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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 06:43

 

Le système hospitalier a à faire avec une transformation profonde du pays, née des progrès du XXe et du XXIe siècle. La population générale augmente et la proportion des personnes âgées croît rapidement. Cet allongement de la vie pose des problèmes particuliers : les besoins sociaux et médicaux sont plus importants et les pathologies se transformentAlain Brémaud, « La protection sociale face à la transition épidémiologique et à la transition démographique », in les Cahiers de santé publique et de protection sociale, no18, septembre 2015, p. 60.

*Le docteur Michel Limousin est membre de la commission Santé et Protection sociale du PCF. Le docteur Paul Cesbron est gynécologue obstétricien, ancien chef de service de la maternité du Centre hospitalier de Creil.

Nous sommes face à ce qu’on appelle « transitions démographique et épidémiologique »Laurent Chambaud, « Le système de santé français à l’épreuve des transitions », la Nouvelle Revue des sciences sociales, no6, 2016, p. 157-170., C’est un contexte dans lequel l’hôpital, par son importance (plus de 1 000 établissements et 1,6 million d’emplois), n’échappe pas à la transition écologique liée à la crise climatique.

 

UNE TRANSITION MULTIFACTORIELLE

La transition démographique revêt deux aspects. D’une part, la population générale a augmenté, et le nombre de médecins formés, défini en 1971, est resté à un niveau très bas alors qu’il y a 10 millions de personnes de plus à prendre en charge ; la désertification médicale que nous connaissons aujourd’hui est la résultante de cet état. Quant à l’allongement de la durée de vie, il est spectaculaire. Or c’est bien cette tranche d’âge dite des « baby-boomers » qui mobilise le plus de soins.

D’autre part, pour ce qui est de la transition épidémiologique, l’évolution s’est faite là aussi rapidement, en parallèle à celle de la démographie. De nombreuses maladies qui étaient mortelles il y a peu encore sont devenues curables. Ainsi les maladies infectieuses dans l’ensemble ont-elles reculé, même si le coronavirus SRAS-CoV-2 nous impacte durement ces temps-ci. Les maladies cardio-vasculaires sont prises en charge à temps, et de ce fait il y a moins de morts prématurées. Enfin, si les cancers progressent en nombre, ils sont mieux soignés. Idem pour le diabète, l’obésité et les maladies dégénératives. Tout cela nécessite des moyens nouveaux que la science permet. Prendre en charge un malade chronique coûte plus cher qu’un décès brutal pour l’Assurance maladie.

Les médecins face à des problématiques multifactorielles

 

UNE CRISE DÛE AVANT TOUT À LA CRISE SOCIALE

Pour autant, est-ce qu’on peut dire que c’est là la cause des déficits des différentes caisses de protection sociale, et donc des difficultés des hôpitaux ? Non, les économistes de tout bord sont d’accord sur ce point. Il n’y a pas de gaspillage. Même les économistes libéraux ne s’aventurent plus sur cet argument. D’ailleurs, des politiques de réduction des dépenses de santé ont été conduites depuis longtemps ; elles n’ont jamais donné de résultats probants quant à la réduction des déficits. Le déficit des hôpitaux est lié à la crise de financement de la Sécurité sociale et à la crise économique : l’augmentation du chômage de masse réduit l’apport des cotisations, la baisse du pouvoir d’achat qui en résulte va dans le même sens, les dispenses de cotisations sociales patronales idem. Les profits explosent, les inégalités sociales de toutes natures s’accroissent, les ressources disponibles pour la santé se tarissent alors que la création de richesses continue. Des secteurs entiers de l’économie échappent à la cotisation sociale.

On est même en droit de considérer que ces transitions démographique et épidémiologique sont bénéfiques pour l’économie. Le fait que des sujets jeunes vivent plus longtemps induit qu’ils restent dans le secteur de la production ; si mourir jeune brutalement ne coûte pas cher en soins, c’est certes une catastrophe humaine pour la famille, et aussi une catastrophe économique globale. Quant aux personnes du troisième âge, elles contribuent sous de multiples formes à la création de richesses, par leur expérience transmise, le travail pour-suivi, l’appui familial pour l’éducation et la garde des enfants, l’aide financière en direction des jeunes adultes quand c’est possible et le travail social, bien souvent gratuit, qui est un apport non négligeable pour enrichir la société et l’humaniser. Enfin, pourquoi ne pas considérer que l’activité sanitaire – au même titre que, entre autres,la culture, l’éducation ou la production de biens matériels – est une activité économique moderne et que son développement est un apport précieux à l’emploi et à la création de richesses ?

