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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 19:28
Le président de la République Emmanuel Macron peut-il rire des milliers de morts au large de mayotte?

Les propos scandaleux de Monsieur Macron sont très mal perçus dans l’ensemble de l’archipel. Au delà des excuses officielles qui sont évidemment attendues, la réponse passe par un changement de la politique de la France et de l’Union Européenne vis-à-vis de Mayotte. Le statut quo n’est plus possible. L’île ne doit plus être érigée en citadelle coupée de l’archipel au risque de prolonger l’hécatombe et d’aggraver la situation de ses habitants. Les Comores doivent bénéficier d’un véritable plan d’aide afin de mettre fin à l’asymétrie qui a été organisée depuis des décennies entre Mayotte et les autres îles.

Le président de la République peut-il rire des milliers de morts au large de Mayotte?

 

En 1995 le gouvernement Balladur a entravé la libre circulation des personnes dans l'archipel des Comores en imposant un visa d'entrée à Mayotte aux résidents des trois autres îles comoriennes (Mohéli, Anjouan, Grande-Comore).

Depuis des siècles, les Comoriens allaient d’une île à l’autre à bord de pirogues dénommées « kwassa-kwassa ». Le « Visa Balladur » a brisé cette libre circulation et rendu périlleux les déplacements entre Mayotte et les autres îles des Comores. Il a engendré un drame monstrueux, se soldant par des milliers de morts (plus de 10 000 selon plusieurs rapports). La mer d’Anjouan est ainsi devenue un des plus grands cimetières marins du monde.

En visitant le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage atlantique d'Etel, dans le Morbihan, Monsieur Macron a cru faire de l’humour en indiquant au cours d’une discussion que « le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien ».

Le nouveau Président de la République devrait apprendre à se contrôler pour ne pas rire de tout, surtout lorsqu’il s’agit de l’innommable. D’autant que l’Etat français porte une très lourde responsabilité dans ce crime affreux qui se perpétue. A tel point qu’en 2016, François Hollande avait ainsi évoqué une situation "extrêmement préoccupante", pour laquelle il fallait "prendre des dispositions". Rien n’a été fait. Le « Visa Balladur » est toujours en place, et de nombreux Comoriens, hommes, femmes et enfants, qui tentent de venir à Mayotte meurent noyés en mer d’Anjouan.

Mayotte devenue  un département français en 2009, en violation du droit international et de toutes les résolutions des Nations Unies, vit une situation sociale, économique et de tensions qui ne cesse de se dégrader.

Les propos scandaleux de Monsieur Macron sont très mal perçus dans l’ensemble de l’archipel. Au delà des excuses officielles qui sont évidemment attendues, la réponse passe par un changement de la politique de la France et de l’Union Européenne vis-à-vis de Mayotte. Le statut quo n’est plus possible. L’île ne doit plus être érigée en citadelle coupée de l’archipel au risque de prolonger l’hécatombe et d’aggraver la situation de ses habitants. Les Comores doivent bénéficier d’un véritable plan d’aide afin de mettre fin à l’asymétrie qui a été organisée depuis des décennies entre Mayotte et les autres îles.

Le PCF, 3 juin 2017 

Le président de la République Emmanuel Macron peut-il rire des milliers de morts au large de mayotte?
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:02
Un rapport d’Amnesty International fait un inventaire inquiétant d’atteintes aux libertés en France avec la prolongation de l'état d'urgence
Un rapport d’Amnesty International fait un inventaire inquiétant d’atteintes aux libertés

mercredi 31 mai 2017

Amnesty International a enquêté pendant un an sur le respect du droit de manifestation pacifique en France.

Le constat est sans appel : Amnesty estime, dans un rapport présenté le 30 mai, que les mesures prévues par l’état d’urgence ont été « utilisées de manière abusive pour limiter les manifestations pacifiques ».

L’ONG dénonce également les violences subies par ceux qui sont allés manifester.
« Des matraques, des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène ont été utilisés contre des manifestants pacifiques qui ne semblaient pas menacer l’ordre public », expliquent les auteurs du rapport.

En conclusion de son rapport, l’ONG demande une nouvelle fois au gouvernement « de lever l’état d’urgence », qui a été prorogé cinq fois depuis le 13-Novembre, « à moins qu’il ne soit en mesure de prouver qu’un danger public menace la vie de la nation et que les mesures d’urgence sont strictement nécessaires pour faire face à cette situation ».

Amnesty rappelle que "le droit de manifester est un droit fondamental, indispensable à la liberté d’expression, et à la possibilité de revendiquer ses opinions et ses droits. Il ne peut être restreint qu’à des conditions très strictes". "Les autorités ont pour responsabilité de protéger tous nos droits fondamentaux, pourtant, ils sont de plus en plus présentés comme secondaires voire comme des menaces qu’il faudrait donc limiter."

