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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:30
4 juillet 2019 - La Sénatrice communiste des Côtes d'Armor Christine Prunaud interpelle le gouvernement sur les effets nocifs du traité de libre-échange Mercosur sur l'agriculture et la santé

 

Allez voir la vidéo sur la page Facebook de Christine Prunaud:

Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

Question d'actualité de Christine Prunaud à propos du traité du Mercosur : Cet accord est nocif pour la santé et surtout pour notre agriculture. Vous prenez là, monsieur le ministre, avec le gouvernement, une lourde responsabilité contre l’environnement et la ruralité !

 

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:20
Les parlementaires communistes avec le député Jean-Paul Le Coq, les sénatrices et sénateurs Laurence Cohen, Pierre Laurent, Christine Prunaud avec Hadja Idrissa BAH notamment (source: page Facebook de Christine Prunaud)

Les parlementaires communistes avec le député Jean-Paul Le Coq, les sénatrices et sénateurs Laurence Cohen, Pierre Laurent, Christine Prunaud avec Hadja Idrissa BAH notamment (source: page Facebook de Christine Prunaud)

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor et Hadja Idrissa BAH (source: page Facebook de Christine Prunaud)

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor et Hadja Idrissa BAH (source: page Facebook de Christine Prunaud)

Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, avec Hadja Idrissa BAH (source: page Facebook de Christine Prunaud)

Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris, avec Hadja Idrissa BAH (source: page Facebook de Christine Prunaud)

Au Sénat, le 25 et 26 juin
Rencontre avec Hadja Idrissa BAH,
Présidente du Parlement des enfants et des jeunes filles leader de Guinée.
A l’initiative de mes collègues Laurence Cohen et Pierre Laurent une belle rencontre avec cette jeune ambassadrice, activiste du combat en Guinée contre l’excision, le mariage forcé et le viol.
Agée seulement de 19 ans, Hadja nous a exposé avec une conviction rare son engagement contre les violences faites aux femmes et en faveur de l’égalité homme/femme : en Guinée 97 % des filles sont excisées et 52% sont mariées avant leurs 18 ans.
Selon Hadja : « les filles ne sont rien devant les hommes justement parce qu’elles sont des filles ». Et de continuer « il n’y aura pas de parité, tant que la femme est réduite à une minorité ».
La Guinée s’est dotée de loi contre ces violences « mais le problème, c’est leur application » ! Tout en évoquant « le poids des traditions ou des religions qui enferment », elle nous a affirmé que « le meilleur était à venir ».
Je salue le courage et la maturité de Hadja qui démontre une fois de plus que les violences sexuelles sont partout.
Notre combat féministe est universel, ensemble faisons reculer les inégalités basées sur le genre.
Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes
PCF - monde

(source: page Facebook de Christine Prunaud)

Hadja Idrissa Bah « Les fausses croyances religieuses pèsent plus que la loi  »
Jeudi, 27 Juin, 2019 - L'Humanité

Guinée. Fondatrice du Club des jeunes filles leaders de Guinée, Hadja Idrissa Bah, 19 ans, est dans son pays une figure de la lutte contre les mutilations génitales et le mariage des enfants. Entretien.

 

Comment expliquer qu’en Guinée 97 % des femmes sont victimes d’excision ?

Hadja Idrissa Bah La population est à plus de 90 % musulmane et elle continue d’utiliser ce contexte pour justifier la pratique des mutilations génitales. Or, ce n’est en rien une obligation religieuse. Ceux qui la pratiquent pensent qu’il faut maintenir les coutumes africaines. De plus, l’excision est une forme de commerce.

Un commerce ?

Hadja Idrissa Bah Aujourd’hui, on organise des cérémonies au cours desquelles on donne de l’argent aux exciseuses pour qu’elles déclarent devant les médias qu’elles vont « lâcher le couteau ». Mais la somme ainsi gagnée est épuisée en trois jours et elles reprennent leur activité. Il faut donc privilégier des actions de longue durée, former ces femmes pour qu’elles aient des activités génératrices de revenu, comme cela s’est fait avec succès au Sénégal. La deuxième question à se poser est celle des parents. Ils vendent notre corps. Lorsqu’on ampute notre corps – et je veux prononcer ce mot-là –, lorsqu’on enlève une partie intime de nous, les parents s’attendent à ce que les marraines et parrains offrent des habits et cadeaux. Il faudrait sensibiliser, informer davantage les parents.

Quels sont les autres atteintes aux droits des femmes ?

