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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:49
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne

Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine.

Versez 10 euros pour replanter un olivier en Palestine, afin de lutter contre la colonisation et de soutenir l'économie agricole palestinienne.

Soutenez la mobilisation des communistes finistériens pour récolter 10 000 euros d'ici décembre afin de pouvoir planter 1000 oliviers en Cisjordanie en décembre.

6150 euros ont déjà été réunis depuis le début de notre collecte en juin, incluant des dons à hauteur de 1500 euros des sections communistes du Finistère, et un don de 3000 euros de notre fédération dans le cadre de notre solidarité concrète internationaliste et de notre soutien au peuple palestinien. 

Dons à verser aux sections et à la fédération du Parti communiste: 5 rue Henri Moreau 29 200 BREST, ou directement aux militants communistes impliqués dans cette campagne. 100% de l'argent est destiné aux Palestiniens.

Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Versez 10€ pour acheter un olivier en Cisjordanie afin de garder la terre palestinienne face aux assauts du colonisateur israélien et de soutenir l'économie agricole palestinienne
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:42
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Entre 850 et 900 personnes ont défilé à Carhaix ce jeudi 18 septembre - Photos de Daniel Laporte
Grosse mobilisation à Carhaix ce jeudi 18 septembre avec 850 manifestants. Bravo les carhaisiens et habitants du Kreiz Breizh. Photo de Daniel Laporte, militant de la CGT et du PCF à Carhaix.
Le Télégramme : Ils étaient 800 à défiler à Carhaix
À Carhaix, 750 personnes ont défilé dans les rues de la ville selon les gendarmes (850 selon la CGT). À 10 h 30, le rassemblement a démarré au niveau de la maison des syndicats, à l’appel conjoint de la CFDT et de la CGT, unies contre les orientations budgétaires du gouvernement.
Ouest France : Près de 900 personnes ont manifesté ce matin dans les rues de Carhaix, répondant à l’appel de plusieurs syndicats et partis politiques
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:27
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025
Banquet des Jours Heureux à Carhaix ce samedi 20 septembre 2025

Banquet des Jours heureux de la section PCF Carhaix-Huelgoat aux halles de Carhaix place des Droits de l'homme ce samedi 20 septembre avec Claude Couamme, accompagné de Dominique Robineau, et de Patricia Paulus pour l'interprétation de la Matinée, qui interprète magnifiquement des chansons de Ferrat, Moustaki, Ferre, Vian, Reggiani, Renaud et Leprest.

En introduction du Banquet, qui a réuni 80 personnes, Pierre-Yves Thomas est intervenu pour la section de Carhaix-Huelgoat, Ismaël Dupont pour la fédération du Parti communiste du Finistère, Taran Marec pour le Mouvement des Jeunes communistes du Finistère, Gérard Desmarets pour l'AFPS Centre-Bretagne, et Noëlle Péoc'h pour le Mouvement de la Paix du Finistère qui avait son stand au côté de celui de la JC et de celui du PCF. 

Photos Daniel Laporte, Ismaël Dupont, Annie Bergot Le Calvez. 20 septembre 2025 

 

***

Intervention d'Ismaël Dupont pour le Parti communiste français

 

 

 

Cher.e.s amis, cher.e.s camarades,

 

Tout à bord je voudrais vous remercie d’être toutes et tous présents, et je salue l’initiative de la section de Carhaix-Huelgoat de rééditer pour la 3ème fois son banquet annuel des Jours Heureux. 

Comme l’an passé, où nous nous étions réunis pour ce banquet des jours heureux aux halles de Carhaix juste après la manif devant l’hôpital, le 12 octobre, ce rassemblement festif intervient dans un contexte bouillonnant de mobilisations :

- 2 jours après la grande journée de mobilisation, de grève et de manifestation intersyndicale du 18 septembre qui a réuni 1 million de personnes partout en France, 20 000 à 25 000 dans le Finistère, 850 à Carhaix, ce qui est une mobilisation très significative

10 jours après la mobilisation « Bloquons tout » qui a donné lieu aussi à des manifestations importantes en France et dans le Finistère

- une semaine après la fête de l’Humanité qui a réuni 610 000 personnes, mais que la quasi totalité des Médias, en dehors de l’Humanité bien sûr, ont mis beaucoup d’application à ignorer superbement, et un jour avant la Journée Internationale de la Paix

2 jours avant la reconnaissance de la Palestine à l’ONU par notre pays - enfin! - 11 ans après que cette reconnaissance ait été demandé par nos assemblées parlementaires en décembre 2014, une reconnaissance de l’État de Palestine importante politiquement et symboliquement, mais qui intervient dans un contexte de génocide en voie d’accélération à Gaza, où l’armée israélienne progresse en détruisant tout sur son passage, et de violences coloniales de haute intensité en Cisjordanie.

Dans le même temps en Ukraine, depuis 3 ans, c’est plus de 200 000 personnes qui ont perdu la vie, dont 125 000 soldats russes, nous ne l’oublions pas, eux aussi victimes de l’impérialisme de Poutine et de la volonté des deux blocs, occidentaux sous tutelle américaine, et russes, de s’affronter plutôt que d’établir des compromis acceptables pour l’un et l’autre.

Ces guerres – à la liste desquelles on pourrait rajouter beaucoup de conflits meurtriers, au Yemen, au Congo, au Soudan, au Mali, en Érythrée, au Cambodge, plus toutes les attaques de l’impérialisme israélien et américain en Iran, au Liban, en Syrie etc. - ravivent la menace d’un conflit nucléaire. Elles font prospérer les industriels de l’armement qui font commerce de la mort, et sont le plus souvent activées par des ingérences étrangères, des conflits de puissance, des intérêts de multinationales.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage » disait justement Jaurès.

Cela se vérifie comme jamais aujourd’hui.

