Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 08:23

europeennes.jpg

 

Le Front de Gauche entre en campagne pour les élections européennes. Il a adopté son programme « Rompre, et refonder l’Europe ». Il a conclu un accord sur les premières places de chaque liste. 

Les têtes de liste se retrouveront le 11 avril au soir dans une rencontre avec Alexis Tsipras, notre candidat à la présidence de la commission européenne. Le lendemain, 12 avril le Front de Gauche appelle à participer massivement à la grande marche unitaire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour le partage des richesses et pour l’égalité ».

 

Les deux premières places de chacune des listes ont été réparties ainsi :

 

Sud Est

1 une candidate présentée par PCF (Marie-Christine Vergiat)

2 un candidat présenté par le PG

 

Île-de-France

1 un candidat présenté par le PCF (Patrick Le Hyaric)

2 une candidate présentée par le PG

 

Nord

1 un candidat présenté par le PCF (Jacky Hénin) 

2 une candidate présentée par la GU

 

Ouest

1 une candidate présentée par Ensemble (Myriam Martin)

2 un candidat présenté par le PCF

 

Est

1 un candidat présenté par le PG (Gabriel Amard)

2 une candidate présentée par le PCF

 

Sud Ouest

1 un candidat présenté par le PG (Jean-Luc Mélenchon)

2 une candidate présentée par le PCF

 

Centre

1 une candidate présentée par le PG (Corinne Morel-Darleux)

2 un candidat présenté par le PCF

 

Myriam-Martin.jpgMyriam Martin, née en 1968 en Ariège, la tête de liste du Front de Gauche aux européennes du 25 mai 2014, pour la région Grand Ouest. Militante de la LCR puis du NPA jusqu'en 2012 (elle a été candidate aux Européennes pour le NPA en 2009 dans le Sud-Ouest), elle a rejoint le Front de Gauche à l'occasion de la campagne des Présidentielles. Au sein du Front de Gauche, elle est membre de la Gauche Anticapitaliste et de Ensemble. 

 

 

Partager cet article

Repost0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 20:02

marche-contre-l-austerite-12-avril.jpg

 

Communiqué du Front de Gauche Pays de Morlaix

" Le Front de Gauche invite les citoyens du pays de Morlaix à participer samedi 12 avril à la grande marche contre l'austérité à Paris afin d'exiger une politique au service des besoins sociaux, des services publics et du partage des richesses, ne se soumettant plus aux exigences du MEDEF et de la Commission Européenne. 
Cette manifestation avec la participation du leader grec de Syriza Alexis Tsipras est à l'initiative du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Ensemble), du NPA, de syndicats, de personnalités diverses de la gauche de progrès et du monde associatif.  Des dizaines de milliers de personnes sont attendues. 
Maintenant, ça suffit! 
Le peuple français a dit clairement lors des élections municipales qu'il n'acceptait pas cette politique anti-sociale de la part d'un président et d'un gouvernement se disant de gauche:  50 milliards de cadeaux aux patrons du Pacte de responsabilité, hausse de la TVA et des impôts populaires, détérioration du pouvoir d'achat, de la protection sociale et des services publics, Grand Marché Transatlantique. 
Les citoyens de gauche doivent maintenant se mobiliser pour imposer une autre politique et ne pas laisser la rue à la droite et à l'extrême-droite.  
Il y aura un aller-retour en car pour Paris au départ de Morlaix (départ 5h30, parking du collège Mendès France, rue Paul Serrusier non loin du Leclerc à Morlaix - retour vers 2h du matin). Participation: environ 40€

Pour le départ de Morlaix, renseignements et inscription (ouverte à tous):   06 20 90 10 52/ frontdegauchemorlaix@gmail.com "

 

152

Partager cet article

Repost0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:52
André Chassaigne, le 25 septembre 2013, à Auray. (archives)

André Chassaigne, le 25 septembre 2013, à Auray. (archives)

Les députés du Front de gauche n'ont accordé leur confiance au gouvernement Valls lors du vote de ce mardi après-midi.

Les dix élus du Front de gauche à l'Assemblée nationale ont voté contre la confiance au gouvernement de Manuel Valls, alors qu'ils s'étaient abstenus en juillet 2012 lors de la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault.

