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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 20:36
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, écrit à Macron !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, écrit à Macron !

"Depuis des semaines, la grande majorité des Français, qu’ils portent un gilet jaune ou non, expriment leur colère suite à l’annonce de la hausse des taxes sur l’essence et le diesel. Cette nouvelle augmentation fiscale est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ceux qui travaillent dans le privé comme dans le public ne supportent plus de ne pas pouvoir boucler leur fin de mois alors qu’ils travaillent 35 heures par semaine. Que dire de ceux qui travaillent à temps partiel ? Comment vivre dignement avec 1150 euros par mois, montant du SMIC, quand toutes les factures augmentent : électricité, gaz, loyer, mutuelle, assurances, péage, cantine pour les enfants ?
Pourtant, dans nos usines, dans les entreprises du BTP, dans les hôpitaux, dans les EPHAD, dans de nombreux secteurs d’activité, les conditions de travail sont pénibles, difficiles. Et les salaires ne sont pas plus élevés.

Ceux qui ont travaillé durant 40, 42 ans et qui ont cotisé toute leur vie se retrouvent, eux, avec des pensions de misère ne permettant pas de profiter de cette période de la vie tant attendue. Ils n’ont jamais perdu autant de pouvoir d’achat ces dernières années. Certains ont même vu leur pension baisser avec la hausse de la CSG. Pour les plus âgés, leur mutuelle a fortement augmenté - 150 euros par mois en moyenne ! - et ils ont encore 30 à 50 euros par mois de dépenses de santé non remboursés ! Ils angoissent en imaginant leur séjour en EPHAD, dont les tarifs deviennent inaccessibles.

Cette colère, profonde et sincère, explose car cela fait des années qu’elle n’est pas entendue, que les salaires et les pensions n’évoluent pas favorablement alors que le coût de la vie ne cesse d' augmenter. Vous n’êtes pas comptable de toutes ces années durant lesquelles le pouvoir d'achat a baissé. Mais c’est vous qui êtes en responsabilité aujourd’hui.

Les gilets jaunes demandent à être entendus et respectés. Ils ne rejettent pas d’un revers de main les efforts à produire pour relever le défi climatique. Ils demandent juste que ceux-ci soient équitablement partagés et ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Peu à peu, ils s’organisent et ils ont récemment envoyé aux députés « Les directives du peuple », ci-jointes, pour que nous les transposions dans la loi. Il y a, dans ces 42 propositions, beaucoup d’idées que notre pays s’honorerait à mettre en œuvre pour répondre aux attentes légitimes de la grande majorité de nos concitoyens.

En écho à celles-ci, nous vous demandons de suspendre les hausses de taxes sur l’essence et le diesel et d’ouvrir rapidement le débat au Parlement sur ces propositions afin de les inscrire dans la loi rapidement.

Des échéances arrivent vite, telles que les fêtes de fin d’année. C’est aussi la date légale pour augmenter significativement le SMIC. L’année 2019 est effectivement celle qui pourrait permettre cette augmentation car le projet de loi de finances pour 2019 a prévu de budgéter une aide publique exceptionnelle à travers le CICE qui sera doublé ! 40 milliards d’euros seront versés aux entreprises, qu’elles en aient besoin ou non. Il y a peut-être là les moyens d’accompagner les entreprises pour mettre en œuvre une hausse des salaires.

Voilà un signal fort que vous pourriez envoyer aux Français dans les jours qui viennent afin de retrouver les voies du dialogue et de l’apaisement.

Les parlementaires communistes et moi-même souhaiterions vous rencontrer afin d’en discuter et de vous faire part de nos propositions en ce sens".

Rencontre avec le Premier ministre : Le PCF demande de déclarer l’état d’urgence sociale !

La paix civile et sociale de notre pays est aujourd’hui en jeu. Face à la politique d’injustice sociale et fiscale menée depuis un an et demi, nous avons demandé au Gouvernement de déclarer l’état d’urgence sociale.

L’urgence sociale impose de prendre en compte immédiatement les revendications portées par les « gilets jaunes », que nous avons relayées.

Nous avons ainsi demandé la suspension de l’augmentation des taxes sur l’essence et le diesel, l’augmentation du SMIC, des salaires et des pensions, la restauration des services publics notamment en matière de santé et le rétablissement de l’ISF.

