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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 19:14
Carnet de L'Humanité - Hommage à Alain David (L'Humanité, 22 mars 2021)
Carnet.
Lundi 22 Mars 2021
 

Alain David s’est éteint jeudi 18 mars. Né en 1942, il fut secrétaire de la section morlaisienne du PCF, responsable à la fédération PCF du Finistère, élu et adjoint au maire à la mairie de Morlaix pendant plusieurs mandats. Adhérent au PCF en 1968, il fut instituteur, avant de devenir professeur de technologie à Morlaix. « C’était un débatteur redoutable, un homme charismatique dont la parole, allant toujours à l’essentiel, soucieuse d’être comprise par tous, et pleine de sagesse, était respectée et entendue », souligne la section PCF du pays de Morlaix. « Alain est resté modeste, proche des gens, bienveillant, attentif aux autres et d’une grande générosité. » Un dernier hommage sera rendu à Alain David le 23 mars, à 13 h 30, au crématorium de Saint-Thégonnec (Finistère). L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Alain David, par Christophe Ducourant

Alain David, par Christophe Ducourant

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 08:55

 

Allocution de Fabien Roussel au mur des fédérés à l'occasion du 150eme anniversaire de la Commune de Paris

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 08:51

 

Il y a cent cinquante ans, la révolution parisienne fut l’initiatrice d’une République sociale, laïque et démocratique inédite. Récit de ces 72 jours d'une expérience sans précédents dans l'histoire de la France, et des riches débats qui leur succédèrent.

Soixante ans après le début de la Révolution française, le second Empire avait, sur les cendres des journées de Juin 1848 et le coup d’État du 2 décembre 1851, instauré la dictature de la grande bourgeoisie financière et industrielle sur la France.

Face au régime libéral, plébiscitaire et autoritaire de Napoléon III, une force sociale nouvelle n’avait cessé de s’affirmer avec la transformation du système de production autour de l’industrie, de la machine à vapeur et du travail salarié, dont celui des enfants. Elle avait obtenu, en 1864, la reconnaissance de son droit de coalition et, la même année, s’était organisée politiquement sous la forme d’une Association internationale des travailleurs (AIT).

 

Le fiasco militaire de Sedan et la capitulation de l’empereur

Confrontée à la montée en puissance de la Prusse, la France avait déclaré la guerre au royaume de Guillaume Ier et d’Otto von Bismarck, le 19 juillet 1870. À peine un mois et demi après, le 2 septembre, la campagne de « Napoléon le Petit », selon l’expression de Victor Hugo en 1852, se soldait, après une série d’autres, par le fiasco militaire de Sedan et la capitulation de l’empereur.

Les événements, fait significatif, seront annoncés au Palais-Bourbon par Eugène Schneider, maître du Creusot et président du corps législatif impérial, président de la Société générale et fondateur, avec Charles de Wendel, du Comité des forges, la veille de la proclamation de la République, le 4 septembre.

Autre fait significatif, c’est dans la galerie des Glaces de Versailles que sera proclamée la naissance de l’État allemand, le 18 janvier 1871, date à laquelle les armées du Kaiser assiègent Paris et tiennent sous leur coupe le nord-est du territoire de la France métropolitaine.

 

Un armistice honteux, le 28 janvier

La République proclamée le 4 septembre 1870, celle du gouvernement de la défense nationale puis, après les élections législatives du 8 février 1871, celle placée sous l’autorité d’Adolphe Thiers et d’une Assemblée nationale à majorité royaliste installée à Versailles, organisera, sous la pression de l’Empire allemand et des milieux d’affaires français, l’écrasement de la Commune de Paris.

Elle avait promis une mobilisation acharnée avec à l’esprit les souvenirs des batailles de la Révolution française de Valmy (1792) et de Fleurus (1794). Elle signera – malgré l’opposition de Gambetta et de Garibaldi – un armistice honteux, le 28 janvier, et bientôt un traité préliminaire de paix, le 26 février. Après une série de trahisons, elle entérinera, entre autres humiliations, la perte de l’Alsace-Lorraine, avant de se réarmer, avec l’appui des nouveaux maîtres de l’Allemagne, contre Paris.

 

Le Paris populaire résiste

Le 7 janvier 1871, l’affiche rouge signée notamment par Édouard Vaillant et Jules Vallès demandant la naissance de la Commune de Paris, à l’image de la Commune insurrectionnelle de Paris de 1792, avait eu peu d’écho. Le 22 janvier, les tirs de la troupe sur les manifestants opposés à la capitulation rassemblés devant l’Hôtel de Ville, le jour où Louise Michel prend pour la première fois les armes, lancent l’alarme. La décision du gouvernement de février d’imposer le règlement des loyers et des échéances impayés, de supprimer la solde des gardes nationaux et de s’emparer des canons de Montmartre mettra le feu aux poudres.

Le 18 mars 1871, l’idée de la Commune ressurgit avec la claire prise de conscience de la trahison du gouvernement de défense nationale puis du gouvernement de février et l’engagement des manœuvres de ce dernier pour écraser définitivement la résistance parisienne. Le 28 mars, à la suite des élections municipales du 26, un Conseil de la Commune est proclamé. La Commune de Paris de 1871, du 18 mars au 28 mai, date de la fin de la « semaine sanglante », durera soixante-douze jours (soixante-treize avec la prise du dernier fort à Vincennes, le 29 mai).

« Ceux qui tiennent la matraque exigent l’amnésie historique », écrit Noam Chomsky dans l’Ivresse de la force (Fayard). La Commune de Paris de 1871, clé de l’histoire contemporaine, non seulement française mais mondiale, ce « sphynx » selon l’expression de Karl Marx (1), trop souvent biffé d’une censure tenace dans notre mémoire, sera, malgré l’adversité, d’une intensité politique inouïe.

