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Très belle mobilisation à la gare de Morlaix ce samedi 7 février, entre 11h30 et 15h, pour la relance de la ligne Morlaix Roscoff à l'initiative de la CGT avec au moins 250 personnes, l'APMR et sa porte-parole Sylvie Fillon, Convergence nationale rail représentée par Didier Le Reste, le PCF, avec des camarades communistes de tout le département et de toute la Bretagne (au moins 70 camarades étaient présents), des prises de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale, et de Ismaël Dupont, conseiller départemental du canton de Morlaix, l'UDB, les Ecologistes, générations, le PS, la France insoumise, la présence de l'état major national de la CGT cheminots, Thierry Nier et Laurent Brun, du maire de Morlaix et président de Morlaix-Communauté Jean-Paul Vermot qui a pris la parole lui aussi, et de Roger Héré, vice-président PCF aux Transports-Mobilités de Morlaix Communauté
Alain Le Corre secrétaire régional du Comité régional CGT, Thierry Nier, secrétaire national de la CGT Cheminots, né à Morlaix, Laurent Brun, ancien secrétaire national de la CGT Cheminots, Didier Le Reste, président de la Convergence Rail, sont intervenus de manière très argumentée et développée pour la défense de la ligne Morlaix-Roscoff, sa réouverture, et du service public ferroviaire, avec des pistes de financement.
Tout ce monde était rassemblé pour que les investissements soient faits pour rénover et relancer la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff à l'arrêt depuis 7 ans.
Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard, Daniel Laporte
Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard: prise de parole de Sylvie Fillon pour l'APMR
Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Jean-Luc Le Calvez: prise de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne
Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard: prise de parole de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne
Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Jean-Luc Le Calvez: prise de parole de Ismaël Dupont, conseiller départemental communiste du Finistère
Rassemblement pour la ligne Morlaix-Roscoff, 7 février 2026 - Photo de Pierre-Yvon Boisnard- Prise de parole de Jean-Paul Vermot
Diaporama de Pierre-Yvon Boisnard
Nos camarades du PCF pays de Morlaix Jean-Luc Le Calvez et Marie Oster à la vente de l'humanité sur le marché de Morlaix ce samedi 7 février, ici avec notre ami Paul Dagorn. Tous les Humanité magazine ont été vendus, avec un dossier spécial sur le Groenland convoité par Trump.
Photos de Pierre-Yvon Boisnard : merci à lui
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1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire "Communistes" lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936
1-9 février 1936 (5)
Les factieux s’agitent
Pour le deuxième anniversaire du 6 février 1934, le comité régional de coordination PC/PS décide d’une série de meetings en région parisienne pour rendre hommage aux « morts tombés dans la lutte antifasciste » ; les noms des quatre manifestants progressistes tués sont : Vincent Perez, Maurice Bureau, Ernest Schnarbach, Louis Lauchin. Ces meetings sont prévus alors même que les milieux fascistes s’agitent à Paris : avocats d’extrême droite qui attaquent un confrère progressiste au Palais de Justice, défilé d’étudiants d’ultra droite au Quartier Latin, milices armées de « Solidarité française » paradant en uniforme à un meeting à Wagram, ouverture par les Allemands « d’une maison brune » à Paris. Les antifascistes s’organisent. « Un peu de poigne et tout rentrerait dans l’ordre. Mais quelle poigne peut-on attendre de ce gouvernement… », écrit l’Humanité. Un rassemblement est donc prévu dimanche 9 février place de la République, à 14 h, « pour barrer la route au fascisme ».
Le jour de la manifestation, un communiqué du PCF lance un dernier appel au « peuple de Paris, du Paris du 14 juillet 1789 et de la Commune de Paris » de venir nombreux à la République. Le texte se termine ainsi : « Avec nous, en avant pour la République française des soviets ! »
Marcel Cachin (9 février) appelle à relancer la souscription du Parti afin d’assurer aux 600 candidats communistes aux prochaines législatives un matériel « de propagande » efficace. Son article est ironiquement intitulé « L’or de Moscou ».
Gros succès dimanche 2 du cross de l’Humanité à La Courneuve ; on parle de 4 000 participants (« les sportifs ouvriers ») et de 35 000 spectateurs.