Au-delà de la problématique coloniale, religieuse, identitaire, de deux peuples pour une même terre, Israël est elle-même la pointe avancée du capitalisme et de l’impérialisme américain, pivot du contrôle et du système de sécurité des intérêts pétroliers et gaziers au Proche-Orient, avec les autres clients inféodés aux États-Unis : les autocraties oligarchiques et islamistes d’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes. C’est aussi un débouché pour les intérêts des multinationales européennes, des marchands d’armes, ce pourquoi les sanctions européennes face à la politique du gouvernement génocidaire, fasciste et raciste de Netanyahou, Ben Gvir, Smotrich, sont si timides.

Avec Trump qui nie les origines et la réalité du Réchauffement climatique, promeut la guerre aux migrants, aux minorités de couleurs, aux pauvres, aux services publics, aux militants de la gauche humaniste, et active une politique d’extrême-droite complètement inédite et démente, c’est désormais aussi le capital financier qui gouverne directement le pays le plus puissant, le plus dangereux, le plus belliqueux et armé de la Planète !

En Europe et en France, une grande partie de la grande bourgeoisie, du capitalisme financier, font désormais le choix de l’extrême-droite.

Bolloré, Sterin, Bernard Arnault, etc, ils roulent pour la droite de la droite et l’extrême-droite.

Des intellectuels de salon comme Emmanuel Carrère, béat d’admiration devant Giorga Meloni, leur servent la soupe…

Ils possèdent des médias de grande diffusion et influencent même désormais les médias publics.

L’Italie avec Berlusconi, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis avec Murdoch, ont connu ce phénomène auparavant avec les effets que l’on connaît.

Aujourd’hui, l’extrême-droite paraît avoir une autoroute devant elle en France pour accéder au pouvoir, malgré les casseroles des affaires de corruption, de détournement d’argent public européen pour financer son appareil et ses cadres politiques.

Pourtant rien n’est inéluctable, on l’a vu au moment de la dissolution après les élections européennes et des législatives de juin et juillet 2024. Il n’ y a pas encore de majorité d’idées en France pour l’extrême-droite, la gauche peut tirer son épingle du jeu à condition de gagner en unité, en crédibilité, en cohésion et de travailler les contenus pour se mettre en phase avec les attentes de la population plutôt que de se perdre dans les querelles d’égos et les rivalités partisanes.

ça commence au niveau des municipales où l'intérêt collectif des populations doit être pris en compte d'abord. 

La crise politique est installée. Rien ne dit que le nouveau premier ministre, ancien ministre de la guerre, Sébastien Lecornu passera l’hiver. Que son budget sera voté.

Même s’il minimise aujourd’hui le poids des efforts d’austérité pour faire face à la dette du pays, les fameux 44 milliards d’économie à réaliser, pour demander désormais 25 Milliards d’économies au budget 2026, manière de montrer la fantaisie de ces chiffres agités comme des totems pour imposer le consentement aux potions amères de l’ultra-libéralisme économique, de l’austérité, des mesures de privatisation, de reculs des services publics, des solidarités, de la protection sociale.

«  Vive la crise », c’est la formule magique des milliardaires et des riches pour imposer au peuple la résignation et le recul de ses droits. Agiter les peurs: de la guerre, de la dette, de la faillite. 

Rappelons que depuis 20 ans, à la faveur de politiques capitalistes et pro-finance menées y compris par Hollande et ses gouvernements, le patrimoine et les revenus financiers, la richesse des 500 fortunes françaises a été multiplié par 14, avec un patrimoine évalué à 163 milliards d’euros, alors que les 10 % de français les plus pauvres ont perdu 54 % de pouvoir d’achat en euros constant, le patrimoine moyen des 10 % de français les plus riches a bondi de 94 % dans le même temps entre 1998 et 2021

(Enquête de la fondation Jean Jaurès, avec Jérôme Fouquet et Marie Gariazzo, citée par le Monde le 4 septembre 2025)

Fabien Gay et la commission interpartisane du Sénat qui a travaillé sur les aides publiques établissent eux que 211 milliards d’euros d’aides publiques sont accordées chaque année aux entreprises.

Une pétition a été lancée par le Parti pour un contrôle de ces aides, et leur subordination à de vrais effets sur l’emploi et la qualité du travail et des rémunérations.

Le poids du déficit public il est là. Ceux-lui aussi des trous dans le financement des Retraites, de la Sécurité sociale, de l’hôpital.

Ces aides représentent 2 fois le volume des dotations d’État aux collectivités locales.

Notre République recule partout. Dans un tel contexte, avec cette colère qui monte, une colère énorme qui monte dans tout le pays, de toutes les générations.

Et cette colère, elle porte en elle quelques germes d'espoir qu'il faut entretenir.

Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes à son arrivée était de 600 milliards d'euros. Aujourd'hui, huit ans après, il est de plus de 1200 milliards d'euros.

Ils ont multiplié par deux leur patrimoine.C'est tout simplement et purement un braquage des finances publiques, de nos poches vers leurs poches. Cet argent, c'est celui de notre travail. C'est celui de nos richesses, c'est celui de nos impôts. 

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:21
Vente de l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix le samedi 20 septembre 2025 avec les camarades du PCF Morlaix
Vente de l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix le samedi 20 septembre 2025 avec les camarades du PCF Morlaix

La pluie ne décourage pas les militants communistes de la section de Morlaix pour vendre l'Humanité Magazine.

Pascal Pouillet et Roger Héré ce samedi 20 septembre sur le marché de Morlaix, où se tenait une vente de l'humanité comme chaque semaine.

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Pascal Pouillet

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:20
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
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Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
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Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
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Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
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Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
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Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère
Premières photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du PCF Finistère

Une équipe du stand du PCF Finistère renforcée cette année 2025 avec 115 bénévoles. Du jamais vu depuis des décennies.