Hadja Idrissa Bah 51 % des jeunes filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Des filles de 13, 12 ans sont données à un époux. Certaines grandes filles également, parce que, dans notre communauté, on pense qu’une fille non mariée ne peut participer à toutes les cérémonies. Elle n’est pas considérée comme une grande personne et est mise de côté. Les ONG et le gouvernement s’inquiètent également des viols sur des mineurs, contre des jeunes filles, parfois des bébés, par les parents, les proches, les voisins et des enseignants. Enfin, on observe une déscolarisation des jeunes filles. Lorsqu’elles se marient, elles sont obligées d’arrêter leurs études pour s’occuper du foyer.

L’État est-il volontariste pour faire appliquer les lois contre l’excision et le mariage précoce ?

Hadja Idrissa Bah Il est engagé tant au niveau national qu’international. Ainsi, la Guinée est le quatorzième pays à avoir signé la convention mondiale sur les droits des enfants. Notre Code pénal, notre Code civil et notre Code des enfants abordent tous la protection des jeunes filles contre les mutilations génitales féminines, le mariage des enfants et le viol des mineurs. Mais les traditions, les coutumes et les fausses croyances religieuses pèsent plus que la loi.

C’est donc une bataille culturelle que vous menez avec le Club des jeunes filles leaders que vous avez fondé ?

Hadja Idrissa Bah Nous tentons de faire en sorte que les lois soient appliquées. Nous vulgarisons celles-ci, pour qu’elles ne soient pas gardées dans des tiroirs. À tous les niveaux, on sensibilise les jeunes filles, les leaders religieux, communautaires et politiques et suscitons des actions répressives avec la police pour empêcher le mariage des enfants.

Quels types d’action menez-vous ?

Hadja Idrissa Bah La loi est avec nous. Une fille qui va être mariée ou un membre de sa famille peut nous appeler en numéro masqué. On donne alors rendez-vous à la fille ; on échange avec elle, on lui redonne confiance et on l’emmène. On joue en quelque sorte à une prise d’otage. On la place en sécurité et, avec la police, on va chez ses parents. On le fait parfois dans ma voiture, car les policiers n’ont pas de carburant. On leur dit : « Vous voulez donner votre fille en mariage, mais savez-vous que la loi l’interdit ? » Certains l’ignorent, d’autres disent qu’ils ont toujours donné leurs enfants en mariage. On leur explique quelles sont les amendes et peines de prison encourues. Quand ils reviennent sur leur décision, ils prennent l’engagement de ne pas faire de mal à la fille, de faire qu’elle reste intégrée socialement, qu’elle poursuive des études si elle en faisait, ou qu’elle puisse se former à un métier.

Si on nous prévient du mariage, le jour J, on arrête le mariage avec les camions de police, les médias, alors même que les gens sont en train de danser. On récupère alors la fille dans sa belle robe de cérémonie. Ce type d’action est sensible, car toute la famille est regroupée.

Y a-t-il une prise de conscience chez les hommes ?

Hadja Idrissa Bah Des jeunes garçons féministes nous accompagnent et nous soutiennent. Nos passages dans les écoles, dans les endroits où il n’y a pas que des filles, nous permettent de faire passer notre message, et certains sont émus. On leur dit : « Nous sommes appelées à être vos futures femmes, nous sommes vos sœurs, nous sommes vos mères. Vous ne pouvez rester les bras croisés pendant que vos mamans sont battues, que vos sœurs de lait sont mariées à un monsieur qu’elles ne connaissent pas. » Alors, certes, nous avons des hommes qui, sur les réseaux sociaux, disent qu’il faut conserver la tradition africaine. Ils sont bêtes. S’ils ont un smartphone, c’est qu’on n’est plus au XVIIIe siècle. Si on voyage en avion, on a accès aux technologies, c’est qu’on n’en est pas resté aux traditions. On est au XXIe siècle et la jeunesse en a marre.

Entretien réalisé par Gaël De Santis
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:06
Finance. La France, l’eldorado des fortunes
Jeudi, 4 Juillet, 2019

Les milliardaires français sont ceux qui, en six mois, ont connu la plus forte progression de leur patrimoine.

