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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 19:06
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Roussel (PCF) propose que les "directions" des partis de gauche se "rencontrent rapidement"
 
 
 
 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a appelé jeudi les "directions" des "forces de gauche et écologistes" à se réunir "rapidement" pour construire une "alternative politique de progrès", face "aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe".

 

Les communistes ont acté, lors de leur Conseil national le weekend dernier, leur volonté d'une "union populaire" pour une "gauche de combat" contre la politique d'Emmanuel Macron, résolution sur laquelle s'appuie M. Roussel dans un courrier adressé à Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Olivier Faure (PS), David Cormand (EELV) et Benoît Hamon (Générations), et transmis à la presse.

 

"Face aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe, il y a pour nous urgence à construire, avec les forces de gauche et écologistes, mais aussi avec les citoyens et le mouvement social, une riposte à la hauteur et d'ouvrir ainsi les conditions d’une alternative politique de progrès", écrit Fabien Roussel dans cette lettre.

 

Cela "me conduit à vous proposer que nos directions respectives se rencontrent rapidement pour échanger sur les initiatives politiques que nous pourrions prendre ensemble", ajoute-t-il.

 

"Ensemble, il nous appartient de nous rassembler, sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque, sur des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant au pouvoir du capital, de ne pas nous contenter de discussions de sommet, mais de mener des combats communs qui permettent de faire reculer les puissances d’argent", écrit par ailleurs le Conseil national dans sa résolution.

 

"Le référendum contre la privatisation d'Aéroports de Paris", la mobilisation "contre la vie chère et la hausse des tarifs de l’électricité", "un vrai plan d’urgence pour nos services publics", la "reconquête industrielle" ou encore "des mesures ambitieuses pour le climat" et la "justice fiscale" sont cités par ce texte comme de potentiels terrains d'entente à gauche.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF s'adresse aujourd'hui aux forces de gauche et écrit aux responsables des mouvements de gauche. Vous trouverez ci-joint le courrier envoyé à Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Generation.S) et David Cormand (EELV),
ainsi que l'appel du Conseil national du PCF qui s'est tenu ce Week-end.
 
Le Conseil national du Parti Communiste Français, réuni ces 16 et 17 juin 2019, a adopté l’appel
« Construisons une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France », que vous trouverez
ci-joint.
Face aux dangers de la situation politique dans notre pays et en Europe, il y a pour nous urgence à
construire, avec les forces de gauche et écologistes, mais aussi avec les citoyens et le mouvement
social, une riposte à la hauteur et d’ouvrir ainsi les conditions d’une alternative politique de progrès.
C’est le sens de la démarche que nous souhaitons mettre en débat et qui me conduit à vous proposer
que nos directions respectives se rencontrent rapidement pour échanger sur les initiatives politiques
que nous pourrions prendre ensemble.
Mon cabinet se tient à votre disposition pour organiser cette rencontre.
Je vous prie de croire, Chers amis, chères amies, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
 
Fabien Roussel
Secrétaire National du Parti Communiste Français

Appel du Parti communiste français
« Construisons une union populaire qui porte un nouvel espoir pour la France »

Les élections européennes achevées, le président de la République prétend aggraver sa politique au
service des ultrariches. Le droit à la retraite et celui des privés d’emplois à être correctement indemnisés
sont dans son collimateur. La santé, le transport ferroviaire public, l’Éducation nationale font les frais de
sa volonté de déréguler et privatiser. Il laisse s’opérer des plans de licenciements et autres opérations
financières menaçant ce qu’il demeure de notre industrie, et il ne se préoccupe d’écologie que le temps
des discours.
La colère est toujours aussi forte, l’espoir que cela change aussi. Il n’en est que plus grave que ce pouvoir
arrogant veuille réorganiser la vie politique française autour de son face-à-face avec l’extrême droite. Ce
jeu cynique installe le parti de la haine en alternative aux choix gouvernementaux, il fait courir un
terrible danger à la République.
Jamais le pays n’a eu autant besoin d’une gauche de combat, qui reprenne l’initiative à M. Macron et
empêche l’extrême droite de réaliser un hold-up sur l’exaspération populaire. Jamais notre peuple n’a
été à ce point orphelin d’une perspective de transformation sociale, d’égalité et de fraternité, de
démocratie et de restauration des équilibres écologiques détruits par un capitalisme avide.
Le Parti communiste français s’adresse donc aux hommes et aux femmes soucieux d’ouvrir un débouché
à la hauteur de leurs aspirations et de leurs engagements, mais aussi à l’ensemble des forces de gauche
et écologistes, aux organisations syndicales et au monde associatif, aux collectifs de citoyen·ne·s.
Ensemble, il nous appartient de nous rassembler, sans exclusives ni volonté hégémonique de quiconque,
sur des contenus qui portent une volonté d’alternative s’attaquant pouvoir du capital. De ne pas nous
contenter de discussions de sommet, mais de mener des combats communs qui permettent de faire
reculer les puissances d’argent et d’arracher des victoires. D’en appeler à l’implication de toutes et tous.
Nous pouvons ainsi, nous devons nous unir pour une autre réforme des retraites assurant justice et
progrès pour chacun et chacune, gagner le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris,
mobiliser contre la vie chère et la hausse des tarifs de l’électricité, obtenir un vrai plan d’urgence pour
nos services publics, faire de la reconquête industrielle une grande priorité nationale, agir pour
l’augmentation des salaires et des pensions, faire avancer des mesures ambitieuses pour le climat, lutter
pour la justice fiscale.
Nous pouvons, dans les communes et les quartiers, sur les lieux de travail et d’études, favoriser
l’initiative populaire, permettre à chacune et chacun de prendre la parole et de peser, sur les choix de
batailles à mener autant que sur les propositions à mettre en avant, afin que leurs exigences se trouvent
prises en compte.
Les élections municipales seront également l’occasion de mettre en échec le pouvoir macronien, la
droite et l’extrême droite dans le plus grand nombre de villes. Elles doivent assurer de larges majorités à
des politiques de gauche novatrices.
Pour ce qui le concerne, le Parti communiste français met en débat ses dix propositions pour la France.
C’est sa contribution à la libre discussion et à l’action qu’il nous faut désormais organiser partout. Pour
faire émerger un projet partagé, il portera ses propositions dans les initiatives allant dans ce sens et
engagera lui-même les démarches nationales pouvant favoriser le rassemblement.
Travaillons à l’union populaire qui pourra demain changer le destin de la France.