50 % de bénévoles en plus par rapport à 2024, et beaucoup de jeunes qui ont bien travaillé pour le stand comme tous nos bénévoles.

Merci à eux. C'était un plaisir de se partager ce week-end avec eux tous. Le stand a super bien marché, presque tous les produits sont partis, toute la bière et le cidre Tri Martelod, tout le punch, tout le lambig, l'essentiel du vin breton du pays nantais, tous les produits alimentaires, etc. 

L'ambiance était très bonne entre bénévoles et sur le stand avec le public. 

A l'image d'une fête de l'humanité de Plessis Pâté dans l'Essonne qui a trouvé son public et l'a élargi avec près de 50 % de fréquentation en plus par rapport à 2024, qui était déjà une bonne année, avec 610 000 participants en 2025 contre 400 000 l'an passé.

Une fête de l'Huma, sur un stand, c'est aussi du travail et une aventure collective!
Ils étaient donc très nombreux, les militants et bénévoles, pour vous accueillir sur le stand du PCF Finistère entre la place du Colonel Fabien et rue Mahsa Amini à l'entrée du Village du Monde, pour cette fête de l'Humanité 2025. 115, un record pour ces 10 dernières années.
Anne-Marie, Alessio, Lilou, Nouchkha, Mathéo, Flore, Roland, Claude, Fanny, Roger B. Roger H., Roger H, Marie, Lou, Cécile, Nolwenn, Maxime, Claudie, Martine, Julie, Françoise, Clémence, Gaëlle, Joachim, Jeannine, Adèle, Charles, Eric, Maelc’hen, Jean-Philippe, Nathalie, Aloys, Ismaël, Nina, Gilles, Kiria, Antoine, Catherine, Marion, Christian, Christine, Claudie, Jacky, Claire, Alan, Marie-France, Christophe, Séverina, Denis, Jade, Jeremy, Antonin, Laëtitia, Tangi, Serge, Pierre, Valérie, Morgane, Colette, Glenn, Bastien, Maxime, Jacques, Tristan, Robin, Marie-France, Esther, Natacha, Pierre, Patricia, Xavier, Michel, Lionel, Claire, Yann, Lénaïck, Lila, Arthur, Eric, Baptiste, Michel, Gisèle, Sasha, Valentin, Juliette, Ronan, Alain, Lucas, Céline, Julia, Thomas, Fabien, Cassandre, Juliette, Marius, Quentin, Timothée, Camille, Pierre, Guen, Zoé, Kattalin, Alix.
 
Merci à tous les bénévoles du stand pour leur engagement sur ces 3 jours de fête!
 
Cette année, nous pensions bien sûr aux habitués qui n'ont pas pu venir cette édition pour des raisons diverses, et, comme les années précédentes, à nos disparus: Kevin Coat et Eric Pellennec qui nous ont quitté brutalement il y a quelques années, mais aussi tout particulièrement à Michel Tudo Deler, notre responsable de bar ces dernières années, qui est décédé cet hiver, et qui nous manquera terriblement, mais qui sera avec nous, dans les têtes et les cœurs de beaucoup de bénévoles et usagers/clients du stand. Un hommage lui a été rendu samedi midi avec ses amis et camarades.
 
Notre bar du stand s'appelait pour la première "Chez Michel" en son honneur, avec une très belle enseigne customisée par Serge Le Doyen. 
 
Notre responsable de stand était Ronan Tanguy et notre responsable bénévoles était Claude Bellec. Jean-Philippe Deunf gérait le bar, Jacky Gallou le camping.  
 
Photos de la fête de l'Humanité 2025 sur le stand du Finistère par Ismaël Dupont, Jean-Philippe Le Deunf, Jean-Luc Le Calvez, Roberte Saint-Jajme, etc. 

 

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:09
Oui à la reconnaissance de la Palestine, mais pas sans le peuple palestinien - Rassemblement à Brest, 22 septembre, 21h, place de la Liberté, organisé par le collectif pour une Paix juste et durable au Proche-Orient
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:06
« Sans sanctions immédiates, vous finirez par reconnaître un cimetière » - Lina Sankari, L'Humanité, 19 septembre 2025
« Sans sanctions immédiates, vous finirez par reconnaître un cimetière » : pourquoi la reconnaissance de la Palestine appelle d’autres mesures d’urgence
 
L’annonce de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France a provoqué l’ire de l’occupant israélien qui menace d’occuper la Cisjordanie. Il n’y aura pas d’autonomie effective sans imposer des sanctions à même d’isoler un régime qui colonise et génocide en toute impunité.
 
L'Humanité, le 19 septembre 2025
Lina Sankari
 
Bezalel Smotrich n’est né ni de la dernière pluie ni du 7 Octobre. Le colon d’extrême droite, devenu ministre des Finances, connaît ses classiques et ne cesse d’ailleurs de s’y référer. En mars 2023, sept mois avant l’attaque terroriste du Hamas, il livre déjà le fond de sa pensée : « Le peuple palestinien est une invention de moins de cent ans. Est-ce qu’ils ont une histoire, une culture ? Non, ils n’en ont pas. Il n’y a pas de Palestiniens, il y a juste des Arabes. »
 
Comprendre : si les Palestiniens n’existent pas, pourquoi auraient-ils droit à un État ? L’effacement de ce peuple ne remonte pas au gouvernement de Benyamin Netanyahou. Issue des rangs travaillistes, l’ancienne première ministre (1969-1974) Golda Meir explique : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre. » Nous sommes alors deux ans après la guerre des Six-Jours de 1967 qui a permis à l’armée israélienne de prendre le contrôle de Jérusalem-Est et d’occuper la Cisjordanie et la bande de Gaza, étendant ainsi son contrôle sur la quasi-totalité de la terre revendiquée originellement par le mouvement sioniste.
Une fois cette carte mentale posée, on peut aisément comprendre que l’annonce par la France de la reconnaissance de l’État de Palestine lors d’une conférence, le 22 septembre prochain, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, suscite l’ire du premier ministre israélien et de sa coalition. Eux qui ont fait du choc – réel – du 7 Octobre l’équivalent israélien d’un 11 Septembre leur permettant de reléguer la question palestinienne à un problème sécuritaire, de soumettre Gaza à un blocus total et d’annihiler toute perspective d’autonomie. La réponse militaire s’est pourtant muée en projet génocidaire dans la bande de Gaza.
 
