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Le samedi 5 novembre sur le marché de Morlaix et le dimanche 6 novembre sur le marché de Saint-Martin-des-Champs, les militants communistes du pays de Morlaix distribueront un tract sur l'énergie et pour annoncer la venue de Fabien Roussel dans un mois, le lundi 5 décembre à 19h au Roudour de Saint-Martin-des-Champs.
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Monsieur le Président de l’Assemblée générale,
Monsieur le Secrétaire général de cette organisation des Nations unies.
Mesdames et Messieurs les Chefs d’État,
Représentants et Délégués présents,
Citoyens du monde
Je me tiens devant cette tribune mondiale, dans ce qui représente pour mon pays un fait historique, non seulement parce que je suis la première femme à avoir l’honneur de diriger notre nation d’Amérique centrale, mais aussi parce que je représente le premier gouvernement démocratiquement élu, Après 13 ans de dictature : Le coup d’État de 2009 chargé de meurtres cruels et d’escadrons de la mort, deux fraudes électorales, une pandémie et deux ouragans.
Il est impossible de comprendre les Honduriennes, les Honduriens et les grandes caravanes de migrants sans reconnaître ce contexte de cruelle souffrance que nous avons dû traverser. Mais la démocratie électorale ne suffit pas à assurer le bien-être matériel et spirituel de notre peuple.
Treize ans de dictature sous la tutelle de la "communauté internationale" ont conduit le pays à multiplier par six sa dette publique et à atteindre le taux de pauvreté de 74 %, le plus élevé de l’histoire du Honduras. Cinq compatriotes sur dix vivent dans l’extrême pauvreté. Mais il est clair qu’aucun de ces chiffres n’impressionne personne dans un monde qui vit aujourd’hui sous la dictature monétaire, où des mesures draconiennes de discipline fiscale sont imposées aux plus pauvres, ce qui accroît les souffrances des masses arriérées, Et le capital spéculatif n’a pas de limites.
Il est évident qu’aujourd’hui, pour que notre pays survive, nous devons rejeter cette prétendue austérité qui récompense ceux qui concentrent les richesses en peu de mains et qui augmentent les inégalités de manière exponentielle. Depuis notre arrivée à la fin du mois de janvier, nous avons fait preuve d’une volonté ferme de parvenir à un consensus en exprimant toujours la plus ferme détermination de parvenir à des accords sur nos engagements, sans en renier aucun. Mais la tâche de saper la volonté du peuple, nous vient de toutes les directions, tandis que se fomentent des conspirations entre les mêmes qui ont pillé le pays et leurs alliés putschistes, enhardis par l’attitude éhontée anti-démocratique, parfois déguisée en diplomatie.
Les politiques publiques soutenues par le modèle rentiste, de la communauté financière internationale au cours des 13 dernières années, nous ont entraînés dans un monde plein de violence et de pauvreté avec des projets avortés, abandonnés, corrompus, le pillage et le narcotrafic. Aucun des témoins internationaux des fraudes électorales de 2013 et 2017 n’ignoraient ce à quoi ils condamnaient notre peuple, et pourtant ils se sont montrés complaisants face au pire fléau qui a frappé notre pays. L’orgueil du capital et de l’intérêt mesquin, a fait opter pour la tromperie, tandis que le crime organisé conduisait le pays à la gorge.
Les nations pauvres du monde ne supportent plus les coups d’État, l’utilisation de la loi Fare, ni les révolutions de couleurs habituellement organisées pour piller nos vastes ressources naturelles.
Les nations industrialisées du monde sont responsables de la grave détérioration de l’environnement, mais elles nous font payer pour leur mode de vie onéreux, et pour cela, elles ne ménagent rien, pour nous plonger dans la misère et dans une crise sans fin, Comme si on était pieds et poings liés.
Le Honduras que je dirige se construit dans une vision de refondation humaniste, imprégnée de dignité et de souveraineté, qui fera ce qui est légalement important pour récupérer notre environnement et réaliser le bien commun pour toute notre population. Nous jugeons donc inacceptable cet ordre mondial arbitraire, dans lequel il existe des pays de troisième et de quatrième catégorie, alors que ceux qui se croient civilisés ne se lassent pas de faire des invasions, des guerres, des spéculations financières et de nous crucifier avec leur inflation encore et encore.
