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8 juillet 2019 1 08 /07 /juillet /2019 07:00
Contre la privatisation d'Aéroports de Paris, gagnons le référendum! - appel national commun signé par le PCF, le MJCF, l'UEC, l'ANECR...

Contre la privatisation d'Aéroports de Paris, gagnons le referendum !

 

La bataille contre la privatisation d’Aéroports de Paris est engagée et concerne la société toute entière. C’est une bataille pour la démocratie car il va revenir à toutes et tous de pouvoir décider si un référendum est organisé. Mais c’est aussi une bataille contre les privatisations et pour la préservation et le développement des biens communs et pour les services publics. C’est aussi un combat pour la sauvegarde de l’environnement et pour la transition écologique car rien ne serait pire que laisser les clefs du transport aérien aux intérêts privés.

Depuis des années la privatisation des biens publics se fait à marche forcée. Des entreprises assurant des services publics sont vendues à des intérêts privés. Ignorant des objectifs sociaux et environnementaux de long terme, elles en profitent pour augmenter leurs prix, au détriment des usagers. Elles les transforment en machines à produire des dividendes pour les actionnaires, privant les finances publiques, et donc les services publics, de sommes considérables. Le scandale de la privatisation des autoroutes, celle de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, impulsée par l’actuel président de la République lorsqu’il était ministre, en sont de tristes exemples.

Mais cela ne leur suffit pas : outre les aéroports, la Française des Jeux, Engie, l'Office National de la Forêt, les barrages hydroélectriques, les ports, les routes nationales et d’autres sont les nouvelles cibles. Pendant ce temps, les hôpitaux publics sont au bord de l’explosion, des services hospitaliers, des lignes ferroviaires et des bureaux de postes ferment, les services publics s’éloignent des usagers, le statut de la Fonction publique est démantelé, les administrations et les entreprises publiques sont de plus en plus gérées comme des entreprises privées avec pour seul critère la rentabilité financière, au détriment de la satisfaction des besoins sociaux de toute la population.

La bataille contre la privatisation d'AdP est commencée : après des luttes syndicales importantes, plus de 200 parlementaires ont été à l’initiative du processus de référendum d’initiative partagée. Des appels à signature se multiplient.

Compte tenu de l’impératif de la procédure institutionnelle, qui exige qu’il y ait 4,7 millions de signatures de citoyen.nes, et qui exclut toutes celles et ceux qui vivent ici et n'ont pas le droit de vote, donnons à cette campagne l’ampleur nécessaire et impulsons une dynamique de rassemblement. Il s’agit d’en faire l’affaire de la société et des citoyen.nes. C’est pourquoi nous lançons une coordination de mouvements et d’organisations syndicales, associatives et politiques contre la privatisation d’Aéroports de Paris et plus largement contre les privatisations, pour les services publics et les biens communs. Chaque membre de cette coordination conservera bien entendu la liberté de mener sa propre campagne.

 

Cette coordination nationale a l’ambition de réunir le plus largement possible, dans leur diversité, syndicats, associations et partis politiques, les élu.e.s, les mouvements sociaux, écologistes, féministes... Des initiatives unitaires seront prises localement, avec la constitution de « bureaux de vote de rue », des conférences-débats publiques, des affiches, tracts, argumentaires divers, que nous mutualiserons au niveau national. Nous voulons atteindre 4,7 millions de signatures, pour que puisse se tenir ensuite un référendum national. Si cet objectif est atteint, ce sera un grand coup d’arrêt au rouleau-compresseur d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, qui projettent de privatiser un grand pan de l’économie et qui laminent ce qu’il reste de services publics.

 

Pour signer la demande de référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

 

Premiers signataires :

 

Ensemble!

Alternatiba

ANV-COP21

Association Nationale des Elu.e.s Communistes et Républicains (ANECR)

Attac

CGT

Convergences pour les services publics

Diem25

EELV

Fakir

Femmes Egalité

Fête à Macron

Fondation Copernic

FSU

Gauche Démocratique et Sociale

Génération-s

Le Mouvement

Les Amis de la Terre

Les objecteurs de croissance

MJCF

Nouveau Parti Anticapitaliste

Parti de Gauche

Parti ouvrier indépendant démocratique

PCF

PCOF

Pour une écologie populaire et Sociale

République & Socialisme

Réseau Foi et Justice Afrique Europe

UEC

UNEF

Union Syndicale Solidaires

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:56
Jérusalem, quartier arabe du vieux Jérusalem auprès de la porte de Damas grignoté par les colons israéliens - ici maison dite "de Sharon" (photo mission AFPS, 2015)

