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9 septembre 2025 2 09 /09 /septembre /2025 14:40

 

Résolution du Conseil National – 6 septembre 2025

Une vie toujours plus chère, des plans de licenciements en cascade, des services publics affaiblis, une hausse de la pauvreté mais aussi des émissions de gaz à effet de serre et une perte de la biodiversité, une guerre sans fin en Ukraine avec une économie de guerre mortifère et un génocide qui se poursuit à Gaza… oui, les urgences de paix, sociales,écologiques, démocratiques sont là. Et il faut y répondre !

Or, la politique capitaliste du pouvoir et de la Commission européenne refuse d’affronter l’impérialisme états-unien qui veut accroître les profits à son service. A l’opposé, le PCF appelle à prendre le parti du travail, du renouveau industriel et agricole, du développement des services publics, de la transition écologique et de la paix.

En cette rentrée, la France compte 12 millions de pauvres et la précarité ne cesse de progresser. Pourtant, en 2024, les grandes entreprises ont perçu 211 milliards d’euros d’aides publiques sans critère ! Et le capital se porte au plus haut avec près de 100 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires et la ponction de 66 milliards d’euros d’intérêts de la dette par les marchés financiers.

Le problème du pays n’est ni la dette en elle-même, ni le prétendu « coût du travail ». Il est là, dans le coût exorbitant du capital.

L’annonce par le Premier Ministre d’un vote de confiance révèle la profondeur de la crise de régime : les forces au pouvoir sont dans l’incapacité de faire accepter des choix préservant la domination et les privilèges du capital. Emmanuel Macron et la droite n’ont pas la base sociale qui permette de mettre en œuvre leur politique. Ils jouent la carte de la coercition par la répression syndicale et le chantage politique. Quant à l’extrême-droite, elle masque les causes réelles, économiques, et détourne la colère vers une haine identitaire déguisée en priorité nationale car elle ne veut pas s’attaquer aux profits. Le 8 septembre, le Premier Ministre François Bayrou et son gouvernement seront tombés mais leur politique au service du capital ne sera pas encore battue.

L’heure est à changer de gouvernement mais aussi et surtout de politique !

C’est pourquoi le PCF agit pour amplifier la bataille politique et sociale sur le contenu d’une alternative à la hauteur de la crise du système capitaliste et des attentes populaires. Il appelle toutes les forces de gauche et écologistes à travailler avec nous à l’alternative politique.

Le projet de budget, qui porte un plan d’austérité inédit de 44 milliards d’euros, doit être mis en échec : non au renchérissement du coût de la vie de plusieurs centaines d’euros par an pour les familles ! Non au recul des droits des salariés du public et du privé ! Non à l’accompagnement des gestions d’entreprises qui cassent l’industrie, l’emploi et les salaires par des aides publiques qui n’ont comme seul critère que de gonfler les profits. Non à la poursuite de la casse des services publics de l'État et de nos collectivités locales ! Non à de nouvelles attaques contre la Sécurité sociale, pilier du modèle social français, dont nous fêtons cette année le 80eanniversaire !

En cette rentrée, le PCF met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation,d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avancesalimenté par le pôle public bancaire existant et appelle à renforcer la démocratie parlementaire et la démocratie sociale.

Notre pacte comporte dix grands objectifs de changement : 1. Pour l’emploi, une retraite digne et une vraie Sécurité sociale du XXIe siècle ; 2. Pour une France de bâtisseurs et de bâtisseuses qui développe l’industrie et les services publics ; 3. Pour relever le défi énergétique, climatique et alimentaire ; 4. Pour l’avenir de la jeunesse ; 5. Pour la réappropriation publique et sociale de la production ; 6. Pour prendre le pouvoir sur l’argent ; 7. Pour les droits des femmes et l’émancipation de chacune et chacun ; pour un nouvel âge de la démocratie ; 9. Pour gagner la paix et garantir les droits des peuples ; 10. Pour une autre Europe, de nations et de peuples libres, souverains et associés.

