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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 08:00
François Hollande (en arrière-plan avec Ségolène Royal) a hérité de la duplicité et du penchant atlantiste de François Mitterrand, dont il était conseiller en 1981 (photo Ouest-France)

François Hollande (en arrière-plan avec Ségolène Royal) a hérité de la duplicité et du penchant atlantiste de François Mitterrand, dont il était conseiller en 1981 (photo Ouest-France)

Fureur à l'élysée...

Dans le quatrième acte de la pièce de Molière, Dom Juan reçoit un créancier impatient, M.Dimanche. Il a résolu d'user de grandes proclamations d'amitié afin de renvoyer le marchand satisfait dans ses pénates, mais sans lui avoir payé un sou. "Il me fait tant de civilités et tant de compliments, explique plus tard M. Dimanche, que je ne saurais jamais lui demander de l'argent". Le 24 juin dernier, M. Barak Obama a sans doute recouru à quelques civilités de son cru lorsqu'il a, une nouvelle fois, promis au président François Hollande qu'il n'espionnerait plus les conversations téléphoniques de son "partenaire indispensable".

Est-ce parce qu'il redoutait des poursuites judiciaires françaises, une amende de quelques milliards d'euros (comme celle que la BNP Paribas a réglée au Trésor américain), l'arrêt des négociations de libre-échange avec l'Europe, la mise en cause de l'Alliance atlantique?

Assurément pas.

Pour un président des Etats-Unis, rien n'est en effet plus malléable et moins redoutable qu'un socialiste français. D'ailleurs, peu après la révélation de l'espionnage par les services de renseignement américains de trois chefs d'Etat français successifs, M. Stephane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a réagi avec une placidité admirable: "Il faut qu'on garde la mesure de tout cela, il faut qu'on cadre les choses. On n'est pas là pour déclencher des ruptures diplomatiques; il y a trop de liens". Puis il s'envola pour Washington afin d'y discuter du grand marché transatlantique. Ses interlocuteurs avaient sans doute déjà une petite idée de l'exposé qu'il ferait...

Une dizaine d'années plus tôt, ainsi que l'ont révélé d'autres documents de WikiLeaks, plusieurs dirigeants du Parti Socialiste (PS) avaient défilé à l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Devant l'émissaire de M. George W. Bush, ils s'étaient plaints de l'opposition trop brutale du président Jacques Chirac à la guerre d'Irak. Le 29 mai 2006, M. Pierre Moscovici, chargé à l'époque des relations internationales du PS, promit qu'un gouvernement socialiste se montrerait plus proaméricain que celui de M.Dominique de Villepin. Quelques jours plus tard, le 8 juin, M.Hollande, alors premier secrétaire du PS, regrettait devant l'ambassade des Etats-Unis que M.Chirac ait fait de l'"obstruction gratuite" face au président américain.

Mais l'atlantisme des socialistes français peut évoquer un précédent encore plus éclatant. Le 24 juin 1981, François Mitterrand expliqua à M.George H. Bush, alors vice-président des Etats-Unis, pourquoi il venait de nommer quatre ministres communistes. "Les communistes ont accepté de s'humilier en échange de quatre postes gouvernementaux (...) Je peux parfaitement les renvoyer s'ils ne font pas l'affaire (...) Ils seront de force associés à ma politique économique et seront donc dans l'impossibilité de susciter des remous sur le plan social".

Le journaliste Philip Short, qui a consulté les comptes-rendus officiels de cette rencontre, estime que celui qui était alors le bras droit de Ronald Reagan repartit adouci par cette plaidoirie. "Grâce à vos explications, déclara-t-il à Mitterrand, nous y voyons beaucoup plus clair " (1).

Le président Reagan fut à son tour tout à fait rassuré quand, moins de deux ans plus tard, Paris expulsa d'un seul coup 47 diplomates soviétiques. Ils étaient soupçonnés d'espionner la France. "Les Russes doivent comprendre qu'ils n'ont pas affaire à un ventre mou. Dès qu'ils l'auront compris, cela marchera mieux", avait alors conclu le chef de l'Etat français.

