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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 05:54
Hébergement d’urgence. L’État repart à la chasse aux réfugiés
Mardi, 2 Juillet, 2019

Le gouvernement prépare un texte pour contraindre le 115 à transmettre la liste des réfugiés et demandeurs d’asile hébergés.

 

Le gouvernement rouvre la chasse aux réfugiés par la petite porte. Après la circulaire Collomb il y a un peu plus d’un an, un nouveau texte, rédigé conjointement par le ministère de l’Intérieur et celui de la Cohésion des territoires, demande au 115 de fournir à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) des informations sur le statut et l’état civil des réfugiés et demandeurs d’asile hébergés. Cette circulaire, encore non publiée mais que nous avons pu consulter, prévoit l’organisation de réunions mensuelles entre les deux instances au niveau départemental. Elle envisage, à terme, la fusion de leurs fichiers, au risque de faire passer l’hébergement d’urgence sous la supervision du ministère de l’Intérieur.

Renforcer le contrôle et la répression des étrangers

Le Conseil d’État avait pourtant encadré la circulaire Collomb, qui tentait de remettre en cause le caractère inconditionnel de l’accueil des personnes à la rue. En avril 2018, il avait indiqué que les recensements de migrants dans les centres d’hébergement d’urgence ne pouvaient se faire qu’avec l’accord de la structure d’accueil et sur une base volontaire. Dans ces conditions, le déploiement d’équipes mobiles de l’Ofii dans les centres d’accueil, que la nouvelle circulaire prévoit de relancer, n’a permis qu’un recensement minimal. La visite de 11 structures, où 240 entretiens volontaires ont été menés, a abouti à 6 relogements et aucune régularisation, soulignent les associations. Officiellement, la nouvelle circulaire a pour objet d’améliorer l’orientation des publics dans les structures adaptées. L’idée serait de permettre aux demandeurs d’asile d’intégrer un centre d’accueil et d’examen des situations (Caes) et aux personnes disposant déjà du statut de réfugié d’avoir accès à un logement. Un vœu pieux compte tenu de l’engorgement de ces structures sous-dimensionnées et des difficultés d’entrer dans l’emploi et le logement pour des réfugiés statutaires abandonnés à eux-mêmes. Selon une estimation récente citée par le Monde, 11 000 demandeurs d’asile et 8 000 réfugiés ont du coup atterri dans l’hébergement d’urgence.

La nouvelle circulaire semble surtout destinée à renforcer le contrôle et la répression des étrangers. Elle ne s’en cache pas et contient des dispositions comme le retrait de l’aide au logement versée à un demandeur s’il est hébergé, mais aussi un transfert plus simple des déboutés vers les structures organisant les reconduites à la frontière. Elle devrait aussi complexifier l’accueil des exilés. Une stratégie gouvernementale dénoncée par les associations et qui consiste à laisser des milliers d’exilés vivre dans des conditions indignes avec le vain espoir que cela les empêcherait de venir chercher l’asile en France.

Camille Bauer
Hébergement d'urgence: l'état repart à la chasse aux réfugiés (Camille Bauer, L'Humanité, 2 juillet 2019)
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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 05:45
Référendum ADP: la barre des 10% de demandes citoyennes pour l'obtenir est franchie (L'Humanité, 2 juillet 2019)
Référendum adp. La barre des 10 % de signatures est franchie
Mardi, 2 Juillet, 2019

Le Conseil constitutionnel a annoncé hier que 480 300 noms ont été enregistrées sur les 4,7 millions exigées.

 

Ce sont « 480 300 soutiens (qui) ont été enregistrés sur le site Internet du ministère de l’Intérieur dédié à (la) procédure » ouverte par 248 parlementaires de toute l’opposition, hors RN, contre la privatisation des Aéroports de Paris (ADP), a annoncé hier le Conseil constitutionnel. Soit un peu plus de 10 % des 4 717 396 signatures nécessaires pour ouvrir la voie à un référendum d’initiative partagée (RIP). Pour recueillir assez de soutiens dans le délai imparti de 9 mois, le recueil doit suivre un rythme de 17 000 signatures quotidiennes jusqu’au 12 mars 2020. Pour l’heure, 26 683 ont été enregistrées chaque jour en moyenne.

Depuis l’ouverture de la procédure, le 13 juin, de très nombreuses critiques quant à l’accessibilité du site ou aux conditions faites aux 2 000 communes censées participer à la collecte se font entendre. « Les réclamations dont le Conseil constitutionnel a été saisi à ce jour portent dans une très grande proportion sur le fonctionnement du site Internet dédié », a reconnu celui-ci, hier. Et de temporiser aussitôt en arguant de la mise en ligne « d’un tutoriel, d’une “foire aux questions’’, d’une carte interactive des points d’accès proposés dans des mairies et consulats », et de précisions apportées sur les informations à mentionner dans le formulaire. Du côté de la place Beauvau, on « assume », assure le secrétaire général adjoint du ministère, Alain Espinasse, au Monde. « Entre ergonomie et sécurité, on avait des arbitrages à faire », justifie-t-il.

« Beaucoup renoncent parce que c’est trop compliqué »

« Des sites nécessitant autant de sécurité, comme pour les cartes d’identité ou les passeports, sont beaucoup plus faciles d’accès. Là, beaucoup renoncent parce que c’est trop compliqué », réplique le député PCF Stéphane Peu, qui a demandé la semaine dernière à Christophe Castaner le cahier des charges du site. Avec ses collègues des autres groupes parlementaires, il sollicite également une nouvelle rencontre au ministère, qui pourrait avoir lieu cette semaine.

Le délai entre deux annonces du nombre de signataires est également considéré par beaucoup de soutiens au RIP comme un défaut de transparence et un obstacle à la mobilisation. Alors que le ministère a fait fermer l’un des compteurs militants, les sages de la rue de Montpensier n’ont cure, eux non plus, des multiples demandes d’un décompte plus régulier, hebdomadaire, voire quotidien : « Le prochain communiqué sur le recueil des soutiens interviendra normalement fin juillet. »

Julia Hamlaoui
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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 07:08
Réforme de l’assurance-chômage. Une grave attaque contre les plus précaires (Samuel Churin, dans les pages débats de l'Humanité, 28 juin 2019)
Réforme de l’assurance-chômage. Une grave attaque contre les plus précaires
Vendredi, 28 Juin, 2019

Samuel Churin

 

Mardi 18 juin 2019, a eu lieu un événement qui fera date dans l’histoire des droits sociaux. Le 18 juin 2019, ce n’était pas un appel plein d’espoir pour organiser la résistance, mais des annonces qui constituent, sans aucune contestation, la plus grave attaque contre les plus précaires. Vous ne trouverez pas d’équivalent dans l’histoire. Mardi 18 juin 2019, le gouvernement, par les voix d’Édouard Philippe et de Muriel Pénicaud, a osé décrire par le menu et très tranquillement la manière dont il allait faire plus de 3 milliards d’euros d’économies en trois ans sur les plus pauvres à travers la réforme de l’assurance-chômage. Pour tous les salariés à l’emploi discontinu (sauf pour les intermittents), cette réforme est tragique. Vous pensez peut-être que j’exagère, que je surjoue la pièce. Et pourtant !

