Brigades.
 
Revenu en France en novembre, à la dissolution des Brigades, Henri Tanguy reprit ses responsabilités au syndicat des Métaux et au Comité de la Région de Paris du Parti communiste. En avril 1939, l’ancien brigadiste épousa sa marraine d’Espagne, Cécile Le Bihan, fille du militant syndicaliste et communiste, résistant FTP mort en déportation, François Le Bihan*. Le couple eut quatre enfants.
 
Mobilisé en août 1939, au 57e Régiment d’Infanterie coloniale, Henri Tanguy resta en position tout l’hiver devant la ligne Maginot, dans la région de Sarreguemines (Moselle). Muté au 28e RICM sénégalais, il prit part aux derniers combats de juin 1940. Démobilisé dans la Creuse, le 18 août 1940, après avoir été cité à l’ordre du régiment, il rejoignit le lendemain son épouse à Paris. Cette dernière devait se rendre le jour même à une réunion avec Jean-Pierre Timbaud, Gautier, Maurice Lacazette*, Henri Jourdain*, avec lesquels elle participait à l’organisation des premiers Comités populaires. Il s’agissait de structures clandestines, animées par les syndicalistes communistes, destinées à relancer l’action revendicative à partir des problèmes quotidiens posés par l’Occupation. Saisissant cette occasion H. Tanguy reprit donc contact avec eux et participa à leur action.
 
Le 5 octobre, apprenant qu’une vague d’arrestations frappait les militants communistes, il entra dans la clandestinité, dont il ne devait sortir qu’en août 1944. Il participa à la création de l’Organisation spéciale (OS), le PCF lui confiant aussi la responsabilité du secteur Sud de Paris et de sa banlieue.
 
En août 1941, Henri Tanguy fut chargé avec Raymond Losserand* et Gaston Carré* de l’organisation, dans la région parisienne, de groupes armés qui donnèrent naissance en février 1942 aux FTP. Les trois hommes formaient le triangle de direction régionale, Henri Tanguy y exerçant la fonction de responsable militaire. Après l’arrestation en mai 1942 des deux autres dirigeants, il reforma une équipe avec Roger Linet et Raymond Colin. Repéré par la police, il fut muté dans la région Anjou-Poitou.
 
Boris Holban, dans son ouvrage, relate l’épisode suivant qui pourrait avoir un lien avec cette mutation. Au sein de l’OS, Henri Tanguy avait sous ses ordres Joseph Boczor* , responsable de l’OS-MOI. Cette branche de l’organisation était composée pour l’essentiel d’anciens volontaires en Espagne républicaine, aguerris, habitués à la clandestinité, évadés des camps d’internement français. Parallèlement existait depuis l’été 1941 un groupe de jeunes de la MOI, moins expérimentés. Selon Boris Holban, lorsque fut décidée la création des FTP, H. Tanguy, soutenant en cela Joseph Boczor, refusa pour des raisons de sécurité et d’efficacité la fusion des deux branches de la résistance immigrée. Le PCF imposa en mai cette fusion qui donna naissance aux FTP-MOI. Boczor fut relevé et Henri Tanguy remplacé par un autre délégué du Comité militaire de la Région parisienne.
 
En Anjou-Poitou Henri Tanguy commanda les FTP avec Michel Muzard, Camille Thébault* et Marcel Gamon*(?). Il fut en outre chargé de mission en Bretagne et dans la région bordelaise par le Comité national de l’organisation militaire.
Une série d’arrestations, d’abord de Muzard et de Thébault, puis dans la région parisienne de Roger Linet, amenèrent la direction des FTP à rappeler Henri Tanguy à Paris, en mars 1943, pour réorganiser, avec Joseph Epstein* et Édouard Vallerand* , les Francs-tireurs de la région parisienne. Il rédigeait Le Franc-tireur parisien et publia durant l’été 1943 les communiqués et les appels à l’action de l’organisation.
 