"Nous voterons contre la confiance. C'est un vote unanime d'opposition contre des orientations politiques", a annoncé leur chef de file André Chassaigne. Les élections municipales "ont montré l'extrême gravité de la situation" et "les réponses apportées ne sont pas à la hauteur de la souffrance sociale et de la détresse des Français", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Repost0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:47

Discours de politique générale : « Un premier ministre qui boxe contre son camp » (Olivier Dartigolles)

 

Après la débâcle électorale des élections municipales et l'expression, par le vote ou l'abstention, d'un rejet de la politique gouvernementale menée depuis le début du quinquennat, pour toute réponse, Manuel Valls propose de ne rien changer à ce qui vient d'etre sanctionné. Il le fait avec brutalité, en enfilant des gants de boxe pour trahir la gauche et les promesses de changement.

Les femmes et les hommes qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche auront en effet face à eux un premier ministre de combat qui entend, dans la continuité des politiques menées par la droite puis par le gouvernement Ayrault, poursuivre la destruction de notre modèle social et républicain.

La déclaration de politique générale de Manuel Valls est le programme rêvé par la droite et le Medef. Le patronat réalise un carton plein avec le pacte de responsabilité et l'évolution sur la fiscalité des entreprises sans la moindre contre-partie. Toutes ses revendications sont reprises avec une gigantesque trappe à bas salaires avec l’exonération totale des charges pour un SMIC. Au nom de la « solidarité », la baisse des cotisations sociales salariales, qui avait été proposée en son temps par Laurence Parisot, vient compléter la feuille de route d'un premier ministre dont le monde du travail, la jeunesse et les territoires ont tout à craindre.

Dans cette déferlante d'upercuts, Valls a retenu ses coups en un seul moment, en ne donnant pas le détail des 50 milliards d'euros prélevés dans les caisses de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales. Les députés socialistes auraient-ils, ce jour, pu en supporter davantage. Cette véritable bombe a retardement est programmée dans les prochains jours. Hollande et Valls sont minoritaires à gauche et dans le pays sur leurs intentions réelles. La crise politique et démocratique va donc se durcir et la situation sociale s'aggraver. Jusqu'où tout cela peut aller ?

La question de la restructuration de la refondation de la gauche, en terme de projet et de rassemblement, est plus que jamais d'actualité. Elle se donne rendez-vous le 12 avril à Paris avec la manifestation contre l'austérité.

 

logo

Partager cet article

Repost0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:42

Lors de l'émission #DirectPolitique, Pierre Laurent, le Secrétaire national du Parti communiste s'est prononcé contre le vote de confiance au gouvernement Valls.

L'émission #DirectPolitique de Linternaute.com20 Minutes et Ouest-France a été l'occasion ce mardi matin pour Pierre Laurent de se prononcer  contre le vote de confiance au nouveau gouvernement Valls.

« Personnellement, je plaiderai le vote contre le gouvernement Valls. Parce que la feuille de route est la même que celle qui nous a conduit dans l'échec, puisque la courbe du chômage n'a pas été inversée et dans l'échec politique avec le désastre des Municipales pour la gauche. Nous ne voyons pas comment en poursuivant  et même en amplifiant cette politique, avec le Pacte de responsabilité et un plan d'économies de 50 milliards sur les dépenses publiques, on pourrait faire mieux », déclare Pierre Laurent qui estime qu'on est« sûr d'aller à l'échec ».

 

Partager cet article

Repost0
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:56

fin-des-cotisations-patronales-pour-les-salaries-au-smic

Le nouveau Premier ministre Manuel Valls vient de prononcer son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale où il aura alterné le ton « d’un chanteur lyrique » en nous parlant de la grandeur de la France et celui « d’un chef comptable »  pour nous vendre l’austérité.

 

Il a fait semblant, dans le début de sa déclaration de politique générale, de porter une analyse lucide sur la grave crise sociale et démocratique qui secoue notre pays, au sortir de la séquence électorale qui vient de s’achever. Mais le MEDEF fut vite rassuré, car Manuel Valls n’allait répondre ni aux attentes, ni aux besoins des citoyens qui ont, chacun à leur façon, exprimé leur refus de l’austérité. Son discours était construit pour nous faire accepter ou tenter de nous convaincre que les sacrifices d’ aujourd’hui seront récompensés demain.

 

Autrement dit, la déception envers les dirigeants politiques, le désenchantement envers la politique et la colère due aux souffrances des classes travailleuses, des retraités, des chômeurs, des femmes et des jeunes ne seraient qu’une histoire de communication et de pédagogie concernant la politique pratiquée par ce gouvernement.

 

Jamais dans son monologue de 45 minutes, il n’a évoqué le coût du capital, représenté par les milliards de dividendes et d’actions qui partent dans la poche des actionnaires, ou encore la fuite des capitaux dans les paradis fiscaux.