Au cœur de ce pacte, des mesures d’urgences sont indispensables :

 L’augmentation du smic à 2000 € bruts et la convocation d’une conférence sur les salaires ;
 L’abrogation de la réforme des retraites ;
 Un moratoire sur les licenciements ;
 La remise à plat des 211 milliards d’euros d’aidespubliques aux entreprises avec des critères sociaux et environnementaux et de nouveaux pouvoirs des salariés et de leurs représentants pour décider et exercer un contrôle sur leur utilisation ;
 Une action résolue en faveur de la paix par l’organisation d’une conférence paneuropéenne de sécurité collective et la reconnaissance de l’Etat de Palestine, un embargo sur les armes et la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

Oui, nous l’affirmons avec ce pacte, d’autres choix sont possibles.

Quel que soit le choix du Président de la République, nomination d’un nouveau Premier Ministre ou dissolution, nous sommes prêts à faire entendre les exigences sociales, écologiques et démocratique. Le changement de politique au profit des travailleurs et travailleuses se gagnera par la mobilisation. C’est au monde du travail, à toute la société française de porter ses exigences pour les imposer par sa mobilisation et gagner de nouvelles avancées.

Le PCF est aux côtés des salariés de la santé, de l’énergie, de tous les secteurs en lutte en ce début septembre.

Nous serons également présents aux côtés des citoyens mobilisés le 10 septembre dans toutes les actions portant le rejet de l’austérité et dont nous partageons les modalités.

Nous saluons l’appel de l’intersyndicale et appelons les travailleuses et les travailleurs à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 18 septembre.

Nous appelons également à la mobilisation dans les actionspour la paix du 20 septembre et la réussite d’une grandemarche à Paris le 21 septembre pour la reconnaissance d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël et l’arrêt immédiat du génocide en cours.

Nous appelons toutes les organisations de notre parti à organiser partout, avec nos concitoyens et concitoyennes, les forces syndicales et associatives et les forces politiques de gauche, le débat sur la politique du pouvoir, l’alternative à y opposer et la nécessité des s’organiser dans les associations, syndicats et les partis pour amplifier et construire par la grève un grand mouvement d’appropriation sociale afin de construire avec tous et toutes un socle de proposionspartagées.

Débattons, à l’échelle locale et nationale, des objectifs sociaux et écologiques pour la France, des moyens pour les financer, des pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés, de la préservation et du développement des libertés publiques et des droits humains, d’une politique de paix, menée en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, contribuant à la construction d’un nouvel ordre du monde fondé sur la coopération internationale.

Nous invitons également toutes les organisations de notre parti à développer la campagne d’adhésion au PCF et à faire part à la direction nationale des enjeux qu’elles estiment prioritaires pour le 40e Congrès du PCF que nous fixons au 3,4,5 juillet 2026.

Nous donnons rendez-vous aux salariés, à tous nos concitoyennes et concitoyens, à la Fête de l’Humanité du 12 au 14 septembre pour faire ensemble de cette édition 2025 un grand événement populaire, festif et politique, qui contribueau succès des mobilisations en cours et à l’alternative politique.

Paris, le 6 septembre 2025

Parti communiste français.

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8 septembre 2025 1 08 /09 /septembre /2025 04:00

 

 

 

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7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 09:11

Mardi 8 juillet à 11h30, Olivier Rietmann, président, et Fabien Gay (Sénateur PCF), rapporteur, ont présenté à la presse les conclusions du rapport de la commission d'enquête “Transparence et évaluation des aides publiques aux entreprises : une attente démocratique, un gage d’efficacité économique”.

Le montant des aides publiques aux entreprises se monte à 211 milliards d'Euros.

Depuis toute la sphère macroniste, patronale essaie de faire croire que ce chiffrage est faux.

 

 

 

 

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7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 09:08

 

 

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6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 14:53
« LE SIONISME EST UNE IDÉOLOGIE BASÉE SUR LE SUPRÉMACISME ET LE RACISME » : RENCONTRE AVEC OFER CASSIF, DÉPUTÉ COMMUNISTE ISRAÉLIEN, interview avec Pierre Barbancey dans L'Humanité
 
« LE SIONISME EST UNE IDÉOLOGIE BASÉE SUR LE SUPRÉMACISME ET LE RACISME » : RENCONTRE AVEC OFER CASSIF, DÉPUTÉ COMMUNISTE ISRAÉLIEN
 
Député israélien communiste et juif, Ofer Cassif est la bête noire de l’extrême droite. S’il est attaché à l’existence de son pays, il dénonce la politique génocidaire et d’apartheid menée par Benyamin Netanyahou et ses alliés.
 