Muté d’août à septembre 1943 au Comité d’action contre la déportation (voir Yves Farge*), Henri Tanguy passa en octobre à l’état-major des FFI de la « région P » qui regroupait onze départements autour de Paris, où il représentait les FTP. Successivement responsable de l’action immédiate, du troisième bureau (« opérations »), puis sous-chef de l’état-major, enfin chef régional en mai 1944, il était à la veille du débarquement allié du 6 juin 1944, colonel chef de la région P1 (Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise), qu’il baptisa « Ile-de-France ». Il prit alors son dernier pseudonyme Rol, nom d’un militant d’Épinay-sur-Seine, combattant des Brigades internationales, tué pendant la bataille de l’Ebre peu de temps après avoir été nommé commandant du bataillon « Commune-de-Paris ».
 
Le 19 août 1944, en qualité de chef régional des FFI, Rol-Tanguy donna l’ordre de l’insurrection parisienne. Il reçut, avec le général Leclerc, la reddition du général Von Choltitz — commandant la garnison allemande du Grand-Paris — le 25 août.
 
Avant le passage du Rhin, le 31 mars 1945, Rol-Tanguy rejoignit le 151e régiment d’infanterie issu de la Brigade de Paris formée par le colonel Fabien (voir Pierre Georges*), participa à la campagne Rhin-Danube en tant que lieutenant-colonel et fut cité pour son courage à l’ordre de la Division. Commandant militaire de Coblence, il quitta ce poste pour être affecté, en octobre 1945, à la mission de liaison et d’inspection du ministère des Armées, à Paris. Rol-Tanguy entra alors définitivement dans l’active. Cette décision, qui correspondait aux consignes données alors par le PCF aux anciens résistants restés dans l’armée, était aussi motivée, chez lui par un goût réel pour la chose militaire. Commandant du 27e RI à Villefranche-sur-Mer, puis de la 7e demi-brigade à Dijon, de février 1946 à février 1947, il fut affecté à cette date au cabinet du ministre de la Défense, François Billoux* jusqu’au renvoi de celui-ci en mai. Rol-Tanguy fut alors placé au Dépôt central des isolés, à Versailles (Seine-et-Oise), où « pointaient » les gradés qui ne bénéficiaient pas d’une affectation précise, généralement pour raisons politiques. Il y resta — sauf de 1948 à 1952, période pendant laquelle il fut affecté à l’état-major de la subdivision du Mans (Sarthe) — jusqu’en mai 1962, date de sa mise à la retraite.
 
Invité occasionnel du Comité central du PCF à partir de 1947 — en tant que militaire il ne pouvait y intervenir — Henri Rol-Tanguy en devint membre de 1964 à 1987. Il avait été candidat aux élections législatives de 1962 à Paris (XXe arr.).
Élu en juillet 1946, lors du 23e congrès, président d’honneur de l’ARAC, il assura également la coprésidence de l’ANACR et la présidence de l’AVER
 
Figure emblématique de la Résistance communiste à partir des années soixante, Henri Rol-Tanguy, s’il soutint publiquement Georges Marchais* lors de la polémique relancée en mars 1980 par L’Express concernant son passé de travailleur volontaire en Allemagne, signa en octobre 1991 la pétition d’anciens résistants demandant qu’il ne présidât pas les cérémonies commémoratives des fusillades de Châteaubriant.
 
Élevé à la dignité de compagnon de la Libération par le général de Gaulle, le 18 juin 1945, Henri Rol-Tanguy, reçut la croix de commandeur de la Légion d’honneur à l’occasion du 30e anniversaire de la Libération, le 5 octobre 1974. Il était déjà décoré de la médaille de la Résistance, de Combattant volontaire, de la Medal of freedom américaine, de l’Ordre de la grande guerre soviétique et de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.
 
Sa femme Cécile, qui le seconda dans tous ses postes de responsabilité, était médaillée de la Résistance et chevalier de la Légion d’honneur.
 