Je vais essayer d’expliquer assez simplement l’ampleur des dégâts. Le dossier est technique et bon nombre de travailleurs pauvres mesureront l’étendue du massacre uniquement lorsque la réforme sera appliquée en 2020. Je ne retiendrai que trois points parmi beaucoup d’autres.

1 - Les critères d’accès

Aujourd’hui, pour accéder à l’assurance-chômage dans le régime général (hors annexes 8 et 10), il faut avoir travaillé au minimum 4 mois sur les 28 derniers mois. Avec la réforme, la période minimale de travail pour accéder à l’assurance-chômage sera donc ramenée à 6 mois sur 24. Cela peut paraître négligeable, ces 2 « petits mois » supplémentaires, mais quand vous êtes un salarié avec des pratiques discontinues, c’est beaucoup. Et les intermittents du spectacle en savent quelque chose. Ce changement de critères d’accès empêchera des centaines de milliers de travailleurs de bénéficier de l’assurance-chômage.

2 - Le massacre du montant de l’indemnité journalière

Ce point est passé presque inaperçu. Et pourtant, c’est de loin le plus terrible. « Les indemnités chômage seront désormais calculées sur le revenu mensuel moyen du travail, et non sur les seuls jours travaillés comme aujourd’hui. » Cette phrase résonne comme une sorte de banalité, mais elle aura des conséquences tragiques. Actuellement, quelqu’un qui travaille 1 jour sur 2 au Smic jour a son indemnité calculée sur la base du Smic jour. Donc, le jour où il a un mois entièrement chômé, son indemnisation mensuelle sera basée sur le Smic. Et il en va de même s’il travaille 1 jour sur 3. Pour calculer l’indemnité journalière (IJ), on se base sur son prix de journée travaillée. Dorénavant, avec la réforme, ce salarié à travail discontinu aura son indemnité calculée sur la base d’un demi-Smic s’il travaille 1 jour sur 2, d’un tiers s’il travaille 1 jour sur 3, etc. Si ce mode de calcul était mis en place pour les intermittents, l’immense majorité des indemnités journalières ne dépasserait pas 20 euros, soit 600 euros par mois en cas de mois entièrement chômé !

3 - Le malus pour les employeurs de salariés aux pratiques discontinues

Le bonus-malus fonctionnera de la manière suivante : plus le nombre de salariés qui s’inscrivent à Pôle emploi après avoir travaillé pour une entreprise est important par rapport à son effectif, plus une entreprise paiera de cotisations patronales à l’assurance-chômage.

Cette façon de faire est en place aux États-Unis et a des conséquences bien perverses, à commencer par le non-recours aux droits. En clair, un deal est passé entre l’employeur et son salarié afin que ce dernier ne s’inscrive pas à Pôle emploi. Ainsi, l’employeur ne paye pas de malus pour le salarié, en échange de quoi il lui promet de lui donner du travail. Si le salarié ne se plie pas à cette demande, il ne l’embauche plus. Le non-recours aux droits sera une « belle » manière, assez radicale, de faire des économies sur le dos des plus fragiles.

Vous l’aurez compris, j’espère, cette réforme est la plus importante baisse de droits et de « pouvoir d’achat » jamais appliquée en France. Elle est ciblée principalement contre les plus fragiles des précaires. Et pourtant : le chômage étant une telle honte, les chômeurs étant considérés comme des parias coupables d’être au chômage, cette attaque ne déclenchera aucune manifestation importante.

Nous, intermittents du spectacle, sommes épargnés. Nous savons, intimement, en quoi l’assurance-chômage est essentielle pour nos vies. Nous pouvons, mieux que quiconque, mesurer le désarroi, la détresse et l’extrême pauvreté à laquelle nos collègues intermittents de l’emploi seront confrontés. Nous avons été épargnés pour cette fois, mais nous ne resterons pas éternellement protégés dans notre réserve d’Indiens, à l’écart de cette politique néolibérale qui exclut systématiquement les plus pauvres.

L’assurance-chômage nous concerne tous. Faisons en sorte, au moins en diffusant l’information, que cette réforme soit dénoncée et que ce gouvernement réponde de ses actes.

Comédien et membre de la Coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 06:56
Catherine Wihtol de Wenden avait été l'invitée des Jeudis Rouges des sections PCF de la 8e circonscription du Finistère, Réseau Partage des Savoirs, à Quimperlé, pour une conférence d'éducation populaire cette année, le 28 mars 2019, qui avait rassemblé beaucoup de monde. 
 
Le sort des migrants. Le droit émergent à la mobilité
Vendredi, 28 Juin, 2019

Catherine Wihtol de Wenden

 

L’élection d’un nouveau Parlement européen et la poursuite des épisodes de morts en Méditerranée, des murs, des camps et des situations d’illégalité du séjour dues aux migrations appellent une nouvelle politique concertée entre les États européens entre eux et entre les institutions européennes et les États, contrairement à la crise passée, marquée par le défaut de solidarité entre les pays européens et le manque de confiance entre les États et la Commission de Bruxelles.

Tout d’abord, une remise à plat complète de la politique européenne d’immigration et d’asile, compte tenu de ses dysfonctionnements, s’impose, en questionnant le principe du renforcement des frontières extérieures de l’Europe. La suppression des accords de Dublin II sur l’asile, en débat depuis quinze ans, est nécessaire, car le principe « one stop, one shop » (tout demandeur d’asile doit obligatoirement demander l’asile dans le premier pays européen où il a mis le pied) ne fonctionne pas car ce système ruine l’insertion future des nouveaux arrivants qui ne souhaitent pas rester dans ce pays sans réseaux de connaissances familiales ou de compatriotes, ni perspectives d’insertion professionnelle.

Tout demandeur d’asile en Europe doit en outre avoir les mêmes chances d’avoir une réponse uniforme à sa demande quel que soit le pays européen auquel il s’adresse, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car chaque pays conserve un pouvoir d’appréciation de la situation de crise dans le pays de départ où des considérations politiques, diplomatiques, commerciales peuvent interférer alors que la transparence entre pays européens serait de mise.

Ensuite, l’Europe doit suivre les lignes tracées par le pacte de Marrakech de 2018, « pour une immigration sûre, organisée et régulière », c’est-à-dire ouvrir davantage ses frontières à l’immigration de travail légale dans les secteurs non pourvus par les nationaux. Cette disposition permettrait de résoudre la difficulté de faire la part des profils de demandeurs d’asile et de migrations économiques. Les migrants cherchant du travail ne seraient plus obligés de se présenter sous le jour d’une demande d’asile (avec beaucoup de risques d’être déboutés) du fait de la suspension, depuis 1974, de l’immigration de travail salarié, ou de faire appel à des passeurs en Méditerranée et de traverser la Libye avec le concours des trafiquants en s’exposant à des formes d’esclavage et à la mort en mer (2 275 en 2018).