Pierre Barbancey
 
En mars 2019, la commission électorale centrale israélienne interdit à Ofer Cassif de se présenter au scrutin parlementaire, prévu un mois plus tard, en raison de déclarations jugées provocantes. C’est la première exclusion individuelle en politique en Israël. Une décision annulée par la Cour suprême. Ofer Cassif, qui se trouve en 5e position sur la liste conjointe Hadash-Ta’al, est élu pour la première fois député en avril 2019.
 
Juif et communiste, il met son savoir et son talent au service de la lutte contre l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens et pour un Israël non sioniste. Il dérange. En avril 2021, il est violemment frappé par des policiers israéliens. Il a condamné l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 mais dénonce la politique génocidaire du gouvernement Netanyahou. Pour cela, il a été suspendu à plusieurs reprises de son mandat de député. Ofer Cassif sera à la Fête de l’Humanité.
 
Comment s’est passée votre jeunesse en Israël ?
Je suis né en 1964 dans une ville appelée Rishon, pas très loin de Tel-Aviv. J’ai grandi dans une famille de la classe moyenne. Mes grands-parents et mes parents étaient alors associés aux idées du parti travailliste sioniste. J’ai suivi un enseignement classique, ou plutôt, un lavage de cerveau classique, rien de vraiment spécial. J’ai commencé à m’intéresser à la politique très jeune.
Vers 15 ans, j’ai rejoint un mouvement de jeunesse associé à la gauche sioniste, Hashomer Hatzair. J’ai aussi, pendant un temps, adhéré au mouvement de jeunesse d’un parti plus à gauche, en marge de la gauche sioniste. Vers 18 ans, j’ai fait mon service militaire, dans une unité qui combinait combat et travail dans un kibboutz.
J’ai servi un peu plus de trois ans. Tout au long de mon service, mes opinions ont commencé à s’orienter vers la gauche. À mon arrivée à l’université, au début de la première Intifada, en 1988, je devais aller comme réserviste à Gaza, mais j’ai refusé. J’ai ainsi été le premier soldat emprisonné pour avoir refusé de servir.
 
Pourquoi avoir refusé de servir ?
Je développais des positions antisionistes et des opinions socialistes plus radicales alors que l’Intifada avait éclaté. Je ne voulais pas participer à l’oppression d’un tel mouvement, que je considérais comme juste. Ce qui m’a poussé à prendre cette décision, qui n’a pas été facile. Heureusement, des centaines de jeunes ont suivi et refusé de servir dans les territoires palestiniens occupés. Ce n’est qu’après avoir été libéré que j’ai rejoint le Parti communiste israélien (PCI). Je suis devenu l’assistant, à la Knesset, de Meir Vilner, alors secrétaire général de l’organisation.
 
Quelles étaient vos principales critiques envers le sionisme ?
J’ai compris qu’il existait une contradiction interne entre les tentatives de créer à la fois un État juif et un État démocratique, ce qui allait à l’encontre de tout ce qu’on m’avait appris dans mon enfance et mon adolescence. Mes opinions sont devenues plus indépendantes. J’ai analysé l’histoire du pays, l’histoire palestinienne, l’histoire sioniste. À l’université, je me suis intéressé à la philosophie politique et morale. C’est là que sont nées mes idées antisionistes. J’en suis arrivé à la conclusion que je devais choisir entre le sionisme et la démocratie, entre l’humanisme et le nationalisme fanatique. J’ai fait ce choix.
 
Où réside la contradiction entre démocratie et sionisme ?
En ce qui me concerne, au quotidien, je ne ressentais aucune contradiction. C’était un lavage de cerveau réussi, que subissent la plupart des jeunes en Israël, jamais exposés à leurs contradictions. Ayant grandi près de Tel-Aviv, je n’ai jamais été exposé systématiquement aux Palestiniens avant l’âge de 15 ou 17 ans. Mais à mon arrivée à l’université, je me suis trouvé confronté à mes camarades et amis palestiniens.
J’ai participé à des manifestations contre l’occupation dans les territoires occupés. J’ai donc été exposé bien plus qu’auparavant aux crimes et aux maux de l’occupation, à l’attitude sioniste envers les citoyens palestiniens. L’inégalité est inhérente au système et à l’idéologie sionistes. Cela faisait partie intégrante de l’expérience que j’ai commencé à vivre, parallèlement aux opinions que j’ai adoptées.
 