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:53

RÉFORME DE L’ASSURANCE-CHÔMAGE : L ’ACTE II DU QUINQUENNAT S’INSCRIT DANS LA CONTINUITÉ DU PROJET DE DÉMANTÈLEMENT DES PROTECTIONS COLLECTIVES

L’actualité des prochains mois va être rythmée par la contre-réforme des retraites et par celle, concomitante, de l’assurance-chômage dont le gouvernement a dévoilé les grandes lignes et qui vise à réduire les droits des salariés et des privés d’emplois.

Le lapsus de la ministre du Travail présentant les 12 mesures, comme destinées à « améliorer la précarité », est révélateur de l’attaque de l’exécutif. En introduisant la dégressivité et le plafonnement des allocations chômage pour les cadres, le gouvernement prépare la prochaine étape qui consistera à généraliser la dégressivité à l’ensemble des salariés. Comme lors de la suppression de l’universalité des prestations sociales en 2014 pour les familles les plus aisées, Monsieur Macron et ses ministres organisent le « ras-le-bol fiscal » et la désolidarisation des cadres au système d’assurance chômage. Et pour les privés d’emploi, les nouvelles règles d’indemnisation seront durcies et vont entrainer à l’avenir une baisse de l’allocation mensuelle.

Alors que 87 % des embauches se font aujourd'hui en contrat court et qu’un tiers des contrats courts durent une journée, le système de bonus-malus pour sanctionner les employeurs qui abusent sera très limité avec une mise en place seulement au 1er janvier 2020, et concernera uniquement les entreprises de plus de 11 salariés relevant de 7 secteurs d’activité dont sont exclus le bâtiment et la santé.

Nous ne laisserons pas se poursuivre le projet du gouvernement de démantèlement des protections collectives, alors que d’autres choix sont possibles pour l’assurance chômage. Il faut mettre en œuvre un plan d’investissement et de recrutement dans la fonction publique avec une redirection du CICE vers les petites entreprises, réduire le temps de travail en généralisant les 32 heures et enfin mettre en place un véritable système de sécurité d’emploi et de formation où chaque travailleur.se pourrait alterner, de sa sortie de formation initiale jusqu’à sa retraite, emplois stables et formations, avec la garantie d’une continuité de revenus et de droits élevés.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste s’opposeront à cette réforme et seront présents le 26 juin aux côtés des organisations syndicales mobilisées contre ce projet funeste pour l’avenir de l’Assurance-chômage.

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:46

 

20 juin: Journée mondiale des réfugiés

 

Pour une France hospitalière et fraternelle

 

Cette journée mondiale de solidarité avec les réfugiés à l’initiative de l’ONU revêt une nouvelle fois une importance particulière.

Cet appel de l’ONU est aussi celui du Parti communiste français, cette journée doit même s’élargir à tous les migrants, sans distinction.

De quoi parlons-nous ?

Source UNHCR / 19 juin 2019 (Agence des Nations Unies pour les Réfugiés)

 

Ce rapport statistique publié par le HCR montre les tendances mondiales des déplacements de population. L’augmentation des guerres, des violences et des persécutions ont généré un niveau record de déplacements de population.

Il est important de regarder cet aperçu statistique dans son ensemble et ne pas balancer des chiffres bruts sans expliquer le contexte.

Ce sont 70,8 millions de personnes déracinés à travers le monde dont 41,3 millions sont des déplacés internes, 25,9 millions de réfugiés (dont 5,5 millions de réfugiés palestiniens) et 3,5 millions demandeurs d’asile.

Notons bien que près des deux tiers des personnes déracinées sont des déplacés dans leur propre pays, que 1 réfugié sur 5 est palestinien et 80 % des réfugiés sont accueillis dans des pays voisins.

De plus, 57% des réfugiés sont originaires de 3 pays: la Syrie, l’Afghanistan et le Soudan du Sud.

D’après Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations-unies pour les réfugiés, l’augmentation du nombre de personnes qui ont besoin d’être protégées contre la guerre, le conflit et les persécutions devrait se poursuivre. Il rappelle aussi que la grande majorité des réfugiés aspirent avant tout à la paix et à la sécurité dans leur pays d’origine pour pouvoir y retourner.

Alors la France prend-elle sa part de responsabilité et de solidarité dans ce contexte mondial de violence et de persécutions? NON!

En 2018, 122 743 demandeurs d’asile et 33 380 statuts de réfugiés attribués.

Alors crise migratoire ou crise de la paix?

Pour la France, mais aussi l’Europe, il est de notre devoir de rechercher ensemble, dans la solidarité, des solutions pour accueillir migrants et réfugiés dans la dignité et dans le respect des droits internationaux.

Tout appelle à un changement de politique, pour stopper les guerres, les violences, les misères, les inégalités, les peurs, la xénophobie et le racisme. Pour favoriser la démocratie, la paix, la liberté de circulation, l’instauration de voies légales et sécurisées de migrations!

Cécile DUMAS
responsable-adjointe du secteur International du PCF
chargée des enjeux migratoires

 

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 06:00
Référendum contre la privatisation d'ADP : la collecte des signatures est lancée

L’Elysée comptait, presque en catimini, céder les Aéroports de Paris (ADP) à Vinci.

Ce projet, indéfendable, il nous faut le combattre.

 

Pour la première fois depuis 40 ans, il va être possible de dire NON à une privatisation et au bradage du patrimoine public au profit du privé. On voit d'ailleurs ce que cela donne avec les autoroutes.

 

A l’initiative des parlementaires PCF, FI, PS avec des parlementaires LR, un référendum d’Initiative Partagé est lancé pour dire NON à cette privatisation.

 

Il faudra réunir, d’ici 9 mois (soit d’ici le 12 mars 2020), 4,7 millions de signatures à la loi cosignée par 248 parlementaires et qui consacre ADP comme un service public national donc non cessible au privé.

 

Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement aura comme obligation de faire un référendum en bonne et du forme afin de consulter les français qui auront à s’exprimer par un vote semblable aux votes organisées pour les diverses élections.

 

Dès mardi 11 juin, des représentants des groupes LR, PS, LFI, PCF, Libertés et territoires se sont réunis au Sénat et ont créé une Coordination nationale du référendum, dont l’acronyme CNR, rappelant le Conseil national de la Résistance, témoigne de leur volonté de rester unis.