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 10:27
Josiane Balasko appelle à voter communiste aux élections législatives: "J'ai simplement envie que les gens vivent mieux" (L'Humanité, 30 mai 2017)

Pourquoi avez-vous décidé de soutenir les candidats communistes aux législatives, en particulier Maxime Cochard dans la 10ème circonscription de Paris ?

JOSIANE BALASKO : Leur discours n’est pas un discours de haine ou de démolition, mais de construction, cela m’a intéressé. Je ne suis pas communiste, mais ce sont des gens honnêtes qui font un boulot dans les quartiers. Ils se mobilisent pour les personnes dans le besoin – et il y en a énormément –, contre le mal-logement, pour le secours aux réfugiés. Ce sont des engagements qui me parlent. Le Parti communiste a toujours été là dans les communes, avec ses militants et ses représentants, pour aider les gens. C’est pour cela que j’ai eu envie de les soutenir et que j’appelle à voter pour eux. Et puis, il faut qu’il y ait une parité aux législatives. Après le travail que les communistes ont fait, ce serait injuste qu’ils soient réduits à la portion congrue. Pour ma part j’ai simplement envie que les gens puissent vivre un peu mieux, qu’ils n’aient pas de problèmes pour boucler leurs fins de mois et remplir leur Caddie. Beaucoup de gens vivent très misérablement. Je passe mon temps à me balader en tournée, et je vois la désertification gagner les campagnes, les centres-villes. On ressemble maintenant aux villes américaines où il n’y a plus rien dans le centre et où il faut faire dix bornes pour aller s’acheter de la bouffe industrielle.

Après l’élection présidentielle, pour laquelle vous n’avez pas soutenu de candidat, quel regard portez-vous sur la situation politique ?

JOSIANE BALASKO : Comme beaucoup de Français j’ai voté Macron, non pas parce que j’étais absolument pour lui, mais parce qu’il fallait impérativement barrer la route au Front national. Il n’y avait pas 36.000 solutions. J’attends de voir ce qu’il va se passer puisque peu de choses ont été dites ou faites depuis la présidentielle. Mais il est impératif pour la démocratie que plusieurs partis républicains, plusieurs partis du peuple soient représentés à l’Assemblée nationale. Et notamment la gauche. Le PS est très mal barré. Macron veut réunir tout le monde et Mélenchon tuer toute la gauche à part lui. Pour moi les législatives sont aussi importantes que l’élection présidentielle. Ce sont elles qui permettent d’avoir une réelle représentation et que chacun puisse s’exprimer. Pour l’instant on ne parle plus du FN, mais il est toujours là. Ce n’est pas parce qu’ils ont été recalé à la présidentielle qu’ils n’existent plus. En revanche on parle beaucoup d’un raz – de – marée Macron en juin. Il est très photogénique mais on ne sait pas ce qui va se passer. J’espère qu’il y aura des surprises.

Josiane Balasko : « J’ai simplement envie que les gens vivent mieux »
MARDI, 30 MAI, 2017
L'HUMANITE
Photo : AFP
 

Demain dans l'Humanité. Entretien avec la comédienne Josiane Balasko qui apporte son appui aux candidats PCF pour les législatives, en particulier à Maxime Cochard, dans la 10e circonscription de Paris.

«Les communistes se mobilisent pour l’aide aux personnes dans le besoin – et il y en a énormément –, contre le mal-logement, pour le secours aux réfugiés… Ce sont des engagements qui me parlent. Le Parti communiste a toujours été là dans les communes, avec ses militants et ses représentants, pour aider les gens. C’est pour cela que j’ai eu envie de les soutenir et que j’appelle à voter pour eux», explique-t-elle dans un entretien à l'Humanité à paraître mercredi 31 mai.

Josiane Balasko appelle à voter communiste aux élections législatives: "J'ai simplement envie que les gens vivent mieux" (L'Humanité, 30 mai 2017)
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 20:21
Quel avenir pour le service public, par Anicet Le Pors, auteur d'un livre avec Gérard Aschiéri: "La fonction publique du XXIe siècle"

Le Réveil des combattants – ARAC, mai 2017

 

Service public, fonction publique

 Une histoire, des principes, un avenir

 

La question de la fonction publique et des fonctionnaires a été l’une des plus débattues au cours de la dernière campagne des élections présidentielles et elle continuera de l’être car c’est l’aboutissement d’une longue histoire en même temps qu’un enjeu d’avenir qui met en cause des données essentielles de notre pacte républicain.