Article du Maitron, dictionnaire du mouvement ouvrier en ligne
Né à Morlaix il y a 111 ans, un militant ouvrier parmi les plus grands noms de la Résistance: Rol-Tanguy  - Article du Maitron - Remi Skoutelsky - sur Rol-Tanguy, dit Rol, auquel un hommage sera rendu le mercredi 12 juin, 16h à Morlaix, place Rol-Tanguy devant la gare
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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 12:33

75° anniversaire des Fusillés de La Torche

et de Poulguen

 

Les camarades et ami(e)s trouveront ci-joint une invitation à la conférence

qui se tiendra

vendredi 14 juin 2019 à 18 heures

Salle de l’Amicale Laïque à LESCONIL

75e anniversaire des Fusillés de la Torche et du Poulguen - conférence organisée par le PCF Pays Bigouden avec Gaston Balliot et Jean Kervision le vendredi 14 juin à 18h à Lesconil
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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 12:32
Prochain mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix, mardi 11 juin 18h - Conférence chantée, 1917-2020, de la fin de la première guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d'histoire et de contexte
Prochain mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix, mardi 11 juin 18h - Conférence chantée, 1917-2020, de la fin de la première guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d'histoire et de contexte
Prochain mardi de l'éducation populaire du PCF Morlaix, mardi 11 juin 18h - Conférence chantée, 1917-2020, de la fin de la première guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d'histoire et de contexte
Nous vous invitons aux prochain mardi de l'éducation populaire,
 
Mardi 11 juin, 18h au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix (derrière le Corto Maltese)
 
“Conférence chantée: 1917 – 1920 , de la fin de la première guerre mondiale à la création du Parti Communiste Français, éléments d’histoire et de contexte"
 
Interprétation des chansons de lutte et musique: Roger Héré - Patricia Paulus - Jean-François Vérant 
 
Tableaux historiques ponctuées de chants:
 
" La semaine anglaise"
"Ce n'est pas en France"
"Tragique ballade des tranchées"
"Chanson de Craonne"
"Hanging and the old barbed wire"
"Salut aux marins de la mer noire"
"Odessa Valse"
"C'est nous les vainqueurs"
"Le lion populaire"
 
La conférence des Mardi de l'éducation populaire à suivre aura lieu le mardi 2 juillet à 18h au local du PCF Morlaix avec Bérénice Manach, auteur du "Livre de Nella" (Skol Vreizh, 2019), sur l'histoire de sa mère, d'origine italienne, avec un père communiste et anti-fasciste émigré un temps en URSS, et de ses histoires d'amour belles et tragiques avec Emilio, communiste déporté et exécuté lors des purges de Staline, puis Etienne Manach, et co-éditrice du magnifique Journal Intime de son père, Etienne Manach, paru également aux éditions Skol Vreizh.
 
" Etienne, Emilio et Nella, trois destins exceptionnels marqués par le communisme et les tragédies du 20e siècle"
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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 12:15
Un grand poète victime de la barbarie nazie - le 8 juin 1945, mort de Robert Desnos au camp de Terezin
Un grand poète victime de la barbarie nazie - le 8 juin 1945, mort de Robert Desnos au camp de Terezin
Louis Aragon
"Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu'au bout ta propre prophétie
Là-bas où le desti
n de notre siècle saigne"

("Complainte de Robert le diable" extrait du recueil Les Poètes publié en 1960

 

 

Mort de Robert Desnos le 8 juin 1945
« La poésie de Desnos est celle du courage », où « l’idée de liberté court comme un feu terrible », dit Éluard au retour des cendres de son ami. Né avec le siècle et le cinéma, Desnos fut de toutes les aventures de son époque, surréaliste notamment. Auteur d’une force et d’une simplicité rares, résistant jusqu’à en mourir, il succombe au camp de TEREZIN le 8 juin 1945