Serge Halimi

(1) Philip Short, François Mitterrand. Portrait d'un ambigu, Nouveau monde Editions, Paris, 2015

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 07:18

Un article d'analyse de la crise de l'élevage porcin actuelle par Médiapart, avec un lien avec un article du "Monde"

Les industriels du porc enfoncent la filière dans la crise

Toujours pas de cotation ce vendredi 14 août au marché du porc de Bretagne : les deux plus gros industriels du secteur contestent le prix de 1,40 euro le kilo, pourtant fixé par un accord entre les éleveurs et le gouvernement. Une réunion de crise doit avoir lieu lundi, au ministère de l’agriculture, à Paris.

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 08:09

Voici un article qui rappelle très clairement des vérités élémentaires et trop peu connues sur l'origine de la dette publique en France que nous a signalé notre camarade de Morlaix Michel Lespagnol:

Les politiques d'austérité en France et en Europe sont justifiées par les dettes publiques des Etats.

Effectivement, en 2013, chaque français se retrouve avec une dette de 30 000€ à la naissance. Il est aussi possesseur d'un patrimoine largement supérieur (pour l'instant). Or, en 1973, cette dette n'était que de 881€. Comment en est-on arrivé là?

En 1945, la dette représentait 300% du PIB (Produit Intérieur Brut) de la France, 40% en 1950 et 15% en 1973, pour être de 92% du PIB en 2013.

Il est facile de voir que de 1945 à 1973, la dette de la France a régulièrement baissé malgré la reconstruction du pays et les guerres d'Indochine et d'Algérie. De plus, pendant cette période, la France a augmenté son patrimoine commun de façon importante et constitué des services publics efficaces. En même temps, la part de rémunération du travail a augmenté jusqu'à représenter plus de 70% du PIB.

Depuis, nous avons assisté à un retournement de situation. En effet, 40 ans de cure d'austérité ont rétabli la rémunération du capital, la part du PIB consacrée aux salaires est repassée à 60%, les services publics et la sécurité sociale sont en cours de destruction sans pour autant régler le problème du chômage. De plus le patrimoine national est bradé à vil prix, comme les réseaux autoroutiers ou de télécommunications etc...

En fait, le changement est dû à la loi du 3 janvier 1973 qui oblige l'Etat à se financer par emprunt auprès des banques privées au lieu de recourir à la banque de France comme précédemment. Dès 1973, la première conséquence de cette loi a été la multiplication par 4 des intérêts payés par l'Etat.

Sur les 1 700 000 000 € de dette en 2013, 1 300 000 000 € sont le coût des intérêts générés par cette loi auprès des banques privées.

La charge de remboursement de cette dette et de ses intérêts est le premier poste des dépenses publiques supérieur au budget annuel de l'éducation nationale. La deuxième conséquence de cette loi est la soumission de l'Etat aux grands groupes financiers internationaux.

Par conséquent, la justification des politiques d'austérité qui rongent les emplois, les salaires, les retraites, et tous les services publics n'est que la conséquence de choix politiques faits pour rétablir la rémunération du capital avec pour conséquence l'abandon de l'indépendance nationale et de la capacité d'intervention politique.

En 2005, lors de la campagne contre le TCE qui imposa à l'Europe les mêmes règles, Raoul Marc Jennar avait parlé de "La Trahison des élites". En effet les valets de ceux qui s'enrichissent en dormant nous proposent de travailler plus pour gagner plus alors que les progrès techniques devraient nous permettre de travailler moins pour travailler tous et vivre mieux.

Cette loi dite "Pompidou Rothschild" a été élaborée en grande partie par Valéry Giscard d'Estaing. Dominique Strauss-Kahn était le négociateur français pour son extension à l'Europe dans le traité de Maastricht. Cette logique a été refusée par le Référendum sur la constitution européenne, puis validé par le gouvernement dans le traité de Lisbonne en 2008.

Pierre Chevrot (dans le journal Au fil du temps de la CGT).

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 13:57

Communiqué de presse du PCF

Crise porcine: capitalisme en échec

Concentration de la production, démantèlement des outils du marché communautaire, travailleurs déplacés, dumping social et environnemental, tous les ingrédients du capitalisme sont réunis.