 

DE NOUVELLES VARIABLES POUR RESTRUCTURER L’HÔPITAL

En conséquence de ces évolutions démographique et épidémiologique, l’hôpital public doit s’adapter, tout comme l’ensemble du système de santé. Il a à prendre en charge des pathologies différentes et des populations plus âgées. Il doit tenir compte des problèmes sociaux différents, comme le maintien à domicile, l’accompagnement des malades chroniques. Il doit se tourner vers l’extérieur et rompre avec l’hospitalocentrisme. Il doit coopérer. C’est une véritable révolution culturelle qu’il doit opérer tout en s’adaptant aussi aux nouvelles données des sciences et techniques. Enfin, l’évolution profonde des mentalités des patients l’y oblige dans le domaine de l’accueil,de l’accompagnement, du respect des personnes et de la qualité des relations humaines. Il le fait, mais cela suppose des moyens matériels, des personnels formés, une organisation souple et adaptable. L’hôpital public entre dans une nouvelle ère où les besoins des populations se transforment et les pathologies elles-mêmes évoluent.

Les évolutions démographique et épidémiologique poussent l’hôpital public et l’ensemble du système de santé à s’adapter.

L’avenir de l’hôpital doit être pensé en intégrant ces notions fondamentales de révolutions démographique et épidémiologique.

La crise écologique en cours présente de multiples aspects qui convergent tous vers la nécessité d’un abord global et multiforme. La planète Terre ne peut donner plus, et l’homme doit s’adapter. Toutes les nations, tous les peuples sont concernés. Viennent d’importants bouleversements climatiques et la nécessité de profondes transformations de nos rapports au monde. Les crises du réchauffement de l’atmosphère, de la destruction de la biodiversité, du manque de ressources agricoles, et particulièrement de l’eau, des ressources énergétiques, des migrations posent la question de la responsabilité de l’homme face à la nature. Ses modes de vie, d’habitat, d’urbanisation, de nourriture, de production de biens, de déplacement, de soins de lui-même sont interrogés. Cela met en cause la vie sociale et politique. Les inégalités sociales se creusent en même temps que la crise écologique se précise. La question de la démocratie est concernée. Les modes de production sont interrogés, y compris le système économique de marché dominant qui impose la loi du profit maximal pour quelques-uns.

Il ne pourra y avoir de refondation de l’hôpital public sans la prise en compte de ces réalités écologiques, ce qui devra se faire à un double niveau.

 

REFONDER SA CONCEPTION MÊME

Penser l’hôpital dans ses plans, son architecture comme écologique : il utilisera toutes les ressources modernes pour isoler ses murs, réduire ses consommations d’énergie, gérer ses circulations internes, créer un cadre agréable à l’œil et tenant compte des besoins des patients comme des personnels. Il devra utiliser des matériaux recyclables, et être implanté dans des villes de telle façon qu’il soit facilement accessible par tous les moyens de mobilité. Enfin, aujourd’hui, pas d’hôpital écologique sans possibilité de logement social de proximité pour les personnels ou de crèches. Le principe de proximité est central : il permet d’accéder facilement aux soins et est économe en moyens de déplacement. C’est l’opposé de ce qui se fait aujourd’hui via la concentration des hôpitaux.

 

REFONDER L'ACTIVITÉ

Il s’agit d’intégrer plus que la seule médecine technique. Il faut faire une place à la santé dans sa globalité : prévention, promotion de la santé, éducation à la santé. Toutes ces disciplines seront articulées autour de la personne. C’est un système de haut savoir et de haute technologie centrée humain – l’humain d’abord ! – qui prendra en compte l’humain dans sa complexité. Il établira un lien avec la médecine hors hôpital, constituera un réseau de communications et de relations sociales et professionnelles ; ce sera une intégration dans un système de santé qui traitera de toutes les composantes de la santé : physique, mentale et sociale, comme le définit l’OMS. L’hôpital public sera alors un puissant outil écologique qui aidera à faire face aux difficultés qui arrivent et qui pour un grand nombre sont inconnues ou négligées par le « système » et la « pensée unique ». Des accidents industriels, pharmaceutiques, alimentaires, le maintien d’inégalités insoutenables ont suscité des positions critiques face à un progrès injuste et dangereux.