 

Le rôle des Parisiennes est décisif

Stimulée par l’action des clubs, journaux, comités, assemblées, cercles, syndicats, associations, unions dont, en particulier, l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, fondée par Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff, militante de l’AIT, ou le Comité des femmes de la rue d’Arras, organisant des ateliers collectifs « afin de préparer l’organisation du travail des femmes par elles-mêmes ». Le rôle des femmes du peuple de Paris est décisif. Les « mains de Jeanne-Marie » comme l’écrivait Arthur Rimbaud, mais aussi leurs voix, leurs plumes et leurs cœurs battants entraîneront, dans le cours des événements, un bouillonnement de projets et d’idées inédit.

De par son œuvre économique et sociale tout d’abord, la Commune répond à l’urgence d’une situation hautement critique et dessine les linéaments d’une nouvelle organisation de la société. Entre autres mesures, elle promulgue l’interdiction de l’expulsion des locataires, un moratoire sur les loyers, la réquisition des logements vacants pour les donner aux sans-logis et aux victimes des bombardements.

Elle transforme huissiers, notaires, commissaires-priseurs et greffiers des tribunaux en fonctionnaires pour les plus pauvres, elle promulgue la suspension de la vente des objets du Mont-de-piété et le dégagement gratuit pour certains d’entre eux. Elle met en place les éléments d’une protection sociale, avec la création de pensions, de cantines, de dispensaires, d’orphelinats ainsi que de soins médicaux gratuits.

 

Salaire minimum, journée de dix heures et réglementation du travail de nuit

Dans le champ du travail qu’elle commande directement, elle limite la journée de travail à dix heures, journée de travail qui était le plus souvent de quinze, voire de dix-huit heures par jour. Elle réglemente le travail de nuit et l’interdit dans les boulangeries. La Commune prend des mesures d’augmentation des salaires pour les travailleurs communaux, dont les postiers et les instituteurs. Elle contraint les entreprises qui travaillent pour elle de fixer un salaire minimum.

Elle interdit la pratique des amendes et des retenues sur les salaires opérées par le patronat. Elle assimile l’abandon d’un atelier par un patron à une désertion et légalise la remise aux travailleurs, constitués en société coopérative, des ateliers abandonnés avec une journée de travail maximale de dix heures et la désignation de leurs cadres par élection. Elle supprime les bureaux de placement privés et stimule la création de chambres syndicales qui se multiplient, et accroissent leurs actions.

 

Déconcentration du pouvoir et démocratie ouvrière

Inédite par son œuvre sociale et économique, la Commune de Paris de 1871 le sera également par son œuvre politique. Constitué de républicains de gauche, jacobins, blanquistes et indépendants ainsi que de socialistes, proudhoniens, internationalistes communistes ou radicaux, le Conseil de la Commune tire son inspiration politique des revendications démocratiques de la Convention montagnarde (1793-1794), de la Constitution de l’an I ainsi que de celles nées pendant et après la révolution de 1848, mettant en avant la démocratie directe – question agitant également les rangs de l’AIT –, la déconcentration du pouvoir d’État ainsi que le contrôle des représentants par le peuple.

Elle fait aussi écho aux revendications de la démocratie ouvrière impliquant la démocratisation de l’organisation des unités de production, usines, manufactures, ateliers et services publics. Entre autres mesures, elle promulgue le principe de séparation de l’Église et de l’État et la suppression du budget des cultes.

 

Révolution culturelle

Elle met en place, contre l’enseignement traditionnel imprégné d’obscurantisme, de préjugés inégalitaires de race, de sexe et de classe, une commission de l’enseignement avec pour mission la création d’une école laïque, gratuite et obligatoire incluant les arts, le sport et la culture pour tous ainsi que la promotion de l’enseignement professionnel polytechnique et l’égalité des sexes.

Elle met en place une commission fédérale des artistes dans laquelle se retrouvent notamment Corot, Courbet, Daumier et Manet pour faire ouvrir au public les musées de la ville, le jardin des Tuileries aux enfants et les bibliothèques aux travailleurs. Une révolution en matière culturelle pour l’époque.

« Les théâtres s’ouvrent », raconte Prosper-Olivier Lissagaray (2) : « Le Lyrique donne une grande représentation musicale au profit des blessés. ­L’Opéra-Comique en prépare une autre. Les artistes abandonnés par le directeur de la Gaieté dirigent eux-mêmes leur théâtre. Le Gymnase, le Châtelet, le Théâtre-Français, l’Ambigu-Comique ouvrent leurs portes à la foule. Des concerts sont organisés aux Tuileries, pour les veuves et les orphelins de la Commune »

 

Un pouvoir municipal élargi

Dans le domaine politique au sens institutionnel, la Commune, fonctionnant sur la base d’un dialogue ouvert permanent avec le peuple parisien par le biais des commissions, est placée sous le principe de la révocabilité des élus et des magistrats ainsi que l’idée du mandat impératif.

Patriotique mais dans un sens universaliste, elle ouvre la citoyenneté aux étrangers, qui seront nombreux parmi ses militants et combattants. Soucieuse de rompre avec le centralisme du Paris impérial, elle envisage la mise en place d’une République décentralisée fondée sur un pouvoir municipal élargi.

Mais la Commune de Paris de 1871 ne fut pas seulement un ensemble d’organes politiques et civiques dont l’action, d’une teneur extraordinaire pour les deux mois de son existence, pourrait être considérée comme un « arrêt sur image ». Comme telle, malgré ses audaces, sous la menace constante de son écrasement militaire et de son effondrement politique, isolée par l’échec des Communes provinciales, entre autres, de Lyon, Marseille ou Saint-Étienne, elle souffre nécessairement de nombre d’imperfections, de limitations et de contradictions soulignées, notamment, par la critique marxienne et marxiste.

 

L'espérance du « temps des cerises »

Elle fut, comme la Révolution française ou la révolution soviétique de 1917, un mouvement social en acte porteur, dans ses interstices mêmes, de principes dépassant sa lettre et traversant les époques.