Si, aujourd’hui, la grande distribution s’achète une bonne conscience en pratiquant les prix d’accord indiqués, ses pratiques et ses marges exigent un encadrement comme le propose le Parti Communiste Français.
Pour affronter la rémunération du travail paysan en posant fermement la répartition de la richesse au sein des filières, entre producteurs, transformateurs et distributeurs, les prix agricoles doivent faire l’objet de négociations pluralistes à travers des conférences sur le prix comme l’ont proposé les parlementaires communistes.
Faute de police des prix, la puissance publique laisse les producteurs subir des prix d'achat inférieurs au coût de production. À la concurrence exacerbée des groupes agro-alimentaires doit prévaloir la coopération agricole.
La France doit faire entendre, au niveau européen, l’exigence de mécanismes de régulation
des marchés agricoles, d’instauration de prix activités agricoles, en lieu et place du dogme de la compétitivité dévastatrice pour les hommes et les territoires.
Au travers de la satisfaction des besoins humains, il est urgent de refonder la politique agricole au service de l’intérêt général. Nous invitons le monde agricole, salarié, citoyen, à construire des
majorités d’idées et de projets, sans attendre.
L’occasion nous est donnée lors des élections régionales, et la transition écologique, en nous réappropriant notre alimentation.

Xavier COMPAIN,
Chef de file des Communistes pour les Régionales des 6 et 13 décembre en Bretagne

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 10:19

La décision de la Ville de Paris de célébrer le Tel Aviv festif sur les berges parisiennes en tournant le dos à la réalité du conflit israélo-palestinien suscite la controverse et l'indignation .

Selon un mode de propagande éprouvé, les opposants sont taxés d'antisémitisme.

Ci-dessous deux textes pour aller à l'essentiel .

http://www.humanite.fr/tel-aviv-sur-seine-plage-de-discorde-581250

http://www.humanite.fr/mon-indignation-581251 ( dessin de Tardi )

Et le communiqué des élus du Parti Communiste-Front de Gauche de Paris:

Réaction des élu-es et militant-es communistes de Paris à l’organisation de la journée « Tel Aviv Sur Seine » Communiqué de presse du lundi 10 aout 2015 Les élu-es du groupe communiste - Front de gauche au Conseil de Paris et les communistes parisiens ont découvert avec consternation, et sans jamais avoir été associé ou informé, la tenue d’une journée « Tel Aviv sur Seine » organisée par la Ville de Paris. Alors que Tel-Aviv est la capitale économique d’un pays dont le gouvernement d’extrême droite méprise quotidiennement le droit international et mène une politique brutale de colonisation des territoires palestiniens, comment penser que cette initiative puisse être dissociée du conflit israélo-palestinien ? Nous pensons qu’il n’est pas du rôle de la Ville de Paris d’organiser une telle opération de communication alors que nous gardons tous en mémoire les massacres survenus à Gaza lors de l’été 2014 et que les tensions restent extrêmement vives comme en atteste les attentats commis ces derniers jours par des terroristes israéliens. La Ville de Paris, jumelée avec la ville israélienne de Tel Aviv et la ville palestinienne de Ramallah, aurait pu saisir l’occasion de « Paris-Plage » pour prendre une initiative pour une paix juste et durable, réunissant israéliens et palestiniens, marquée par des moments artistiques et culturels. Il aurait été tout à l’honneur de la ville de Paris d’œuvrer à faire avancer les idées de paix et de tolérance comme essaient de le faire des artistes des deux pays dans des conditions difficiles. Nul doute que les dizaines de milliers de parisiens, les progressistes palestiniens et israéliens, qui ont manifesté l’été dernier contre la guerre de Gaza qui a fait plus de 2000 morts, majoritairement des civils, se seraient saisis d’une telle initiative de paix. Nous demandons aujourd’hui l’annulation de la journée « Tel Aviv sur Seine » au profit d’une initiative de la Ville qui contribue à une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens. Les élu-es communistes-Front de Gauche du Conseil de Paris Fédération du Parti Communiste Français de Paris Signez la pétition demandant l’annulation de l’évènement "Tel Aviv sur Seine" http://communiste-frontdegauche-paris.org/Reaction-des-elu-es-et-militant-es

Le lien avec la lettre de l'AFPS à Mme Hidalgo, maire de Paris:

Nous avons exprimé ce que nous en pensons dans une lettre ouverte à Anne Hidalgo, maire de Paris que nous vous invitons à diffuser sans modération : http://www.france-palestine.org/Tel-Aviv-a-Paris-Plage-Lettre-ouverte-de-l-AFPS-a-Mme-Anne-Hidalgo-maire-de

Et la pétition de l'AFPS:

http://www.france-palestine.org/Petition-a-la-maire-de-Paris-Anne-Hidalgo-annulation-de-Tel-Aviv-sur-Seine

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 09:33

« Agriculture - Pêche – Forêt»

Paris, le 11 août 2015

Les manifestations d'agriculteurs bloquant les routes ont marqués leurs désarrois devant l’absence des prix agricoles rémunérateurs et de perspectives d'avenir.

