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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:40
Lettre du MODEF aux parlementaires de gauche sur le projet de loi pour la protection et la souveraineté agricole
Lettre du MODEF aux parlementaires de gauche sur le projet de loi pour la protection et la souveraineté agricole

Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs du Nouveau Front Populaire,

Nous voulons vous interpeller sur le projet de loi d’urgence agricole pour la protection et la souveraineté agricole. L’examen du texte est prévu en séance publique à l’Assemblée nationale à partir du 19 mai pour un vote le 26 mai.

Cette proposition de loi apparaît comme une réponse aux exigences de l’Agriculture industrielle, intensive et productiviste avec un recours massif aux ordonnances qui contourne le débat démocratique.

Le MODEF est très inquiet par rapport aux mesures annoncées dans ce texte ! Cette loi prône des élevages industriels, la création de méga-bassines renommées « ouvrages de stockage d’eau » et des fermes agrivoltaïques.

Il est nécessaire de traiter la question des prix de base à la production afin de rémunérer le travail paysan ! En France, 43 % des agriculteurs ne dégagent pas un SMIC de leur activité selon l’étude de l’Observatoire de la rémunération équitable de Max Havelaar France.

Depuis des décennies, le gouvernement refuse de mettre en place des outils d’intervention sur les prix. Il faut arrêter avec les discours sur « l’économie administrée ». La compétitivité des productions a conduit à la disparation de nombreux paysans et la dégradation du revenu paysan au profit des grands groupes de l’agro-industrie et de la distribution.

Mesdames et Messieurs les Députés, nous vous demandons de voter unanimement le nouvel article 19 bis (nouveau). Il permettrait d’améliorer le revenu des paysan.nes même si nous souhaiterions des prix minimums garantis par l’État.

Cet article prévoit une clause de révision automatique des prix du contrat en fonction de la variation, à la hausse ou à la baisse, du coût des matières premières agricoles entrant dans la composition du produit alimentaire ou du produit destiné à l’alimentation des animaux de compagnie.

Les parties fixent les modalités selon lesquelles le prix convenu est révisé. Ces modalités prennent en comptent plusieurs indicateurs disponibles reflétant l’évolution du prix des matières premières et des facteurs de production, incluant obligatoirement des indicateurs relatifs aux coûts de l’énergie, dont le Gazole Non Routier (GNR).

La grande distribution et les industriels refusent de rouvrir les négociations commerciales alors que les coûts de production ont augmenté à cause du conflit au Moyen-Orient et les prix payés aux producteurs de viande bovine, volaille, porcs … chutent.

Le rapporteur a demandé aux auteurs de l’amendement de préciser pour la séance publique la définition exacte du « coût de production retenu ». Aujourd’hui, nous avons tous les outils pour déterminer les coûts de production par production, par bassin de production avec FranceAgriMer, l’IDELE – institut de l’élevage, les cabinets comptables et les Chambres d’Agriculture.

Le Directeur des marchés, études et prospectives de FranceAgriMer a présenté une étude très précise sur le GNR à la réunion filière organisée par la Ministre de l’Agriculture et le Ministre des PME. 88 % des exploitations agricoles utilisent du GNR. La charge de GNR est une charge constante pour les fermes agricoles. Elle représente 3 % des charges et s’élève en moyenne à 8 732 € en 2024.

Cette loi ne répond pas aux attentes des paysan.nes en colère et des fermes familiales. Le MODEF souhaite une loi valorisant une alliance entre le travail des paysans et les valeurs d’usage des biens communs globaux.

Nous voulons une loi agricole soucieuse des paysans, de la rémunération de notre travail, de la préservation de la biodiversité et de la santé, tout en luttant contre les souffrances de la précarité alimentaire. Elle traiterait de l’installation de centaines de milliers de jeunes sur des unités de production à taille humaine, d’une revalorisation des retraites agricoles à hauteur du SMIC net, d’un véritable droit à l’alimentation, d’une caisse mutualiste publique pour les aléas climatiques …

L’agriculture comme l’ensemble des productions humaines subit de plein fouet les contradictions du système de production capitaliste. Mesdames, Messieurs les Députés, on compte sur vous pour éviter la disparition des fermes familiales.

