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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 11:45
Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, interpelle le gouvernement sur la fermeture des CIO
Fermeture programmée des centres d’information et d’orientation

lundi 14 mai 2018

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne (CRCE), vient d’interpeller le gouvernement sur la suppression annoncée des 390 centres d’information et d’orientation (CIO) de France.

En effet, dans le cadre du projet de loi (AN, n° 904, XVe leg) pour la liberté de choisir son avenir professionnel, le Gouvernement envisage le recentrage sur les établissements scolaires des missions confiées aux psychologues de l’éducation nationale spécialité éducation, développement et conseil en orientation. Leur travail d’accueil et d’accompagnement au sein des CIO sera donc ainsi supprimé.

Cette mesure est une remise en cause du rôle même des CIO et des personnels, qui permettent de faire des liens avec des partenaires extérieurs à l’éducation nationale, qui accueillent tous types d’élèves (exclus, décrocheurs, phobiques scolaires) et ce, dans un lieu neutre. Cette disparition risque d’entraîner l’ouverture d’officines privées et de substituer à un service public gratuit de proximité, un service payant, renforçant encore davantage les inégalités d’accès à l’information.

Le projet de loi prévoit également de transférer les directions régionales de l’office national d’information sur les enseignements et les professions (ONISEP) aux régions, ce qui laisse craindre, là aussi, un renforcement des inégalités d’une région à l’autre, en matière d’accès à l’information.

Aussi, elle lui demande si elle entend les inquiétudes exprimées et si elle entend revenir sur ces projets afin que l’État continue à assumer la responsabilité qui est la sienne, d’un maintien d’un service public gratuit de proximité, d’accueil et d’orientation, au travers les 390 CIO répartis sur le territoire national.

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 11:44
CAC 40 : plus de profits, plus d’inégalités (OXFAM et le Basic)
CAC 40 : plus de profits, plus d’inégalités

lundi 14 mai 2018

Oxfam et le Basic (Bureau d’Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne) ont publié ce matin, un nouveau rapport sur le partage des richesses au sein des grandes entreprises françaises.

Dividendes record, écart des salaires et évasion fiscale, le rapport « CAC40 : des profits sans partage » met en lumière une tendance lourde dans les choix économiques de ces grandes entreprises qui contribuent à alimenter la spirale des inégalités.

"La France est le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires", assurent les auteurs du rapport.

93 milliards d’euros de bénéfices, 1.300 milliards de chiffres d’affaires, les résultats des entreprises du CAC 40 en 2017 représentent la moitié du PIB français.

Les recommandations :

- En matière de partage des bénéfices :
Encadrer la rémunération des actionnaires
Mieux associer les salariés aux bénéfices de l’entreprise

- En matière d’écarts de salaires :
Instaurer la transparence sur les écarts de salaires dans l’entreprise
Encadrer les écarts de salaires entre les plus hauts salaires et le salaire médian
Limiter les rémunérations les plus hautes des dirigeants et cadres sup
Assurer un salaire décent à tous les employés de la chaîne d’approvisionnement
Combler le fossé salarial entre les femmes et les hommes

- En matière de gouvernance d’entreprise :
Augmenter la représentation des salariés dans les instances de décisions
Explorer les leviers pour donner davantage de poids aux investisseurs de long-terme dans les décisions de l’AG
Reconnaître à l’entreprise d’autres finalités que la recherche du profits et des responsabilités élargies
Respecter les droits humains dans l’ensemble de la chaine d’approvisionnement
Soutenir le changement transformationnel des chaines d’approvisionnement

- En matière d’évasion fiscale :
Etablir une liste crédible et objective de paradis fiscaux
Supprimer le verrou de Bercy
Accroitre la transparence fiscale des grandes entreprises
Evaluer et cesser d’accorder des crédits d’impots discrétionnaires

407 milliards d’euros versés aux actionnaires du CAC 40 depuis 2009
L'HUMANITE. 
LUNDI, 14 MAI, 2018

En quinze ans, la part des bénéfices des multinationales du CAC 40 réservée aux dividendes a plus que doublé, a calculé l’ONG Oxfam dans un rapport publié ce lundi. 