Dès cet après-midi à l’Assemblée Nationale nous nous ferons l’écho de ces demandes légitimes et demanderons la suspension de la discussion budgétaire.

Par ailleurs, nous avons rappelé les propositions que nous portons depuis le début du quinquennat.

Propositions fiscales :
Non cumul en 2019 du CICE et de l’exonération de cotisations sociales patronales (plus de 40 milliards cumulés – Cela permettrait de dégager 20 milliards d’euros de marges de manœuvre).

Propositions sociales :
Revalorisation des prestations sociales (APL, allocations familiales) indexées sur l’inflation.
Annulation de la hausse de CSG, qui doit aller avec le rétablissement des cotisations sociales « assurance chômage » et « maladie ».

Propositions écologiques :
Fléchage intégral des taxes sur le carburant vers la transition écologique.
Élargissement du chèque énergie à 8 millions de personnes et revalorisation du montant du chèque énergie (de 200 euros actuellement à 600 euros) pour les plus modestes (forte hausse prévue des prix de l’électricité et du gaz en 2019).

Propositions institutionnelles :
Retrait du projet de loi constitutionnelle et organisation d’un référendum sur nos institutions

Si le Gouvernement ne décide pas de prendre immédiatement ces mesures, il ne sera pas en mesure de mettre fin à cette révolte pour la dignité.

Malheureusement, nous n’avons pas le sentiment que le Gouvernement prend la mesure de cette urgence sociale et nous n’avons que peu d’espoir d’avoir été entendu sur les mesures que nous lui avons proposées.

Notre motion de censure reste donc d’actualité, dans l’attente des mesures qui seront annoncées mercredi.

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 16:03
Rencontre à Matignon : Urgence à apporter des mesures concrètes (PCF, 3 décembre 2018)

Rencontre à Matignon : "Urgence à apporter des mesures concrètes" (PCF)

Ce matin, une délégation du PCF composée de Fabien Roussel, secrétaire national et député du Nord, Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat et Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis était reçue par le Premier ministre Edouard Philippe. Le PCF a réaffirmé l'urgence d'apporter des mesures concrètes pour répondre à la mobilisation dans le pays.

Le gouvernement ne peut jouer la montre et le pourrissement et doit répondre aux revendications exprimées notamment en matière de pouvoir d’achat.

Les débats ne peuvent pas se poursuivre au Parlement tant que le gouvernement n’aura pas annoncé les dites mesures. Il serait inconcevable que la représentation nationale continue son activité législative classique comme si rien ne s'était passé dans le pays, notamment sur le projet de Loi de Finances et sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

Pour répondre à la colère sociale, le PCF demande un moratoire sur les taxes carbones, le rétablissement de l’ISF, l’augmentation de 200 euros net par mois du SMIC, l’ouverture de négociations salariales dans le public comme dans le privé, la revalorisation des pensions et des minima sociaux et l’allocation de moyens pour les services publics.

Le gouvernement doit prendre la mesure de la situation nationale et annoncer rapidement ces mesures. Si rien n’est fait, les député-es communistes déposeront, avec leurs collègues, une motion de censure à l’Assemblée nationale.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué des député-es communistes, républicains et citoyens

http://www.communistes-republicains-partidegauche.assemblee-nationale.fr/expressions/communiqu%C3%A9s-de-presse

 

Parti communiste français,

Paris, le 3 décembre 2018.

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 06:05

Paris, le 29 novembre 2018


Communiqué du Réseau Musée de la Résistance nationale
Enfin une claire décision de justice.

