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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 10:00
Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Ne laissons pas piller la sécurité sociale !

Les dernières orientations que le gouvernement a laissé filtrer dans la presse confirment les vives critiques que j’avais émises lors du premier acte de la casse de la sécurité sociale l’année dernière. En effet, l’exécutif aurait décidé de ne plus compenser les exonérations de cotisations sociales.
Première mauvaise nouvelle : il y aura de nouvelles mesures d’exonération de cotisations sociales (mesures dont l’efficacité n’a jamais été prouvée) qui viennent porter atteinte à l’autonomie de la sécurité sociale. 
Deuxième mauvaise nouvelle : ces exonérations viendront en direct amputer le budget de la sécurité sociale, ainsi privée de moyens indispensables et condamnée à gérer une enveloppe insuffisante décidée hors du système paritaire. 
L’Etat a des devoirs à l’égard de la sécurité sociale. Le prétendu retour à l’équilibre des comptes a un prix : plutôt que d’aller chercher les recettes nécessaires, on l’a fait reposer sur les assurés sociaux. Les coupes claires dans les remboursements, dans le financement des hôpitaux, les manques dans le financement de l’autonomie, les attaques contre le niveau des versements et en particulier contre les pensions de retraites ou les insuffisances des indemnités pour maladies professionnelles et accidents du travail...
L’année dernière, les cotisations salariales ont déjà été supprimées pour être remplacées par l’impôt à travers la CSG. Le gouvernement veut désormais se servir directement dans la caisse.
L’objectif est clair : continuer de briser notre système de protection sociale basé sur les droits pour en faire une caisse de secours gérée par l’Etat, dans la confusion des budgets. La part des richesses consacrées à la protection sociale doit être protégée des velléités de main basse de la part de gouvernements qui voudraient y trouver des ressources pour financer de nouveaux cadeaux aux grands propriétaires. Elle doit être sanctuarisée : les moyens existent d’une sécurité sociale forte. 
Ne laissons pas piller la sécurité sociale.

Pierre Dharréville, 10 septembre 2018

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 19:52
ÉDUCATION. AVEC BLANQUER, LA PRIORITÉ À L’ÉCOLE, C’EST DE SUPPRIMER DES POSTES !
ÉDUCATION. AVEC BLANQUER, LA « PRIORITÉ À L’ÉCOLE », C’EST DE SUPPRIMER DES POSTES !
Mardi, 18 Septembre, 2018

40 000 élèves en plus, 1 800 postes en moins : pour l’enseignement secondaire, le ministre de l’Éducation nationale place déjà la rentrée 2019 sous le signe d’une austérité d’acier. Au mépris des engagements proclamés par le chef de l’État et son gouvernement.

Deux caresses et une énorme baffe. Serait-ce la signature de la « méthode Blanquer », ce ministre de l’Éducation nationale qui enveloppe toujours d’un vernis de jolies mesurettes le rouleau compresseur de sa politique ? Hier, il claironnait dans le Figaro vouloir donner la priorité à « l’augmentation du pouvoir d’achat des professeurs », grâce à un budget en hausse de 850 millions d’euros, « l’une des plus importantes augmentations au sein de l’État ». Mais quelques lignes plus loin le couperet tombait : « Le nombre de postes diminuera de 1 800 l’an prochain » dans l’éducation nationale. Mais, que l’on se rassure, « seuls le second degré et les services administratifs seront concernés », ces derniers pour 400 postes ; et « le volume d’enseignement sera évidemment maintenu », grâce au recours aux heures supplémentaires. Problème : le ministre « oublie » que ses propres services ont prévu une hausse de 40 000 élèves dans le secondaire à la rentrée prochaine…

LA HAUSSE DE 1,7 % DU BUDGET 2019 COUVRIRA À PEINE L’INFLATION

À ce niveau d’enfumage, le décryptage est impératif. La hausse du budget de l’éducation nationale, si elle ne relève pas du mensonge pur et simple, n’en est pas loin. 850 millions quand on vient d’annoncer, en juillet dernier, l’abandon pur et simple de Sirhen, le « système d’information des ressources humaines de l’éducation nationale »,

COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNES-FSU! 
32 000 élèves en plus, 1 800 postes en moins