Unanimement, les organisations syndicales agricoles revendiquent une redistribution des marges au sein des filières. Le PCF fait une proposition d'encadrement des marges de la grande distribution à travers la loi. Plus globalement, cela nous confortent à être offensif dans la bataille des idées et la construction de politiques alternatives.

Ces enjeux alimentaires interpellent nos civilisations. Ils appellent un nouveau mode de développement. C'est le sens de la contribution populaire à l'écriture du projet d'émancipation humaine que vient de formuler le PCF « La France en commun ». En ce sens, nous avons le plaisir de vous adresser et communiquer une série de publications utiles à vos activités et initiatives à venir.

Vente solidaire contre la vie chère

Fruits et légumes - Jeudi 20 août 2015

Vous trouverez ci-joint une proposition de tract et un abécédaire spécial agriculture réalisé par le secteur « Communication »

Les agricultures

Le dernier numéro de la revue « Progressistes » avec laquelle nous avons collaboré, consacre son dossier aux agricultures. Les intervenants sont divers mais ont tous cette préoccupation de réfléchir de façon ouverte à notre époque.

Revue « Progressiste – N°8 – Avril, mai, juin 2015 – Prix 7,,00 euros.

Pour vos commandes vous adressez à : Jean Youdom (Tel :01.40.40.11.59 – Mail : jyoudom@pcf.fr)

…/...

Agricultures et alimentations mondiales

Revue « Recherches Internationales »*

Avec la revue, j'ai eu le plaisir de coordonner le dossier central consacré aux problèmes agro-alimentaires mondiaux. Celui-ci vient d'être publié.

*Revue « Recherches Internationales » - N°2 – Janvier, mars 2015 – Prix 15,00 euros

Pour vos commandes vous adressez à : Jean Youdom (Tel :01.40.40.11.59 – Mail : jyoudom@pcf.fr)

Nous vous donnons rendez-vous aux universités d'été du PCF, avec les coauteurs le :

Samedi 29 août 2015

Atelier « les problèmes alimentaires mondiaux »

- Georges Courade, Directeur de recherche honoraire à l'IRD

- Xavier Compain, responsable agriculture PCF

Xavier COMPAIN

Membre du Conseil National du PCF

en charge de l'agriculture, la pêche et la forêt

.....................................................................................................................................................

1. Avec des prix moyens de fruits & légumes de plus en plus élevés, la recommandation « Mangez 5 fruits & légumes » est tout à fait inaccessible pour un très grand nombre de familles. 43 % des français en mangent insuffisamment. Sans parler du bio, 70 % plus cher que les produits conventionnels !

2. Malgré ces prix, les producteurs n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Les revenus des agriculteurs ont baissé de 25 % ces deux dernières années.

3. Les marges excessives de la grande distribution en sont la principale cause. Les grandes enseignes réalisent des marges de 30 à 50 % sur les produits frais : des cerises vendues 6 € le kilo rapportent seulement 0,90 € au paysan.

4. Les parlementaires du PCF/FDG ont déposé une proposition de Loi permettant l'encadrement des marges de la grande distribution. Un coefficient pourrait être appliqué dès maintenant à tous les produits de base, garantie d'un juste prix aux consommateurs et paysans.

5. Les communistes vous donnent rendez-vous dans toute la France le 20 août prochain pour une vente à prix coûtant de fruits & légumes dans votre quartier, opération annuelle que le PCF co-organise avec le Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux)

Les communistes prennent 4 engagements forts

1. Produire en quantités suffisantes une alimentation saine et accessible. Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L’indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains.

2. Vivre dignement de son travail. Des paysans justement rémunérés sont la condition d’installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l’agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et aux filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

3. Engager la transition écologique de l’agriculture. À la culpabilisation d’un secteur empêtré dans le productivisme nous proposons d’en sortir par le haut : promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement les rendements ; diversification des productions ; amélioration de la complémentarité entre cultures et élevages. La recherche agronomique doit être dédiée à la conquête de ce nouveau développement.

4. Promouvoir un aménagement équilibré des territoires. Les paysans sont des acteurs économiques et sociaux majeurs des espaces ruraux européens. Le rôle qui est le leur dans l’aménagement des territoires doit être reconnu, soutenu et encouragé par une politique de maintien des services publics.