Le tribunal de Paris a ordonné mardi à neuf opérateurs des télécommunications de bloquer définitivement
l'accès à partir du territoire français au site internet "Démocratie participative", ouvertement raciste,
antisémite et homophobe, vecteur français de l'idéologie nazie.
Parmi les cibles du site à juste titre interdit, Lucienne Nayet présidente du Musée de la Résistance
nationale. Les associations du réseau Musée de la Résistance nationale avaient exigé qu'une telle mesure
soit prise et étaient parties prenantes par plaintes et requêtes à l'action des associations de lutte contre le
racisme, l'antisémitisme et l'homophobie au côté de la LICRA, SOS Racisme, le MRAP, le Conseil représentatif
des institutions juives de France, la Ligue des droits de l'Homme et des personnes directement visées par ce
site et ses animateurs.
Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free, ainsi que cinq filiales ou sociétés de moindre importance ont 15 jours
pour mettre à exécution cette décision demandée par le parquet de Paris à partir des très nombreuses
plaintes déposées au travers de tout le pays.
Jusqu'à maintenant, toutes les tentatives de faire fermer ce site animé de l'étranger s'étaient heurtées à une
impossibilité d'identifier ses hébergeurs et ses animateurs, alors que le " directeur " de cette publication est
référencé par la justice comme blogueur d'extrême droite déjà condamné à de multiples reprises, présumé
en exil au Japon, se revendiquant du nationalisme breton.
L’ordonnance du tribunal qui reste à devenir effective démontre que ce combat est possible et peut être
gagné par l'action collective des citoyens.
"C'est une très bonne décision. Elle envoie un signal fort sur le fait qu'on ne peut pas avoir pignon sur rue
avec un site dédié au racisme et à l'antisémitisme", a déclaré l'avocat de la LICRA.
Cette ordonnance devrait permettre de tarir une des principales sources de haine déversée par un site qui se
pensait hors d'atteinte.
Alors qu'ils y étaient opposés, il faut se féliciter de voir imposer aux opérateurs un "filtrage" définitif.
Cette décision, qui fera jurisprudence en matière de maîtrise publique du cadre légal, impose des limites à la
diffusion qui à partir de cette ordonnance ne dépendent plus du bon vouloir ou non de chacun des opérateurs
selon leurs critères aléatoires.
Pour autant, cette victoire ne signifie pas la fin d'un combat qui doit rester permanent tant des propos tenus
publiquement dans la période montrent que si la primeur est donc redonnée au droit, toute baisse de
vigilance condamne à voir réapparaître la bête immonde.

Claude GASCARD Secrétaire Général du réseau Musée de la Résistance nationale

Jean Claude EMORINE

Secrétaire Général des amis du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 05:43
Signez le soutien à la motion de censure proposée par les députés communistes aux autres groupes de gauche pour faire tomber le gouvernement

Les députés communistes ont sollicité le groupe des députés de la France Insoumise et le groupe des députés socialistes et apparentés pour réunir les 58 signatures nécessaires et pouvoir, dès la semaine prochaine, engager la responsabilité du Gouvernement.

signez le soutien à la motion de censure pour faire tomber le gouvernement

https://www.change.org/p/soutien-%C3%A0-la-motion-de-censure-pour-renverser-le-gouvernement

 

Censurer le Gouvernement pour sortir de la crise

N'attendant rien de la rencontre avec le Premier ministre, nos concitoyens poursuivent, sous des formes diverses, la mobilisation pour témoigner leur mécontentement à l’égard des orientations du Gouvernement et dénoncer les attaques successives contre le pouvoir d’achat. Ces mobilisations expriment d’abord le refus de l’injustice sociale et fiscale, et portent des revendications de progrès social qui vont bien au-delà du prix du carburant, notamment l’augmentation du SMIC et des salaires.

Malgré le soutien grandissant des Françaises et des Français au mouvement des gilets jaunes, l'exécutif persiste dans une attitude méprisante qui attise la colère légitime de nos concitoyens. L’entêtement du Gouvernement qui veut « garder le cap » à tout prix menace la paix civile et fragilise l’activité économique de nos territoires.

Il est temps de tirer les conséquences de la gestion catastrophique de cette crise. C’est pourquoi le dépôt d’une motion de censure pour obtenir la démission du Gouvernement, en vertu de l’article 49 alinéa 2 de la Constitution, s’impose. Nous allons donc solliciter le groupe des députés de la France Insoumise et le groupe des députés socialistes et apparentés pour réunir les 58 signatures nécessaires et pouvoir, dès la semaine prochaine, engager la responsabilité du Gouvernement.