Champagne à flot pour les actionnaires, une larme pour les salariés. C’est en substance ce qu’il ressort de l’enquête conduite par Oxfam France sur les entreprises du CAC 40 en partenariat avec la coopérative Basic (Bureau d'analyse sociétale pour une information citoyenne), et publiée ce lundi. Sur cent euros de profits réalisés en moyenne par les entreprises du CAC 40 entre 2009 et 2016, leurs actionnaires ont récupéré pas moins de 67,40 euros quand les salariés, eux, ont dû se contenter de 5,30 euros, la multinationale gardant 27,30 euros pour les investissements.
 
 
Autrement dit, la rémunération des actionnaires a augmenté quatre fois plus vite que celle des travailleurs. Or, « si les entreprises du CAC 40 avaient choisi de maintenir en 2016 le niveau de dividendes de 2009, et d’augmenter les salaires (…), l’ensemble des travailleurs du CAC 40 auraient pu voir leurs revenus augmenter d'au moins 14 000 euros sur la période, soit plus de 2 000 euros par an et par employé ». Une hystérie financière qui génère de fortes injustices sociales puisqu’elle ne profite qu’à une « minorité très fortunée », rappelle l’ONG. Oxfam note également que ce modèle économique qui vise à satisfaire uniquement l’appétit vorace des actionnaires fragilise l’entreprise. Entre 2009 et 2016, la capacité d’investissement, par exemple, a chuté de 17 milliards d’euros. 
 
Des PDG qui gagnent 300 fois plus que leurs employés
Outre cette injuste répartition des profits, les inégalités ont aussi explosé à l’intérieur des entreprises. En 2016, les patrons des multinationales françaises ont touché pas moins de 119 fois le salaire moyen dans l’entreprise contre 96 fois en 2009, expliquent les économistes d’Oxfam. Et il faudrait plus de deux ans à un salarié payé au Smic pour espérer pouvoir gagner autant qu’un patron du CAC 40 en une seule journée. 
Très loin devant, l'ancien PDG jusqu'en 2017 du groupe Carrefour, qui s’apprête à supprimer 5 000 emplois, a gagné 306 fois le salaire moyen de l’entreprise entre 2009 et 2016. Suivent ensuite les rémunérations des patrons de LVMH et de Danone, avec des rapports respectifs de 270 à 1 et de 227 à 1. Autant d’entreprises où le salaire moyen est faible, à l’instar du géant de la grande distribution dont les employés touchent en moyenne 16 000 euros brut par an.
Dénonçant ce modèle économique court-termiste, Oxfam appelle le gouvernement à « corriger le tir ». L'ONG demande à l’exécutif d’encadrer la rémunération des actionnaires, de telle sorte qu’après investissement, la « part réservée sous forme de dividendes ne pourrait représenter davantage que la part des bénéfices redistribuée aux salariés ». Ou encore d’« appliquer au maximum un facteur 20 entre la rémunération la plus haute et la rémunération médiane de l'entreprise ». 
 
Télécharger le rapport d'Oxfam

Télécharger le rapport d'Oxfam

Journaliste à la rubrique social-économie
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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 18:30
Dessin de Mathieu - projets de visuels

Dessin de Mathieu - projets de visuels

Dessins de Mathieu - projets de visuels

Dessins de Mathieu - projets de visuels

Dessin de Mathieu - projets de visuels

Dessin de Mathieu - projets de visuels

Mathieu, 17 ans, lycéen et jeune communiste à Nantes - le communisme, c'est une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle!

Mathieu, 17 ans, lycéen en première à Nantes, membre des Jeunesses Communistes depuis la fin 2016 et du PCF depuis septembre 2017 suite à son adhésion à la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, nous parle des raisons de son engagement, des formes qu'il prend dans ces mois de résistance à la réforme du lycée et de l'université, et plus généralement à la politique de Macron. Vendredi 11 mai, il a tenté de résister aux CRS qui évacuaient la fac de Nantes occupée par les grévistes. 

Mathieu, à quand tu daterais ta première prise de conscience politique ?

A partir de la loi travail en 2016, je veux m'engager dans une organisation politique pour agir, sachant que j'étais déjà très mobilisé dans mon collège, en 3ème, aux côtés des lycéens en grève ...

Je savais qu'il y avait des problèmes dans le monde depuis que j'étais petit mais j'ai pris part aux manifestations contre la loi El Khomri sans faire encore partie d'un comité.

J'ai participé au blocus de mon collège et de mon lycée avec des lycéens, les organisateurs étant en première et en terminale et ne faisant pas partie d'organisation politique.