 

Tout son exposé a consisté à faire accepter à nos concitoyens l’idée que la France doit s’insérer dans la guerre économique que se livrent les marchés financiers et les entreprises à l’échelle mondiale. Et surtout il enferme son action dans l’étau « austéritaire » et l’inscrit dans le programme de stabilité européen et la trajectoire budgétaire conduisant à la règle d’or.

 

Il a demandé à chacune et chacun qui souffre déjà beaucoup de faire plus de sacrifices car il justifie les résultats aux élections municipales par le fait que ses prédécesseurs n’ont pas donné « assez de sens aux sacrifices ». C’est du Clemenceau dans le texte.

 

Il défend le pacte de responsabilité qui est en fait un pacte de connivence  avec les puissances de l’argent puisque 30 milliards d’euros seront pris directement dans le portefeuille des salariés et des assurés sociaux pour aller remplir la tirelire déjà bien pleine du grand patronat. De surcroît, le Premierr ministre enfonce le clou, en proposant d’exonérer de toutes cotisations patronales, les salaires au niveau du SMIC au 1er janvier 2015. Autrement dit, il vient de niveler les salaires par le bas en décourageant toute embauche au-delà du SMIC, tuant également tout espoir d’augmentation pour l’ensemble des salariés payés au salaire minimum.

 

Continuant sur sa lancée, Manuel Valls ajoute la suppression des impôts sur la production c’est-à-dire la baisse de la fiscalité sur les plus values et sur les profits, contrairement aux impôts sur la consommation, c’est-à-dire la TVA et la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui ont augmenté et qui touchent le plus grand nombre.

 

Le pacte de solidarité est donc un trompe l’œil puisque la baisse des cotisations patronales est une perte sèche pour les salariés, car c’est une partie de leur salaire -même différé- qui leur est enlevée, ce qui menace grandement la protection sociale, l’assurance chômage et même des retraites.

 

Avec la même logique et le même cynisme, il vient de porter un coup de grâce à notre architecture territoriale en exigeant pour 2017 la création d’euro-régions qui seront branchées sur les institutions européennes, tout comme les nouvelles intercommunalités prévues pour 2018. Et le risque est grand de voir disparaître nos départements qui sont un des socles et un des leviers des politiques de solidarité en France.

 

Il y a donc urgence à réussir la marche de samedi prochain, 12 avril,  contre l’austérité avec les forces du Front de Gauche et les 200 personnalités mobilisées pour modifier le rapport de force et construire une véritable alternative à gauche, porteuse d’un changement radical, qui place l’Humain au cœur de son action.

 

Patrick Le Hyaric

Partager cet article

Repost0
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 17:04

Les nouveaux habits bleu marine du général Boulanger

Par Emmanuel Jardin, Professeur de philosophie de l’enseignement secondaire.

 

En cette année 2014, toutes les forces de gauche s’apprêtent à marquer le centenaire de la mort de Jean Jaurès. Que le peuple de gauche honore la mémoire de ce père fondateur, de ce héros, de ce martyr qui fut la première victime de la Grande Guerre, nul ne saurait le lui reprocher. Et nous pouvons parier que la gauche ne sera pas la seule à le faire puisque désormais la droite et l’extrême droite croient pouvoir trouver dans l’œuvre pléthorique de l’intellectuel et du tribun socialiste une phrase pouvant justifier telle ou telle de leurs propositions. Malheureusement, force est de constater que si l’on commémore et si l’on cite souvent Jaurès, ce n’est pas pour se ressourcer dans son œuvre, mais pour faire l’économie de le lire vraiment et de s’imprégner de sa pensée dont la cohérence ne saurait être rendue de manière incantatoire par la grâce de quelques slogans qui la mutilent plutôt qu’ils ne l’expriment.