Enfin, face à l’ampleur des échecs des politiques de reconduction à la frontière, de retour, des dispositions répressives et dissuasives et au coût de l’approche sécuritaire des migrations, il convient au contraire de considérer celles-ci comme un phénomène banal, correspondant à une tendance structurelle du monde et non à une pratique criminelle. Les migrants fuient les inégalités dans un monde interdépendant, les crises et les conflits, le chômage massif des jeunes, la gestion politique de pays faillis, la corruption, l’absence d’espoir. Or, l’inégalité du droit à la mobilité qui dépend du passeport (soumis ou non à l’obligation de visa) est l’une des inégalités les plus mal vécues dans le monde d’aujourd’hui, qui considère la mobilité comme une forme de modernité et de développement humain. Il n’est plus possible d’imaginer un monde où seuls les habitants du nord de la planète peuvent circuler librement et un monde du Sud contraint à rester derrière ses frontières en attendant un hypothétique développement futur car le développement est lui-même lié aux migrations. Le droit à la mobilité est l’un des droits émergents de ce début du XXe siècle.

Juriste, politologue, directrice de recherche au CNRS

Le sort des migrants. Le droit émergent à la mobilité - Catherine Wihtol de Wenden - L'Humanité, 28 Juin 2019
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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 06:49
Déjà 415 000 signatures pour un Référendum d'initiative citoyenne sur le statut public inaliénable d'Aeroports de Paris - vous aussi, demandez le réféendum
Afin d'obtenir l'organisation du référendum pour le statut public  d'aéroport de Paris, et contre sa privatisation, il faut le soutien de 4,7 millions d'électeurs.
 
Si vous ne l'avez pas fait, vous trouverez ci-dessous le lien pour apporter votre soutien :
 
 
Partagez ce lien autour de vous...
 
Encouragez vos proches à signer.
 
Il y a 415 000 signatures pour l'instant.
 
A 1 million de signatures, on pourra se battre pour abaisser le seuil des 4,7 millions de signatures pour demander un référendum, très élevé tout de même.
 
Haut les cœurs!
 
ADP. Le mode d’emploi pour avoir plus de chances de réussir à signer
Vendredi, 28 Juin, 2019 - L'Humanité

Pour signer, sur la page Internet dédiée et mise en place par le ministère de l’Intérieur, tout commence par une case à cocher, « Je soutiens ». Cliquer ensuite sur « Suivant ». Se munir d’une pièce d’identité, inscrire ses prénoms, nom, date et lieu de naissance, mais aussi commune de vote. Pour ce faire, quelques détails sont à avoir en tête : mettre une majuscule aux prénoms, ne pas mettre de virgule entre deux prénoms mais un espace, mettre une majuscule et des tirets à la commune de résidence. Après signature, veiller à garder précieusement le récépissé car même en respectant ces consignes le résultat n’est pas garanti. Il existe également un autre moyen : remplir un formulaire papier, à imprimer et déposer dans les chefs-lieux de canton.

Déjà 415 000 signatures pour un Référendum d'initiative citoyenne sur le statut public inaliénable d'Aeroports de Paris - vous aussi, demandez le réféendum
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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 12:28
Rétention des étrangers  :  Le PCF dénonce la politique punitive et inhumaine du gouvernement (28 juin 2018) - et pétition de la CIMADE
Rétention :  Le PCF dénonce la politique punitive du gouvernement
 
22 associations, parmi lesquelles la CIMADE, le GISTI et AMNESTY INTERNATIONAL, ont écrit ce 24 juin à Christophe Castaner pour lui demander de faire cesser la politique du tout enfermement qui conduit à
la maltraitance des personnes étrangères placées en centre de rétention.
 
Le constat que ces associations dressent est alarmant: Taux d'occupation des centres en très forte hausse, automutilations, émeutes, suicides, pratiques illégales des préfectures, politiques punitives pouvant aller
jusqu'à 3 mois derrière les barbelés.
 
Le PCF dénonce la dernière loi Asile et Immigration qui a permis de doubler, dés septembre 2018, la durée maximale de rétention, qui passe ainsi à 3 mois.
 
Il est pourtant établi qu'une plus longue durée d'enfermement ne permet pas plus d'expulsions. Par contre cette politique, jamais encore appliquée par aucun autre gouvernement, a pour conséquence de maintenir
des hommes, des femmes et même des enfants dans des conditions carcérales indignes.
 
La France a d'ailleurs déjà été condamnée pour avoir placé des enfants dans des lieux les privant de liberté.
Les associations rappellent que depuis cette réforme, le taux d'occupation a explosé générant une promiscuité et des tensions insupportables, notamment pour les personnes les plus vulnérables, et
les familles.
 
Le PCF exige du gouvernement de faire cesser cette politique punitive.
Il s'oppose à l'enfermement des enfants et des personnes les plus vulnérable au sein des centres de rétention.
Le PCF demande au gouvernement une large concertation avec l'ensemble des associations de terrains spécialisées dans la défense des étrangers, afin de mettre en œuvre une vraie politique migratoire et humaine, respectueuse de tous.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 28 juin 2019.
Monsieur Castaner, votre politique d’enfermement en rétention a franchi la ligne rouge

Avec La Cimade, Médecins du Monde, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Amnesty International France, le GISTI, le CCFD-Terre Solidaire, Emmaüs France, le Syndicat des avocats de France (SAF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Comède, le Secours islamique, ADDE, le MRAP, l’ACAT, le Syndicat de la magistrature, le Secours Catholique – Caritas France, l’Uniopss, la Fasti, Le Collectif des morts de la rue, Emmaüs Solidarité, l’Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau et l’Anafé, signez la pétition et envoyez la lettre ouverte à Christophe Castaner pour mettre fin aux violences dans les centres de rétention administrative.

Merci.

 

Les demandes de la lettre ouverte sont :

  • Faire cesser cette politique du tout enfermement qui conduit à la maltraitance de personnes étrangères ;
  • Proscrire tout enfermement d’enfants en rétention ;
  • Assurer la protection des personnes les plus vulnérables, parmi lesquelles les personnes malades ;
  • Mettre un terme aux pratiques illégales l’administration.

14070 soutiens.

Des hommes et des femmes s’automutilent ou tentent de se suicider dans les centres de rétention administrative (CRA). D'autres se révoltent face à la violence et aux humiliations. Des lignes rouges ont été franchies par le gouvernement dans sa politique d'expulsion à tout prix. Adressons un message clair au ministre de l'Intérieur : "Monsieur Castaner, votre politique d’enfermement en rétention a franchi la ligne rouge".