Jérusalem, quartier arabe du vieux Jérusalem auprès de la porte de Damas grignoté par les colons israéliens - ici maison dite "de Sharon" (photo mission AFPS, 2015)

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien

 

Intervention de Pascal Torre pour le Parti communiste français

Seule le prononcé fait foi

Comme l'a souligné Pierre Laurent, sénateur de Paris et président du Conseil national du PCF, l'inauguration d'une place Jérusalem à Paris aurait pu être une belle idée si elle ne faisait pas abstraction du contexte, si elle permettait d'éclairer le sort des populations brisées par des décennies de violence et si elle frayait un chemin vers la paix. Malheureusement, les choix effectués par la maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, ont délibérément tourné le dos à ces exigences.

Cette inauguration, qui résulte d'une demande du président du Consistoire des communautés juives a été conçue dans la perspective exclusive de conforter les liens qui unissent Paris avec l'État d'Israël. Il en a résulté une immédiate instrumentalisation politique puisque Joël Mergui s'est empressé de déclarer que Jérusalem est la "capitale d'Israël" en violation du droit international et de la position de la France. Or, Jérusalem est une ville importante pour toutes les confessions. L'invitation du maire de Jérusalem, notoirement connu pour ses positions extrémistes, et le fait que les autres religions n'aient pas été associées ont conforté ce choix partisan de Mme Hidalgo.

Cette inauguration a éludé la situation de Jérusalem, ville dont la partie orientale a été annexée et dont l'environnement fait l'objet d'une colonisation illégale, méthodique et implacable depuis 1967. Jérusalem n'est pas uniquement une ville israélienne. Les Palestiniens sont victimes d'une violence inouïe, subissent une politique de terreur et d'apartheid sur leur propre terre. La souffrance des populations de Gaza en témoigne quotidiennement. Cela Mme Hidalgo ne l'ignore pas.

Cette inauguration se déroule également dans un contexte international délétère. Benyamin Netanyahou et Donald Trump ont décidé conjointement de mettre un terme à toute idée de création d'un État palestinien. La reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu, la remise en cause du statut des réfugiés, l'aval donné à l'annexion du Golan et de la Cisjordanie constituent une accélération d'une politique qui entend humilier et marginaliser les Palestiniens jusqu'à leur capitulation. Lors de la conférence de Manama à Bahreïn, Jared Kushner en écho aux revendications de l'extrême droite israélienne a piétiné la légalité internationale. Cela Mme Hidalgo ne l'ignore pas.

Cette inauguration aura été perçue dans ses objectifs et dans sa forme comme une caution à la politique d'Israël. Pas un mot n'a été prononcé contre la colonisation, la souffrance des populations et l'exigence d'un État palestinien. Il ne faut donc pas s'étonner de la polémique qui n'a pas cessé d'enfler. Le droit de chaque État à vivre en paix et en sécurité, la nécessité de combattre de toutes nos forces un antisémitisme croissant constituent des exigences légitimes. Cependant ces objectifs ne pourront être atteints qu'en faisant prévaloir la justice, le respect du droit afin de bâtir une paix juste et durable. Cette décision qui divise, qui transpose sur notre territoire ce conflit, exacerbe les tensions.

Le Parti communiste français (PCF) entend poursuivre et amplifier sa solidarité avec le peuple palestinien alors que les manoeuvres américaines, confortées par certains États arabes et encouragées par Israël, voudraient à jamais anéantir leurs droits inaliénables.

Pascal Torre

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris

Non à la confiscation de Jérusalem!

 

Sur proposition de la Maire de Paris, Mme Anne Hidalgo, le Conseil de Paris a voté le 12 juin la création d’une place de Jérusalem.

Cela aurait pu être une bonne idée, pour éclairer la population sur la situation de cette ville martyre, fracturée, divisée, puis annexée; pour rappeler la nécessité absolue de mettre fin à la violation du droit international et du droit humanitaire que constitue l’annexion de Jérusalem par Israël, et pour condamner sans ambiguïté le fait accompli et la loi du plus fort.