Je prends cette tribune pour exiger que l’on nous respecte, que l’on vive en paix, qu’on ne tente plus de déstabiliser le Honduras, qu’on nous dicte ses actions ou qu’on choisisse avec qui nous devons avoir des relations. Le peuple est souverain, il l’a prouvé le 28 novembre en soutenant mon triomphe, le plus grand de notre histoire. Et la résistance populaire qui a lutté contre la dictature imposée pendant ces 13 ans, soit le 15 septembre jour de notre indépendance, m’a massivement accompagné dans les rues, conjurant les menaces publiques et la mauvaise habitude de continuer à remettre les biens nationaux au plus offrant, Comme si on était un no man’s land.
Nous ne porterons plus jamais le stéréotype de la République bananière, nous mettrons fin aux monopoles et aux oligopoles qui ne font qu’appauvrir notre économie. Un peuple généreux qui a arrosé de son sang la défense des forêts et des rivières, ne va pas oublier que, pendant la dictature, des centaines de meurtres de jeunes et celui de notre compagne Berta Cáceres ont été commis, ni la disparition forcée de Honduriens pour leur opinions, comme cinq compagnons garifunas [1] il y a deux ans.
Chaque millimètre de la Patrie qu’ils usurpèrent au nom de la sacro-sainte liberté de marché, Zedes, et d’autres régimes de privilège fut irrigué du sang des peuples originaires. Mon gouvernement social et démocratique va revenir à un état de justice et de droit, pour que cela ne se reproduise plus. Nous travaillons d’arrache-pied pour donner la priorité aux incitations et à l’élimination des abus fiscaux. Nous avons déjà commencé en promouvant une loi sur l’énergie comme bien public, en redonnant le droit aux travailleurs et en soutenant notre marché intérieur en investissant dans l’agriculture pour la sécurité alimentaire, en subventionnant les plus pauvres qui ne peuvent pas payer l’électricité.
Nous avons proposé de renégocier les accords de libre-échange. Nous avons pris la décision souveraine d’investir dans notre développement en remplaçant les importations, mais en faisant concurrence sur les marchés internationaux sans subventionner les excès des pays développés.
Nous reconnaîtrons l’importance de la femme dans la société en tant que pilier de celle-ci, et nous lui fournirons la santé, une éducation de qualité, la sécurité et la souveraineté alimentaire.
Pour le Honduras, chaque caravane de migrants qui fuit la dictature qui a été mise en place pendant plus de dix ans est une lourde perte pour notre pays et ses familles. Les chiffres nous indiquent que ce processus d’exode provoqué par l’injustice néolibérale génère plus de chômage et nous lie à une dépendance indésirable. Paradoxalement, dans notre pays, les migrants génèrent plus de recettes en devises que nombre des exportations traditionnelles, notre solidarité et notre accompagnement avec les expatriés.
Au Honduras, nous ne pouvons plus soutenir l’hypocrisie d’un système qui juge des crimes liés au trafic de drogues ; d’un personnage qu’ils ont pourtant soutenu pendant plus d’une décennie dans la forfaiture de crimes, deux fraudes électorales, et des crimes contre la patrie, contre des millions d’Honduriens.
Pour toutes ces raisons, nous allons mettre en place une commission internationale de lutte contre la corruption et l’impunité avec le soutien du Secrétaire des Nations Unies. Le Honduras n’aura d’avenir que s’il prend des mesures fermes pour démanteler définitivement la dictature économique néolibérale.
C’est pourquoi nous avons déjà commencé la refondation de la Patrie et de l’éducation avec les idéaux et les valeurs de notre héros national : Francisco Morazán Quezada. Au Honduras, mon gouvernement a entamé un processus de refondation et de changement profond qui repose sur quatre piliers fondamentaux :
La transformation révolutionnaire de l’éducation, élever l’esprit humain, et mettre fin au colonialisme.
Construire un modèle économique alternatif, profondément souverain.
Construire un système dont le centre est l’exaltation de l’humanisme, la solidarité, l’intégration avec les peuples frères, la Paix et le respect des droits de l’homme.
La nationalisation progressive des services publics tels que la santé, l’eau potable, l’électricité et l’internet.
