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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 06:22

Le capital financier est la vraie question cachée de la réforme des retraites. Frédéric Boccara, membre des Économistes altérés et de la direction du PCF sur LCI

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 06:12

 

Nouvelle illustration de la consanguinité entre Bercy et le monde de la finance : la patronne de la Fédération bancaire française, Marie-Anne Barbat-Layani, est nommée secrétaire générale des ministères économiques. Le porte-parole du lobby bancaire qui lui succède est le haut fonctionnaire qui fut chargé de défendre le projet de taxe Tobin à Bruxelles.

Ce sont deux informations qui, à première vue, n’ont guère d’intérêt et méritent juste de figurer dans le « carnet » des nominations, tenu par la presse économique : par un communiqué publié jeudi, la Fédération bancaire française (FBF) a annoncé que sa directrice générale, Marie-Anne Barbat-Layani, a demandé à être « déchargée de ses responsabilités » pour voguer vers de nouvelles aventures – elle va devenir secrétaire générale des ministères économiques et financiers, c’est-à-dire de Bercy. Et le puissant lobby bancaire précise que Benoît de La Chapelle Bizot, actuel directeur général délégué de la FBF, est nommé par le comité exécutif de la FBF directeur général par intérim.

Pourtant, ces informations n’ont rien d’anecdotique. Au contraire, elles illustrent jusqu’à la caricature la totale consanguinité qui existe désormais entre les cercles dominants de la haute fonction publique de Bercy et les milieux d’affaires et, tout particulièrement, les milieux de la finance et de la banque. Ce n'est pas nouveau : de nombreux hauts fonctionnaires essuie-glace, pour certains issus de la gauche pour d’autres de la droite, travaillent un jour dans les grandes directions de Bercy, se mettent le lendemain au service de la finance. La victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle a constitué l’accession au pouvoir de cette oligarchie, qui auparavant restait dans les coulisses du pouvoir.

Nous avons déjà évoqué les pérégrinations professionnelles de Marie-Anne Barbat-Layani et de Benoît de La Chapelle Bizot. Les nouvelles aventures de ces deux personnalités viennent donc le confirmer : la finance et Bercy sont deux mondes totalement poreux ; la Fédération bancaire française, c’est le quartier général de la direction du Trésor et de l’Inspection des finances ; l’Agence des participations de l’État (EPA) est devenue une petite banque d’affaires lovée au cœur de l’État qui a les mêmes pratiques opaques que les banques d’affaires privées qu’elle fait travailler.

Et tout ce petit monde se connaît si bien et a des intérêts si bien partagés que l’on peut travailler alternativement du côté de l’État ou du côté de la banque sans que cela ne fasse de différence. Qui défend l’intérêt général ? Qui défend les intérêts privés ? Dans le nouveau monde d’Emmanuel Macron, dont Marie-Anne Barbat-Layani et Benoît de La Chapelle Bizot sont deux figures révélatrices, ces questions n’ont plus de sens car les intérêts privés sont en passe de dissoudre l’État de l’intérieur.

C’est peu dire en effet que le parcours de Marie-Anne Barbat-Layani est emblématique des mœurs qui sévissent au ministère des finances – les mœurs d’une petite oligarchie parisienne qui tient le haut du pavé dans la haute fonction publique ou dans la vie des affaires, et parfois des deux côtés alternativement. Née le 8 mai 1967, elle fait, à ses débuts, un parcours des plus classiques. Passée par l’École nationale d’administration (1993), elle rejoint aussitôt après la plus influente direction du ministère des finances, celle du Trésor, avant de devenir attachée financière à la représentation de la France auprès de l’Union européenne, à Bruxelles.

Mais ensuite, son cheminement devient plus intéressant. Elle rejoint alternativement des cabinets ministériels de gauche puis de droite, pour mettre en œuvre des politiques qui sont censées être opposées. En 2000, elle est ainsi conseillère technique auprès de Christian Sautter, qui est alors pour une très courte période ministre des finances. Puis, quelques années plus tard, on la retrouve en 2010-2012 directrice adjointe du cabinet du premier ministre, François Fillon, en charge des questions économiques.

Avec des hauts fonctionnaires, toujours les mêmes, qui conseillent alternativement la gauche et la droite, allez vous étonner, ensuite, qu’il n’y ait plus guère de différence entre les politiques économiques d’un camp et de l’autre. C’est le propre de l’oligarchie : elle survit à toutes les alternances et peut défendre perpétuellement les mêmes intérêts.

