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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 06:41
Élections présidentielles au Chili : Jeannette Jara, la candidate communiste qui porte l’espoir d’une gauche unie face à l’extrême droite (L'Humanité, 13 novembre 2025)

À la veille du premier tour d’une présidentielle décisive pour le pays, ce dimanche 16 novembre, Jeannette Jara, candidate communiste à la tête d’une large coalition progressiste, incarne une gauche populaire face au risque d’un retour de l’extrême droite.

Publié le 13 novembre 2025

Phineas Rueckert

Conchali, banlieue nord de Santiago du Chili (Chili), correspondance particulière.

Des baraquements à perte de vue, une autoroute, quelques chiens errants et un chemin rocailleux. Depuis l’entrée de la maison où a grandi celle qui aspire à devenir la prochaine présidente du Chili, Jeannette Jara, il n’est pas difficile de mesurer l’ampleur du défi. Construit à la hâte dans les années 1960 pour loger des ouvriers, le quartier d’El Cortijo, pauvre et poussiéreux, n’a a priori pas beaucoup changé.

À peine quelques kilomètres séparent la commune de Conchali, au nord de Santiago, du palais de la Moneda. Mais, dans un pays marqué par de profondes inégalités, ces deux mondes semblent à des années-lumière l’un de l’autre.

L’itinéraire d’une militante communiste issue des quartiers populaires

« Ici, tout le monde l’appelle encore Jenny », lance Miriam Peña. Voix rauque de grande fumeuse, casquette à l’effigie du chanteur cubain Silvio Rodriguez, tenue décontractée et banane en bandoulière : la cinquantaine, elle a le même âge que Jeannette Jara.

Elles ont grandi ensemble, ici, et Miriam a dirigé sa campagne quand la communiste s’est portée candidate à la mairie de Conchali. À deux semaines du premier tour de la présidentielle, la Cortijeña de naissance fait toujours partie de l’équipe.

 

« C’était une fille du quartier qui est devenue sous-secrétaire, puis ministre, et aujourd’hui elle se présente à la présidence », s’émerveille Miriam Peña. « Partir d’une tente, construire ta baraque, et voir que de là peut sortir un tel succès… franchement, c’est impressionnant. »

Militante du Parti communiste chilien (PCCh), issue des classes populaires, candidate d’une gauche unie : Jeannette Jara est déjà entrée dans l’histoire. Face à une droite qui durcit le ton pour séduire les électeurs, elle met en avant ses origines modestes et modère son programme pour rallier au-delà de la large coalition de neuf partis qu’elle représente, du Parti communiste chilien (PCCh) aux démocrates-chrétiens.

Une coalition de gauche face à la droite radicale

« Elle tente de remporter les élections non pas au nom du PCCh, mais au nom d’une coalition de centre gauche, analyse Claudia Heiss, professeure en sciences politiques à l’université du Chili. C’est pourquoi elle a adopté une position beaucoup plus axée sur l’État que sur son parti. »

Avec 27 % d’intentions de vote au dernier sondage, Jara devance les huit candidats qui s’affronteront lors du premier tour, ce 16 novembre. Mais de peu. La population chilienne a été largement déçue par le président sortant, Gabriel Boric (Frente Amplio, coalition de gauche), incapable de mettre en place sa politique de transformation.

Face à elle, ce dimanche, ses principaux rivaux sont une candidate de centre droit, Evelyn Matthei, et deux d’extrême droite, qui ne manquent pas de séduire les foules : Johannes Kaiser et José Antonio Kast (qui s’était incliné face à Boric en 2022). Si aucun des candidats ne dépasse les 50 % lors du premier tour, un second aura lieu le 14 décembre – un scénario qui s’annonce défavorable pour Jara.

À quelques pas de Conchali, dans la banlieue populaire de Quilicura, une équipe de campagne en faveur de Jara distribue des tracts sur un marché. Sur le trottoir d’en face, des partisans du candidat Johannes Kaiser agitent des drapeaux. Des automobilistes klaxonnent en signe de soutien. « Il dispute le vote populaire à notre candidate », explique Mirza Sandoval, militante du PCCh.