Le message de Paris à l’extrême droite israélienne
Le nombre de morts dépasse désormais les 63 000 à Gaza, 500 000 personnes sont directement menacées par la famine et la Cisjordanie est guettée par l’annexion : face à l’horreur du siècle, le président français, Emmanuel Macron, estime que le temps de la reconnaissance est « venu ». Si la diplomatie française parle de longue date d’un État palestinien sans jamais être passée à l’acte, ce mouvement soudain pourrait notamment s’expliquer par l’attentisme de l’Union européenne et la volonté de « sceller définitivement la création future d’un État palestinien. Cela nous permet de dire à l’extrême droite israélienne : votre objectif de voir les Palestiniens quitter leur terre est un mythe, cela n’arrivera pas », selon une source proche des autorités françaises, citée par le site Middle East Eye.
La reconnaissance d’un État de Palestine est non seulement la condition préalable à la paix mais également la réparation de l’injustice historique qui avait vu, en 1948, l’État d’Israël créé par l’ONU s’étendre sur 56,5 % du territoire. L’État palestinien, qui devait exister sur seulement 43,5 % des terres, ne s’est lui jamais concrétisé. Et ce malgré les accords d’Oslo de 1993, qui prévoyaient la création, cinq ans plus tard, d’un État de Palestine sur 22 % de la Palestine historique, dans les frontières de 1967, mais ont, dans les faits, renforcé les mécanismes de contrôle colonial. Si l’adhésion pleine et entière lui est refusée, la Palestine est pour l’heure cantonnée au statut d’observateur aux Nations unies.
Elle est toutefois reconnue par 148 des 193 États qui composent l’ONU, majoritairement asiatiques, africains et latino-américains. La France n’est pas pionnière au sein des membres permanents du Conseil de sécurité (la Russie et la Chine ont franchi le pas avant elle) ni même en Europe : l’Espagne, l’Irlande, la Norvège et la Slovénie l’ont fait ces derniers mois, mais elle serait en revanche la première au sein du G7. Dans son sillage, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, l’Australie, le Canada, Malte et la Belgique ont annoncé leur intention de faire de même.
Renversement du processus mis en place dans les années 1990
Outre la libération des otages israéliens enlevés le 7 Octobre, la plupart des États posent toutefois leurs conditions : le futur État devra être démilitarisé – une manière d’entendre que la menace est essentiellement palestinienne – et débarrassé du Hamas aux affaires. En revanche, la France ne fait nulle mention de Jérusalem-Est comme capitale, ni de la nécessité de revenir aux frontières de 1967.
Reste qu’à ce stade, la reconnaissance de la Palestine renverse le processus mis en place par les États-Unis durant les négociations de paix des années 1990. Selon ce théorème intangible, l’État de Palestine ne pourrait voir le jour qu’après la fin de l’occupation. Occupation qu’Israël fait sciemment traîner en longueur pour modifier la donne sur le terrain, notamment du point de vue des terres colonisées. A contrario, pour la gauche palestinienne, et notamment le Parti du peuple palestinien (PPP, communiste), la fin de l’occupation doit marquer le début du processus de paix et non sa conclusion.
« Comme il ne pouvait pas annexer la Cisjordanie mais qu’il n’avait aucune intention de la rendre ou même d’accorder aux Palestiniens l’autonomie réelle qui leur avait été promise à Camp David, (Menahem) Begin (premier ministre de 1977 à 1983 – NDLR) a simplement poursuivi l’approche pragmatique des travaillistes en laissant le statut final du pays ouvert, tout en construisant une nouvelle réalité sur le terrain : davantage de routes reliant les territoires à Israël, davantage d’expropriations de terres, davantage d’implantations juives », note le journaliste états-unien Thomas L. Friedman dans De Beyrouth à Jérusalem (éditions Saint-Simon, 2024).
 
L’an dernier, une résolution inédite de l’ONU, votée par la France, exigeait la fin de l’occupation et de la colonisation dans un délai de douze mois, soit au 18 septembre 2025. Reste à savoir quelle sera l’attitude des États qui s’étaient prononcés en faveur de ce texte à l’issue de l’échéance.
 
Empêcher l’annexion de la Cisjordanie promise par Israël
 
La seule reconnaissance de l’État palestinien ne saurait suffire. Bezalel Smotrich a d’ailleurs prévenu : « Si vous reconnaissez un État palestinien en septembre, notre réponse sera l’application de la souveraineté israélienne sur toutes les parties de Judée-Samarie (la Cisjordanie occupée – NDLR). » Parvenir à un État nécessite donc des mesures concrètes. Le document détaillé, issu de la conférence franco-saoudienne qui s’est tenue du 28 au 30 juillet, contient des avancées en termes de souveraineté telle que la révision du protocole de Paris de 1994 qui imposait notamment une dépendance de l’économie palestinienne à l’économie israélienne.
Selon ce texte, le futur État doit pouvoir avoir la main sur ses frontières et ressources naturelles. Cependant, soutient l’historienne Stéphanie Latte Abdallah, dans les colonnes de l’Humanité, « la section consacrée à l’application du droit international semble plus relever de la parole performative que d’actes concrets : sont réitérées des mesures à venir visant à refuser la normalisation de la colonisation de la Cisjordanie (par la non-importation des produits des colonies par exemple), à s’opposer aux violations des droits humains par l’État israélien, en invitant à suspendre les accords multilatéraux ou bilatéraux en cas de non-respect de ceux-ci, à arrêter l’exportation d’armes vers Israël si elles sont utilisées dans les territoires occupés, ou encore à coopérer aux enquêtes de la Cour pénale internationale ».
Enfin, le document ne permet pas, en l’état, de faire cesser le génocide, les déplacements forcés de population et le processus illégal d’annexion de la Cisjordanie. En l’espèce, seules des sanctions politiques, économiques et judiciaires à l’encontre d’Israël et de ses dirigeants suprémacistes se révéleront contraignantes, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid.
 
