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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 05:42

 

Les infirmiers et aides-soignants des « réas », ces unités hospitalières, cœur de lutte contre le Covid, manifestent ce mardi dans 117 villes. Ils répondent à l’appel de l’Union des réanimations en France pour une reconnaissance, des syndicats d’infirmiers, de la CGT et de SUD.

Ils n’avaient jamais été autant sous les feux des projecteurs : depuis plus d’un an, l’activité des services de réanimation est devenue un enjeu décisif pour l’ensemble de la population mondiale. Les yeux rivés sur les taux d’occupation et le nombre de nouveaux entrants dans ces unités hospitalières, les citoyens et leurs gouvernements vivent au rythme de l’afflux des patients présentant les symptômes les plus graves. Célébrés comme des héros au début de la pandémie, prétendument récompensés comme tels par le Ségur de la santé et ses 183 euros d’augmentation, les soignants des réanimations de France ne se sentent toujours pas estimés à leur juste valeur.

 

« On y laisse des plumes »

À l’occasion d’une journée d’action inédite, les paramédicaux de réa, mais aussi de soins critiques, soins intensifs et déchocage, ont d’ores et déjà prévu de se mobiliser aujourd’hui dans 117 villes de France pour exiger non seulement une revalorisation salariale mais aussi une reconnaissance de leurs compétences spécifiques, qui fait cruellement défaut à l’heure actuelle. « Il y a plein de gestes techniques très pointus à connaître en réa, des produits et traitements à manipuler avec précaution. Il faut plusieurs mois pour les maîtriser », pointe Nathalie Loinsard, secrétaire de la CGT au CHU de Rennes, qui a travaillé plus de sept ans en réanimation avant d’être mutée en pneumologie.

« Une erreur de dosage dans un traitement, un mauvais calibrage de machine, tout cela peut être dangereux. Ce sont des compétences spécifiques qu’on n’apprend pas à l’école, ou alors très rares sont les infirmiers qui obtiennent le financement pour décrocher le diplôme universitaire concerné », explique Benjamin Berthet, infirmier diplômé d’état (IDE) et délégué syndical CGT à l’hôpital Lyon-Sud. À cet égard, les formations accélérées de leurs collègues d’autres services pour servir de renforts face à la vague de Covid-19 ont certes permis de faire face à l’afflux de patients en réanimation, mais cela s’est traduit par un alourdissement des tâches des soignants déjà en poste dans ces unités. « La plupart du temps, on arrive à rattraper les erreurs qui sont faites par nos collègues, mais on y laisse des plumes. Nous, parce qu’on doit les surveiller tout le temps, eux, parce que c’est tellement stressant que certains se retrouvent complètement dégoûtés de leur métier. Et puis parfois, les erreurs peuvent avoir des conséquences plus dramatiques… » témoigne l’agent hospitalier, qui s’est porté volontaire pour accompagner les nouveaux venus.

Icon QuoteDans notre service, il nous manque 18 postes. On est obligés de bâcler les soins. THIERRY ROUSSELIN, AIDE-SOIGNANT EN RÉANIMATION AU CHU D’ANGERS

« Dans notre service, il nous manque 18 postes. On est obligés de bâcler les soins. La fatigue et la dégradation des conditions de travail nous mettent en danger et mettent les patients en danger », dénonce Thierry Rousselin, aide-soignant en réanimation au CHU d’Angers depuis quinze ans et délégué syndical SUD santé sociaux. Si leur métier nécessite moins de technicité que celui de leurs collègues infirmiers, la spécificité du milieu de la réanimation exige néanmoins un temps de formation pour les aides-soignants qui débarquent dans le service. « On travaille en douze heures depuis un an. Au départ parce que c’était imposé par le plan Blanc, puis parce que les collègues sont tombés dans le piège en se disant que ça leur faisait des congés en plus. Les anciennes ne tiennent plus, elles partent. Or, on a besoin de personnes expérimentées pour former les nouvelles », précise-t-il.

 

Un décret bloque les salaires

Fortement marqués par l’expérience de la crise sanitaire, ces paramédicaux souhaitent que les infirmiers et aides-soignants qui se destinent à la réa suivent une formation obligatoire supplémentaire à l’issue de leur cursus de base, et que ces compétences supplémentaires soient reconnues sur le plan salarial. « Quand on s’est aperçu qu’on faisait preuve de beaucoup de technicité mais sans aucun traitement supplémentaire par rapport aux infirmières des autres services, on s’est dit : pourquoi ne pas demander une nouvelle bonification indiciaire (attribution de points majorés – NDLR) ? », se souvient Monica, infirmière en réanimation à l’hôpital de Beauvais. « Mais la direction de l’hôpital nous a répondu que, tant qu’un décret le permettant n’était pas publié, ils ne pourraient rien faire dans ce sens », poursuit-elle. C’est de ce service de l’Oise qu’est né le mouvement de l’Union des réanimations de France pour une reconnaissance, à l’automne dernier.