                                                                                                 

Victoire VIOLANES                                                                         Frédéric MAZER

Co-Présidente du MODEF                                                           Co-président du MODEF

 

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:32
Arrestation de la flotte humanitaire pour Gaza, solidarité avec la Palestine - Rassemblement samedi 23 mai à 17h30 Square de la Résistance à Morlaix

ENCORE UNE FOIS avec le peuple palestinien contre le génocide, l'occupation, la colonisation et l'apartheid !
Pour la libération de tou.te.s les militant.es de la flottille humanitaire pour Gaza. Retrouvons-nous à MORLAIX le plus nombreux possible à l'appel de l'Afps du Pays de Morlaix

Le PCF Pays deMorlaix est bien entendu et comme toujours solidaire de cette manifestation et y sera présent. 

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:24
Frais de scolarité des étudiants extracommunautaires : l’impasse gouvernementale de la sélection par l’argent - Tribune de Camille Mongin, secrétaire nationale de l'Union des Etudiants Communistes, dans L'Humanité du 19 mai 2025
Frais de scolarité des étudiants extracommunautaires : l’impasse gouvernementale de la sélection par l’argent

Tribune

Par Camille Mongin, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)*.

À l’heure où se prépare le budget 2026, le gouvernement choisit de durcir une politique déjà largement contestée : l’imposition des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers. Face à ces orientations, nous devons soutenir la vision d’un service public de l’enseignement supérieur accessible à toutes et tous.

Cette orientation ne sort pas de nulle part. En 2019, le plan « Bienvenue en France » marquait une rupture majeure avec le principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Sous couvert d’attractivité internationale, il introduisait des droits d’inscription multipliés par 16 pour les étudiants hors UE. Nous l’affirmons : faire payer davantage les étudiants étrangers ne rend pas l’université française plus attractive, cela la rend simplement plus injuste.

Face à cela, de nombreuses universités avaient refusé d’appliquer ces hausses, maintenant un accès plus égalitaire. Mais aujourd’hui, le gouvernement persiste et impose. Le 20 avril dernier, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a décidé de passer en force contre les résistances, en annonçant la fin de la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extracommunautaires de ces frais d’inscription différenciés. Ils devront donc débourser à la rentrée universitaire 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master.

Ce choix n’est pas technique, il est profondément politique. Il intervient dans un contexte d’autonomisation forcée des universités auxquelles l’État impose de fausses solutions budgétaires. Il entérine une transformation de l’enseignement supérieur français, désormais alignée sur les logiques du marché, où les étudiants deviennent des clients solvables.

Ce choix est une impasse, et il aggrave des situations déjà critiques. Une université qui sélectionne par l’argent renonce à sa mission de service public.

 

En 2024-2025, un étudiant sur six dans les universités françaises était international. Parmi eux, 40 % déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins essentiels, contre 16 % des étudiants français. Seuls 2 % des étudiants extracommunautaires sont éligibles aux bourses sur critères sociaux. La suppression des APL pour les étudiants hors UE et non boursiers a déjà renforcé leur précarité. L’accumulation de ces mesures exclut une partie de la jeunesse mondiale et fait d’elle une véritable variable d’ajustement budgétaire.

Dans ces conditions, étudier devient pour beaucoup un combat quotidien. Faute de ressources, nombre d’étudiantes et d’étudiants étrangers sont contraints de travailler pour continuer leurs études. Ces emplois se font bien souvent dans l’ombre : travail non déclaré, horaires extensifs, absence de droits. Cette politique alimente ainsi la constitution d’une main-d’œuvre précaire, corvéable et à la merci du patronat. Elle organise, de fait, l’exploitation de celles et ceux qu’elle prétend accueillir.

Cette situation pose une fois de plus la question de l’enseignement supérieur que nous voulons : voulons-nous d’un enseignement supérieur qui continue de trier et précariser les étudiants ? Ou voulons-nous un service public du savoir, ouvert, fondé sur la coopération ?

Il est urgent de le réaffirmer : les étudiants étrangers ne sont pas une charge pour la France mais un maillon essentiel de la production scientifique nationale. En persistant dans cette voie, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une université inégalitaire, fermée trahissant l’exigence d’un service public de partage et de construction collective des connaissances. Nous refusons ce basculement. Défendre l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, c’est affirmer que le savoir est un bien commun – et qu’il ne saurait être réservé à celles et ceux qui peuvent payer.

Nous demandons l’abrogation immédiate des frais d’inscription différenciés et le rétablissement d’un accès égal à l’enseignement supérieur pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité. Le savoir n’est pas une marchandise. L’université n’est pas un marché. Étudier en France ne doit jamais devenir un privilège.