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 05:33
Ian Brossat, qui a été tête de liste du Parti communiste aux Européennes, est aussi maire adjoint de Paris délégué au logement, à l’habitat durable et à l’hébergement d’urgence. (Photo : MAXPPP, Le Parisien)

Ian Brossat, qui a été tête de liste du Parti communiste aux Européennes, est aussi maire adjoint de Paris délégué au logement, à l’habitat durable et à l’hébergement d’urgence. (Photo : MAXPPP, Le Parisien)

Ian Brossat sera au Parc des expositions de Lann-Sévelin, à Lanester, dimanche, à l’occasion de la Fête de l’Huma Bretagne. La tête de liste du Parti communiste aux Européennes dit « soutenir à 100 % le mouvement des Gilets jaunes ». L’adjoint au maire de Paris décline ses propositions pour le pouvoir d’achat et regarde avec beaucoup de scepticisme le rassemblement de Jean-Yves Le Drian.


Vous serez dimanche au parc des expos de Lanester, qui est face au foyer de contestation des Gilets jaunes en pays de Lorient. Irez-vous les voir ?

Oui, j’irai les voir dimanche sur le terrain car je soutiens à 100 % la mobilisation des Gilets jaunes. Je le fais à chacun de mes nombreux déplacements. Je partage cette colère légitime et cette exaspération. Ce mouvement met en lumière le problème terrible du pouvoir d’achat. La France est en train de devenir un pays de travailleurs pauvres. Cette augmentation des taxes sur les carburants va encore davantage mettre la tête sous l’eau au mode du travail et aux familles modestes. Le rôle du Parti communiste est à la fois d’entendre cette colère et de faire des propositions.

La transition énergétique ne doit pas être payée par les familles modestes
Quelles sont vos propositions pour répondre à cette colère ?

La transition énergétique ne doit pas être payée par les familles modestes mais par les gros pollueurs, les entreprises et les ménages les plus aisés. Concernant le financement de cette transition énergétique, il faut mettre à contribution les compagnies pétrolières. Nous sommes actuellement dans un système absurde dans lequel les gros pollueurs ne paient pas la taxe carbone. Il faut également taxer le kérosène sur les vols intérieurs. Autre proposition, je plaide pour une diminution de la TVA à 5,5 % sur les transports en commun et les voitures propres.

En Bretagne, Jean-Yves Le Drian a lancé le mouvement des « Progressistes bretons ». Une alliance est-elle possible ? Et avec la France Insoumise ?

Nous n’avons pas d’ennemis à Gauche mais je perçois mal les contours de ce rassemblement en construction. En tant que ministre des Affaires étrangères de Macron, Jean-Yves Le Drian est responsable du bilan de ce gouvernement et des difficultés supplémentaires qui pèsent sur les familles modestes. Quant à la France Insoumise, je constate que le mouvement de Mélenchon a choisi de tracer son propre chemin. C’est son droit mais je ne partage pas cette stratégie. Mais il faudra bien qu’un jour la Gauche retrouve la voie du rassemblement pour peser sur les choix de ce pays. Les communistes vont partir sans attendre en campagne car les questions européennes sont au cœur de l’actualité.

Il, faut en finir avec les délocalisations et revoir les conditions du travail détaché

Quels seront vos combats prioritaires pour ces Européennes ?

Quand le Premier ministre annonce en septembre le gel des retraites, des allocations familiales et des APL (aides personnalisées au logement, NDLR), il le fait en disant qu’il faut rentrer dans les clous budgétaires fixés par Bruxelles. L’Europe, ce n’est pas cela. On nous a vendu l’Union européenne comme un espace de paix, de prospérité et de démocratie. Aujourd’hui, l’Europe ne répond à aucune de ces promesses car c’est une Europe dédiée à l’argent et au marché. Il faut réorienter l’Europe. Exemples : il faut en finir avec les délocalisations et revoir les conditions du travail détaché. Sur ce dernier point, il faut s’assurer qu’un travailleur qui vient en France signe un contrat français. Sinon on entre dans une logique de concurrence déloyale. De la même manière, je défends l’interdiction des délocalisations intra-européennes pour éviter les mêmes abus de concurrence. Quant aux services publics, et notamment en zone rurale, il faut en urgence un moratoire sur les directives de libéralisation.

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 06:48

 

Qu’ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires, des millions de femmes et d’hommes n’acceptent plus le sort qui leur est fait. Ils le disent haut et fort : « Trop, c’est trop ! » On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions et des allocations rognées, une protection sociale réduite au minimum. Nous sommes des leurs !