Icon Bullhorn Pour signer la pétition : Il faut un plan d'urgence pour sauver l'hôpital public ! 

Par le biais d’une page Facebook qui compte aujourd’hui plus de 3 000 membres, Monica et ses collègues infirmières se sont organisées avec leurs collègues de partout en France pour unifier leurs revendications et trouver une date de mobilisation nationale. Une initiative soutenue pleinement par leurs collègues médecins. « Leur longue expérience leur a fait acquérir des compétences techniques. Par exemple, nous citons la mobilisation et les soins des patients instables, intubés avec de lourds supports techniques qui exigent une attention toute particulière afin de ne pas compromettre leur sécurité  », écrivait le collectif de praticiens à la direction de l’hôpital déjà en juillet 2020, plaidant notamment pour une revalorisation salariale de leurs collègues. Si les paramédicaux ne pourront pas à proprement parler faire grève car ils seront réquisitionnés pour assurer la continuité du service public, ils comptent sur leurs collègues en repos pour rendre visibles leurs manifestations aujourd’hui.

 

Manque d’effectifs et de lits

« La réa a énormément évolué en quinze ans. Avec toutes les machines à maîtriser, le temps qu’on y passe, il nous faudrait quinze heures par jour et non douze pour tout faire correctement », explique Benjamin Berthet, infirmier en réanimation à l’hôpital Lyon-Sud et délégué CGT. Outre la question de la formation et de la revalorisation salariale, les paramédicaux souhaitent que le ratio patients/soignants soit revu en raison de l’alourdissement de leur charge de travail, pour « passer à 2 patients par infirmier et 3 par aide-soignant, contre 2,5 et 4 actuellement ». Une pétition est en ligne sur change.org.

 

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 05:33

 

Fabien Roussel appelle TOUTES LES FORCES POLITIQUES, TOUTES LES ORGANISATIONS QUI ONT SIGNÉ CET APPEL à se rencontrer dans les prochains jours pour décider d’initiatives communes pour interpeller gouvernement et direction de la Banque de France.

 

 

Le Comité européen des risques systémiques, organisme lié à la Banque centrale européenne (BCE), alerte sur les risques d’une multiplication des faillites provoquées par la double crise sanitaire et économique.

En France, les reports de paiements d’impôts et de cotisations sociales ont permis de repousser les échéances, et 675 000 PME et TPE ont souscrit un prêt garanti par l’État (PGE). Le nombre de défaillances d’entreprises a ainsi diminué de 38 % en 2020.

MAIS TOUTES LES FAILLITES QUI N’ONT PAS EU LIEU EN 2020 RISQUENT DE DÉFERLER QUAND LES AIDES S’INTERROMPRONT ET QU’IL FAUDRA REMBOURSER LES PRÊTS ET  250 000 EMPLOIS SERAIENT AINSI DIRECTEMENT MENACÉS.

C’est d’autant plus préoccupant que les banques sont en train de durcir leurs conditions de crédit, alors qu’elles ont reçu 2 000 milliards de prêts à taux négatif de la BCE.

Le gouvernement a annoncé que les aides ne seraient supprimées que progressivement et que les PGE pourraient être remplacés par des participations en capital. Mais l’attribution de ces allégements obéira aux critères de la rentabilité financière. Les PME-TPE qui font le plus d’efforts pour l’emploi, la formation, la recherche risquent de ne pas répondre à ces critères, surtout, comme c’est souvent le cas dans les secteurs les plus dynamiques, quand elles ne disposent pas d’actifs matériels à mettre en garantie.

Les syndicalistes de la Banque de France proposent que cette institution, dans le prolongement de son action en matière de droit au compte et de médiation du crédit, ait le pouvoir d’IMPOSER L’EXERCICE D’UN DROIT AU CRÉDIT POUR LES ENTREPRISES VIABLES QUI S’ENGAGERAIENT À CRÉER DES RICHESSES EN PRIVILÉGIANT L’EMPLOI ET LES CHOIX ÉCOLOGIQUES DE PRODUCTION.