Mais de l’époque de Christian Sautter jusqu’à celle de François Fillon, Marie-Anne Barbat-Layani n’est pas restée inoccupée. Entre ces deux fonctions, elle a fait une immersion dans le privé, de 2007 à 2010. Et où cela, précisément ? Dans une grande banque, évidemment. Et cela aussi est évidemment symbolique car, au fil des ans, la direction du Trésor, qui joue un rôle majeur dans la conduite des affaires économiques et financières françaises, est devenue une annexe des grandes banques privées et une caisse de résonance des puissants intérêts du lobby bancaire, lequel lobby se montre en retour généreux et embauche à tour de bras les figures connues de cette même direction. Pendant les trois années qui ont précédé son arrivée à Matignon, Marie-Anne Barbat-Layani a donc été directrice générale adjointe de la Fédération nationale du Crédit agricole.

Mais poursuivons. Si le parcours de notre haute fonctionnaire retient l’attention, c’est aussi à cause de la suite de sa carrière. Par un décret du président de la République, Nicolas Sarkozy, en date du 8 mai 2012, elle « est nommée inspectrice générale des finances ». Cette nomination est légale, certes, mais doublement stupéfiante. Car pour pouvoir être nommée inspectrice générale des finances, une haute fonctionnaire doit avoir au moins 45 ans. Or, dans le cas de Marie-Anne Barbat-Layani, la règle était embarrassante car son 45e anniversaire tombait précisément le 8 mai 2012, soit deux jours après le second tour de l’élection présidentielle qui a vu la victoire de François Hollande sur… Nicolas Sarkozy.

Cela n’a pourtant pas gêné Nicolas Sarkozy, qui est resté en fonctions jusqu’à la cérémonie de passation des pouvoirs, le 15 mai. Loin d’expédier seulement les affaires courantes, il a donc aussi signé quelques décrets avantageant certains de ses proches. Parmi lesquels celui qui a permis à Marie-Anne Barbat-Layani de faire un grand pas dans sa carrière professionnelle.

Cette promotion de dernière minute surprend d’autant plus que les postes à l’Inspection générale des finances sont évidemment en nombre limité et que d’autres hauts fonctionnaires, qui avaient peut-être d’importants états de service à faire valoir, voulaient se mettre au service de l’intérêt général pour de longues années.

Oui, pour de longues années ! Car avec Marie-Anne Barbat-Layani, nous ne sommes toujours pas arrivés au bout de nos surprises. Lorsque l’on devient inspectrice des finances, il faut en effet attendre un an et demi pour devenir définitivement membre titulaire de ce grand corps de l’État. Et ce statut est une formidable protection : c’est la garantie d’un emploi à vie. Quand bien même déciderait-on de « pantoufler » dans le privé, on peut à tout moment revenir à l’Inspection en cas de pépin.

Or, nommée ric-rac à l’Inspection générale des finances, Marie-Anne Barbat-Layani y est restée pile 18 mois, pour en être titulaire. Par un nouveau décret en date du 15 novembre 2013 du président de la République, devenu dans l'intervalle François Hollande, elle a donc été titularisée dans le grade d'inspectrice générale des finances à compter du 8 novembre précédent. Mais l'encre de ce décret était à peine sèche que déjà la haute fonctionnaire faisait… ses valises ! Et c’est ainsi que le 10 décembre 2013, la Fédération bancaire française a annoncé par un communiqué que Marie-Anne Barbat-Layani devenait sa nouvelle directrice générale, à compter du 2 janvier 2014. 

En clair, l’intéressée a juste attendu les délais de convenance, son titre d’inspectrice générale des finances en poche, pour sauter du train en marche et, abandonnant le service de l’intérêt général, passer dans le camp de la finance. Et là, elle a acquis très vite la réputation d’être dans le camp radical de la finance, dénonçant le laxisme de l’État à l’ombre duquel elle avait fait le début de sa carrière, ou la trop grande rigidité des règles sociales.

Alors, avec le retour vers Bercy de l’intéressée comme secrétaire générale, la boucle est bouclée : le système endogame se révèle pour ce qu’il est.