Un très fort courant s’est développé ayant pour nom « écologie ». Il remet en cause notre modèle de développement. C’est évidemment une question politique désormais essentielle. Nous ne sommes pas extérieurs à la nature, nous en sommes des acteurs. Soyons clairs : ce qui nous différencie fondamentalement des autres vivants c’est notre créativité et, à ce titre,notre responsabilité. Côté sanitaire, il nous faut désormais investir en premier le champ de la prévention. Alimentation, soins du corps, hygiène générale de vie... de l’air en particulier. Beaucoup est à faire de ce côté et, quoi qu’on dise, est incompatible avec notre modèle socio-économique bâti sur une consommation non maîtrisée et des inégalités. Nous ne sommes pas que des consommateurs mais des créateurs. Nous ne sommes pas que des usagers, nous sommes des citoyens.

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 19:48
Longtemps déléguée syndicale chez Hop ! Morlaix et désormais adjointe aux commerces, Valérie Scattolin l’assure : « Sans le soutien de mon mari, rien de tout cela n’aurait été possible. » | OUEST-FRANCE

Longtemps déléguée syndicale chez Hop ! Morlaix et désormais adjointe aux commerces, Valérie Scattolin l’assure : « Sans le soutien de mon mari, rien de tout cela n’aurait été possible. » | OUEST-FRANCE

Ouest-France

Morlaix. Valérie Scattolin, la positive élue au commerce

Qui sont nos élus ? Elle s’est longtemps battue pour les salariés de Hop ! Morlaix. Aujourd’hui, le combat de Valérie Scattolin se joue dans le centre-ville, qu’elle espère transformer et redynamiser.

Longtemps déléguée syndicale chez Hop ! Morlaix et désormais adjointe aux commerces, Valérie Scattolin l’assure : « Sans le soutien de mon mari, rien de tout cela n’aurait été possible. » | OUEST-FRANCE

5 février 1966 : naissance à Lyon

1999 : arrivée à Morlaix

2012 : déléguée syndicale Unsa chez Hop ! Morlaix

 Arriver pendant la crise, ce n’est pas si mal : on se dit que ça sera plus facile ensuite !  ​Voir le verre à moitié plein, cela semble être le credo de Valérie Scattolin, adjointe au commerce, à l’animation du centre-ville et au tourisme à Morlaix (Finistère).

Faire et défaire

Pandémie oblige, elle a parfois passé presque autant de temps à faire qu’à défaire. L’élue cite les animations estivales,  annulées ​, comme celles de Noël. Mais la Morlaisienne sait aussi apprécier toutes ces  petites choses qui, mises bout à bout, permettent d’avancer, telle la tombola des commerçants « qui a amené du monde en ville à la fin de l’été (600 personnes qui ont effectué cinq achats d’au moins 10 € dans cinq boutiques).

Quand elle évoque le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) en cours à Hop ! Morlaix, son employeur mais aussi celui de son époux, l’ancienne déléguée syndicale refuse de se plaindre. Oui, elle sera obligée de se reconvertir, parce qu’il n’est pas question d’accepter un poste à Clermont-Ferrand ou à Paris. Mais c’est aussi  l’opportunité, à 54 ans, de faire quelque chose qui me plaît ​, glisse, toujours positive, cette mère de deux enfants, imaginant, pourquoi pas, se mettre à son compte dans l’immobilier.

La voix de l’aéroport

Tout au long de sa carrière dans le secteur aérien, la Lyonnaise d’origine a su s’adapter. Bilingue après une année de fille au pair à Détroit (État du Michigan aux États-Unis), elle a débuté comme agent d’escale à Paris.  “Les passagers à destination de… sont attendus” , c’était moi ! », sourit l’élue. Chargement des avions, gestion des aléas et, jusqu’à aujourd’hui, gestion des risques en entreprises… Valérie Scattolin a multiplié les postes au sol.

Les avions, elle les prend durant son temps libre. Passionnée de voyages, cette amatrice de musique du monde a visité Hawaï, le Mexique, les États-Unis d’est en ouest, l’Inde, le Canada…  J’ai appris à aimer les villes.  ​C’est vrai pour les mégapoles mais aussi les cités de taille moyenne.

« Aujourd’hui, je m’éclate ! »

À son arrivée à Morlaix, celle qui est à l’époque maman solo découvre ainsi qu’on peut  décider d’aller voir un film programmé dix minutes plus tard ​. Elle prend plaisir à marcher ou pédaler dans le centre, mais constate que  la déambulation pourrait être plus naturelle ​.

C’est tout l’objet du schéma directeur de mobilité, mené avec les adjoints à l’urbanisme et au développement durable, qui doit déboucher, sous deux ans, sur un projet de  refonte totale du centre-ville, avec un peu moins de voitures et un meilleur accès à l’eau ​, décrit, enthousiaste, Valérie Scattolin.