 

Le site du ministère de l'intérieur pour demander un référendum sur Aéroport de Paris est ouvert :

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

 

Comme cela était à craindre, c'est compliqué à souhait pour décourager les utilisateurs.

Et ça plante souvent. Logique, ils ont peur de notre mobilisation.

 

Signons! Et partageons !

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La marche à suivre pour faire aboutir le RIP.

Référendum contre la privatisation d'ADP : la collecte des signatures est lancée

Préparez votre carte électorale

 

La procédure ouverte par le ministère de l’Intérieur n’a rien à voir avec les pétitions disponibles sur internet et que l’on peut remplir avec une simple adresse mail.

Il s’agit d’une véritable démarche administrative. « C’est une forme de processus électoral qu’il faut encadrer », explique le ministère de l’Intérieur. C’est pour cela qu’il faut se munir de sa pièce d’identité ou de son passeport pour s’identifier.

L’idéal est aussi d’avoir à disposition sa carte électorale, car les informations à remplir doivent être les mêmes que sur ce document. “La carte est une extraction du Répertoire électoral unique que nous utilisons pour s’assurer que la personne qui signe est un électeur français”, précise-t-on de même source. Certains internautes ont eu la désagréable impression de ne pas être inscrits sur les listes. “Il faut être très rigoureux dans l’écriture de ses noms”, met en garde un porte-parole de la place Beauvau qui promet, dans ce cas, une signature en moins de trois minutes.

 

Si vous n’êtes pas sur les listes électorales

 

Le droit de signature est, comme le droit de vote, accordé non pas aux citoyens français, mais aux électeurs. Cela signifie qu’il faut être inscrit sur les listes électorales pour participer à cette campagne. Le site service-public.fr permet de vérifier son inscription ou de la faire le cas échéant. “C’est traité dans les cinq jours”, assure le ministère de l’Intérieur. Dès leur majorité, les jeunes adultes sont automatiquement inscrits sur les listes; ils peuvent donc signer dès que ce sera le cas, y compris s’ils n’ont 18 ans qu’au début de l’année 2020.

 

Des mairies vous attendent

 

Le site referendum.interieur.gouv.fr n’est pas le seul canal pour signer la pétition qui pourrait entraîner ce RIP.

Des formulaires seront à la disposition des citoyens dans la mairie de la plus grande ville de chaque canton. “Cela représente environ 2000 mairies que l’on pourra retrouver bientôt sur une carte interactive que l’on mettra à disposition sur le site”, explique le ministère de l’Intérieur qui a déjà mis la liste à disposition via les préfectures.

 

Votre nom sera public

 

Ce n’est pas une volonté du ministère de l’Intérieur ou du Conseil constitutionnel. C’est le législateur qui a décidé, en 2014, que le nom des signataires sera public pendant toute la durée du processus; cela en fait une nette différence avec une élection où le vote est secret et pourrait rebuter certains opposants à la privatisation d’ADP qui ne veulent pas être catalogués ainsi. Rappelons qu’il est tout de même interdit de discriminer une personne en raison de ses opinions politiques.

Une fois un délai de vérification par le Conseil constitutionnel passé (normalement cinq jours), le nom, le prénom et la commune de résidence du signataire seront publiés dans un index visible par tout le monde. “Ce sont les seules données publiques”, assure-t-on au Conseil constitutionnel où l’on rappelle la raison de cette publicité. “Ce souci de transparence est aussi un souci de fiabilité. Cela permettra à la personne qui a signé de voir que sa signature a bien été prise en compte, mais aussi à une personne qui n’a pas signé que son nom n’a pas été usurpé.” Dans ce cas, une réclamation peut être faite en ligne. La collecte des données personnelles se fait selon un processus validé en amont par la Cnil. Toutes ces données seront supprimées dans un délai de deux mois suivant la décision du Conseil constitutionnel.

 

Vous ne pourrez pas retirer votre soutien

 

Une fois que vous aurez signé, vous ne pourrez plus revenir en arrière. Il est en effet impossible de retirer son soutien à la pétition même s’il l’on change d’avis. Les seuls noms qui seront retirés sont ceux des personnes dont l’identité aura été usurpée par un tiers

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 05:36

Urgence - Système de santé en France à bout de souffle "Nous ne voulons pas d'un système de santé qui transforme le patient en client et l'hôpital en entreprise !"

La lettre d'info de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, juin 2019 

Défense de l'hôpital public, IVG, fin de vie - compte rendu d'activité parlementaire de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor - juin 2019
Défense de l'hôpital public, IVG, fin de vie - compte rendu d'activité parlementaire de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor - juin 2019

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 06:33
Mobilisation pour l'Humanité. Les lecteurs sont des propriétaires militants - Facebook Live le 22 juin
Mobilisation pour l'Humanité. « Les lecteurs sont des propriétaires militants »
Lundi, 17 Juin, 2019

La Société des lecteurs et lectrices réalise demain, quelques jours avant une assemblée générale décisive, le 22 juin, un Facebook Live avec le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric. Nicolas Devers-Dreyfus, président de l’association, et Hervé Bramy, qui devrait prendre sa succession samedi, racontent les initiatives prévues pour aider l’Humanité à rebondir.

 

La Société des lecteurs et lectrices va organiser demain à 18 heures son premier Facebook Live, avec Patrick Le Hyaric. Pour quelles raisons ?

Hervé Bramy Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus globale des lectrices et lecteurs de l’Humanité. Nous voulons solliciter plus fortement nos lecteurs, pour qu’ils deviennent des diffuseurs du journal, qu’ils le fassent connaître au plus grand nombre. Et, pour cela, nous avons besoin de resserrer les liens entre nos 9 000 contacts et nos 3 000 adhérents. Un Facebook Live régulier, mensuel, pourrait être un des moyens qui favorise cette ambition. Le premier se déroulera mardi à 18 heures avec le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, parce que nous voulons parler, de façon prioritaire, de la situation et de l’avenir du journal.

Comment va s’organiser le Facebook Live de demain ?