Une bonne idée aussi s’il s’était agi d’en faire un symbole de paix, en rappelant que cette ville, que les Israéliens ont conquise par la force et qu’ils considèrent comme leur capitale, est aussi la capitale revendiquée par les Palestiniens, et un symbole particulièrement fort de leur identité nationale. Et, sur le plan religieux, en donnant toute leur place aux trois religions monothéistes pour lesquelles Jérusalem est une ville sainte.

Anne Hidalgo a choisi une autre voie, celle de céder aux réseaux d’influence pro-israéliens, en localisant cette place à côté du futur centre européen du judaïsme, et en invitant à l’inauguration le maire de Jérusalem, le maire d’une ville illégalement annexée à Israël, et l’artisan des plans d’urbanisme qui développent les colonies israéliennes et expulsent les habitants palestiniens de Jérusalem de leurs maisons.

Cette démarche est particulièrement mal venue dans le contexte de la décision étasunienne de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et semble ainsi se situer en continuité. Comme cela a été rappelé en décembre 2017 par de nombreux États dont la France, le droit international ne reconnaît aucune souveraineté sur Jérusalem en l’absence d’accord entre les parties, et l’annexion de Jérusalem Est par Israël a été explicitement condamnée par l’ONU.

Nous refusons cette logique d’exclusion promue par Mme Anne Hidalgo dans la droite ligne de la politique israélienne d’apartheid consacrée par le vote de la loi de l’État-nation du peuple juif en juillet 2018. Nous demandons que la place de Jérusalem soit déplacée dans un lieu qui respecte pleinement la diversité culturelle et religieuse de Jérusalem, et que soit clairement marqué le projet d’en faire le symbole de la nécessaire reconnaissance du droit et de la recherche d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

Nous appelons tous les habitants d’Île-de-France à se rassembler le dimanche 30 juin à 15h Place du maréchal Juin, pour protester contre la démarche scandaleuse de la maire de Paris, et porter l’exigence de la justice et du respect du droit international.

Le Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens dont est membre le PCF.

a dénomination d’une place Jérusalem doit être annulée !

Lors du conseil de Paris de juin dernier, a été soumise au vote des conseillers une délibération concernant la dénomination d’une place Jérusalem, en remplacement d’une rue ayant disparue.

Dans l’exposé des motifs aucune mention des objectifs de la Ville d’utiliser celle-ci dans le but de commémorer l’amitié qui unit la ville de Paris à l’État d’Israël comme l’écrit Mme Hidalgo dans cette même lettre.

Aux inquiétudes de nos groupes, a été répondu qu’en aucun cas cette dénomination ne serait utilisée à des fins « geo-politiques » comme Catherine Vieu-Charier l’a d’ailleurs souligné dans sa réponse au conseil, nous étions simplement dans la tradition parisienne de donner des noms de villes à nos rues. Nous avons émis des réserves, et nous nous sommes abstenus forts de ces assurances données.

Las, deux jours à peine après le conseil nous découvrons par un tweet de Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, qu’en réalité, cette dénomination fait suite à une demande directe qu’il aurait faite à Anne Hidalgo lors de la visite du président israélien Reuven Rivlin à l’Hôtel de Ville.

Ce qui nous a étonnés c’est l’inauguration expresse de cette place et l’invitation du maire de Jérusalem connu pour ses prises de position et ses actions en faveur de la colonisation. Nous sommes choqués de voir qu’aucun des représentants des trois communautés religieuses creuset de Jérusalem n’y sont invités, et encore plus de l’absence de représentant de l’autorité palestinienne.

L’ensemble de ces faits, mis bout à bout, semble légitimer une confiscation de Jérusalem par l’État d’Israël alors que nous aurions pu en faire un symbole de la paix entre les peuples et les différentes communautés.

Pour toutes ces raisons, nous demandons à Mme Hidalgo de renoncer à cette inauguration vécue comme une provocation et qui ne respecte pas les positions prises par la diplomatie française sur le statut de Jérusalem.

Pour cela nos organisations seront présentes au rassemblement prévu par le « collectif national pour une paix juste et durable » pour protester de cette décision le jour même de l’inauguration, si celle-ci n’est pas annulée.