Le parcours de Marie-Anne Barbat-Layani est d’autant plus révélateur qu’il croise celui d’un autre haut fonctionnaire, Benoît de La Chapelle. Ancien de la direction du Trésor, ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Jouyet du temps où ce dernier était secrétaire d’État aux affaires européennes sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le haut fonctionnaire est responsable à partir de 2010 des « affaires financières et monétaires » au sein de la représentation permanente française auprès des institutions européennes. C’est lui qui est supposé défendre (mollement) le projet de création d’une taxe sur les transactions financières, alias taxe Tobin, si vivement combattue par le lobby bancaire français et par la Fédération bancaire française dirigée par Marie-Anne Barbat-Layani.

Or, comme le révèle à l’époque Mediapart, en novembre 2014, on apprend que le même Benoît de La Chapelle a rejoint la FBF pour devenir… le bras droit de Mme Barbat-Layani, la commandante en chef du combat contre la taxe Tobin. Faut-il s’étonner, avec de pareils hauts fonctionnaires experts en grand écart, que le grand débat autour de cet impôt, relancé sous le gouvernement de Lionel Jospin à la fin des années 1990, n’ait jamais eu de retombées concrètes ?

Quoi qu’il en soit, là aussi, la boucle est bouclée, puisque Benoît de La Chapelle succède donc, au moins à titre intérimaire, à l’ex-patronne du lobby bancaire. Ce qui permettra des relations pour le moins rapprochées à l’avenir, pour ne pas dire intégrées, entre le ministère des finances et les cercles dominants du monde bancaire. Avec des passerelles aussi bien organisées, le monde de la banque a donc bel et bien colonisé les sommets de l’État.

Et si le constat ne fait guère de doute, c’est qu’il en existe de nombreuses autres illustrations. À preuve, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui vient de BNP Paribas ; à preuve encore, le patron de la Caisse des dépôts et consignations qui vient de l’assureur Generali : c’est en fait à une véritable privatisation des postes clés de la République à laquelle nous assistons. Emmanuel Macron revendique cette porosité ; il y a donc de fortes chances qu’elle s’accélère.

Le seul mystère dans cette affaire est le point de chute à Bercy pour Marie-Anne Barbat-Layani. Car le poste de secrétaire générale est purement technique et est assez peu convoité par les grands oligarques de la maison.

 

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 06:08

Ian Brossat, porte parole du PCF, maire adjoint à Paris en charge du logement et candidat à la mairie de Paris, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 4 novembre sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40

Violences urbaines : "on a besoin de moyens pour la police et pour la justice" 

On assiste depuis quelques semaines à une escalade des violences urbaines : Béziers, Chanteloup-les-Vignes, et d'autres quartiers touchés ces derniers jours en région parisienne. "Ces violences sont inacceptables, estime Ian Brossat. Elles se produisent dans des quartiers populaires, et ce sont les habitants de ces quartiers qui en souffrent le plus. D'après ce que je comprends, à Chanteloup-les-Vignes, c'est lié à une espèce de guerre des territoires : la maire se bat pour réhabiliter un quartier et les trafiquants se battent pour préserver le trafic, menacé par la transformation du quartier.

Ça pose la question de la place de l'État et de la police nationale dans ces quartiers : on a besoin de remettre l'État dans un certain nombre de quartiers, où il a reculé au cours de ces dernières années. On a besoin de moyens, de policiers, pour lutter contre la délinquance et démanteler ces trafics qui pourrissent la vie des habitants des quartiers populaires. Des policiers formés, en nombre et soutenus par leur hiérarchie. Quand on habite un quartier populaire, on a le droit à la sécurité au même titre que n'importe quel Français et aujourd'hui, ça n'est pas le cas".

Les policiers sont parfois découragés, au motif qu'il n'y a pas toujours de réponse pénale à leurs interpellations, soulève Patrick Roger. "Ils ont raison ! répond Ian Brossat. On a besoin de sanctions à la clef et que la justice soit ferme. On a trop abandonné ces quartiers : on a besoin de moyens pour la police et pour la justice".

Ian Brossat : "Je suis persuadé que la mobilisation contre la réforme des retraites sera au final très large"

La fin de l'année s'annonce assez mouvementée sur le plan social, notamment à la SNCF. Ian Brossat est opposé à la réforme des retraites et soutient l'appel à la grève illimitée. "Je soutiens la mobilisation des cheminots, confirme-t-il. Je suis persuadé qu'elle sera au final très large, car cette réforme des retraites n'inquiète pas que les cheminots. C'est une grève interprofessionnelle, car il y a une inquiétude très forte sur ce que sera cette réforme. On nous dit que ce sera une réforme des retraites par points : en Suède, ça c'est traduit par une baisse des pensions de retraite pour 92% des femmes. Cette réforme risque donc de se traduire par une baisse des pensions".