 

Macron Président des riches et du grand capital

 Emmanuel Macron a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d’ultra riches et au capital. 358.000 familles ont ainsi été exonérées d’ISF alors que leur patrimoine représente 1.000 milliards d’euros (l’équivalent de la moitié du PIB de la France) ! Il a multiplié les cadeaux aux profits des grandes entreprises et les exonérations (CICE) avec comme condition de pratiquer des bas salaires ! Il a ainsi aggravé la précarité pour les salariés, les privés d’emplois, les jeunes, les retraités dont les femmes sont les premières victimes. «En même temps», il augmente les impôts des ménages moyens et modestes : CSG, TICPE (taxe sur les carburants), etc.

 

Pas de progrès écologique sans progrès social

Au PCF, nous disons que la transition écologique, vitale à l’heure où l’humanité et notre planète sont menacées, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique. Au nom de la priorité au profit et à l’accumulation de capital, ce modèle impose un coût du capital (dividendes et intérêts payés aux banques) exorbitant qui s’oppose aux dépenses pour l’écologie, les salaires, les services publics. Le soi-disant « coût du travail » n’existe pas : le travail crée les richesses.

 

 S’attaquer au coût du capital

Nous voulons une économie au service de l’humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement et pour partager les richesses. Pour que chacun.e puisse vivre dignement, il y a besoin d’augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux, de développer les qualifications. Il y a besoin de développer les services publics et d’investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements, une autre industrie. Les moyens pour y parvenir existent : banques, profits, fonds publics. Mobilisons-les !

 

POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET LA PROTECTION SOCIALE

  • Au 1er janvier 2019, décider l’augmentation du SMIC de 260 euros bruts par mois, soit une augmentation d’environ 200 euros nets (1 350 euros nets), organiser la répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi les pensions, les minima sociaux et les allocations formation.
  • Pour financer cette augmentation des salaires, commençons par supprimer l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF, CICE…).

 

POUR FINANCER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

  • Ramener le taux de la TICPE à son niveau de 2017 et l’affecter réellement à la transition écologique.
  • Taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières.
  • Taxation du kérosène.
  • Maintien des lignes ferroviaires de proximité et développement du fret ferroviaire.
  • Retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun.
  • Mobilisation du crédit bancaire, jusqu’à la Banque centrale européenne (BCE).

 

 FACE À L’ABSENCE DE RÉPONSE DU PRÉSIDENT, LE PCF APPELLE À AMPLIFIER LA MOBILISATION CONTRE LA POLITIQUE DU GOUVERNEMENT.

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 13:38
Eliane Assassi présidente du groupe CRCE

Eliane Assassi présidente du groupe CRCE

Communiqué des sénateurs CRCE

Le gouvernement rate le train de la transition écologique

mercredi 28 novembre 2018

Alors que le Sénat examine ce jour, les recettes fiscales dites « écologiques », le Gouvernement présente le projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM).
Pour les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste, ces deux moments sont liés puisque la loi de finances aurait dû donner à voir des efforts particuliers pour le financement des transports.
Il n’en est rien.

Les crédits budgétaires ne sont toujours pas à la hauteur et aucune réorientation n’est prévue pour financer les transports du quotidien et le développement du fret ferroviaire, qui constituent pourtant des leviers très importants pour la transition écologique et la lutte contre la pollution.

Bien au contraire, ce budget consacre une nouvelle fois l’avantage fiscal en faveur de la route et de l’aérien. Un contre sens alors même que nos concitoyens sont appelés à contribuer fortement au travers la hausse de la fiscalité sur les carburants.

Pour cette raison, nous proposons d’en finir avec l’exonération de taxe dont bénéficie le kérosène mais également l’exonération de TICPE sur les transports routiers, des sommes conséquentes (près de 5 milliards) qui seraient bien plus utiles pour alimenter l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF).

Nous demandons également que les recettes de la fiscalité dite écologique soient contenues et fléchées pour la transition écologique et en particulier les transports.

La déception est grande également concernant les annonces faites sur le projet de loi LOM, qui semble particulièrement lacunaire. Une boîte à outil utile sur le covoiturage, le transport à la demande, la prise en compte pour les trajets domicile travail à vélo … mais rien sur le transport de masse qu’est le transport ferroviaire.