 

Une exigence historique

 L’intérêt général est une prérogative du pouvoir politique dont la responsabilité est de le définir à travers un débat démocratique et d’en assurer autant que possible l’accomplissement grâce aux services publics dont la fonction publique est la partie essentielle. Sous l’Ancien Régime on parlait de bien commun, pendant la Révolution Française d’utilité commune ou de nécessité publique. La question a été très présente au XIXe et dans la première moitié du XXesiècle dans les luttes pour la République, le socialisme, la laïcité. Le programme du Conseil National de la Résistance (CNR) mettait fortement l’accent sur les besoins fondamentaux et les moyens nécessaires à leur satisfaction à travers un processus général de démocratisation, en particulier de l’administration, un secteur public étendu par des nationalisations prévoyant l’intervention des travailleurs, des services publics important avec un système social sécurisant les populations. C’est dans ces conditions qu’a pu s’affirmer une conception française de la fonction publique.

Le concept de service public est donc ancien en France et a fait l’objet d’une théorisation approfondie à la fin du XIXe siècle. Il était défini par l’identification d’un intérêt général, un organisme public le mettant en œuvre et un droit spécifique, le droit administratif. Notion simple à l’origine, elle n’a cessé de se complexifier. Partant, le service public est devenu plus hétérogène et le contrat l’a disputé progressivement à la loi dans la définition de son champ et son fonctionnement. L’Union européenne n’en retient l’idée que sous les appellations de services d’intérêt général essentiellement économiques mais en affirmant la concurrence comme principe fondamental et le marché comme horizon indépassable de la vie en société.

La fonction publique est la partie la plus importante et la plus structurée du service public. Son histoire est marquée par la confrontation de deux lignes de fores : celle du fonctionnaire-sujet qui a prévalu pendant le XIXe siècle et la première moitié du XXesiècle ; celle du fonctionnaire-citoyen formalisée par le statut général fondateur de 1946. Son élaboration, voulue par le Général de Gaulle a été menée à bien par le ministre chargé de la Fonction publique à l’époque, Maurice Thorez, Vice-Président du Conseil, avec le concours actif de la CGT à travers bien des péripéties qui ont demandé beaucoup de lucidité et de courage aux acteurs. Ce statut a été approfondi et étendu par le statut fédérateur de 1983 fondé sur des choix de conception clairs mais qui n’ont cessé de susciter des oppositions de la part des tenants d’une fonction publique fondée sur un principe hiérarchique strict. La confrontation perdure jusqu’à la campagne électorale actuelle.

 

Une extension inéluctable

On sous-estime en général le fait que le service public s’est imposé dans les sociétés modernes et qu’il ne cesse de se développer malgré les attaques dont il est l’objet. L’évolution du financement public traduit la socialisation financière de la société et de ses services publics. La dépense publique n’a cessé de croitre pour répondre à des besoins fondamentaux sans cesse croissants. Les prélèvements obligatoires destinés à les financer se sont accrus de 10 % du produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire des richesses créées, au début du XXe siècle à 45 % aujourd’hui.

Les comparaisons internationales montrent que si les dépenses de transferts sociaux sont relativement élevées en France (grâce notamment au système de sécurité sociale), le nombre de fonctionnaires se situe à un niveau moyen au sein des pays développés selon les études de l’OFCE en 2015, on compte, en France, 83 agents salariés dans la fonction publique, le même ordre de grandeur qu’au Royaume Uni, au Canada ou … aux États Unis. On compte aujourd’hui en France 5,4 millions de fonctionnaires, il n’y en avait qu’un million au lendemain de la Libération.

La spécificité française c’est l’affirmation statutaire, c’est-à-dire dire la protection par la loi de l’agent public base de la neutralité du service public. Le statut actuel a été fondé sur quatre choix : le fonctionnaire-citoyen, le système de la carrière, un équilibre entre unité et diversité, des principes républicains (égalité, indépendance, responsabilité). Depuis 1983, s’il a subi offensives et dénaturations le statut a prouvé sa solidité et son adaptabilité. Il reste menacé, un enjeu, notamment dans son versant territorial, cible privilégiée des attaques.

 

 Le XXIe siècle « âge d’or » ?

 Les services publics sont un enjeu actuel. Les gouvernements de droite les ont mis en cause mais ont échoué. Le dernier quinquennat n’a pas contesté les statuts de manière frontale mais a manqué de courage et d’ambition. Un assainissement serait indispensable comme préalable.

Des chantiers structurels devraient être engagés : rétablissement de moyens d’expertise des collectivités publiques, gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences, moyens pour une mobilité choisie, organisation de multi-carrières, progrès de l’égalité femmes-hommes, développement de la concertation, amélioration des relations internationales en matière de fonction publique, promotion d’un nouveau statut des travailleurs salariés du secteur privé, etc.