Revenons donc au sens et efforçons-nous, à la lumière des écrits de Jaurès, d’imaginer ce qu’auraient pu lui inspirer la déroute du Parti socialiste et la montée de l’extrême droite aux élections municipales. On sait le risque qu’il y a à vouloir faire parler les morts. Risque de tordre leur pensée au profit de nos intérêts présents, risque de sombrer dans des comparaisons que la différence des temps rend inopérantes. Je voudrais pourtant m’essayer à cet exercice périlleux en mettant en relation l’actuelle situation avec la crise du boulangisme. On désigne par cette expression un épisode de la vie politique française s’étalant de 1886 à 1889, au cours duquel, sur fond de crise économique et de haine de l’étranger – à l’époque il s’agissait des Allemands –, des hommes de droite et de gauche, des républicains et des antirépublicains se rangèrent derrière le général Boulanger dont le discours consistait pour l’essentiel à fustiger la corruption des élites et l’impuissance du régime parlementaire à résoudre la crise morale, sociale et politique dans laquelle la France s’enfonçait. À maints égards, qu’il s’agisse du contexte économique dans lequel il prospère, des thèmes qu’il privilégie, des passions tristes dont il se nourrit, de la position sociale et de la provenance politique d’un bon nombre de ses électeurs, le Rassemblement bleu Marine présente beaucoup de similitudes avec le mouvement boulangiste. Battu lui-même à l’occasion de la vague boulangiste qui s’abattit sur la République aux élections législatives de 1889, Jaurès aurait pu, comme la plupart des caciques socialistes d’aujourd’hui, se contenter de faire la morale au Peuple, de lui reprocher son vote et de dénoncer sa bassesse.

Mais ce n’est pas ce qu’il fit. Face à la montée des forces de la réaction, le génie ferme et bienveillant de Jaurès fut de ne pas s’en tenir à une condamnation de tous ces électeurs qui s’étaient détournés un instant de la République et du socialisme, mais de faire l’effort de comprendre ce que leur vote disait de vrai. Tendons l’oreille et écoutons l’écho lointain mais terriblement actuel de la voix de Jaurès : « Aujourd’hui même, dans ce phénomène qu’on appelle le boulangisme, que voyons-nous ? D’une part, dans le Peuple, une aspiration juste, sincère, énergique vers un ordre social meilleur ; d’autre part, dans ce même Peuple, une insuffisance et comme une chute de pensée qui lui fait livrer à ses pires ennemis, les démagogues viveurs effrontés et césariens, ses plus chères espérances. Ainsi, partout et toujours, je constate dans la conscience populaire la générosité première et la droiture de l’instinct ; la hauteur des pensées, des sentiments, des espérances soulevées par les grands événements, mais aussi les affaissements subits et les longues inerties intellectuelles. » Voilà bien le génie de Jaurès dont la gauche et tous les républicains feraient bien de s’inspirer. Et alors, plutôt que de faire la morale au Peuple quand celui-ci ne vote pas « convenablement », ils sauraient déceler dans son acte électoral un appel vigoureux qui témoigne de l’intarissable désir de justice qui l’anime profondément. Ce vote n’est pas le signe de l’abaissement du Peuple, il est plus essentiellement l’expression à la fois puissante et maladroite (cela dit sans mauvais jeu de mots) de son incandescente volonté de justice. C’est le miroir qu’il tend aux partis de gouvernement pour qu’ils y contemplent le funeste reflet de leurs injustes politiques plutôt que de n’y apercevoir que l’affaissement subit du Peuple.

C’est pourquoi, plutôt que de fustiger l’abaissement du Peuple, je voudrais tenter, en suivant l’exemple de Jaurès, de mettre l’accent sur le vif message d’espérance qui a été adressé au gouvernement et à tous les républicains à l’occasion de ce scrutin municipal. Et puisque l’anaphore est la figure rhétorique à la mode, je vais m’y essayer à mon tour pour tenter d’exprimer ce qui me semble être la vérité profonde du coup de gueule des Français :

Nous, le Peuple – chômeurs, ouvriers, employés, cadres, du public et du privé, artisans et patrons de TPE et de PME –, nous vous disons que nous ne croyons pas aux vertus du capitalisme financier mondialisé auxquels vous faites allégeance et auquel vous venez encore de promettre de pratiquer sur nous une saignée de 50 milliards qui nous laissera un peu plus exsangues ;

Nous, le Peuple, nous vous disons que nous voulons vivre fièrement et dignement de notre travail sans être livrés aux aléas d’un capitalisme financier qui chaque jour précipite des milliers d’entre nous dans les affres du chômage en les sacrifiant sur l’autel du profit maximal à court terme ;

Nous, le Peuple, nous vous disons que nous ne supportons plus de sentir que notre destin nous échappe chaque jour un peu plus au profit exclusif d’une nouvelle aristocratie financière et technocratique qui foule aux piedx la prétention des peuples souverains à se gouverner eux-mêmes ;

Nous, le Peuple, nous vous disons en conséquence que nous voulons recouvrer la souveraineté dont vous nous avez privés en l’aliénant à des puissances financières et technocratiques sans légitimité démocratique. (...)