En lien avec Laurent Derbois, manager du commerce, l’élue travaille également à mettre à jour le fichier des commerces vacants,  afin de chercher des porteurs de projet ou de répondre à des demandes qu’on reçoit ​. Certains pourraient se voir proposer  un bail de six mois ou un an dont une partie est prise en charge par la collectivité ​, sorte de filet de sécurité pour ceux qui hésiteraient à se lancer.

Après un mandat dans l’opposition, Valérie Scattolin apprécie d’enfin  appliquer un projet auquel je crois ​. La souriante adjointe n’a pas peur de le dire :  Aujourd’hui, je m’éclate ! 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-valerie-scattolin-la-positive-elue-au-commerce-7139897

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 19:35
Communiqué du PCF pays de Morlaix en soutien à la manifestation intersyndicale du jeudi 4 février

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le PCF appelle à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du 4 février initiée par plusieurs organisations syndicales et à participer à la manifestation programmée ce jeudi 4 février à Morlaix (11 h – Place des Otages)

Notre Pays est confronté à une situation très grave parce que depuis des années, les gouvernements successifs ont réduit les dépenses publiques utiles, privatisé des pans entiers d’activités stratégiques, affaibli la protection sociale, encouragé la baisse de ce qu’ils nomment « le coût du travail », avec comme conséquence une pression sans cesse plus forte sur nos emplois, nos salaires, notre formation.

Avec la pandémie, le résultat de ces politiques est encore plus catastrophique. L’hôpital public, malgré des personnels totalement mobilisés, est démuni. Le pays est incapable de relever le défi de la recherche et ne dispose pas du potentiel industriel nécessaire pour répondre à ses besoins. La pauvreté explose avec l’extension du chômage, la jeunesse, étudiante, salariée ou sans emploi, est précarisée et massivement confrontée à la détresse. La culture, les activités sportives et de loisirs sont renvoyées au rang d’activité « non essentielles ».

Quant au traitement des défis climatiques, environnementaux, ils sont renvoyés à un horizon lointain, alors qu’il y a urgence !

Les dizaines de milliards du « plan de relance » n’arrêtent pas la crise économique et sociale. Les services publics, les collectivités territoriales sont étranglées. Dans le même temps, les grandes fortunes et les distributions de dividendes explosent. Et les salariées payent la facture : plans de suppressions d’emplois, de délocalisations, de suppressions d’activités, …

Le gouvernement et le Président de la République veulent faire payer le monde du travail et accélérer leurs politiques de casse sociale : démantèlement des services publics ; reprise de la contre-réforme des retraites et de l’assurance – chômage en renonçant à investir la nécessaire révolution écologique, dans la recherche publique et dans l’Education.

La période appelle à changer radicalement de système économique et à engager une vraie révolution démocratique.

 

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 18:44
Le 4 février 2021 - Manifestons avec les syndicats: de l'argent pour les salaires, pas pour les actionnaires (PCF)
Le 4 février 2021 - Manifestons avec les syndicats: de l'argent pour les salaires, pas pour les actionnaires (PCF)
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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 08:49

 

Chers amis, chères amies, sachez-le, le commerce du luxe se porte à merveille. En 2019, la valeur du marché mondial du luxe s’était élevée à 1 268 milliards d’euros. Certes, en 2020, la crise sanitaire a quelque peu ralenti cette évolution. La lecture d’un hors-série du magazine Capital nous apporte de nombreuses informations sur l’évolution de cette activité. On se demande parfois comment on peut dépenser son argent quand on en a énormément, eh bien voici les dernières fantaisies à la mode.

Commençons par un morceau de choix. En octobre 2020, le squelette d’un tyrannosaure a été adjugé, chez Christie’s, pour la modique somme de 31.8 millions d’euros. Certes, il faut le voir chez soi. Les ultrariches ne se battent plus pour acheter des œuvres d’art mais pour des squelettes de dinosaures qui voient ainsi leur côte flamber depuis quelques années.

Si vous préférez les animaux vivants, vous pouvez toujours vous rabattre sur un safari grande classe au Botswana, en louant une « lodge » à un prix compris entre 2 000 et 3 300 euros la nuit par personne. Sinon, vous pouvez aussi louer l’appartement le plus cher du monde, à Monaco, dans la tour Odéon, à 170 mètres de hauteur, somptueux appartement de 3 300 mètres carrés, répartis sur cinq niveaux, avec vue à 360° sur la principauté et la méditerranée. Si vous préférez en faire l’acquisition, il vous en coûtera 300 millions d’euros !

Vous pourriez aussi préférer séjourner pour des vacances, chez une star, à Los Angeles, une maison de 660 mètres carrés, propriété de la chanteuse la plus riche du monde, Rihanna… loyer mensuel 32 000 euros mais à ce prix-là vous pourrez disposer de 10 salles de bains !