 

Les hommes, les femmes et les enfants enfermé·e·s dans les centres de rétention administrative français* sont dans une situation de désespoir rarement égalée. Des personnes étrangères s’automutilent ou tentent de se suicider dans les CRA. Au cours de ces quinze derniers mois, deux hommes se sont donné la mort dans ces lieux où l’administration enferme des personnes pour les expulser du territoire français. D’autres se révoltent ou expriment leur désespoir à travers des lettres publiques, des grèves de la faim, des émeutes ou des tentatives d’incendie. Ces actes qui se multiplient à une fréquence inédite sont le résultat d’une politique inacceptable qui a conduit à une situation extrêmement alarmante.

La Cimade, qui intervient dans 8 CRA pour accompagner les personnes enfermées dans l’exercice de leurs droits, prend l’initiative d’interpeller publiquement le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, premier responsable de ce choix d’utiliser l’enfermement en rétention comme outil principal d’une politique d’expulsion. Cette politique du gouvernement banalise la privation de liberté des personnes étrangères.

22 organisations engagées en faveur des personnes migrantes et réfugiées se sont associées à cette lettre ouverte qui pointe du doigt les effets catastrophiques de la loi Asile et Immigration de septembre 2018, qui a notamment doublé la durée maximale de rétention. Cette loi permet désormais d’enfermer toutes les personnes visées durant trois mois, ce qu’aucun gouvernement français n’avait jamais jusqu’alors proposé. Or, les statistiques sont formelles : enfermer plus longtemps ne permet pas d’expulser plus. En revanche, être privé·e de liberté derrière des barbelés pendant 90 jours, c’est subir une machine à enfermer qui brise des vies, notamment celles d’enfants, dans un environnement carcéral oppressant.

La Cimade avec 21 organisations interpellent le ministre de l’Intérieur pour lui demander de :

  • Faire cesser cette politique du tout enfermement qui conduit à la maltraitance de personnes étrangères ;
  • Proscrire tout enfermement d’enfants en rétention ;
  • Assurer la protection des personnes les plus vulnérables, parmi lesquelles les personnes malades ;
  • Mettre un terme aux pratiques illégales de l’administration.

Associez-vous à ces demandes, envoyez la lettre ouverte à Christophe Castaner. Refusons les violences faites aux personnes enfermées en rétention.

Merci -

Lettre ouverte et pétition initiées par La Cimade avec le soutien de Médecins du Monde, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Amnesty International France, le GISTI, le CCFD-Terre Solidaire, Emmaüs France, le Syndicat des avocats de France (SAF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Comède, le Secours islamique, ADDE, le MRAP, l’ACAT, le Syndicat de la magistrature, le Secours Catholique – Caritas France, l’Uniopss, la Fasti, Le Collectif des morts de la rue, Emmaüs Solidarité, l’Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau et l’Anafé.

 

*Rétention administrative : enfermement des personnes étrangères (hommes, femmes et enfants) pour le seul fait qu’elles ne sont pas en règle d’un point de vue strictement administratif. En vue de leur expulsion, elles sont privées de liberté par l’administration et subissent un traitement carcéral, alors qu’elles n’ont commis aucune infraction au sens pénal.

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 07:10
Assurance-chômage: un projet barbare contre les précaires (Cécile Rousseau, L'Humanité, 27 juin 2019)
Assurance-chômage. Un projet « barbare » contre les plus précaires
Jeudi, 27 Juin, 2019
(...)

L’indignation est unanime contre ce coup de rabot géant permettant d’économiser 3,4 milliards d’euros en trois ans sur le dos des plus fragiles.

« On veut nous forcer à prendre n’importe quel boulot »

Pour Denis Gravouil, en charge des questions d’emploi à la CGT, « le gouvernement est allé plus loin que ce que demandait le Medef en reculant l’entrée dans l’indemnisation à 6 mois travaillés sur les 24 derniers mois. On sait que 300 000 personnes vont sortir de l’indemnisation. Au total, avec la réforme du mode de calcul des allocations (non plus basées sur le salaire journalier de référence, mais sur le salaire moyen), 800 000 personnes perdront ou n’auront plus de droits ». Ce changement des règles de calcul va avoir des effets dévastateurs pour les précaires cumulant emplois et allocations. Philippe Tixier, secrétaire de la CGT intérim, pointe des conséquences massives sur le porte-monnaie. « Un intérimaire qui a travaillé 15 jours et était indemnisé le restant du mois pourrait toucher jusqu’à deux fois moins d’allocations qu’avant. La chasse aux précaires est ouverte ! » Selon lui, les travailleurs temporaires, mis à mal par les deux dernières conventions Unédic, ont déjà perdu 30 % de leur revenu de remplacement. « On veut nous forcer à prendre n’importe quel boulot, ce sera de l’intérim subi, à n’importe quel prix, même à des conditions de santé et de sécurité déplorables. »

« On va placer les gens dans une situation de survie »

Ces mesures austéritaires censées réduire le déficit de l’Unédic et accélérer son désendettement pourraient achever d’anéantir le système. Comme l’explique Malika Zediri, porte-parole de l’Apeis (association de chômeurs) : « Bientôt, l’indemnisation par l’assurance-chômage sera réduite à peau de chagrin. On va placer les gens dans une situation de survie », constate-t-elle. La énième petite phrase méprisante sur les privés d’emploi d’Emmanuel Macron, il y a trois jours, assurant que, si les personnes avaient envie de travailler, « il y avait des offres », est mal passée. « En ce qui me concerne, Pôle emploi m’a proposé une heure de travail par semaine pour faire du ménage. Là, à 59 ans, j’ai réussi à obtenir un CDD », raconte la militante. Cette précarité dont il est très compliqué de sortir, avec 9 embauches sur 10 qui sont des contrats à durée déterminée, Pierre Garnodier, de la CGT chômeurs, l’a aussi expérimentée. Surveillant dans l’éducation nationale, le jeune homme ne compte plus les contrats de 3 mois qu’il a enchaînés : « C’est la peur du lendemain, cela a un effet psychique certain. Ce projet du gouvernement est barbare, sachant qu’un chômeur sur quatre touche moins de 800 euros par mois et que le chômage tue 14 000 personnes par an. »

Présentée comme l’une des maigres contreparties du plan, l’annonce de 1 000 recrutements pour 3 ans à Pôle emploi par la ministre du Travail est loin d’avoir rassuré les conseillers. « On aurait préféré des CDI », note Magalie Amaouz, élue SUD emploi travaillant dans une agence du 19e, qui rappelle que 800 équivalents temps plein sont supprimés à Pôle emploi cette année. « On va être chargé d’appliquer la réglementation, mais ce n’est pas comme ça que je vois ma mission de service public », soupire-t-elle, déplorant au passage que l’accompagnement spécifique des « permittents » (cumulant emplois et salaires) soit désormais transféré au secteur privé… Quant à Michel Brevart, du bureau national du SNU Pôle emploi, il est fatigué du discours officiel : « Quand le gouvernement parle de chômeurs (percevant salaires et allocations) qui s’installeraient dans leur situation, qui toucheraient 100 %, voire 200 % de l’équivalent de leur ancien salaire, c’est un mensonge ! » Pour maintenir la pression, la CGT appelle à une journée d’action interprofessionnelle le 24 septembre prochain.