Elles ont déjà été formulées par le groupe de La Haye, fondé le 31 janvier dernier par des pays du Sud global pour faire respecter les décisions de la Cour internationale de justice (CIJ) et de la Cour pénale internationale (CPI) et protéger le peuple palestinien. Dans une tribune au Monde, l’historien Vincent Lemire et l’ancien ambassadeur d’Israël en France, Élie Barnavi, concluent : « Si des sanctions immédiates ne sont pas imposées à Israël, vous finirez par reconnaître un cimetière. » Manière de dire qu’une reconnaissance de papier n’a jamais préservé aucun peuple de la mort programmée.
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 08:01
Sepideh Farsi, cinéaste iranienne : « L’empathie avec le peuple palestinien a été silenciée et réprimée » - L'Humanité, interview de Michaël Mélinard, 19 septembre 2025
Sepideh Farsi, cinéaste iranienne : « L’empathie avec le peuple palestinien a été silenciée et réprimée »
 
La cinéaste iranienne Sepideh Farsi signe avec « Put Your Soul on Your Hand and Walk » un documentaire saisissant et un témoignage bouleversant sur Gaza, avec la complicité de Fatma Hassouna, une photographe gazaouie. Un film que ne verra jamais la jeune femme de 24 ans, morte avec six membres de sa famille dans le bombardement ciblé de sa maison.
 
L'Humanité, Culture et savoir, le 19 septembre 2025
Michaël Mélinard
 
Que faire face à l’horreur à Gaza ? La cinéaste iranienne Sepideh Farsi a voulu aller sur place. Une tentative d’entrée avortée ne l’a pas découragée. À défaut de pouvoir mettre les pieds dans l’enclave palestinienne, elle a trouvé en Fatma Hassouna, une photographe gazaouie de 24 ans1, un témoin et une interlocutrice de premier choix.
Elle a mis en scène leurs rencontres à distance, par appel vidéo interposé, dans le puissant Put Your Soul on Your Hand and Walk, un long métrage documentaire sélectionné au Festival de Cannes par l’Acid. Sepideh Farsi espérait voir Fatma arpenter la Croisette avec elle. La jeune Palestinienne a été tuée avec six membres de sa famille le 16 avril par un bombardement israélien qui la ciblait.
 
Quel a été votre parcours avant d’arriver en France ?
 
Sepideh Farsi
Cinéaste iranienne
Je suis née à Téhéran. J’ai 13-14 ans au moment de la révolution, une période assez extraordinaire qui n’a pas beaucoup duré. Nous lisions beaucoup de romans, de pièces de théâtres et des essais interdits sous le chah, puis autorisés et de nouveau interdits ou censurés dans une version tronquée dès que le fameux « printemps de liberté » s’est terminé. Je découvre le cinéma à 16 ans dans le cadre d’un cours de photographie.
C’est déjà la révolution culturelle, les universités ferment, les films sont interdits, les bouquins commencent à manquer avec des purges dans les bibliothèques. En automne 1981, je suis arrêtée parce que j’ai caché à la maison une fille de mon lycée qui était recherchée. Mes parents étaient d’accord sans savoir que c’était aussi risqué. J’ai fait presque un an de prison jusqu’en 1982. J’ai été privée de mes droits civiques et je ne suis pas retournée au lycée parce qu’il fallait que je fasse avant acte de rédemption.
J’ai étudié seule puis j’ai passé le bac. J’ai eu le concours d’entrée à l’université mais je n’ai pas été admise après l’enquête de moralité qui existe toujours en Iran. J’ai quitté le pays après avoir été admise à l’université de San Francisco pour y mener des études scientifiques. Le régime m’a accordé le passeport par erreur alors qu’il m’avait interdit de quitter le pays. À l’époque, les dossiers n’étaient pas encore informatisés. Je suis venue en France pour aller aux États-Unis. Mais à Paris, le visa américain m’a été refusé. La question était : je rentre en Iran ou je reste à Paris ? J’ai choisi de rester. J’ai appris le français, j’ai fait une licence de maths et je suis devenue prof tout en voulant faire du cinéma. En parallèle, j’ai tenté la Fémis, la Villa Médicis. Finalement, rien ne s’est concrétisé. J’ai appris sur le tas. J’ai commencé à écrire, à faire des courts puis des longs métrages.
Comment votre histoire personnelle a-t-elle influé sur votre désir de documenter la situation des Palestiniens à Gaza ?
Quand le 7 Octobre est arrivé, il y a eu le choc initial dû aux attaques du Hamas. Mais très vite, la campagne militaire israélienne s’est transformée en nettoyage ethnique, puis en génocide. Le siège de Gaza s’est renforcé. Cela fait un moment qu’on sait qu’on en arriverait là. Les premiers mois, le récit médiatique s’est fait en l’absence de voix palestiniennes.
À ce moment, j’étais en tournée pour la Sirène, mon précédent film qui parle d’Abadan, une ville assiégée par les Irakiens. Je ne pouvais plus continuer à voyager sans réagir. Je cherchais la réponse à une question qui était devenue une obsession pour moi : comment vivent les Palestiniens à Gaza sous les bombes et le siège israélien ? L’absence de réaction de la communauté internationale à ce problème qui n’a pas commencé le 7 Octobre, mais en 1948, voire avant, m’a décidée à me rapprocher de la zone de conflit.
 
