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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:26
Burkina Faso. Assassinat de Thomas Sankara : 34 ans après, un procès pour l'histoire (Marc de Miramon, L'Humanité, 11 octobre 2021)
Burkina Faso. Assassinat de Thomas Sankara : 34 ans après, un procès pour l'histoire
Lundi 11 Octobre 2021 - L'Humanité

Le procès des assassins du « Che africain » s’ouvre ce lundi à Ouagadougou, un épilogue judiciaire attendu depuis près de trente-quatre ans. Si les circonstances de l’exécution du président burkinabé, perpétrée le 15 octobre 1987, sont connues, il reste à faire la lumière sur ses commanditaires.

 

Ravagé par les conséquences de la « guerre contre le terrorisme », ses tueries de civils commises par des groupes armés se revendiquant pour la plupart du djihad, ses déplacements de population fuyant les zones de combat, le « pays des hommes intègres » retient son souffle. Ce n’est cependant pas l’avenir sombre et la dégradation du climat sécuritaire qui préoccupe ce lundi le peuple burkinabé, mais l’exploration judiciaire d’un « passé qui ne passe pas ». « Le 11 octobre 2021 restera gravé dans les annales de l’histoire du Burkina Faso », promet le quotidien le Pays, alors que s’ouvre le procès public des assassins présumés de Thomas Sankara, exécuté au Conseil de l’entente il y a près de trente-quatre ans déjà.

Perpétré le 15 octobre 1987 par un commando parti du domicile de Blaise Compaoré, le numéro deux de la révolution progressiste installée par un coup d’État le 4 août 1983, le meurtre a fait l’objet d’une véritable omerta. Jusqu’à la chute de ce même Compaoré, à l’automne 2014, renversé par un soulèvement populaire mené au nom des idéaux d’un « sankarisme » plus vivace que jamais. Lors de la campagne présidentielle organisée l’année suivante, tous les candidats, de l’ex-poids lourd du système Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré, à l’ultralibéral Zéphirin Diabré, ont revendiqué son héritage, tandis que la justice militaire ouvrait enfin une enquête contre « Blaise » et ses sicaires pour « complicité d’assassinats », « recel de cadavres » et « attentat à la sécurité de l’État ».

Le capitaine bouscule et dérange

L’instruction judiciaire, dont l’Humanité avait révélé en avril dernier des documents inédits impliquant des réseaux français, a confirmé la trame d’un scénario « shakespearien » signé Blaise Compaoré – que Thomas Sankara considérait comme son meilleur ami – et coécrit par des puissances étrangères bien décidées à chasser le leader autant patriote que panafricain. Son contexte et ses grandes lignes restituent l’histoire d’une révolution aux réussites indéniables, emmenée par le charismatique et intègre Sankara, imperméable à toute forme de corruption et peu enclin aux compromis.

 

Pionnier des combats écologistes, du développement endogène – le Burkina Faso avait réussi à atteindre l’autosuffisance alimentaire – comme des luttes féministes, le capitaine bouscule et dérange les structures traditionnelles et patriarcales. Son immense popularité auprès des jeunesses africaines, ses éloquents discours fustigeant le néocolonialisme, l’impérialisme ou le fardeau d’une dette qu’il refuse de payer donnent des sueurs froides aux dirigeants des pays voisins – Côte d’Ivoire et Togo en tête – mais aussi à Washington et à Paris.

La haine de Jacques Chirac

La CIA surveille comme le lait sur le feu ce militaire altruiste qui garde toujours son pistolet à la ceinture, même pour une audience avec le parrain régional de la Françafrique, l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, et ne quitte son treillis que pour le faso danfani, le tissu traditionnel fabriqué et cousu au pays. Quant aux décideurs français, ils bouillonnent d’une rage de moins en moins contenue. Thomas Sankara a beau exercer sur eux une fascination certaine, en particulier sur Jacques Foccart, inamovible chef d’orchestre des réseaux parallèles que pilote la République pour dompter ses anciennes colonies, son sort paraît scellé avec le début de la première cohabitation, en 1986. Devenu premier ministre, Jacques Chirac ne cache pas sa haine recuite contre le président du Conseil national révolutionnaire du Burkina Faso, qui a eu l’outrecuidance de parrainer une motion en faveur de l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie aux Nations unies.