Cette exigence d’un soutien massif aux PME-TPE qui s’engagent en faveur de l’emploi et de l’écologie se heurte aux suppressions d’emplois massives dans les banques, à la dégradation des conditions de travail de leurs salariés, à la contradiction violente entre leur conscience professionnelle et les consignes venues de leurs directions et des salles de marchés.

ELLE SE HEURTE AUX 1 000 SUPPRESSIONS D’EMPLOIS ANNONCÉES À LA BANQUE DE FRANCE, particulièrement dans les succursales départementales en contact avec le public et avec les petites entreprises, qui s’apprêtent pourtant à recevoir la vague des PME-TPE menacées de faillite (déjà 1 400 % d’augmentation des sollicitations au titre de la médiation du crédit) et celle des ménages touchés par le surendettement à la suite des pertes d’emplois.

C’EST CE QUE PORTE l’appel syndical « contre 1 000 nouvelles suppressions d’emplois à la Banque de France : Halte à la saignée ! », qui a obtenu le soutien de tous les partis de gauche et de très nombreuses associations. Il exige les moyens, pour notre banque centrale nationale :

  • de développer son activité au service de l’emploi et des entreprises ;
  • de développer son activité auprès des usagers en difficulté, en situation de surendettement, demandeurs d’un recours au droit au compte bancaire…
  • de garantir, conformément à la loi, la qualité et la sécurité de l’approvisionnement de tout le territoire en billets, alors que 131 suppressions d’emplois dans l’exercice de cette mission sont  annoncées ce jeudi au CSE central de la Banque de France.

Comme eux, nous considérons que le service public de la monnaie et du crédit exercé par la Banque de France va être vital pour sortir de la crise sanitaire et économique.

Aussi Fabien Roussel appelle TOUTES LES FORCES POLITIQUES, TOUTES LES ORGANISATIONS QUI ONT SIGNÉ CET APPEL à se rencontrer dans les prochains jours pour décider d’initiatives communes pour interpeler gouvernement et direction de la Banque de France.

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 08:15
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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 08:05

 

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 08:02

 

Allocution de Fabien Roussel suite à sa désignation comme candidat présenté par le parti communiste pour l’élection présidentielle de 2022.

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 16:29
Vaccin : Les Big pharma doivent être placées sous tutelle des nations et des peuples du monde (Fabien Roussel - PCF)

Vaccin : Les Big pharma doivent être placées sous tutelle des nations et des peuples du monde (Fabien Roussel - PCF)

Après des mois de lutte, d'appels de pays comme l'Afrique du Sud et l'Inde, après les interventions du Pape, de prix Nobel pour la Paix, de scientifiques, de médecins, ce sont désormais les États-Unis qui appellent à lever les brevets sur les vaccins contre la Covid. C'est un tournant important dans la lutte contre la pandémie mondiale qui a tué plus de 3,2 millions de personnes dans le monde.

Si 8,5 milliards de doses vont être produites dans le monde d'ici la fin de l'année, l'objectif est d'atteindre 15 milliards de doses au plus vite et de pouvoir les proposer à des tarifs accessibles pour tous les pays.

Les logiques financières des Big pharma n’ont pas lieu d’être. C’est pourquoi elles doivent être placées sous tutelle des nations et des peuples du monde qui luttent contre cette pandémie !

Seule la vaccination massive et la mise en commun de la recherche et de la production permettront de mettre fin à cette épidémie et d'éviter l'apparition de nouveaux variants.

Les discussions pour la levée des brevets se trouvaient dans une impasse au sein de l'OMC depuis des semaines, face aux refus des actionnaires des principaux pays producteurs de vaccins comme les États-Unis et ceux de l'Union européenne dont la France qui protègent les actionnaires de l'industrie pharmaceutique.

Depuis le début, Pfizer, Moderna, Aztrazeneca...entendent profiter de la pénurie de vaccins et de la forte demande pour augmenter leurs marges et fournir leurs vaccins aux plus offrants. En Europe, l'opacité la plus totale entoure les négociations avec les Big Pharma. Mardi dernier, la ministre de l'industrie confirmait encore la nécessité de protéger ces industriels du secret des affaires refusant de dire au Parlement combien ces vaccins seraient achetés. C'est pourtant le budget de la sécurité sociale qui devra prendre en charge cette dépense.

C'est pourquoi il est devenu incontournable de lever la propriété intellectuelle sur la production de ces vaccins pour en faire un bien public mondial. Mobilisons toutes les capacités industrielles dans le monde pour produire ces vaccins à des tarifs accessibles, comme nous le faisons avec des médicaments génériques. Sortons définitivement les vaccins des griffes des big pharma !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

Paris, le 6 mai 2021.