Voilà pourquoi, si plutôt que de vous raidir, vous nous écoutiez avec attention et bienveillance, vous sauriez entendre que ce n’est pas une demande d’ordre, d’autorité et d’adaptation aux exigences de la compétition économique que nous vous adressons mais une impérieuse exigence de démocratie et de justice.

Le gouvernement et le Parti socialiste ne doivent donc pas se voiler la face, au travers de l’abstention et du vote bleu marine, c’est bien un ultimatum que le Peuple vient de leur lancer ainsi qu’au président de la République, qui avait eu la belle audace jaurésienne d’affirmer : « Mon ennemi c’est la finance. » Voilà pourquoi, si plutôt que de se réformer eux-mêmes, la seule réponse que le gouvernement et le Parti socialiste apportent au Peuple, c’est de le sommer de se ressaisir moralement et de l’exhorter à faire de nouveaux efforts, il y a tout à parier que le Peuple se chargera de les anéantir politiquement et cela dès les élections européennes. On peut trouver cela regrettable mais cela s’appelle la démocratie, le pouvoir du Peuple. Quand le Parti socialiste abdique le « rêve français » de justice sociale, il s’abolit lui-même comme Parti socialiste. Mais le Parti socialiste est-il encore un parti populaire et démocratique animé par l’idéal jaurésien de justice sociale ?

 

Emmanuel Jardin,

Partager cet article

Repost0
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 16:32

Depuis le second tour des élections municipales , dans les médias nationaux et régionaux, le Front de Gauche est privé de toute expression pour commenter la débâcle du PS, les choix de François Hollande, le nouveau gouvernement Valls. Exemple: un "Téléphone sonne" spécial mardi soir sur France Inter à 19h20 avec Philipot, le porte-parole du FN, des parlementaires de l'UMP, du PS, d'EELV, tous fort médiocres au demeurant dans le commentaire, mais sans représentant du Front de Gauche.

Lundi 31 mars, une pleine page dans le Télégramme avec une grande photo de Marine Le Pen tout sourire avec pour titre "Front National. Une moisson sans précédent". Tout cela pour parler de 14 mairies d'extrême-droite conservés ou gagnés par le FN ou ses satellitesDe 1625 conseillers municipaux d'extrême-droite, dont 1525 du FN. Les conseillers municipaux FN représentent 0,6% du total des élus municipaux et même si les scores sont en progression, ce n'est tout de même pas le premier parti de France en terme d'enracinement local. Rien qu'au premier tour, le PS avait fait élire 94 maires dans des villes de plus de 3500 habitants.

Or, le FN est présenté par les médias au service du système comme le seul parti crédible dans ses prétentions à bousculer le système, le seul à considérer comme force ascendante à potentiel majoritaire. On se retrouve dans un contexte historique qui présente des analogies jusqu'à un certain point avec celui des années 30 où la bourgeoisie, entre deux menaces de subversion, choisit clairement les chemises brunes, davantage susceptibles de ménager ses intérêts, notamment contre le communisme. Le syndicat CGT de l'audiovisuel public a fait part de son indignation devant le temps de parole attribué à Marine Le Pen et au FN sur France 3 pendant la campagne des Municipales: «  Sur France 3, le FN bénéficie de 29% des temps de parole au 14 mars. On a compté jusqu'à 48% la semaine précédente!!! Mais comme il faut bien respecter l'équité jusqu'au 21 mars, un pseudo équilibre se fait la dernière semaine, in extremis, pour abouir sur toute la période à 17% pour le FN, mais « 3,9% pour EELV, 4,85% pour le Parti de Gauche – 4,79% pour l'UDI, carrément rien pour le MoDem, le NPA, le Parti Radical – 33,84 pour le PS et 30,12 pour l'UMP. » Pourtant, le syndicat précise qu'à l'issue du 1er tour des Municipales, le FN, qui a déposé 589 listes, représente 4,7% des voix dans les villes de plus de 1000 habitants.

Dans le Télégramme du lundi 24 mars, un diagramme présente les « résultats » comparés des différentes familles politiques en escamotant complètement le Front de Gauche: 2% pour l'extrême-gauche, 43% pour le PS, 48% pour la droite, 7% pour le FN. En fait, il ne s'agit pas des résultats du vote du premier tour mais d'un sondage, en décalage complet avec la réalité, réalisé sur un échantillon de moins de 1000 personnes. Qui votent où? Dans des petites communes à une ou deux listes pour certains... Cela apparaît comme de la pure manipulation...