Selon Edgar Morin, a décomposition sociale actuelle doit être regardée comme l’expression d’une « métamorphose » vers une nouvelle civilisation. Les besoins de coopérations, d’interdépendances, de solidarités se condensent en France en une idée : le service public. Le XXIe siècle peut et doit être l’ « âge d’or » du service public.

Les Amis de l’Humanité, Les Amis du Monde Diplomatique, le groupe ATTAC Centre Essonne – Grigny, 23 mai 2017

Le XXIe siècle  « âge d’or » du service public ?

(résumé)

 

Plus généralement, la dépense publique et la réduction du nombre des fonctionnaires ont occupé une place majeure dans le débat politique des derniers mois. Pour s’interroger sur son avenir, je pense qu’il convient de situer le service public dans l’histoire longue, puis d’analyser plus précisément son évolution au cours des dernières décennies et l’état des lieux auquel on aboutit, et c’est sur cette base que l’on peut raisonner utilement sur ses perspectives.Je veux tout d’abord souligner l’opportunité de cette rencontre sur l’avenir du service public au moment ou la fonction publique disparaît de l’énoncé des ministères constitutifs du gouvernement Édouard Philippe mis en place par Emmanuel Macron la semaine dernière. En effet, il a fallu quelque temps pour découvrir que la fonction publique relevait du ministre chargé de l’action et des comptes publics. Le service public est ainsi réduit à la dépense publique pour être plus aisément stigmatisé.

 

  1. L’expansion de l’administration dans l’histoire

 1.1. Une sécularisation du pouvoir politique.

Dès la fin du Moyen Âge, le roi n’est plus seulement souverain « par la grâce de Dieu » mais en raison de sa propre autorité (Philippe le Bel). Sous la monarchie absolue, on assiste à une autonomisation de l’appareil d’État qui s’accompagne d’un renforcement administratif (Louis XIV). Les Lumières conduisent à la désignation du Peuple comme souverain (Jean-Jacques Rousseau). L’État est enjeu de pouvoir des citoyens aux XIX° et XX° siècle. La sécularisation est portée aujourd’hui au niveau mondial. On va ainsi de l’hétéronomie à l’autonomie de da société (Marcel Gauchet).

1.2. Une socialisation du financement des besoins fondamentaux

Dépenses publiques et prélèvements obligatoires croissent inéluctablement de ce fait en raison d’une socialisation accentuée des financements sociaux. Ces derniers passent de 10% du PIB au début du XX° siècle à 45 % aujourd’hui marquant la nécessité d’une couverture sociale croissante des besoins fondamentaux. Les effectifs d’agents publics passent, en France, de 200 000 au début du XX° siècle à 5,4 millions aujourd’hui. Pour autant la France se situe dans la normalité des pays développés avec, en 2015, 126 agents pour 1000 habitants dans les secteurs non marchands (131 aux États Unis) dont 83 dans la fonction publique (37, 30 et 16 respectivement dans les trois fonctions publiques de l’État, territoriale et hospitalière). Ce qui caractérise la France c’est le principe statutaire du fonctionnaire (nature législative du statut).

 1.3. La création historique de concepts et des principes

 L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers, un simple optimum social économique. Selon le juge administratif c’est au politique de le définir ; il peut varier, dans le temps, dans l’espace, il n’est pas toujours dégagé des transcendances, de l’hétéronomie. Le service public est, à l’origine, une notion simple devenue complexe ; théorisé par l’École de Bordeaux (intérêt général, personne morale de droit public, droit administratif) il est couvert par l’impôt et dispose de prérogatives ; son succès en élargit le champ, le rend plus hétérogène et ouvre la voie au contrat. L’Union européenne complique son affirmation. Deux lignes de force caractérisent l’évolution de la fonction publique : autoritaire avec le fonctionnaire-sujet et responsable avec le fonctionnaire-citoyen, ce dernier s’impose dans le statut fondateur de 1946. Mais il y a une certaine contradiction entre l’évolution à long terme et celle des trois dernières décennies.

 

  1. Les régressions sous l’ultralibéralisme

2.1. La situation au début des années 1980

Le secteur public étendu est conforté par de nouvelles nationalisations en 1982. L’administration d’État (CGP, DATAR, RCB …) est confortée par la réforme territoriale de l’Acte I. Le statut fédérateur des fonctionnaires de 1983 s’organise selon plusieurs choix (fonctionnaire-citoyen, système de la carrière, équilibre unité-diversité, principes républicains). Les syndicats sont très influents.