Ces enjeux alimentaires interpellent nos civilisations. Ils appellent un nouveau mode de développement. C’est le sens de la contribution populaire à l'écriture du projet d’émancipation humaine que vient de formuler le PCF : « La France en commun ».

Nous invitons le monde agricole, salarié, citoyen, à construire des majorités d'idées et de projets sans attendre. L'occasion nous est donnée lors des élections régionales, d'encourager l'agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant notre alimentation.

Parti communiste français, 2 place du Colonel Fabien 75019 Paris – 01 40 40 12 12 – www.pcf.fr

Crise agricole: courrier de Xavier Compain et du pôle agriculture-pêche-forêt du PCF (août 2015)
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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 07:06
Agriculture: les marges scandaleuses de la grande distribution (Roger Dupas, Blog du PCF pays Bigouden)

AGRICULTURE Les marges scandaleuses de la grande distribution

Les agriculteurs sont en colère et bloquent les routes pour exprimer leur désarroi. La libéralisation des politiques agricoles et notamment la fin des quotas de production de lait a conduit à l'effondrement de leurs prix de vente, ne couvrant plus leur charges d'exploitation.

Pourtant, les sociétés de la grande distribution continuent de faire des profits importants sur leur dos. Ainsi le kilo de porc payé 1,38 € à l'éleveur se vend entre 12 et 15 € en rayon...

Les parlementaires du PCF/FDG ont déposé une proposition de Loi permettant l'encadrement des marges de la grande distribution. Un coefficient pourrait être appliqué dès maintenant à tous les produits de base, garantie d'un juste prix aux consommateurs et paysans.

Les communistes vous donnent rendez-vous dans toute la France le 20 août prochain pour une vente à prix coûtant de fruits & légumes dans votre quartier, opération annuelle que le PCF co-organise avec le Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux)

Des éleveurs bloquent des routes pour exprimer leur désarroi devant la précarité économique auxquels ils sont acculés. Quinze années de libéralisation, de dérégulation et de dumping social ont placé les exploitants dans une situation intenable.

Selon les syndicats, près de 20% des exploitations soit 50.000 pourraient fermer cette année... Face à cela, il faut des réponses politique fortes.

L'appel à la bonne conduite commerciale des grandes et moyennes surfaces lancé par François Hollande et par le gouvernement est un emballage vide. Faute d'affronter la rémunération du travail paysan en posant fermement la répartition de la plus-value entre producteur, transformateur et distributeur, les annonces gouvernementales ne répondent pas aux enjeux et à l'urgence de la situation. Comme l'a proposé le PCF à travers une proposition de loi, des mesures de soutien auraient dû être déclenchées préventivement.

Lorsque qu'on est de gauche, il faut être courageux : dans ses 15 mesures d'urgence pour la France, le PCF veut encadrer les marges de la grande distribution. Un coefficient pourrait être appliqué dès maintenant à tous les produits de base, garantie d'un juste prix aux consommateurs et paysans.

Au-delà, la France doit peser pour œuvre à une véritable réorientation de la Politique agricole commune européenne en rupture avec le modèle actuel, fondé sur le productivisme, la course au gigantisme et aux profits.

Les communistes prennent 4 engagements forts:

1) Produire en quantités suffisantes une alimentation saine et accessible. Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L’indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains.

2)Vivre dignement de son travail. Des paysans justement rémunérés sont la condition d’installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l’agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et aux filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

3) Engager la transition écologique de l’agriculture. À la culpabilisation d’un secteur empêtré dans le productivisme nous proposons d’en sortir par le haut : promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement les rendements ; diversification des productions ; amélioration de la complémentarité entre cultures et élevages. La recherche agronomique doit être dédiée à la conquête de ce nouveau développement.

4) Promouvoir un aménagement équilibré des territoires. Les paysans sont des acteurs économiques et sociaux majeurs des espaces ruraux européens. Le rôle qui est le leur dans l’aménagement des territoires doit être reconnu, soutenu et encouragé par une politique de maintien des services publics.

Ces enjeux alimentaires interpellent nos civilisations. Ils appellent un nouveau mode de développement. C’est le sens de la contribution populaire à l'écriture du projet d’émancipation humaine que vient de formuler le PCF : « La France en commun ».