Grâce à divers petits boulots, l’apprenti poète peut se consacrer à ce qui le requiert. Il étend considérablement le champ de ses lectures. Après Victor Hugo, c’est toute la lyre qu’il découvre et explore, l’élan et la force des rythmes, le souffle d’une parole qui doit être proférée. En juillet 1918, Desnos, antimilitariste, est déclaré bon pour le service. Toute une jeunesse se sent sacrifiée à un idéal patriotique qu’elle ne partage pas.
C’est ainsi à la croisée du surgissement des images produites par le cinéma muet et de la parole portée par le rythme du vers que se situent les premières expériences poétiques du jeune Desnos. Bien entendu, l’actualité littéraire le requiert. C’est vers dada que se porte la curiosité du jeune homme – il tente d’entrer en contact avec André Breton, mais sans succès.
Plus encore que la littérature, la guerre avec l’Allemagne préoccupe Desnos et les jeunes gens qu’il fréquente alors.
Après son service militaire (1920-1921), Desnos, revenu à Paris au printemps 1922, rencontre André Breton et ses amis Aragon, Éluard, Soupault, Péret, au moment où Dada s’achève et où le mouvement surréaliste cherche à se définir. L’effervescence inventive du groupe, son acharnement à mettre à mal la littérature traditionnelle, son refus des valeurs bourgeoises, son anticléricalisme trouvent en lui un adepte enthousiaste. Il se révèle immédiatement à l’aise dans l’écriture automatique dont Breton et Soupault avaient donné l’exemple dès 1919 avec « les Champs magnétiques ».
Après ces expériences de sommeils, le rôle moteur de Desnos dans les recherches surréalistes, « rôle nécessaire, inoubliable », dira plus tard Breton, est terminé.
Il va désormais poursuivre son chemin au sein du groupe, en lui apportant ses propres inflexions.
Paraissent alors le recueil de poèmes « C’est les bottes de 7 lieues cette phrase “ Je me vois ” » (1926) et les proses surréalistes « Deuil pour deuil » (1924) et « la Liberté ou l’Amour! » (1927). Puis, Breton lui signifie son exclusion du groupe surréaliste dans le « Second Manifeste du surréalisme». Aragon, de son côté, tire à boulets rouges sur « Corps et Biens » publié par Desnos en 1930.
Un autre grief intervient de façon majeure: Desnos gagne sa vie comme journaliste. Il écrit dans « Paris-Soir», « le Soir », « Paris matinal » et « le Merle». Garder sa liberté de plume dans des journaux qui subissent les pressions de leurs commanditaires n’est pas chose facile.
Desnos pratique un journalisme d’auteur, au sein de journaux aux ambitions médiocres
De 1933 à 1939, il propose des émissions littéraires, musicales, de divertissement ou d’information par lesquelles l’auditeur est amené à participer à la réalisation radiophonique.
Dans le même temps, il est de ceux que la montée du nazisme en Allemagne a tôt alertés. L’arrivée d’Hitler au pouvoir, la montée du fascisme en Espagne et en Italie l’amènent à se rapprocher de l’Association internationale des écrivains pour la défense de la culture. À partir de 1936, membre de la Maison de la culture, il publie des articles dans la revue « Commune » et dans le journal « Ce soir » créé par Aragon et Jean-Richard Bloch en mars 1937 pour rassembler les « intellectuels de gauche». Desnos est un « compagnon de route » des communistes, sans jamais entrer au Parti. Dès 1942, Desnos œuvre à la Résistance, fabrique de faux-papiers, trace le relevé des fortifications ennemies, avec « l’inestimable satisfaction d’emmerder Hitler».
Mobilisé en septembre 1939, le pacifiste de cœur part à la guerre contre Hitler avec la conviction que c’est le seul moyen de sauvegarder la liberté.
Robert Desnos participe aux revues clandestines, et signe Cancale ses poèmes en argot « À la caille » contre les collaborateurs et les nazis. À l’automne 1943, il s’engage dans l’action directe avec André Verdet, du réseau Combat.
Arrêtés en février 1944, ils sont déportés le 27 avril en Allemagne, selon un étrange parcours qui reste inexpliqué: Auschwitz, puis Buchenwald (où Verdet reste), puis FLOSSENBOURG et enfin FLÖHA. Après une marche de la mort en avril-mai 1945 qui conduit les survivants de FLÔHA au camp de TEREZIN (THERESIENSTADT, actuelle République tchèque), Desnos, épuisé, est victime de l’épidémie de typhus qui régnait dans le camp récemment libéré par l’Armée rouge.