Un programme austéritaire radical à la Javier Milei

Populiste et démagogue à la manière de l’Argentin Javier Milei, Kaiser monte dans les sondages en promettant une cure d’austérité radicale : réduire de 25 à 9 le nombre de ministères, supprimer 200 000 emplois publics et privatiser des entreprises nationales. Selon les dernières estimations, il serait au coude-à-coude avec Evelyn Matthei, avec quelque 15 % d’intentions de vote, et pourrait même rattraper José Antonio Kast (20 %), fils d’un immigré nazi ayant combattu au sein de la Wehrmacht.

Sur les tracts des militants de gauche, le programme a une tout autre saveur : instauration d’un « revenu vital » minimum assuré de 750 000 pesos (687 euros), programme de logements sociaux, mais aussi plus de moyens pour la sécurité publique et la lutte contre le narcotrafic.

« L’idée est de faire connaître les propositions de la camarade Jeannette et d’échanger quelques mots avec les gens d’ici, qui sont nombreux à voter pour la droite », explique Mirza Sandoval, un drapeau Jara dans une main, des tracts dans l’autre.

D’autres promesses ont disparu du programme de la coalition : la nationalisation du lithium, défendue par le PCCh, a cédé la place à un discours centré sur la sécurité, le contrôle des frontières et l’usage de drones contre le crime organisé. Imposées par la droite et relayées par nombre de médias, les questions tournant autour de l’insécurité ont été placées au cœur de la campagne.

Les acquis sociaux récents ont été portés par la gauche au pouvoir

Marcos Barraza, membre du PCCh et candidat aux législatives, perçu comme le bras droit de Jara, participe au tractage. Cet ancien ministre du Développement social (sous le second mandat de Michelle Bachelet) insiste sur la nécessité de « placer les inégalités et les vulnérabilités au centre des priorités » et de poursuivre, avec la gauche au pouvoir, « la voie de la transformation ».

Tout en mettant en avant les acquis de la gauche ces dernières années, et notamment grâce à la présence – jusqu’à avril dernier – de Jeannette Jara à la tête du ministère du Travail : hausse du salaire minimum, baisse du temps de travail de 45 à 40 heures hebdomadaires, instauration d’un nouveau système de retraite plus bénéfique aux travailleurs.

Pour le Parti communiste – longtemps exclu des coalitions de centre gauche et bien plus radical dans ses positions vis-à-vis de nombreux sujets abordés dans la campagne –, la candidature de Jara représente « un défi », admet son président, Lautaro Carmona. « Mais nous comprenons parfaitement la situation et elle dispose de l’autonomie et de l’indépendance nécessaire pour agir politiquement en accord avec la mission qui lui a été confiée », ajoute-t-il (lire notre entretien en page 4).

« Il y a beaucoup d’inquiétude quant à la suite de cette expérience », observe Claudia Heiss. En interne, le débat s’ouvre : le PCCh est-il un parti révolutionnaire ou de gouvernement ?

Alors qu’il traverse depuis 2013 un processus de renouvellement générationnel, porté par de jeunes militants issus des luttes étudiantes et marqués par les inégalités d’un système néolibéralisme hérité de Pinochet, le PCCh présente 28 candidats – dont une grande partie a moins de 40 ans – aux législatives qui se tiendront en même temps que l’élection présidentielle.