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 20:22
Appel aux marches pour le climat le dimanche 9 mai
De nombreuses marches pour le climat auront lieu partout en France et dans le Finistère dimanche 9 mai. A Morlaix, ce sera à partir de 14h, au départ du parking Saint Nicolas devant devant le CAF, à l'initiative de plusieurs organisateurs (collectifs des citoyens pour le climat, Bretagne Vivante, association A pied à vélo, LDH)
 
Voici une publication de Pierre Laurent qui éclaire les enjeux de cette mobilisation.
"Vote du projet de loi Climat
Selon le site officiel https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/... sur les 149 propositions initiales des citoyen.ne.s de la Convention sur le climat, 11 ont été acceptées, 134 sont en suspens (c’est-à-dire très expurgées par l’Assemblée nationale et le Sénat), 4 ont été purement rejetées.
Celles et ceux qui aspiraient avec la loi climat et résilience à une véritable prise de conscience de l’urgence environnementale et climatique ont été déçu·e·s.
Le Haut Conseil pour le climat a souligné le manque d’ambition du texte en termes de périmètre, de portée et de flou calendaire. Les 150 citoyen·ne·s tiré·e·s au sort pour la Convention citoyenne pour le climat ont mis la note de 2,5 sur 10 au projet de loi.
Mais comment penser que le président de la République, qui a permis la réintroduction des néonicotinoïdes, a supprimé les CHSCT, ne respecte pas les objectifs des accords de Paris et continue de subventionner les énergies fossiles, aurait pu répondre à l’urgence climatique et sociale ?
Fabien Gay a l’habitude de dire que « La majorité se targue de faire mieux que le reste du monde parce que nous faisons un tout petit mieux que quasi rien. »
Cela signifie-t-il que nous faisons suffisamment et efficacement ? Non.
C’est à l’aune de notre conscience et de l’urgence que nous devons mesurer l’efficacité de cette loi. C’est un nouveau modèle de société que nous devons viser, respectueux de la planète et de celles et ceux qui la peuplent.
En clair, rompre avec le capitalisme, la loi du profit et de l’intérêt privé pour aller vers une société où l’humain et la planète sont au centre des préoccupations et des décisions. C’est pour cela que nous serons des manifestations pour le Climat le 9 MAI prochain et que je vous invite à y participer".
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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 14:27

La belle mobilisation de ce 1er mai doit beaucoup à la CGT. S’en prendre à ses militants, c’est s’en prendre à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés aujourd’hui contre la casse des droits sociaux, pour la défense de l’emploi, des services publics, pour l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail.
Honte à ceux qui organisé ces violences.
Solidaires de nos camarades syndicalistes, chaque jour au combat pour défendre les droits les travailleuses et les travailleurs, dans le public comme dans le privé.
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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 08:13

Samedi 1er MAI participons au rassemblement organisés par les syndicats

 Agissons pour un monde juste, solidaire et durable

 Ci-joint la série documentaire présenté à la Fête de l'HUMANITE 2020

"Travail,Salaire,profit" nous entraine dans les arcanes de l'économie mondiale bien souvent trop opaque pour en saisir tous les tenants et aboutissants.

Gérard Mordillat et Bertrand Rothé interrogent 21 chercheurs d'Europe, de Chine, des Etats-Unis d'Afrique sur les concepts fondamentaux de l'économie: le Travail, l'Emploi, le Salaire, le Capital, le Profit et le Marché.

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 07:23
1er Mai 2021 à Morlaix: manifestation intersyndicale à 14h place Puyo
1er Mai 2021 à Morlaix.
Suite à la réunion inter-syndicale de ce matin il a été décidé :
- programmer l'action du 1er Mai à 14h00 à Morlaix
- rendez-vous pour la prise de parole : place PUYO
- défilé au centre-ville avec un passage rue de Brest en solidarité avec les occupant-e-s du Théâtre de Morlaix
Venez nombreuses et nombreux !
Affiche à diffuser largement afin de rassembler au maximum pour cette grande journée des travailleuses et travailleurs!
1er Mai 2021 à Morlaix: manifestation intersyndicale à 14h place Puyo

1er mai 2021 : Ensemble pour les droits sociaux et les libertés

Depuis plus d’une année, la pandémie liée à la Covid bouleverse la vie, le travail, les libertés individuelles et collectives des populations sur tous les continents.

En France, le 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses va, une nouvelle fois, se dérouler dans un contexte de crise sanitaire.