Lu sur la page Facebook de Robert Clément, notre camarade du Val de Marne.

Un grand poète victime de la barbarie nazie - le 8 juin 1945, mort de Robert Desnos au camp de Terezin
Desnos, alias Robert le Diable, le veilleur du Pont-au-Change
Jeudi, 5 Mars, 2015- L'Humanité, Marie-José Sirach

Il est mort d’épuisement et de maladie le 8 juin 1945 au camp de Terezin. Le Printemps des poètes
lui rend un vibrant hommage le mardi 10 mars, à 12 heures, au Théâtre du Vieux-Colombier.

Toute sa vie durant, sa courte vie, Robert Desnos l’a consacrée à la poésie, à l’écriture. Il est né en 1900 près de la Bastille, on l’imagine baguenauder dans les ruelles de ce quartier encore populaire de la capitale. Mauvais élève, il quitte très vite les bancs de l’école, ce qui ne l’empêche pas, à tout juste dix-sept ans, de publier ses premiers poèmes dans la Tribune des jeunes, revue socialiste d’alors. Déjà, il retranscrit sur des petits carnets ses rêves. En 1919, il se consacre pleinement à l’écriture et compose en alexandrins, soigneusement ordonnés en quatrains, le Fard des argaunotes. Ami de Benjamin Péret, c’est par son entremise qu’il rejoint les surréalistes qui se retrouvaient alors au Certa, un café passage de l’Opéra, où Breton organisait des soirées d’écriture poétique sous hypnose. Le 25 septembre 1922, Desnos fait un tabac auprès de ses pairs bluffés par les vers qu’il prononce en état de sommeil hypnotique. Aussitôt accepté chez les surréalistes, il est de toutes les manifestations de ce mouvement littéraire. André Breton l’évoque dans un article paru dans le Journal littéraire du 5 juillet 1924 : « Le surréalisme est à l’ordre du jour et Desnos est son prophète. »

En 1925, il entre à Paris-Soir et écrit la Liberté ou l’amour, qui sera censuré aussi sec par le tribunal de la Seine. Quelque temps après, il publie The Nigth of Loveless Nigths (la Nuit des nuits sans amour), poème de facture classique loin de l’influence surréaliste, baudelairien dans l’écriture dont la révolte sous-jacente qui pointe au détour de chaque mot ne lui vaut pas l’« excommunication » de Breton. Inclassable, son écriture oscille entre alexandrins et vers libres, entre quatrains et prose, entre tragique et révolte. Touche-à-tout, d’une curiosité insatiable, il aime la chanson, le jazz, la samba, rédigera des réclames radiophoniques ainsi que le générique du feuilleton Fantômas et même des notices pharmaceutiques !

