/image%2F1489059%2F20251205%2Fob_7e6506_pcf-39-tract-apres-le-2-decembre.jpg)
/image%2F1489059%2F20251205%2Fob_1c4ea3_pcf-39-tract-apres-le-2-decembre.jpg)
commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
/image%2F1489059%2F20251205%2Fob_7e6506_pcf-39-tract-apres-le-2-decembre.jpg)
/image%2F1489059%2F20251205%2Fob_1c4ea3_pcf-39-tract-apres-le-2-decembre.jpg)
Aujourd’hui, une nouvelle fois, les syndicats sont dans la rue. L’objet de leur mécontentement : les budgets qui vont plomber le quotidien des travailleurs. 27 milliards d’euros d’économies à réaliser en 2026, 148 milliards sur six ans, nous dit le pouvoir. Et après des semaines de débat parlementaire, force est de constater que la trajectoire budgétaire reste une « folie fiscale ». Mais pas celle qu’aiment dénoncer les grands patrons.
Car pour trouver cet argent, va-t-on s’attaquer aux 211 milliards d’euros d’aides publiques versés aux entreprises sans aucun contrôle ? Va-t-on raboter la niche Dutreil, qui permet aux plus riches de léguer ou de donner leur entreprise en ne payant quasiment pas d’impôts, soit 5 à 8 milliards de manque à gagner pour l’État en 2024 ? Va-t-on revenir sur la baisse des impôts de production, soit 10 milliards qui n’ont absolument servi à rien ? Va-t-on s’attaquer à l’évasion et à la fraude fiscale, qui coûtent de 80 à 100 milliards d’euros par an ? Va-t-on taxer les ultra-riches, ces 500 familles dont la fortune est passée de 6 % du PIB en 1996 à 42 % du PIB aujourd’hui, soit 1 228 milliards d’euros ?
Il y a là de quoi boucler les budgets, voire les augmenter. Voilà qui crédibilise, au passage, la proposition du PCF d’un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années.
Mais non et c’est folie. « L’effort », ce sont les classes populaires et moyennes qui vont seules le supporter. Doublement des franchises fiscales, augmentation des taxes sur l’électricité et le gaz, taxe sur les revenus des apprentis, gel des salaires et minima sociaux, suppression de l’abattement fiscal des retraités, baisse des budgets de la santé, augmentation du nombre de jours de carence…
Cette trajectoire budgétaire de classe est bien sûr plébiscitée par la Macronie, la droite et le patronat. Mais également par le Rassemblement national. Le soi-disant parti favorable au social « pour les Français » a fait la démonstration qu’en réalité il était contre le social, que ce soit pour les étrangers ou les Français. Et que loin d’être un parti patriote il était avant tout le parti des riches et celui des émigrés fiscaux.
Excellent édito de Philippe Rio maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes, élu meilleur maire du monde en 2021, ce jeudi 4 décembre dans l'humanité reprenant les idées et exemples abordés dans son discours à Lanester dimanche pour la Fête de l'Humanité Bretagne
Discours de clôture de Catherine Quéric, présidente de la fête, et Philippe Rio, présidente de la coopérative des élu.e.s communistes
On remonte le fil de cette magnifique fête de l'Huma Bretagne en photo, du dimanche soir au samedi midi.
Photos de Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont, Jacqueline Héré, Philippe Rio et son collaborateur, Delphine Alexandre, Judith, atelier citoyen santé Bretagne du PCF et ambassade de Cuba, Erwan Dupont, Jean-Philippe Deunf etc.
La fête de l’Humanité Bretagne de Lanester : le rendez-vous politique incontournable en Bretagne, celui où toute la gauche se parle
Cette 34ème fête de l’Humanité Bretagne restera dans les mémoires comme une très belle édition, conclue dimanche par un concert marquant de Mathilde, la chanteuse féministe, qui a transporté et ravi le public du parc des Expositions de Lanester. Ces 29 et 30 novembre, 5000 personnes ont participé dans le Morbihan à cette grande fête politique, musicale et culturelle, rendez-vous incontournable de la gauche en Bretagne, organisée par 200 militants communistes bretons bâtisseurs et bénévoles sur la fête. Philippe Rio, président de la coopérative des élu.e.s communistes, maire de Grigny élu meilleur du monde en 2021, a conclu la partie politique de la fête lors du meeting devant 1000 personnes par un discours très applaudi centré sur l’enjeu des Municipales de mars 2026 et les valeurs et projets portés par le communisme municipal dans le cadre de majorités d’union de la gauche.
La coopération et la solidarité avec Cuba était au cœur de cette fête, avec la présence d’André Chassaigne, d’Ernesto Gonzalez de la Torre, membre du Parti communiste cubain et chargé des affaires politiques au sein de l’ambassade, et de Cuba Coopération, avec un retour des JC et de Taran Marec sur leur mission à Cuba en juillet dernier, et un focus sur l’effort pour faire venir des médecins cubains dans les hôpitaux du centre-Bretagne afin de lutter contre la pénurie de médecins.
La Palestine et Gaza étaient également au centre de plusieurs débats, et d’expositions sur la fête, avec la présence de l’AFPS, de l’AJPF, de Thousand Madleens to Gaza, et également une parole forte de Patrick Le Hyaric sur le sujet. Les militants du Sahara Occidental et Kurdes étaient là également comme chaque année. Le député indépendantiste kanak Emmanuel Tjibaou, membre du groupe GDR, était présent sur un débat sur la décolonisation de la Kanakie-Nouvelle-Calédonie avec Guillaume Roubaud Quashie. Notons aussi la présence du maire d’Allonnes et président de l’association Maires et Banlieues de France Gilles Leproust, intervenant de la formation régionale d’élus bretons de toute sensibilité de gauche organisée par le CIDEFE sur la politique de la ville dans la matinée, pour un débat sur les communes et l’enjeu de la sécurité et de la tranquillité publique, de Pierre Dharréville pour un débat sur la Culture, de Paul Devin et Matthieu Mahéo, secrétaire régional du SNES Bretagne, pour un débat sur l'éducation.