Les classiques n’ont évidemment pas disparu, offrez-vous une bouteille d’un excellent whisky, par exemple un flacon de Dalmore 50 ans d’âge, pour 135 000 euros. Une folie, n’en perdez pas une goutte, elle vaut de l’or.

Les grands vins ne sont pas en reste, imaginez une bouteille de Domaine de la Romanée Conti, grand cru de 1945 au prix de 14 173 euros ! A consommer avec la plus extrême modération, ou à garder au coffre-fort !

Et pour finir, même le petit coin a droit au grand luxe. Une cuvette de WC haut de gamme, « le Trône », c’est son nom, au coût compris entre 1 520 et 1 929 euros, selon les accessoires. Il faut bien ça pour pisser un Dalmore ou un Romanée Conti…

Allez, on va s’en remettre avec un peu de philosophie et Montaigne : « Sur le plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul ».

 

 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:11
Manif de soutien à Florence Gourlay à Lorient le 26 janvier avec les camarades du PCF

Manif de soutien à Florence Gourlay à Lorient le 26 janvier avec les camarades du PCF

Malaise étudiant. Le témoignage de Florence Gourlay, professeure :  Au bout d’un moment, il faut désobéir  (L'Humanité, 1er février 2021)
Malaise étudiant. Le témoignage de Florence Gourlay, professeure : « Au bout d’un moment, il faut désobéir »
Lundi 1 Février 2021

Le 25 janvier, cette professeure de géographie à l’université de Lorient a fait cours en présentiel. L’écho rencontré par son initiative traduit l’urgence d’une plus large reprise pour les étudiants.

 

« Pendant le cours, raconte Florence Gourlay, les étudiants sont restés concentrés, l’ambiance était à l’apprentissage. C’était convivial, avec des interactions pédagogiques, des questions, des regards qui indiquent qu’il faut insister sur telle ou telle notion… » Bref, un cours ordinaire, à l’université de Bretagne Sud (UBS), à Lorient, dans le Morbihan. Sauf que, depuis novembre, la fac est quasi désertée, pour cause d’épidémie et de mise en place de cours « hybrides ». Sauf que ce cours ordinaire est devenu une aventure extraordinaire, organisée par une enseignante et des étudiants déterminés, malgré l’interdit, à « montrer que c’était possible ». Ce qui leur a valu quelques remontrances et un retentissement médiatique inespéré.

Florence Gourlay n’a pas exactement le profil d’une pasionaria. Certes, en dehors de l’université, elle est une femme engagée, élue d’opposition à Lorient sur une liste qui rassemblait la gauche, des Verts aux communistes. Mais, à l’UBS, elle est avant tout cette maîtresse de conférences en géographie depuis 1996, responsable du master « aménagement et urbanisme des territoires littoraux » (Auteli) et qui dispense aussi son savoir auprès des étudiants de la licence « sciences, écologie et société » (SES). Une enseignante que Louen, inscrit en L3, décrit comme « appréciée pour ses cours et proche de ses étudiants »« empathique », ajoute sa camarade Léa, mais qui sait « rester toujours dans une posture de professeure ».

Des cours pirates, sans autorisation

En tout cas, une enseignante suffisamment à l’écoute de ses étudiants, même à distance, pour avoir compris très vite ce que le passage en distanciel impliquait pour eux : « En décembre, on a vu qu’ils commençaient à sombrer. Nous avons de petits effectifs, surtout en master – 18 étudiants en M1 et autant en M2 – et nous les connaissons tous. Ça se manifestait par des caméras coupées pendant les visioconférences, des rendus hors délai… Certains nous disaient clairement qu’ils n’en pouvaient plus. » Gwenaëlle, en M2, était dans ce cas : « Je suis plutôt bonne élève, mais, au bout de trois semaines de visioconférence, j’ai décroché. Je ne trouvais plus de sens à ce qu’on faisait. » Pour des formations professionnalisantes, impliquant beaucoup de terrain, le mode distanciel est encore plus pénalisant. Léa : « On se demande si on aura le niveau pour postuler au master. Très peu d’entre nous ont trouvé un stage, qu’on doit commencer en avril. Ça pèse énormément. On perd l’estime de soi. »