À l’occasion de la visite à Paris de Maxime Litvinov, ministre soviétique (commissaire du peuple) des Affaires étrangères, Marcel Cachin en une de l’Humanité du 3 février appelle la Chambre des députés à ratifier le « pacte franco-soviétique contre la guerre » (et à confirmer ainsi le traité signé à Moscou en mai 1935), alors que la droite et l’extrême droite déclenchent une violente campagne antisoviétique.
Long article (9 février) de Gabriel Péri intitulé « La paix, partout ! » ; il rappelle l’histoire de la politique communiste depuis le traité de Versailles, celle de l’URSS aussi « désireuse de vivre en bonne intelligence avec tous les pays », l’importance d’un pacte franco-soviétique (combattu par la droite), les différences de positions entre communistes et socialistes ; une analyse qui donne déjà toutes les clés pour comprendre ce qui adviendra trois ans plus tard, le pacte de non-agression germano-soviétique.
À Vienne, le parti communiste autrichien anime une radio clandestine, lançant des appels au front unique ; les émissions se terminent par l’Internationale ; la police n’a pas réussi à repérer la station.
Gérard Streiff
En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.
Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent intacts ; les impôts des plus riches restent au même niveau qu’en 2025, comme si elle n’avait pas été l’année des dividendes et rachats d’actions records - 107 milliards d’euros. Et le Medef surjoue son désarroi, alors que la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE) rapportera 500 millions d’euros de moins que l’an dernier...
La taxe sur les holdings, déjà vaporeuse, s’est complètement évaporée sous le patient travail de sape de la droite. Présentée comme l’alternative à la taxe Zucman, elle ne rapportera rien - ou presque.
Le pacte Dutreil reste le sanctuaire fiscal que vous avez tenu à protéger, allant jusqu’à utiliser le 49.3 pour supprimer l’amendement déposé par notre groupe et adopté par le Sénat puis par l’Assemblée nationale, qui visait à exclure les cryptoactifs du pacte Dutreil. Le message est limpide : pour protéger le capital, même les consensus parlementaires sont jetables.
Sur les 211 milliards d’aides publiques, pas question d’en interroger le coeur ni de renforcer l’information du Parlement, encore moins d’en conditionner l’usage... La seule lignée touchée, c’est France 2030, amputée de plus d’1 milliard. Ce qui prépare l’avenir disparaît en premier.
Sur l’école, 4 000 suppressions de postes sont programmées : une saignée. Les syndicats parlent de « politique sanglante ». Pourtant, la baisse démographique offrait une perspective historique : renforcer l’école où elle était plus fragile. Vous avez fait le choix d’une gestion comptable de l’éducation nationale.
Même logique pour le logement. Vous refusez un plan public de construction et de rénovation à la hauteur des enjeux. Vous refusez de soutenir le logement social, vous instaurez un statut du bailleur privé. Le logement demeure un terrain de rente ou de spéculation, quand il devrait être un droit.
Le décalage est criant sur les collectivités territoriales. Vous parlez d’un nouvel acte de décentralisation, mais celui-ci est précédé par une ponction de plus de 2 milliards d’euros sur les collectivités. Là où le service public recule, le privé lucratif s’engouffre. C’est la loi du vide. Les territoires en paieront le prix.
Au changement de méthode doit succéder le changement de politique. C’est ce que les Français expriment. Il ne faut pas plus d’habileté, mais une rupture.
Ne comptez pas sur les membres du CRCE-K pour accompagner cette illusion du changement, qui est un renoncement à l’idée que la politique peut et doit changer la vie.
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À l’occasion du grand meeting pour les libertés syndicales organisé ce soir par la CGT, le Parti communiste français affirme son soutien total à la CGT et à l’ensemble du mouvement syndical, aujourd’hui en première ligne face à une offensive d’ampleur contre les droits et libertés syndicales.
La réalité est connue : la répression syndicale explose depuis les lois travail. Et depuis 2023, plusieurs dirigeant·es confédéral·es de la CGT ont été visé·es par des procédures judiciaires, tandis que des centaines de militant·es syndicaux·ales sont inquiété·es, poursuivi·es ou sanctionné·es pour avoir exercé leurs mandats et défendu les salarié·es.
Cette offensive a franchi un nouveau seuil avec la mise en examen de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, pour des propos dénonçant le chantage patronal. Mettre en cause pénalement une dirigeante syndicale pour avoir décrit une réalité sociale, c’est attaquer tous les travailleurs et travailleuses !