Qu'est-ce que tu as fait que tu as été attiré par le communisme ?

Les jeunesses communistes étaient le groupe avec lequel j'avais le plus de contact. J'en avais déjà entendu parler et j'avais entendu parler des événements révolutionnaires d'Europe et du reste du monde à travers l'histoire, je me suis dit qu'il fallait militer dans une organisation politique qui voulait transformer la société.

Je voulais me mettre vraiment à militer et je ne savais pas encore qu'exister d'autres manières de militer et comités hors des partis politiques. J'étais attiré par le marxisme. Ma sœur, déjà militante des JC et du PCF, m'avait conseillé de lire « Le Manifeste du Parti Communiste » et je l'ai lu en seconde. Cela m'a apporté une pensée politique politique derrière : une thèse et une solution pour éradiquer les problèmes mondiaux. J'ai été marqué par le lien du texte avec la réalité sociale et économique d'aujourd'hui. Les descriptions du communisme que j'ai pu lire m'ont paru claires et logiques.

Est-ce que tu n'as pas l'impression de faire des choix à contre-courant ? Est-ce que tu penses d'abord que les partis ont encore un avenir, un potentiel d'attraction et une utilité ?

Je ne sais pas si je suis bien placé pour répondre à cette question, mais un parti t'apporte une idéologie structurante, un lien avec une pensée politique, des points d'appui au niveau du militantisme, des compagnons de lutte. Au niveau des actions, cela n'a pas été toujours ce que j'attendais. Je suis en désaccord avec certaines décisions du Parti, comme les décisions par rapport à la Zad ou les propos de dénonciation sur les black blocks. 

Que représente le communisme pour toi ? Comme pratiques et valeurs ?

Les valeurs historiques du communisme ont eu une portée et une importance capitale au XIX e et au XXe siècle, elles ont permis des grandes avancées, ce sont des valeurs humaines et sociales essentielles qu'on essaie de faire oublier en mettant en exergue simplement les dictatures, le stalinisme, les échecs d'expériences autoritaires qui ont été souvent des caricatures de communisme.   

La définition de ce que représente le communisme en deux trois mots ?

L'humain d'abord avant le profit égoïste de quelques-uns. Le partage des richesses. Une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle.

Est-ce que tu penses que le communisme a encore un avenir ?

Le communisme aura toujours des partisans de par le monde. Les dernières élections ne sont pas représentatives. Beaucoup de communistes se sont sentis obligés de voter pour Mélenchon par vote utile. Avec les réseaux sociaux, on arrive à développer la pensée communiste, au-delà des adhérents communistes, il y a aussi pas mal de sympathisants qui se reconnaissent dans les valeurs, les combats, les symboles. Plein de gens se rendent compte compte que le communisme est la pensée politique que leur plaît le plus et qui explique le plus le désordre du monde en offrant une voie pour sortir de ce système, et des valeurs qui sont les plus propices pour se battre pour un monde meilleur. Dans mon lycée qui est plutôt bourgeois à Nantes, en dehors des apolitiques, la majorité des jeunes, on a un clivage net entre les gens qui sont pour le capital, déjà petits ou grands bourgeois et contents de l'être, et d'autres jeunes qui se réclament du socialisme, du communisme, de l'anarchisme, qui veulent faire changer la société et visent l'égalité. 

Qu'est-ce que tu penses de France Insoumise et de la dynamique qu'a incarné la candidature Mélenchon ?

On ne peut nier qu'ils ont bien réussi leur coup en atteignant un score satisfaisant pour un groupe que on peut classer à l'extrême-gauche par certains aspects. Malheureusement, ils ont fait une campagne de diabolisation par rapport au PCF après. Il n'y a plus de dynamique unitaire entre eux et nous or seule l'unité peut faire reculer les nationalistes, les identitaires, et la droite libérale représentée par Macron ou Les Républicains.

Est-ce que tu as eu des lectures politiques qui t'ont marqué après la lecture du « Manifeste » ?

Des lectures de textes néo-situationnistes comme ceux du Comité Invisible.  Des récits sur la guerre d'Espagne. Un récit de prolétaire au XIXe siècle entre 1865 et 1890. L'écrivain américain Thoreau qui a influencé les idées de désobéissance civile.

En quoi consistent tes actions militantes depuis quelques mois ?