Le gouvernement doit-il retirer son projet de réforme ? "Oui ! Il y a une hypocrisie totale du gouvernement qui dit d'un côté que tout est ouvert et en réalité, tout est bordé. Il faut introduire de nouveaux paramètres : on vit pus longtemps, on sera à la retraite plus longtemps. C'est un défi majeur pour notre société. Nous devons nous poser cette question : ne faut-il pas dépenser globalement plus d'argent pour nos retraites, et où faut-il aller le chercher ? Par exemple du côté des revenus financiers des entreprises".

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 06:05

Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, fustige les changements qui vont affecter l'assurance-chômage à partir du 1er novembre.

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 06:03

 

Des cadres aux employés, des jeunes aux vieux, des ouvriers aux profs précaires, la réforme chômage du gouvernement Macron attaque tout le monde du travail et de la création. Il tape autant sur les chômeurs que sur les travailleurs.

PCF - La réforme chômage : Macron tape autant sur les chômeurs que sur les travailleurs

Pourtant, il protège le grand capital et déresponsabilise les grandes entreprises. La réforme privera en effet d'indemnités chômage des centaines de milliers de salariés en exigeant qu'ils travaillent plus longtemps et sur un laps de temps plus rapproché pour être indemnisés. Elle baissera également de 30% les allocations des salariés cadres un peu mieux payés que les autres, au bout de 7 mois. Le "rechargement" des droits passe de 1 mois à 6 mois !

En bref, elle va créer de la souffrance sociale, de la colère et ne rien arranger à la situation économique. Encore un coup contre le pouvoir d'achat. Ce n'est pas d'économies sur les maigres allocations des chômeurs dont nous avons besoin, mais d'emplois, de responsabilisation des entreprises, de pénalisation de la grande finance et d'appui aux sans emploi pour une vraie formation et une vie décente.

Le PCF exige un vrai bonus-malus clair et général sur les licenciements: il faut faire payer d’avantage les entreprises qui licencient. Au lieu de cela, le gouvernement crée une usine à gaz pour une taxation riquiqui de certains contrats précaires et dans quelques secteurs. Il y a une hémorragie productive. Il faut mobiliser les banques, à commencer par la BPI, pour une politique industrielle plaçant l'emploi, sa qualité et sa rémunération en son cœur.

A l'inverse, Macron divise la société et la fracture contre l'efficacité économique et contre la justice sociale. L'ennemi, ce n'est pas l'allocataire, le chômeur ou le travailleur. L'ennemi, c'est la finance prédatrice et égoïste. Il faut au contraire aller vers un système qui sécurise les personnes, soit dans leur emploi, soit avec un revenu maintenu pour une vraie formation au lieu de passer par la case chômage.

Il faut une sécurité d'emploi et de formation tout au long de la vie. Et pour cela responsabiliser les entreprises et les libérer de l'étau du capital dont les prélèvements pèsent sur elles : pompage de dividendes et d'intérêts versés aux banques.  C'est cela l'efficacité moderne. C'est ce qu'exige le véritable nouveau monde qui cherche à advenir, ancré sur les capacités créatives des travailleurs, femmes et hommes, répondant à la révolution informationnelle en cours et aux urgences écologiques.

Le PCF s'emploiera à combattre cette réforme, à appuyer les mobilisations en ce sens, syndicales, associatives, ou des gilets jaunes. Il le fait déjà dans les municipalités et collectivités qu'il dirige, ou à la gestion desquelles il participe, en mobilisant tous les leviers possibles pour appuyer le monde du travail. Le vote communiste aux élections municipales sera une voix pour refuser cette logique et la récuser.

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 05:59

 

Les magistrats ont fait part de leur consternation et leur stupéfaction après la divulgation par le Canard enchainé d’une note confidentielle selon laquelle la Chancellerie envisagerait de maintenir ou supprimer des postes de juges en fonction des résultats électoraux de LREM

Le PCF dénonce une mainmise du politique sur la justice

Cette note indique en effet que le ministre de la Justice a sollicité une réunion avec l’un des conseillers du Premier ministre et les experts des élections municipales pour connaître les villes potentielles cibles électorales et de ce fait différer les annonces de la carte judiciaire.
Le PCF apporte son soutien total aux magistrats qui dénoncent la mainmise inacceptable du politique sur l’organisation de la justice.


