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Maud Jan, Yann Foucher et Nicolas Quéau, 3 candidats communistes, en position éligible, sur la liste d'union de la gauche d'Isabelle Assih
Ce vendredi 30 janvier, la section PCF de Quimper, ses deux co-secrétaires Yvonne Rainero et Yann Foucher, les élus communistes en place à Quimper, Bernard Jasserand, Yvonne Rainero, Ronan Sinquin, les candidats sur la liste d'Isabelle Assih, Yann Foucher, Maud Jan, Nicolas Quéau, Patricia Corre, Fabien Tudo Deler, présentaient leurs vœux à la population, aux camarades et partenaires à la salle Nathalie Le Mel du local du PCF à Quimper, 5 place de Locronan.
La JC était présente aussi avec son secrétaire départemental Taran Marec, chef de file des communistes de Brest, et membre de l'exécutif départemental du PCF, et plusieurs jeunes communistes quimpérois dont Gwenolé Foucher qui a pu exprimer les batailles de la JC.
Un moment chaleureux de retrouvailles.
Photos Roberte Saint-jalmes et Grégory Lebert
Réunion régionale des fédérations du PCF en Bretagne sur la fête de l'humanité nationale (bilan, attentes et perspectives) avec la direction de la fête de l'Humanité nationale, Sofia Boutrih et Théo Serfaty, et sur la fête de l'humanité Bretagne avec le bilan de Catherine Queric. 5 de nos camarades de la commission Fêtes du PCF y représentaient la fédération PCF Finistère: Ronan Tanguy, Serge Le Doyen, Denis Huet, Jeannine Daniel, Claude Bellec.
Dans son intervention, Sofia Boutrih, présidente de la fête de l'Humanité, a mis en avant, après avoir présenté ses vœux aux fédérations bretonnes et camarades bretons du PCF:
"une édition 2025 de la fête de l'Humanité qui s'est passée dans un moment historique et dramatique : les guerres, les peuples sont écrasés comme La Palestine, l Ukraine, le Yémen, le Soudan. C’est la loi du plus fort : impérialisme américain, extrême-droite et droite-extrême qui progressent sur la détresse populaire. L’instabilité est mondiale... Les échéances électorales qui arrivent ne sont pas neutres avec l'extrême-droite qui progresse".
"La Fête de l'Humanité apporte une reconstruction idéologique avec une solidarité entre les peuples. En 2025, la fête a atteint, pour la première fois, son maximum : 610 000 personnes. Ce qui a obligé la fermeture des entrées dès le samedi après-midi. Cette édition a été une réussite et surtout grâce à vous, les militants communistes, les bâtisseurs. L'occasion de fêter les 90 ans de la fête de l’Humanité, les 130 ans de la CGT, les 80 ans du Secours Populaire.
"Cette fête a été basée dans ses mots d'ordre sur le Travail, la Paix, la Solidarité, les débats et concerts ; une émission en direct de la fête et innovant, un spectacle de comédie musicale. Un public jeune, un spectacle familial, un cinéma engagé, l'Art de la Rue. Tout ceci, grâce à un travail militant. L'objectif de vente des bons de soutien a été dépassé. Ils ont été mis en vente plus tôt. Il faut impérativement faire remonter l'ensemble des bons de soutiens avant la fête. Le bon de soutien militant sera en vente après le Conseil National du PCF du 28 mars.
En 2026, la fête aura lieu les 11, 12, 13 septembre à quelques mois des élections présidentielles organisées dans un contexte de menace de l'Extrême Droite, de montée partout dans le monde des régimes autoritaires, nationalistes, xénophobes. Le moment est très mobilisateur pour la jeunesse et la gauche. Ce sera un grand moment politique qui devra permettre de montrer notre force.
Merci à la fédération PCF de l'Ile-et-Vilaine pour son accueil à Rennes ce 29 janvier.
Photos de Serge Le Doyen - Compte rendu Jeannine Daniel
Le mercredi 28 janvier 2026 dans l'Humanité, publication de notre tribune collective : Un plan d’urgence pour sauver les associations.
Des centaines d’élu·es et d’acteur·rices de terrain alertent : sans les associations, c’est le lien social qui s’effondre.
Austérité, baisse des subventions, précarisation de l’emploi associatif :
le secteur associatif est en danger.