On nous dit que l’effort sera porté principalement pour désenclaver les territoires, c’est effectivement nécessaire mais comment faire dans le cadre de la libéralisation du rail qui soumet le service public ferroviaire à des exigences de rentabilité ? D’ores et déjà, nous assistons à des fermetures de lignes, de gares et de guichets. Comment inverser concrètement la tendance ? Comment faire pour sortir le financement des infrastructures des logiques financières de rendement sur investissement qui sont à l’origine de drames comme celui du pont de Gêne ? Comment sortir des politiques austéritaires qui portent en elles les germes de la dégradation des infrastructures et du service rendu laissant toujours plus de place au privé ?

Il n’est pas question, non plus dans ce projet de loi d’écotaxe ou de vignette poids lourds, ni d’une renationalisation des autoroutes. Bref, aucun financement nouveau, aucune réorientation des politiques libérales à l’œuvre depuis des décennies.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE seront déterminés, lors des débats parlementaires, à proposer de vraies solutions pour le droit de tous à la mobilité.


Communiqué du 26 novembre 2018

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 13:28
La justice française ordonne le blocage du site raciste Démocratie participative

Le tribunal de grande instance de Paris a confirmé le blocage de ce portail d’extrême droite, qui a pris pour cibles de nombreuses personnalités publiques.

 

Le site Internet raciste, antisémite et homophobe Démocratie participative va être bloqué en France. Ainsi l’a ordonné le tribunal de grande instance de Paris, dans une décision rendue mardi 27 novembre. Le procureur de Paris avait déjà ordonné début octobre à neuf fournisseurs d’accès à Internet français, dont les principaux comme Orange, Free ou Bouygues Telecom, de rendre impossible l’accès depuis la France à ce site internet, dont la violence n’a pas d’équivalent dans la nébuleuse d’extrême droite.

La décision du tribunal de grande instance oblige désormais les fournisseurs d’accès à rendre ce blocage effectif, sans limite de temps, sur le territoire français dans les quinze prochains jours. Passé ce délai, ils seront condamnés à payer 10 000 euros par jour de retard, si ce blocage n’est pas mis en place. Ce dernier concerne également, selon la décision du tribunal que Le Monde a pu consulter, « tout site comportant le nom democratieparticipative.biz », une manière, semble-t-il, de bloquer aussi d’éventuels nouveaux sites portant le même nom mais disposant d’une autre adresse.

« Je me félicite vraiment de cette décision. Je n’ai pas de doute sur le fait que les fournisseurs d’accès coopèrent pour la mettre en œuvre »,explique au Monde Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), qui s’est mobilisé sur le dossier.

Créé en 2016, Démocratie participative a multiplié les articles débordant d’injures antisémites, homophobes, antimusulmanes et racistes. De nombreuses personnalités publiques y sont traitées de« youpins », de « nègres » ou, pour les personnes homosexuelles, de« dégénérés ». Dans sa décision, le tribunal en donne un aperçu non exhaustif en listant dix-sept injures à caractère raciste, homophobe ou antisémite, trois incitations à la haine en raison de la religion, cinq incitations à la haine en raison de l’orientation sexuelle, quatre injures en raison de l’orientation sexuelle, et trois cas d’apologie de crime contre l’humanité.

Une procédure rare

La demande du parquet de Paris est une mesure rare. La justice, du siège comme du parquet, ne s’est que rarement aventurée vers le blocage judiciaire d’un site internet raciste, par méconnaissance des textes ou par frilosité à appliquer des lois jugées trop floues. Comme ont pu le constater procureurs et juges à l’audience, la loi française dispose pourtant d’outils pour bloquer un site internet lorsque les circonstances l’obligent. « Ce blocage est une décision importante, car elle va faire précédent : cette victoire en appelle d’autres », ajoute Frédéric Potier, en réaction à l’annonce du tribunal de grande instance de Paris.

C’est aussi une mesure en dernier recours. « Nous n’avons pas eu d’autre choix que d’agir sous la forme de référé, (…) nous aurions souhaité plutôt être devant une instance pénale », a souligné la magistrate lors de l’audience, qui s’est tenue le 8 novembre. Une référence à l’impossibilité, depuis de longs mois, de traduire devant la justice les auteurs du site pour juger leurs propos sur le fond.