Communiqué des élus communistes de Paris, 25 juin 2019

[Sénat-Paris- Affaires étrangères]
L’inauguration d’une « Place de Jérusalem » en plein Paris aurait pu être une belle idée, l’occasion d’adresser un message de paix et une exigence de respect du droit international, au moment où l’une et l’autre sont gravement bafoués par les décisions conjuguées du gouvernement Nethanyaou et de l’administration Trump.
Le gouvernement Nethanyaou accélère chaque jour la colonisation de Jérusalem-est, foulant au pied les résolutions de l’ONU et tous les droits des Palestiniens, faisant de leur vie quotidienne un calvaire , enfreignant chaque jour le statu quo régissant la cohabitation des trois religions juive, chrétienne et musulmane dont le Consulat de France est le garant international. Et l’administration Trump appuie cette annexion pure et simple en déplaçant son ambassade à Jérusalem, en dépit d’une très large condamnation internationale, dont celle de la France.
Mais force est de constater que l’inauguration de cette place a pris un sens contraire aux messages qu’elle aurait dû permettre d’envoyer depuis Paris. Conçue à la demande du consistoire des communautés juives de Paris, n’associant à aucun moment ni la Mission de Palestine, ni les responsables des autres religions, n’invitant que le maire israélien, ardent défenseur de la colonisation, elle est présentée comme un acte de solidarité avec l’État d’Israël, au moment où son gouvernement nie tout autant la souveraineté partagée sur la ville que son caractère multiconfessionnel.
Loin de rassembler, cette inauguration va diviser Il est encore temps de revenir sur cette décision. Paris doit rester une ville qui porte haut et fort dans le monde le message d’une paix plus nécessaire que jamais, une paix que pourrait si magnifiquement symboliser une Jérusalem devenue capitale partagée de deux Etats.

Pierre Laurent
sénateur de Paris
vice président de la commission des affaires étrangères

Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris
Inauguration de la place Jérusalem à Paris: Indignation et solidarité avec le peuple palestinien - Pascal Torre, Pierre Laurent, élus communistes de Paris
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:30
4 juillet 2019 - La Sénatrice communiste des Côtes d'Armor Christine Prunaud interpelle le gouvernement sur les effets nocifs du traité de libre-échange Mercosur sur l'agriculture et la santé

 

Allez voir la vidéo sur la page Facebook de Christine Prunaud:

Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

Question d'actualité de Christine Prunaud à propos du traité du Mercosur : Cet accord est nocif pour la santé et surtout pour notre agriculture. Vous prenez là, monsieur le ministre, avec le gouvernement, une lourde responsabilité contre l’environnement et la ruralité !

 

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:06
Finance. La France, l’eldorado des fortunes
Jeudi, 4 Juillet, 2019

Les milliardaires français sont ceux qui, en six mois, ont connu la plus forte progression de leur patrimoine.

 

Après six mois marqués par le mouvement des gilets jaunes contre la montée des inégalités en France, illustration est de nouveau faite que la politique menée par le président de la République profite d’abord et surtout aux plus fortunés. Les différentes réformes de l’ISF, mais surtout le prélèvement forfaitaire unique, forme de bouclier fiscal qui limite la taxation des revenus financiers à 30 %, expliquent en grande partie l’envolée. En 2018, les versements de dividendes ont grimpé de 24,34 % en un an, soit 8 milliards de plus, pour atteindre 37,11 milliards d’euros. Et 2019 devrait poursuivre cette trajectoire. D’autant que la suppression de la taxe d’habitation ou l’allégement de l’impôt sur les revenus, mesures promises aux « classes moyennes », seront finalement ouverts aux plus aisés.

Ainsi, la première mesure permettra aux 20 % les plus riches un gain d’environ 1 158 euros, contre 555 euros en moyenne dès 2020, selon les calculs du journal le Monde. Idem pour l’impôt sur le revenu.

À les entendre, ils seraient stigmatisés, maltraités, matraqués fiscalement. Ils sont pourtant les leaders mondiaux de l’enrichissement personnel. En six mois, les 14 milliardaires français ont fait exploser leur fortune de 70 milliards d’euros, une hausse de près de 35 %, selon Bloomberg. Dans cette course folle, les Pinault (Kering), Bettencourt-Meyers (L’Oréal) et Arnault (LVMH) sont parvenus à largement distancer les autres, avec une hausse deux fois plus importante que celles de leurs homologues chinois (+ 17 %) et américains (+ 15 %). Seuls les Thaïlandais et Singapouriens ont pu rivaliser (avec respectivement + 32,4 % et + 30,8 %). Bernard Arnault est devenu le premier Français dont les revenus ont dépassé 100 milliards de dollars, soit 88 milliards d’euros, le plaçant ainsi numéro trois des plus grosses fortunes du monde.