2.2. La régression libérale

Puis le secteur public est affaibli par privatisations et dérégulations. La gestion administrative est déstabilisée par la LOLF, la RGPP et l’idéologie managériale. Le statut des fonctionnaires subit offensives et dénaturations (225 législatives en 30 ans), mais manifeste solidité et adaptabilité. Le service public est regardé comme un « amortisseur social » dans la crise financière de 2008. La fonction publique territoriale est la cible principale par son implication dans une réforme territoriale déstabilisatrice (niveaux économiques favorisés, métropoles)

2.3. État des lieux

Sous le quinquennat de François Hollande on a assisté à la poursuite de l’affaiblissement du secteur public, aucune réforme administrative d’envergure (MAP) mais pas d’attaque frontale contre le statut général. Faible portée de la loi Lebranchu du 20 avril 2016 et des autres initiatives (rapport Pêcheur, mission Valls au CESE). Les caractéristiques sont un manque de courage et d’ambition. Il y a relance des attaques anti-fonctionnaires à droite. Le service public et la fonction publique sont des enjeux.

La politique de Macron semble marquée par des caractéristiques négatives : ferveur pour l’élitisme, collectivités territoriales mises au pas, Parlement abaissé, gouvernement aux ordres, exécutif opaque et autoritaire, «jupitérien ».

Le nouveau président de la République a déjà jugé le statut général des fonctionnaires « inapproprié », prévu à l’instar des candidats de la droite à l’élection présidentielle, une réduction de 120 000 emplois, décidé de contraindre les collectivités territoriales dans la gestion des personnels, notamment par la diminution des crédits de fonctionnement de 10 milliards, réduction de la fonction publique à la dépense publique, recours accentué au spoil system concernant 250 postes de hauts fonctionnaires, etc.

Il convient cependant de se garder de faire preuve de défaitisme : en tout état de cause, le long terme n’est pas invalidé.

 

3. Des perspectives pour les services publics de demain 

 3.1. Des actions immédiates

 La situation statutaire nécessite un assainissement et l’élimination des dénaturations. Les revendications du personnel sont du domaine syndical.

3.2. Mettre en place des chantiers structurels

La question de la propriété publique reste posée. La réforme administrative et la réforme territoriale appellent une clarification. Dix chantiers ont été présentés au CESE (cf. blog ALP) : rétablir les moyens d’expertise des collectivités publiques, gestion prévisionnelle des effectifs, dispositifs de mobilité, multi-carrières, circonscription des contractuels, égalité femmes-hommes, numérique, relations internationales, concertation. Une question décisive : le statut législatif des travailleurs salariés du secteur privé (sur la base de la hiérarchie des normes suite à la loi El Khomri).

3.3. De la « métamorphose » à l’ « âge d ‘or »

 Nous sommes dans une situation de « décomposition sociale » profonde et de « métamorphose ». Récusation de la fin de l’histoire et de la prévalence de l’idéologie ultralibérale managériale. Vers un monde d’interdépendances, de coopérations, de solidarités. Le XXI° siècle peut et doit être l’âge d’or » du service public.

 

 

Anicet Le Pors, Gérard Aschieri, La fonction publique du XXIe siècle, Éditions de l’Atelier, 2016.

 

 

Quel avenir pour le service public, par Anicet Le Pors, auteur d'un livre avec Gérard Aschiéri: "La fonction publique du XXIe siècle"
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:51
Députés sous ordonnances, on en veut pas! (CGT info'com)

DES DÉPUTÉS SOUS ORDONNANCES… ON N'EN VEUT PAS !

Le président Macron va demander aux futurs députés élus de voter une loi d'habilitation lui permettant d'imposer sa politique libérale par ordonnances.

Si cette disposition est constitutionnelle, elle n'en reste pas moins anti démocratique puisqu'elle nie le rôle de la future Assemblée nationale, évitant tout débat et amendement à ces projets !

Quel intérêt dès lors de voter pour les candidats qui se réclament de la majorité présidentielle alors qu'ils vont se saborder ?

Si voter est un acte citoyen et démocratique important, le rôle des salariés et leurs syndicats est tout aussi vital pour faire grandir la contestation sociale et promouvoir d'autres choix qu'une nouvelle loi Travail qui va restreindre nos droits.

Ensemble agissons ! Organisons la contestation et construisons un mouvement social d'ampleur avant qu'il ne soit trop tard.

::: RÉUNION NATIONALE DU #FRONTSOCIAL LE 10 JUIN :
https://www.facebook.com/events/952603881548662/

::: MOBILISATION, PARTOUT EN FRANCE, LE 19 JUIN :
https://www.facebook.com/events/166219467241273/

::: LE FRONT SOCIAL, QUESACO ?
https://www.facebook.com/FrontSocialUni/photos/a.122688558281453.1073741828.122134755003500/131406477409661/?type=3&theater

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 05:28
Et la rue, elle est à qui?