Hervé Bramy Ce Facebook Live s’organise en lien avec le pôle Web du journal. Nous allons donc utiliser la page Facebook de l’Humanité, et la relayer avec la page Facebook de l’association, puisque nous avons quand même 3 600 abonnés, et avec nos pages individuelles, et les pages locales de la société. Le deuxième Facebook Live que nous envisageons, ce sera avec le directeur de la Fête de l’Humanité, Pascal Aubrée, mi-juillet, puisque l’actualité de l’été, ce sera la diffusion du bon de soutien.

L’assemblée générale des lecteurs et lectrices, samedi (1), se tient dans un contexte particulier pour le journal, en redressement judiciaire…

Nicolas Devers-Dreyfus L’assemblée générale du 22 juin est placée sous le signe très clair de « conjurer le péril qui menace l’Humanité ». Avec cette idée que les lecteurs sont des propriétaires militants. D’abord, il nous faut prendre acte de l’extraordinaire mobilisation de cet hiver, qui a étonné tout le monde, bien au-delà d’ailleurs des lecteurs, et qui continue. Je crois que les lecteurs et lectrices viennent d’écrire une très belle page de l’histoire de l’Humanité, avec la soirée de mobilisation à Montreuil le 22 février, mais aussi depuis, chaque semaine, avec des initiatives de soutien organisées par des lecteurs, des organisations communistes, par des organisations syndicales, ce qui est nouveau, par les Amis, notre association sœur. On peut déjà les en remercier. Mais il faut encore faire plus, malheureusement. Dans trois directions : continuer le soutien financier, répondre présent à la grande campagne d’abonnements et de parrainages qui est lancée, et dépasser ainsi les 5 000 nouveaux abonnés à l’Huma. Il nous faut évidemment suivre les parrainages, pour fidéliser les nouveaux abonnés. Enfin, sous l’impulsion d’Hervé Bramy, nous avons la volonté de créer partout des comités de lectrices et de lecteurs. Patrick Le Hyaric viendra nous donner des informations sur la situation du journal. Les lectrices et les lecteurs ont la volonté de se situer du côté de la direction, du côté des personnels, qui font un travail formidable, dans des conditions très difficiles en ce moment. Nous allons aussi renouveler notre direction, qui va être entre de bonnes mains, si l’assemblée générale et le conseil d’administration en décident ainsi. C’est Hervé Bramy qui va prendre la main. C’est un militant expérimenté, que beaucoup connaissent, et qui s’investit depuis plusieurs mois dans l’animation du collectif de direction.

(1) L’initiative se tiendra au grand auditorium, face à l’Humanité, 5, rue Pleyel, 93200 Saint-Denis, métro Carrefour-Pleyel, ligne 13.
Entretien réalisé par Caroline Constant
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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 05:42

 

Peu épargnées par les premières années du quinquennat, ces deux catégories se retrouvent à nouveau visées par les mesures annoncées mercredi par le premier ministre. Les syndicats sont vent debout.

Si « l’acte II du quinquennat sera celui de la justice sociale », comme l’a affirmé mercredi Édouard Philippe lors de son discours de politique générale, les chômeurs et les retraités vont le sentir passer. Ces populations n’avaient pourtant pas été épargnées par l’acte I. Suppression des allocations-chômage au bout de deux refus d’« offre raisonnable » d’emploi pour les premiers. Désindexation des pensions sur l’inflation et augmentation de la CSG pour les seconds. Le deuxième épisode évoqué par le premier ministre s’annonce encore pire et a fait unanimement bondir, hier, les syndicats.

Le gros loup de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans

Il en est ainsi de la prochaine réforme des retraites attendue en septembre. S’appuyant opportunément et par anticipation sur le rapport du Conseil d’orientation des retraites, dévoilé en intégralité ce jeudi et renvoyant à 2042, voire 2056, la possibilité d’un retour à l’équilibre financier de notre système de retraite, le premier ministre a repris à son compte une mesure déjà évoquée il y a six mois par son ministre du Budget : l’établissement d’un âge « pivot » ou « d’équilibre » afin de pousser les Français à « travailler plus longtemps ». Après avoir touché le taux de prélèvement sur les pensions, puis les niveaux des pensions, le gouvernement attaque le régime par son troisième bout : l’âge légal de départ. En biaisant : pas touche aux 62 ans. En revanche, une décote des pensions de 5 % devrait être instaurée pour ceux qui liquideraient leurs droits entre 62 et 64 ans, quel que soit leur nombre d’années travaillées, afin de les obliger à cravacher jusqu’à 64 ans, âge à partir duquel le taux plein leur serait accordé. Pour la CGT, « l’équation est simple : partir à 62 ans avec une pension de misère ou tenter de travailler plus longtemps pour obtenir au moins 1 000 euros si votre patron le veut bien ! En clair, pour Macron et le patronat, l’objectif est de repousser l’âge de départ à la retraite pour ne pas avoir à la payer ».

Des centaines de milliers de chômeurs sans indemnisation

D’autant qu’Édouard Philippe envisage d’« inciter à travailler plus longtemps ». Des incitations qui se révèlent punitives pour ce qui est de la réforme de l’assurance-chômage annoncée pour le 18 juin. Les cadres, qui cotisent bien plus (42 % des ressources du régime général) que les allocations qu’ils touchent (15 %), verront leurs indemnisations diminuer. « On passe d’un régime donnant droit au maintien du niveau de vie des salariés à un système de filet de sécurité minimum avec des indemnités plafonnées et conditionnées », déplorent dans une pétition commune l’Ugict-CGT et la CFE-CGC. Quant aux 20 % seulement de chômeurs indemnisés sur les 11 millions de sans-emploi et en emploi précaire, leur nombre devrait encore diminuer tant les conditions d’accès à toute allocation vont se restreindre. Six mois travaillés et cotisés sur 24 seraient demandés au lieu des actuels 4 mois sur 28 (sur 36 pour les plus de 53 ans). « Alors que 87 % des embauches sont en CDD et de plus en plus courts, cela reviendrait à éjecter des centaines de milliers de chômeurs de toute indemnisation », dénonce la CGT chômeurs.

Synthétisant tous ces courroux, la CFDT estime que l’instauration d’un « âge d’équilibre » rendrait « inacceptable » le projet de réforme des retraites et déplore que la future réforme de l’assurance-chômage demande des « efforts considérables à tous les chômeurs ».