 

Après six mois marqués par le mouvement des gilets jaunes contre la montée des inégalités en France, illustration est de nouveau faite que la politique menée par le président de la République profite d’abord et surtout aux plus fortunés. Les différentes réformes de l’ISF, mais surtout le prélèvement forfaitaire unique, forme de bouclier fiscal qui limite la taxation des revenus financiers à 30 %, expliquent en grande partie l’envolée. En 2018, les versements de dividendes ont grimpé de 24,34 % en un an, soit 8 milliards de plus, pour atteindre 37,11 milliards d’euros. Et 2019 devrait poursuivre cette trajectoire. D’autant que la suppression de la taxe d’habitation ou l’allégement de l’impôt sur les revenus, mesures promises aux « classes moyennes », seront finalement ouverts aux plus aisés.

Ainsi, la première mesure permettra aux 20 % les plus riches un gain d’environ 1 158 euros, contre 555 euros en moyenne dès 2020, selon les calculs du journal le Monde. Idem pour l’impôt sur le revenu.

À les entendre, ils seraient stigmatisés, maltraités, matraqués fiscalement. Ils sont pourtant les leaders mondiaux de l’enrichissement personnel. En six mois, les 14 milliardaires français ont fait exploser leur fortune de 70 milliards d’euros, une hausse de près de 35 %, selon Bloomberg. Dans cette course folle, les Pinault (Kering), Bettencourt-Meyers (L’Oréal) et Arnault (LVMH) sont parvenus à largement distancer les autres, avec une hausse deux fois plus importante que celles de leurs homologues chinois (+ 17 %) et américains (+ 15 %). Seuls les Thaïlandais et Singapouriens ont pu rivaliser (avec respectivement + 32,4 % et + 30,8 %). Bernard Arnault est devenu le premier Français dont les revenus ont dépassé 100 milliards de dollars, soit 88 milliards d’euros, le plaçant ainsi numéro trois des plus grosses fortunes du monde.

Clotilde Mathieu
Finance. La France, l'eldorado des fortunes (Clothilde Mathieu, L'Humanité, 4 juillet 2019)
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 04:58
Énergie. À Total, la palme du mauvais choix
Jeudi, 4 Juillet, 2019

La raffinerie de biocarburants de la major française de la Mède a démarré sa production à base d’huile de palme, au grand dam des associations de défense de l’environnement.

 

C’est dans la nuit de lundi à mardi que la production de biodiesel à la raffinerie de la Mède (Bouches-du-Rhône) a été lancée. Elle sera l’une des plus grandes bioraffineries d’Europe avec celles de l’énergéticien Eni en Italie et de Neste en Finlande. Il y a quelques semaines, lors de l’assemblée générale des actionnaires, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, avait annoncé la couleur : « Maintenant tout est opérationnel. » Mais c’est dès la fin mars que le lièvre était levé, lorsque la première cargaison d’huile de palme brute en provenance de l’île de Sumatra (Indonésie) – 20 000 tonnes – était arrivée à bon port. Pour rappel, cette raffinerie fonctionnera pour moitié avec la transformation d’huile de palme importée. Projet lancé en 2015, avec l’approbation du gouvernement afin de convertir l’ancienne raffinerie de pétrole brut en « bio », elle permettra, selon le groupe pétrolier, la sauvegarde de 250 emplois sur les 430 qui existaient. Seulement voilà, le bonheur des uns ne fait pas celui des autres et plus particulièrement des ONG environnementales qui se battent pour que ce projet, jugé contre nature, ne voie pas le jour.

Alors qu’en 2017 le plan climat annonçait la fin de l’utilisation d’huile de palme dans les carburants, qu’en 2018 l’Assemblée votait l’exclusion des produits à base de cette huile de la liste des « biocarburants » dès 2020, le gouvernement espère encore pouvoir changer la donne en faveur du pétrolier. De quoi faire bondir Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France : « Le gouvernement a beau vanter l’exemplarité de la France sur le plan climatique, il autorise tout de même une aberration environnementale sur notre territoire. » Un sentiment que partage Sylvain Angerand, président de Canopée et porte-parole de la fédération des Amis de la Terre France : « Dans six mois, sauf revirement, le couperet tombera et ce projet sera condamné économiquement. » L’exclusion de l’huile de palme de la liste des biocarburants va en effet priver Total d’un avantage fiscal non négligeable : environ 100 millions d’euros par an.