Depuis peu, il y a un comité lycéen nantais qui a été créé auquel je participe beaucoup avec d'autres camarades des JC. On organise des blocus de différents lycéens : plus de 3 lycées bloqués à Nantes entre le 22 mars et les vacances de Pâques pour dénoncer la réforme du lycée et de l'Université, la loi ORE qui renforce la sélection sociale à l'école et ne pas donne les moyens de fonctionner. De plus, on organise des cortèges lycéens, c'est-à-dire le départ de plusieurs centaines de lycéens avec nos banderoles et nos drapeaux du comité. Je réalise d'ailleurs des visuels et des banderoles pour notre comité lycéen nantais (CLN).

J'ai aussi manifesté en solidarité avec la ZAD pour éviter leur évacuation violente, dénoncer la répression policière qu'ils subissent. 300 blessés à la ZAD, c'est écœurant !

Avec les Jeunesses Communistes, on se croise dans les manifestations, on fait des collages et des réunions où on débat et où on parle de nos prochaines actions.

Qu'est-ce que tu penses que représentent Macron, son arrivée au pouvoir et sa politique ?

On a la nouvelle droite, ultra-capitaliste, qui est en train de détruire les droits sociaux et démocratiques par ses réformes. Dès ses premiers mois au pouvoir, il enlève l'impôt de solidarité sur la fortune. Des réformes anti-corruption ont été désamorcés. C'est du "deux poids, deux mesures" : on met des personnes en prison parce qu'elles sont pauvres et qu'elles volent, dealent, pour des délits mineurs, alors que des politiques ou des patrons volent la collectivité, le FISC, et s'en sortent toujours très bien. En France, la prison, c'est pour les pauvres et jamais pour les riches, qui s'en sortent toujours très bien face à la justice française.

Qu'est-ce que tu attends du congrès du PCF ?

Je n'ai pas trop suivi ce qui va être débattu précisément. Cela serait bien qu'il y ait une campagne de recrutement pour les Jeunesses Communistes, qu'on crée des cortèges Jeunesses Communistes, qu'on dynamise le recrutement militant. Aujourd'hui, beaucoup de gens veulent s'investir sans savoir ce que c'est exactement que le PCF, comment militer avec lui, etc... Il y a un gros effort de communication à faire. 

Propos recueillis par Ismaël Dupont

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 13:52
Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire: manifeste du PCF pour une autre politique migratoire

Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire

Contribution pour une nouvelle approche et une autre politique des questions migratoires.

Pour lire la suite, cliquez-ici.

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 13:26
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes - Communiqué 9 mai 2018  

 

Réforme institutionnelle : MACRON dépasse les bornes de la démocratie 

Le Conseil des ministres a adopté ce 9 mai un projet de loi constitutionnelle qui, au-delà de quelques aspects intéressants, mais limités dans leur portée concernant l’indépendance de la magistrature, la suppression de la Cour de Justice de la République ou celle de la présence au Conseil constitutionnel des anciens présidents de la République, s’inscrit dans une remise en cause profonde du parlement et par là même du caractère républicain de nos institutions en déséquilibrant définitivement au profit du Président de la République le fragile équilibre des pouvoirs. D’autres aspects, comme la référence à la Corse dans la Constitution ou la mise à mal de l’unicité de la loi par l’adoption du principe de différenciation, mériteraient à eux seuls un large débat. 
Ce projet constitutionnel porte donc un rude coup aux prérogatives législatives des assemblées en réduisant ce qu’il reste du droit d’amendement à sa portion congrue, en remettant en cause la navette parlementaire, source de qualité et donc d’efficacité de la loi et en instaurant une nouvelle priorité d’inscription à l’ordre du jour au profit du gouvernement. 
Ces atteintes graves aux prérogatives des parlementaires, au pouvoir essentiel de faire la loi, au débat d’idées et au pluralisme des échanges, ne peuvent être dissociées des projets institutionnels organiques et ordinaires, qui ne relèvent donc pas d’une réforme constitutionnelle et donc de l’exigence d’une majorité des 3/5èmes, qui sont actuellement examinés par le Conseil d’Etat avant d’être à leur tour adoptés par le Conseil des ministres du 23 mai prochain. 
Ces deux projets de loi organisent essentiellement une réduction importante du nombre de parlementaires et renvoient à des ordonnances en fonction du redécoupage des circonscriptions et de la méthode de répartition des sièges. 
C’est l’efficacité qui justifierait une telle décision. Or, comment expliquer que moins de répartition garantirait plus de démocratie ? 
C’est un non-sens évident. 
L’exclusion d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale, 15% seulement, pourrait être un élément intéressant, mais la fixation d’un seuil de 5% des suffrages exprimés pour accéder à la répartition des sièges montre que la diversité et le pluralisme sont le dernier des soucis de l’actuel pouvoir. 
Moins de droits et de pouvoirs pour les parlementaires et le parlement, moins d’élus et de nombreux départements représentés par un seul député et un seul sénateur, négation évidente de la démocratie, sont les marqueurs de ce projet institutionnel qui souligne une dérive démocratique du chef de l’État Emmanuel Macron, une captation et une concentration des pouvoirs, avec pour objectif suprême la mise à bas des résistances à la mondialisation libérale. 
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE exigent un grand débat national sur ces projets dévastateurs pour notre République. Ils exigeront en tout état de cause, une fois le débat parlementaire fini, une consultation du peuple par référendum.