Cécile Rousseau
 
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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 07:09
Proche-orient. Polémique sur la place Jérusalem à Paris - Pierre Barbancey, L'Humanité - 28 juin 2019
Proche-orient. Polémique sur la place Jérusalem à Paris
Vendredi, 28 Juin, 2019

Les communistes et les Verts demandent l’annulation de l’inauguration. Explications.

 

C’est peu dire que la polémique enfle alors que la maire de Paris, Anne Hidalgo, doit inaugurer, dimanche, une « place Jérusalem » dans la capitale. Les élus communistes et Verts ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne participeraient pas à la cérémonie officielle mais seraient au contraire présents au rassemblement visant à dénoncer une opération désastreuse. Lors de la présentation de cette proposition devant le Conseil de Paris, les élus communistes avaient fait part de leurs inquiétudes sur une possible récupération. Il leur avait été répondu, par la voix de Catherine Vieu-Charier, adjointe et membre de ce groupe, qu’en aucun cas cette dénomination ne serait utilisée à des fins « géopolitiques ». Il semble pourtant que l’adjointe elle-même ait été grugée. Car, quelques jours après, le président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui, indiquait qu’il avait fait lui-même cette proposition à l’occasion de la visite du président israélien, Reuven Rivlin, à l’Hôtel de Ville. Dans la foulée, il rendait publique la lettre que lui avait fait parvenir Anne Hidalgo dans laquelle elle rappelait son intention de « commémorer l’amitié qui unit la ville de Paris à l’État d’Israël ». C’est-à-dire considérer que Jérusalem-Est est une ville uniquement israélienne alors que la partie orientale est occupée depuis 1967. L’inauguration d’une place dans cette optique reviendrait à nier non seulement les liens des communautés chrétiennes et musulmanes avec Jérusalem mais aussi, et surtout, à rayer d’un trait les droits des Palestiniens. Dans un rétropédalage qui marque bien l’embarras de la mairie de Paris, les conseillers d’Anne Hidalgo laissent entendre que les trois religions seront représentées lors de l’inauguration. Les groupes communiste et écologiste demandent l’annulation pure et simple de cette initiative.

Pierre Barbancey
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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 06:57
Pour la légalisation du cannabis à usage thérapeutique - le dossier de l'Humanité, Alexandre Fache, 27 juin 2019
Santé. Feu vert (médical) pour le cannabis thérapeutique
Jeudi, 27 Juin, 2019

Dans son avis définitif publié aujourd’hui, le comité scientifique consacré au cannabis médical propose une « expérimentation » pour cinq pathologies, dès 2020. Une avancée prudente, qui attend désormais le soutien du gouvernement. Pour l’heure, les malades, eux, souffrent et/ou se débrouillent. Toujours dans l’illégalité.

 

Le gouvernement a sèchement fermé la porte, la semaine dernière, à une légalisation du cannabis récréatif. En sera-t-il autrement pour sa version thérapeutique, seule à même, semble-t-il, de soulager des dizaines, voire des centaines de milliers de patients victimes de douleurs chroniques insupportables ? Le comité d’experts mis en place par l’Agence du médicament (ANSM) y est favorable, lui qui a été chargé, à l’automne dernier, d’évaluer « la pertinence et la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France ». Alors qu’une dernière réunion était organisée mercredi avec les associations de patients et les professionnels de santé, la structure pilotée par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier doit rendre aujourd’hui son avis définitif. Son issue ne fait guère de doute. Le comité a déjà validé, en décembre, la « pertinence » de la démarche. Et a livré ses « préconisations », le 19 juin, sur la façon dont devrait se dérouler la « mise à disposition » de ce produit sensible, déjà utilisé clandestinement par de nombreux malades. En France, on estime qu’il y a 1,4 million d’usagers réguliers du cannabis, et 700 000 usagers quotidiens, dont un tiers pour des raisons thérapeutiques.

D’après le plan du comité Authier, une expérimentation serait menée « en situation réelle », pour cinq pathologies spécifiques : les douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses) non soulagées par d’autres thérapies, les épilepsies résistantes aux traitements, les effets secondaires des chimiothérapies, les soins palliatifs ainsi que les contractions musculaires incontrôlées (spasticités) de la sclérose en plaques. « Des pathologies choisies en fonction des données scientifiques disponibles et qui sont en tête des prescriptions de cannabis dans le monde, là où cela a été légalisé », précise Nicolas Authier. Différents dosages des deux principes actifs majeurs du cannabis (le THC et le CBD) seraient proposés, prescrits par les seuls médecins spécialistes des indications choisies, s’ils sont « volontaires » pour participer et se former. Exit le fameux joint – la combustion étant nocive pour la santé –, les experts recommandent d’utiliser deux formes principales de cannabis : celles à « effet immédiat » (huile et fleurs séchées pour inhalation) et celles à « effet prolongé » (solutions buvables et capsules d’huile).

« Nous avions la crainte que les fleurs ne soient pas autorisées. Aujourd’hui, le comité les promeut, c’est une bonne nouvelle », a réagi Bertrand Lebeau, médecin addictologue qui soutient le collectif Alternative pour le cannabis à visée thérapeutique (ACT). Coprésident du collectif, Bertrand Rambaud, séropositif depuis trente-cinq ans et utilisateur de cannabis depuis quinze, regrette, lui, le cadre trop contraint de cette expérimentation. « Cinq pathologies retenues, c’est bien peu quand l’Association internationale pour le cannabis médical (IACM) en recense 41 pour lesquelles il est efficace. De même, limiter la prescription aux seuls médecins spécialistes risque de tuer dans l’œuf cette expérimentation. Ces médecins sont déjà surbookés, ils ne prendront pas le temps de se former. » Conscient du risque, Nicolas Authier défend ce qu’il présente comme une « mesure de précaution ». « Beaucoup de médecins, et notamment les généralistes, restent dubitatifs sur l’utilité du cannabis, pollués sans doute par l’image négative qu’il conserve. L’expérimentation permettra de voir si ce cadre est trop restrictif. »

Environ 80 000 personnes pratiquent déjà l’autoculture

Chef du service d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif (Val-de-Marne), le psychiatre Amine Benyamina plaide, lui, depuis longtemps pour l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques – il avait même cosigné l’an dernier un rapport prônant la légalisation totale de cette drogue, y compris à des fins récréatives, pour mieux encadrer sa consommation. Il réclame qu’on « sorte de la confusion, entretenue à dessein, entre cannabis thérapeutique et cannabis tout court, car c’est ce qui a freiné les avancées du premier jusqu’ici ». Le médecin demande qu’on « cesse de maintenir le statu quo hypocrite actuel, dans lequel on n’offre pas à ceux qui en ont besoin un produit sûr, alors qu’on laisse des jeunes consommer massivement des produits non contrôlés ».