L’huile de palme, l’une des causes principales de déforestation

Qu’importe la déforestation dans les pays exportateurs, Total déploie ses plus beaux atours sur notre territoire comme le révèle son communiqué : « La plateforme de la Mède comprend : une bioraffinerie d’une capacité de 500 000 tonnes par an de biocarburants ; une ferme solaire d’une capacité de 8 mégawatts capable d’alimenter 13 000 habitants ; une unité de production d’AdBlue, un additif qui permet de réduire les émissions d’oxydes d’azote des poids lourds… » Et d’ajouter que dans le cadre de la transformation du site, « 65 % des commandes ont été passées à des entreprises locales, soit 800 emplois et 140 millions d’euros de chiffre d’affaires ». Certes, mais reste que l’huile de palme est l’une des causes principales de déforestation dans le monde. En Indonésie, ce sont 339 000 hectares qui ont disparu ces dernières années et, en Malaisie, 144 000 ha. « Les agrocarburants, c’est pire qu’une énergie fossile, parce qu’on déboise, on utilise des terres destinées à l’alimentation », conclut, remontée, Laura Monnier, juriste à Greenpeace.

Éric Serres
Energie - A Total, la palme du mauvais choix : comment la raffinerie de biocarburants de la Mède alimente la déforestation de l'Indonésie (Eric Serres, L'Humanité, 4 juillet 2019)
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 06:27

Merci à Yves Jardin (AFPS pays de Douarnenez) pour la traduction et la transmission de cet article.

http://maki.org.il/en/?p=18953

Le Hadash et les partis arabes s’unissent à nouveau pour les prochaines élections générales
PCI / il y a 6 jours
 
Le Hadash (Le Front Démocratique pour la Paix et l’Egalité - Parti Communiste d’Israël) (1) et trois partis politiques représentant la minorité nationale arabo-palestinienne d’Israël, Ta’al (2), Ra’am (3) et Balad (4), ont annoncé qu’ils s’uniront à nouveau pour les prochaines élections à la Knesset
Hadash MK Ayman Odeh and Secretary General of the
            Communist Party of Israel, Adel Amer, during a meeting in
            Haifa

Le député du Hadash, Ayman Odeh, et le Secrétaire Général du Parti Communiste d’Israël,  Adel Amer, pendant un meeting à Haïfa (Enregistrement: page Facebook du Hadash)

Les quatre partis s’étaient unis une première fois en 2015 dans la campagne pour la  20ème Knesset, à la suite de la décision législative adoptée à l’initiative de l’extrême-droite pour relever le seuil électoral pour entrer à la Knesset (5) à 3,25% (un minimum de 4 sièges), qui était de façon précise dirigé contre la représentation des arabes à la Knesset, en formant la Liste Unie qui avait obtenu 13 sièges dans le parlement de 120 membres en devenant le troisième groupe politique.

Après leur prestation décevante aux élections d'avril, où les quatre partis, faisant campagne en deux blocs, ont obtenu 10 sièges au total, le mouvement actuel d’unification, comme en 2015, est destiné à  amplifier la participation électorale et à améliorer la représentation de la minorité arabe et des forces progressistes juives au parlement d’Israël. Le pays se dirige vers ses deuxièmes élections générales cette année, le 17 septembre, après que le premier ministre d’extrême-droite, Benjamin Netanyahu, ait échoué à former une coalition de gouvernement majoritaire à la suite du scrutin d’avril.

Le député du Hadash, Ayman Odeh, l’éventuel chef du groupe, a déclaré jeudi, 20 juin, que cela avait été une erreur de faire campagne de façon séparée. Odeh a dit après l’annonce de la décision: «nos forces sont unifiées, nous avons des passés semblables, des vues semblables pour notre avenir, et, à partir d’aujourd’hui, une liste commune. Nous nous battrons pour les droits des Arabes dans ce pays, pour la paix, et pour la démocratie pour tous les citoyens d’Israël. » Le quotidien communiste Al Ittihad a rapporté qu’un forum commun se réunira dans les jours prochains pour décider de la constitution finale de la liste.

Les partis ont déclaré qu’une liste commune n’était pas moins importante aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2015, compte tenu particulièrement de l’adoption l’an dernier  de « la  Loi raciste, coloniale de l’Etat-nation (6) et de ses conséquences, les politiques discriminatoires, le siège (de Gaza), la confiscation des terres dont les Arabes sont propriétaires, la pénurie de logements disponibles dans la communauté arabe, la volonté  des pouvoirs établis de vider de tout son sens notre citoyenneté et de notre volonté de combattre la criminalité et la violence croissantes dans nos communautés.» 

Le communiqué publié conjointement par les quatre partis a déclaré que les résultats des dernières élections – dans lesquelles ils ont perdu trois sièges – constituaient un « coup rude pour le travail politique » dans la communauté arabe. A ce titre, il était essentiel d’en tirer des conclusions et d’en retenir les enseignements.