Grâce à ces petits effectifs de master, en négociant âprement avec le rectorat pour pouvoir transformer quelques cours en TP, autorisés en présentiel, Florence Gourlay et ses collègues avaient réussi à maintenir le fil. Mais c’est lors d’un cours de licence, après les partiels de janvier, que le déclic s’est produit : « Je leur ai dit que je n’en pouvais plus et que je ne comprenais pas pourquoi ils ne s’exprimaient pas davantage. Et là, ils m’ont répondu : “Mais nous aussi, Madame, on veut faire cours.” » Louen explique : « On en discutait déjà entre nous. Il y avait de la détresse et aussi un sentiment d’injustice par rapport aux prépas, aux BTS qui, eux, n’ont jamais cessé d’avoir cours. On se disait que c’était possible pour nous aussi, en respectant les mesures barrières. »

« Les licences SES sont des étudiants très impliqués, militants », commente Florence Gourlay. « Ils ont activement participé à l’organisation des marches pour le climat, de conférences sur le changement climatique… » Ni une ni deux : constatant que ce qui est interdit aux universités est autorisé aux lieux de culte, les étudiants contactent églises, mosquées, temples pour tenter d’y organiser des cours. Ils obtiendront d’ailleurs quelques réponses positives.

 

Inutile : Florence Gourlay prend le taureau par les cornes, trouve une salle de 90 places dans l’université, prévient ses supérieurs, reçoit le soutien de son syndicat, le Snesup-FSU, et après un cours en présentiel aux M1, lundi 18 janvier, elle fait cours le lendemain aux L3 : 35 étudiants en présentiel, 22 à distance, mesures barrières respectées. « Ça m’a fait l’effet d’une bouffée d’air, témoigne Léa : se détacher de son ordinateur, voir des gens autour de vous, avec vous… refaire société, en fait. » Louen renchérit : « C’était beaucoup plus intéressant et puis… on ne s’est pas retrouvés seuls à la fin du cours. »

D’autant moins seuls que, de leur propre initiative, ils ont averti les médias, qui ont donné un retentissement national à ce « cours pirate ». « On voulait ça, pose Louen. On n’est pas une génération d’égoïstes, on souhaitait aussi alerter sur la détresse de tous les étudiants, sur l’urgence pédagogique de reprendre les cours, et démontrer que c’était possible. Nous avons voulu en faire un acte politique. » Le soir même, un peu effarée, Florence Gourlay reçoit jusque chez elle des appels « pour (lui) dire : “Vous êtes une résistante !” Une collègue de Poitiers (lui) a dit qu’elle aussi allait faire cours »…

 

 

C’est sans doute cet écho inattendu qui a entraîné sa convocation, le lundi suivant, par la présidente de l’UBS (qui est aussi vice-présidente de la conférence des présidents d’université). Un avertissement sans frais, peut-être aussi grâce à la mobilisation d’une centaine de personnes devant les locaux de l’UBS. « Il ne faut pas exagérer, conclut la géographe, ce n’est pas un acte de résistance. Mais on ne peut pas accepter l’injustice, qu’on nous fasse comprendre qu’il existe des étudiants essentiels et d’autres non essentiels. Au bout d’un moment, il faut désobéir. Ce n’est pas ma carrière qui me soucie, ce sont mes étudiants. » Comme eux, tout ce qu’elle attend à présent, c’est qu’on leur permettre de continuer. À Lorient et ailleurs.

Et maintenant, quelle reprise ?

Depuis le 22 janvier, les universités peuvent faire revenir un peu plus leurs étudiants, au-delà de ceux de première année. La circulaire qui les y autorise prévoit une limite « de 20 % de leur capacité d’accueil globale » et, comme annoncé par Emmanuel Macron à Saclay, une journée par semaine. Plus facile à énoncer qu’à mettre en pratique… Ce qui explique sans doute que peu d’établissements l’aient encore fait, alors qu’ils doivent théoriquement être prêts le 8 février, au plus tard.

Malaise étudiant. Le témoignage de Florence Gourlay, professeure :  Au bout d’un moment, il faut désobéir  (L'Humanité, 1er février 2021)
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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:06
Michel Le Bris, mort d’un étonnant voyageur (Muriel Steinmetz, L'Humanité, 1er février 2021)
Michel Le Bris, mort d’un étonnant voyageur
Lundi 1 Février 2021

L’écrivain et fondateur du festival Étonnants Voyageurs, à Saint-Malo, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi, à l’âge de 67 ans. Il avait choisi, à la suite de Mai 68, la voie royale de la fiction et du poème.

 

Michel Le Bris est mort dans la nuit de vendredi à samedi. Il avait 76 ans. Il était le fondateur du festival Étonnants Voyageurs ancré à Saint-Malo, créé en 1990 avec Maëtte Chantrel, Christian Rolland, Brigitte Morin et Jean-Claude Izzo, point de convergence, selon lui, « des petits enfants de Stevenson et de Conrad ». Des centaines d’écrivains du monde entier s’y sont rendus.