Nous appelons à un plan d’urgence national pour garantir son autonomie, ses financements et sa mission d’intérêt général.
Les associations font vivre la solidarité, la culture, l’éducation populaire, la démocratie au quotidien.
Les défendre c'est défendre notre cohésion sociale et la République !
La France face à son histoire... au miroir de l'Algérie.
Des millions de français ont un lien avec l'Algérie, de près ou de loin. Cette guerre terrible de décolonisation de 8 ans a fait 28 000 morts côté français, au moins 400 000 à 500 000 côté algérien.
Ce mardi 27 janvier 2026, nous avons vécu une passionnante et précieuse conférence sur la conquête et la guerre d'Algérie, le choix de l'insoumission et du refus, la mémoire de cette guerre, de l'historien Tramor Quemeneur, président pour la partie française de la commission mixte d'historiens franco-algérienne, pour le premier des Mardis de l'Éducation Populaire de l'année 2026.
Le local du PCF était bien rempli avec plus de 40 participants à cette conférence- débat (malgré une publicité minimaliste de la presse). Avec pondération, sens de la nuance, sans langue de bois, l'historien Tramor Quemeneur, auteur d'une thèse remarquée sous la direction de Benjamin Stora sur l'insoumission pendant la guerre d'Algérie, nous a éclairés sur les enjeux mémoriels autour de la conquête et de la guerre de l'Algérie.
Cette conférence s'est prolongée au bout d'une heure et demi d'intervention très complète de Tramor Quemeneur, l'enfant du pays, dont c'était la première conférence à Morlaix sur son sujet de thèse et de spécialité historique, lui qui a écrit déjà pas loin de 10 livres, dont le plus connu s'est vendu à 55 000 exemplaires (Algérie, 1954-1962: Lettres, carnets, et récits des Français et des Algériens dans la guerre, aux éditions Les Arènes, écrit avec Benjamin Stora), par une heure de questions et de témoignages jusqu'à 20h30, avec notamment le témoignage de Michel Marzin qui s'engagea avec courage comme appelé du contingent contre le putsch des officiers ultras jusqu'au-boutistes de l'Algérie française, mais aussi le témoignage de plusieurs autres participants sur les traumas, les relations franco algériennes, le rôle et les mots d'ordre du PCF et du Parti communiste algérien à l'époque par rapport à la paix et l'indépendance, l'état de l'opinion pendant la guerre d'Algérie, les conséquences et prolongements politiques pour le gauche et le droite française, le rôle de l'enseignement de l'histoire de la guerre d'Algérie, de sa place dans les programmes scolaires, de séries générales, technologiques, et professionnelles, la désagrégation de notre relation à l'Algérie, les passions politiques qu'elle suscite, elle et la mémoire de cette sale guerre, etc.
Un immense merci à Tramor Quemeneur et tous les participants de ce beau et précieux moment d'éducation populaire et d'éclaircissement comme d'approfondissement d'une question douloureuse qui continue de travailler la mémoire collective.
Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son diaporama!
Merci à Jean-Yves Quemeneur son oncle, et à Anne Guillou de nous avoir mis en relation avec Tramor Quemeneur.
Prochaines conférences des Mardis de l'éducation populaire:
- le mardi 17 février, 18h: Greg Oxley sur la poussée de l'extrême-droite, du nationalisme et de l'autoritarisme dans le monde, notamment en occident et dans les pays anglo-saxons
- le mardi 31 mars, 18h: Morgane Le Guyader sur la Colombie du président Petro et l'expérience politique de la gauche dans ce pays
Mardi de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix avec Tramor Quéméneur le 27 janvier 2026. Diaporama Pierre-Yvon Boisnard
Ouest-France, 9 janvier 2026
Fille de déporté, cachée à sa naissance sous l’Occupation, la
Locquénolésienne (Finistère) Lucienne Nayet, présidente du Réseau
national des musées de la Résistance, est intervenue jeudi 8 janvier
2026 au lycée de Kerneuzec, à Quimperlé (Finistère). Le récit d’une
enfance brisée et d’un appel aux jeunes à ne pas subir et à être vigilants
pour éviter que l’histoire ne se répète.