 

* Camille Mongin, étudiante en biologie, était secrétaire départementale du Mouvement des Jeunes Communistes dans le Finistère et candidate du PCF à Brest sur la liste de la Gauche unie pour Brest en mars 2026 (Note du Chiffon Rouge)

 

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:20
Liste noire : Bolloré veut réduire les artistes au silence - Éditorial de l'Humanité par Maud Vergnol  le 18 mai 2026
Liste noire : Bolloré veut réduire les artistes au silence
 
Éditorial de l'Humanité par Maud Vergnol
 
 le 18 mai 2026
 
Il est des scènes qui résument une époque. Celle jouée dimanche à Cannes en fait partie. Là même où le cinéma est censé célébrer la liberté de création, le directeur de Canal Plus a annoncé que les 600 signataires de la tribune « Zapper Bolloré » ne travailleraient plus avec son groupe. Une liste noire, en somme.
« Il n’y a pas d’alternative à Canal Plus » : la phrase tourne en boucle dans la profession, comme un mantra fataliste. C’est faux. Les alternatives existent, à condition d’avoir une ambition politique, de « renoncer au renoncement », pour empêcher, comme alertait Jack Ralite, que « l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit ».
Les idées ne manquent pas pour reconstruire une véritable politique culturelle, comme la France a su le faire avec talent à plusieurs reprises dans son histoire. Quand les rédactions et les maisons d’édition tombent les unes après les autres dans l’escarcelle du milliardaire, que le spectacle vivant étouffe sous l’austérité budgétaire et que les artistes sont sommés de choisir entre leur parole et leur carrière, il est grand temps de se réveiller.
Partout, la concentration économique transforme progressivement la culture en industrie de validation idéologique et commerciale. À un an de la présidentielle, la gauche aurait tort de considérer la culture comme un sujet secondaire ou décoratif. Dans les temps de crise, la culture n’est jamais un luxe. Elle est la condition de notre humanité.
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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 19:33
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet
8 mai 2026 à Morlaix, place Rol Tanguy - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet

8 mai 2026 - Discours d'hommage à Rol Tanguy par Lucienne Nayet 

Remerciements de Claire, Hélène et Francis de rendre hommage à leur père Henri Rol Tanguy ce 8 mai qui marque la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe, mettant fin aux années de conflits dévastateurs et où les combats ont enfin cessé. 

La vie de Henri Rol Tanguy a été au service de la liberté. Né en 1908 à Morlaix, il représente une génération pour qui l'engagement était une nécessité, un sens dans sa vie, un homme dont je vais retracer quelques grandes lignes de son parcours. 

Son engagement se déploie d'abord dans les brigades internationales puis dans la Résistance et après guerre dans son action mémorielle:  

à l'ANACR (association nationale des combattants et amis de la résistance) 

et à l'ACER (Amis des combattants de l'Espagne Républicaine)

Défendre la République espagnole en 1936, c'est une forme de conscience politique lucide à l'époque face aux menaces qui pèsent sur l'Europe. Pour Henry Rol Tanguy la lutte n'a pas de frontière, c'est déjà un chemin pour défendre la liberté en France. Il a eu de nombreuses activités syndicales et politiques. 

Il a été secrétaire de syndicat de la métallurgie de la région parisienne CGT avec Jean-Pierre Timbaud, commissaire politique avec les Brigades Internationales, chef d'état major des FFI de la région parisienne, colonel de l'Armée française, membre du Comité central du PCF.    

Depuis 1936, avec le syndicat de la métallurgie, Henri Tanguy menait une intense campagne de solidarité avec la République espagnole plongée dans la guerre civile depuis juillet 1936. 

Henri Tanguy demande à plusieurs reprises mais en vain à partir se battre en Espagne. En 1937, le PCF demanda à ses cadres de renforcer les Brigades, et Henri Rol Tanguy accepta de faire partie de ce contingent. Il a été désigné commissaire politique de la 14 ème Brigade "La Marseillaise". 

Blessé le 18 juin 1938, d'une balle dans la poitrine, il rejoint son poste après quelques journées passées à l'hôpital, refusant d'attendre l'extraction du projectile. Il participe à la vaste offensive de l'Ebre à Tortosa et dans la Sierra Cabalis de juillet à septembre 1938. 