Quand, au début des années trente, le mouvement surréaliste traverse une crise profonde, Desnos rejoint la dissidence et cosigne le troisième Cadavre, celui qui enterre Breton. La rupture est consommée. Desnos décide de poursuivre sa route poétique seul mais pas en solitaire, totalement immergé dans le chaos du monde à venir, conscient et engagé. En 1934, il adhère aux mouvements d’intellectuels antifascistes (l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires) et, en 1936, au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Choqué par le refus de Blum de soutenir la République espagnole, Desnos s’éloigne de ses positions pacifistes : la France doit se préparer à la guerre pour défendre son indépendance, sa culture et son territoire, et pour faire obstacle au fascisme. Mobilisé en 1939, Desnos ne se laissera abattre ni par la défaite de juin 1940, ni par l’occupation de Paris. Il poursuit ses activités journalistiques à Aujourd’hui, le journal d’Henri Jeanson. Après l’arrestation de ce dernier, le journal est soumis à la censure allemande mais, « mine de rien », comme disait Desnos, il continue de la déjouer. Depuis juillet 1942, il fait partie du réseau Agir. Parallèlement à ses activités clandestines, Desnos continue d’écrire. Fortunes (1942) trace le bilan des années trente. Suivent les couplets d’État de veille (1943) et de Chantefables (1944) « à chanter sur n’importe quel air ». Puis le Bain avec Andromède (1944), Contrée (1944), et les sonnets en argot, comme le Maréchal Ducono, virulente attaque contre Pétain. Arrêté le 22 février 1944, il connaîtra la prison de Fresnes, le camp de Compiègne puis ceux de Buchenwald, de Flossenbürg et Terezin. « La poésie de Desnos, c’est la poésie du courage », dira Paul Éluard lors des obsèques du poète en octobre 1945. Aragon écrira un long poème (mis en musique et chanté par Ferrat). Desnos, c’est ce « Robert le Diable » : « Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne / Comme un soir en dormant tu nous en fis récit / Accomplir jusqu’au bout ta propre prophétie / Là-bas où le destin de notre siècle saigne ».

 
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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 05:46
Guy Denning avec Patricia Paulus - 31 mai 2019

Guy Denning avec Patricia Paulus - 31 mai 2019

Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF

Œuvres de l'artiste anglais Guy Denning, un des maîtres du street art forme a la culture punk et vivant a la Feuillée dans le Finistère. Les mots si profonds sont de la grande révolutionnaire anarchiste Emma Goldman. Un don a la section PCF de Morlaix.

Guy Denning travaille a un hommage pictural à Rol Tanguy pour le 12 avril et la commémoration que nous organisons à 16h place Rol-Tanguy.

La Feuillée capitale de la culture... Autant de poilus sur les maisons que de jeunes du village fauchés par la barbarie de la grande guerre aux noms visibles sur le monument au morts: 112. Une œuvre éphémère de Guy Denning,, internationalement connu, qui a récemment peint des fresques d'Armand Robin et Nathalie le Mel à Brest. Il a fait ses armes d'artiste avec la culture punk, venant d'une petite cité ouvrière du sud ouest de l'Angleterre. Ses combats: l'utopie, l'anarcho syndicalisme, l'écologie. Il ne supporte pas l'Angleterre du brexit et du racisme montant.

En novembre 2018, les photos de Jean-Marc Nayet des oeuvres de Guy Denning à la Feuillée:

Street art: 112 - Guy Denning rend hommage aux combattants de la Grande guerre à La Feuillée (photos Jean-Marc Nayet)

Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Le 12 juin 2019 - L'artiste de street art anglais Guy Denning rendra hommage à Rol-Tanguy place Rol-Tanguy à Morlaix à l'occasion de l'hommage organisé par le PCF
Nathalie Le Mel, une des grandes figures de la Commune avec Louise Michel et Eugène Varlin, brestoise ayant vécu a Quimper, dirigeante du syndicat des femmes, créatrice d'une société de secours populaire et ouvrière. Une magnifique œuvre de street art de Guy Denning, artiste anglais vivant dans le Finistère.

Nathalie Le Mel, une des grandes figures de la Commune avec Louise Michel et Eugène Varlin, brestoise ayant vécu a Quimper, dirigeante du syndicat des femmes, créatrice d'une société de secours populaire et ouvrière. Une magnifique œuvre de street art de Guy Denning, artiste anglais vivant dans le Finistère.