Lutter contre l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir

« Les gens ont appris à mieux nous connaître. Aujourd’hui, les communistes bénéficient du soutien de nombreux progressistes, mais aussi de personnes sans appartenance politique claire, qui croient aux droits sociaux », assure Iraci Hassler, ex-mairesse communiste de Santiago (2021-2024). Les gens ne soutiennent pas Jeannette Jara seulement parce qu’elle est très charismatique, nuance-t-elle. « C’est surtout le projet qui compte. »

Dans ce contexte, rien n’est joué et l’incertitude prédomine. Pour Victor Muñoz Tamayo, spécialiste de la gauche et des mouvements de jeunesse, le vote obligatoire (récemment instauré) pourrait être un atout imprévisible… Ou pas. « L’expérience internationale montre que cette obligation favorise la participation des classes populaires, ce qui logiquement devrait se traduire par un vote plus à gauche, mais cela n’a pas été le cas au Chili (lors du référendum de 2022 sur la nouvelle constitution – NDLR). Autrement dit, ici, le vote obligatoire a eu tendance à profiter à la droite. »

Dans un pays où la mémoire des années Pinochet reste vive, la candidate communiste incarne aussi le symbole d’un bouclier face à une droite extrême toujours plus outrancière. « J’ai subi l’emprisonnement politique et la torture pendant la dictature, explique la dirigeante syndicale Angela Rifo. J’ai vraiment peur de devoir être gouvernée par le fils d’un ancien nazi, et surtout de tout ce qu’il pourrait imposer à notre pays. »

 

Présidentielle au Chili : quand la droite impose la peur de la criminalité et la question migratoire

Ce dimanche 16 novembre, plus de 15 millions de Chiliens iront voter après plusieurs mois d’une campagne ou droite et extrême droite sont parvenues à imposer leurs thématiques favorites au centre du débat public.

Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine, la crainte d’une hausse de la criminalité s’est invitée dans les discours et les programmes des candidats à la présidence, et la question migratoire – présentée comme une menace dans des déclarations souvent xénophobes – est aussi apparue comme une priorité.

Oubliée, l’« explosion sociale » de 2019 ? Réunissant jusqu’à 2 millions de personnes dans les rues de Santiago, le formidable soulèvement populaire dénonçait haut et fort la vie chère et les injustices sociales héritées du modèle économique néolibéral forgé par la dictature de Pinochet…

 

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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 06:33
Distribution de tracts du PCF à Primel Gastronomie à Plougasnou

Nos camarades du PCF pays de Morlaix étaient devant l'entreprise de Plougasnou Primel Gastronomie ce 13 novembre pour distribuer un tract du PCF contre le budget du gouvernement et pour le soutien aux salaires et au pouvoir d'achat avec Jean-Luc Le Calvez, Jean-Philippe Deunf, Rémy Joly, Jeremy Lainé, et Colette Loiseau.

photo de Jérémy Lainé, 13.11.2025

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14 novembre 2025 5 14 /11 /novembre /2025 06:28
Distribution de Rouge Finistère sur le marché de Huelgoat avec la section du PCF Carhaix Huelgoat
Distribution de Rouge Finistère sur le marché de Huelgoat avec la section du PCF Carhaix Huelgoat

Nos camarades André Paulus, Patricia Paulus, Pierre-Yves Thomas, distribuaient Rouge Finistère, le journal du PCF Finistère, sur le marché de Huelgoat ce jeudi 13 novembre. De très bons échanges avec les habitants. Avec le Parti Communiste Français du Finistère et le Pcf Carhaix-Huelgoat

Distribution de Rouge Finistère sur le marché de Huelgoat avec la section du PCF Carhaix Huelgoat
Distribution de Rouge Finistère sur le marché de Huelgoat avec la section du PCF Carhaix Huelgoat
Distribution de Rouge Finistère sur le marché de Huelgoat avec la section du PCF Carhaix Huelgoat
Distribution de Rouge Finistère sur le marché de Huelgoat avec la section du PCF Carhaix Huelgoat
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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 06:34
Hors-série L'Humanité sur Madeleine Riffaud à commander au prix de 11 euros auprès des sections PCF de BREST et MORLAIX dans le Finistère

Hors-série L'Humanité sur Madeleine Riffaud à commander au prix de 11 euros auprès des sections PCF de BREST et MORLAIX dans le Finistère

"Le journal L'humanité publie, à l'occasion du premier anniversaire de sa disparition, ce hors-série qui s'inscrit comme un geste de mémoire, de reconnaissance et de continuité.