Le communiqué a ajouté: «à cette fin, il y a de nouveaux défis au niveau diplomatique, particulièrement à la suite des démarches de l’administration des EU  de mettre en oeuvre l’«Affaire du Siècle » en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël et en y transférant l’Ambassade des EU, en reconnaissant l’annexion des Hauteurs du Golan, à la suite des attaques  contre l’UNRWA (l’organisation des NU pour les réfugiés palestiniens, dont le budget a été coupé par les EU); et à la suite des inquiétantes «conversations régionales » qui ont lieu, telle que la prochaine conférence  qui doit se tenir à Manama, la capitale de Bahreïn.”

(traduit de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonniers palestiniens) 
 
(1) Le Hadash (= nouveau en hébreu), créé en 1977, réunit diverses organisations de gauche  dont la plus importante est le Parti Communiste d’Israël, parti israélien binational, qui conserve son statut indépendant; le Hadash avait cinq sièges dans la Knesset élue en 2015);
 
(2) Ta'al (acronyme en hébreu pour le Mouvement arabe pour le renouveau), parti nationaliste arabe fondé en 1996; aux élections de janvier 2009, juste à la fin de la première attaque israélienne contre Gaza, l’alliance Ta’al- Ra’am fut interdite de se présenter aux élections.
 
(3) Ra’am  (acronyme en hébreu pour la Liste arabe unie), parti créé en 1996, par l’union du Parti démocratique arabe et des éléments de la branche Sud du Mouvement islamique et du Front d’unité nationale.
 
(4) Balad (acronyme en hébreu pour la Ligue démocratique nationale), parti nationaliste arabe créé en 1995, progressiste et démocratique; comprend aussi des militants juifs. 
 
(5) Knesset (= assemblée): parlement monocaméral de l’Etat d’israël, siégeant à Jérusalem; il compte 120 députés, élus à la proportionnelle avec un seuil électoral de 2 %, porté en 2014 à 3,25 %, pour une durée de 4 ans; mais sur 20 Knesset élus, 13 ont été dissoutes et les élections anticipées sont fréquentes en Israël.
 
(6) Le 19 juillet 2018, a été adoptée une loi fondamentale à valeur constitutionnelle (Israël n’a pas de constitution écrite), faisant d’Israël l’«Etat-nation du peuple juif »; cette loi officialise et aggrave un régime d’apartheid, qui existait  déjà de fait en Israël.  
 
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 06:00
ADP: la France n'est pas à vendre ! Signez la pétition pour un référendum d'initiative partagée contre la privatisation, déjà 500 000 signatures! Objectif 4,7 millions

 

ADP : Tous ensemble, nous pouvons obtenir ce référendum et mettre Macron en échec sur son projet de privatisation. (Fabien Roussel)

SIGNEZ ICI

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:52
Santé: le député communiste Alain Brunel plonge dans l'enfer des urgences - L'Humanité, 3 juillet 2019 - Maud Vergnol
La pétition lancée par Alain Bruneel contre les fermetures de lits et de services dans les hôpitaux, pour de nouveaux moyens financiers dans l'hôpital public. Cliquez sur le lien:  Urgence Santé
 
Objectif 1 million de signatures
Santé. La plongée d’un député dans l’enfer des
urgences
Mercredi, 3 Juillet, 2019

L’élu PCF du Nord Alain Bruneel a passé six heures aux urgences de Douai pour juger par lui-même les conditions de travail et d’accueil des patients : « Dramatique ».

 

Enveloppée de verre, la façade moderne de l’hôpital de Douai, dans le Nord, ne laisse rien deviner de la fièvre qui monte derrière ses murs. Il est 21 h 30 lorsque Alain Bruneel pousse la porte des urgences. Le député communiste, venu incognito, vendredi, pour juger de ses propres yeux ce que vivent les usagers et les agents, ne sera pas déçu du voyage. Le service est saturé. 200 autres patients sont déjà enregistrés. Première étape : le « tri ». Alain Bruneel prétend souffrir de violents maux de ventre. « Une fois que ma tension et ma température ont été prises, j’ai été installé sur un brancard dans une salle de régulation avant qu’une deuxième infirmière se charge de me faire un électrocardiogramme. » Il est « abasourdi » que seules deux infirmières de régulation assument toute une nuit l’accueil des patients, l’appel des familles, le lien avec le Samu ou les ambulanciers. « De véritables héroïnes », lâche-t-il.