Israël est-il voué à rester un régime sioniste ou peut-il exister sans le sionisme ?
Le Parti communiste et le Hadash soutiennent la solution à deux États et donc la création d’un État palestinien indépendant dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, c’est-à-dire la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Une partie de notre idéologie, de notre politique et de notre combat consiste à transformer la société israélienne, à en faire une véritable démocratie, fondée sur une égalité totale, civique, politique, sociale et nationale.
Ce qui signifie que nous rejetons catégoriquement toute suprématie et donc évidemment la suprématie juive, ancrée dans le système. Il n’y a donc aucune contradiction entre l’existence de deux États, le soutien à cette solution et la démocratisation de l’État d’Israël.
Nous luttons contre l’occupation parce qu’elle est contraire à toute notion d’équité fondamentale, mais aussi aux intérêts de l’État d’Israël et des Israéliens. En ce sens, la solution à deux États est, à notre avis, la plus juste et la plus réaliste. Nous luttons pour la libération du peuple palestinien, car il a droit à son propre État et à sa liberté. Parallèlement, nous soutenons le droit d’Israël à exister en tant qu’État souverain. Mais il ne peut être un bon État s’il s’accroche aux inégalités, à l’oppression et à la discrimination.
 
Comment ressentez-vous l’évolution de la société israélienne depuis votre engagement en politique ?
Malheureusement, j’ai été témoin d’une terrible détérioration de la société israélienne. Israël n’a jamais été une véritable démocratie, et ce dès le départ, car il a institutionnalisé la suprématie juive, qui ne peut coexister ni avec la démocratie, ni avec un quelconque libéralisme, sans même parler de socialisme.
Rien d’étonnant à ce que, en tant que communistes, nous nous battions depuis la Nakba, depuis la création d’Israël, pour l’égalité, y compris l’égalité nationale, contre la discrimination et le racisme profondément ancrés dans le système.
N’oublions pas que de 1948 à 1966, les mêmes citoyens palestiniens d’Israël vivaient sous un régime militaire oppressif et discriminatoire. Ce régime a été levé en 1966 et, un an plus tard, en 1967, la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem étaient occupées. Depuis presque soixante ans, ces territoires sont sous le joug militaire israélien, un régime brutal, meurtrier et oppressif.
 
Comment avez-vous réagi aux massacres du 7 Octobre par le Hamas ?
J’étais sous le choc. Un choc émotionnel bien sûr, mais aussi rationnel et politique. Car je suis contre la violence de manière générale et plus particulièrement contre les attaques des civils innocents, ce qui était le cas. Rien ne peut justifier le massacre commis par le Hamas, pas même les crimes de la Nakba, l’occupation, etc.
En même temps, j’avais dit que rien ne pouvait justifier une attaque israélienne, pas même le massacre du 7 Octobre. Je me suis donc opposé politiquement à toute attaque contre Gaza, sans parler du génocide qui a suivi. Cela m’a valu une suspension de la Knesset pendant quarante-cinq jours.
 
En quoi est-il difficile d’être un député communiste à la Knesset après le 7 Octobre ?
C’est très difficile d’être de gauche, même sans être communiste, et c’est très difficile de soutenir la libération du peuple palestinien. Le plus difficile en Israël, c’est de s’opposer aux atrocités, aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité commis par Israël, y compris à Gaza. C’est très difficile à cause du contrôle fasciste sur Israël.
Nous sommes persécutés à la Knesset. J’ai déjà été suspendu trois fois depuis le 7 Octobre, au total pendant 288 jours, soit près d’un an. La Knesset est en pause parlementaire jusqu’à fin octobre, mais j’ai déjà été informé par la commission d’éthique que je serai suspendu pour deux mois, car, encore une fois, j’utilise les termes « génocide » dans mes critiques du gouvernement et de l’armée israélienne.
Et parce que j’ai demandé à la CPI, la Cour pénale internationale, d’enquêter sur Netanyahou, d’ouvrir une procédure contre lui. Notre chef de file à la Knesset, Ayman Odeh, a également été suspendu pour quelques semaines et Aida Touma-Sliman pour deux mois, puis pour quelques jours supplémentaires. Cela montre que même si nous sommes des parlementaires bénéficiant de l’immunité, nous ne pouvons pas parler librement.
On tente de nous faire taire par des sanctions et des menaces, sans même parler de la violence à laquelle nous sommes confrontés, y compris physique, dans la rue ou lors des manifestations, de la part de la police.
 