Quelques mois avant l’assassinat, le patron d’une droite française qui bénéficie à plein des valises de billets envoyées par Félix Houphouët-Boigny menace explicitement Thomas Sankara, en s’adressant ainsi au journaliste Elio Comarin : «Dites à votre “petit” capitaine qu’il range ses abattis (abats de volaille, pattes et ailes coupées – NDLR), d’ici six mois on se sera occupé de lui. » Reste à déterminer si l’indispensable feu vert de Matignon ou de l’Élysée s’est borné à cautionner le coup d’État perpétré par Blaise Compaoré, ou si la France a validé, voire commandité l’assassinat. Il est hélas peu vraisemblable que le procès public qui s’ouvre ce lundi et qui se déroulera sans la présence du principal accusé puisse répondre à ces brûlantes questions.

En attendant les conclusions des prochaines instructions, la justice militaire va donc s’en tenir à un volet strictement interne, même si de nouvelles révélations peuvent toujours surgir des contre-interrogatoires et des auditions. En 2017, Emmanuel Macron avait promis dans un discours tenu à Ouagadougou la déclassification des documents français concernant l’assassinat de Thomas Sankara. Si trois lots d’archives ont effectivement été remis à la justice burkinabée, la pertinence des masses de papier n’a pas convaincu les avocats des parties civiles, et aucun organisme indépendant n’a pu vérifier si l’engagement du président français relevait du vœu pieux, d’un écran de fumée ou d’une réelle sincérité.

Le trublion de la Françafrique

Le révolutionnaire burkinabé donnait des sueurs froides aux potentats du pré carré français, tout en exerçant sur eux une véritable fascination. Le complot qui a scellé sa chute trouve probablement sa source en Côte d’Ivoire, où le président, Félix Houphouët-Boigny, s’était imposé comme le parrain politique de Blaise Compaoré, mais Thomas Sankara dérangeait bien au-delà de la sphère d’influence française. Son aura agaçait jusqu’à la Libye du colonel Kadhafi, qui se rêvait en « roi d’Afrique » et ne goûtait guère la concurrence du bouillant capitaine. Ce dernier disposait aussi de soutiens parfois inattendus, à l’instar d’Omar Bongo, président du Gabon, qui s’est posé en protecteur de certains de ses proches ou de sa famille après son assassinat.

Mort de Thomas Sankara. Pour Bénéwendé Sankara, les soutiens extérieurs « ne font pas l’ombre d’un doute »
Lundi 11 Octobre 2021

L'avocat de la famille Sankara et actuel ministre burkinabé de la Ville décrypte les enjeux d’un procès historique. Entretien.

Le procès qui s’ouvre ce lundi permettra-t-il de connaître enfin la vérité sur la mort de Thomas Sankara ?

Bénéwendé Sankara Les témoignages qui impliquent éventuellement des puissances étrangères sont consignés au niveau du parquet. Nous avons déposé une nouvelle liste de témoins avec des noms français comme Jean-Christophe Mitterrand (fils de l’ancien président et conseiller aux affaires africaines au moment de l’assassinat– NDLR), Jack Lang et bien d’autres. Mais moi je n’attends pas grand-chose de ce côté-là, car la procédure est essentiellement instruite sur la base des charges qui pèsent sur Blaise Compaoré et la dizaine de personnes qui devaient comparaître avec lui. Je ne vois pas de rebondissement possible, sauf à ouvrir une nouvelle instruction sur la base d’une complicité française ou d’un complot international. En théorie, c’est parfaitement possible.

Pour vous, est-il établi qu’il y a eu des complicités internationales ?

Bénéwendé Sankara Bien sûr ! Dans mon esprit, ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Reste à savoir si ces complicités ont simplement accompagné le coup d’État ou si elles concernaient également la décision d’éliminer physiquement Thomas Sankara. Encore une fois, il faudrait pour cela investiguer sérieusement les éléments qui sont contenus dans la procédure et qui appuient cette hypothèse. Pour l’heure, ce procès est intra-burkinabé et il m’étonnerait beaucoup que le juge aille fouiller dans les méandres de ces procès-verbaux.

Le fait de ne juger que les responsables burkinabés et pas leurs éventuels parrains étrangers correspond-il à une volonté politique ?