Il revient sur 50 articles de Madeleine Riffaud, qui portent sur le combat anticolonial, la lutte sociale, et les rencontres qu'elle a pu faire lors de ses voyages.
Couvrant une période allant de 1945 à 1990, ces articles reflètent sa volonté de témoigner et d'analyser l'histoire depuis le terrain.

Ce hors-série met en lumière une voix, un héritage, au moment où le regard de Madeleine Riffaud résonne plus que jamais avec les enjeux du monde contemporain.

Figure emblématique de la Seconde Guerre mondiale, militante, résistante, communiste poétesse et correspondante de guerre pour notre journal, Madeleine Riffaud a marqué son temps et l'histoire par son engagement total, ses convictions et sa détermination face aux injustices."

 

Lire aussi: 

Les combattants de la Libération - Madeleine Riffaud, une poétesse sur les barricades (L'Humanité, Margot Bonnéry, 4 août 2024)

Communist'Art: Madeleine Riffaud, poète en Résistance

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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 06:32
Amos Reichman, Les Morts de Raoul Villain, éditions du Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », août 2025, 256 p., 21 €

Amos Reichman, Les Morts de Raoul Villain, éditions du Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », août 2025, 256 p., 21 €

Je viens de terminer "Les morts de Raoul Villain" d'Amos Reichman, aux éditions Seuil (livre de la rentrée littéraire publié en septembre 2025), une enquête et historique et littéraire sur Raoul Villain, l'assassin de Jaurès, dont le meurtre, au Café du Croissant, motivé par l'idéologie nationaliste d'extrême-droite, la passion pour Jeanne d'Arc et la revanche d'un "esprit faible" considérant avec Action Française et une grande partie de la droite et de la presse de l'époque Jaurès comme un "traître" parce qu'il voulait la Paix, fut le vrai commencement de cette grande boucherie de la Première Guerre mondiale.
 
Un sujet qui ne pouvait que m'intéresser, car j'ai une admiration immense pour Jaurès et j'ai travaillé un an sur sa vie et son œuvre (philosophique, historique, politique, journalistique) pour mon sujet de mémoire de maîtrise de philosophie à Rennes 2. 
 
Ce récit, complexe, élégant, érudit, extrêmement bien écrit, avec des aller-retours temporels, est vraiment très stimulant et intéressant, une gageure quand on prend pour objet une personnalité grise, faible et antipathique, l'assassin sans relief d'une des plus belles figures d'humanité. On y trouve la préhistoire de l'assassinat, l'enfermement à l'asile de la mère de Raoul Villain, Marie-Adèle Collery, les années de formation laborieuses de Raoul Villain, qui échoue dans à peu près tout ce qu'il entreprend, à Reims, dont il fréquente la cathédrale et la statue de Jeanne d'Arc assidûment, puis à Paris, où il devient surveillant au lycée Stanislas (tiens donc, encore lui, une vraie pépinière pour la bourgeoisie réactionnaire!).
 
Amos Reichman imagine dans un récit halluciné les derniers jours avant l'exécution de l'acte prémédité de l'assassinat du directeur de l'Humanité et grand dirigeant socialiste et pacifiste. Toute proportion gardée, on est un peu dans le roman "Crime et châtiment" de Dostoïevski à suivre Raskolnikov avant l'assassinat de sa logeuse.
 