Il existe une vaste campagne en France et en Europe qui affirme que critiquer la politique israélienne et se dire antisioniste revient à être antisémite. Que répondez-vous à cela ?
Je suis juif mais je ne suis pas aliéné par mes origines juives. Il y a un slogan que j’ai entendu dans de nombreuses manifestations de Jewish Voice for Peace, d’organisations et de mouvements juifs progressistes à travers le monde, qui dit : « l’antisémitisme est un crime, l’antisionisme est un devoir ».
Nous, au sein de Hadash et du Parti communiste, que nous soyons palestiniens ou juifs, et comme beaucoup d’autres à travers le monde, sommes contre le sionisme car c’est une idéologie basée sur le suprémacisme et le racisme, auxquels nous nous opposons comme nous nous opposons à tout racisme et à tout suprémacisme. Ce n’est pas unique. C’est notre perception universelle et humaniste. Nous devons lutter contre le racisme, l’antisémitisme et, encore une fois, contre le sionisme en tant qu’idéologie raciste.
 
L’actuel gouvernement de Netanyahou est-il une simple continuité de ce qui se passe depuis 1948 ?
Depuis la formation de ce gouvernement, il y a environ 30 mois, le déficit démocratique s’est manifestement accentué, approfondi et élargi, car ce gouvernement est véritablement fasciste et raciste, avec des éléments qui ressemblent, si l’on veut, au régime de Vichy. Le gouvernement a instrumentalisé le terrible massacre criminel du Hamas du 7 Octobre 2023 et l’a utilisé comme prétexte pour mettre en œuvre ses plans : prendre le contrôle des territoires palestiniens occupés et les annexer, institutionnaliser officiellement et concrètement un régime d’apartheid et transformer Israël en une véritable dictature fasciste.
En ce sens, surtout depuis la formation de ce gouvernement, et plus encore depuis le massacre du 7 Octobre, il n’y a aucun lien, ni même aucune ressemblance, entre les fondements de la démocratie et le régime actuel en Israël. Et cela est mis en évidence à bien des égards : le génocide à Gaza, le nettoyage ethnique en Cisjordanie, l’élimination des droits civiques fondamentaux en Israël, la persécution de quiconque s’élève contre le gouvernement ou sa politique.
Par exemple, le licenciement de professeurs ou de médecins qui critiquaient le génocide ou encore les décrets éliminant littéralement les droits et permettant au gouvernement de prendre le contrôle total des médias et même des tribunaux, etc. Si Israël n’a jamais été une démocratie, il est maintenant clairement beaucoup plus proche, si ce n’est déjà le cas, d’une véritable dictature fasciste.
 
Bezalel Smotrich, le ministre israélien de la Défense, parle d’annexion de la Cisjordanie et le génocide se poursuit dans la bande de Gaza. À quoi faut-il s’attendre ?
Contrairement à ce qui est dit, l’attaque génocidaire contre les Palestiniens de Gaza n’a rien à voir avec la sécurité d’Israël et des Israéliens. Elle n’a rien à voir avec la libération des otages, à laquelle nous tenons tous. Elle n’a même rien à voir avec une quelconque vengeance. L’invasion et la réoccupation de toute la bande de Gaza visent à poursuivre le génocide.
Israël a annoncé son intention de déporter des centaines de milliers de Palestiniens de la ville de Gaza et de ses environs, et de les concentrer, ainsi que d’autres, dans une toute petite partie de la bande. Si la communauté internationale n’y met pas un terme, des milliers de civils palestiniens innocents seront tués par les bombes et la famine, les otages israéliens ainsi que des soldats perdront la vie.
Mais Netanyahou ne se soucie que de lui-même. C’est un psychopathe qui veut éviter la prison et pour cela il lui faut rester au pouvoir, y compris au détriment de la vie des Palestiniens et des Israéliens, au détriment même de la sécurité et de la stabilité de toute la région. Malheureusement, ceux qui détiennent le pouvoir au sein de la coalition et du gouvernement aux côtés de Netanyahou sont principalement des messianiques, des fanatiques, des fascistes et des racistes. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour arrêter cela et nous avons besoin de la communauté internationale.
 