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 12:07

 

Marx n’idéalise pas le statut de prolétaire, il suffit de relire ce qu’il écrit dans le Capital. Il peint en ces termes l’attitude du capitaliste, « l’homme aux écus », et celle du salarié dans leur rapport social et même psychologique : « Notre ancien homme aux écus prend les devants et, en qualité de capitaliste, marche le premier ; le possesseur de la force de travail le suit par-derrière comme son travailleur à lui ; celui-là le regard narquois, l’air important et affairé ; celui-ci timide, hésitant, rétif, comme quelqu’un qui a porté sa propre peau au marché, et ne peut plus s’attendre qu’à une chose : à être tanné. » Pour lui, le salarié est dans une situation de dépendance vis-à-vis du capitaliste, à l’égard de celui qu’Emmanuel Macron qualifierait de « premier de cordée ». Aussi, quand, depuis sa tombe, à Londres, le spectre de Marx entend certains idéaliser le salariat, il doit doucement rigoler. Dans le Capital, Livre 3, Marx considère que, dans l’activité productive, « la seule liberté possible est que l’homme social, les producteurs associés règlent rationnellement leurs échanges avec la nature, qu’ils la contrôlent ensemble au lieu d’être dominés par sa puissance aveugle et qu’ils accomplissent ces échanges en dépensant le minimum de force et dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine ». Mais, il remarque aussitôt que, de toute façon, « cette activité constituera toujours le royaume de la nécessité ». Et il a cette remarque extraordinaire : « C’est au-delà que commence le développement des forces humaines comme fin en soi, écrit-il, le véritable royaume de la liberté qui ne peut s’épanouir qu’en se fondant sur l’autre royaume, sur l’autre base, celle de la nécessité. La condition essentielle de cet épanouissement est la réduction de la journée de travail. »

Le salarié n’est libre qu’en échappant au salariat, en commençant à dépasser le caractère marchand de sa force de travail. C’est là le sens de la proposition de sécurité d’emploi et de formation.

D’où les réflexions d’un homme comme Paul Boccara sur le dépassement du salariat et la nécessité de développer les activités non marchandes tout en maîtrisant le marché. Et, bien avant lui, celles d’un autre penseur, Paul Lafargue, le gendre français de Marx, célèbre pour avoir écrit en 1883, le Droit à la paresse.

Certains nous disent que Marx est un philosophe du travail. Étrange ce qualificatif attribué à quelqu’un qui avant tout a écrit un livre sur le capital. En fait, Marx est plus que cela, il est le chantre de la libération du travail salarié.

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 11:55

 

Un rapport vient d’être remis au gouvernement par le Sénateur LaREM du Val d’Oise Alain Richard et l’ancien préfet Dominique Bur. Il préconise de doubler la taxe foncière payée par les propriétaires d’une résidence secondaire pour récupérer une partie du manque à gagner, suite à la suppression progressive de la taxe d’habitation. Cette suppression sur trois ou quatre ans a été promise par Emmanuel Macron pour compenser l’augmentation de la CSG intervenue en janvier 2O18. Mais on ne sait toujours pas comment les communes et les départements trouveront les recettes dont les privera cette suppression de la taxe d’habitation.