Nous invitons le monde agricole, salarié, citoyen, à construire des majorités d'idées et de projets sans attendre. L'occasion nous est donnée lors des élections régionales, d'encourager l'agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant notre alimentation.

http://pcbigouden.over-blog.com

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:31

Communiqué du Réseau école du PCF et de l'Union des Étudiants communistes. 30 juin 2015.

Les emplois d'avenir professeur, c'est fini ! Alors que les étudiants viennent de déposer leurs dossiers pour la rentrée prochaine, le gouvernement demande aux universités et aux rectorats de mettre fin au dispositif. C'est une circulaire datée du 22 juin dernier qui a discrètement mis un coup d'arrêt au dispositif.

L'État doit cesser de se comporter comme le pire des patrons en proposant aux étudiants des "jobs" sous-payés. La précarité ne peut pas être la solution pour former des enseignants de haut niveau. Pour se former, réussir les concours, acquérir les connaissances, les pratiques et l'expérience nécessaires pour faire réussir tous les élèves, il faut du temps et de la sérénité. Un dispositif de pré-recrutements sous statut de la fonction publique doit être mis en place: c'est l'intérêt des étudiants, des élèves et de toute la société.

Le désengagement de l'État doit cesser. Depuis 3 ans, le gouvernement fait des économies sur le dos des étudiants qui se préparent aux métiers de l'enseignement. En 2013, la création des EAP a été financée en suppriment les aides destinées aux étudiants préparant les concours. Obliger les étudiants à travailler pour financer leurs études, c'est les empêcher de préparer le concours dans de bonnes conditions. Comment recruter plus d'enseignants dans ces conditions ?

Le gouvernement reconnaît qu'il y a besoin de 300 000 enseignants d'ici 2022. Recruter et former des enseignants capables de faire réussir tous les élèves, cela a un coût, et ce n'est pas aux étudiants de payer !

Dès maintenant, la suppression des EAP doit être compensée par le rétablissement d'aides financières spécifiques destinées aux étudiants préparant les concours de l'enseignement, ouvertes à tous les étudiants et sans contrepartie de travail pendant les études. Rapidement, un système de pré-recrutements sous statut de la fonction publique doit être mis en place, comme le proposait le rapport du Sénat sur le métier d'enseignant dirigé par Brigitte Gonthier-Morin en 2012 et comme le demandent les principaux syndicats enseignants.

Fin des emplois d'avenir professeurs: et si on en finissait aussi avec la précarisation des étudiants et des enseignants?
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:07

Les guignols gênent les pouvoirs politiques et économiques. Tant mieux ! Ils doivent continuer

Pour Vincent Bolloré le président du groupe Vivendi qui possède Canal +, il faut que l’émission phare du Grand journal disparaisse dès la rentrée. Les traits acérés des Guignols de l'info sont devenus trop insupportables aux inspirateurs des personnages de la Wordcompany.

Les Guignols gênent les pouvoirs politiques et économiques. Tant mieux ! Ils doivent pouvoir continuer à nous faire rire et par la même à nous faire réfléchir.

Six mois après les balles des terroristes contre le droit de caricaturer, voici une tout autre arme qui est employée contre la liberté à l'expression dans notre pays. Contre la tentative de Bolloré d'imposer le silence de la critique, faisons entendre notre indignation.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

« Guignols », « Grand journal », coûts : Bolloré secoue Canal+
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/07/03/les-guignols-resteront-a-l-antenne-de-canal-a-la-rentree_4669325_3236.html

Les Guignols sacrifiés pour complaire à l'ami de Sarkozy et Hollande, le "grand patron breton" Vincent Bolloré?
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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 05:36

Mobilisés le 30 juin pour l’enseignement agricole public

Le Comité Permanent de défense et de développement de l’enseignement agricole public (CPDDEAP), qui regroupe professionnels et élus, se joint à l’appel des syndicats Snetap-FSU, Snerma-FO, Syac-CGT et Sud Rural Équipement pour une journée de mobilisation, le 30 juin, afin de dénoncer l'assèchement de l'Enseignement Agricole Public.

Un an après le vote de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, le Comité Permanent de défense et de développement de l’enseignement agricole public (CPDDEAP) s’est réuni le 16 juin dernier au Sénat.