1800 postes de moins dans le  second degré à la rentrée 2019 alors que 
davantage d'élèves seront accueillis. Est- ce là la priorité à l’éducation?
Les collèges scolariseront 32 000 élèves supplémentaires à la rentrée 
2019, la génération nombreuse de 2007, d'ores et déjà les classes de 
Seconde sont à 35 et plus...
Le ministre prévoit d’amplifier la dégradation des conditions d’étude 
des collégiens et des lycéens. En guise de palliatif au manque de postes 
, il envisage de toucher au statut des enseignants pour les contraindre 
à deux heures supplémentaires au lieu d'une .
Outre le fait que cela ne ferait qu'alourdir encore la charge de 
travail, les conditions actuelles d'enseignement conduisent déjà une 
majorité d'enseignants à devoir faire des heures supplémentaires .
En fait le Ministre compte sur les réformes pour permettre ces 
diminutions de moyens, par le biais  des fusions d'académies, par le 
biais de la réforme  du lycée qui augmentera le nombre d'élèves par 
classe du fait des enseignements communs et privera certains lycées de 
formations actuellement offertes. .
Toujours privés de revalorisation, inquiets des conséquences des 
réformes pour leurs métiers et leurs élèves, les personnels du second 
degré n'ont désormais plus aucun doute sur la place faite au service 
public d'éducation par le gouvernement .
Le SNES FSU va alerter la profession et faire entendre le mécontentement 
général.
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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 19:23
Réponse à Jean-Luc Mélenchon: camarade, revenons au débat de fond!
Réponse à Jean-Luc Mélenchon: camarade, revenons au débat de fond!
Réponse à Jean-Luc Mélenchon: camarade, revenons au débat de fond!
Dans son billet de blog d'hier «C’est tant ! C’est trop !» dans la partie intitulée «à bientôt camarades» Jean-Luc Mélenchon se sent obligé de commenter la fête de l'Humanité et se livre à une nouvelle charge violente contre le PCF. J'y réponds par ce texte.

Pourquoi cette intervention de Jean-Luc Mélenchon ? D'abord parce que son absence à cette édition 2018 n'a pas empêché la fête de constituer un événement politique : une fréquentation record, avec la présence de centaines de milliers de personnes dans les débats et concerts et de personnalités de toute la gauche au discours de Pierre Laurent. Ensuite parce que Jean-Luc Mélenchon prend très au sérieux la candidature d'Ian Brossat aux élections européennes et s'inquiète désormais d'une possible concurrence du jeune élu communiste qui l'a parrainé à la présidentielle, incarne le renouvellement politique et porte un projet européen très offensif.

Ainsi, le premier responsable de France insoumise veut tenter d'imposer aux participants de la fête et aux médias sa propre lecture de cet événement, pour discréditer le message du PCF en cette rentrée politique et celui porté par notre candidat aux élections européennes. L'expérience me conduit à ne pas laisser sa violente charge sans réponse car l'actualité montre chaque jour que la répétition de mensonges par des personnalités médiatiques conduit malheureusement souvent nombre de personnes à penser que ce sont des vérités.

La réponse d'Adrien Quatennens au tweet d'Ian Brossat était évidemment un prétexte pour donner de l'audience à France insoumise. Monsieur Quatennens nous avait d'ailleurs confirmé sa présence au discours de Pierre Laurent après la publication de cetweet. Il faut dire que le jeune député est un récidiviste de la polémique politicienne. Déjà l'année précédente, alors qu'il assistait au discours de Pierre Laurent, c'est lui qui a déclenché le cirque médiatique de la délégation FI prétendant que la direction du PCF « tape sans relâche » sur Jean-Luc Mélenchon, après des propos pourtant bien mesurés du secrétaire national du PCF. Quant à affirmer que les discours de Pierre Laurent sont un « haut lieu des provocations verbales », les militants et journalistes qui le connaissent et le suivent apprécieront le ridicule du propos !