A l’audience, le caractère odieux du site et des propos qu’il relaie n’ont fait aucun débat et les fournisseurs d’accès à internet, lesquels bloquent régulièrement des sites de paris en ligne illégaux sur instruction de la justice, n’ont fait part d’aucune difficulté, ni sur le fond, ni sur la forme.

Plusieurs associations antiracistes (SOS Racisme, Licra, MRAP…), de lutte contre l’antisémitisme (CRIF…) et l’homophobie (SOS Homophobie) et certaines victimes du site étaient, par le biais de leurs avocats, présentes à l’audience, notamment les youtubeurs Marie S’infiltre et Aurélien Enthoven, l’ancien bâtonnier du barreau de Grenoble Denis Dreyfus ou encore Marc Knobel, directeur des études au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Dans un communiqué diffusé mardi, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a salué « une décision qui intervient dans un contexte de regain du racisme et de l’antisémitisme, dont les chiffres ont montré une augmentation de 69 % sur les neuf premiers mois de l’année ».

Lire aussi  Les actes antisémites en hausse de 69 % en 2018 en France

« Nous attendons de cette décision qu’elle ouvre la voie à d’autres actions des pouvoirs publics pour neutraliser des individus comme Alain Soral qui, chaque semaine, incite à la haine sur internet et les réseaux sociaux, se sert des salles d’audience comme de tribunes politiques et déverse la haine de l’autre en toute impunité », a également déclaré Sacha Ghozlan, le président de l’UEJF, qui s’était portée partie civile.

Un auteur soupçonné et multicondamné

Le site Démocratie participative est actuellement sous le coup d’une dizaine d’enquêtes, diligentées un peu partout en France à la suite de signalements d’internautes ou de plaintes de victimes. Jusqu’ici, aucune d’entre elles n’a permis de mettre fin à l’activité de ce site.

Les services de police ont, cependant, formé de solides soupçons quant à l’identité du principal tenancier du site. Selon une note conjointe de la Direction générale de la police nationale (DGPN) et de la préfecture de police (PP) que Le Monde a pu consulter en octobre, il s’agirait de Boris Le Lay, une des figures de la « fachosphère ».

Déjà condamné en son absence à de nombreuses reprises, notamment pour diffamation et injure, il fait l’objet de treize mandats de recherche, d’une notice rouge d’Interpol et d’une fiche « S ». Les autorités françaises n’ont, pour l’instant, pas réussi à obtenir son extradition du Japon, où il réside.

Lire aussi  La justice tente de bloquer l’un des principaux sites de la « fachosphère »

Martin Untersinger

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 09:13

 

Voilà à quoi s'est livré Emmanuel Macron aujourd'hui dans un exercice poussif de communication dont il ne sort au final pas grand chose. L'enjeu écologique est posé sans vraie ambition et l'urgence sociale elle, est totalement passée sous silence. Le Président appelle en effet à se "désintoxiquer" des énergies carbonées mails il oublie le besoin indispensable de se "désintoxiquer" du pouvoir de l'argent. Pourtant les questions sociales et de justice fiscale sont au cœur des préoccupations et de la colère exprimées. Emmanuel Macron parle ainsi du consentement à l’impôt sans évoquer celles et ceux qui font tout pour y échapper et sans parler des 358 000 familles exonérées d’ISF alors qu’elles détiennent la moitié de notre PIB avec 1000 milliards d’euros. Il dit comprendre les fins de mois difficiles mais il ne parle pas une seule fois de la hausse du SMIC, des salaires ou des pensions pourtant seules décisions qui pourraient durablement augmenter le pouvoir d'achat des français. C’est pour cela que le PCF lance une campagne pour une augmentation du SMIC de 200 euros par mois dès janvier 2019 et pour l'ouverture de négociations salariales dans le privé comme dans le public.

Ce dont à besoin le pays, ce n'est pas de la pédagogie mais de mesures claires et ambitieuses pour le pouvoir d'achat et la justice sociale.

Face à l'absence de réponse du président, le PCF soutient la journée de manifestation du 1er décembre à l'appel des organisations syndicales et appelle à amplifier la mobilisation contre la politique du gouvernement.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 09:12

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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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