Cette réunion a permis de faire le point sur la situation de l’EAP au regard des 10 priorités que s’est assigné le CPDDEAP depuis sa création en 2009 afin de « redonner la priorité à l’enseignement agricole public ».
Si l’enseignement agricole public a pu bénéficier, comme à l’éducation nationale, de la remise en route d’une formation des enseignants, cet enseignement, fortement dégradé du fait des suppressions de postes opérées durant dix ans de droite, demeure dans un état critique.

Le CPDDEAP a porté, durant les travaux de la loi d’avenir, des propositions issues notamment de quatre ateliers thématiques menés en régions. Aujourd’hui alors que les arbitrages budgétaires se font, le CPDDEAP souhaite faire part de ses inquiétudes sur un certain nombre de sujets :
- l’incapacité des lycées agricoles publics à répondre à la hausse démographique des élèves en raison du maintien des plafonds de recrutement, d’ouvertures de classes quasi nulles, d’offre d'options facultatives devenues des variables d'ajustement, ou encore d'une baisse continue des crédits d'individualisation et des remplacements partiels des enseignants en congé formation...
- la demande d’un réexamen de la réforme de la voie professionnelle afin d’envisager la mise en place de parcours diversifiés pour les élèves en ayant le plus besoin, sur fond de renoncement à des dispositifs orignaux de transition pour les élèves décrocheurs bénéficiant d'une année supplémentaire pour reprendre confiance dans l'école, acquérir un diplôme de niveau V et espérer ainsi élever leur niveau de qualification
- la rémunération des assistants d’éducation (AE) pour lequel les crédits budgétés ne permettent toujours pas de les rémunérer sur 12 mois. A l’Éducation Nationale, le budget réservé à un AE est de 26 598 euros par an contre 23109 dans l’enseignement agricole. Le complément étant pris sur les budgets des établissements, ce qui conduit souvent à minimiser les embauches et donc à poser des problèmes d'encadrement et de sécurité.


C’est pourquoi le Comité a décidé de participer à la journée d’action du 30 juin organisée en régions à l’appel du Snetap-FSU , de Snerma-FO, du Syac-CGT et de Sud Rural Équipement afin de mettre en lumière ces problématiques. Des membres du Comité seront donc présents à Laval, Arras et Montauban pour défendre le développement de l’enseignement agricole public qui, rappelons-le, n’accueille plus qu’un tiers des élèves scolarisés dans cette filière.

1- Restaurer la part des lycées agricoles publics à hauteur de 50% de l'offre en formation initiale par voie scolaire dans l'enseignement agricole en 5 ans.

2- Développer à nouveau l'emploi public à hauteur des besoins, seule mesure à même de conforter la qualité du service public d'enseignement agricole rendu aux usagers.

3- Mettre fin au plafonnement illégal des effectifs dans l'ensemble des classes de l'EAP.

4- Renforcer les équipes pédagogiques, administratives et vie scolaire des lycées agricoles publics.

5- Garantir le soutien aux établissements publics par leur maintien, voire la réouverture de ceux qui ont été fermés.

6-Rétablir un véritable pilotage national de l'EAP et de sa carte des formations, en lien avec la sanctuarisation des trois voies de formation.

7- Créer un véritable service public de la formation continue et par apprentissage.

8- Affirmer un soutien tangible à une filière de production agricole profondément rénovée et aux métiers verts en vue de répondre aux défis alimentaires et environnementaux du XXIème siècle.

9- Refonder la pleine appartenance des personnels TOS-ATE à la communauté éducative. 10- Construire une formation initiale et continue des personnels de qualité, respectueuse de l'ensemble des agents comme des usagers.

Signataires

Marie-France Beaufils, sénatrice (PCF) d'Indre et Loire
Marilyne Beyris, conseillère régionale (PS) d'Aquitaine
Cécile Benoit-Cattin, secrétaire nationale de Sud Rural Équipement
Marie Bové, conseillère régionale (EELV) d'Aquitaine
Sophie Bringuy, conseillère régionale (EELV) des Pays de la Loire
André Chassaigne, député (PCF) du Puy de Dôme
Pierre Chéret, conseiller régional (PS) d'Aquitaine
Xavier Compain, chargé des questions agricoles au Conseil National du PCF
Francis Daspe, président de la Commission nationale Éducation du Parti de Gauche
Michel Delmas, secrétaire général du Snerma-FO
Philippe Denis, conseiller régional (PCF) des Pays de la Loire
Martine Faure, députée (PS) de Gironde

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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