Ce même Télégramme une semaine après ne parle à aucun moment du PCF et du Front de Gauche, effacés de la carte médiatique même s'il ne sont pas effacés de la carte électorale, loin de là, et continuent à disposer d'un ancrage municipal 10 fois plus important que le FN. Même topo dans le Ouest-France de lundi et mardi: plusieurs réactions de responsables politiques PS, UMP, EELV, UDI, FN sont citées par rapport aux résultats et à la réponse du pouvoir, mais pas de trace des commentaires de Jean-Luc Mélenchon, de Pierre Laurent ou de Clémentine Autain. 

La seule brève nous concernant en page nationale du Ouest-France le 1er avril porte un titre qui évoque les croisades contre les sarrasins et se félicite ouvertement de leur succès: "Plusieurs bastions du Parti Communiste sont tombés.Le Parti Communiste français (PCF) a perdu, hier, plusieurs bastions historiques. Dans la banlieue rouge parisienne, en Seine St Denis, Bobigny et Saint Ouen ont été ravies, par la droite et par l'UDI. Elles étaient communistes depuis 1919 et 1945. Dans le Val-de-Marne, Claudine Cordillot a perdu Villejuif, sous la banière PCF depuis 1925 face une alliance inéite (UMP-UDI-Divers Gauche-EELV). Aubagne, un bastion historique des Bouches-du-Rhône, passe également à droite, après 49 ans de gestion communiste. Mais Saint-Denis, la dernière ville de plus de 100000 habitants, reste entre les mains du maire sortant Didier Paillard, qui devance le candidat socialiste d'à peine 181 voix". Le Ouest-France oublie au passage Montreuil,  ville de plus de 100000 habitants repris à EELV par le responsable communiste Patrice Bessac, soutenu par le Front de Gauche, dans une triangulaire au second tour avec Jean-Pierre Brard, l'ancien maire communiste de Montreuil battu en 2008 par Voynet, et l'UMP. 

 

Quel est le bilan comptable de ces municipales pour le Front de Gauche et le PCF?

 

Il n'est pas très bon sur le plan du rapport entre les gains et les pertes de mairie, il est loin d'être catastrophique sur le plan des pourcentages réalisés par les listes du Front de Gauche. L'influence électorale du Front de Gauche se maintient mais ne progresse pas de manière significative, contrairement à celle du FN, malgré l'accentuation de la crise, la politique de droite menée par Hollande et le PS, et notre résistance parlementaire et politique face à l'austérité et au libéralisme. Cela doit nous interroger, non sur le sens de notre combat, essentiel quand on mesure les dangers de la politique de Hollande, de la montée des inégalités, du désaveu des politiques, du FN, mais sur notre manière de le mener.  

L'Humanité Dimanche du 3 avril donne quelques moyennes intéressantes sur le premier tour:

Les listes soutenues par l'ensemble des composantes du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Ensemble), y compris dans le cadre d'une union de la gauche, réalisent en moyenne 16,6%: cela concerne 588 listes. 

Les listes Front de Gauche (uniquement sans le PS) recueillent 12,2% dans les 492 villes où elles se sont présentées.  

- Lorsque les composantes du Front de Gauche se sont présentées séparément (avec souvent le PCF partant avec le PS et ses alliés), les listes "autonomes" recueillent pour leur part 6,6%.

Dans les villes détenues par le Front de Gauche (majoritairement PCF), le Front de Gauche a remporté 29 des 30 duels de premier tour avec le PS, mais il perd ensuite au second tour plusieurs villes de plus de 30000 habitants au profit de la droite: Blanc-Mesnil, Saint Ouen, Bobigny, Villejuif, Aubagne.      

Dans les villes de plus de 9000 habitants, le bilan du PCF et du Front de Gauche est le suivant: sur les 87 villes de plus de 9000 habitants qu'ils dirigeaient avant la vague bleue des municipales, 65 villes ont été conservées, 22 ont été perdues et 3 gagnées (Montreuil, Aubervilliers, Thiers dans le Puy de Dôme, enlevée à l'UMP), soit un total de 68 villes de plus de 9000 habitants dirigées par un maire communiste ou Front de Gauche.  

20 villes de plus de 20000 habitants ont été perdues par le Front de Gauche: 18 PCF, 1 FASE, 1 PG (Viry-Châtillon). 3 ont été gagnées. 