Cette nouvelle organisation, menée en catimini, porte gravement atteinte au principe fondamental de l’indépendance de la justice.

Le PCF exige que les critères de l’éventuelle réforme de la carte judiciaire soient strictement objectifs et fondés sur les besoins de la population.


L’USM et le SM ont raison d’exiger que tous les projets de suppression fassent l’objet d’un argumentaire détaillé en toute transparence avec les acteurs locaux de la justice au lieu de faire une scandaleuse instrumentation de la justice, à des fins politiques.


Les besoins de justice sont importants, il ne saurait être question d’y pallier uniquement en fonction des scores électoraux de la majorité en place. Force est de constater qu’on est bien loin de la République exemplaire que prônait le Président de la République.

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 12:00
Globule Rouge, le journal santé du PCF, novembre 2019
Globule Rouge, le journal santé du PCF, novembre 2019

Alors qu’au 1er octobre  la CGT recensait 270 services d’urgences en grève à travers la France, alors que différents secteurs d’activité de la santé et de l’action sociale continuent de se mobiliser (Ehpad, psychiatrie, maternités, protection de l’enfance, pompiers), alors que 2300 professionnels de santé – dont 400 médecins chefs de service – réunis en collectif inter-hôpitaux, ont lancé un appel pour des états généraux de l’hôpital public, alors que 108 personnalités réclament la mise en place d’un plan d’urgence, le PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale) pour 2020, déposé le 9 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, entérine la politique d’austérité vis-àvis de l’hôpital public, de la santé et de l’action sociale, avec plus de 4 milliards d’économies demandées au secteur. 

Le gouvernement, prétextant un déficit prévisionnel de la Sécurité sociale de 5.4 Mds€ pour 2019 et de 5.1 Mds€ pour 2020, dû selon lui, en partie à « ses choix faits en 2019 et reconduits en 2020 en faveur du pouvoir d’achat », fixe l’ONDAM (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) à 2.3% alors que la commission des comp tes estime la croissance spontanée des dépenses de santé à 4.4%.

Cela se traduit par des mesures d’économie de plus de 4 Mds€, ce qui est une véritable provocation du gouvernement  vis-à-vis de la souffrance exprimée depuis des années par tous les professionnel.les de la santé et de l’action sociale et du grondement contestataire revendicatif actuel qu’il méprise. L’ONDAM hospitalier fixé à 2.1%  entérine le dépérissement du service public hospitalier et sa destruction massive. Le déficit de la Sécurité sociale est avant tout un choix politique du gouvernement d’amplifier sa politique d’exonérations de cotisations sociales patronales  avec depuis 2019 l’adoption dans la LFSS de la non compensation intégrale de ces exonérations, afin de casser cet outil essentiel à no tre peuple, la Sécurité sociale. Nos plans d’urgence pour l’hôpital public et pour les Ehpad sont plus que jamais d’actualité et la proposition de loi déposée par nos parlementaires au ministère de la Santé le 15 octobre comprenant 43 mesures d’urgences pour la santé et les hôpitaux est la concrétisation d’un travail collectif suite au tour de France des hôpitaux. Nous participerons activement à toutes les mobilisations avec les professionnel.les, les citoyen.es, les élu.es pour défendre un système de santé répondant aux besoins des gens dans les territoires et le 100% Sécu.

 

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:41
Marie-George Buffet

Marie-George Buffet

Erix Frégona (invité de France Bleu)

Erix Frégona (invité de France Bleu)

Christiane Caro en débat sur l'âgisme et les personnes âgées à St Brieuc il y a 2 ans avec Olivier Dartigolles

Christiane Caro en débat sur l'âgisme et les personnes âgées à St Brieuc il y a 2 ans avec Olivier Dartigolles

L'atelier citoyen régional santé PCF-Bretagne organise son débat du dimanche sur la fête de l'Humanité Bretagne, le 1er décembre à 11h (Parc des expositions de Lorient, Lanester), avec: 

Marie-George Buffet: députée PCF, ministre de la jeunesse et des sports (1997-2002), militante féministe