« C’est grâce à leur professionnalisme que l’hôpital tient encore debout »

À 22 h 50, l’une d’elles l’oriente vers la zone des « semi-lourds ». Comprendre : « pas d’urgence vitale ». Au bout de ce couloir étroit, où une vingtaine de brancards sont placés en file indienne : le sésame. À savoir ces fameux « box » où il pourra enfin être ausculté par un médecin. Ce sera cinq heures plus tard. Mais le député ne le sait pas encore. Allongé sur sa civière, Alain Bruneel observe, prend des notes. « De toute manière, je ne pouvais pas travailler sur mon portable car il n’y a pas de réseau. » Dans ce passage saturé, le personnel hospitalier peine à se faufiler au milieu des brancards. Six heures sans eau ni nourriture. Une personne âgée veut aller aux toilettes. Personne à l’horizon pour l’aider. Alors Alain Bruneel et un autre patient viennent à son secours et la guident. C’est qu’aucune infirmière n’est disponible pour accompagner les patients dans ce goulet d’attente interminable. Alors c’est un agent de sécurité qui les rassure. C’est lui qui répondra des dizaines de fois aux questions récurrentes : « Ça va être encore long ? », « Vous êtes sûr que je vais pouvoir voir un médecin ? ». Ce soir-là, pas d’esclandres, ni d’agressions. « J’ai été étonné de la solidarité entre les patients et leur respect du personnel soignant, confie Alain Bruneel. Les grèves ont permis de faire prendre conscience au public des conditions de travail et de l’engagement des salariés. » Le 18 juin, au même endroit, une infirmière avait reçu deux coups de poing au visage. Une agression qui venait s’ajouter à une cinquantaine d’autres depuis le début de l’année. Le lendemain, les 110 salariés des urgences, tous postes confondus, avaient initié un mouvement de grève. Cette année, une infirmière de nuit a tenté de se suicider. Le taux d’absentéisme ne cesse de grimper. Le CHSCT et la médecine du travail sont débordés…

Une heure du matin. Et toujours rien. Pas de cohue dans les couloirs, juste le silence, parfois perturbé par des sonneries ou des soupirs. Et le bruit des portes battantes qui claquent de temps à autre, laissant espérer l’appel de son nom. « La souffrance des personnels se lit sur leur visage. C’est indécent comme on les traite ! enrage le député. Alors que c’est grâce à leur professionnalisme que l’hôpital tient encore debout. » À côté de lui, un vieux monsieur angoisse. « Je vis ma dernière heure », lance-t-il au député. La vie et la mort, le soulagement ou l’inquiétude : c’est ça, l’hôpital. Il est 3 h 15 : « Monsieur Bruneel ? » Enfin… Six heures après son arrivée, il va pouvoir rencontrer un médecin. C’est parfois bien pire. Quel que soit leur âge, des personnes peuvent attendre quatorze à vingt-quatre heures sur un brancard. Mais le parcours du combattant n’est pas terminé. La médecin qui l’a appelé s’agace : « Bon sang, on n’a pas de box disponible, c’est plus possible de travailler comme ça ! » Une fois un box libéré, elle y accueille le député, qui lui confie son identité et les raisons de cette immersion. « J’appréhendais un peu sa réaction, mais elle a été très surprise et touchée de ma présence. Je ne voulais pas la déranger trop longtemps, mais elle m’a parlé des conditions indignes de travail, du danger pour les patients… » Quand Alain Bruneel s’en va, elle lui lance : « Vous le direz, hein, qu’il manque des box ? » Six heures qui en disent plus que n’importe quel rapport, et qui expliquent le caractère inédit du mouvement de grève qui s’est manifesté, hier encore, à Paris (voir page 9).

« De l’argent, il y en a. Ce n’est qu’une question de volonté politique ! »

Si c’est la première fois que le député communiste du Nord se rend aux urgences de Douai pour lui-même – il habite à dix minutes en voiture –, le terrain ne lui était pas inconnu, venu il y a quelques semaines soutenir les grévistes. Début avril, il y avait organisé une chaîne humaine pour protester contre l’annonce d’un plan d’économies de 2 millions d’euros. Et puis, il connaît son sujet, lui qui ferraille régulièrement dans l’Hémicycle pour un système de santé ambitieux. Il est l’un des parlementaires communistes à avoir initié le tour de France des hôpitaux en 2018, qui aboutira sur une proposition de loi-cadre pour la santé, présentée par les communistes en septembre. « Les solutions existent. De l’argent, il y en a. Ce n’est qu’une question de volonté politique ! » rappelle celui qui a visité plus de 50 hôpitaux et Ehpad sur tout le territoire. De quoi se faire une idée précise d’une situation explosive qu’il résume ainsi : en 2000, les urgences accueillaient 5 millions de passages. En 2017, 21 millions. Dans la même période, 100 000 lits ont été supprimés… Des chiffres qui claquent, des êtres humains qui souffrent.