Emmanuel Macron a annoncé qu’il reconnaîtrait un État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, en septembre. Est-ce positif ?
Toute reconnaissance est la bienvenue. Mais nous avons besoin d’actions concrètes, pas de paroles. Cela veut dire qu’il faut prendre des sanctions contre Israël. La reconnaissance ne doit pas devenir une sorte de monnaie d’échange diplomatique avec Israël, mais une véritable politique visant à instaurer la paix et, pour cela, il faut mettre fin à la colonisation et à l’occupation.
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6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 14:39
Samedi 6 septembre à St Martin des Champs - Grand succès de la vente solidaire de légumes du PCF Pays de Morlaix
Samedi 6 septembre à St Martin des Champs - Grand succès de la vente solidaire de légumes du PCF Pays de Morlaix
Samedi 6 septembre à St Martin des Champs - Grand succès de la vente solidaire de légumes du PCF Pays de Morlaix
Samedi 6 septembre à St Martin des Champs - Grand succès de la vente solidaire de légumes du PCF Pays de Morlaix
Samedi 6 septembre à St Martin des Champs - Grand succès de la vente solidaire de légumes du PCF Pays de Morlaix

Grand succès pour notre 10e vente de légumes solidaire du PCF pays de Morlaix de l'année, à Saint-Martin-des-Champs pour la première fois. Tout est parti ! Et l'essentiel entre 9h45 et 10h30! Il a fallu réapprovisionner. Nous étions Mariane Gauthier Destable, Paulette Peron, Roland Bagnis, Pascal Pouillet, Gaëlle Vanderstraeten-Peron, Ismaël Dupont à cette initiative à vendre les légumes de l'exploitation Cabioch de Plougoulm et Roscoff. 

Le maire de Saint-Martin-des-Champs François Hamon et son épouse ainsi que l'adjointe aux finances Annick Martin nous ont fait le plaisir de venir à notre vente solidaire, ainsi qu'une cinquantaine d'autres personnes. 

Nous reviendrons la prochaine fois le samedi 4 octobre de 10h à 12h au même endroit, à Saint-Martin-des-Champs, rue Ty Nevez, près de l'entrée du nouveau cimetière et du monument à mort, à l'angle de la rue Matilin an Dall. 

Ouest-France, Saint-Martin-des-Champs, vendredi 5 septembre 2025

Ouest-France, Saint-Martin-des-Champs, vendredi 5 septembre 2025

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6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 13:54
Appel du PCF Pays de Brest aux mobilisations du 10 et du 18 septembre
Vie toujours plus chère, plans de licenciement en cascade, services publics affaiblis, Mobilisons-nous!
 
Le 8 septembre prochain, François Bayrou répondra de ses politiques devant l’assemblée nationale.
Il demande la confiance, nous demandons la justice.
Nous n’avons rien à attendre d’un gouvernement qui continue de rejeter la responsabilité de la crise sur le dos des Françaises et des Français, propose une cure d’austérité inédite mettant en grave danger notre pays et qui a pour objectif de continuer sa politique au profit des plus riches qui voient leur fortune augmenter, année après année] en creusant encore plus les inégalités.
D’autres choix sont pourtant possibles. Il est urgent de changer de politique.
Pour toutes ces raisons, les député.e.s communistes voteront contre la confiance le 8 septembre. Après ce vote qui devrait faire chuter François Bayrou, la section du Pays de Brest trouve légitime qu'un « pot de départ » soit organisé à 18 h, place de la Liberté .
Les communistes seront le 10 septembre dans les actions citoyennes qui s’opposent à l’austérité avec notamment un rendez-vous à 10 h 30 au Parc à Chaînes et le 18 septembre dans la manifestation à l’appel de l’intersyndicale pour que les exigences sociales soient enfin prises en compte.
Le PCF propose un pacte pour l’avenir de la France.
A l’opposé d’une cure d’austérité de 44 milliards d’euros qui frapperait les travailleurs et les travailleuses pour enrichir les actionnaires et les marchands d’armes, le PCF met dans le débat 10 premières propositions parmi lesquelles la création d’un fonds de 500 milliards d’euros pour répondre aux besoins sociaux et écologiques du pays.
Pour le pouvoir d’achat, pour l’augmentation des salaires et des retraites, pour le climat, pour la réindustrialisation de la France et le développement de nos services publics, pour notre agriculture mobilisons nous !
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6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 04:00