Stéphane Guérard

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 09:19

Fabien Roussel répond au Premier ministre pour le groupe GDR à la suite de sa déclaration de politique générale du mercredi 12 juin 2019

Monsieur le Premier Ministre,


Le cap que vous venez de définir ne vas pas répondre aux urgences de notre pays ni à la majorité de nos concitoyens.
Alors voilà à l’opposé, la déclaration de politique générale que nous vous proposons.


D’abord l’urgence pour notre industrie menacée:
Il faut envoyer un signal fort, solennel et tout faire pour que la France ne laisse plus tomber une seule de ses usines ! 
General Electric, Whirlpool Amiens, Arjowiggins, Renault, Ford Blanquefort, Ascoval… ces piliers de notre industrie sont stratégiques pour notre pays. Ils doivent faire l’objet d’une décision spéciale et d’une intervention directe de l’Etat.
Avec nous, l’industrie et les circuits courts deviendront une priorité nationale, un enjeu de souveraineté, tant pour notre économie que pour relever le défi climatique. Car un pays sans industrie est un pays sans avenir. 
Et quand on produit local, c’est bon pour l’emploi mais aussi pour le climat.
Nous définirons ainsi une politique industrielle ambitieuse pour notre pays. Des filières stratégiques seront protégées, à l’opposé du pillage et de la vente de nos bijoux de famille à des fonds de pensions !
C’est pourquoi nous ferons gagner du temps et de l’argent aux français en annulant la privatisation d’ADP et de la Française des Jeux.
ADP est stratégique pour notre pays, pour notre compagnie nationale, pour notre sécurité et même pour tenir nos engagements climatiques! Vous n’êtes vraiment pas à la page en voulant le privatiser. 
L’urgence, c’est aussi la santé. C’est pourquoi nous mettrons en place immédiatement un plan en faveur de nos hôpitaux publics et de nos EPHAD, sans oublier les Outre Mer, où la situation sanitaire est aussi alarmante.


D’abord en revenant sur toutes les fermetures de lits, de services d’urgences, de maternité organisés depuis votre arrivée au pouvoir ! Ensuite en y mettant les moyens financiers avec un plan d’embauche pour répondre aux besoins: il manque au moins 100 000 emplois, à pourvoir au plus vite !
L’urgence c’est le pouvoir d’achat, c’est la lutte contre la vie chère, en Métropole comme en Outre Mer : 
Nous proposerons, au 1er juillet, une hausse de 20% du SMIC, en deux ans, dans le privé comme dans le public.
Et nous mettrons en place dès cet été une conférence nationale des salaires pour que l’ensemble des salariés en bénéficient.
La hausse des salaires doit venir des entreprises et non pas de nos impôts comme vous le faites ! Car c’est toujours les classes moyennes qui paient ! 
Nous disons que les grandes entreprises en ont les moyens, elles qui distribuent aussi généreusement les dividendes aux actionnaires : 57 milliards d’euros en 2018 pour celles du CAC 40, en hausse de 12%.
Ces entreprises-là, lit-on dans la presse, « ont enfin tourné la page de la crise financière ». Il est grand temps que leurs salariés puissent le faire eux-aussi.
Quant aux petites et moyennes entreprises, elles bénéficieront enfin d’un accompagnement de l’Etat, réel, y compris dans leurs investissements grâce à un pôle public bancaire qui prêtera à taux 0% en fonction de leurs engagements pour l’emploi et la planète. Rien à voir avec vos aides publiques et vos exonérations de cotisations tous azimut que vous distribuez allègrement, sans contrepartie, aux pollueurs, aux Géants du numérique, aux Carrefour, Auchan et consorts qui licencient malgré tout !
Nous proposerons aux partenaires sociaux de créer le CDI du 21eme siècle, intégrant la formation et digne d’un vrai contrat de travail.
Ce sera autre chose que vos CDD, vos contrats UBER ou Intérimaires qui précarisent encore plus les femmes, les jeunes, les salariés.
Nous ferons rimer « travail » avec « sécurité » et « dignité » au lieu de « précarité » et « pauvreté » comme vous le faites ! 
La justice pour tous, c’est aussi la justice pour les plus fragiles, comme pour nos retraités.
Nous déciderons d’aligner au niveau du SMIC les allocations de solidarité en faveur des plus démunis, des personnes handicapées, des retraités pour que plus personne ne vive en dessous du seuil de pauvreté.
Nous mettrons en chantier une réforme des retraites pleinement innovante, à la hauteur des enjeux de notre siècle.
Nous fixerons comme objectif une pension accessible dès 60 ans, avec 75% de son dernier salaire ou au niveau du SMIC.
Nous préférons offrir une nouvelle vie aux retraités et permettre aux jeunes de les remplacer plutôt que de leur promettre de travailler plus comme vous le faites.
Au MEDEF comme chez vous, le dogme c’est « Travaillez plus », alors que nous sommes au 21ème siècle, à l’ère des robots et avec 5,5 millions de chômeurs !
L’urgence, elle est aussi démocratique :
Et nous voulons y répondre sans tourner autour du pot !
Tout le monde est d’accord pour mettre en place un référendum d’initiative citoyenne. Cela doit se faire vite et de manière accessible.


Mais l’enjeu, c’est aussi de renforcer le pouvoir du Parlement.
Nous mettrons en place une assemblée constituante pour écrire, avec nos concitoyens, la nouvelle République tant attendue et tourner la page de la monarchie présidentielle. Nous mettrons les citoyens au centre de la république, les citoyens et la commune comme l’échelon principal de la démocratie, le premier service public de France.
Enfin nous répondrons à l’exigence de justice fiscale par la révolution fiscale : elle est indispensable pour financer les mesures d’urgences que je viens d’évoquer.


D’abord nous rétablirons l’ISF et nous annulerons une série de mesures et niches fiscales coûteuses telles que le CICE, le crédit impôts recherche, la flat tax, la niche Coppé. Il y a là au bas mot 50 milliards à récupérer…
Et nous mettrons en place un impôt juste, progressif, sur tous les revenus, y compris ceux du capital.
Pour que les gros paient gros et que les petits paient petit; pour que les richesses que nous produisons soient plus justement réparties.
Nous déciderons de mener une lutte sans merci contre la fraude et l’évasion fiscale et d’en faire une grande cause nationale, de l’inscrire dans notre Constitution. Pas besoin d’un énième rapport. La triche est là, sous vos yeux !
Le manque à gagner pour notre pays est compris entre 80 et 100 milliards d’euros.