Aujourd’hui que la guerre frappe à nouveau les plus pauvres du monde et que nous sommes des pays envahis, nous prônons le retour au respect de l’autodétermination des peuples, en rejetant l’infâme et brutal blocus imposé au peuple de la République sœur de Cuba.
Il est temps de discuter sérieusement de la multipolarité du monde.
Le président Barack Obama a fait les premiers pas vers la fin de cette infamie. Déjà Gustavo Petro décrète que l’agression contre la République bolivarienne du Venezuela doit cesser.
Peuples du monde entier !
Comme l’a dit notre collègue Berta Cáceres :
« Réagissons, il est encore temps »
Merci beaucoup
Communiqué du PCF Carhaix-Huelgoat et du PCF Finistère
Soyons solidaires de l’accueil des réfugiés, à Callac comme ailleurs
Une nouvelle fois les partis xénophobes font montre de haine et affichent leur discours du rejet de l’autre. C’est sur la peur et le mensonge qu’ils agissent. La Bretagne a des valeurs antifascistes, elle a toujours été ouverte aux autres et solidaire. Ces partis fascistes ne sont en rien les défenseurs des plus humbles, ils sont contre l’augmentation du smic, ne défendent pas les services publics, ainsi que l’égalité des droits pour toutes et tous. L’histoire nous enseigne que la monté des fascismes n’augure rien de bon pour les peuples. Ne laissons pas l’histoire bégayer, ne laissons pas la haine occuper la rue. Soyons solidaires de l’accueil, à Callac comme ailleurs, des réfugiés qui sont toujours et avant tout des victimes.
Le samedi 5 novembre à Callac soyons nombreuses et nombreux à dire non à ceux qui instrumentalisent le projet « horizon » par la peur et la désinformation. Rendez-vous près du plan d’eau, espace Kan an Dour à Callac à partir de 12h.
La candidature du port de Roscoff pour intégrer le réseau transeuropéen de transport n’a pas abouti. Le Parti communiste français demande au ministre des Transports de retourner plaider sa cause auprès de la Commission européenne. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL/ OUEST-FRANCE
Photo Port de Roscoff - Ouest-France, 3 novembre 2022
Le port de Roscoff (Finistère) n’a pas été retenu dans le réseau central européen de transport, le 20 octobre 2022. Le Parti communiste français demande au ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, aille insister auprès de la Commission européenne pour la faire changer d’avis.
Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, a annoncé que le port de Roscoff n’avait pas été retenu dans le réseau central européen, le 20 octobre 2022. « Il n’en satisferait pas les critères », détaille le Parti communiste français du Finistère, dans un communiqué.
Ce dernier rappelle cependant que le port roscovite a une place de stratégie depuis le Brexit : « Il devient la première porte d’entrée de l’Irlande vers l’Union européenne. »
Aussi, « l’activité portuaire importante déployée à Roscoff, le potentiel agroéconomique du territoire et l’intensité du transport voyageurs maritimes, dans laquelle elle se situe, justifient son inscription dans le réseau de transport transeuropéen ».
Si Roscoff est maintenu dans le réseau global, cela ne suffit pas pour, le PCF. Le parti demande à Clément Beaune « d’insister auprès de la Commission européenne afin que le port de Roscoff soit associé au port de Brest, et inscrit au réseau central RTE-T ».
Rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien et pour la Paix le 5 mars dernier à Brest place de la liberté (photo Eug)
Communiqué du PCF - Rassemblement de solidarité avec l'Ukraine du 12 novembre à Brest, place de la Liberté à 14h30
Le 24 février Vladimir Poutine ordonnait l’invasion illégale de l’Ukraine par l’armée russe, violant le droit international et l’intégrité d’un État souverain. Il déclenchait un conflit d’une ampleur inédite depuis 1945, qui appelle notre solidarité auprès du peuple ukrainien.
Illégale, et terriblement meurtrière, cette guerre ne connaît depuis février que l’escalade. Elle menace aujourd’hui la sécurité internationale.
Cette guerre c’est à ce jour selon le HCR, 8 millions d’Ukrainiens réfugiés à l’extérieur de l’Ukraine, des millions de déplacés intérieurs, plus de 15 000 victimes civiles, tuées ou blessées, ce sont des dizaines de milliers de morts au combat, ukrainiens et russes, ce sont des crimes de guerre. Et c’est la répression des dissidents et des conscrits en fuite. La jeunesse des deux pays est chaque jour fauchée dans les combats.