Au départ, en janvier de cette année, il y avait la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point sur les salaires bruts et sur les pensions de retraite. Une partie de cette hausse servait à supprimer la cotisation chômage et la cotisation maladie sur le bulletin de paie des salariés. Alors que leur statut social ne leur donne plus droit au chômage, les retraités subissent depuis janvier une baisse de 1,83% de leur pension nette mensuelle afin d’alimenter le budget de l’UNEDIC. Au journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut en avril, Emmanuel Macron a expliqué aux retraités qu’il exige d’eux cet effort pour augmenter de 1% la paie mensuelle des salariés. Sans préciser que cette hausse ne coûte rien aux patrons.

Présidé par l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, le Conseil constitutionnel n’a rien trouvé à redire sur cette arnaque au moment de valider le budget de 2018. Mais en avril, le Conseil d’Etat donnait raison aux millions de retraités spoliés par le gouvernement en affirmant que « la cotisation est la base du financement de la protection sociale». Toujours en avril, neuf syndicats et associations de retraités on demandé « une loi de finance rectificative » pour l’exécution du budget de l’année 2018 afin de ne pas faire prendre en charge par la CSG des dépenses qui étaient alimentées jusque là par de cotisations chômage et maladie. Elles appellent à une nouvelle journée d’action le 14 juin et mettent ce gouvernement de tricheurs dirigé par Edouard Philippe face à ses responsabilités. La démarche commune des 9 s’appuie sur la décision du Conseil d’Etat qui censure plusieurs articles majeurs d’un nouveau projet gouvernemental d’assurance chômage et demande au gouvernement de s’interroger sur le remplacement des cotisations par l’impôt.

 

La CSG face à la dette de l’assurance chômage

Dans son édition du 27avril, l’Humanité publiait des chiffres accusateurs pour Emmanuel Macron et le gouvernement dirigé par Edouard Philippe. D’un milliard d’euros en 2009, le déficit annuel de l’UNEDIC est passé à 3,8 milliards d’euros en 2017. La dette cumulée de l’UNEDIC , organisme paritaire , est passée de 8,9 milliards d’euros en 2009 à 33,8 milliards en 2017 et l’on prévoit un déficit cumulé de 37,8 milliards en 2018 et 41,4 milliards en 2019.

Au regard de ces chiffres, alimenter le budget de l’assurance chômage qu’est l’UNEDIC par de nouvelles augmentations de la CSG en lieu et place des cotisations d’avant le changement intervenu en janvier 2018 conduirait dans les prochaines années à réduire les pensions de retraites à la portion congrue .Surtout quand, en même temps, le pouvoir a légiféré pour supprimer l’Impôt de solidarité sur la fortune(ISF) et pour réduire les impôts sur les bénéfices des entreprises alors que les profits sur l’exercice 2017 se sont envolés tandis que les PDG ,les très hauts cadres et les banquiers n’en finissent pas de s’attribuer des bonus en tous genres.

On ne peut même pas dire que cela profite à l’économie du pays. Si le nombre de chômeurs sans une seule heure travaillée a baissé de 32.100 personnes durant le premier trimestre 2018, cela ne fait que 0,9% de baisse sur trois mois et nous avons toujours 3,7 millions de chômeurs à temps complet. Pire encore, le chômage de longue durée au-delà d’un an continue de progresser tandis que la précarité des demandeurs d’emploi à activité réduite (avec des boulots de quelques heures par mois) augmente aussi, de même que leur nombre qui est de 2,1 millions en France métropolitaine.

En même temps qu’il tente d’imposer un traitement discriminatoire aux retraités, Emmanuel Macron dit vouloir réformer et unifier les systèmes de retraite afin que, selon lui, « chaque euro cotisé donne les mêmes droits acquis pour tous » au moment de la retraite. Mais il s’est attaqué en janvier 2018 à ces droits acquis par 16 millions de retraités via les cotisations versées durant une vie de travail.

 

Que vont devenir les budgets des communes et des départements ?

Certes, le gouvernement a promis de supprimer en trois ou quatre ans la taxe d’habitation que paient les ménages. Mais quand les impôts locaux représentent 21% des ressources des régions , 33% de celles des départements et 50% de celles des communes et des communautés de communes, il est permis de se demander ce qu’il adviendra des budgets et des services dont bénéficiait jusque la population jusqu’à présent.