Bénéwendé Sankara Côté burkinabé, la volonté politique était de faire aboutir une affaire qui faisait l’objet d’un déni de justice jusqu’à la chute de Blaise Compaoré. N’oubliez pas qu’on a changé de nature de juridiction. D’une plainte déposée au départ devant un juge d’instruction civil, on est parti jusqu’en cassation, puis devant le Comité des droits de l’homme, qui a reconnu que le Burkina Faso avait violé le pacte relatif aux droits civils et politiques, mais l’État du Burkina est resté dans une inertie et dans un déni de justice. La présente procédure se déroule devant le tribunal militaire, suite à un ordre de poursuite donné par le premier ministre de la transition Yacouba Isaac Zida.

Les audiences vont se dérouler sans la présence du principal accusé, aujourd’hui réfugié en Côte d’Ivoire. Comment l’expliquer ?

Bénéwendé Sankara Il y a eu l’émission d’un mandat d’arrêt international, mais la Côte d’Ivoire a invoqué la nationalité ivoirienne obtenue par Blaise Compaoré pour refuser l’extradition. Récemment, le ministre en charge de la Réconciliation a pu le rencontrer pour le convaincre qu’il fallait maintenant rentrer au Burkina Faso. Mais qu’il allait forcément faire face à la justice car le président, Roch Marc Christian Kaboré, a été clair : on ne peut pas faire la réconciliation sur le dos de la justice et de la vérité. C’est pour cela qu’il s’est ravisé ! Mais je crois que la volonté politique de le ramener au pays existe réellement, comme elle existe concernant Yacouba Isaac Zida, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt et qui est actuellement réfugié au Canada.

Ce procès s’ouvre dans un contexte particulier, au lendemain d’un sommet Afrique-France à Montpellier. Que vous évoque ce télescopage?

Bénéwendé Sankara C’est évidemment un pur hasard, mais ce sommet n’enlève rien à la dimension néocoloniale qui marque toujours les rapports entre la France et son ancien pré carré, que ce soit au Burkina Faso, au Mali ou au Niger. La jeunesse africaine n’est plus celle d’il y a vingt ou trente ans, elle est moins docile, moins « domptable ». Elle a accès aux nouvelles technologies, elle s’informe et ne s’en laisse plus conter. Même si Emmanuel Macron a pu se complaire dans ses échanges avec cette jeunesse lors du sommet Afrique-France, celle-ci est bien décidée à faire entendre sa voix.

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:21
La sénatrice socialiste de New-York Julia Salazar

La sénatrice socialiste de New-York Julia Salazar

États-Unis. Qu'est-ce que le « caucus » progressiste, ce comité qui secoue le Capitole ?
Mardi 12 Octobre 2021- L'Humanité

Ils partirent à quelques-uns, parmi lesquels Bernie Sanders. Ils sont désormais 95. À la Chambre, les députés progressistes sont de plus en plus puissants.

 

Il se trouvait bien isolé en cette rentrée parlementaire. Ses nouveaux collègues le regardaient d’un œil distant, voire méfiant : qui pouvait bien être celui qui refusait d’appartenir à l’un des deux grands groupes de la Chambre et se réclamait encore du socialisme, malgré la chute du mur de Berlin, une année plus tôt ? Son allure – costume mal taillé, cheveux en bataille, humeur grincheuse – ajoutait à la singularité du nouveau venu, dont on retrouvait presque aussitôt la signature en bas du communiqué annonçant la création d’un nouveau « caucus » (comité informel au sein d’un groupe).

Début 1991, face au rouleau compresseur de « la fin de l’Histoire », quelques élus décidaient de fonder le Congressional Progressive Caucus (CPC). Membre fondateur : Bernie Sanders, 49 ans. Trente ans plus tard, ce caucus joue un rôle central au sein de la coalition démocrate : il y a une dizaine de jours, il a transformé sa puissance numérique (95 membres sur les 220 élus démocrates) en véritable levier politique.

Infrastructures, avancées sociales : deux lois sinon rien

Tout commence comme une presque banale affaire de procédure parlementaire et se termine comme une leçon de choses politique. Deux lois sont sur le bureau des députés. La première porte sur des investissements dans les infrastructures du pays. De compromis en compromis, la proposition initiale a été rabotée pour être ramenée à un montant de 550 milliards de dollars (475 milliards d’euros). Elle a été adoptée par le Sénat, avec l’apport de 19 voix des républicains, un fait rarissime en ces temps de polarisation extrême.