 

L'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires de Morlaix appelle à la grève et à la mobilisation dès le 10 septembre, dans la continuité des Assemblées Citoyennes à l’initiative de cette journée d’action. Elle appelle à un rassemblement et une manifestation à Morlaix, place des Otages, à 10h30.

 

Communiqué de Presse de l’intersyndicale

L'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires de Morlaix appelle à la grève et à la mobilisation dès le 10 septembre, dans la continuité des Assemblées Citoyennes à l’initiative de cette journée d’action ! 

Nous appelons à un rassemblement et une manifestation à Morlaix, place des Otages, à 10h30.

Mi-juillet, le premier Ministre a présenté les axes d'un budget d'une brutalité sans précédent.Alors que les inégalités ne cessent de se creuser, le gouvernement choisit à nouveau de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades. 

Pour l'intersyndicale locale, il n'est pas question que ce soient toujours aux mêmes de régler la facture, ni de laisser passer de nouvelles dégradations des conditions de travail (augmentation du temps et de la charge de travail, congés payés diminués, suppression de jours fériés...) et de détériorer encore le régime de l'indemnisation chômage, les pensions de retraites, les aides aux personnes malades et/ou précaires !

Le problème de la "dette", c'est d'abord le manque de recettes !

Il faut aller chercher l'argent là où il se trouve, c'est à dire chez les plus aisés, notamment les 1 % des plus riches qui détiennent 36 % du patrimoine financier total français, qui échappent à l'impôt grâce à « l'optimisation » fiscale. Ainsi, nous considérons que les 211 milliards d'aides publiques aux entreprises ne doivent plus être versées sans conditions et sans contrôle. Nous exigeons que les exonérations de cotisations sociales mettant en péril notre Sécurité Sociale soient stoppées, et que les moyens soient mis en place pour une véritable lutte contre la fraude et l'évasion fiscale des plus riches.

Les revendications que nous portons visent à étendre l'égalité des droits, l'augmentation du Smic et des salaires, des pensions, des aides, des minimas sociaux, la défense des services publics et l'abrogation de la réforme des retraites. 

Rappelons l'imposture sociale de l'extrême droite : détournements d'argent public, ses votes contre la revalorisation du Smic et des petites retraites, contre l'égalité salariale entre femmes et hommes, contre la retraite à 60 ans ou encore contre le blocage des prix sur les produits de premières nécessités ! 

La stigmatisation des immigré.e.s, ses positions racistes restent son fond de commerce.

L'extrême droite, ne sera jamais notre alliée, ni ici ni jamais ! L'extrême droite reste un appui objectif du patronat.

Nous veillerons à ce que cette mobilisation ne fasse pas l'objet de récupération des pourvoyeurs de haines et qu'elle reste entre les mains de celles et ceux qui luttent et veulent s'engager pour le progrès social et contre cette proposition de budget inique.

Qui sème la misère récolte la colère !

Dans ce contexte, nous devons multiplier les initiatives pour stopper la logique de casse sociale du gouvernement Bayrou.