Amos Reichman tente d'imaginer les derniers instants avant le passage à l'acte irréparable. Et c'est crédible. Raoul Villain au nom prédestiné passera la guerre en prison, lui le médiocre va-t-en guerre qui évitera ainsi la mort au "champ d'honneur" et d'affronter la peur du combat, il sera acquitté en mars 1919 dans le contexte politique d'une chambre "bleu horizon" et dans un procès absolument scandaleux où il est défendu par l'avocat, politique et polémiste Alexandre Zévaès, longtemps proche de Jaurès, doublement traître, qui en 1941 commettra un appel à la collaboration avec l'occupant nazi intitulé "Un apôtre du rapprochement franco-allemand, Jean Jaurès". L'argument central de la défense de Villain: son "cerveau débile"... Lui qui en 1926 dans un lettre qu'il adresse à une banque parisienne pour y être embauché continue à se présenter comme l'auteur du "châtiment de Jaurès en pleine action de trahison". C'est vrai que ce ne sont pas les génies qui font l'histoire, ça se saurait! Suite à son acquittement, Raoul Villain, même sous un faux nom, sera régulièrement reconnu, menacé par les militants ouvriers, socialistes et communistes, et devra vivre dans l'errance et la clandestinité, jusqu'au bord de la Baltique, et en Autriche, vivant avec les subsides de son père, bourgeois noceur, huissier, qui le méprise mais ne l'abandonne pas pour autant. Il retourne à la Santé (et oui, la prison de Sarkozy, un autre miraculé de l'histoire judiciaire) pour trafic de monnaie pendant quelques semaines (il voulait faire du profit pour partir en Amérique), puis on le retrouve au Maroc en 1932 (sa passion des hommes forts, et de la France triomphante, s'accompagnait bien de l'attrait pour l'idéal colonial), puis à Barcelone et enfin aux Baléares. C'est aux Baléares, en plein début de la guerre civile espagnole, dans un village où il côtoie Walter Benjamin, fuyant le nazisme, et le petit-fils de Paul Gauguin, au milieu des ruines carthaginoises, qu'il est lui aussi assassiné par des milices républicaines, sans doute d'obédience anarchiste, qu'ils l'avaient probablement identifié comme l'assassin de Jaurès, même s'il avait repris le nom de sa grand-mere espagnole, Alba.
Il y vivait reclus, misanthrope, égoïste et vain, avec ses chimères, et sa chapelle privée dédiée à Jeanne d'Arc. "On peut fuir sa patrie, mais ce n'est pas pour cela que l'on parviendra à s'évader de soi-même", écrivait Horace, repris par Walter Benjamin. Ce jugement lucide sur l'exil s'applique aussi au Rémois Raoul Villain.
 
Un meurtre beaucoup moins retentissant contre lequel le gouvernement français va tout de même élever des protestations contre le gouvernement Républicain espagnol, sous la plume du secrétaire des affaires étrangères, M. Léger, futur écrivain sous le nom de Saint John Perse, la France qui abandonne la République espagnole à l'assaut militaire fasciste des partisans de Franco. Jusqu'à présent Raoul Villain, qui fut un temps la coqueluche des cercles bourgeois réactionnaires de Reims dans les années 20, n'a jamais été réhabilité officiellement... ça viendra peut-être, si on voit ce qui se passe aujourd'hui autour de la réhabilitation du fascisme en Italie avec Méloni et ses soutiens, ou de l'OAS dans les mairies d'extrême-droite du sud de la France. Rien de commun en tout cas pour ses obsèques et sa mémoire que l'hommage qui fut rendu à Jaurès: "Le 21 novembre 1924, les cendres de Jean Jaurès quittent le cimetière d'Albi pour le Panthéon. Un train spécial a été affrété, qui s'arrête dans plusieurs villes de France, pour autant d'hommages. Arrivé à Paris, à la gare d'Orsay, son cercueil est porté à l'Assemblée nationale, où il est solennellement veillé par une partie de la famille et de ses amis, des députés et des sénateurs, une délégation de mineurs de Carmaux. Ce sont des images que l'on retrouvera soixante années plus tard, rue des Boutiques-Obscures, à Rome, quand des ouvriers de toute l'Italie entoureront le corps d'Enrico Berlinguer, au siège du Parti communiste. Des millions d'inconsolables lui diront le lendemain adieu en la basilique Saint-Jean-de-Latran. Comme le peuple français saluant en 1924 la mémoire de Jean Jaurès, les Italiens pleureront alors un possible vécu mais non avenu, une époque d'espoir désormais perdue". (Amos Reichman)
Amos Reichman, est un jeune auteur, 35 ans. Il est né en 1990 à Paris. Il est historien, enseignant à Sciences-Po et haut fonctionnaire. Ancien élève de l’ENS de Lyon, de l’ENA et de l’université Columbia (États-Unis), il est agrégé d’histoire. Il est déjà l'auteur d'un récit sur la vie de Jacques Schiffrin, le fondateur de la Pléiade, préfacé par Robert O.Paxton, historien de Vichy et de la collaboration.
 