"Ne baissez jamais la tête. Soyez vigilants et faites attention à ce qui se
passe autour de vous. Surtout réagissez et n’acceptez pas
l’inacceptable, parce que l’insoutenable est peut- être devant vous." Ces
quelques mots ont empli jeudi 8 janvier 2026 l’amphithéâtre du lycée de
Kerneuzec à Quimperlé (Finistère) à l’issue d’une poignante leçon de
résilience et d’humanité, dispensée aux cinq classes de terminale.
Déclarée morte-née le 4 août 1941
Le récit de sa vie est d’abord celui d’une enfance brisée. Ses parents,
juifs polonais, émigrent en France en 1930 pour fuir la montée de
l’antisémitisme. Ils s’imaginent à l’abri au Pays des Lumières. Ils ouvrent
une boutique de tailleur à Paris. La grande sœur de Lucienne naît en
1933. Arrive la guerre. Le 15 mai 1941, son père reçoit un billet vert de la
police française. Convoqué comme 4 600 autres juifs étrangers pour une
vérification de papiers, il s’y rend sans crainte, laissant sa femme,
enceinte de Lucienne. C’est pour lui le début de l’enfer. Il ne reviendra
pas, d’abord interné puis déporté en 1942 à Auschwitz.
Lucienne naît le 4 août 1941, à l’hôpital Rothschild. Comme beaucoup
d’enfants juifs, elle est déclarée morte-née par le personnel médical, qui
ainsi la protège en la faisant disparaître des radars. Ce qui scelle de
facto un destin d’apatride, et une vie dans l’illégalité avec des faux
papiers. On la cache à la morgue, avant le départ pour Pouzauges en
Vendée, où son aînée est déjà accueillie dans une famille de fermiers.
Impossible pour la mère et le nourrisson d’y trouver refuge.
Elles atterrissent dans un logement de 20 m², proposé par le curé du
village. On y est resté quatre ans, avec interdiction de sortir. Il ne fallait
pas faire de bruit, ni pleurer, ni parler, ni courir, ni jouer. Des gens nous
apportaient à manger. Ils étaient des héros de l’ombre, parmi tant
d’autres. Lucienne leur rend hommage. Il faut savoir résister. La France
était aussi un pays courageux, à côté de ceux qui vous dénonçaient pour
un morceau de pain.
Une inlassable passeuse de mémoire
À la Libération, le retour à Paris. La clé n’ouvre plus la porte de
l’appartement familial dans le XI e arrondissement. L’association le
Croissant rouge leur trouve un logement dans le XX e. Trop petit pour
elles trois. La priorité était que ma sœur aille à l’école. J’ai été placée
dans une famille d’accueil. Des gens merveilleux , raconte Lucienne.
Les déportés qui étaient rapatriés arrivaient à l’hôtel Lutetia. L’un d’entre
eux a reconnu mon père sur une photo et a dit qu’il était mort. L’homme
deviendra par la suite son beau-père. En résumé : l’histoire d’une
jeunesse fracassée et d’un profond mal être persistant. Officiellement ni
née, ni déclarée, son admission à l’école n’avait tenu qu’à l’obtention de
faux papiers. J’étais infernale, très turbulente. Elle voulait savoir, posait
beaucoup de questions et se heurtait au silence. Ma mère ne voulait
sans doute pas partager mes souffrances. Elle n’avait qu’un seul désir
que je travaille bien à l’école. Le déclic intervient à sa mort en 1988. J’ai
commencé mes recherches.
Jusqu’à reconstituer peu à peu le fil de son enfance, en se rendant à
Pouzauges, puis en consultant les archives nationales. Recueillir des
témoignages sur l’occupation n’a pas été simple. Les gens ne parlaient
pas beaucoup de cette période. Il a fallu qu’en 1995, Chirac reconnaisse
la responsabilité de la France pour que les bouches s’ouvrent.
Présidente du réseau national des musées de la résistance, Lucienne
Nayet se voit aujourd’hui en passeuse de mémoire. Elle multiplie les
interventions auprès des scolaires et est ainsi intervenue jeudi à
Kerneuzec, à la demande de deux professeures, Lisa Dubeau et Céline
Guillemin. À l’arrivée, deux heures d’échanges, beaucoup de questions
et une charge émotionnelle parfois difficilement contenue. Mais elle
l’assure : Je ne suis pas là pour faire pleurer. Je ne suis pas animée par
la haine ni par la vengeance. J’essaie toujours de comprendre le
pourquoi des choses. L’histoire ne se répète pas, mais elle bégaie
sacrément.