Bien que prudent, l’avis du comité de l’ANSM va assurément dans ce sens. Difficile pour la ministre de la Santé, qui avait demandé ce travail à l’agence, de l’enterrer complètement. En termes de calendrier, après une phase de « mise en place » permettant de gérer les détails pratiques de l’expérimentation, celle-ci serait lancée concrètement « début 2020 ». Les patients seraient alors « inclus » dans le dispositif pendant six mois, puis « suivis » pendant un autre semestre, avant qu’un nouveau comité scientifique n’analyse ensuite les données recueillies. Précision : « Une fois le traitement du patient stabilisé » et les bonnes doses des produits définies, le comité laisse la possibilité aux médecins traitants de prendre le relais pour les prescriptions.

Reste à savoir qui fournira ce cannabis. Si on estime qu’environ 80 000 personnes pratiquent déjà l’autoculture, l’idée n’est pas de favoriser cette pratique. Même si certains territoires comme la Creuse sont d’ores et déjà candidats pour produire ce nouvel or vert, il semble acquis que la filière française ne sera pas prête, d’ici début 2020, pour fournir ce nouveau marché médical. Il faudra donc se tourner vers l’étranger. « Pas un problème, assure Nicolas Authier, nous avons auditionné sept producteurs étrangers, qui seront prêts pour l’expérimentation. Et d’ici deux ans, la filière française devrait être en mesure de prendre le relais. »

Alexandre Fache
Témoignage. « Rien, aucun médicament ne m’avait procuré un tel soulagement »
Jeudi, 27 Juin, 2019

Mado Gilanton 65 ans, retraitée, présidente de l’association Apaiser et porte-parole d’Espoir (im)patient, collectif de malades défendant le cannabis thérapeutique

 
 

«À partir de l’âge de 50 ans, j’ai commencé à avoir des symptômes bizarres : d’abord des décharges électriques quand j’éternuais, puis des fatigues intenses, qui me tombaient dessus brutalement, des douleurs à la nuque, à l’épaule… À l’époque, je pensais que c’était dû à mes nombreux déplacements professionnels. Mais, à 58 ans, après un plan social, j’ai commencé à ressentir des brûlures à la main. Après une IRM, on m’a diagnostiqué une malformation de Chiari (malformation de la base du crâne), qui a causé une très grosse syringomyélie, en clair une cavité à l’intérieur de la moelle épinière, qui casse les fibres de la moelle et modifie nos sensations. On ressent des brûlures alors qu’on n’a rien ; et à l’inverse on ne sent rien quand on se met un fer à repasser chaud sur le bras ! Ce mal provoque aussi des douleurs neuropathiques très fortes, qui, sur l’échelle de la douleur, sont classées entre 9 et 10, sur un maximum de 10. Pour moi, c’est comme sauter dans un champ d’orties. Pour d’autres, marcher sur des cailloux pointus. Je souffre aussi d’allodynie : des douleurs au moindre effleurement de la peau, celui des vêtements, du vent, ou même de l’eau sous la douche.

J’ai été opérée à 59 ans, cela a réglé certains problèmes, comme les décharges électriques. Mais les douleurs, elles, n’avaient pas disparu. Mon entourage me conseillait d’essayer le cannabis, pour me soulager. Au départ, j’étais très réticente. Pour moi, c’était comme une drogue dure, un produit qui allait forcément générer une addiction… J’ai donc résisté, jusqu’au jour où les douleurs sont devenues insupportables. C’était ça ou me jeter par la fenêtre… Ma famille m’avait préparé un joint, qui attendait son heure dans la maison. Je l’ai allumé, j’ai pris deux bouffées, avec un professionnel de santé à mes côtés. Je restais sceptique. Mais, dans le quart d’heure qui a suivi, j’ai ressenti un soulagement total. Rien, aucun médicament, ne m’avait procuré ça. J’ai dormi toute la nuit parfaitement. Sans aucun effet onirique. Et pour la première fois depuis longtemps, je me suis levée le matin sans douleur.

Pourtant, à l’époque, j’avais déjà une ordonnance bien chargée : je prenais un antiépileptique et un antidépresseur, tous deux prescrits contre les douleurs neuropathiques, du Tramadol (antalgique très puissant), et de la morphine en plus si besoin. Mais ces médicaments n’étaient pas efficaces, ou provoquaient des effets secondaires énormes. J’ai ainsi pris 15 kg en six mois, à cause des deux premiers. J’étais assommée, ralentie, sonnée. Je faisais parfois des hallucinations. Sans que la douleur disparaisse. Le cannabis m’a permis d’arrêter ces médicaments petit à petit. Comme je n’aime pas fumer, j’ai cherché une autre forme d’absorption du cannabis et trouvé une recette de tisane sur Internet. Il fallait mettre un gramme de fleur de cannabis (jamais de résine) pour 100 ml. Je faisais ça dans du lait. C’est un ami d’ami qui m’a donné la fleur. Lui l’avait cultivée pour son frère atteint de sclérose en plaques. C’était complètement artisanal. L’effet était plus lent à arriver (environ 1heure, 1 h 30) qu’avec le joint, mais il durait plus longtemps. Une tisane toutes les trois semaines me suffisait. J’ai aussitôt prévenu le centre antidouleur qui me suivait. Ils m’ont dit : “Vous avez raison, continuez. Et rappelez-nous si ça ne va pas.”

La personne qui me fournissait est ensuite partie à l’étranger, et j’ai dû me débrouiller pour en trouver. Mais moi, je ne savais pas où aller. J’ai demandé aux jeunes autour de moi. C’était un peu bizarre… J’avais passé ma vie à leur dire : “Attention, ne tombez pas dans la drogue”, et là, c’était moi qui leur demandais d’en trouver. Des fois, on n’y arrive pas et je dois faire sans. Souvent aussi, la qualité varie, et donc les effets aussi. On ne sait pas toujours ce qu’on absorbe, c’est problématique.

L’avis du comité de l’ANSM va dans le bon sens, et on le soutient. Maintenant, il reste à convaincre les responsables politiques. Ça bouge, mais pas partout. À droite, on a souvent tendance à se fixer sur le mot cannabis en oubliant celui de thérapeutique, et à jouer sur les peurs. Je me souviens d’une sénatrice qui pointait tous les effets secondaires possibles du cannabis… Des effets qui concernaient en réalité presque tous les médicaments ! Sauf que là, ça profitait à l’industrie pharmaceutique, donc ça la gênait moins. Qu’en sera-t-il avec ce gouvernement ? On va les pousser à avancer. Notre préoccupation, c’est qu’on ne dise pas aux patients “oui, on donne le feu vert”, et qu’il faille encore attendre des années pour obtenir les produits. Il faudra aller vite, être réellement prêt pour le début 2020. De nombreux États, en Europe comme aux États-Unis, l’ont fait. On doit pouvoir profiter de leur expérience. Tout en développant la recherche en France, ce qui est primordial. »

Propos recueillis par A. F.
Témoignage « Sans le cannabis, je serais déprimé et incapable de travailler »
Jeudi, 27 Juin, 2019

Jonathan Thivet 36 ans, régulateur au centre 15, victime de plusieurs cancers​​​​​​​