Son deuxième roman - parler d'enquête littéraire serait plus juste, l'auteur s'étant déplacé sur les lieux, se mettant en scène dans son enquête et parlant de ces lieux aujourd'hui, et ayant également fourni un travail de documentation et d'archives très important - est vraiment passionnant, même s'il est parfois éprouvant moralement, tant l'univers mental de Villain est triste, asphyxiant, et l'histoire déjà connue... En tout cas, Amos Reichman nous emmène dans cette sorte d'arrière-cuisine de l'histoire dont les odeurs pas trop ragoûtantes nous expliquent la suite.
 
"D’où, je crois, l’importance de « regarder du côté de Raoul Villain ». Parce que se souvenir, ici, d’une vie d’hier qui en dit long sur notre temps, reste l’arme la plus précieuse pour éviter la reproduction du pire, pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, où nous en sommes, ce qui nous précède et nous fait face."
(Amos Reichman, interviewé par Jean-Philippe Cazier: https://diacritik.com)
 
Amos Reichman, Les Morts de Raoul Villain, éditions du Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », août 2025, 256 p., 21 €
 
Ismaël Dupont
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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 06:30

Il a osé... 

Un article de Cyprien Caddeo dans L'humanité du 7 novembre, "délires islamophobes autour de la victoire de Zohran Mamdani", rappelle que Bernard Henri Levy, intellectuel médiatique soi-disant défenseur des droits de l'homme, a reproché à Zohran Mamdani d'avoir repris à son compte "les fausses accusations de génocide et de famine organisées par Israël" et de ne pas "verser une larme pour commémorer les victimes du 11 septembre". Bernard Henry Levy voit dans l'election du maire de gauche Zohran Mamdani un signe que "le monde libre vacille sur ses bases"...

I.D

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11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 06:54

🧑‍🎓 Le député Édouard Bénard (PCF – 3ᵉ circonscription de la Seine-Maritime) interpelle les ministres du Travail et de l’Éducation nationale sur l’avenir de la voie de l’apprentissage. 📌 Extrait : « Nos jeunes ne sauront pas, ne seront plus la variable d’ajustement de votre budget de casse et de classe. » Il pointe la multiplication par 3,5 du coût pour l’État des exonérations sociales dans l’apprentissage entre 2018 et 2024 dans le cadre du PLFSS pour 2026. Il dénonce la logique d’un dispositif « pensé pour le patronat et perfusé à l’argent public », utilisé pour remplacer des emplois à plein temps. Il souligne la réalité de jeunes apprentis : Léa, 17 ans apprentie pâtissière ; J’aurais 21 ans chaudronnier, etc. Salaire très faible, conditions exposées. Il exige un tournant : « Soit les apprentis sont considérés comme des travailleurs et payés dignement (…) soit c’est à l’école et dans les ateliers qu’ils apprennent leur métier… » 🎯 Le débat porte sur : le statut des apprentis, les exonérations, la reconnaissance sociale et économique, la nécessité d’une vision claire pour la voie professionnelle.