Avec une liste réelle des paradis fiscaux, avec le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, avec plus de moyens humains à Bercy, à la justice et avec la case prison assurée pour tous les corrompus et les délinquants en col blanc, je peux vous assurer que nous allons changer de braquet dans ce domaine !
En mettant tout en œuvre pour récupérer de telles sommes, nous aurions ainsi des ressources nouvelles pour nos services publics, pour nos écoles, pour une audacieuse politique de la mer digne de notre rang de 2eme puissance maritime mais aussi pour enclencher la transition écologique.
Car l’urgence, c’est aussi et surtout le climat:
Nous proposons de revenir sur la privatisation de la SNCF et de baisser la TVA sur les transports collectifs.
Là où vos choix conduisent à la fermeture de petites lignes et à la multiplication des cars et des camions sur la route, nous, nous prônons un doublement du fret ferroviaire et la gratuité des transports en commun partout où c’est possible.
Nous proposons d’engager un vaste plan de rénovation thermique des bâtiments, au rythme de 500 000 par an, en y mettant les financements publics correspondants. 
Enfin nous voulons répondre au problème de la vie chère. J’ai parlé des salaires, du travail, de la solidarité.
Mais il y a des factures qui ne cessent d’augmenter !! Et la hausse de 5,9% sur leur facture d’électricité, la plus importante depuis la privatisation d’EDF est insupportable !!
D’autant que depuis 2003, les actionnaires ont touché 21,3 milliards d’euros. L’exaspération fiscale des Français, elle vient surtout de là, de ce sentiment d’être pris sans cesse pour des vaches à lait, quand une infime minorité s’en met plein les poches. Nous reviendrons sur cette hausse et nous baisserons immédiatement la TVA sur l’électricité pour la ramener à 5,5%, comme pour de nombreux produits de première nécessité.


Monsieur le Premier ministre,
Oui le capitalisme est à bout de souffle. Mais vous ne proposez rien d’autre que d’y rester ! Le chemin que vous nous proposez a été mille fois parcouru. Il nous conduit à une impasse, pour nous comme pour la planète !
Nous voulons sortir de ce chemin, du dogme de la concurrence libre et non faussée. Nous voulons protéger la planète, partager les richesses, et mettre le bonheur de chaque citoyen au cœur de la République !


Voilà notre projet, aux antipodes de ce que vous venez de nous présenter. C’est pourquoi nous refusons de vous accorder notre confiance.

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 07:32
Pour un retour à l’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence
dans le Finistère.
 

Brest (place de la Liberté) 

Quimper (place de la résistance)

le mercredi 12 juin à 18h30

 
 
Qu’est-ce que l’hébergement d’urgence ?
L’hébergement d’urgence est un dispositif d’aide et d’accompagnement pouvant être délivré aux personnes sans abri et en difficulté sociale. Pour le solliciter, il faut faire le 115 qui est un numéro d’urgence comme l’est le 18 pour les pompiers, ou le 15 pour le Samu. Ce dispositif, ainsi prévu pour mettre à l’abri les personnes sans ressources lorsque cela est possible, est un dispositif de l’État mais dont l’organisation se fait à l’échelle du département.
 
Sur le principe, la plateforme du 115 s’appuie alors généralement sur les disponibilités des CHRS ou des prises en charges hôtelières pour mettre à l’abri les personnes sans ressources. Malheureusement, il n’y a pas toujours assez de place pour toutes les personnes qui appellent le 115, et les « gestionnaires » de la plateforme ne parviennent pas à trouver une solution dans toutes les situations.
 
Aujourd’hui nous ne sommes (même) pas là pour évoquer ou dénoncer le manque de place d’hébergement à l’échelle du territoire… Les structures autour de la table aujourd’hui veulent par contre dénoncer le fait que, depuis une date assez récente, dans le département, le 115 (ou plutôt le dispositif d’hébergement d’urgence), ne repose plus sur son principe fondamental qui est celui de l’inconditionnalité.
 
Ça veut dire quoi l’inconditionnalité ?
Ça veut dire que tout le monde peut appeler le 115. Ça veut dire que toute personne à la rue, sans ressource, en difficulté, peut solliciter l’aide à l’hébergement de ce dispositif. On peut (malheureusement) lui répondre qu’il n’y a plus de place, mais on ne peut pas lui répondre qu’elle n’y a pas droit !
 
Or, aujourd’hui dans le Finistère, la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), sous les ordres du Préfet, donne comme consigne aux gestionnaires du 115 de ne pas traiter ou solutionner les appels provenant de personnes étrangères sans-papiers ou en cours de démarche pour obtenir une régularisation. Aujourd’hui, dans le Finistère, les salarié-e-s du 115 sont contraint-e-s de répondre aux étranger-e-s sans-papiers à la rue, et quelque-soit leur « détresse », qu’ils-elles ne peuvent pas avoir d’hébergement d’urgence. Ces salarié-e-s étaient d’ailleurs récemment en grève pour dénoncer ces consignes préfectorales.
 
Pourtant, la loi sur le logement de 2014 et le Code de l’Action Sociale et des Famille prévoient que : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence  » (art. 345.2.2). Cette loi est ainsi régulièrement bafouée par la préfecture du Finistère.
 
Nous, associations et collectifs qui conseillons et accompagnons des femmes victimes de violences, des personnes sans-papiers, des jeunes majeur-e-s isolé-e-s, etc., dénonçons ces consignes territoriales, qui sont discriminatoires et donc racistes. La préfecture n’a pas à poser la condition de la régularité de séjour pour autoriser l’accès au dispositif d’hébergement d’urgence ! Et nous exigeons alors que soit rétablit le principe de l’aide inconditionnelle à l’hébergement d’urgence pour toute personne qui en a besoin.
 
Nous appelons à nous rassembler/manifester, à
Brest (place de la Liberté)
et à Quimper (place de la résistance)
le mercredi 12 juin à 18h30.
Nous appelons toutes les structures et groupes, mobilisé-e-s sur cette question, à nous rejoindre.
 