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 05:39
Le stand du Collectif finistérien pour l'interdiction des armes atomiques à la fête du Viaduc du PCF Morlaix en 2019 avec Christian Collimard et Catherine Flageul

Le stand du Collectif finistérien pour l'interdiction des armes atomiques à la fête du Viaduc du PCF Morlaix en 2019 avec Christian Collimard et Catherine Flageul

Ouest-France, 6 juin 2019

Une lettre aux 269 maires

Dans le cadre de la campagne conduite par Ican France [branche française de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2017] pour qu’un maximum de villes s’engagent à la suite de Paris en faveur de ce traité, le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29), qui regroupe une quinzaine d’associations et d’organisations syndicales et politiques à l’initiative du Mouvement de la paix et de l’Université européenne de la Paix, vient d’adresser une lettre aux maires des 269 communes du département du Finistère.

Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée et [que] les populations de tout le département et bien au-delà seraient les premières victimes des effets dévastateurs d’une attaque nucléaire de ce site », le collectif invite les maires « à signer cet appel et participer ainsi, de manière simple, mais directe, à une étape supplémentaire vers l’élimination des armes nucléaires et de la menace que leur utilisation, intentionnelle ou accidentelle, ferait peser sur [leurs] concitoyens et toute l’humanité. »

Ainsi, le collectif invite les 269 maires du Finistère « à faire entendre la voix des villes et des cités en adhérant à cet appel ».

 

Le courrier in extenso

« Parce que les armes nucléaires représentent une menace inacceptable pour les populations à travers le monde, le 7 juillet 2017 aux Nations Unies, 122 États ont voté en faveur de l’adoption du Traité d’interdiction des armes nucléaires. Bien que, selon un sondage récent (sondage Ifop du 4 juillet 2018), les deux tiers des Français y soient favorables, la France n’a pas encore signé ce traité. »

« Aussi la campagne de signatures engagée par Ican France – la branche française de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2017 – et à laquelle nous vous invitons à vous associer a pour but de recueillir d’ici au 7 juillet 2019, date du deuxième anniversaire du traité, un maximum de signatures de villes appelant le gouvernement à le signer et le ratifier.»

« Principale cible nationale en cas de conflit nucléaire, Paris est devenue, le 17 mai 2019, la première ville française à souscrire à cet engagement. Cette prise de position forte est un appel vers toutes les villes de France à se saisir de cette possibilité d’agir pour un monde libéré de la menace des armes nucléaires. »

 

« Outre les grands centres urbains, la concentration à l’île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée et ce sont les populations de tout le département et bien au-delà qui seraient les premières victimes des effets dévastateurs d’une attaque nucléaire de ce site. »

« L’heure n’est cependant pas au catastrophisme, mais à la mise en œuvre d’une solution positive capable de faire progresser, grâce aux localités, la sécurité de notre planète. »

« Garant de la sécurité de vos concitoyens, en signant cet appel, vous pouvez participer de manière simple, mais directe, à une étape supplémentaire vers l’élimination des armes nucléaires et de la menace que leur utilisation, intentionnelle ou accidentelle, ferait peser sur vos concitoyens et toute l’humanité. Nous vous invitons à faire entendre la voix des villes et des cités en adhérant à cet appel.

Très cordialement, Christian Colimard, Mouvement de la paix du Sud-Finistère et Roland de Penanros, Université européenne de la Paix. »

 

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 05:35
ORANGE : CELEBRATION DE L’ALGERIE FRANCAISE ET DE L’OAS - Fabienne Halaoui, Conseillère Municipale PCF, dénonce!

ORANGE : CELEBRATION DE L’ALGERIE FRANCAISE ET DE L’OAS

En baptisant le nouveau giratoire de la route d’Avignon du nom du Lieutenant-Colonel de la Chapelle, le Maire d’Orange opte pour la promotion de notre passé colonial et de l’organisation terroriste et raciste qu’a été l’OAS. En annonçant la commémoration le 7 juin, Jacques Bompard vise à réhabiliter 2 membres de l’OAS exécutés, jour pour jour, il y a 57 ans, le 7 juin 1962 : Albert DOVECAR, sergent déserteur du 1er REP et Claude PIEGTS qui ont assassiné dans un guet-apens Roger GAVOURY, contrôleur général de la sureté nationale et commissaire central d’Alger.