Une remarque sur la méthode de Jean-Luc Mélenchon. Dans son texte, il oppose « le cercle dirigeant du PCF » aux députés et adhérents communistes en affirmant simultanément : « nous attendons beaucoup du congrès des communistes ». La ficelle est un peu grosse : à deux mois d'un congrès du PCF, il s'agit de diviser les communistes. Ce procédé n'est pas nouveau, il l'a déjà utilisé à maintes reprises depuis les municipales de 2014 à l'occasion desquelles il faisait déjà le tri entre les communistes qui selon lui adhéraient à sa stratégie dite d'autonomie et les autres (procédé également utilisé l'année dernière pour tenter de diviser les syndicalistes et de prendre le leadership du mouvement social). Vaine tentative ! Le PCF a toujours été autonome des autres forces politiques depuis sa création en 1920, sachant promouvoir son propre programme dans les alliances électorales. Et les communistes n'ont jamais laissé, fussent leur débats internes vigoureux, un autre parti affaiblir leur unité.

Les raisons de cette tentative de discrédit du PCF et la méthode de Jean-Luc Mélenchon étant démasquées, venons-en au débat de fond, concernant les raisons de la fin du Front de gauche et l'enjeu des élections européennes.

La fin du Front de gauche découle principalement de la volonté hégémonique du Parti de gauche, attitude que France insoumise a confirmée depuis, ainsi que de l'incapacité de nos deux forces à permettre une intervention populaire durable.

« La stratégie d'alliances à géométrie variable » du PCF selon Mélenchon a permis des politiques sociales qui ont forgé le modèle social français et continuent d'innover aujourd'hui. C'est vrai au plan national, notamment avec l'alliance des communistes aux gaullistes après la guerre, dans les gouvernements de 1944 à 1946, qui ont compté plusieurs ministres communistes dont notre camarade Ambroise Croizat, créateur de la Sécurité sociale. C'est vrai aussi dans les municipalités à direction communiste, dont l'action au service des intérêts populaires a pris au fil des décennies l'épaisseur d'un « communisme municipal », qui continue aujourd'hui de produire des innovations sociales, écologiques et démocratiques. C'est vrai enfin dans les municipalités à direction socialiste auxquelles nous participons, comme à Paris, dans laquelle des dizaines de milliers de familles des catégories populaires peuvent encore vivre grâce à l'action d'élus comme Ian Brossat, qui a tant fait pour le logement social et contre la spéculation immobilière, comme le démontre à nouveau son combat contre la multinationale AirBnB.

Quant à penser que « les adhésions directes au Front de gauche » auraient permis l'investissement populaire, c'est d'une part ne pas avoir compris que les succès du Front de gauche ont reposé sur la diversité de ses forces. C'est d'autre part sous-estimer les problématiques de l'engagement politique : comment penser que le manque de confiance dans la politique et dans l'action collective puisse être résolu magiquement par une carte d'adhésion unique à un front de forces ? Construire cette confiance exige de développer des actions de proximité et de solidarité, de travailler à l'obtention de victoires locales concrètes, qui montrent que l'action collective peut changer la vie ou encore de transformer nos organisations pour que la parole populaire puisse s'y exprimer et participer à égalité avec les autres aux décisions démocratiques. C'est un défi de constance politique et d'humilité à mille lieues de proclamations et de coups de mentons, qui peuvent susciter un temps l'engouement électoral mais ne déboucheront jamais sur une participation durable du peuple à la vie politique. Au passage, à propos de« la voix des urnes », Jean-Luc Mélenchon affirme « nous espérons tout d'elle »,confirmant ainsi que l'implication citoyenne au-delà du vote n'est pas pour lui une priorité, alors que l'histoire du mouvement ouvrier montre l'inverse : c'est grâce à l'intervention populaire que les grandes avancées se réalisent et sans elle les expériences de gouvernements de gauche ne tiennent pas leurs promesses.

Concernant les élections européennes, Jean-Luc Mélenchon affirme : « Nous ne sommes pas d’accord pour que l’immigration soit le débat central de la prochaine élection » et s'acharne sur un soi-disant « refus de dire si oui ou non leur politique européenne se fait à traités constants, comme le disent Hamon et Brossat ».