***
 
Sepideh Farsi en quelques dates
 
1965 : Naissance à Téhéran.
1984 : Arrivée à Paris.
2009 : Sortie de Téhéran sans autorisation, un documentaire tourné au téléphone portable lors de son dernier voyage en Iran.
2015 : Dans Red Rose, elle filme une histoire d’amour pendant la « vague verte » et brise le tabou de la nudité.
2023 : la Sirène, son premier film d’animation, évoque une ville pétrolière iranienne assiégée par l’armée irakienne pendant la guerre qui a opposé les deux pays (1980-1988).
 
***
 
Je suis allée au Caire en pensant entrer à Gaza par Rafah. Mais il était déjà trop tard. Je filmais les réfugiés palestiniens qui venaient de quitter Gaza puisque, jusqu’à fin mars-début avril de l’année dernière, ceux qui en avaient les moyens pouvaient, moyennant 8 000 dollars, quitter Gaza et arriver en Égypte avec un visa de quarante jours. Mais je voulais vraiment une voix de l’intérieur, quelqu’un encore à Gaza. Un jeune homme m’a parlé de son amie Fatma Hassouna, une photographe très active, douée, énergique. Il nous a mises en contact. C’est de cette manière que démarre, le 24 avril 2024, le premier entretien vidéo du film.
 
Comment présenteriez-vous Fatma Hassouna ?
 
C’est une personne d’une aura extraordinaire, très solaire. Elle avait 24 ans quand je l’ai connue. Elle avait obtenu une licence en audiovisuel à l’université de Gaza. Elle se sentait investie d’une mission, comme beaucoup d’autres Palestiniens qui, en l’absence de journalistes étrangers, font tout, au risque de leur vie, pour documenter la guerre, les destructions et l’occupation. Sans eux, nous n’aurions pas d’images.
C’est la volonté absolue du gouvernement israélien. La situation médiatique de Gaza m’a beaucoup préoccupée. Les premiers mois post-7 Octobre, les journalistes palestiniens n’étaient pas pris au sérieux, leurs récits étaient mis en doute, minimisés. Il a fallu un moment avant que des médias autres qu’Al Jazeera, qui collabore avec les journalistes palestiniens, cessent de douter de leur professionnalisme ou de les assimiler à des pro-Hamas. Fatem – je l’appelais ainsi comme ses proches – n’était pas une journaliste au sens strict du terme.
Ce qui la caractérisait, c’était son regard. Il était important pour moi d’avoir d’un côté ses photos de Gaza, qu’elle a accepté de m’envoyer, et des vidéos assez longues que je lui ai demandé de faire. Au début, elle avait du mal à filmer les gens qui étaient trop conscients de la caméra. Pendant plusieurs mois, je lui ai expliqué comment se mettre en situation pour que les gens acceptent la caméra. Quand vers la fin de l’été 2024, j’ai reçu un travelling très long où l’on voit le degré de destruction, je savais que j’avais la fin du film.
 
À défaut de pouvoir mettre les pieds dans l’enclave palestinienne, Sepideh Farsi a trouvé en Fatma Hassouna, une photographe gazaouie de 24 ans, un témoin et une interlocutrice de premier choix
 
Que racontent les images de Fatem à Gaza ?
 
Elle photographiait la vie et la destruction, la dignité des Palestiniens devant leurs maisons en ruine et l’innocence de l’enfance. Je ne sais pas si c’était réfléchi mais elle était très consciente que les couleurs avaient disparu de ses photos. Elle l’attribuait à l’avancement de la vague de destruction, au fait que le noir et le gris prenaient le dessus sur la couleur.
Il y a des choses qu’elle faisait instinctivement dans un corpus différent des autres photographes de Gaza qui captent davantage des moments de deuil, de colère ou de révolte, ou montrent les corps déchiquetés et les cadavres. Elle a très peu fait ce type d’images. J’ai eu l’impression de voir un paysage postapocalyptique et en même temps, des gens avec une pulsion de vie. Elle prenait acte de ce qu’elle appelait un génocide depuis le début. Le monde a mis beaucoup de temps avant d’adopter cette terminologie, mais cela me stupéfie que certains en discutent encore.
Je lui ai dit que j’étais sceptique mais d’une certaine façon, je comprends ce qu’elle voulait dire. Ce conflit cristallise beaucoup de choses de manière de plus en plus flagrante : une lutte anticoloniale, anti-impérialiste, anticapitaliste, pour le droit à l’autodétermination. La présence palestinienne sur les terres de la Palestine historique est beaucoup plus ancienne que beaucoup d’autres États aujourd’hui reconnus comme totalement légitimes.
Aux Palestiniens par contre, on ne le reconnaît jamais. La façon dont l’empathie avec le peuple palestinien a été silenciée et réprimée en Europe et aux États-Unis depuis deux ans est antidémocratique. La rattacher à de l’antisémitisme est une déformation politique vraiment dangereuse. II faut lutter contre l’antisémitisme et le racisme, mais il faut laisser les gens exprimer leur indignation lorsqu’ils sont révoltés par le fait qu’Israël tue des civils et des enfants.
Paul Laverty, le scénariste de Ken Loach, a été arrêté et accusé de terrorisme pour le port d’un tee-shirt arborant un slogan pro-palestinien. C’est absurde. Le fait que Fatma Hassouna, protagoniste d’un film présenté au Festival de Cannes, soit éliminée par une attaque ciblée de l’armée israélienne avec toute sa famille au lendemain de l’annonce de la sélection du film est une dérive absolument dangereuse. Ça n’est jamais arrivé dans l’histoire du cinéma mondial.
On a mis des semaines avant d’avoir 400 signatures par des personnalités du cinéma mondial, dans une pétition qui demandait de casser le silence sur le génocide. On aurait dû avoir des annulations de festivals, des prises de position. Awdah, qui faisait partie de l’équipe de No Other Land, a été tué par un colon israélien il y a quelques semaines, après qu’Hamdan Ballal, l’un des coréalisateurs, a été kidnappé et torturé dans une prison israélienne alors que leur film a obtenu un Oscar.
 