Maud Vergnol
 
Voir également  le clip produit par Alain Bruneel sur "urgence santé"
Accéder à la vidéo sur Facebook
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:43
APL : les Thénardier au pouvoir (Ian Brossat - PCF)

Le Canard enchaîné révèle aujourd'hui la réforme des APL engagée par le gouvernement. C’est un nouveau coup dur. Ce sont plus d’un million de familles qui subiront de plein fouet une baisse des aides, voire une suppression totale.

Une fois de plus, ce gouvernement de Thénardier fait les poches aux familles populaires. La perte de pouvoir d’achat est immense : un milliard d’euros prélevé aux plus modestes. Pour une famille, ce sera 1000 euros en moins par an, soit presque un SMIC.

Après des mois de mobilisation sociale, c’est une véritable provocation.

C’est d’autant plus hallucinant que le gouvernement avait lui-même reconnu son erreur, après avoir baissé une première fois les APL en 2017.

Pourtant, deux ans après, Macron s’attaque de nouveau au pouvoir d’achat des familles populaires. N’oublions pas qu’entre temps, les cadeaux aux plus riches se sont multipliés : il est clair que le président des riches mérite plus que jamais son surnom.

 

Ian Brossat, porte parole du PCF et Responsable de la commission Logement au PCF

3 juillet 2019

APL: les Thénardier au pouvoir - Ian Brossat, porte-parole du PCF
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:31
Accords commerciaux. Avec la ratification du Ceta, le pouvoir macroniste face à ses mensonges (Maud Vergnol, L'Humanité, 4 juillet 2019)
Accords commerciaux. Avec la ratification du Ceta, le pouvoir macroniste face à ses mensonges
Jeudi, 4 Juillet, 2019

En dépit des mobilisations politiques et citoyennes, le Conseil des ministres a validé, hier, le projet d’adoption du Ceta, qui sera soumis aux députés le 17 juillet. Une décision en contradiction totale avec les promesses de Macron.

 

Voilà un passage en force qui contredit sévèrement le prétendu virage écologiste de la majorité. En dépit des fortes oppositions à ce traité commercial avec le Canada, l’exécutif compte bien faire ratifier le Ceta le plus rapidement possible. « Le Conseil des ministres a délibéré et approuvé le projet de loi », a indiqué, hier, le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne à la sortie du Conseil des ministres, jugeant « très positif » le bilan de cet accord, déjà entré en vigueur à 95 % depuis septembre 2017, avant même d’avoir été ratifié par les Parlements. « Nos exportations vers le Canada ont progressé de 6,6 % entre 2017 et 2018 », s’est-il félicité. Pourtant, les rapports réalisés sur les conséquences du Ceta, jugé « climaticide » par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), racontent une tout autre histoire. « Cet accord risque surtout d’être préjudiciable aux mesures prises par les États dans l’intérêt général, comme en matière de santé ou d’environnement, ces mesures étant susceptibles d’être accusées d’entraver le commerce », avertissait la CNCDH en 2016. Plus dures encore à assumer pour le gouvernement : les conclusions de la commission indépendante mandatée par le premier ministre lui-même. Cette mission d’experts a rendu des conclusions sans appel. Selon leurs travaux, le Ceta entraînera une forte hausse des émissions de gaz à effet de serre, causée par l’augmentation du transport international et la promotion des investissements dans les énergies fossiles. Elle relève également le risque d’une influence accrue des lobbys et d’utilisation des tribunaux d’arbitrage, une aberration démocratique qui permet à une multinationale de porter plainte contre un État lorsqu’elle considère qu’une de ses politiques va à l’encontre de ses intérêts. En dépit de ces premiers bilans accablants et malgré le changement de pied de la majorité sur le Mercosur, Emmanuel Macron compte bien passer en force. Pourtant, il y a moins d’un mois, à l’occasion de son allocution lors du centenaire de l’Organisation internationale du travail, le président déclarait : « Je ne veux plus d’accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental, et, en tant que dirigeant européen, je le refuserai partout où je n’aurai pas les garanties sur ce point. » C’est dire si sa propre majorité peine à assurer le service après-vente, préférant mettre en avant leur inquiétude au sujet du Mercosur. « J’ai le sentiment que l’on se dirige vers suffisamment de garanties, affirmait, hier, le député LaREM Aurélien Taché. Tout ce qui peut permettre une coopération et nourrir une forme d’interdépendance entre les nations va dans le bon sens. »