L'interview donné par Ian Brossat à l'Humanité le 5 juin dernier balaie ces deux mensonges. À la question de savoir quelles ruptures il portera dans la campagne, il répond : « D’abord, nous voulons en finir avec une Europe qui met en concurrence les salariés en proposant, face au dumping social, un salaire minimum européen et une clause de protection des salariés en France. Les services publics forment un autre pilier absolument fondamental de notre projet. Nous défendons, en écho à la bataille du moment sur la réforme ferroviaire, un moratoire sur les directives de libéralisation et l’abrogation du traité budgétaire. L’Union européenne a également failli sur l’accueil des migrants. Bon nombre de ceux qui composent les campements de rue à Paris sont dits « dublinés ». L’État français leur explique qu’ils vont devoir retourner en Italie parce que leurs empreintes y ont été enregistrées en premier. On marche sur la tête. Les gouvernements européens jouent au ping-pong avec des vies humaines. L’Union européenne doit prendre ses responsabilités et organiser une prise en charge digne de l’ensemble des réfugiés. »

Ainsi chacun constatera qu'Ian Brossat commence par porter des propositions contre la mise en concurrence et pour le développement des services publics et développe ensuite l'enjeu de la politique migratoire. Chacun constatera également qu'il appelle à l'abrogation du traité budgétaire. Dans la même interview, notre candidat dénonce tous les traités, dont celui de Maastricht, que les communistes n'ont pas voté, rappelons-le, contrairement à Jean-Luc Mélenchon. Nous n'avons donc aucune leçon de radicalité à recevoir. Quant à l'immigration, la position d'Ian Brossat affirmant un accueil inconditionnel des migrants fait honneur à la gauche et la fierté de tous les communistes. Et nous nous félicitons que la constance de notre camarade sur cet enjeu, comme celle d'autres personnalités de gauche, ait fini par conduire Jean-Luc Mélenchon à désavouer Djordje Kuzmanovic, dirigeant de FI, dont la rhétorique flirte depuis longtemps avec les propos de l'extrême droite.

Les élections européennes vont déterminer le sort de l'Europe alors qu'une montée identitaire nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire. Emmanuel Macron et les forces d'extrême droite essaient de faire de leur opposition médiatique l'enjeu de l'élection. Or, non seulement les politiques néolibérales ont conduit à faire progresser l'extrême droite mais cette progression conduit désormais les dirigeants néolibéraux a céder de plus en plus de terrain aux politiques xénophobes. Toutes ces forces sont unies par les liens sacrés du marché et agissent au service des intérêts financiers d'une minorité. L'enjeu des élections européennes est de savoir si nous pouvons faire progresser une alternative crédible portant, comme l'affirmait récemment Ian Brossat au Monde, « une Europe ouverte, multiculturelle, sociale », l'ambition de « créer des droits pour les peuples et non leur en ôter, s’attaquer de plein fouet aux inégalités sociales plutôt que les conforter, organiser l’accueil des migrants plutôt que refouler les navires de sauvetage ». Nous tendons la main à toutes les forces de gauche qui veulent discuter avec nous sur ces bases. Nous nous sommes adressés dès janvier dernier à France insoumise, bien avant la mise à disposition de la candidature d'Ian Brossat, dans une lettre restée sans réponse, et nous continuons d'affirmer notre disponibilité pour un rassemblement, tant l'attente d'unité est forte à gauche et contribuerait, si elle se faisait sur des bases solides, à faire reculer l'Union européenne des multinationales. Mais nous refusons de rester inactifs devant le danger qui s'annonce. Nous sommes en campagne sur nos idées communistes, avec notre candidat, pour refonder l'Europe au service des intérêts des peuples européens.

Camarade Mélenchon, revenons au débat de fond !

Igor Zamichiei, membre du comité executif national du PCF

 

Igor Zamichéi

Igor Zamichéi

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 19:08
Maurice et Josette Audin

Maurice et Josette Audin

QUAND ERIC ZEMMOUR DECLARE: 
"MAURICE AUDIN MERITAIT 12 BALLES DANS LA PEAU"

Ce mardi 18 septembre, le sinistre et vichyste Eric Zemmour était l'invité du site"L'Opinion.fr", où il se sent si bien et en si bonne compagnie (Nicolas Beytout qui l'interrogeait ne trouva rien à redire) qu'il y a déclaré sa haine de la reconnaissance par Emmanuel Macron du rôle de la France dans la mort du mathématicien communiste Maurice Audin. Zemmour dit ainsi: "J’étais scandalisé par le comportement d’Emmanuel Macron, je pense que ce M. Audin, mort dans des conditions tragiques (…) était un traître et méritait 12 balles dans la peau.» Jusqu’où ira l'ignoble Zemmour, qui ne renie donc rien aux pratiques des pires miliciens et accrédite la torture? Cette fois, il entre dans une nouvelle catégorie: la négation d’un crime de guerre. Maintenant, ça suffit. Il faut faire taire définitivement ce nouveau Jacques Doriot. Et le traduire devant la justice au plus vite.

Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité 

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18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 15:43
Plan santé : Les Hôpitaux en « État d'urgence »

Le Président de la République vient d’annoncer des mesures censées redresser l’état catastrophique de la santé dans notre pays, politique dont il porte en partie la responsabilité.

Si la suppression du Numerus Clausus ou de la T2A est une revendication que le PCF porte depuis longtemps, les propositions de Monsieur Macron, sous couvert de modernisation de notre système de santé, ne répondent pas aux besoins des populations et des territoires. Les Hôpitaux sont en État d'urgence.

Dans le plan d’urgence présenté lors de la Fête de l’Humanité, le PCF réclamait l’arrêt des restructurations hospitalières, la création dès 2019 de 100 000 nouveaux emplois hospitaliers pour répondre à la souffrance des personnels et des malades. A la place, le Président annonce, pour toute la France, 4000 postes d’assistants médicaux dans la médecine de ville et rien pour l’Hôpital.

"Notre système de santé ne pêche pas par un sous-financement". Aberrant quand on sait que tous les clignotants sont au rouge, car l’hôpital public est rongé par l’austérité.

L'Hôpital a besoin de 4 milliards pour simplement maintenir l'offre de soins existante à son niveau actuel. Au lieu de cela Emmanuel Macron nous vend un léger desserrement du verrou de l’ONDAM (objectif national des Dépenses d’Assurance Maladie) de 400 millions d’euros en 2019.

Quant aux EHPAD, à peine évoqués, ils auraient besoin de 100 000 emplois par an pendant 3 ans, d’un plan de formation et d’investissement à la hauteur des enjeux de société que représente le vieillissement de la population.

Ce plan tout en apportant, ici et là, quelques rectificatifs au désastre sanitaire, conséquence des politiques successives, est loin de répondre aux attentes formulées par nos Parlementaires, lors de leur Tour de France des Hôpitaux et des EHPAD.

Le PCF continuera à se mobiliser avec toutes celles et tous ceux qui luttent pour un système de santé accessible à toutes et à tous sur l’ensemble du territoire.

Depuis le 10 janvier dernier, les parlementaires communistes, député-es comme sénat-eur-rices, parcourent la France pour aller à la rencontre des personnels hospitaliers. Le constat est sans appel : les personnels sont usés, les services sont en sous effectif, les lits manquent et les moyens sont insuffisants. Nous assistons à une véritable catastrophe sanitaire.

Alain Bruneel, député du Nord, a produit le clip "Etat d'urgence" pour soutenir les luttes du service public de la santé. Un slam écrit et interprété par Ugo Dess.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 17:46
Ian Brossat et Marie-Pierre Vieu

Ian Brossat et Marie-Pierre Vieu

Ian Brossat avec Hamon et Varoufakis

Ian Brossat avec Hamon et Varoufakis

Ian Brossat: une tête d'affiche bien fête (L'Humanité, 17 septembre 2018)
Ian Brossat: une tête d'affiche bien fête (L'Humanité, 17 septembre 2018)
Ian Brossat: une tête d'affiche bien fête (L'Humanité, 17 septembre 2018)
Ian Brossat: une tête d'affiche bien fête (L'Humanité, 17 septembre 2018)

[Portfolio] Record d'affluence à la Fête de l'Humanité cette année. 
J'ai pris un plaisir immense à être présent à vos côtés cette année encore. 
Merci à vous, merci aux militants qui ont parfois pris des jours de congé pour rendre ce petit miracle possible, merci à tous ceux qui sont venus. 
Vive le peuple de la Fête de l'Huma !
Et merci Juliette Jem pour les photos 

Ian Brossat

 

Le chef de file désigné par le PCF pour constituer le rassemblement aux élections européennes a lancé la campagne entre déambulations, meetings improvisés et rencontres avec les responsables de gauche.