Né le 1er février 1944 à Plougasnou, près de Morlaix (Finistère), d’une mère femme de ménage et de père inconnu, Le Bris est un élève exceptionnel qui « doit tout aux livres et aux instits », comme il dit dans son dernier ouvrage, Pour l’amour des livres (Grasset). Diplômé de HEC en 1967, il est nommé, la même année, rédacteur en chef de Jazz Hot, tout en débutant une carrière de critique au Magazine littéraire. Il dirige aussi la Cause du peuple, relais presse de la gauche prolétarienne.

En 1973, il cofonde Libération

Mai 68 arrive. « Un moment de grâce », dit-il. Le journal est interdit en 1970. Le Bris écope de huit mois ferme à la Santé, « pour délit d’opinion ». En avril 1973, il cofonde Libération. Avec Sartre, il crée et dirige la collection « La France sauvage ». En 1977, Le Bris publie l’Homme aux semelles de vent (Grasset), Il y prend ses distances avec le « dogmatisme politique » et Mai 68, dont l’héritage résiderait dans le retour possible « à la fiction et au poème ». La Porte d’or (Grasset, 1986) raconte son périple en Californie, au cours duquel il a exhumé une œuvre inachevée de Stevenson. Il sera aussi éditeur chez Phébus et lancera la collection « Voyageurs/Payot ». La collection « Gulliver» voit le jour chez Flammarion, ainsi que la revue trimestrielle homonyme, qui paraît à compter d’avril 1990.

« Pour une littérature-monde »

À partir de 2000, des éditions spécifiques du festival ont lieu à Bamako, Port-au-Prince (au moment du terrible séisme), Sarajevo, Dublin, Haïfa, Brazzaville… À Étonnants Voyageurs, tous les genres littéraires se croisent : BD, SF, documentaire. De Jacques Lacarrière à Nicolas Bouvier, d’Alain Borer à Gilles Lapouge, tant d’autres, l’affiche est brillante.

En 2007, sur son initiative, avec Jean Rouaud, Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi, c’était le manifeste « Pour une littérature-monde », signé par 44 écrivains de langue française, dont J.-M.-G. Le Clézio et Édouard Glissant. Le texte prônait la mise en lumière d’une « littérature de langue française outrepassant les limites de l’Hexagone ». Il aura organisé des rencontres intenses : Jim Harrison, Patrick Chamoiseau, Boualem Sansal, Derek Walcott… Il a fait paraître, en 1994, le premier volume de la biographie de Stevenson. En 2008, son livre la Beauté du monde était finaliste du Goncourt. En 2009, dans Nous ne sommes pas d’ici, il revenait sur son parcours littéraire. En 2015, il passait les rênes des Étonnants Voyageurs à sa fille Mélani. On aimait son appétit de livres et de vivre. 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 10:16

 

DIDIER LE RESTE ET PHILIPPE DENOLLE

Membres du bureau de la Convergence nationale rail (CNR)

 

Depuis près de trente ans, l’entreprise publique est victime du libéralisme, produit des politiques nationale et européenne. Une succession de réformes et de lois qui ont conduit en France à l’éclatement de la SNCF en cinq sociétés anonymes. La libéralisation du fret ferroviaire, intervenue en 2006, s’est traduite par un cuisant échec. Malgré tout, les dirigeants de la SNCF ont poursuivi une politique d’externalisation par le rachat d’autres entreprises et le développement des filiales routières, créant les conditions de sa propre concurrence. Une spirale du déclin, condamnant toute possibilité de reprise notable de trafics, contribuant à délaisser nombre de territoires, à détruire l’emploi et à la perte des savoir-faire.

A contrario, la régionalisation des TER, généralisée en 2002, a permis de développer les transports du quotidien mais avec des limites à la suite du désengagement financier de l’État. Aujourd’hui, la région devient un élément décisif pour l’avenir du réseau, au point que l’État organise le transfert de l’entretien de lignes dites de « dessertes fines » aux collectivités territoriales. Une stratégie qui consiste à faire supporter à celles-ci la fermeture de ces lignes et leur transfert sur la route.

Avec la pandémie, la SNCF connaît des pertes abyssales qui s’ajoutent à la dette colossale de l’État que supporte l’entreprise publique. De ce point de vue, où en est-on de la reprise par l’État de 35 milliards de sa dette, promise en 2018 ? A fortiori, dans le cadre du « plan de relance » présenté dernièrement par le gouvernement, celui-ci a bien moins aidé la SNCF que d’autres groupes comme Air France et Renault !