Ces pertes peuvent s'expliquer aussi bien par un contexte national marqué par l'abstentionnisme et défavorable à la gauche, surtout que les sortants PCF étaient associés au PS, que par l'usure du pouvoir ou des gestions locales contestées. 

 

Et dans le Finistère, en Bretagne ? 

 

Les situations sont très contrastées. Cela dépend du degré d'unité du Front de Gauche sur le plan local, des histoires sociales et électorales particulières, marquées ou non par des gestions avec des élus communistes, de la qualité des campagnes et de la confiance que les électeurs ont accordé à des personnes.

A Douarnenez, dans une ville à tradition communiste forte, une liste menée par Jacques Boeuf et le Front de Gauche est largement devant le PS-EELV au Premier tour avec 23,5% contre 16% mais perd le second tour face au maire sortant de droite avec 44%.  C'est néanmoins une performance qu'il faut saluer qui rappelle la riche histoire sociale et politique de Douarnenez, la première ville qui a eu son maire communiste en France.

A Concarneau, ville qui a aussi une tradition communiste importante et qui passe également à droite, la liste des anti-libéraux soutenue par le Front de Gauche et conduite par Claude Drouglazet réalise 15% (contre 8,7% pour le candidat EELV). 

A Morlaix, la liste Front de Gauche réalise 15,5%, contre 33% pour la liste PS-EELV, un très bon résultat qui égale celui de Mélenchon en 2012 et qui constitue un point d'appui pour progresser à nouveau à l'avenir. Dans le pays de Morlaix, en dehors de la ville centre, il y avait deux listes de rassemblement citoyennes conduites par des militants Front de Gauche et soutenues par le Front de Gauche, à Plouigneau où Jean-François Huon et ses co-listiers réalisent 11% au premier tour et échouent de peu, suite à un rassemblement au second tour, à reprendre la commune à la droite. Et à Plouégat-Guérand où Yann Guéméné et ses co-listiers réalisent un très bon 24% au 1er tour, 23% au 2nd tour après s'être maintenu, ce qui n'a pas empêché le maire PS d'être réélu. Le Front de Gauche aura aussi des élus sur des listes d'union de la gauche à Plourin (4), Plounéour Ménez (1), Pleyber-Christ (1), Lanmeur (1), en plus des 3 élus de Morlaix: il n'y aura malheureusement en raison de la défaite de la liste « Ensemble à Gauche » à Morlaix qu'un seul élu communautaire du Front de Gauche, contre deux dans le précédent mandat.

A Brest, le jeune candidat du Parti de Gauche, Quentin Marchand, à la tête d'une liste « Colère de Brest! L'humain d'abord » non soutenue par la section PCF, voulant reconduire l'union avec les socialistes pour défendre un bilan et préserver des élus qui font du bon boulot dans les quartiers, a réalisé une campagne dynamique avec ses colistiers et un score non négligeable de 8,16% représentant tout de même 3408 voix.

A Quimper, le score de la liste Front de Gauche-NPA est plus décevant: 5,77%.  

A Pont-Labbé, la liste de Véronique Blanchet, adjointe sortante PCF-Front de Gauche, réalise 11,7% (contre 7,5% pour EELV).

A Quimperlé, le candidat Front de Gauche Didier Quémat fait 7,19% au premier tour.

A Carhaix, la liste de Mathieu Guillemot (NPA-Front de Gauche), opposée à Troadec et au PS simplement au premier tour (pas de liste ouvertement de droite), obtient 13% des suffrages exprimés.

A Fouesnant, dans une terre de mission pour la gauche, André Bernard et sa liste Front de Gauche réalisent 6,18%.

A Landerneau, où le maire sortant de droite est élu au premier tour, le Front de Gauche divisé totalise environ 15% sur deux listes: celle Parti de Gauche-EELV de Fréderic Le Saout (8,94%) et celle collectif Front de Gauche de Yannick Hervé (5,57%). La section PCF avait fait le choix de partir avec le PS.

A Rosporden, la liste du Front de Gauche réalise 14% au 1er tour.  

 

Plus largement, en Bretagne, les résultats du Front de Gauche sont comme dans le Finistère très contrastés: un très bon 15% à Rennes pour la liste EELV-Front de Gauche, 9,25% pour le Front de Gauche à Saint Brieuc, avec deux autres listes d'extrême-gauche, 4% à Vannes, 11,40% au 1er tour pour Delphine Alexandre à Lorient, 19% au premier tour et 26% au second tour pour Serge Gerbaud à Hennebont (le PCF et le Front de Gauche perdent la mairie, tout en passant devant le candidat PS), 17,7% à Lanester.