Devoir faire une campagne à 2 km à l’heure, c’est bon signe. C’est à peu près la vitesse maximale dont est capable Ian Brossat quand il arpente les allées de la Fête, tant le chef de file désigné par le PCF pour construire le rassemblement aux élections européennes y est interpellé, arrêté, encouragé. Déambulant dans la Fête en rejoignant chacun des mini-meetings qui ont scandé son week-end. « Avec toi, ça va le faire, tu es le renouveau, on est derrière toi », l’assure un militant du stand de Bezons (Val-d’Oise).

L'Humanité, 17 septembre 2018

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 17:00
ISRAËL VEUT QUE SALAH HAMOURI QUITTE LA PALESTINE, MAIS IL NE CÉDERA PAS - Elsa Lefort, L'Humanité - 13 septembre 2018
ELSA LEFORT. « ISRAËL VEUT QUE SALAH HAMOURI QUITTE LA PALESTINE, MAIS IL NE CÉDERA PAS »
Jeudi, 13 Septembre, 2018

Arrêté le 23 août 2017, le Franco-Palestinien Salah Hamouri est toujours détenu sans jugement. Sa libération fin septembre dépend du bon vouloir des autorités israéliennes. Ses soutiens se mobilisent à la Fête de l’Humanité pour exiger l’intervention de l’élysée. Entretien avec son épouse, Elsa Lefort.

L’indignation grandit chez les nombreux soutiens de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu arbitrairement en Israël depuis une année. Son épouse, Elsa Lefort, dénonce l’inertie de l’Élysée et du Quai d’Orsay, qui n’agissent pas pour exiger du gouvernement Netanyahou sa libération.

Avez-vous des nouvelles de Salah, a-t-il le moral ?
Oui, nous avons des nouvelles par ses avocats ou quand sa mère lui rend visite, une fois par mois. Il va bien, il a le moral, mais il compte les jours évidemment, car tout cela commence à durer. Le fait d’avoir déjà subi deux renouvellements de peine le plonge dans l’incertitude. Il espère à chaque fois que ce sera la dernière, tout en gardant en tête que ça peut continuer… Nous n’avons malheureusement aucune garantie que ce sera la dernière.

D’autant qu’il y a aussi le peu d’empressement à agir du côté des autorités françaises…
L’Élysée prétend qu’Emmanuel Macron s’est saisi du sujet. Il faut croire alors que c’est en catimini, car le cas de Salah n’a jamais été publiquement évoqué. Il n’y a apparemment aucune volonté de montrer que l’on s’inquiète du sort d’un citoyen français incarcéré arbitrairement. Aucune volonté d’envoyer un message fort aux Israéliens, de réagir à cet enfermement complètement illégal. Si message il y a, il est plutôt très négatif : l’arbitraire dont est victime Salah ne préoccupe pas vraiment l’Élysée et le Quai d’Orsay. Les autorités israéliennes sont tout à fait tranquilles.

Emmanuel Macron en aurait, dit-on, parlé à Netanyahou, mais en vain. Pourquoi la France s’accommode-t-elle d’un tel camouflet ?
Oui, la France s’en accommode, d’autant plus que par ailleurs elle redouble de signaux positifs envers le gouvernement Israélien. Macron a reçu deux fois Netanyahou à Paris en l’espace de six mois. Une fois en décembre dernier et une fois en juin, à l’occasion du lancement de la saison culturelle croisée France-Israël, c’est-à-dire une série de manifestations dans chacun des deux pays qui visent à promouvoir les bonnes relations et qui entretiennent surtout une image hautement positive d’Israël. La France ne cesse de donner des gages à ce dernier. Tout à fait par conviction, à l’évidence. La libération de Salah est loin de figurer parmi les attentes.