« Le Ceta va créer un précédent pour de nombreux autres accords bilatéraux »

Ce n’est pas l’avis des 72 organisations, d’Attac à la CGT, en passant par les professionnels des filières d’élevage, les associations de solidarité, de consommateurs ou de défense de l’environnement, qui, dans une lettre publique, demandent aux parlementaires de ne pas ratifier l’accord commercial. « Les risques sont largement documentés et doivent être pris d’autant plus au sérieux que le Ceta va créer un précédent pour de nombreux autres accords bilatéraux », alertent les signataires, qui s’inquiètent également au sujet des tribunaux d’arbitrage. D’autant que, comme « tout retour en arrière pourrait s’avérer extrêmement difficile, soulignent-ils, puisque des clauses – dites crépusculaires – prévoient que ces tribunaux pourraient exister encore vingt ans après une éventuelle dénonciation de l’accord (article 30.9.1 du Ceta) ». Selon leurs calculs, 41 811 entreprises américaines se verraient donc doter de nouvelles possibilités d’attaquer des lois et réglementations dans les États membres de l’UE. Ce choix apparaît d’autant plus incompréhensible pour les 72 organisations que « les États-Unis et le Canada, qui avaient été les premiers pays industrialisés à se doter entre eux d’un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, dans le cadre de l’Alena, ont justement décidé de l’abandonner ». Hier, Nicolas Hulot est également monté au créneau. « Le Canada est l’un des pires élèves du G20. Signer le Ceta, c’était le conforter, alors que ne pas le signer, c’était l’encourager à faire autrement », dénonce l’ancien ministre de la Transition écologique du premier gouvernement d’Édouard Philippe. De son côté, le député Matthieu Orphelin, ex-« marcheur », compte demander un « ajournement » du vote à fin 2019. À gauche, les parlementaires ne décolèrent pas. « Emmanuel Macron, s’il était conséquent en matière climatique comme il prétend l’être, et il ne l’est pas, devrait tout faire pour que ces accords soient refusés », estime le député FI Adrien Quatennens. Lors d’une conférence de presse, mardi, le député communiste Pierre Dharréville, dénonçant le caractère antidémocratique du traité, négocié dans la plus totale opacité sans aucune consultation des Parlements, a rappelé que son groupe avait fait adopter en 2017 une résolution qui préconisait notamment l’organisation d’un référendum. Une proposition reprise par les parlementaires socialistes, qui veulent soumettre, la semaine prochaine, une motion référendaire pour que cet accord soit soumis au suffrage des Français. Le projet de ratification, censé être voté le 17 juillet, arrive dès mardi prochain en commission.

Maud Vergnol
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:21
Carrière

Il faut le lire pour le croire. Jacques Julliard, ce mondain qui fit toute sa carrière sous les ors de la social-démocratie, consacre une pleine page du Figaro pour annoncer que « les intellectuels n’aiment pas la liberté ».

Il est sur le sujet absolument catégorique. Dans l’Histoire, dit-il, ils auraient été fachos ou staliniens. Il aligne Aragon, Eluard, Joliot-Curie, Picasso. Et pour ce plumitif, le pire de tous semble avoir été Jean-Paul Sartre, assassiné ici comme « mauvais romancier qui a justifié tous les massacres pourvu qu’ils se réclament du socialisme », « petit vieillard en charentaises » et « insatiable buveur de sang ». Pourquoi tant de rage ? On se dit d’abord qu’il a mal digéré la canicule, un coup de chaud de trop. Et puis on se souvient que nos dominants veulent effacer de la mémoire nationale les traces de la Libération, du programme du CNR, des idées révolutionnaires d’alors. En loufiat appliqué, Julliard fait sa part du job en crachant sur l’intelligentsia et les idées émancipatrices de cette époque. Car, c’est sûr, Julliard, lui, il sait ce qu’est un vrai intellectuel, ce bobo néo-libertaire qui finit sa trajectoire pigiste au Figaro.

Gérard Streiff

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