Citer en exemple un militaire qui a levé les armes contre la république, c’est légitimer la violence des armes contre la démocratie alors que par 2 fois déjà, le Maire d’extrême droite a déjà nommé 2 rues de partisans de l’Algérie française : la rue « Jacques Perret » et celle « Hélie Denoix de Saint Marc » condamné avec les chefs de l’OAS.

J’envisage un recours devant le Tribunal Administratif. Je porte à votre connaissance mon intervention, à ce sujet, au conseil municipal du 17 mai 2019 :

« La tentative du putsch d’Alger en avril 1961 n’a duré que 4 jours, 4 jours peu glorieux durant lesquels des généraux ont désobéi. L’humanité du 26 avril 1961 (que je brandis sur la photo) titrait : « Les généraux en fuite se sont réfugiés au camp de Zéralda, base des paras de la légion étrangère. Le journal titrait l’échec du complot salué avec satisfaction par l’opinion publique mondiale, la nécessité de châtier les organisateurs du putsch et leurs complices alors que les soldats du contingent s’étaient opposés résolument à la sédition. »
12 millions de travailleurs en France s’étaient mis en grève pour s’opposer au putsch et demander la paix.
56 ans après, Monsieur le Maire, vous nous demandez de donner le nom d’un rond-point à un de ces militaires qui avaient trahi la France.
La Guerre d’Algérie est la cause de nombreuses souffrances mémorielles mais la réconciliation des mémoires ne passe pas par la célébration des factieux qui voulaient maintenir, au prix des exécutions, de la torture et des disparitions, la domination coloniale en Algérie considérée alors comme un département français dans lequel les algériens n’avaient pas de citoyenneté.
Ce racisme colonial qui vous anime et s’est mué chez vous en racisme anti arable et en islamophobie pathologique vous a conduit à participer avec Renaud CAMUS, le chantre du grand remplacement, aux Assises de la Remigration.

Face au brouhaha organisé pour me censurer, la fin de mon intervention a été inaudible, elle devait se terminer ainsi :

« Vous faites du révisionnisme historique alors que ce rond-point devrait porter le nom d’un homme qui a payé de sa vie l’acharnement avec lequel certains militaires ont voulu par tous les moyens, dont la terreur et la torture, maintenir la domination et la surexploitation coloniale, je veux parler de Maurice Audin dont la disparition vient, enfin, d’être reconnu, comme crime d’Etat par le président de la république. »

Fabienne Haloui
Conseillère Municipale PCF
Orange citoyenne et solidaire

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 06:20
La conférence abordera la période 1917-1920. | DR

La conférence abordera la période 1917-1920. | DR

La conférence abordera la période 1917-1920. | DR
Ouest-France 5 juin 2019 
Morlaix. Le PCF propose une conférence chantée, mardi 11 juin

La section PCF de Morlaix propose une conférence chantée : « 1917-1920, de la fin de la Première Guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d’histoire et de contexte ». Elle se déroulera mardi 11 juin au siège de la section locale.

La section PCF de Morlaix propose une conférence chantée : « 1917-1920, de la fin de la Première Guerre mondiale à la création du Parti communiste français, éléments d’histoire et de contexte ». Le tableau historique sera ponctué de chansons de luttes et d’espoir : La semaine anglaise, Ce n’est pas en France, Tragique ballade des tranchées… Les morceaux seront interprétés par Roger Héré, Patricia Paulus et Jean-François Vérant.

Mardi 11 juin, 18 h, au local du PCF, 2 petite rue de Callac (derrière le Corto Maltese).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-pcf-propose-une-conference-chantee-mardi-11-juin-6383390

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