L’acharnement qu’il subit s’explique-t-il par le fait que Salah soit devenu avocat et qu’il est à présent en mesure de renforcer la défense des prisonniers palestiniens ?
Il y a de cela, mais pas seulement. L’objectif central est en réalité de le contraindre à quitter la Palestine. Tout est fait dans ce sens depuis sa libération en 2011. Il y a eu les ordres militaires l’empêchant de se rendre en Cisjordanie, qui ont compliqué ses études, il y a eu mon expulsion du territoire israélien alors que j’étais enceinte. Et puis il y a eu son arrestation et sa « détention administrative ». Depuis deux ans et demi, Salah vit loin de moi et de notre fils. Tout est fait pour qu’il s’épuise et qu’il renonce à rester en Palestine. Certes, il représente quelqu’un qui, du coup, connaît le droit, le droit international et peut plaider la cause des prisonniers et des Palestiniens plus largement, notamment en France, car il est français. Mais le fond de l’acharnement c’est de le forcer à partir.

Salah est-il déterminé à rester, à ne pas leur céder ?
Tout à fait, car c’est son droit d’habiter chez lui à Jérusalem, en Palestine. Peu importe les intimidations et les menaces, même si au plan personnel, c’est difficile aussi bien pour lui que pour nous. Mais d’un point de vue politique, il est hors de question pour lui de baisser les bras et de quitter sa terre. Il y a là un véritable enjeu : il est de Jérusalem, et les Israéliens font tout pour que les Palestiniens quittent Jérusalem. Chaque Palestinien qui s’en va constitue pour eux une victoire.

Quel appel lancez-vous à tous les soutiens de Salah, notamment à l’occasion de la Fête de l’Humanité ?
Il est important de rester mobilisé et de redoubler d’efforts dans ce sens. Voilà un an que la diplomatie française est censée s’occuper de ce dossier et elle n’a strictement rien obtenu. Les contacts que nous avons avec l’Élysée ne donnent aucun signe positif pour l’avenir. On s’arrête au constat de l’absence de réaction de la part d’Israël. C’est une fatalité. Il n’y a aucune remise en question. La question demeure sans réponse : pourquoi la diplomatie française est à ce point incapable de faire cesser cet arbitraire à l’égard de l’un de ses ressortissants ? Le président se doit de venir en aide à tous les Français de par le monde. Et il n’y aucune raison que le monde s’arrête à la frontière d’Israël.

 
Entretien réalisé par Nadjib touaibia
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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 16:37
La fête de l'Huma rassemblant 800 000 personnes passe au second plan de l'actualité médiatique, honteusement ignorée ou minorée par les grands médias
La fête de l'Huma rassemblant 800 000 personnes passe au second plan de l'actualité médiatique, honteusement ignorée ou minorée par les grands médias

Les communistes et l'équipe de L'Humanité rassemblent 800 000 personnes à la fête de l'Humanité et les télés poubelles retransmettent un discours de la responsables du nouveau parti de la Ruine Nationale, en direct d'un village perdu, au milieu de quelques centaines de fachos éructant de haine. Et certains chez BFM ou CNEWS osent encore appeler ça de l'information! Sur France Inter hier soir à 18h et 19h, même topo, on ne parle pas de la fête de l'Huma, du discours de Patrick Le Hyaric, mais de la baffe d'un chauffeur de bus, et du discours de haine de la mère Le Pen.    

La fête de l'Huma rassemblant 800 000 personnes passe au second plan de l'actualité médiatique, honteusement ignorée ou minorée par les grands médias
La fête de l'Huma rassemblant 800 000 personnes passe au second plan de l'actualité médiatique, honteusement ignorée ou minorée par les grands médias
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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 14:03
Ian Brossat

Ian Brossat

Le chef de file du PCF aux élections européennes Ian Brossat s'en prend de nouveau dans le JDD à la position de Jean-Luc Mélenchon et des Insoumis sur la question de l'immigration.

Ces derniers jours, la tête de liste PCF pour les élections européennes Ian Brossat n'a pas hésité à chercher querelle aux Insoumis, notamment sur l'immigration. L'élu du 18e arrondissement a apostrophé le député du Nord Adrien Quatennens, lequel proposait d'"agir sur [l]es causes" des "mouvements de population", en faisant appel à son histoire familiale, qu'il invoque à nouveau devant le JDD : "Mon grand-père a fui la Pologne pour la Russie en 1939. Il était juif. S'il n'avait pas pu partir, il aurait été tué, comme ses parents et son frère. Qui suis-je, moi, pour dire à des gens qui fuient la guerre ou la misère qu'ils doivent rentrer dans leur pays ?"