Le pouvoir macroniste porte une lourde responsabilité dans cette dérive autoritaire : en criminalisant les luttes sociales et en laissant prospérer la répression syndicale, il protège les intérêts du capital au détriment des droits et libertés.
Le PCF dénonce une instrumentalisation de la justice au service des intérêts patronaux, visant à intimider, isoler et affaiblir les organisations syndicales. Cette stratégie est claire : faire taire celles et ceux qui résistent aux politiques antisociales et à l’exploitation.
Nous l’affirmons avec force : s’attaquer aux syndicats, c’est s’attaquer à la démocratie. Le droit de s’organiser, de manifester, de s’exprimer et de lutter n’est pas négociable.
S'attaquer aux syndicats, ainsi qu'aux associations, c'est aussi affaiblir l'État de droit à l'heure où l'extrême droite et la droite extrême sont à l'offensive contre la République.
Le Parti communiste français appelle à une riposte unitaire, massive et offensive pour :
Quand on réprime les syndicats, on protège les profits.
Quand on défend les syndicats, on défend la classe travailleuse.
Le PCF sera de tous les combats pour que le mouvement social ne soit ni intimidé, ni muselé !
Paris, le 4 février 2026
Parti communiste français.
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1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire "Communistes" lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.
Vers la réunification de la CGT
« Il n’y a plus qu’une seule CGT », titre l’Humanité du 29 janvier. En prévision de son congrès d’unité de Toulouse (mars), le comité confédéral national a désigné, la veille, le bureau provisoire de la CGT réunifiée. Dans un article du 31, Benoit Frachon écrit : « Pendant le mois qui nous sépare du congrès, les assemblées syndicales vont se réunir pour étudier les problèmes qui seront débattus à Toulouse. Sur certains d’entre eux des opinions diverses se feront jour. Elles exprimeront les courants d’idées qui existent dans le mouvement ouvrier. Mais nous connaissons assez les travailleurs de notre pays pour savoir que, le plus souvent, ces discussions se dérouleront sans passion partisane. Chacun s’efforcera de convaincre son camarade de la justesse de son opinion. Chacun fera son possible pour faire triompher, dans le cadre de la démocratie syndicale, les conceptions qu’il estime être les meilleures. »
29 janvier encore : Message de Georges Dimitrov pour le soixante-dixième anniversaire de Romain Rolland : « Je vous envoie mes meilleurs souhaits, à vous l’écrivain mondial, le maître de la littérature, l’ami fidèle de l’Union Soviétique et des travailleurs du monde entier ; le combattant inlassable contre la guerre, le fascisme et la réaction ; le défenseur inébranlable des victimes de l’oppression et de l’asservissement capitalistes, dont le nom glorieux est prononcé avec amour et espoir par les prisonniers languissant dans les cachots fascistes : Thaelmann, Ossietsky et Ludwig Renn ; Gramcsi et Terraccini ; Rakosi, Antikainen, Itsikava, et par des milliers d’autres prisonniers du fascisme et de la réaction dans les pays capitalistes. »
Un hommage à Romain Rolland est rendu à la Mutualité pour son 70e anniversaire Le meeting est sous la présidence d’André Gide. Parmi les orateurs, Aragon, Jean-Richard Bloch, Léon Blum, Marcel Cachin, Jean Guéhenno, Paul Langevin, Paul Vaillant-Couturier. L’historien Michel Winnock y voit « l’acte de naissance du Front populaire ».
Ces jours de fin janvier, deux questions reviennent assez régulièrement dans la presse : la montée du mouvement revendicatif (grève des traminots de Lille-Roubaix-Tourcoing ; mineurs d’Isère ; métallos de St-Nazaire, dockers de Marseille, tisseurs du Nord) ; et les provocations répétées des groupes fascistes. Le chef des Croix-de-Feu, La Rocque, traite le nouveau gouvernement (le ministère Sarraut) de « fumier » et déclare « qu’il préparait un coup dur pour qu’il n’y ait pas d’élection ». La gauche demande l’application rapide de la loi d’interdiction des ligues.
Au plan international, à noter la visite à Londres du Soviétique Toukhatchevsky, commisaire du peuple (ministre) à la Défense, et les victoires des communistes chinois dans plusieurs régions du pays.
Gérard Streiff