Portant en elle l’espérance de ce « temps des cerises » qui, depuis la révolte de Spartacus contre le régime de l’esclavage romain, ne cesse de renaître au printemps d’une humanité productrice et créatrice s’émancipant de ses tutelles politiques, économiques, sociales et imaginaires, elle ne cesse de nous interpeller et de nous convier à la découvrir et à la redécouvrir, à l’image du hors-série exceptionnel, « Un espoir mis en chantier », que l’Humanité consacre à son cent cinquantième anniversaire.

Sur ses branches de mai 1871 ensanglantées par l’égoïsme armé des classes et des castes dominantes, comme au sortir de l’Occupation et de la Collaboration, ombrageant le mur des Fédérés témoignant de l’héroïsme des titis et des grisettes de la Commune de Paris, « à l’assaut du ciel », les fleurs de cerisier des « jours heureux ».

(1)  La Guerre civile en France, dans Sur la Commune de Paris, textes et controverses. Éditions sociales, 2021.

(2) Histoire de la Commune de Paris 1871, de Prosper-Olivier Lissagaray. La Découverte, 2005.

 


150 ans de la Commune, notre sélection d'articles pour revivre ce moment historique :

 

 

Et nos vidéos

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 08:49

 

Une partie de la droite lui crache dessus, Emmanuel Macron l’ignore, tandis que la gauche s’honore de s’inscrire dans ses pas. Cent cinquante ans après, l’élan et la vitalité de cette révolution interrogent toujours le monde.

Impérissable Commune de Paris ! Réprimée par le sang et les déportations en 1871, insultée jusqu’à nos jours, la révolution de 1871 inspire encore espoir à gauche et effroi à droite. Mais qu’a-t-elle donc réalisé pour être à ce point admirée et honnie en 2021 ?

 

Le 18 mars1871, les Parisiens se révoltent

Il y a cent cinquante ans, le 18 mars 1871, les Parisiens se révoltent. Ils refusent la capitulation devant les Prussiens, dénoncent les projets de rétablissement monarchique de l’Assemblée de Versailles, et empêchent le gouvernement d’Adolphe Thiers de s’emparer des canons de la Garde nationale.

La suite ? Soixante-douze jours d’innovations et d’expérimentations politiques qui ont marqué l’histoire du mouvement ouvrier et féministe à l’échelle internationale. La Commune de Paris proclame la séparation de l’Église et de l’État, l’instruction gratuite et laïque, la réquisition des logements vacants et des ateliers de production, en plus de la citoyenneté pour les étrangers. Elle brûle aussi la guillotine, et ébauche les premières pages d’un droit du travail, visant à l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.

 

Plus de 20 000 communards tués par les versaillais

Où est donc le problème ? « L es incendies de la Commune ont ravagé des pans entiers de la capitale  ! » assène l’élu LR Rudolph Granier en plein Conseil de Paris. « Pourrez-vous encore dénoncer les casseurs après avoir honoré en grande pompe ceux qui ont choisi de brûler les Tuileries, le Palais-Royal et notre Hôtel de Ville ? » poursuit Antoine Beauquier, un proche de Christine Boutin.

Les deux conseillers de droite s’indignent des commémorations organisées par la Ville de Paris. Quel toupet ! Ils oublient bien vite que c’est Adolphe Thiers qui a fait bombarder la capitale, et que les terribles incendies imputés à la Commune ont lieu en plein chaos, pendant la « semaine sanglante », sans l’aval de son gouvernement. Ils ne sont pas seuls à cracher sur la Commune.

L’ambassadeur de France en Ukraine, Étienne de Poncins, la qualifie de « préfiguration du totalitarisme communiste soviétique par la terreur et les massacres accomplis ». Quel rapport, pourtant, entre l’exécution d’une centaine d’otages, là encore contre l’avis des dirigeants de la Commune et en plein désastre, et les purges staliniennes ? Sans parler des faits : fusiller les otages était une faute, mais que dire des 20 000 communards tués par les versaillais, lors de combats, puis des exécutions sommaires par milliers ?

 

« L’instauration d’une République démocratique et sociale »

« Le véritable crime de la Commune, c’est d’avoir commencé à bâtir une société qui ne repose plus sur la quête effrénée du profit et s’intéresse d’abord au bonheur des uns et des autres. Tout ce qui appartient à l’intelligence populaire et au partage des richesses est quelque chose qui fait horreur aux puissants », mesure l’écrivain Gérard Mordillat.

« La Commune a défendu l’instauration d’une véritable République démocratique et sociale. Il s’agissait d’un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, avec une très importante représentation ouvrière. C’est cela qu’on lui a fait payer, et c’est pour cela qu’elle est encore insultée ou passée sous silence », insiste Fabien Roussel. Le secrétaire national du PCF estime que « ceux qui confisquent le pouvoir aujourd’hui ne veulent surtout pas que nous nous rappelions des grandes avancées de la Commune, ni qu’elle a été réprimée dans le sang pour son audacecomme rarement dans notre histoire ».

« L’oligarchie a toujours peur du peuple, encore plus s’il prouve concrètement qu’il peut s’organiser démocratiquement et jeter les bases d’une société socialiste », poursuit Alexis Corbière. L’insoumis ajoute : « Pour délégitimer la Commune, la question de la violence lui est toujours jetée à la face, alors que c’est elle qui a été massacrée. »

 

« La Commune n’est pas morte, mais Versailles non plus »

L’affrontement mémoriel et idéologique est tel que l’historienne Mathilde Larrère considère que « la Commune n’est pas morte, mais Versailles non plus ». En accueillant Vladimir Poutine à Versailles, en 2018, Emmanuel Macron déclarait d’ailleurs : « C’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée. » « Il montre clairement qu’il se sent beaucoup plus proche de la République conservatrice et autoritaire de Thiers que de la République sociale de Louise Michel », dénonce Fabien Roussel. Et Macron n’est pas le seul.

Des gilets jaunes se revendiquent de la Commune de Paris ? La réponse du préfet de police de Paris, Didier Lallement, fait froid dans le dos : « Pour se prendre pour Jules Vallès, il faut avoir son Galliffet », lance-t-il, se comparant toute honte bue à l’un des massacreurs de la Commune.