Clotilde Mathieu
Finance. La France, l'eldorado des fortunes (Clothilde Mathieu, L'Humanité, 4 juillet 2019)
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 04:58
Énergie. À Total, la palme du mauvais choix
Jeudi, 4 Juillet, 2019

La raffinerie de biocarburants de la major française de la Mède a démarré sa production à base d’huile de palme, au grand dam des associations de défense de l’environnement.

 

C’est dans la nuit de lundi à mardi que la production de biodiesel à la raffinerie de la Mède (Bouches-du-Rhône) a été lancée. Elle sera l’une des plus grandes bioraffineries d’Europe avec celles de l’énergéticien Eni en Italie et de Neste en Finlande. Il y a quelques semaines, lors de l’assemblée générale des actionnaires, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, avait annoncé la couleur : « Maintenant tout est opérationnel. » Mais c’est dès la fin mars que le lièvre était levé, lorsque la première cargaison d’huile de palme brute en provenance de l’île de Sumatra (Indonésie) – 20 000 tonnes – était arrivée à bon port. Pour rappel, cette raffinerie fonctionnera pour moitié avec la transformation d’huile de palme importée. Projet lancé en 2015, avec l’approbation du gouvernement afin de convertir l’ancienne raffinerie de pétrole brut en « bio », elle permettra, selon le groupe pétrolier, la sauvegarde de 250 emplois sur les 430 qui existaient. Seulement voilà, le bonheur des uns ne fait pas celui des autres et plus particulièrement des ONG environnementales qui se battent pour que ce projet, jugé contre nature, ne voie pas le jour.

Alors qu’en 2017 le plan climat annonçait la fin de l’utilisation d’huile de palme dans les carburants, qu’en 2018 l’Assemblée votait l’exclusion des produits à base de cette huile de la liste des « biocarburants » dès 2020, le gouvernement espère encore pouvoir changer la donne en faveur du pétrolier. De quoi faire bondir Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France : « Le gouvernement a beau vanter l’exemplarité de la France sur le plan climatique, il autorise tout de même une aberration environnementale sur notre territoire. » Un sentiment que partage Sylvain Angerand, président de Canopée et porte-parole de la fédération des Amis de la Terre France : « Dans six mois, sauf revirement, le couperet tombera et ce projet sera condamné économiquement. » L’exclusion de l’huile de palme de la liste des biocarburants va en effet priver Total d’un avantage fiscal non négligeable : environ 100 millions d’euros par an.

L’huile de palme, l’une des causes principales de déforestation

Qu’importe la déforestation dans les pays exportateurs, Total déploie ses plus beaux atours sur notre territoire comme le révèle son communiqué : « La plateforme de la Mède comprend : une bioraffinerie d’une capacité de 500 000 tonnes par an de biocarburants ; une ferme solaire d’une capacité de 8 mégawatts capable d’alimenter 13 000 habitants ; une unité de production d’AdBlue, un additif qui permet de réduire les émissions d’oxydes d’azote des poids lourds… » Et d’ajouter que dans le cadre de la transformation du site, « 65 % des commandes ont été passées à des entreprises locales, soit 800 emplois et 140 millions d’euros de chiffre d’affaires ». Certes, mais reste que l’huile de palme est l’une des causes principales de déforestation dans le monde. En Indonésie, ce sont 339 000 hectares qui ont disparu ces dernières années et, en Malaisie, 144 000 ha. « Les agrocarburants, c’est pire qu’une énergie fossile, parce qu’on déboise, on utilise des terres destinées à l’alimentation », conclut, remontée, Laura Monnier, juriste à Greenpeace.