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11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 06:50

Lors de l’ouverture du débat en séance plénière sur le budget de la Sécurité sociale, Yannick Monnet, député communiste, alerte sur un projet qui tourne le dos à l’esprit de la Sécurité sociale. Le gouvernement prétend la « sauver », mais en réalité, il fait payer les assurés sociaux, étrangle les hôpitaux, gèle les retraites et attaque les droits des travailleurs. Pendant ce temps, les grandes entreprises profitent de plus de 90 milliards d’exonérations qui privent la Sécu de moyens pour soigner, protéger et prévenir. Yannick Monnet appelle à rompre avec la logique comptable et à revenir au financement solidaire par la cotisation sociale, cœur battant de notre modèle social.

🟥 "Stop aux dépassements d’honoraires, oui au 100% Sécu !" 👉 Signez et partagez : pcf.fr/petition_securite_sociale

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9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 09:46
Appel à la solidarité avec nos amis palestiniens du camp de réfugiés de Jalazone
Appel à la solidarité avec nos amis palestiniens du camp de réfugiés de Jalazone
Appel à la solidarité!
APPEL DE MORLAIX- WAVEL POUR AIDER LA POPULATION DU CAMP DE RÉFUGIÉS DE JALAZONE EN CISJORDANIE
 
Face aux difficultés immenses rencontrées pour survivre dans le camp de réfugiés de Jalazone avec lequel Morlaix, Morlaix-Communauté, leurs élus, leurs habitants, l'AFPS, ont des relations de partenariat et de coopération suivie et se mobilisent avec l'AJPF-Morlaix Wavel pour faire parvenir de l’argent au comité populaire du camp de réfugiés de Jalazone pour qu’il puisse acheter des colis alimentaires pour aider la population.
Nous vous invitons à participer en faisant un don à Morlaix Wavel qui fera parvenir l'argent au camp de Jalazone.
1250 euros ont déjà été collectés
Vous pouvez envoyer un chèque à Annie LE CALVEZ (trésorière de l’association) à l’adresse : 1 impasse des Chevreuils 29600 Morlaix.
Nous aurons la possibilité de faire passer les fonds par des palestiniens arrivant en France prochainement.
Chèque à l’ordre de : Morlaix Wavel avec au dos « Pour Jalazone ».
Michèle Gambache, présidente de l'association Morlaix-Wavel
 
Le PCF pays de Morlaix et ses militants ont participé à cette campagne de collecte de dons pour les habitants de Jalazone et appellent les habitants de la région de Morlaix à participer en nombre à cette campagne de solidarité.  
 
Photos du camp de Jalazone en 2016
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9 novembre 2025 7 09 /11 /novembre /2025 09:44
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine / 10 000 euros pour planter 1000 oliviers en Cisjordanie avec le PCF Finistère: faites un don!
Notre solidarité sera plus forte que leur brutalité!
Les colons israéliens et l'armée d'occupation coloniale brûlent, arrachent, détruisent les oliviers des paysans palestiniens sans relâche.
Le PCF Finistère s'est engagé dans une collecte de fonds pour financer le rachat de 1000 oliviers, pour une somme totale de 10 000 euros, qui devront être plantés au printemps avec des coopératives et des paysans palestiniens agréés par l'association des agronomes arabes, en lien avec le travail du parti communiste palestinien.
Près de 8000 euros ont déjà été récoltés depuis 6 mois par la fédération PCF Finistère, les sections, intégrant plus de 6500 euros de dons de la fédération PCF Finistère (3000€) et des sections PCF du Finistère (3500€).
Merci de participer vous aussi à cette solidarité en finançant un olivier ou plusieurs pour soutenir le combat des Palestiniens pour refuser de se faire déposséder de leur terre et pour survivre sur leur terre. Chaque olivier à un coût de 10 euros.
Nous nous donnons l'objectif de récolter encore 2000 euros d'ici la fin décembre 2025.
Dons à transmettre aux sections du PCF dans le Finistère ou à la fédération du PCF Finistère - PCF Finistère 5 rue Moreau 29 200 BREST - Chèque à l'ordre ADF PCF 29 avec au dos (campagne oliviers Palestine)
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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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