Et la rue, elle est à qui? Elle est à nous!

En marche ... quand les partisans de Macron dégommeront le droit du travail, les services publics, la sécurité sociale dans leurs Palais dorés!

Et pas besoin de Maréchal Ferrand, la cavalerie des affaires, c'est pas nous, c'est eux! 

Par contre, la résistance, c'est notre affaire.  

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:36
Homophobie -
 Par / 23 mai 2017
Question écrite à la Ministre de la culture

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre de la culture sur le comportement homophobe d’un animateur de la chaîne télévisée C8.

Le 18 mai 2017, sous couvert d’humour, cet animateur, d’une vulgarité affligeante, a été volontairement homophobe, en mettant en scène, à son insu, un jeune homosexuel. Cette séquence violente, humiliante, emplie de stéréotypes déplacés est inacceptable, et elle a choqué de nombreuses personnes, comme en témoignent les 20 000 plaintes reçues par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en quelques jours.

L’animateur n’en est pas à son premier dérapage, il tient très régulièrement des propos homophobes, sexistes. L’émission a déjà reçu plusieurs alertes du CSA mais sans sanction réelle jusqu’ici.

La journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai 2017 a une nouvelle fois mis en lumière la recrudescence des actes homophobes en France, qu’il s’agisse d’agressions physiques ou verbales (+ 20 % par rapport à 2016).

Cette banalisation de l’homophobie engendre une véritable souffrance et une véritable inquiétude chez les personnes homosexuelles.

Elle lui demande comment elle entend intervenir auprès du CSA, pour que cet épisode ne reste pas impuni, pour que la chaîne et l’animateur soient sanctionnés. Cette émission très regardée par le jeune public ne peut pas continuer de véhiculer des propos dont elle rappelle qu’ils sont passibles de sanctions pénales.

Homophobie, affaire Hanouna: Question écrite de Laurence Cohen, sénatrice communiste, à la Ministre de la culture Mme Nyssen
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Sénateur de Paris, secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent doit gérer une relation difficile avec le mouvement de La France insoumise et avec son président, Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, ce dernier a fait « un mauvais calcul ».



Avez-vous vraiment l'espoir de former un groupe parlementaire dans la prochaine Assemblée nationale ?
Oui. Je pense que des millions d'électeurs, parmi ceux qui ont voté Mélenchon et parmi ceux qui ont voté pour d'autres candidats de gauche, vont trouver dans la présence des communistes à l'Assemblée nationale le moyen de reconstruire la gauche et donner ainsi une garantie pour l'avenir. Je crois que le nombre de députés communistes et du Front de gauche peut être doublé. 

Vous êtes alliés parfois avec des socialistes, parfois avec des « insoumis » et parfois avec des écologistes. Ces alliances à géométrie variable ne sont-elles pas très ambiguës ?
Je ne le crois pas. Nous présentons des candidats dans la plupart des circonscriptions. À peu près 450. Et, dans un certain nombre de circonscriptions, nous soutenons des personnalités issues du mouvement social. Dans plusieurs dizaines de circonscriptions, nous soutenons des candidats de La France insoumise, des candidats écologistes et des candidats socialistes qui ont soutenu Benoît Hamon. Il y a une logique dans toutes ces candidatures : c'est que nous voulons contribuer à reconstruire une gauche qui soit fidèle à ses valeurs et qui ne s'embarque pas dans le soutien aux politiques libérales d'Emmanuel Macron. Il va y avoir besoin de cette gauche-là à l'Assemblée nationale. Dès cet été, pour empêcher le gouvernement d'utiliser les ordonnances contre le code du travail. 
 

 

Vous ne présentez pas de candidat contre Jean-Luc Mélenchon, vous en présentez un face à Benoît Hamon. Où est la logique ? 
À Marseille, nous avons cherché à créer les conditions d'une dynamique, au-delà de la seule circonscription de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons fait cette proposition d'aller à la bataille, ensemble, dans toutes les circonscriptions marseillaises, tout en nous retirant de la circonscription de Jean-Luc Mélenchon, faisant de la sorte un geste de bonne volonté. Malheureusement, La France insoumise n'a pas saisi cette main tendue. Dans la circonscription de Benoît Hamon, nous considérons que le rassemblement des forces de gauche passe par la présence d'un candidat communiste. Nous avons une présence ancienne et forte dans la ville de Trappes. Beaucoup d'électeurs souhaitent s'exprimer au premier tour en faveur d'un candidat communiste. C'est pourquoi nous présentons un candidat. 