Eric Frégona: directeur adjoint AD-PA - Association des directeurs au service des Personnes âgées

Et Christiane Caro à l'animation du débat

sur le thème:

Invisibilité, âgisme:

Les femmes au cœur des discriminations

 

Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
Invisibilité, âgisme, les femmes au coeur des discriminations - débat avec Marie-George Buffet, Eric Frégona, directeur adjoint AD-PA, Christiane Caro - Dimanche 1er décembre - 11H sur la fête de l'Huma Bretagne
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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 07:15
Face au climat malsain, au vent de haine qui souffle dans le pays, ne cédons rien à l'extrême-droite. Faisons grandir les mobilisations pour le referendum ADP, contre la réforme des retraites, amplifions notre intervention dans les entreprises et les lieux de travail avec l'ambition d'unir les travailleurs.euses et les forces de gauche et de construire l'alternative politique.
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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 19:29
Faussaires

Longtemps, intellectuels et dirigeants occidentaux ont ironisé sur la manie des régimes soviétiques de réécrire l’histoire. Mais on ne les entend guère lorsque le Parlement européen révise celle de la seconde guerre mondiale. Le 19 septembre dernier, les eurodéputés ont adopté une résolution « sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe » qui place sur un pied d’égalité « les régimes communistes et nazi ». Utilisé à vingt-deux reprises, le concept de « régimes totalitaires » réunit dans un même opprobre l’URSS envahie et l’Allemagne envahisseuse, les vingt-six millions de morts soviétiques et leurs assassins, le général Gueorgui Joukov et les responsables des camps d’extermination. Le Parlement européen « se dit préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales ». Faut-il, pour le tranquilliser, rebaptiser la place de la Bataille-de-Stalingrad, à Paris, « place du Marché commun », ou, comme en Hongrie, tenter d’interdire une marque de bière dont l’étiquette porte une étoile rouge ?

La résolution ne s’en tient pas à ce révisionnisme rudimentaire. « La seconde guerre mondiale, y lit-on aussi, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939. » Habituellement, les historiens attribuent la responsabilité du conflit à l’expansionnisme belliqueux de l’Allemagne nazie (1). Brûlant d’y associer l’Union soviétique, la résolution du Parlement de Strasbourg oblitère à dessein un autre épisode, moralement tout aussi embarrassant, mais qui implique cette fois d’irréprochables démocraties européennes : les accords signés à Munich en septembre 1938, à l’issue desquels la France et le Royaume-Uni autorisent Adolf Hitler à envahir les Sudètes, une région de la Tchécoslovaquie.

Hasard du calendrier, l’historien de la seconde guerre mondiale Christopher Browning rendait compte au même moment de l’état le plus avancé de la recherche sur cet événement (2). Il montre à quel point les démocraties, par volonté d’apaiser Hitler, l’enhardirent, le renforcèrent, et provoquèrent la guerre. « En 1938, l’Allemagne n’avait ni la marge de supériorité nécessaire pour remporter une victoire rapide ni la capacité de mener une guerre longue. » Or la Tchécoslovaquie, bien équipée, était alliée à la France et à l’URSS. Son annexion sans combat représenta pour les nazis une double aubaine. « L’industrie militaire tchèque réquisitionnée produisit un tiers des nouveaux modèles III et IV de chars d’assaut, cruciaux dans la victoire allemande en Pologne puis en France. » La capitulation de Munich porta également un coup aux opposants allemands du Führer. « Un groupe de conspirateurs antihitlériens projetait de renverser le dictateur sitôt qu’il partirait en guerre contre la Tchécoslovaquie. L’abjecte reddition de Chamberlain [Arthur Neville Chamberlain, le premier ministre britannique] à Munich a dérobé le tapis sous leurs pieds et donné à Hitler la victoire sans effusion de sang qui consolida sa position. »

Mais foin de ces recherches, puisque, désormais, ce sont des parlementaires européens qui écrivent l’histoire.

Pierre Rimbert

(1Lire Gabriel Gorodetsky, « Les dessous du pacte germano-soviétique », Le Monde diplomatique, juillet 1997.

(2Christopher R. Browning, « Giving in to Hitler », The New York Review of Books, 26 septembre 2019. Lire aussi Gabriel Gorodetsky, « Un autre récit des accords de Munich », Le Monde diplomatique, octobre 2018.

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