La persistance de la circulation des virus est rendue plus alarmante par l’insuffisance des moyens de notre système de santé publique, moyens matériels et humains particulièrement dans les services de réanimation mais aussi dans les établissements hospitaliers, médicaux sociaux ou encore dans les déserts médicaux.

Ce constat indéniable de difficultés d’accès aux soins trouve ses causes dans des choix budgétaires visant à faire toujours plus d’économies. Pour nos organisations, il est temps de mettre en œuvre un plan d’urgence pour rebâtir un système public de santé à hauteur des besoins.

Le « bout du tunnel » tant espéré est également ralenti par une carence d’approvisionnement en vaccins. L’insuffisance de moyens consacrés à la recherche publique et à la production du médicament n’est pas sans lien avec cette situation de pénurie. Les organisations signataires renouvellent leur demande d’une mise à disposition accélérée de vaccins sûrs et efficaces pour toutes les personnes qui le souhaitent.

Cette crise sanitaire se double d’une crise économique et sociale très grave malgré les dispositifs mis en œuvre et malgré la solidité de notre système de protection sociale.

Pourtant, l’emploi et les salaires sont affectés et pourraient l’être durablement. L’incertitude quant au redémarrage de l’activité de nombreux secteurs, à l’arrêt ou au ralenti depuis des mois, et aux conséquences à plus long terme, gagne.

De trop nombreux plans sociaux, de restructurations injustifiées, de délocalisations d’activités avec leur cortège de suppressions d’emploi sont en cours. Beaucoup d’entreprises ont pourtant bénéficié d’aides publiques importantes sans aucune contrepartie. Nos organisations exigent leur conditionnalité au respect de normes sociales et environnementales et à la préservation des emplois, tant dans l’industrie que dans les services. À l’éducation nationale, dans les services publics, comme dans les différentes administrations, les suppressions de postes se poursuivent. Il est temps de stopper l’hémorragie par des recrutements indispensables à l’exercice de missions de qualité.

La précarité et la pauvreté gagnent du terrain en particulier chez les jeunes et les salariés fragilisés par des contrats à durée déterminée. De plus en plus, émerge le sentiment d’une génération sacrifiée. Nos organisations demandent en urgence un plan de soutien supplémentaire en direction de la jeunesse.

Au lieu de cela, la réforme de l’assurance chômage, rejetée par toutes les organisations syndicales et qui n’a d’autre but que de faire de nouvelles économies, est poursuivie.

Elle pourrait pénaliser plus 1,7 millions de demandeurs d’emploi, parmi eux les plus précaires et particulièrement les plus jeunes.

Nos organisations renouvellent leur exigence d’abandon de la réforme aux conséquences désastreuses, elles entament des recours juridiques pour faire échec à sa mise en oeuvre et se mobilisent, aux côtés des salariés précaires, des intermittents, des saisonniers, intérimaires, etc.

Elles militent pour le renforcement de la protection sociale qui passe également par l’abandon définitif de tout projet régressif en matière de retraites. Elles s’opposent aux velléités d’intégrer au projet de loi de finances de la sécurité sociale, la part de budget de l’État consacrée à l’Agirc-Arrco et à l’Unedic.

Le contexte de crise sanitaire conduit aussi à limiter les libertés et le rôle pourtant essentiel du syndicalisme. Nos organisations combattent toutes les entraves à l’activité syndicale et toutes les atteintes aux libertés individuelles et collectives notamment le droit constitutionnel de manifestation.

Elles condamnent la prolongation sans fin de l’état d’urgence et appellent au retrait des dispositions contenues dans le projet de loi sécurité globale et les décrets sécurité intérieure qui remettent en cause ces libertés.

Le 1 er mai est une journée qui unit internationalement les travailleurs et travailleuses avec leurs organisations syndicales. Le progrès des droits sociaux et des garanties collectives est conditionné à ce que tous les peuples puissent vivre en paix et disposent des libertés individuelles et collectives indispensables à leur développement.

Nos organisations réaffirment leur soutien aux combats qu’ils mènent avec leurs syndicats pour la justice sociale. Elles dénoncent la répression sanglante qui s’abat sur la population en Birmanie (Myanmar), ainsi qu’à l’encontre du syndicat HKCTU à Hong Kong dont le secrétaire général Lee Cheuk Yan est menacé de prison. Elles agissent pour le respect immédiat des droits démocratiques et syndicaux.

Nos organisations CGT, FO, FSU et Solidaires appellent toutes les travailleuses et travailleurs à se saisir du 1er mai, partout en France, pour en faire une journée de mobilisation et de manifestation, pour s’engager avec détermination pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde.

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