 

 

Globalement le Front de Gauche a montré sa capacité à monter des listes complètes dans un nombre conséquent de communes bretonnes. Il a permis de donner une place dans ces élections municipales pour exprimer l'attente et l'exigence d'une autre politique à gauche, qui tourne le dos au libéralisme, s'attaque aux privilèges de la finance, défende les services publics, les solidarités, l'égalité des droits, lutte contre l'austérité qui nuit gravement aux capacités d'investissement des communes comme à leur rôle social. Ces résultats manifestent une forme d'enracinement, une implantation consolidée, même si ils sont évidemment insuffisants pour bousculer le rapport de force actuel tandis que le désaveu des électeurs vis à vis de la gauche de gouvernement a aussi eu des répercussions sur nous, notre nombre d'élus aux responsabilités.

 

I.D

 

Partager cet article

Repost0
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:47

 Les résultats de ces élections municipales confirment le désaveu massif des Françaises et des Français vis-à-vis de la politique conduite par le Gouvernement. Face aux choix libéraux, qui rendent la vie toujours plus difficile pour des millions de personnes, la sanction s’exprime de façon différente : par une très forte abstention de l’électorat de gauche, avec des niveaux encore jamais atteints pour un scrutin municipal ; par le basculement à droite et une implantation du Front national dans de nombreuses villes traditionnellement ancrées à gauche.

bureau-de-vote.jpg

 Au regard de ce désaveu massif, le Parti Communiste Français n'est pas épargné par les gains de la droite, mais maintient globalement son implantation après avoir fait élire 94 maires de villes de plus de 3500 habitants au premier tour, et enregistré, au second tour, le gain de villes importantes comme Aubervilliers et Montreuil. Dans le Puy-de-Dôme, le gain de Thiers et Courpière, dont je suis le député, est aussi un signe fort. Ces milliers d’élus PCF, du Front de Gauche, progressistes constituent le troisième réseau national d’élus municipaux et de maires. Ils continueront à être des relais efficaces et utiles des luttes sociales et des attentes fortes des habitants au sein des collectivités.

 Là où ils seront présents, là où ils seront en responsabilité, nos élus devront pleinement prendre leur part dans la construction de politiques municipales répondant aux besoins de celles et ceux qui sont les plus en difficultés. Il s’agit également de structurer des champs de résistance aux politiques d’austérité en promouvant des politiques publiques locales exprimant les valeurs de la gauche. Je pense notamment à la défense des services publics locaux qui seront les premiers dans la ligne de mire d’une droite revancharde qui voudra solder ces piliers essentiels du vivre ensemble, et offrir de nouveaux marchés juteux aux entreprises privées. Quelle que soit notre position, dans des majorités de gauche, ou a fortiori dans les oppositions municipales, notre rôle d’élu progressiste doit être rendu visible, en contact permanent avec la population, pour donner de la force à notre façon de faire de la politique, plus humaine, au service de la justice sociale. Je n’ai aucun doute sur l’engagement de nos élus dans cette démarche.

 Comme l’affirment l’ensemble des forces du Front de Gauche, et beaucoup de militants de gauche, l’autre constat à tirer de cette élection est « l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte d’irresponsabilité dicté par le MEDEF et la commission européenne ». La pire des choses serait désormais d’assister autour d’un remaniement ministériel, simple tentative de trompe l’œil, à un déni de sanction et à un repli mortifère sur une politique libérale contraire à l’aspiration du peuple de gauche et du monde du travail. Sans changement politique, rien ne sera possible pour la gauche demain. C’est en ce sens que le 12 avril prochain, le PCF et le Front de gauche donnent rendez-vous dans la rue, pour un sursaut politique, à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche.

Partager cet article

Repost0
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:00

Jusqu'en 2008, les infrastructures ferroviaires, fluviales et routières étaient financées par les recettes publiques des péages d'autoroutes. 

Mme Royal aurait-elle oublié que c'est son camarade Lionel Jospin et le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot qui ont commencé à privatiser ce secteur, au profit du grand capital d'Eiffage et Vinci? 

Parait-il qu'elle va réfléchir. Il n'est pas nécessaire de sortir de l'ENA pour se rendre compte qu'il est vital de renationaliser les autoroutes.

Voilà une solution concrète et alternative pour sortir de la crise et de l'austérité, phrase si chère à Pierre Laurent.

 

Michel Lespagnol.  

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011