Signataires au 08.06.2019 : 100 pour un toit Cornouaille, 100 pour un toit de Landerneau, 100 pour un toit de Quimperlé, 100 pour un toit Saint Pol, Abri côtier urgence femmes de Concarneau, Abri Côtier de Quimperlé, Accueil des réfugiés dans le Cap, ADJIM Accompagnement des jeunes isolés migrants, Cimade du Finistère, Collectif Adé-Brest, Collectif aidons les réfugiés Brest, Collectif citoyens solidaires de Cornouaille, Droit d’asile Quimper, Digemer, EELV Kemper Kerne, France Insoumise de Quimper, Fraternité Douarnenez, Fraternité Quimper, FSU 29, PCF BREST et QUIMPER, Ligue des droits de l’Homme du Finistère, Morlaix-libertés, Nouvelle Donne Finistère, NPA 29, PCF29, Planning familial 29,Solidarité Côte des Légendes, le Temps partagé, Travesias, Zéro personne à la rue…
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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 06:30
Fabien Roussel: Allons plus loin, la gauche se reconstruira dans l'action : entretien à l'Humanité Dimanche sur les enseignements et les suites des élections européennes, 6 juin 2019
Fabien Roussel : « Allons plus loin. La gauche se reconstruira dans l’action »
Jeudi, 6 Juin, 2019
 
Dans un entretien accordé à l’Humanité Dimanche, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF voit dans le scrutin des élections européennes, un « point de départ » pour le mouvement communiste, et pour la gauche qu’il appelle à l’action commune. « C’est maintenant que tout commence… ».

Quels sont, pour vous, les grands enseignements des élections européennes ?

Emmanuel Macron, après avoir siphonné les voix du PS en 2017, siphonne celle de la droite en 2019 et réussit à imposer son parti dans le paysage politique en faisant de l’extrême droite son vrai-faux adversaire. Nos concitoyens ne pourraient plus faire autrement que de choisir entre l’extrême droite et le libéralisme à la sauce américaine. C’est terrible comme situation politique, parce que les forces progressistes sont diminuées. Qu’elles soient unies ou non, elles sont affaiblies.

Les Français, à 50 %, sont restés chez eux et ne sont pas allés voter. Le Rassemblement national et Macron font chacun 5,5 millions de voix, quand 22 millions de Français ne sont pas déplacés pour aller mettre un bulletin dans l’urne. Je dénonce l’hypocrisie et la complicité de ces ultralibéraux au service de la finance qui prennent le risque de faire basculer notre pays et de le livrer à l’extrême droite. Les députés En marche ! se présentent comme un rempart contre l’extrême droite, dénoncent les dangers que représente le RN pour notre pays, mais dans les couloirs de l’Assemblée ou sur les plateaux télé, s’embrassent et cultivent leur complicité. Le RN et LaREM ont besoin l’un de l’autre. C’est extrêmement inquiétant.

Il y a aussi la politique menée par Macron…

Au lendemain de l’élection, nous tombent dessus en trois jours : la vente de Renault aux italiens ; l’annonce du plan social à Belfort ; et la liquidation de Whirlpool à Amiens. Évidemment que ça favorise la colère, la haine envers les puissants et les responsables politiques. Sauf que, aujourd’hui, la colère s’exprime avec un bulletin de vote RN. L’affaire General Electric est grave. Qu’il ne nous dise pas qu’il ne savait pas ! Macron a dit à son ancien conseiller, qui en est le directeur général, « attends la fin des élections pour annoncer le plan social ». Ça se voit comme le nez au milieu de la figure. C’est corruption et complicités ! Ce n’est pas l’impuissance de l’État que je dénonce mais sa complicité.

Comment interprétez-vous le score décevant du PCF ?

Le principal enseignement, c’est que, lorsque les Français sont en colère, ils utilisent le bulletin RN et non celui de la gauche ou du Parti communiste. Nous devons faire l’analyse de cette situation. Comment construire les conditions pour recréer l’espoir pour que, demain, nous, la gauche, soyons la solution. Une gauche anticapitaliste, une gauche qui s’attaque au modèle économique. Une gauche qui remet en cause les logiques économiques actuelles.

Dans cette campagne, nous avons réussi à mobiliser les militants. Nous avons réussi à convaincre des soutiens très divers au-delà des rangs du Parti communiste. Beaucoup de responsables syndicaux, d’intellectuels se tournent de nouveau vers nous. Nous disposons d’une force qui est là, qui est riche et diverse. De plus en plus de gens croient, comme nous, qu’il faut profondément changer de modèle économique. C’est un acquis important de cette campagne que nous devons à notre présence à cette élection. Mais force est de constater que nous ne sommes ni rentrés dans le cœur des quartiers populaires, ni dans celui des ouvriers, des employés, des familles qui n’arrivent plus à vivre avec moins de 2 000 euros.

Pourquoi est-ce dans les catégories sociales les moins aisées que nous faisons le moins de voix ? Nous devons comprendre pourquoi et résoudre ce problème. Nous devons aller parler aux abstentionnistes et à ceux qui utilisent un autre bulletin que le nôtre, pour leur dire que c’est le système qu’il faut changer en profondeur et que le Parti communiste apporte des réponses. Il faut que l’on redevienne une force politique qui parle prioritairement au monde du travail, aux classes populaires, aux salariés, aux employés et plus globalement à tous les exploités, qu’ils en aient conscience ou pas. Le plaisir fut grand de mener cette campagne. Nous avons été fiers d’utiliser le vote communiste pour exprimer ces idées, d’aller convaincre. Maintenant, allons plus loin.

Macron veut installer le clivage « progressistes contre populistes », le RN joue les « mondialistes contre les souverainistes », la France insoumise oppose le « peuple » et l’« oligarchie », n’est ce pas la preuve que le clivage gauche-droite est dépassé ?

Je pense qu’il faut redonner du sens à ce clivage-là. Quelle gauche ? La question fondamentale, c’est comment réussir à reprendre le pouvoir sur la finance ? Les financiers et ceux qui défendent le capital agitent toutes les peurs : celle de l’extrême droite, celle de l’étranger, celle de l’avenir de la planète… Certaines de ces problématiques sont légitimes mais on ne peut pas les dépasser sans jamais remettre en cause le système. C’est donc là le cœur de la question qui est posée à la gauche. Est-ce qu’on peut trouver des points d’accord pour commencer à remettre en cause les fondements de ce système économique ?

Autrement dit remettre du contenu de classe dans le clivage gauche-droite ?