Revenu en France, à la dissolution des Brigades, Henri Rol Tanguy reprend ses responsabilités au syndicat des Métaux et au Comité de la Région de Paris du PCF. 

Le 5 octobre 1940, apprenant qu'une vague d'arrestation frappe les militants du PC, il entre dans la clandestinité. Il participe à la mise sur pied de l'organisation spéciale (O.S), le PCF lui confie la responsabilité du secteur sud de Paris et de sa banlieue d'où il organise des sabotages contre les forces allemandes. 

Son épouse Cécile, entrée également dans la Résistance, comme agent de liaison, joue un rôle très important auprès de lui. En Août 1941, il est chargé avec Raymond Losserand et Gaston Carré dans la Région parisienne de groupes armées qui en 1942 deviennent les FTP (mouvement de résistance communiste armée). 

Et dans ce trio de résistance, il exerce la fonction de responsable militaire. Losserand et Carré sont arrêtés en 1942 et fusillés 5 mois plus tard. 

C'est là qu'il change de zone pour sa sécurité et œuvre dans la région du Poitou-Anjou.  Il revient en 1943 en Région Parisienne pour diriger avec Joseph Epstein les FTP en région parisienne. 

Il est aussi nommé en tant que FTP au sein des comités d'action contre la déportation chargés de saboter les départs au STO. 

Il passe à l'état major de toute la Région Parisienne qui regroupe 11 départements autour de Paris et le 1er juin 1944, il devient colonel régional des FFI et prend son pseudonyme Rol qui lui vient d'un ami des Brigades Internationales, le légendaire Rol, décédé pendant la guerre d'Espagne en combattant des Brigades internationales (Théo Rol, tué en 1938 pendant la bataille de l'Ebre alors que Henri Tanguy se trouvait à ses côtés). 

Oui il combat mais il comprend très vite qu'il faut s'organiser, se structurer, entretenir des réseaux et maintenir les liens entre les différents groupes de résistants. Son rôle a été très important et déterminant. 

Il s'engage totalement à la préparation de la libération de la capitale en liaison étroite avec le comité d'action militaire du CNR dirigé par le Général de Gaulle et Jacques Chaban Delmas. 

Le 17 août 1944, l'état-major de la Résistance appelle à la lutte décisive. Le 21 août, il fait afficher l'ordre de dresser des barricades, 600 brigades sont réalisées et avec 100 000 hommes sous ses ordres il libère une grande partie de la capitale, Paris, en 3 jours, jusqu'au 24 août. Le 25 août, c'est l'acte de reddition signé par Von Choltiz et le Général Leclerc, acte que Rol Tanguy contresigne. Ce moment marque l'aboutissement de plusieurs années de lutte, mais aussi la victoire d'un engagement collectif. 

Après la guerre, une phase moins connue, Henri Rol Tanguy ne se retire pas de la vie politique. Il comprend rapidement que l'histoire de la Résistance dans sa diversité ne s'arrête pas là, à la victoire des Alliés. Il s'engage pour poursuivre le combat mémoriel à l'ANACR dont il devient président en 1946, et à l'ACER pour transmettre les valeurs de l'engagement pour la République espagnole et les brigades internationales. Son objectif est évident et ses enfants le rappellent - sa fille Claire est aujourd'hui présidente de l'ACER: le souvenir ne doit pas s'effacer, les sacrifices jamais s'oublier, la volonté de construire une République d'égalité, de justice et de fraternité doit rester ce qui guide. 

Rendre hommage à Rol Tanguy aujourd'hui, ce n'est pas seulement honorer son histoire, c'est interroger le monde qui vacille bougrement. 

Les situations nationale et internationale sont graves, les guerres tuent tous les jours des populations civiles, détruisent les infrastructures nécessaires à la vie des peuples, le droit international est bafoué. Dans notre pays, l'extrême-droite s'installe, dangereuse pour notre démocratie, l'histoire nous l'a enseigné. Ils distillent des discours racistes, antisémites, complotistes, de rejet de la différence. 

Des bottes sont prêtes à écraser les esprits, la raison et la connaissance, de l'histoire, la mémoire de ces hommes et femmes qui ont donné leur vie, qui ont combattu comme Rol pour la liberté, l'égalité et la solidarité. 

Rol Tanguy c'est avant tout l'espoir, l'audace d'un monde meilleur. 