En suggérant de doubler la taxe foncière des résidences secondaires et des logements vacants, le rapport de l’ex rocardien Alain Richard, désormais sénateur du groupe LaREM , propose une mesure aux multiples effets pervers. D’une part, elle permettra de récupérer moins de 20% des pertes de recettes induites par la suppression de la taxe d’habitation. D’autre part, si cette mesure n’amputera guère le revenu des riches propriétaires de villas et châteaux, elle sera douloureuse pour beaucoup d’autres. La France compte près de 3, 3 millions de résidences secondaires et environ 2,8 millions de logements vacants. Il s’agit souvent de maisons rurales en de vastes zones en voie de désertification, victimes de la déprise immobilière. Surtaxer ces résidences secondaires se traduira par un appauvrissement des propriétaires aux revenus modestes, mais aussi par un effondrement du marché de l’immobilier dans ces zones avec une dégradation du patrimoine.

 

Faire payer les pauvres pour gaver les riches

Soyons clair, en janvier dernier l’augmentation de la CSG pour alimenter l’UNEDIC en lieu et place des cotisations chômage visait à donner l’illusion aux salariés que l’arrivée de Macron à l’Elysée leur permettait de bénéficier d’une petite augmentation de salaire. Cette augmentation a déjà été récupérée par le fisc via la hausse de la taxe sur les carburants sans que le produit de cette augmentation ne soit affecté à la lutte contre le réchauffement climatique. On le voit avec la loi sur le démantèlement de la SNCF. Partout et toujours, Macron ne cesse de faire les poches des pauvres pour gaver les riches.

Gérard Le Puill 

 

 

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 11:53

Parcoursup, le système d’admission à l’université, rendra ses premières réponses le 22 mai. Une sélection arbitraire et injuste que continuent de dénoncer les étudiants en lutte.

Vacances, ponts, examens, interventions policières : rarement mouvement étudiant aura été placé dans des conditions aussi difficiles. Vaille que vaille, il se poursuit. Quatre universités restent totalement bloquées : Rennes-II, Toulouse-Jean Jaurès, Paris-VIII et Nanterre – où, en dépit du pont du 8 mai, 700 étudiants réunis lundi 7 mai en assemblée générale ont voté la poursuite du blocage. D’autres sites restent partiellement bloqués à Paris (Clignancourt et Malesherbes, dépendants de Sorbonne-Université), Aix-Marseille, Nantes, Lyon-II, tandis que des évacuations policières musclées ont eu lieu la semaine dernière à Grenoble et Nancy. Dans cette dernière université, six étudiants sont poursuivis en correctionnelle pour des imputations de dégâts matériels ou le refus… de communiquer à la police le code PIN de leur portable.

Pendant ce temps, conformément à la volonté de passage en force affichée depuis le début par le gouvernement, la machine Parcoursup ne s’est pas arrêtée. À deux semaines de la première échéance – mardi 22 mai, les futurs bacheliers recevront les premières réponses à leurs demandes –, les universités sont ainsi confrontées à un défi insurmontable, à défaut d’être imprévisible : étudier un par un les quelque 8,6 millions de vœux formulés par les 811 000 candidats. Et, au-delà de la centaine d’équipes pédagogiques qui, selon le collectif Sauvons l’université, refusent toujours d’entrer dans ce jeu, les premières informations qui filtrent sur les dispositifs mis en œuvre n’ont rien, mais alors vraiment rien de rassurant.

Une évaluation différente suivant la ville

Confirmant les craintes formulées par les étudiants en lutte et par nombre d’enseignants, et très loin de la volonté affichée par la ministre Frédérique Vidal de « remettre de l’humain dans le processus d’orientation », c’est une sélection féroce, déshumanisée, aléatoire, injuste et parfois ubuesque qui est à l’œuvre. Son ministère a beau mettre en avant « un cadre commun à respecter » par tous, celui-ci est tellement vague – obligation de mettre en place une commission d’examen des vœux, prérequis (ou « attendus ») fixés nationalement pour chaque filière, droit de connaître les raisons de la réponse fournie par la commission – qu’il ne permettra aucunement, dans la plupart des filières, de traiter et classer les dossiers.