Quel autre oscarisé a été kidnappé ailleurs qu’en Palestine ? Où a-t-on vu autant de journalistes ciblés ? Ce sont des choses inédites et extrêmement graves. Si ce conflit était arrêté avec une vraie solution politique, ça mettrait fin à beaucoup de tensions dans le monde. En ce sens, je suis d’accord avec Fatma.
Comment considérez-vous la question de la reconnaissance de la Palestine par la France le 23 septembre prochain ?
C’est important, même si c’est tard. Si la reconnaissance a lieu, d’autres choses doivent faire partie du paquet parce qu’un État sans pouvoir et sans monnaie n’a pas de sens. Il faut aussi donner les moyens à cet État palestinien d’exister. À quoi rime un État palestinien qui fonctionne avec des shekels israéliens ?
L’Europe doit se repositionner et montrer son unité face à ce qui est en cours au Moyen-Orient. On en est loin mais il est important, face aux États-Unis en général, surtout face à Donald Trump, et même face à la Russie, de montrer que les pays européens arrivent à avoir une vision politique commune. C’est ce qui donnerait un sens à la Communauté européenne.
 
Comment avez-vous vécu cette guerre de douze jours où votre pays a été bombardé par Israël ?
 
Très mal. Je le dis en tant que dissidente du régime iranien. Je me bats contre le régime mais en l’occurrence, l’Iran n’avait pas attaqué Israël. Le concept de « guerre préventive » n’existe pas dans le droit international. Et les attaques israéliennes et américaines en sont une violation. Cette brève guerre a fait beaucoup de mal parce que même si le régime a été fragilisé militairement, il en a profité d’un point de vue politique en décuplant la répression à l’intérieur.
Des centaines de milliers de migrants afghans ont été expulsés. Les exécutions des dissidents ont repris. Les peines de mort ont été confirmées par la Cour suprême d’Iran. C’est gravissime. Le discours disant qu’on allait nous débarrasser du régime était de la poudre aux yeux. Seule une frange de l’ultradroite iranienne et des monarchistes a donné dans ce panneau. C’est totalement contre-productif, criminel, et ça n’a fait que renforcer le régime et le pouvoir de Khamenei en Iran. On est bien plus mal aujourd’hui qu’on ne l’était avant le 12 juin, malheureusement.
 
Put Your Soul on Your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, 1h50, en salle le 24 septembre 2025.
Les Yeux de Gaza, Fatma Hassouna, éd. Textuel, 144 pages, 29 euros ↩︎
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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 07:56
Pierre Barros, un sénateur communiste, de retour de Cisjordanie, interviewé par l'Humanité
SÉNATEUR COMMUNISTE DE RETOUR DE CISJORDANIE.
 
« En Cisjordanie, l’apartheid s’amplifie avec la création de nouvelles colonies » : Pierre Barros, sénateur communiste, de retour de Palestine.
 
Sénateur communiste, Pierre Barros revient de Cisjordanie, où il s’est rendu dans le cadre d’une délégation du groupe d’amitié France Palestine. Il invite à préparer le « jour d’après » la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, prévue le 22 septembre.
 
Entretien:
 
Comment, en Cisjordanie, la situation à Gaza est-elle perçue?
 
Pierre Barros sénateur communiste:
 
"Ils considèrent que nous sommes face à une catastrophe colossale. On affame des gens, qui finissent par se déplacer eux-mêmes, qui cherchent de la nourriture sur les points contrôlés par l’armée israélienne.
Avec une centaine de morts par jours, des bombardements quotidiens, on touche au pire de l’horreur.
La population est déshumanisée, placée dans une détresse folle. Il y a quelques mois, nous avions déjà reçu Médecins sans frontières, qui utilisait des termes similaires.
On n’a pas affaire à une guerre, où deux pays, deux armées régulières s’affrontent, dans laquelle les populations civiles sont le moins affectées possible, avec des règles.
Là, on a affaire à un déplacement de population. Il n’y a plus de règles. On est totalement hors du cadre du droit international."
 
La solidarité vit-elle entre Cisjordanie et Gaza ?
 
Pierre Barros sénateur communiste:
À Ramallah, nous avons visité un site du Croissant rouge palestinien.
De là, ils gèrent l’ensemble des secours sur Gaza et la Cisjordanie. Sur le site, sont affichés l’ensemble des professionnels de santé tués à Gaza et en Cisjordanie. Cela pose l’ambiance.
On voit que c’est un métier difficile. Le sous-sol est un site logistique avec de la nourriture, du matériel médical, des tentes, des générateurs. On nous dit que le problème n’est pas tant le matériel, que de le faire entrer dans Gaza.
Le gouvernement israélien explique que ce n’est pas possible parce que les piquets de tentes, ça peut être des armes, etc. L’acheminement se fait au compte-goutte de sorte que les Gazaouis aient un peu à manger, mais aussi pour que cela entraîne des problèmes, des trafics, des bagarres. La faim devient une arme pour déplacer les populations.
 
Vos interlocuteurs vous font-ils part de l’évolution en Cisjordanie également ?
 