Icon QuoteLa France ne mérite pas que ses autorités les plus élevées tournent le dos à cet événement, en ignorant les progrès de l’historiographie, qui tendent à revaloriser les combats de la Commune. ROGER MARTELLI Historien et coprésident des Ami.e.s de la Commune

« Certains sont surpris qu’Emmanuel Macron ne commémore pas la Commune, comme s’il était au-dessus de la mêlée. Mais c’est bien parce qu’il est au milieu de la mêlée qu’il ne s’en empare pas et la passe sous silence. Les conflits sociaux et politiques qu’il provoque sont trop présents pour qu’il puisse jouer les arbitres », développe Mathilde Larrère. L’entourage du président de la République précise que, s’il s’apprête à célébrer Napoléon Ier, le chef de l’État ne prévoit pas de prononcer un mot sur la Commune…

Roger Martelli, coprésident de l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris, se désole cette régression : « La Commune est un objet conflictuel, un objet chaud, mais le retour du discours versaillais est inacceptable. La France ne mérite pas que ses autorités les plus élevées tournent le dos à cet événement, en ignorant les progrès de l’historiographie, qui tendent à revaloriser les combats de la Commune et à poser un regard raisonné, lucide et non caricatural, sur ce moment clé de l’histoire. » L’historien appelle à ce que tous les héritiers de la Commune, syndicats, associations et partis de gauche, se retrouvent de « manière spectaculaire et rassemblée » pour la montée au mur des Fédérés, le 29 mai.

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 15:06
Morceaux choisis du Viaduc, journal du PCF Morlaix, et de sa fête - par Alain David
Il écrivait son édito avec Lucienne Nayet il y a 20 jours, en 2021...
 
50 ans plus tôt, après une interruption, en 1970, "Le Viaduc", qui a désormais comme directeur de publication Alain David, secrétaire de section du PCF Morlaix depuis quelques mois, s'étoffe, gagne en quantité d'articles, à qualité de mise en page, et en ambition: notamment celle d'établir un dialogue avec les lecteurs. Il parait toujours tous les deux mois.
En novembre 70, le journal qui coûte 30 centimes, auquel on s'abonne, a pour éditorial:
 
Pourquoi ce journal?
 
AMIS LECTEURS,
En France, l'écrasante majorité des journaux appartient à un petit nombre de groupes financiers. Quant à la radio-télévision, elle demeure un instrument de propagande au service du gouvernement. Et ce n'est pas parce qu'un dirigeant communiste ou syndical peut faire de temps à autre une apparition sur le petit écran que cela change quelque chose à l'essentiel. L'information est unilatérale, dirigée, partiale.
C'est pourquoi la section de Morlaix du PCF a décidé de publier un journal local afin de faire connaître à la population de Morlaix et de ses environs le point de vue des communistes sur quelques questions internationales, nationales et locales.
Il est évident que, dans une publication modeste comme la nôtre, il nous sera impossible d'aborder ou de développer tous les problèmes de l'actualité. D'autre part, les auteurs des différents articles de ce journal sont des militants de base de la section de Morlaix du Parti Communiste, ce sont des ouvriers, des paysans, des artisans, des enseignants et ils n'ont pas, pour rédiger, la facilité des journalistes professionnels.
Nous espérons cependant que vous lirez avec intérêt ce journal que vous recevrez tous les deux mois.
C'est avec plaisir que nous accepterions de dialoguer avec vous en répondant, dans nos prochains numéros, aux questions que vous nous auriez posées en écrivant au siège de notre parti, situé 5, rue Haute à Morlaix.
Le Comité de rédaction".
 
Signent leurs articles dans ce journal Renée Deroux (la place de l'EPS dans l'éducation nationale), François Paugam (luttes sociales aux Combustibles Morlaisiens), Daniel Crassin (Regards sur la RDA: réaction argumentée à un article du Télégramme), Janine Tardivel qui fait le compte rendu d'une conférence où Alain David et Louis Le Roux, membre du Comité Central du PCF, ont parlé de la situation prometteuse du Chili.
 
En juin 1971, Le Viaduc relate une conférence débat avec le grand résistant communiste ROL-Tanguy, né en gare de Morlaix, ouvrier métallurgiste, ancien des Brigades Internationales et libérateur de Paris. "150 personnes étaient venues assister à la conférence-débat que donnait Rol-Tanguy dans la salle des conférences de la mairie de Morlaix. Aux côtés de Rol-Tanguy avaient pris place au bureau les camarades Alain David, secrétaire de section, Louis Aminot, membre du comité fédéral et Le Nagar de Plougonven".
 
En mai-juin 1972, il est question de la 8e fête du Viaduc. Louis Ollivier commente: "Le 1er mai 1972, malgré son temps incertain, a apporté sur le terrain de la Madeleine, un millier de personnes. Notre "Fête du Viaduc" devient la kermesse la plus importante de notre ville. En effet, le grand nombre de stands, leur décoration, leur qualité et surtout le match de football ont contribué à son succès en créant une ambiance gaie, joyeuse et sportive". Alain David écrit un article anti-colonialiste de circonstance:
Halte à l'agression américaine au Vietnam:
 
"Depuis plus d'un quart de siècle, les peuples d'Indochine sont contraints à défendre leur existence et leur dignité, leur indépendance et leur liberté. En minant les ports de la République Démocratique du Vietnam, en reprenant les bombardements intensifs sur les objectifs civils, le gouvernement américain fait un pas de plus dans l'escalade de la guerre. Il faut en finir avec cette "sale guerre". Comme tous les peuples du monde, les peuples indochinois ont un droit imprescriptible: le droit à la paix. Cette paix ne pourra voir le jour tant que l'envahisseur américain occupera l'Indochine"...
 