Jean-Luc Mélenchon est-il en passe d'atteindre son objectif, à savoir « plumer la volaille communiste » ?
Il a fait un choix que nous n'avons pas compris, qui a consisté à ne pas partir pour les élections législatives en rassemblant toutes les forces de gauche disponibles. Il essaie d'installer une nouvelle force politique au détriment des autres forces de gauche. C'est un mauvais calcul alors que nous aurions dû aller, ensemble, à la conquête d'une nouvelle majorité. Ce choix de la division va handicaper cet objectif. La gauche nouvelle que nous allons devoir reconstruire ne sera pas constituée d'une seule formation politique. Nous aurions préféré un choix de candidatures communes dans le plus grand nombre de circonscriptions. Cela dit, nous considérons que les conquêtes sont possibles dans une dizaine de circonscriptions.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 13:48

Macron a désigné pour être ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer, un juriste et  technocrate qui mit en oeuvre comme recteur en région parisienne avec beaucoup de zèle les coupes budgétaires et innovations managériales voulues par Nicolas Sarkozy, puis quitta l'éducation nationale pour diriger une école de management. 

Macron veut supprimer 50 000 postes dans la Fonction Publique d'Etat (70 000 dans la Territoriale). Difficile de croire que l'Education Nationale sera épargnée, alors que c'est le plus gros employeur. Le rattachement de la Fonction Publique au ministère du budget, confié au sarkozyste Gérald Darmanin, est en soi un signe plus qu'inquiétant. La vie et le développement des services publics sous la dépendance du ministère de l'austérité!  

Macron veut ériger en modèle la culture du privé dans la fonction publique et dans l'éducation nationale, radicalisant des tendances déjà à l'oeuvre. Culte de l'évaluation chiffrée, pilotage sur les résultats et les objectifs, autonomie et mise en concurrence des établissements, adaptation différenciée des horaires disciplinaires, dilution du cadre national d'enseignement, recrutements locaux possibles des professeurs par les chefs d'établissement, lien hiérarchique accru entre enseignants, principaux et proviseurs, qui se verront de plus en plus comme des managers pouvant faire intrusion dans les missions pédagogiques des enseignants, priorité au développement de l'apprentissage et à la sélection précoce plutôt qu'à l'ambition de faire acquérir un bon niveau général à tous en même temps qu'une qualification professionnalisante. Il pourrait aussi être question de supprimer le bac.  

Le programme de Macron sur l'éducation nationale est directement sorti des préconisations des think thanks libéraux Terra Nova, l'Institut Montaigne, et France Stratégie.   

Ismaël Dupont

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:21
Sa parole est d'or, André Chassaigne décrypte la modernité de Macron dans L'Humanité Dimanche: "C'est moderne une politique au bulldozer?"

L'Humanité-Dimanche, 24 mai: Le président du groupe Front de Gauche à l'Assemblée ces 5 dernières années, le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne, décrypte les dangers du projet Macron et de sa prétendue modernité. 

 

Emmanuel Macron et le gouvernement tiennent un discours comme les tenants de la "modernité", rejouant en quelque sorte la querelle des Anciens et des Modernes. Quelle analyse faites-vous de ce discours? 

André Chassaigne: Ce type de discours revient régulièrement dans l'histoire politique de notre pays. Dans le passé, je pense à des Tapie, Servan-Schreiber... C'est cette idée de faire avaliser un programme conservateur sous l'apparence de la nouveauté et du progrès. L'essentiel est de ne pas se laisser attraper par ce marketing. Sur cette question du progrès, je pense à une citation de George Orwell: "Quand on me présente un progrès, je me demande d'abord s'il nous rend plus ou moins humains". Au-delà du vernis, le critère d'appréciation d'une politique réellement progressiste est de savoir si les mesures prises visent au premier rang le progrès humain et la satisfaction des besoins sociaux. Or, cela s'est beaucoup amplifié, de façon systématique, ces dernières années: on dissimule derrière le mot de progrès un projet global de soumission de l'humain à l'économie.

Et quand on s'y oppose, on est rapidement traité d'"archaïque". C'est habituel. Mais il y a une nouveauté: le rassemblement des libéraux autour de Macron, la volonté de casser le clivage droite-gauche. Que répondez-vous à ces procès en archaïsme. 