Actuellement, la SNCF poursuit la réduction de l’offre, validée par la plupart des régions pour la partie des TER, voire TET (trains Corail…). Ce sont des guichets fermés, des salles d’attente closes obligeant les usagers à attendre dans le froid pour respecter les gestes barrières. Situation ubuesque, quand, à bord des trains, la SNCF met fin à la réservation obligatoire pour favoriser les remplissages. En début et fin de semaine, de nombreux étudiants et scolaires voyagent dans la configuration des métros aux heures de pointe. Privés de restauration dans les grandes gares, les usagers des TGV sont priés d’éviter de se restaurer, mais finissent par le faire à moins d’un mètre d’un autre voyageur.

Nombre d’usagers interpellent sur les conditions de nettoyage des surfaces de contact avant, pendant et après leurs déplacements quand ces activités sont confiées à des entreprises privées ! Question cruciale au moment où apparaissent plusieurs variants et une controverse sur l’efficacité de certains types de masques ! Pour la CNR, il ne peut y avoir de politique du risque calculé.

La Convergence nationale rail a interpellé le président de la SNCF et le ministre des Transports en exigeant de surseoir au plan d’économies qui se met en place, de rétablir le maximum de trains en créant l’espace nécessaire entre les usagers par la mise en place de réservations gratuites, de mettre en place un protocole sanitaire en gare et à bord des trains, accessible aux usagers et aux cheminots, de revoir l’accueil en gare par la réouverture des guichets et le retour de services essentiels, et, enfin, d’engager rapidement un vaste plan d’embauches de cheminots.

 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 08:45

 

Le « super giant triple XXL mega king size hamburger” vient de sortir chez McDonald’s. On connaît les dimensions hors normes de cette multinationale, leader mondial de la restauration rapide avec plus 38 000 « restaurants » dans 119 pays, les deux tiers de la planète ! Chaque jour, ce ne sont pas moins de 70 millions de client.e.s qui y sont servis.

En termes d’emplois, McDonald’s est le deuxième employeur privé au monde avec plus de 2 millions de salarié.e.s sous enseigne. Notre pays joue un rôle particulier dans la domination mondiale de la marque. Nous sommes, en effet, le deuxième marché au monde en termes de chiffres d’affaires, juste derrière les Etats-Unis. L’enseigne y emploie plus de 75 000 salarié.e.s dans près de 1 500 « restaurants ».

Il y a quelques jours, une ONG, ReACT*, a publié un rapport qui nous permet, de manière très documentée, de comprendre comment ce géant de la restauration rapide vit cette pandémie planétaire. Disons-le d’emblée, ça ne se passe pas mal du tout.

Hormis le poids économique évident de ce mastodonte, Mc Donald’s sait tirer profit de toutes les aubaines qui se présentent. C’est ainsi qu’ils ont distribué environ 4,6 milliards de dollars à leurs milliardaires. Quelle est leur recette ? L’entreprise doit sans doute disposer des meilleurs directeurs financiers au monde.

McDonald’s émarge à tous les guichets publics existant dans notre pays. Il y a d’abord une politique salariale claire, les bas salaires y sont très majoritaires. Les entités sont quasi exclusivement constituées de moins de 50 salariés, ce qui permet d’échapper à l’obligation de leur verser une participation (environ 1 000 euros par an).

McDo a bénéficié, depuis 2013, du fameux CICE. Selon l’ONG, les montants se situeraient entre 300 et 400 millions d’euros. Suivi par les allègements de cotisations, estimés à 135 millions par an pour les années à venir.

McDo s’était publiquement engagé à créer 20 000 emplois, à la date d’aujourd’hui, nous en sommes à 10 000… Ils ont aussi bénéficié du chômage partiel. Ils peuvent facilement « négocier » leurs loyers, puisqu’ils sont propriétaires des locaux qu’ils occupent via une filiale. Ils bénéficient aussi de primes pour l’embauche de jeunes, 45 millions d’euros par an, et enfin, la suppression des impôts de production leur fera économiser 11 millions par an. Voilà le plus gros hamburger du monde. Avec McDonald’s, c’est le beurre, l’argent du beurre et les cuisses de… Marianne, c’est-à-dire nous tous !

Merci ReACT pour ce beau travail !

*Le rapport de ReACT sera analysé et commenté dans le prochain numéro d’Alternatives Economiques en février

 

 

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 10:25
Ouest-France, Gaëlle Collin: Fréderic L'Aminot, un syndicaliste à gauche toute (30 janvier 2021)

Ouest-France, Gaëlle Collin: Fréderic L'Aminot, un syndicaliste à gauche toute (30 janvier 2021)

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