Le choix s’effectuera donc selon des modalités fixées par les universités elles-mêmes, en toute opacité. Dans la plupart des cas, on privilégie la « note de contrôle continu » (une note unique prétendant résumer les résultats obtenus en première et terminale, et qui va parfois jusqu’au millième de point !), soumise à un classement automatique par des algorithmes variables suivant les facs et dont les critères resteront secrets ; là, on « pondère » cette note en fonction du type de bac ; ailleurs, on avoue prendre en compte le classement national des meilleurs lycées fourni par le ministère ; on accorde parfois des bonifications suivant les options choisies au bac ; on prend en compte ou pas les « lettres de motivation » qui doivent désormais figurer au dossier…

Résultat : un bachelier postulant dans une même filière ne sera pas évalué d’après les mêmes critères selon que sa candidature sera examinée à Paris, Toulouse ou Orléans. C’en est donc fini, en pratique, du caractère national du bac et de l’égalité d’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur. Selon un professeur s’exprimant dans le Monde, « on se dit vraiment qu’on passe du tirage au sort à la loterie » – mais une loterie présentée sous les atours de l’orientation. Précisément ce que dénoncent depuis des semaines les étudiants et professeurs en lutte.

 

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 11:51

 

Le 10  et le 23 mai, nous, commémorons l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage mais aussi la souffrance des esclaves, cet asservissement humain hideux reconnu,désormais, crime contre l’humanité.

Emmanuel Macron, dans une déclaration, pour le 170ème anniversaire de la 2ème abolition de l’esclavage, a eu des morts forts : « … pour ne pas éroder la force des mots, il faut leur donner l’épaisseur des actes... je souhaite que l’Etat prenne enfin sa part pour inscrire pleinement cette mémoire dans notre récit national… »

Au-delà des effets de style, il y a les paroles et les actes :

L’annonce de la fondation de la mémoire de l’esclavage à l’hôtel de la Marine à Paris n’est en fait que la preuve que les engagements pris par son prédécesseur il y a 2 ans vont être tenus. Nous n’attendions pas moins d’un président qui veut donner de l’épaisseur aux actes  et inscrire la mémoire de l’esclavage dans notre récit national.

Par contre Emmanuel Macron était attendu sur le projet du 1er musée de l’esclavage sur le territoire métropolitain, le conseil municipal de Paris s’était prononcé favorablement à ce projet, sur proposition des élus communistes, le 27 septembre 2017, une décision saluée par les associations.

Le Parti Communiste Français estime  choquant que le président, pour  refuser le projet de musée, oppose ce dernier au Mémorial Acte, en Guadeloupe, centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage.

La traite européenne a arraché à l’Afrique 12 à 13 millions d’êtres humains. La France porte la responsabilité de la déportation d’1,2 millions de personnes dont 80 % furent destinés à Saint-Domingue mais aussi à la Martinique et à la Guadeloupe.

 

Le travail de mémoire et d’éducation ne concerne pas que les départements et les territoires d’outre-mer, il ne concerne pas que les descendants d’esclaves, il concerne tous les français. Il y a un déficit historique à combler pour que la France regarde son passé colonial. IL y a 12 000 musées en France mais toujours pas de Musée consacré à la mémoire de l’esclavage, toujours pas de musée consacré aux luttes d’émancipation des esclaves, toujours pas de musée pour faire connaître les grandes figures abolitionnistes françaises comme RobespierreToussaint Louverture ou Victor Schoelcher.

 

Le devoir de mémoire, la reconnaissance des crimes coloniaux, la lutte contre le racisme sous toutes ses formes exige que ce musée voit le jour, à Paris, avec le soutien de l’Etat. Ce serait comme le dit si bien Emmanuel Macron donner de l’épaisseur à ses actes.

 

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 07:10

 

Le 17 mai, l'Émission Politique de France 2 est mise en scène sur le thème de la première année de Macron. Le PCF, malgré nos demandes, en est exclu. Notre formation politique n'est d'ailleurs pas la seule victime de cet ostracisme. Le choix du casting obéit à chaque fois aux mêmes règles prétendûment présidentialisées. Des règles au nom desquelles le déni démocratique se répète systématiquement pour toutes les grandes émissions politiques. Rien ne justifie cette mise à l'écart des antennes. Le Parti communiste est l'une des formations les plus actives dans les mobilisations sociales qui dominent l'actualité. Ses élus et ses groupes parlementaires déploient une activité remarquée. Ses propositions animent utilement le débat démocratique. Mais le gouvernement préfère imposer ses interlocuteurs et dicte même la forme des émissions politiques. Le service public n'a pas à se plier à ses injonctions. Le PCF demande donc des engagements précis sur le respect de son droit à la confrontation pluraliste et demande sa participation à l'Emission Politique du 17 mai. La démocratie a tout à y gagner.

Pierre Laurent, secrétaire national du PC
F,

 

 

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