Lire aussi - Ian Brossat : "Mon grand-père, espion soviétique en Israël"

Ian Brossat attaque aussi Jean-Luc Mélenchon sur l'Europe

Vexés par sa "grossièreté", les Insoumis ont décidé de boycotter la Fête de l'Huma. Mais Brossat récidive volontiers : "Je suis affligé de voir certains, à gauche, flancher sur cette question. Si la gauche ne dit rien, les fascistes européens auront le terrain libre." Quitte, aussi, à oublier les propos d'un Georges Marchais, secrétaire général du PCF qui, dans les années 1980, se positionnait contre l'immigration. "On peut évidemment déterrer telle ou telle citation, élude le jeune élu. Mais au cours de l'Histoire, sur la question de l'antiracisme, les communistes ont toujours été au rendez-vous."

Lire aussi - Entre Insoumis et communistes, les querelles sur l'immigration s'invitent à la Fête de l'Huma

Sur l'Europe, également, Brossat fait feu : "Le PCF est la seule force de gauche à s'être opposée de manière constante à l'Union européenne telle qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire une machine à imposer de la régression sociale. Mélenchon défendait le traité de Maastricht en 1992 dont sont héritières toutes les politiques d'austérité que nous connaissons aujourd'hui."

 

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 10:00
Christophe Boudrot et Julie Hamon, membres du bureau de la CGT du Centre Hospitalier des pays de Morlaix   (Caroline Trouillet)

Christophe Boudrot et Julie Hamon, membres du bureau de la CGT du Centre Hospitalier des pays de Morlaix (Caroline Trouillet)

Au lendemain des annonces de la direction du centre hospitalier des pays de Morlaix sur la restructuration de l’hôpital à venir, le syndicat CGT et le Comité de défense de l’hôpital public expriment de vives inquiétudes sur les suppressions de lits, et donc de postes, notamment en service psychiatrie, que suppose la restructuration annoncée ce mercredi 12 septembre.

18 équivalents temps plein de l’UPEC menacés

L’annonce de la direction de l'hôpital, publié hier dans nos pages, d’une perte de capacité de neuf lits en psychiatrie, et 28 en MCO (court séjour), a été aussitôt traduit par Julie Hamon et Christophe Boudrot, de la CGT, par des suppressions de postes. Ce jeudi matin, une conférence du pôle psychiatrie a ensuite confirmé leurs inquiétudes. Selon des informations parvenues au syndicat, un des scénarios possibles, dans le cadre de cette restructuration, consisterait, en effet, à fermer l’Upec. D’une capacité de 18 lits, ce service est une unité permettant la prise en charge des patients présentant une pathologie psychiatrique pour une première hospitalisation.

« À l’hiver dernier, notre unité avait déjà été mise à mal avec sa fermeture arbitraire pendant les congés de Noël, et suite au départ d’un médecin qui n’a pas été remplacé », explique une infirmière de l’Upec, tout en rappelant « le rôle charnière de cette unité dans l’articulation entre les différents services des secteurs ».

Oui à la rénovation, non à une offre de soins impactée

« Il y avait un besoin urgent de remplacer nombre de bâtiments vétustes. Et nous savons qu’une directive nationale de l’ARS impose des suppressions de postes. Mais nous aurions aimé que la restructuration se fasse dans la concertation avec les représentants du personnel, pour éviter qu’elle se traduise par des pertes en capacité, qui impacteront la qualité de l’offre de soins », explicitent l’infirmière et les représentants du syndicat.

Dans une lettre adressée, ce jeudi 13 septembre, à madame Bénard, directrice du CHPM, le comité de défense de l’hôpital public réagit sur une même ligne que la CGT à l’orientation de la restructuration : « La suppression de 18 emplois équivalents temps plein serait grave de conséquences, d’une part pour les services et les personnels eux-mêmes, et d’autre part pour les usagers et leurs familles confrontés à une nouvelle réduction de l’offre de soins en psychiatrie, déjà, à notre avis, bien en deçà des besoins réels sur le territoire du pays de Morlaix ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-cgt-et-usagers-inquiets-de-la-restructuration-13-09-2018-12077790.php

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