Éric Serres
Energie - A Total, la palme du mauvais choix : comment la raffinerie de biocarburants de la Mède alimente la déforestation de l'Indonésie (Eric Serres, L'Humanité, 4 juillet 2019)
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 06:00
ADP: la France n'est pas à vendre ! Signez la pétition pour un référendum d'initiative partagée contre la privatisation, déjà 500 000 signatures! Objectif 4,7 millions

 

ADP : Tous ensemble, nous pouvons obtenir ce référendum et mettre Macron en échec sur son projet de privatisation. (Fabien Roussel)

SIGNEZ ICI

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:52
Santé: le député communiste Alain Brunel plonge dans l'enfer des urgences - L'Humanité, 3 juillet 2019 - Maud Vergnol
La pétition lancée par Alain Bruneel contre les fermetures de lits et de services dans les hôpitaux, pour de nouveaux moyens financiers dans l'hôpital public. Cliquez sur le lien:  Urgence Santé
 
Objectif 1 million de signatures
Santé. La plongée d’un député dans l’enfer des
urgences
Mercredi, 3 Juillet, 2019

L’élu PCF du Nord Alain Bruneel a passé six heures aux urgences de Douai pour juger par lui-même les conditions de travail et d’accueil des patients : « Dramatique ».

 

Enveloppée de verre, la façade moderne de l’hôpital de Douai, dans le Nord, ne laisse rien deviner de la fièvre qui monte derrière ses murs. Il est 21 h 30 lorsque Alain Bruneel pousse la porte des urgences. Le député communiste, venu incognito, vendredi, pour juger de ses propres yeux ce que vivent les usagers et les agents, ne sera pas déçu du voyage. Le service est saturé. 200 autres patients sont déjà enregistrés. Première étape : le « tri ». Alain Bruneel prétend souffrir de violents maux de ventre. « Une fois que ma tension et ma température ont été prises, j’ai été installé sur un brancard dans une salle de régulation avant qu’une deuxième infirmière se charge de me faire un électrocardiogramme. » Il est « abasourdi » que seules deux infirmières de régulation assument toute une nuit l’accueil des patients, l’appel des familles, le lien avec le Samu ou les ambulanciers. « De véritables héroïnes », lâche-t-il.

« C’est grâce à leur professionnalisme que l’hôpital tient encore debout »

À 22 h 50, l’une d’elles l’oriente vers la zone des « semi-lourds ». Comprendre : « pas d’urgence vitale ». Au bout de ce couloir étroit, où une vingtaine de brancards sont placés en file indienne : le sésame. À savoir ces fameux « box » où il pourra enfin être ausculté par un médecin. Ce sera cinq heures plus tard. Mais le député ne le sait pas encore. Allongé sur sa civière, Alain Bruneel observe, prend des notes. « De toute manière, je ne pouvais pas travailler sur mon portable car il n’y a pas de réseau. » Dans ce passage saturé, le personnel hospitalier peine à se faufiler au milieu des brancards. Six heures sans eau ni nourriture. Une personne âgée veut aller aux toilettes. Personne à l’horizon pour l’aider. Alors Alain Bruneel et un autre patient viennent à son secours et la guident. C’est qu’aucune infirmière n’est disponible pour accompagner les patients dans ce goulet d’attente interminable. Alors c’est un agent de sécurité qui les rassure. C’est lui qui répondra des dizaines de fois aux questions récurrentes : « Ça va être encore long ? », « Vous êtes sûr que je vais pouvoir voir un médecin ? ». Ce soir-là, pas d’esclandres, ni d’agressions. « J’ai été étonné de la solidarité entre les patients et leur respect du personnel soignant, confie Alain Bruneel. Les grèves ont permis de faire prendre conscience au public des conditions de travail et de l’engagement des salariés. » Le 18 juin, au même endroit, une infirmière avait reçu deux coups de poing au visage. Une agression qui venait s’ajouter à une cinquantaine d’autres depuis le début de l’année. Le lendemain, les 110 salariés des urgences, tous postes confondus, avaient initié un mouvement de grève. Cette année, une infirmière de nuit a tenté de se suicider. Le taux d’absentéisme ne cesse de grimper. Le CHSCT et la médecine du travail sont débordés…