Un moment important de la fête a été le débat samedi après-midi, devant près de 350 personnes, qui a retenu l’attention de la presse régionale, sur le thème « Quelle alternative de gauche face à l’extrême-droite ? » avec la présence de plusieurs parlementaires de gauche, Pierre-Yves Cadalen (LFI), Damien Girard (EELV), Simon Uzenat (PS), avec les conseillers régionaux bretons Gaël Briand (UDB- régionaliste), et Gladys Grelaud (PCF), également membre de la direction nationale du PCF.
La fête de l’Huma a permis également d’évoquer les enjeux de la vérité et de la mémoire sur le massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye de décembre 1944 avec l’historienne Armelle Mabon, de la surpêche avec Maxime de Lisle l’auteur de la BD « On a mangé la mer », de projeter des films documentaires, comme « La Résistante et l’enfant » de Jean Barat sur Eva Golgevit, résistante communiste juive de la FTP-MOI, survivante d’Auschwitz, en présence de son fils, Jean Golgevit, chef du chœur du « Canto general » à la fête de l’humanité il y a quelques années.
Pour la deuxième année consécutive, Sofia Boutrih, directrice de la fête de l’Humanité, était présente à la fête de l’Humanité Bretagne, l’occasion pour elle de mesurer la force de cet évènement politique et festif organisé par les quatre fédérations du parti communiste en Bretagne, les sections du PCF du Morbihan, et un comité d’organisation de la fête présidé pendant 10 ans par Catherine Quéric qui fait sa passation de responsabilité à l’issue de cette fête, après des années d’implication sans compter pour la réussite de la fête de l’Huma Bretagne. Elle est intervenue à l’ouverture de la fête, rendant hommage à Patrick Le Tutour, pilier morbihannais de la fête de l’Huma Bretagne disparu il y a quelques semaines comme au meeting de clôture, où un hommage a été rendu au grand chanteur et musicien breton et universel Erik Marchand, amoureux des musiques populaires et traditionnelles, et du message culturel, membre du parti communiste dans le Finistère, disparu il y a un mois en Roumanie, et que l’ensemble de la fête a applaudi avant le discours de clôture de Philippe Rio à l’issue duquel 1000 voix ont chanté l’Internationale.
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère et membre du CN
Un peu plus de 120 personnes réunies devant le kiosque de la place des otages à Morlaix pour la manif de l'intersyndicale CGT - FSU - Solidaires, avec l'assemblée citoyenne, des militants de partis politiques de gauche, à l'occasion de la journée de grève et d'action du 2 décembre. Contre l'austérité du budget Lecornu et le justice sociale. Les communistes étaient présents. Photos Ismaël Dupont et Jean-Luc Le Calvez
La mise en examen de Sophie Binet est le résultat d'une plainte de Sophie de Menthon, symbole de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoise patronnale.
S'attaquer à la secrétaire générale de la #CGT, c'est une offensive contre les militant-e-s syndicaux qui se battent au quotidien pour les droits des travailleurs dans les entreprises et les services.
C'est une remise en cause grave de la démocratie sociale au cœur d'un débat budgétaire qui se traduit par une guerre sociale faite aux plus fragiles d'entre nous.
À l'heure où la réalité de la société française exige la justice fiscale. L'offensive médiatique et politiques des ultra-riches est scandaleuse qui s'apparente à une rupture des principes de l'unité de la République. En ce sens, ils sont bien les rats qui quittent le navire.
Chacun-e, travailleurs, citoyens, élu-e-s, doit être aux côtés de Sophie Binet et de l'ensemble des militant-e-s de la CGT.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a été mise en examen pour « injures publiques » après avoir comparé les grands patrons menaçant de délocaliser leurs entreprises à des « rats qui quittent le navire ». La centrale syndicale dénonce, dans un communiqué, une « énième procédure-bâillon » et une « attaque d’un degré inédit » alors qu’il s’agit de « la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral en 2 ans ».
L'Humanité, 2 décembre 2025
Si on était taquins, on dirait qu’« on ne peut plus rien dire »… Parce que les grands patrons n’aiment pas voir leur image écornée. Ce sont des gens susceptibles. Au point de porter plainte si une dirigeante syndicale a l’audace de les qualifier de « rats (qui) quittent le navire » dont « le seul objectif est l’appât du gain ». Pour cette comparaison, et comme le veut une procédure quasi-automatique, Sophie Binet est mise en examen pour « injures publiques ».
La secrétaire générale de la CGT l’a elle-même annoncé sur France Inter ce mardi matin : « J’étais extrêmement choquée parce qu’en disant cela, je n’ai fait que mon travail de syndicaliste, à savoir dénoncer les inégalités de répartition des richesses et le fait que les milliardaires paient toujours moins d’impôts et ne se sentent plus responsables de l’emploi en France. »
Au programme de la Fête de l'Humanité Bretagne les 29 et 30 novembre prochain au Parc des expos de Lorient Agglomération à Lanester.
Vignettes à 20 euros / les deux jours à acheter auprès des sections du Parti communiste du Finistère ou de la fédération. (14€/1 jour - 12€/ tarif solidaire/ gratuit pour les - 18 ans).