Pierre Barros sénateur communiste
Absolument. Par exemple, lorsque nous étions à Bethléem, cartes à l’appui, l’installation de nouvelles colonies nous a été montrée, avec un zonage conçu pour faire en sorte qu’un État de Palestine n’ait aucune continuité territoriale. Une colonie est en train de s’installer à l’Est de Jérusalem, qui séparera le Nord et le Sud de la Palestine.
Des Palestiniens nous ont raconté leur quotidien, marqué par les coupures d’eau et d’électricité, les checkpoints, les permis de déplacement, de travail ou autre. Cela s’est dégradé depuis la crise du covid. Il est plus difficile d’avoir une autorisation de déplacement.
 
Les atteintes aux droits humains se multiplient ?
 
Pierre Barros sénateur communiste: 
Concernant les droits humains, on a un paquet global, fait d’humiliations, d’un apartheid qui s’amplifie par la création de colonies, de réseaux routiers auxquels seuls les colons peuvent accéder. Cela s’accélère. Un pays se superpose sur un autre avec ses propres infrastructures.
 
L’Autorité palestinienne vous fait-elle part de sa difficulté à administrer le territoire ?
 
Pierre Barros sénateur communiste: 
Elle n’a pas les moyens de tout gérer. Ainsi, il y a beau y avoir des puisages en territoire palestinien, l’eau, comme l’électricité sont gérées par des entreprises israéliennes. C’est le gouvernement israélien qui a donc la main sur le robinet.
Or, en Cisjordanie, il y a de fortes restrictions d’eau. Un Palestinien pourra avoir au mieux 50 litres par jour alors qu’un colon bénéficiera de 150 litres. Il y a un véritable rationnement qui est un outil de l’État israélien. C’est ce genre de détail qui empêche les gens de vivre au quotidien, de travailler, de construire un avenir.
De plus, l’État israélien a détourné deux milliards de dollars de recettes fiscales qui auraient dû permettre à l’administration palestinienne de payer les salaires de ses agents.
 
La France s’apprête à reconnaître l’État de Palestine. Quels autres gestes doit produire la France ?
 
Pierre Barros sénateur communiste: 
Le jour d’après la reconnaissance, il faut faire en sorte que l’État de Palestine puisse disposer d’une administration avec des cadres compétents. Cela va être un combat, car Israël va entraver la possibilité d’un État de Palestine de fonctionner normalement. Il va y avoir besoin d’un appui de l’ONU, de partenaires économiques, d’investissements. Il va falloir irriguer économiquement le territoire pour qu’il soit libéré de l’emprise du gouvernement israélien.
 
Faut-il sanctionner Israël pour faire pression sur lui ?
 
Malheureusement, on voit bien que rien ne bouge sans qu’il y ait, à un moment donné, une contrainte. Il faudra des sanctions pour qu’Israël se plie au droit international, comme il y en a eu après l’agression russe contre l’Ukraine. Il faut des sanctions, mais il ne faudra pas manier le seul bâton.
Je pense qu’il y a un vrai travail à faire sur la question de l’empathie. Les gens doivent être reconnus pour ce qu’ils sont et il faut tenir compte de l’histoire d’Israël, des citoyens d’Israël, la manière dont cette population a été martyrisée, chassée de partout à un moment de son histoire. Cela ne peut être balayé d’un revers de main. Mais en ce moment, on assiste à un repli et les premières victimes sont les Palestiniens, qui sont chassés.
 
Qu’avez-vous appris au contact des communautés chrétiennes ?
 
Pierre Barros sénateur communiste: 
 
Nous avons rencontré des communautés religieuses. Leurs établissements vivent autour de lieux de culte et de pèlerinage. Ils étaient très fréquentés. Il n’y a plus personne et ce n’est pas sans conséquence. Tout un modèle économique existe autour du pèlerinage.
Or, les congrégations finançaient des écoles, des hôpitaux, des orphelinats, des centres sociaux. Elles permettaient un accès aux droits dans les territoires palestiniens. Tout ce réseau est en difficulté. Nous avons visité une congrégation dont le terrain a été coupé en deux pour y placer un mur.
Certaines voient leur eau, leur électricité coupée. Les membres des congrégations font face aux check-points, sont mis à nu pour être fouillés. Parfois on leur crache dessus. Les chrétiens, pour certains venus de l’étranger, nous disent vivre ce que vivent les Palestiniens en matière de privations.
 
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20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 06:39
 

Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, inscrivez-vous sans attendre.

Réponse souhaitée au plus tard pour le Lundi 15 septembre

Participation au Repas de 16 euros (8 euros pour les enfants). 

Inscriptions par courriel: pcfcarhaixhuelgoat@gmail.com

ou par Téléphone et SMS à Patricia: 06 38 04 47 33 
 

comme en 2023 et 2024 ... 

 

La section du PCF Carhaix-Huelgoat organise 

son banquet convivial, fraternel et combatif 

le 20 septembre 2025 à midi 

aux Halles de Carhaix - Place des Droits de l'homme 

 

                                                                                                                                  A 12h: Apéritif suivi d'un repas à 13h (Couscous, fromage, dessert, avec formule végétarienne à la demande). 

Claude Couamme

interprète de Ferrat, Ferré, Alain Leprest, Serge Reggiani

accompagné à la guitare de Dominique Robineau assurera la partie musicale

 

(En 2023 c'était Erik Marchand et ses musiciens, Jérôme Soulas, Pauline Willerval. qui avaient assuré la partie musicale et en 2024, en présence de 90 personnes, Mona Jaouen, Patricia Paulus, Brigitte Le Corre et Yvinig)

 

En présence des associations partenaires et amies invitées: Mouvement de la Paix, AFPS Centre Finistère, etc. 

 

 

 

Le Télégramme Carhaix, 9 septembre 2025

Le Télégramme Carhaix, 9 septembre 2025

Ouest-France Carhaix, 8 septembre 2025

Ouest-France Carhaix, 8 septembre 2025

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