 
 

«J’ai eu mon premier cancer à 20 ans, une tumeur rarissime. À l’époque, je fumais un peu de cannabis, comme beaucoup de jeunes. J’ai arrêté ensuite. Mais dix ans plus tard, j’ai fait une première récidive, et j’ai dû subir une grosse opération du dos. Entre la chimio et les douleurs liées à l’opération, je souffrais quasiment en permanence. J’ai repris le cannabis, qui m’a beaucoup aidé. J’ai pu voir la différence, avec ou sans. Ça m’a permis d’arrêter notamment les médicaments antinauséeux, mais aussi la morphine, que je prenais à haute dose. Or, j’étais ambulancier à l’époque et la morphine m’empêchait totalement de travailler. J’étais somnolent, je pouvais dormir jusqu’à quatre ou cinq heures par après-midi. Et j’étais complètement dépendant aussi. Ce qui n’a pas été le cas quand j’ai arrêté le cannabis. Aujourd’hui, je continue d’en prendre, car les douleurs sont toujours là. J’ai fait une deuxième rechute de mon cancer en 2018. Bien sûr, je fais attention à ne pas prendre de cannabis avant d’aller travailler ou de prendre le volant. Mais ça m’aide beaucoup : je dors mieux, j’ai de l’appétit, je peux bouger normalement. Pour en trouver, je vais dans les quartiers Nord de Marseille. Mais j’ai pu voir en voyageant combien c’était plus simple dans d’autres pays, à Barcelone par exemple, ou dans le Nevada, où même l’usage récréatif du cannabis est autorisé. Et je n’ai pas vu là-bas les dérives que peut causer la consommation d’alcool par exemple.

En France, même si la légalisation fait encore peur, je pense que les mentalités ont évolué et qu’une majorité de la population soutient l’idée du cannabis thérapeutique. Politiquement, c’est autre chose. À mon avis, l’État bougera quand il se rendra compte des bénéfices économiques et en termes d’emplois qu’il pourra en tirer. C’est l’argent, le nerf de la guerre, pas forcément la santé publique… Moi, je le fume, mais je sais que ce n’est pas la bonne façon de consommer le cannabis. Il existe beaucoup de dérivés, comme les huiles. Ce qui est sûr, c’est que sans, je serais totalement déprimé, incapable de travailler. Ma vie serait complètement différente, en beaucoup moins bien. »

Propos recueillis par A. F.
Depuis dix ans, le mouvement de légalisation s’accélère partout dans le monde
Jeudi, 27 Juin, 2019

C’est un médecin israélien, Raphael Mechoulam, qui, en 1964, a isolé l’un des principes actifs du cannabis, le fameux THC, relançant l’utilisation médicale du produit.

 

C’est un médecin israélien, Raphael Mechoulam, qui, en 1964, a isolé l’un des principes actifs du cannabis, le fameux THC, relançant l’utilisation médicale du produit. Aujourd’hui, 35 pays dans le monde auraient légalisé le cannabis thérapeutique, dont 21 dans l’Union européenne (sur 28). La France n’apparaît donc pas très en avance dans ce dossier… Le premier pays à se lancer fut le Canada, en juillet 2001. Les patients souffrant de « douleurs aiguës », « nausées violentes », et autres symptômes liés à la sclérose en plaques, aux lésions de la moelle épinière, au cancer, au VIH… pouvaient se voir prescrire le produit. Aux États-Unis, 33 États autorisent désormais le cannabis médical. Le Missouri, dernier en date, l’a légalisé en novembre 2018. En Amérique latine, le Chili et la Colombie ont franchi le pas en 2015, suivis deux ans plus tard par l’Argentine, le Mexique et le Pérou. L’Uruguay, lui, avait légalisé le cannabis récréatif dès 2013.

En Europe, de nombreux pays se sont lancés tout récemment, à l’exception des Pays-Bas, où la version médicale du cannabis est distribuée en pharmacie, sur ordonnance, depuis 2003. En République tchèque, la légalisation date de 2013, pour de nombreuses pathologies. Mais « seuls les spécialistes peuvent prescrire. Résultat : le nombre de patients concernés reste très limité (665, selon les derniers chiffres – NDLR) », pointe Bertrand Rambaud, du collectif ACT. Sur un modèle comparable, la Croatie a autorisé le cannabis médical en 2016. L’Italie (en 2016 aussi) et l’Allemagne (en 2017) ont fait de même, ouvrant, elles, la prescription à tout médecin. L’an dernier, le Danemark a lancé un programme pilote de quatre ans sur le sujet.

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 06:54
Nantes. « On chantait tous, et un nuage de gaz est arrivé… »
Vendredi, 28 Juin, 2019

Alors que les secours n’ont toujours pas retrouvé Steve, disparu le soir de la Fête de la musique après une intervention de la police, les témoignages affluent. La stratégie du maintien de l’ordre dans la ville de Loire-Atlantique est de nouveau mise en cause.

 

Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.

Sa teinte grise tranche avec la luminosité du ciel. La grue Titan, seule rescapée de cette vaste friche industrielle du port de Nantes, domine les bords de Loire, témoin silencieux des nuits de Fêtes de la musique. Et de la dernière notamment, qui a viré au tragique. Il est un peu plus de 4 h 30, ce samedi 22 juin, quand Titouan et Thomas retournent sur le quai Wilson, où s’étalent une dizaine de « murs du son », entre le fleuve et les rochers semés le long de l’immense allée. Ils se sont absentés dix minutes à peine. Le temps « d’aller pisser ». À leur retour, « l’ambiance bonne enfant avait laissé place à la panique ». Les cris au lieu de la musique.

« Tout le monde courait », racontent les deux potes. Pris dans un nuage de lacrymogène, Titouan avoue que, sur le coup, il n’a pas bien compris ce qu’il se tramait. Aucune trace de leurs amis et impossible de les joindre. Chargés à leur tour par des policiers grimés en « Robocops », les deux étudiants détalent. Sur son parcours, Thomas voit un homme se jeter à l’eau, puis regarde au bord. « Ils étaient quatre, ils nageaient sans paniquer, les secours étaient là, j’ai poursuivi ma route », raconte le jeune. Parmi eux, Jérémy : « Je me suis simplement décalé pour éviter les gaz. J’ai basculé. » Après une chute de 7 mètres – la marée était basse –, il parviendra à s’accrocher à une corde, avant d’être recueilli par un bateau de la sécurité civile.