Engageons la jeunesse dans cette voie citoyenne courageuse. 

Lucienne Nayet, 

Célébration du 8 mai 2026, 1er moment devant la stèle d'hommage à Rol-Tanguy, place Rol-Tanguy devant la gare de Morlaix, de 9h30 à 10h.   

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 18:55
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
8 mai 2026 - Hommage aux cheminots des gares de Morlaix et Plouigneau victimes de la seconde guerre mondiale par Loic Le Gall, pour la CGT Cheminots
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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 17:16
Morlaix-Roscoff - Lettre de la CGT Cheminots du Pays de Morlaix à la députée Sandrine Le Feur

Madame la députée

Le Télégramme nous apprend votre décision de proposer la candidature de la 4ème circonscription du Finistère à la ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation afin de mettre en œuvre une nécessaire démarche de décarbonation.

Consciente des enjeux climatiques et de la nécessité de décarboner les mobilités, la CGT cheminots alerte depuis de nombreuses années sur la nécessité urgente de la réouverture de la ligne Morlaix Roscoff et de sortir de l’aveuglement ayant mené à son abandon.

Qui peut mieux qu’une ligne de chemin de fer décarboner les mobilités ?

Elle coche d’ailleurs toutes les cases du SCOT du pays de Morlaix.

Faut-il rappeler que le fret ferroviaire représente seulement 7% du transport en France en 2025 et à peine 1% en Bretagne.

Sur l’axe Morlaix St Pol de Léon Roscoff , le potentiel transportable est de l’ordre de 240 000 voyageurs (source Etude SYSTRA 2018)

En fret, rien que la plate-forme SICA de Saint Pol de Léon manipule 200 000 tonnes de légumes par an.

 

La décarbonation est bien entendu nécessaire mais l’augmentation incontrôlé du coût des énergies fossiles plaide également en faveur de la réouverture de la ligne.

Qui mieux que le train peut transporter les personnes en fauteuils roulants, les vélos, les animaux de compagnie avec une qualité de voyage inégalable. Dès demain des trains à batteries pourront circuler sur cette ligne avec zéro émission de CO2, la réouverture de cet axe ne nécessitera pas 1 cm2 supplémentaire, pas d’imperméabilisation des terres. Toute l’infrastructure est déjà là, il suffit de renouveler la voie en changeant le ballast, les traverses et les rails pour une exploitation de 50 années environ comme la SNCF le fait sur toutes les lignes du Réseau. Il y aura des emplois à la clef Pour l’exploitation et la maintenance de la ligne. La relance de à fer et à flots sera envisageable.

Quitte à décarboner allons plus loin, servons-nous des gares désaffectées de Taulé Henvic et de Plouénan Kerlaudy du pont sur la Penzé pour en faire des champs photovoltaïques.

Nous avons encore plein d’idées pour la relance et le développement de cette infrastructure et nous restons à votre disposition pour échanger sur le devenir de cet axe.

Alors, chiche madame la députée, décarbonons et électrifions les usages.

Nous vous prions d’agréer madame la députée l’expression de nos respectueuses salutations.

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 17:02
La vie de la fédération - Lettre du PCF Finistère à ses adhérents sur le Congrès national et départemental

La Vie de la fédération

A Brest le 13/05/2026

Cher.e camarade, 

Le samedi 6 juin et dimanche 7 juin jusqu'à 12h aura lieu le vote des adhérents du PCF à jour de cotisation*, pour le choix de base commune du 40 ème Congrès national du PCF qui aura lieu les 3, 4, 5 juillet à Lille. 

Une proposition de base commune du Conseil National, "Un communisme de conquêtes" adoptée, suite aux travaux de la commission texte, et après amendements, à la majorité des membres du Conseil National est désormais soumise à la discussion et à la lecture des communistes, en même temps que 3 "textes alternatifs" qui ont rempli les conditions statutaires nécessaires pour se présenter au vote des communistes et devenir ainsi de possibles bases communes : 

- "Pour battre l'extrême-droite et ouvrir l'espoir. Communistes à l'offensive"

- "Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme". 

- "Résister et construire. Une nouvelle page du communisme".

 

Le résumé officiel de chacun des textes, validé par les représentants des textes concernés, vous est transmis dans ce courrier avec le bulletin officiel de vote. La transmission aux sections d'une brochure papier provenant de la direction nationale, avec les 4 textes imprimés aura lieu la semaine prochaine. Pour faciliter l'appropriation par chaque camarade des enjeux, points de vue et différences de ces 4 textes ces documents seront disponibles à la fédération et auprès de chaque section.  