La gauche doit prendre conscience, et nous avec, que les capitalistes sont très forts. Ils ont gagné une manche ces dernières années. Nous devons l’analyser lucidement, nous mettre autour de la table et nous poser la question de comment reprendre la main. Je n’ai pas la prétention aujourd’hui d’avoir la réponse seul. Mais il faut avoir cette humilité-là. Ce que je sais, c’est que nous sommes très forts pour dénoncer les capitalistes, les financiers, ceux qui dominent. Mais beaucoup moins forts pour parler et convaincre ceux qui sont exploités, ceux qui sont dominés.

Le monde du travail est fort quand il est uni. Nous devons changer ce modèle économique pour remettre l’homme et la planète au cœur de tous les choix. Unis, nous serons plus forts pour reprendre le pouvoir sur la finance et décider de nos vies. Ce n’est pas qu’une question d’addition, c’est une question de bataille idéologique.

Dans ce contexte, la question écologique devient de plus en plus centrale…

Il faut s’adresser à la jeunesse, à ceux qui ont placé l’écologie en tête de leurs préoccupations et leur dire qu’il n’y aura pas de politique écologique sans remettre en cause le modèle économique. Le capitalisme vert, ça n’existe pas. J’ai toujours dit que cette question devait être une priorité pour nous. Le Parti communiste français, c’est l’humain et la planète d’abord. C’est clair.

La seule solution pour exprimer l’urgence écologique n’est pas le bulletin Vert. Le PCF a des propositions et un projet communiste qui répond au défi écologique et climatique. Nous devons montrer leur lisibilité et leur cohérence. C’est un problème de culture politique, de prise de conscience. Nous devons convaincre les jeunes et, pour cela, nous devons être encore plus nombreux. Nous appelons donc à un renforcement important de notre parti en nombre d’adhérents pour avoir plus de moyens humains, pour aller parler dans les lycées, les universités, les usines et les entreprises, pour convaincre de l’urgence à changer de modèle de société.

Au soir des européennes, un camarade est venu me voir et m’a dit : « C’est maintenant que tout commence. » J’ai apprécié cette formule. Cette campagne est un point de départ.

En 2017, la France Insoumise ne faisait plus référence à la gauche. En 2019, les Verts ne font plus référence à la gauche et ils arrivent en tête. La notion de gauche a-t-elle fait son temps selon vous ?

Je ne crois pas qu’il s’agisse pour nous de faire pareil. La gauche, si elle est disqualifiée dans les urnes, existe toujours dans les têtes. Comme la droite, qui a bien compris que Macron pouvait devenir son nouveau poulain. Cela dit, ces élections posent un certain nombre de questions et il va falloir prendre le temps de la réflexion. Je veux prendre le temps de me poser, d’écouter, d’étudier, de parler avec les militants. Je vais entamer une tournée des entreprises pour aller à la rencontre de ces salariés du public et du privé, échanger avec eux. Pour entendre leurs mots, ce qu’ils vivent dans leurs entreprises.

Mais n’est-on pas à la fin d’un cycle, y compris pour la gauche ?

Oui, la gauche peut disparaître et il peut y avoir demain un paysage politique structuré entre l’extrême droite qui fait peur et les démocrates qui seraient les sauveurs. Ça serait terrible. Pour déjouer ce piège, il faut faire ce qu’ont fait nos anciens en 1789 ou lors la Commune de Paris, il faut se remettre à rêver d’un projet d’émancipation humaine égalitaire. Un programme, ça ne suffit pas. Il faut réussir à se projeter dans un rêve humaniste, progressiste, communiste qui redonne envie de s’engager en politique au sens noble. Pas pour une boutique mais pour un projet de société.

Allez-vous rencontrer les autres forces de gauche prochainement ?

Oui, mais ça ne réglera pas tout. C’est facile de se retrouver avec des forces de gauche autour d’un café pour se mettre d’accord ou se dire qu’on n’est pas d’accord. C’est autrement plus difficile d’aller convaincre 10 millions d’électeurs qu’il est possible de changer la société ensemble. Je l’ai dit à Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, je suis disponible pour discuter avec tout le monde sans préalable et sans dire qu’on a une réponse toute faite.

Après, il va y avoir des élections municipales. C’est un scrutin local, que les Français aiment bien. Le mode de scrutin permet les rassemblements les plus larges. Créons les conditions partout pour faire gagner des majorités qui vont porter des idées nouvelles et produire des actes nouveaux. Des élus qui vont défendre des services publics locaux, la gratuité des transports, l’écologie… qui vont se battre pour redonner des moyens aux communes et battre la droite de Macron et l’extrême droite.

Mais la gauche, ça ne peut pas être que des alliances électorales. Comment fait-on pour empêcher la privatisation d’ADP ? Comment fait-on pour gagner un moratoire sur toutes les fermetures de services dans les hôpitaux publics ? Pour que la ligne Perpignan-Rungis, le train des primeurs, ne ferme pas ? Pour empêcher les fermetures d’usines ? C’est concret, c’est maintenant et ça change la vie des gens. On peut mener ces batailles ensemble, gagner ensemble dans le respect des identités de chaque force. « C’est dans l’action que la gauche se reconstruira. »

Je pense que, aujourd’hui, il y a besoin surtout de rassembler celles et ceux qui veulent transformer radicalement la société. Il faut aller plus loin que la « gôche » avec un accent circonflexe. Produisons les idées qui vont nous permettre de sortir du capitalisme, une rupture heureuse avec la société actuelle vers une nouvelle société. Des gens qui veulent le faire, il y en a chez les insoumis, chez les Verts, chez les socialistes et chez les communistes bien sûr, mais il y en a beaucoup plus en dehors de nos partis !

Il s’agit moins d’additionner des forces politiques que d’additionner les idées, les gens et produire des actes. Quand les gilets jaunes disent que les politiques, « c’est de la merde », et qu’il y a trop de députés. Quand j’entends des responsables syndicaux qui disent : « La politique, ça ne m’intéresse pas, j’en fais pas. » C’est ça qui doit nous préoccuper. Il faut les convaincre qu’il faut qu’ils s’intéressent à la politique. Parce que d’autres le font et construisent leur avenir à leur place. Ce sera long mais c’est incontournable pour changer le rapport de forces dans notre pays. Oui, c’est maintenant que tout peut commencer.

Entretien réalisé par Stéphane Sahuc et Cédric Clérin
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