À quelques mètres de là, Jules se fait prendre à partie par des policiers. « Je cours, je tombe au sol et là quatre d’entre eux arrivent sur moi, me sautent dessus. » Le jeune vigneron de 23 ans affirme avoir pris des « coups de matraque ». Quelques minutes plus tôt, il dansait tranquillement au rythme du son lancé par le dernier DJ qui n’avait pas encore coupé. « Les flics sont arrivés, raconte Jules. Ils ont insisté, le ton est monté, ils ont refusé une dernière chanson. Le DJ a fini par couper. Ils ont tourné les talons. Et là, le DJ a passé, en baissant le son, les Béruriers noirs : “La jeunesse emmerde le front national…” »

Selon Jules, une quinzaine d’agents de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) et de la brigade anticriminalité (BAC) auraient alors lancé les gaz sur les « teufeurs » en train de chanter, tandis que des maîtres-chiens lâchaient leurs bêtes au milieu de la foule. « Je leur ai gueulé dessus, explique Jules. On manifeste pour le climat, on se fait gazer, on manifeste pour nos droits, on se fait gazer, on fait la fête, on se fait gazer. J’étais très alcoolisé, et tellement vénère. J’ai pris une pierre et je l’ai lancée, sans viser quelqu’un mais juste parce qu’entre le gaz et la charge c’était trop pour moi. Cette société-là, je n’en veux pas. » Interpellé, il finira la nuit en garde à vue. « En me débattant, j’ai apparemment cassé le nez d’un des flics », lui a-t-on expliqué. Il est convoqué le 3 janvier au tribunal.

Quatorze personnes sont tombées à l’eau

Au total, une dizaine de grenades de désencerclement, 30 de lacrymogènes et une dizaine de balles de LBD auraient été tirées ce matin-là. Quatorze personnes sont tombées à l’eau. Tandis que Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, est toujours porté disparu à l’heure où nous écrivons ces lignes. Son téléphone a « borné » pour la dernière fois samedi matin, aux alentours de 3 heures, dans la zone du quai Wilson. Deux enquêtes ont été diligentées. L’une de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), demandée par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. L’autre pour disparition inquiétante, ordonnée par le parquet de Nantes.

Dans un courrier adressé au préfet, la maire (PS) de la ville, Johanna Rolland, exige la vérité sur « la stratégie de sécurité adoptée à cette occasion et sur les responsabilités, qui doivent être clairement établies ». Le directeur adjoint de la police de Nantes, Thierry Palermos, a tenté mercredi de déminer le terrain : « À aucun moment il n’y a eu de charge de policiers avec pour objectif de repousser les jeunes en direction de la Loire », assure-t-il. Voire. En tout cas, l’action de ses troupes a eu de graves conséquences. Un appel à témoins, lancé par Freefrom et Media Son, deux organisateurs de rassemblements festifs, a récolté plus de 80 témoignages depuis mardi. Ils décrivent tous les mêmes scènes de violence et de panique. « Je me suis fait pousser et j’ai pris un coup dans le thorax, relate l’un d’eux. Ensuite, un ami s’est fait taper par cinq CRS, quand j’ai voulu le défendre, on m’a dit “toi, tu dégages ou je te gaze” à plusieurs reprises. » Une plainte collective devrait être déposée pour mise en danger de la vie d’autrui, explique Freefrom.

Le scepticisme règne au sein même de la police. Dans les colonnes de Ouest-France, Philippe Boussion, secrétaire régional du syndicat Unité SGP-FO, n’a pas mâché ses mots, qualifiant l’ordre donné par le commissaire qui dirigeait les opérations d’« aberrant », de « faute grave de discernement, (…) mettant d’abord nos collègues en danger, et les usagers ». Analyse cinglante : il ne s’agissait pas de casseurs mettant Nantes à sac, et nécessitant d’agir rapidement, mais de simples fêtards. De plus, « en intervenant sans tenir compte du rapport de forces, à 15 contre plusieurs milliers de personnes, qui, à 4 h 30 du matin, sont forcément dans un état éthylique et/ou stup avancé, dans l’incapacité de raisonner ou de comprendre l’intervention de la police un soir de Fête de la musique : c’était la confrontation assurée ». Et de conclure : « Nous avons déjà alerté à plusieurs reprises sur la vision de la sécurité de ce commissaire, qui expose régulièrement nos collègues par (…) sa vision exclusivement musclée de la sécurité. Nous demandons à ce que l’IGPN fasse son travail et pointe la responsabilité du donneur d’ordres ! »

« Habituellement, ça se passe en bonne intelligence avec la police »

Le syndicat Alliance (classé à droite) ne trouve, lui, rien à redire à l’attitude des policiers, qui n’auraient fait que répondre à des agressions. Son secrétaire départemental, Arnaud Bernard, se questionne plutôt sur le lieu choisi, jugé « dangereux ». Un faux débat, balaie Samuel Raymond, de Freefrom. « Depuis vingt ans, à Nantes, tous les 21 juin, les sonos électro s’installent dans cette zone, loin des habitations », rappelle ce spécialiste de l’événementiel. Près de l’eau et sans garde-corps, l’endroit est bien connu et des procédures de sécurité sont prévues. Selon la mairie, deux agents de sécurité étaient sur place pour faire le lien avec le poste de secours installé juste à côté dans le « Hangar à bananes », dont les effectifs avaient été doublés. À la demande de la municipalité, les marins de la Société nautique atlantique (SNA) étaient également présents pour épauler les sapeurs-pompiers. « Des soirées open air ont régulièrement lieu sur les bords de Seine ou encore le long du canal de l’Ourcq, à Bobigny notamment, voire au bord d’autoroutes, rappellent des fans de soirées électro. Mais habituellement, lorsque la police vient, tout se passe en bonne intelligence… »

Ce drame s’inscrit dans un contexte de multiplication des violences policières, et particulièrement à Nantes. Ce n’est pas un hasard si les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL) ont, dès le début de la semaine, adressé une lettre ouverte au préfet pour dénoncer « une conception irraisonnée et aveugle du “maintien de l’ordre’”» pour des événements se déroulant un jour de Fête de la musique. « Nantes subit depuis des années un engrenage malsain et une multiplication d’incidents liés à l’utilisation de la force publique », dénonce l’intersyndicale. Adjoint (PCF) au maire, Aymeric Seassau partage le constat. « Il est incroyable qu’une charge de police, accompagnée de l’utilisation de toute la gamme d’armement du moment, provoque un tel drame un soir d’été où des jeunes et moins jeunes viennent célébrer la culture, le partage, la musique. »

À ses yeux, Nantes est devenue un laboratoire de la stratégie de la tension depuis plusieurs années. Un avis largement partagé. Pour preuve : lancée mardi par le dessinateur de Presse Océan Éric Chalmel, une pétition dénonçant les violences policières de samedi dernier avait déjà réuni plus de 4 200 signatures deux jours plus tard. « Il ne s’agit pas de trouver des responsables intermédiaires dans une chaîne de commandement qui semble de plus en plus incontrôlée, écrit Chalmel. Le préfet d’Harcourt, le ministre Castaner ont mis des jeunes en danger mortel, ils doivent en tirer les conséquences immédiates, quelles que soient les conclusions de l’enquête IGPN : ils doivent démissionner. » Un bon résumé du sentiment général à Nantes.

Clotilde Mathieu
Nantes, fête de la musique - 14 jeunes tombés dans la Loire, et un disparu, suite à une charge policière. On chantait tous, et un nuage de gaz est arrivé (L'Humanité, 28 juin 2019)
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