Les résumés et 4 textes intégraux sont aussi sur le site du congrès ainsi que le bulletin de vote, vous pouvez en prendre connaissance dès à présent.

La fédération ou les sections peuvent aussi en imprimer à la demande.  

 

Merci à un maximum de camarades de participer au vote des 6 et 7 juin qui a beaucoup d'importance pour l'orientation de notre parti dans les années à venir et la vitalité démocratique de notre organisation. Il est possible de se mettre à jour de ses cotisations jusqu'au moment du vote. 

 

Une commission départementale du vote, émanant de l'exécutif départemental, centralisera les résultats dimanche 7 juin à partir de 12h pour les transmettre au national. 

Le texte qui arrivera en tête dimanche 7 juin deviendra la base commune de discussion de tous les communistes et sera soumise aux amendements des congrès de section les 13 et 14 juin, et du congrès départemental le samedi 20 juin, comme du congrès national des 3 au 5 juillet. 

 

L'heure est aujourd'hui au débat et à la réflexion des communistes. Et à l'exercice par chacun de sa souveraineté d'adhérent. 

Ces débats auront lieu dans beaucoup de sections avant ou au moment du vote qui aura principalement lieu dans chaque section les samedi 6 et dimanche 7 juin selon les modalités établies par chaque section, dans le cadre statutaire. 

 

Le vote par procuration est possible en transmettant l'information au mandataire comme au secrétaire de section. 

 

Le vote par correspondance, directement à la fédération, est possible aussi en envoyant un courrier à la fédération du PCF Finistère, 5 rue Henri Moreau 29200 BREST, sous réserve d'envoyer le vote suffisamment tôt pour qu'il arrive pour le samedi 6 juin (mettre une enveloppe anonymisée avec le bulletin dans un autre enveloppe, avec mention de votre section et de votre identité). 

 

Le samedi 20 juin, le Congrès départemental débattra et votera sur les amendements, et élira la délégation du Finistère au Congrès National à Lille (8 représentants de la fédération avec droits de vote, à parité). Il aura aussi pour mission d’élire le conseil départemental et le ou la secrétaire départemental.e

Le Congrès départemental aura lieu :

Salle de l'Astrolabe au Relecq-Kerhuon

Samedi 20 juin de 9h à 18h.

Le Congrès se fera en présence de 65 à 70 délégués des sections (1 délégué de droit par section + 1 délégué par tranche de 10 adhérents entamée). 

Le Congrès départemental sera préparé, en plus des 2 assemblées générales que nous avons eu cette année déjà, le samedi 14 février à Carhaix, et le samedi 4 avril à la MPT de Quimerc'h, par plusieurs conseils départementaux, dont celui du mercredi 10 juin à la MPT de Quimerc'h.

La commission de candidature et la commission texte auront lieu pour la première à Brest et la seconde à Pont de Buis le mercredi 17 juin.    

Débattons en toute fraternité, en communistes tous autant les uns que les autres soucieux de l'avenir de leur organisation, de leurs idées et de leur utilité collective.  

Fraternellement,

Christian Beaumanoir, Claude Bellec, Jean-Paul Cam, Ismaël Dupont, Gladys Grelaud, Taran Marec, Erwan Rivoalan, Ronan Tanguy, pour l'exécutif de la fédération PCF du Finistère 

 

*Il est possible de se mettre à jour de sa cotisation, règlement des trois derniers mois, jusqu’au jour du vote

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 16:58
Loi de programmation militaire : libertés en berne, état d’alerte permanent

L'éditorial de Maud Vergnol

Publié le 16 mai 2026, L'Humanité

Les droits mettent des siècles à se conquérir, quelques semaines à se perdre. À un an de l’élection présidentielle, alors que son bilan en matière de libertés publiques est déjà accablant, Emmanuel Macron ne désarme pas. Le projet de loi de programmation militaire « pour faire face au retour de la guerre » – dont l’examen n’a pas été achevé dans les délais prévus et devrait reprendre le 18 mai – en est une nouvelle illustration.

Il fixe d’ici à 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises, prévoit un budget de 36 milliards d’euros supplémentaires pour atteindre 436 milliards (sans préciser comment les financer), mais propose également d’instaurer un « état d’alerte de sécurité nationale ».

