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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 06:16
Nice - Estrosi et le virus de la haine de classe, par Pierre Barbancey, L'Humanité- 20 avril 2020
Lundi, 20 Avril, 2020 - L'Humanité

Ils n’ont pas honte !. Estrosi et le virus de la haine de classe

Le maire de Nice met les quartiers populaires sous couvre-feu à partir de 20 heures, contre 22 heures dans le reste de la ville. La LDH l’attaque en justice.

 

Le 15 avril, la préfecture des Alpes-­Maritimes a reconduit le couvre-feu interdisant les déplacements dans 24 communes du littoral et de plus de 10 000 habitants entre 22 heures et 5 heures. C’était sans compter le maire de Nice, Christian Estrosi, « Monsieur Plus » de la sécurité, qui profite de la nécessaire lutte contre la pandémie pour multiplier les effets d’annonce et stigmatiser une partie de la population niçoise. Le même jour, l’édile a reconduit un arrêté municipal daté du 7 avril, instaurant un couvre-feu différent selon les quartiers. Il est en vigueur à partir de 20 heures pour ce que le quotidien local appelle les « quartiers chauds ». C’est-à-dire les quartiers popu­laires, là aussi où se trouvent notamment les populations d’origine étrangère. Les bons bourgeois niçois, qui ont, eux, la permission de 22 heures, peuvent dormir tranquillement, la racaille ne viendra pas hanter leurs nuits, pas spécialement plus belles que leurs jours !

Un arrêté honteux, à la mesure de Christian Estrosi qui, tout en se présentant comme opposé au Rassemblement national des Le Pen et Vardon (le représentant niçois de l’extrême droite), s’aligne sur leurs thèses racistes et discriminatoires. Nice est la ville où les effectifs de la police municipale sont les plus importants de France. 2 600 caméras traquent les faits et gestes des passants. Ce n’est visiblement pas suffisant pour cet adepte de Big Brother qui se présente en sauveur suprême et s’en prend à ceux qui « veulent en réalité m’empêcher de vous protéger ».

La Ligue des droits de l’homme (LDH) dénonce « une manœuvre ­poli­ticienne » qui vise « à stigmatiser et à faire montre d’autoritarisme envers les ­populations des quartiers populaires, ainsi collectivement punies ». Pointant du doigt le caractère discriminatoire de la mesure, la LDH a saisi le tribunal administratif contre l’arrêté municipal. Le référé est examiné aujourd’hui. 

Pierre Barbancey

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