André Chassaigne: Est-ce ringard et archaïque de mettre l'humain au premier plan? Il y a en effet une volonté de casser le clivage droite-gauche, et ce gouvernement est un recyclage des libéraux de différentes sensibilités sous les parures du renouveau. Sous cet artifice, il y a la volonté d'occulter les sujets de fond. C'est une mise en scène afin de cacher le fait qu'Emmanuel Macron s'inscrit dans la stricte continuité des politiques menées ces quinze dernières années, et notamment celles de François Hollande, dont il était un des principaux artisans. 

Et un nouveau clivage apparaît où les libéraux renvoient dos à dos ce qu'ils nomment les "extrêmes"?

André Chassaigne: Avec François Hollande, on a eu un libéralisme honteux. On a désormais un libéralisme décomplexé. Les élites économiques et technocratiques, qui sont à l'origine du renoncement du quinquennat Hollande, sont désormais pleinement aux manettes. Elles donnent l'apparence de la modernité pour aller plus loin dans le travail de casse de notre modèle social initié pendant toute la précédente législature. C'est ce que l'on disait d'ailleurs: quand on fait sauter les digues, le déferlement arrive tôt ou tard. 

A quels exemples pensez-vous quand vous dites que cette politique sera tout sauf moderne? 

André Chassaigne: C'est moderne de limiter la démocratie, d'utiliser tous les leviers de l'autoritarisme sous couvert de "modernité"? Je ne pense pas seulement aux ordonnances qui font écho aux usages répétés du 49-3, mais aussi à des réformes annoncées pour confisquer le pouvoir des parlementaires. 

Vous faites allusion à cette réforme qui prévoit notamment de restreindre le pouvoir législatif des députés, avec une mesure technique mais très importante: l'impossibilité de représenter en séance publique un amendement rejeté en commission... 

André Chassaigne: Oui, exactement. C'est énorme ce qui est annoncé. Dans l'Hémicycle, en séance publique, votent la totalité des députés, en commission votent seulement les membres de la commission. Cela reviendrait à interdire à certains députés de légiférer. De plus, en séance publique, grâce aux amendements, on peut interroger, pousser les ministres à s'expliquer. Ne plus pouvoir le faire serait gravissime. 

C'est une modernité qui cache mal son autoritarisme? 

André Chassaigne: Quand Macron avait lancé son mouvement, j'avais parlé de tractopelle pour détruire notre modèle social. En fait, c'est un bulldozer. C'est moderne une politique au bulldozer?

Pour déconstruire ce discours, il faut s'intéresser au contenu politique. Quelle analyse en faites-vous?  

André Chassaigne: Il suffit de mettre son programme sur la table. La loi El Khomri était une mise en bouche. Faciliter encore les licenciements, limiter les indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, l'ubérisation de la société au nom de la "libération de l'activité" sans oublier la réforme de l'assurance-chômage dont l'objectif est d'attaquer les contre-pouvoirs que peuvent représenter les représentants de salariés: c'est la modernité que dépeint le film de Ken Loach "Moi, Daniel Blake" (film qui narre le quotidien et les difficultés d'un Britannique de 59 ans souffrant de graves problèmes cardiaques et d'une mère célibataire de deux enfants maltraités par l'assurance-chômage anglaise - NDLR). Le message est clair: il s'agit d'accélérer l'adaptation de notre société à la compétition entre toutes et tous. 

La vision macroniste du rôle du Parlement et de sa majorité est révélatrice?     

André Chassaigne: Les députés macronistes seront soumis. Et il maquille cela, notamment, en employant le mot de "société civile". Pourquoi on opposerait la "société civile" au reste des citoyens? Tout cela est une opération de prestidigitation. 

Il est donc primordial d'avoir à l'Assemblée des députés véritablement progressistes. Quel doit être leur rôle dans l'Hémicycle et auprès des citoyens? 

André Chassaigne: Premièrement, être plus que jamais des "avocats du peuple", des "porte-voix des sans-voix", qui défendent ceux qui seront laissés sur le bord du chemin par le projet Macron. Ces députés seront des lanceurs d'alerte auprès du peuple: quand on décortique un texte de loi, on montre à quel point les conséquences peuvent être négatives. Ces députés seront des lanceurs d'alerte auprès du peuple: quand on décortique un texte de loi, on montre à quel point les conséquences peuvent être négatives. Deuxièmement, il faudra des députés qui portent des perspectives, ce que peut être une société de progrès humain. Nous devons être liés au mouvement social, car quand les luttes se développent, on est plus à même de porter nos propositions. Notre rôle n'est pas de se limiter à la seule radicalité du verbe, mais de travailler à une reconstruction de la gauche de combat, de rechercher des convergences avec d'autres, notamment au sein de l'Hémicycle, dans le respect des sensibilités de chacun. Les députés communistes auront un rôle moteur à jouer!

Entretien réalisé par Benjamin König 

 

 

 

 

 

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