Le PCF condamne fermement les choix guerriers de Vladimir Poutine. Il exprime à nouveau sa solidarité avec les peuples russe et ukrainien emmenés dans la guerre et avec tous ceux qui s’y opposent courageusement en Russie et en Ukraine. Il réaffirme son attachement à la souveraineté du peuple ukrainien.
La guerre, c’est l’embrasement possible à tout instant en Moldavie, en Géorgie, et déjà à l’œuvre en Arménie avec l’attaque azérie. Ce sont tous les points de tension du globe ravivés, le spectre d’un nouveau conflit mondial, le retour de la menace de l’annihilation nucléaire.
Moscou réinterprète dangereusement la grammaire de sa dissuasion. Et la surenchère peut mener, de manière irresponsable, à l’éventualité d’un conflit nucléaire. Ces faits alarmants devraient d’ailleurs inviter à relancer, de la manière la plus vigoureuse qui soit, les discussions sur le désarmement multilatéral et un régime mondial d’interdiction des armes nucléaires.
La guerre entre la Russie et l’Ukraine, et derrière elle les forces de l’Otan, est un terrible engrenage dont nous aurons, nous le savons, beaucoup de mal à sortir.
Plus que jamais, le choix est clair : soit se laisser entrainer par l’engrenage guerrier et continuer d’ajouter de la guerre à la guerre ; soit avoir le courage de faire une proposition diplomatique pour rouvrir le chemin d’un cessez-le-feu et de la paix. Refusons toute surenchère belliciste des États-Unis et de l'OTAN. C’est par le respect des principes de la charte des Nations unies, ainsi que de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des préoccupations de sécurité de tous les peuples qu’il sera possible de le faire. Cela nécessitera une conférence européenne pour la paix et la sécurité collective avec l'ensemble des États. La France peut porter une telle offre politique, aux côtés des autres États qui se sont exprimés déjà dans ce sens.
Les communistes appellent toutes les forces de la paix à se mobiliser. Il est urgent d’agir !
Tous et toutes ensemble le samedi 12 novembre 2022 à 14 h 30 place de la Liberté à Brest mobilisons nous pour la paix.
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Les acteurs du marché des céréales s’engraissent pendant que les prix s’envolent -
Pendant que tout le monde s’inquiète de l’envolée des prix du carburant, du gaz, et des profits faramineux des géants de l’énergie, il y a un autre secteur économique qui se frotte les mains, c’est celui des industriels céréaliers dans le monde. La lecture récente d’un article d’un quotidien britannique (The Guardian) nous apporte à ce sujet quelques informations très intéressantes.
Il nous informe ainsi que le marché mondial des céréales est contrôlé, entre 70 et 90 %, par quatre grands groupes, Archer-Daniels-Midland Company, Bunge, Cargill et Louis Dreyfus, on les désigne dans le milieu par les lettres ABCD. Autrement dit, le marché mondial des céréales est encore plus concentré que celui de l’énergie, et l’article nous explique qu’il est encore moins transparent. Les prix de l’alimentation se sont envolés malgré l’existence d’abondantes réserves de grain, mais aucune transparence de la part de ces quatre groupes quant à la quantité de grains que chacun détient.
Donc, les comptes en banque s’étoffent, Cargill (la même entreprise qui a licencié des salarié.es chez nous, à Haubourdin) a enregistré une augmentation de 23 % de ses revenus pour atteindre un record de 165 milliards de dollars. Son concurrent Archer-Daniels-Midland Company a réalisé de son côté les profits les plus élevés de son histoire au second quadrimestre de cette année. Quant à Louis Dreyfus, il a enregistré en 2021 des profits en hausse de 80 % sur l’année précédente.
Les économistes libéraux décrivent en ces termes la situation : « C’est un marché relativement efficace. » De l’autre côté, des gens, dont nous sommes, portent l’idée qu’il faudra taxer les superprofits, n’en déplaise au représentant en pulls à col roulé, Bruno Le Maire. Aucun des quatre groupes sollicités n’a donné suite aux sollicitations du journaliste du Guardian.
Eux se font un blé fou, mais pour les peuples il y a du grain à moudre pour s’attaquer à l’implacable loi du marché.
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