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5 septembre 2025 5 05 /09 /septembre /2025 08:00

 

Samedi 6 septembre de 10h à 12h :
Vente solidaire de légumes et fruits de saison et d’un producteur local à Saint-Martin-des-Champs, rue Ty Nevez, près du monument aux morts et du cimetière, organisée par le PCF Pays de Morlaix
Après avoir réalisé d’octobre 2024 à juillet 2025 neuf ventes solidaires de légumes en neuf mois dans les quartiers morlaisiens de Bakounine à la Boissière, la Vierge Noire, Pors-ar-Bayec à la Madeleine, les militants de la section du Parti Communiste du Pays de Morlaix organisent une nouvelle vente de légumes solidaires à prix coûtant, cette fois à Saint-Martin-des-Champs, rue Ty Nevez, en face du monument aux morts près du nouveau cimetière, à l’angle de l’impasse Matilin an Dall, entre le collège Tanguy Prigent et l’école du Gouélou.
Nous aurons des tomates, pommes de terre, carottes, aubergines, oignons rouges, roses, échalotes, bottes d’ail, betteraves, choux, potimarrons, salades, céleris, en direct du producteur, une exploitation familiale de Plougoulm et Roscoff (SARL Terroirs de Roscoff de Gilles et Ronan Cabioch), des produits de qualité à petit prix.
250 kg de légumes sont commandés pour cette vente de légumes et fruits à St Martin des Champs.
La vente solidaire a fait l’objet d’une information spécifique auprès des habitants du quartier mais est ouverte à toute personne ou famille intéressée.
Le but est de montrer qu’une alimentation de qualité est un droit pour tous et de promouvoir, notamment auprès des habitants des quartiers populaires, l’accès à des produits agricoles sains et frais, en circuit court.
A chaque fois, nous accueillons une quarantaine ou cinquantaine de « clients » et développons des échanges très intéressants avec les habitants.qui apprécient cette initiative de solidarité concrète.
Les ventes solidaires du PCF devraient se succéder tous les mois à Saint-Martin-des-Champs et à Morlaix, en changeant de quartier après trois ventes dans le même quartier.
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2 septembre 2025 2 02 /09 /septembre /2025 08:35

 

Nous n’avons malheureusement plus rien à attendre d’un gouvernement qui continue de rejeter la responsabilité de la crise sur le dos des Françaises et des Français et qui propose une cure d’austérité inédite mettant en grave danger notre pays.

D’autres choix sont pourtant possibles. Il est urgent de changer de politique. Et c’est pour cette raison et aussi parce que nous avons toujours été une force politique privilégiant le dialogue, que le PCF se rendra à Matignon. Ce sera aussi l’occasion d'expliquer au Premier Ministre, en toute franchise, les raisons qui nous poussent à ne pas voter la confiance le 8 septembre prochain et de lui présenter notre pacte pour l'avenir de la France.

Vie toujours plus chère, plans de licenciement en cascade, services publics affaiblis, guerre sans fin en Ukraine avec une économie de guerre mortifère, hausse de la pauvreté mais aussi des émissions de gaz à effet de serre… oui, les urgences sociales et écologiques sont là. Et il faut y répondre !

Nous rejetons en bloc un projet de budget qui consiste en un plan d’austérité inédit de 44 milliards d’euros qui aggravera la situation des Français·es et dégradera l’économie du pays. Jours fériés supprimés, franchises médicales en hausse, pensions de retraite gelées, collectivités ponctionnées, départs en retraite non remplacés dans la fonction publique... ce projet de budget va continuer de creuser les inégalités et nourrir les profits mais en plus, il prévoit d’augmenter fortement le budget des armées pour alimenter la guerre ! Il doit être retiré ! Alors qu'il a été présenté au lendemain de la fin de la session parlementaire, nous appelons à respecter la démocratie parlementaire et la démocratie sociale aujourd’hui malmenées.

Pour toutes ces raisons, nous voterons contre la confiance le 8 septembre prochain. Monsieur Bayrou demande la confiance, nous exigeons la justice !

Nous proposons un pacte d’avenir pour la France comprenant un plan d’investissement de 500 milliards d’euros que nous présenterons au Premier Ministre lors de ce rendez-vous. Parce que nous voulons que le peuple s’en mêle et fasse entendre ses exigences, nous saluons la riposte de l’intersyndicale qui vient de décider une journée de mobilisation le 18 septembre prochain et nous appelons l’ensemble des Français·es à y participer massivement.

Paris, le 29 août 2025

Parti communiste français.

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