Comme d'habitude François Paugam se fait écho des luttes sociales dans la région de Morlaix, aux PTT et aux Imprimeries. Michel Derrien écrit sur les implantations d'école à La Vierge Noire et à La Boissière, et sur le manque d'espaces de vie collective dans le nouveau quartier HLM de La Vierge Noire. Son texte, toujours d'actualité, mérite d'être cité:
"Le vendredi 19 mai, la première chaîne de télévision présentait une dramatique: "Un dimanche volé". C'est le drame réel d'un ouvrier vaincu par la fatigue du travail, les bruits de la rue et de l'immeuble filtrant à travers les cloisons et les fenêtres de l'appartement, le manque de sommeil accumulé. Au-delà de cette existence, on peut trouver une condamnation des logements construits au rabais, véritables usines à névroses, des cadences de travail, de l'absence de terrains de jeux pour les enfants des HLM, condamnés à jouer au milieu des voitures ou dans les escaliers. Allez vous promener dans la rue de La Vierge Noire à Morlaix. Voyez ces clapiers humains qui montent, les espaces libres sont chichement mesurés. Dans quelques années, des centaines d'enfants y habiteront. Ce décor de béton vous fera immanquablement penser au film de Gérard Chouchan. Existe t-il une solution? Certes oui. Les constructions de ce quartier sont en place, on n'y peut plus rien. Mais il existe encore, tout à côté, du terrain. Il faut d'urgence que la ville de Morlaix achète, si ce n'est déjà fait, le "petit bois de Coat Serho", ainsi que les prés et les terrains qui bordent la route de Lanmeur. A cet endroit, il est possible, sans de trop grandes dépenses, d'aménager une part de promenade et de loisir. L'aménagement d'un bassin ne pose aucune difficulté. En outre, il faut des terrains de jeux pour les enfants. Ne serait-il pas possible de prévoir un tel espace entre la Boissière et la Vierge Noire? L'erreur serait d'attendre que les constructions soient terminées pour penser à un tel problème..."
 
En décembre 1972, Le Viaduc s'ouvre sur un article d'Alain David sur le Programme Commun:
 
"Le programme... c'est le vôtre.
 
Le programme commun signé par le Parti Communiste, le Parti Socialiste, et les Radicaux de Gauche ouvre au peuple des perspectives nouvelles.
Ce programme n'est pas un simple accord électoral conclu entre les dirigeants des trois partis; ce programme commun que les travailleurs ont attendu si longtemps c'est une arme que nous mettons entre leurs mains pour qu'ils puissent se libérer des quelques monopoles parasites qui sucent le fruit du travail de tout un pays.
Le programme commun est le programme de tous ceux qui ont intérêt à l'avènement d'une démocratie véritable. C'est le programme des ouvriers dont l'exploitation est sans cesse accrue, des employés et des fonctionnaires dont le pouvoir d'achat est sans cesse menacé par la hausse des prix, des artisans et des commerçants de plus en plus victimes du secteur monopoliste, des paysans que l'on force à quitter la terre pour grossir les rangs des chômeurs ou des O.S, des femmes surexploitées qui bouclent de plus en plus difficilement leur budget, des jeunes à qui ce régime n'offre aucun espoir et des personnes âgées qu'il oblige à vivre dans la misère.
En un mot le programme commun que nous vous appelons à acheter, à étudier, à populariser et à soutenir, c'est le VOTRE.
A.DAVID"
C'était la cinquante année de la fête du Viaduc, en 2014, et Alain David nous parlait de son histoire:
 
50 ANS DE COMBAT COMMUN
 
DES LIENS FORTS AVEC LA POPULATION
Cette année nous tenons la 54 ème Fête du Viaduc du nom du journal de la section PCF du pays de Morlaix.
Cette durée en dit long sur la qualité des liens que les communistes et leurs amis (car ils ont toujours été présents sur la Fête) ont su tisser avec la population. En témoigne aussi la fidélité des annonceurs qui sont pour beaucoup dans le succès financier.
 
UNE FÊTE NOMADE
Le souci de rencontrer la population et différentes contraintes ont conduit à chercher des implantations diverses. La première fête s’est déroulée le 5 septembre 1965 à Kernéguès. Mais très rapidement le 1er mai, la fête des travailleurs, devint le rendez-vous incontournable des communistes avec la population du pays de Morlaix. Jusqu’en 1978 elle se déroula autour du terrain de foot de la Madeleine ; terrain où se déroulait une rencontre corpo très suivie. En 1979 la fête s’installa aux Jacobins pour une mémorable édition, très riche artistiquement… mais qui ne dégagea pas beaucoup de bénéfices. A partir de 1980 s’ouvre une longue période dans la vallée de Ty-Dour. Elle va durer jusqu’en 2004 à ce carrefour du quartier du plateau nord-est. Je fus à l’origine de son départ en décidant, en tant qu’adjoint à l’urbanisme, de la construction de la résidence étudiante sur le terrain qui servait de parking. S’en suivirent 2 ans à Ploujean où la salle mettait les stands à l’abri des intempéries puis le déplacement, par souci de visibilité, place Allende pendant 3 années. Un essai fut fait en 2010 à la Boissière, Place de la Commune de Paris, dont le nom nous plaisait évidemment. Mais l’année suivante nous rejoignîmes la place Allende.
 
POLITIQUE, CULTURE ET CONVIVIALITÉ
Organisée par le PCF, la Fête du Viaduc n’est évidemment pas une simple kermesse. La politique y tient une grande place. Par l’intervention politique assurée par un dirigeant national, départemental ou local, par un élu ou un candidat. Nous lui avons substitué depuis plusieurs années un débat avec les participants à la fête qui peuvent ainsi échanger avec le dirigeant présent et les militants. Mais la politique est aussi présente par les affiches , les livres, la presse, les revues, les pétitions, les expos… et les discussions informelles toujours passionnées. S’y ajoute la présence d’associations amies et de nos partenaires. Tous les ans, nous y enregistrons plusieurs adhésions.
La culture a toujours été présente à la fête du Viaduc. Expositions de peinture, dessins, photos avec toujours la diversité, la qualité…et le contenu. Spectacles : chansons françaises, rock, chants de marins ; musique, jazz, musique et danse bretonnes, fanfare, musique baroque, percussions, spectacle de magie, théâtre, littérature…sans oublier la dimension sportive.
La fête est aussi un moment de rencontre et de convivialité. Aux jeux, stands, loteries, concours s’ajoute bien évidemment la restauration. Aux casse-croûtes et grillades des premières années se sont ajoutés la crêperie et le restaurant où militant-e-s et ami-e-s font tous les ans merveille permettant ainsi d’ajouter aux plaisir des papilles ceux des retrouvailles et des discussions.
 