Une heure du matin. Et toujours rien. Pas de cohue dans les couloirs, juste le silence, parfois perturbé par des sonneries ou des soupirs. Et le bruit des portes battantes qui claquent de temps à autre, laissant espérer l’appel de son nom. « La souffrance des personnels se lit sur leur visage. C’est indécent comme on les traite ! enrage le député. Alors que c’est grâce à leur professionnalisme que l’hôpital tient encore debout. » À côté de lui, un vieux monsieur angoisse. « Je vis ma dernière heure », lance-t-il au député. La vie et la mort, le soulagement ou l’inquiétude : c’est ça, l’hôpital. Il est 3 h 15 : « Monsieur Bruneel ? » Enfin… Six heures après son arrivée, il va pouvoir rencontrer un médecin. C’est parfois bien pire. Quel que soit leur âge, des personnes peuvent attendre quatorze à vingt-quatre heures sur un brancard. Mais le parcours du combattant n’est pas terminé. La médecin qui l’a appelé s’agace : « Bon sang, on n’a pas de box disponible, c’est plus possible de travailler comme ça ! » Une fois un box libéré, elle y accueille le député, qui lui confie son identité et les raisons de cette immersion. « J’appréhendais un peu sa réaction, mais elle a été très surprise et touchée de ma présence. Je ne voulais pas la déranger trop longtemps, mais elle m’a parlé des conditions indignes de travail, du danger pour les patients… » Quand Alain Bruneel s’en va, elle lui lance : « Vous le direz, hein, qu’il manque des box ? » Six heures qui en disent plus que n’importe quel rapport, et qui expliquent le caractère inédit du mouvement de grève qui s’est manifesté, hier encore, à Paris (voir page 9).

« De l’argent, il y en a. Ce n’est qu’une question de volonté politique ! »

Si c’est la première fois que le député communiste du Nord se rend aux urgences de Douai pour lui-même – il habite à dix minutes en voiture –, le terrain ne lui était pas inconnu, venu il y a quelques semaines soutenir les grévistes. Début avril, il y avait organisé une chaîne humaine pour protester contre l’annonce d’un plan d’économies de 2 millions d’euros. Et puis, il connaît son sujet, lui qui ferraille régulièrement dans l’Hémicycle pour un système de santé ambitieux. Il est l’un des parlementaires communistes à avoir initié le tour de France des hôpitaux en 2018, qui aboutira sur une proposition de loi-cadre pour la santé, présentée par les communistes en septembre. « Les solutions existent. De l’argent, il y en a. Ce n’est qu’une question de volonté politique ! » rappelle celui qui a visité plus de 50 hôpitaux et Ehpad sur tout le territoire. De quoi se faire une idée précise d’une situation explosive qu’il résume ainsi : en 2000, les urgences accueillaient 5 millions de passages. En 2017, 21 millions. Dans la même période, 100 000 lits ont été supprimés… Des chiffres qui claquent, des êtres humains qui souffrent.

Maud Vergnol
 
 
Voir également  le clip produit par Alain Bruneel sur "urgence santé"
Accéder à la vidéo sur Facebook
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:43
APL : les Thénardier au pouvoir (Ian Brossat - PCF)

Le Canard enchaîné révèle aujourd'hui la réforme des APL engagée par le gouvernement. C’est un nouveau coup dur. Ce sont plus d’un million de familles qui subiront de plein fouet une baisse des aides, voire une suppression totale.

Une fois de plus, ce gouvernement de Thénardier fait les poches aux familles populaires. La perte de pouvoir d’achat est immense : un milliard d’euros prélevé aux plus modestes. Pour une famille, ce sera 1000 euros en moins par an, soit presque un SMIC.

Après des mois de mobilisation sociale, c’est une véritable provocation.

C’est d’autant plus hallucinant que le gouvernement avait lui-même reconnu son erreur, après avoir baissé une première fois les APL en 2017.

Pourtant, deux ans après, Macron s’attaque de nouveau au pouvoir d’achat des familles populaires. N’oublions pas qu’entre temps, les cadeaux aux plus riches se sont multipliés : il est clair que le président des riches mérite plus que jamais son surnom.

 

Ian Brossat, porte parole du PCF et Responsable de la commission Logement au PCF

3 juillet 2019

APL: les Thénardier au pouvoir - Ian Brossat, porte-parole du PCF
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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:21
Carrière

Il faut le lire pour le croire. Jacques Julliard, ce mondain qui fit toute sa carrière sous les ors de la social-démocratie, consacre une pleine page du Figaro pour annoncer que « les intellectuels n’aiment pas la liberté ».