Autrement dit : un état d’exception économique et politique. Sur simple décision du Conseil des ministres, l’exécutif pourrait suspendre des pans entiers de la législation au nom d’une menace « grave et actuelle » dont il serait le seul juge. Qu’une telle disposition tombe entre les mains d’un pouvoir d’extrême droite, et l’on mesure l’étendue du danger.

Cette initiative présidentielle n’est pas un accident de fin de parcours : elle s’inscrit dans une lente érosion des libertés publiques amorcée dès le premier quinquennat Macron. Arrestations préventives de manifestants, dissolution arbitraire d’associations au nom du « séparatisme », bureaucratisation du droit de manifester, surveillance algorithmique légalisée sous prétexte de sécurité : la République en est venue à se défendre de ses propres citoyens.

Les récents rapports d’Amnesty International, de la Ligue des droits de l’homme ou de Human Rights Watch dressent tous le même constat : la peur est devenue un instrument de gouvernement. En 2025, le Comité des Nations unies contre la torture dénonçait déjà les violences policières et la banalisation du recours à la force en France, en particulier contre les minorités et les mobilisations écologistes.

 

L’arsenal législatif n’a cessé de s’étoffer au rythme des faits divers et de la droitisation extrême du débat public : loi « séparatisme », loi « sécurité globale », extension des pouvoirs préfectoraux, dispositifs de surveillance de masse expérimentés pour les jeux Olympiques puis pérennisés.

Chaque texte, pris isolément, peut paraître limité. Ensemble, ils dessinent la bascule d’un pays, où l’ordre et la réduction des contre-pouvoirs deviennent une fin en soi. Dans un climat saturé d’invectives contre l’État de droit et l’indépendance de la justice, le pouvoir macroniste n’a pas joué le rôle de garde-fou qu’on était en droit d’attendre : il a bien souvent allumé la mèche, déroulant le tapis rouge aux obsessions de l’extrême droite et préparant ainsi ses possibles victoires électorales.

Quand les lanceurs d’alerte, les syndicalistes et les militants climatiques sont criminalisés, quand les associations sont asphyxiées financièrement ou contraintes à l’autocensure par crainte de dissolution, la démocratie s’assèche. La France, qui aime tant donner des leçons de liberté au reste du monde, en est venue à contester les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme et à vilipender ses propres juges.

Ce reflux démocratique n’est pas une fatalité. Les libertés s’usent quand on cesse de les défendre. Le véritable « réarmement » de la France ne sera ni militaire ni sécuritaire : il sera démocratique et passera par le refus obstiné de l’arbitraire, par la défense indéfectible des droits fondamentaux, par cette vigilance populaire sans laquelle les démocraties s’éteignent, doucement, mais sûrement.

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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 16:54
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Le débat de notre 40e Congrès se poursuit.

La commission de transparence des débats du Congrès s'est réunie le 4 mai pour procéder à la validation des textes alternatifs au projet de base commune du Conseil national « Un communisme de conquêtes ».

Lire le communiqué de la commission de transparence des débats

Le débat vit aussi au travers des près de 600 contributions déposées sur le site internet du Congrès.

Lire les contributions


Le journal du Congrès est disponible ! Il sera envoyé dans toutes les fédérations pour mise à disposition des adhérentes et adhérents.

Tu y retrouveras :

  • l'édito de Fabien Roussel
  • le mode d'emploi du Congrès
  • le projet de base commune du Conseil national
  • les trois textes alternatifs
  • le bulletin de vote

Lire le journal du Congrès

 
 
Le projet de base commune du Conseil national, « Un communisme de conquêtes ».

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé

 
 
Le texte « Communistes à l'offensive ». 

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé


Le texte « Stratégie communiste ». 

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé


Le texte « Résister et construire, une nouvelle page du communisme ». 

⏩ Le texte est à lire et télécharger sur le site du Congrès.

Lire le résumé

 

6 & 7 juin : Vote des communistes pour le choix de la base commune

13 & 14 juin : Congrès de section

20 & 21 juin : Congrès départementaux

3, 4 & 5 juillet : Congrès national


De manière générale, tu retrouveras toutes ces informations sur le site dédié au congrès qui évolue au fur et à mesure du processus et où tu pourras suivre le congrès en direct.

⏩ Rendez-vous sur https://congres2026.pcf.fr/

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