LA SOLIDARITÉ EN ACTION
Beaucoup de partis politiques ont organisé des fêtes …qui parfois ont disparu. Nous ne sommes pas peu fiers de tenir cette année la cinquantième fête du Viaduc. Ce n’est possible que grâce à l’investissement des militants et des amis qui d’année en année y mettent toute leur énergie dans les différentes tâches à assurer. Que grâce aussi à toutes celles et à tous ceux qui y participent chaque année
Longue vie à la Fête du Viaduc et succès à tous les combats que nous mènerons ensemble !
 
Alain David
(édito du Viaduc pour l'annonce de la 50 ème fête du Viaduc)
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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 14:50
André Moat à la tribune d’un meeting de la CGT en 1978 ou 1979 (fonds A. Moat, CRBC) - Photo présentée dans le Maitron en ligne

André Moat à la tribune d’un meeting de la CGT en 1978 ou 1979 (fonds A. Moat, CRBC) - Photo présentée dans le Maitron en ligne

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

12/ Andrée Moat (1920-1996)

UNE CITOYENNE ENGAGEE DANS LE MILITANTISME

Il est de bon ton aujourd'hui dans certains milieux d'opposer citoyenneté et engagement politique et syndical. Andrée MOAT, au contraire fut une immense citoyenne militante communiste, CGT et culturelle.

1 - SYNDICAL

La première fois que j'ai vu Dédée MOAT c'est en 1968. Jeune enseignant je venais de prendre ma carte au Parti à la cellule de St Martin-des-Champs. Avec la fougue des néophytes je ne ratais pas une des nombreuses réunions. En alternance avec Emile LE FOLL, responsable cheminot, Dédée assurait la prise de parole de la CGT. Avec un talent d'oratrice certain nourri de la culture et de son expérience politique et syndicale. Il fallait voir comment elle enflammait les salles. Plus tard je la croiserai dans bien des manifs avec ses camarades de la CGT de Saint-Pol.

2 - POLITIQUE

Dès 1945 elle adhère au parti communiste et en sera membre jusqu'à sa disparition. Je la retrouverai au comité fédéral puis au bureau fédéral du Finistère Nord où le jeune responsable que j'étais,  apprit beaucoup de sa participation à la réflexion collective, de sa capacité à prendre du recul et de la hauteur sans jamais oublier ni les enjeux ni la réalité concrète. Mais l'apport de Dédée dépassait largement cette dimension "institutionnelle". Sa porte était toujours ouverte et ses oreilles attentives aux réflexions et aux interrogations face à des situations politiques toujours plus complexes. Je sais que, comme moi, nombreux furent les dirigeants qui bénéficièrent de ses réflexions et de ses conseils.

Dirigeante de premier ordre donc mais aussi militante de terrain. Il faut avoir participé avec elle à des campagnes électorales dans ce Léon si fermé aux idées communistes pour savoir ce que cela impliquait comme engagement et comme énergie. Que ce soit pour assurer les réunions , pour distribuer des tracts ou pour vendre la presse, elle était toujours présente et active.

Sans parler évidemment de son immense  activité autour des livres, Dédée fut vraiment de celles et de ceux qui contribuèrent à faire du PCF et de son entourage un incomparable intellectuel collectif.

3 - CULTUREL

En plus de sa passion pour les livres pour laquelle elle sillonna au volant de sa 2CV les routes du Finistère, d'une fête ou d'une réunion à l'autre, embauchant un camarade chauffeur lorsque la conduite devenait plus difficile pour elle. Dédée s'investissait dans la vie culturelle et associative locale que ce soit le cinéma, l'amicale laïque  ou la défense de l'école. Sa forte personnalité, ancrée au milieu de camarades très soudés de sa cellule/section de Saint-Pol/Roscoff, ont fortement marqué la vie sociale et politique de ce coin de Léon. En témoigne la popularité qui fut la sienne dans toute la population , dans tous les milieux des chercheurs en biologie marine comme des emballeurs de Saint Pol , des élus roscovites comme des dockers du port .

C'est un cadeau de la vie pour moi que d'avoir pu connaître et militer avec quelqu'un de la qualité de Dédée. Alain DAVID

 

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

31/ François Paugam  (1910-2009)

FRANCOIS PAUGAM : L'HUMAIN AU COEUR

par Alain David

J'ai rencontré François lors de mon adhésion au Parti Communiste lors du grand mouvement de mai-juin 1968. La Maison du Peuple , dont il était un pilier, était alors une véritable ruche bruissant au gré des nombreuses réunions et assemblées générales  qui s'y tenaient. Son autorité, sa présence y était remarquables.

Cheminot, conducteur de locomotives, François avait pu, encore jeune, prendre sa retraite bénéficiant d'un statut que la droite y compris dans de variante macroniste n'a eu de cesse de remettre en cause. Il aurait pu, à partir de ce moment, couler des jours tranquilles. C'était mal connaître l'homme. Il déroula au contraire une carrière militante de plusieurs décennies au Parti Communiste, à la CGT et au Secours Populaire.

A l'U.L.-CGT de Morlaix, pendant plus de 25 ans, il fut quasiment permanent accueillant les salariés, les syndicalistes, se rendant dans les entreprises chaque fois que s'y déroulait un conflit ou que s'y perpétrait une injustice. Faisant respecter le droit du travail sans jamais manifester aucune crainte alors que les échanges étaient parfois houleux. S'y ajoutait en plus tout le temps consacré à l'entretien  des nombreux locaux de cette immense Maison du Peuple. Je le vois encore, à 80 ans passés, gravir une échelle pour décrocher sur la façade une enseigne de la CGT que le vent avait malmenée.