Il est sur le sujet absolument catégorique. Dans l’Histoire, dit-il, ils auraient été fachos ou staliniens. Il aligne Aragon, Eluard, Joliot-Curie, Picasso. Et pour ce plumitif, le pire de tous semble avoir été Jean-Paul Sartre, assassiné ici comme « mauvais romancier qui a justifié tous les massacres pourvu qu’ils se réclament du socialisme », « petit vieillard en charentaises » et « insatiable buveur de sang ». Pourquoi tant de rage ? On se dit d’abord qu’il a mal digéré la canicule, un coup de chaud de trop. Et puis on se souvient que nos dominants veulent effacer de la mémoire nationale les traces de la Libération, du programme du CNR, des idées révolutionnaires d’alors. En loufiat appliqué, Julliard fait sa part du job en crachant sur l’intelligentsia et les idées émancipatrices de cette époque. Car, c’est sûr, Julliard, lui, il sait ce qu’est un vrai intellectuel, ce bobo néo-libertaire qui finit sa trajectoire pigiste au Figaro.

Gérard Streiff

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 06:27
Ian Brossat au meeting de Rennes des Européennes, 24 avril dernier, devant mille personnes (le plus gros meeting de la campagne Européennes en Bretagne, tous partis et mouvements confondus) - photo France Chapa

Ian Brossat au meeting de Rennes des Européennes, 24 avril dernier, devant mille personnes (le plus gros meeting de la campagne Européennes en Bretagne, tous partis et mouvements confondus) - photo France Chapa

Élections municipales. Ian Brossat mènera campagne à Paris
Dimanche, 30 Juin, 2019
 
Les communistes parisiens se sont dotés d’une équipe collégiale pour le scrutin de 2020. L’actuel maire-adjoint au logement, Ian Brossat, sera leur porte-voix.

 

 
Ian Brossat a été désigné pour mener la campagne des communistes à Paris pour les municipales de 2020. « L’enjeu est de battre la République en marche, qui a décidé de jeter toutes ses forces dans la bataille, y compris depuis l’Elysée, et de faire gagner la gauche, en travaillant au rassemblement, sur la base d’un projet qui répondent aux aspirations des familles parisiennes », explique-t-il. L’actuel maire-adjoint au logement considère que les macronistes « ne veulent pas seulement remplacer la maire Anne Hidalgo, mais aussi les habitants », en faisant de la capitale une « ville pour les riches et les touristes ».

Fort de son bilan, avec la création de « 42 000 logements sociaux durant la mandature, ce qui constitue record absolu », Ian Brossat ne compte pas laisser LaREM les vendre comme elle le prévoit. « Les 550 000 familles modestes qui vivent à Paris grâce au logement social seraient poussées dehors », s’inquiète-t-il. A l’inverse, l’élu compte poursuivre sa politique et atteindre les 30% de logements sociaux à Paris en 2030. Soit 7000 de plus par an, notamment en s’attaquant aux 200 000 logements vacants, et en poursuivant les rachats pour transformer le bâti existant.

Dans le cadre de la campagne de 2020, Ian Brossat propose aussi un référendum pour interdire Airbnb dans les quartiers les plus impactés, et un autre sur l’encadrement des loyers, afin de maintenir le dispositif actuel ou de mettre en place un blocage pendant cinq ans. Les communistes « qui ont joué un rôle essentiel tout au long de la mandature » visent toujours la gratuité totale des transports en commun en 2030. « Après l’avoir obtenu pour les personnes âgées et les 4 à 11 ans, il faut que cela soit gratuit pour tous les mineurs lors du prochain mandat », insiste Ian Brossat, qui place « le combat contre la vie chère et pour la qualité environnementale » au cœur du débat. « La puissance publique devra également intervenir davantage contre l’uberisation. On voit que des entreprises peuvent transformer la ville en un jour. Il faut réagir », ajoute-t-il.

Les communistes parisiens, qui avaient dans un premier temps choisi Nicolas Bonnet-Oulaldj pour mener campagne, ont tenu mardi dernier un conseil départemental qui a décidé de la création d’une équipe collégiale, notamment composé « d’Hélène Bidard et de Nicolas, en charge du projet », explique Ian Brossat. L’ancienne tête de liste du PCF aux européennes tire de ce dernier scrutin « la nécessité que la gauche reprenne le chemin du dialogue, car le risque du duel entre RN et LaREM existe aussi pour les municipales ». Il soutient un accord sur des contenus, son parti ayant écrit aux autres forces de gauche. Des rencontres ont actuellement lieu. La décision de se rassembler avec la maire PS de Paris Anne Hidalgo au premier tour « si nos propositions sont entendues », ou au second tour sera tranchée en octobre, précise Ian Brossat.

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