Il fut aussi un militant actif du Secours Populaire qu'il a présidé pendant des années. Là aussi il ne comptait ni son temps ni son énergie pour apporter son soutien à ceux que la vie avait malmenés. Pour cet engagement il a reçu la Légion d'Honneur des mains de Julien Lauprêtre lors d'une cérémonie émouvante où se sont retrouvés nombreux, beaucoup de celles et ceux avec qui il avait milité.

J'ai beaucoup vu François au Parti Communiste Français   après 1971.

Déjà secrétaire de section ,j'avais quitté Saint-Martin pour descendre à Morlaix et adhérer à la cellule Thorez dite "du Pouliet" dont François était l'un des animateurs. Je me souviens de tout ce que François apportait à ses débats et à son activité, comme à la section dont il était membre du comité.

En ces temps-là ça discutait ferme au Parti... ferme et parfois longtemps. François apportait dans ces débats la richesse de sa longue expérience. Veillant toujours à ce que les discussions ne s'éloignent pas de la réalité du terrain et du vécu de la population. Veillant aussi, car nous n'étions pas toujours exempts de la tentation de jargonner, à ce que dans notre expression nous soyons toujours compréhensibles par toute la population.

Ses multiples activités militantes donnaient à François une large , riche et fine connaissance de la réalité de la vie du pays de Morlaix. Elle nourrissait les nombreux articles qu'il donnait à chaque parution du journal "Le Viaduc". Les actions syndicales, les brimades et injustices dans les entreprises, trouvaient ainsi un écho public qu'elles n'avaient pas souvent dans la presse.

Comme à la CGT, François prenait en charge les locaux du parti. Le 5 rue Haute d'abord puis le 2 Petite rue de Callac. L'entretien courant bien sûr, mais aussi des tâches de plus grande envergure que son indéniable, compétence lui permettait de mener à bien. C'est ainsi qu'il réalisa le monumental escalier de la Maison du Parti. On se souvient aussi de l'exploit qu'il a mené avec son ami; Louis Olivier, quand ils se sont mis en tête de décrépir toute la façade du bâtiment et d'en rejointoyer toutes les pierres.

Plus tard, l'état de santé de son épouse rendant difficile son maintien à domicile, François décida de l'accompagner au Foyer Logement de la Boissière à Morlaix. Il y agit immédiatement pour la prise en compte des avis des résidents. François continuait à participer à nos réunions de cellule. D'y participer pleinement. Je l'ai vu souvent pester lorsque l'horaire des repas du soir au foyer l'obligeait à écourter sa présence.

François Paugam était représentatif de cette génération de militants qui, dans tous les domaines, ont voulu bâtir ces "jours heureux" du Conseil National de la Résistance. Tous les acquis qu'ils ont contribué à conquérir ont façonné la réalité française qui est aujourd'hui si gravement menacée par le pouvoir. La reconnaissance que nous leur devons nous engage à continuer leur combat.C'est le sens de " L'HUMAIN D'ABORD " pour lequel nous nous battons .

Alain DAVID - le 30.01.2020

2020 - Alain David rend hommage aux militants communistes du Pays de Morlaix: Dédée Moat, François Paugam, Alphonse Penven

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

35/ Alphonse Penven (1913-1994)

Témoignage de Alain David sur Alphonse Penven: 

"Je garde en mémoire de nombreuses réunions électorales avec Alphonse ... et son talent d'orateur alors qu'il n'avait pas besoin de lire son discours. Me revient particulièrement ma première candidature aux législatives où , bien que déjà affaibli , Alphonse m'avait passé le flambeau tout en acceptant d'être suppléant.

L'autre jour, en faisant un peu de rangement, j'ai retrouvé une photo où nous apportions notre soutien aux salariés de Kaolins de Berrien qui occupaient l'entrepôt de la gare de Pleyber-Christ . On y remarque l'aisance d'Alphonse devant les travailleurs. La foule qui assista à ses obsèques à Huelgoat suffit à démontrer (mais bien sûr il n'en est pas besoin ) l'empreinte dont il a marqué ce coin de l'Arrée . En ces temps où les responsables politiques semblent souvent préparés et élevés en batterie, un témoin d'une autre époque où les valeurs étaient chevillées au corps" .

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 14:12
PCF Pays de Quimperlé

PCF Pays de Quimperlé

Nous serons aux cotés des salariés de la Fonderie de Bretagne.

Après s'être gavé d'aides publiques en tout genre, du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) en passant par les niches fiscales et les procédures d'exonération ou les aides diverses des collectivités locales, après avoir largement émargé au tout récent plan de relance de l'automobile estimé à 5 millards d'euros, Renault laisse tomber l'entreprise « Fonderie de Bretagne » installée à Caudan.

Renault décide de se tourner, pour acquérir les pièces indispensables à sa production, vers des pays à faibles coûts pour, de fait, augmenter ses marges dans une logique de rentabilité systématiques laissant aux pouvoir publics le soins de réparer les dégâts sociaux.

Cette décision provoque des protestations unanimes,y compris de la part de mouvements politiques qui se sont toujours opposés aux propositions du PCF visant à faire rendre l'argent public perçu, aux entreprises qui délocalisaient tout ou partie de leur production.

Les salariés de la Fonderie de Bretagne (ex SBFM) défendront becs et ongles leur outil de travail, fleuron industriel.

Ils auront à leur côtés ; comme depuis toujours, le Parti communiste, ses militants et ses élus.

Ils participeront au rassemblement organisé par les salariés et leur syndicat CGT le mardi 23 mars à 10h sur le parking de l'entreprise à Caudan.

Fabien Roussel secrétaire national national du PCF y particpera.

Quimperlé le 21 03 2021

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 13:56
Piero Rainero; secrétaire fédéral, membre du comité central, Jean Dréan; membre du comité fédéral et animateur du réseau des cheminots communistes de la fédé, André Lajoinie, Alain David; membre du secrétariat fédéral en charge des élus communistes et de la formation militante, Daniel Créoff; maire de Berrien et conseiller général du canton d'Huelgoat. Piero Rainero

Piero Rainero; secrétaire fédéral, membre du comité central, Jean Dréan; membre du comité fédéral et animateur du réseau des cheminots communistes de la fédé, André Lajoinie, Alain David; membre du secrétariat fédéral en charge des élus communistes et de la formation militante, Daniel Créoff; maire de Berrien et conseiller général du canton d'Huelgoat. Piero Rainero

Voici une photo sur laquelle figure Alain David qui a été prise lors de la fête départementale du parti au Parc de Penfeld à Brest en 1987 au stand de la section de Morlaix dans lequel stand était organisé un débat sur le thème de la défense et du développement du transport ferroviaire avec André Lajoinie qui était candidat à l'élection présidentielle de 1988.
De gauche à droite sur la photo :
Piero Rainero; secrétaire fédéral, membre du comité central, Jean Dréan; membre du comité fédéral et animateur du réseau des cheminots communistes de la fédé, André Lajoinie, Alain David; membre du secrétariat fédéral en charge des élus communistes et de la formation militante, Daniel Créoff; maire de Berrien et conseiller général du canton d'Huelgoat.
Piero Rainero
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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 09:28
Journal du Dimanche, 21 mars 2021

Journal du Dimanche, 21 mars 2021

Fabien Roussel sera dans la région lorientaise mardi 23 mars pour soutenir les salariés des Fonderies de Bretagne (SBFM) à Caudan et de 14h à 16h30 il sera à la fédération du Morbihan du PCF à Lanester avec les camarades, avant un point presse à 16h30.

Manifestons avec les salariés de la SBFM et Fabien Roussel à Caudan le mardi 23 mars, 10h

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 08:31
Photo Ouest-France - 19 mars

Photo Ouest-France - 19 mars

[« Pour que le second degré ne reste qu’une mauvaise blague »]
« Pour que le second degré ne reste qu’une mauvaise blague » | OUEST-FRANCE
 
Et un, et deux, et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité ! »
Slogans, musique et pancartes humoristiques étaient au rendez-vous de la manifestation pour le climat organisée à Carhaix (Finistère), vendredi 19 mars 2021, à l’appel du mouvement Youth for climate (Jeunesse pour le climat).
Le cortège comptait environ 200 personnes selon les gendarmes, comme il y a deux ans, dont une grande majorité de lycéens carhaisiens. À l’image de Milig, 17 ans, scolarisé au lycée Diwan : « L’écologie me préoccupe. On peut tous faire des efforts. Autour de moi, je vois que ça bouge un peu. Mais dans la société, en général, c’est très lent », explique-t-il.
Un « die-in »
La manifestation est partie de l’avenue Victor-Hugo à 10 h 30 pour aller vers le Leclerc, puis revenir direction le centre-ville en passant devant la gare. Au rond-point de la place de la Gare, plusieurs dizaines de participants réalisé un « die-in » (manifestation où les participants s’allongent dans la rue, simulant une mort) accompagné d’une minute de silence « pour les étudiantes et étudiants qui se sont suicidés et tous les autres qui galèrent à cause de la pandémie », lance Maiwenn Kergoat, lycéenne à Diwan, au micro.
Le cortège s’est ensuite arrêté place de la Tour-d’Auvergne, où se sont succédé des prises de parole. Au micro toujours, Maiwenn Kergoat et Blanche Royer, également lycéenne de Diwan, ont dénoncé « les aides superficielles de l’État concernant l’environnement » et se sont positionnées contre « l’installation d’Amazon sur notre territoire ». Elles ont aussi mis en lumière « la souffrance des jeunes et l’angoisse qui grandit ».
Une grève chaque vendredi à Carhaix
Dans le cortège se trouvaient, entre autres, des membres du Parti communiste français, du Nouveau parti anticapitaliste, du Mouvement pour la paix, de la Confédération générale du travail.
À partir de vendredi prochain et « tous les vendredis quand on aura cours », une grève pour le climat sera organisée devant la mairie, annoncent les deux lycéennes. À l’image de ce que faisait la militante Greta Thunberg devant le parlement suédois.
Vendredi 19 mars 2021, dans l’après-midi, une marche verte a été organisée autour du lycée Diwan pour récolter les déchets dans la nature.
 

La section du PCF de Carhaix-Huelgoat appelle à participer à la manifestation organisée ce vendredi 19 mars 2021, à Carhaix, à l’appel de Youth for climate.

La section de Carhaix-Huelgoat du Parti communiste français soutient l’appel des étudiants de Youth for climate et invite à se joindre à la manifestation prévue ce vendredi 19 mars, à 10 h 30, au départ du parking Biocoop (côté rocade). Pour Pierre-Yves Thomas, porte-parole de la section, « le nombre et l’ampleur des événements climatiques se multiplient. L’écologie a besoin, au quotidien et dans tous les domaines, de l’intervention solidaire de femmes et d’hommes, toujours plus actifs et déterminés à mettre en cause le système productif dominant planétaire responsable du réchauffement climatique. La France doit aller plus loin que le contenu de la loi climat. Comme l’ont souligné les participants à la convention citoyenne sur le climat, celle-ci a été une mascarade. Sur les 149 propositions préconisées, très peu ont été retenues et dans leur majorité vidées de leur substance. Il faut aller dans le sens d’une réduction forte des transports émetteurs de CO2 : ferroutage prioritaire, plus écologique que les camions, développement des transports en commun, circuits courts agricoles et industriels, etc. Il faut une taxe kilométrique pour dissuader les transports de marchandises évitables… Par ailleurs, il faut réduire la consommation d’énergies carbonées », souligne-t-il.

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