Les élus progressistes de la Chambre estimaient que l’état du pays, dont les infrastructures ont été délaissées au cours de trente années de néolibéralisme, nécessitait des investissements plus massifs. Ils considèrent néanmoins qu’il s’agit d’un premier pas. Surtout, ils misent beaucoup plus sur la deuxième grande loi en discussion. Elle porte en fait deux noms : Build Back Better (Reconstruire en mieux, le slogan de campagne de Joe Biden) et Reconciliation bills, car elle utilise une procédure parlementaire (dite de réconciliation budgétaire) qui empêche les républicains de brandir la menace de l’obstruction parlementaire, sous la forme du « filibuster ». Cette dernière nécessite une majorité qualifiée de 60 voix au Sénat, ce dont ne disposent évidemment pas les démocrates (au mieux, l’égalité 50-50 y est tranchée par la voix prépondérante de la vice-présidente Kamala Harris).

 

Cette loi comporte des mesures qu’un Européen pourrait trouver banales, mais qui constituent aux États-Unis de véritables avancées sociales : généralisation et gratuité de l’école maternelle, gratuité des deux premières années dans les community colleges, ces universités très prisées des catégories populaires qui délivrent des diplômes bac + 2, instauration des congés parentaux et congés maladie payés, pérennisation de l’allocation familiale de 300 dollars par mois et par enfant votée en mars.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, avait promis aux progressistes de solidariser les deux votes. Puis, à la veille du vote, elle se dédit. Les « modérés » exultent. Les progressistes identifient le piège. Élus ou pas à l’époque, ils ont tous en mémoire la « jurisprudence Obamacare » : les progressistes ont voté un compromis bancal négocié avec des républicains, avec la promesse d’une future « option publique » (un système de santé public concurrent des assurances privées) qui ne vint jamais. Quelques mois plus tard, les démocrates prenaient une raclée lors des élections de mi-mandat avec 64 sièges perdus, et leur majorité.

Joe Biden s’aligne sur la gauche du parti

Il faudra attendre la première campagne de Bernie Sanders en 2016, pour la primaire démocrate, pour que les progressistes se convainquent qu’ils ne sont plus des « marginaux », qu’une base sociale et militante très large leur permet de peser plus dans la vie politique. Le caucus progressiste n’est encore qu’un « club de lecture de Noam Chomsky », selon la formule du député Raul Grijalva. L’arrivée de nouveaux élus, le plus souvent des femmes, plus jeunes et beaucoup plus à gauche, va changer la donne. Dès 2018, Alexandria Ocasio-Cortez évoque la création d’un sous-comité, vraiment organisé, vraiment progressiste. En 2020, le caucus renforce ses conditions d’adhésion. Auparavant, un chèque de 4 000 dollars suffisait (3 458 euros). Certains élus, dont les votes étaient alignés sur l’establishment, s’achetaient ainsi à peu de frais une assurance contre des candidatures progressistes lors des primaires. Une présidence unique en lieu et place d’une coprésidence est établie, une façon d’être plus réactif dans les moments de tension. C’est Pramila Jayapal, entrée en politique en réaction à la déferlante nationaliste post-11 Septembre, qui occupe la fonction. Quelques escarmouches au sein du groupe démocrate passent sous les radars médiatiques, mais le CPC se fait les muscles.

La démonstration de force intervient donc fin septembre 2021. Les progressistes ne cèdent pas au chantage du « mieux vaut ça que rien ». Joe Biden se range « à la réalité » et s’aligne (momentanément ?) sur la gauche du parti : les deux votes auront lieu en même temps. Sur Twitter, un utilisateur adresse ses « félicitations au caucus progressiste et aux autres démocrates qui ont insisté pour que le Congrès vote ENSEMBLE la loi sur les infrastructures et la Reconciliation bills ». Signé : Bernie Sanders.

États-Unis. Qu'est-ce que le « caucus » progressiste, ce comité qui secoue le Capitole ? (Christophe Deroubaix, L'Humanité, 12 octobre 2021)
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:18
REPORT DE LA REPRESENTATION DU SPECTACLE « LES MAUVAIS JOURS FINIRONT »

REPORT DE LA REPRESENTATION DU SPECTACLE « LES MAUVAIS JOURS FINIRONT » Suite à un accident qui immobilise l'un des comédiens, le Théâtre de la Corniche est au regret d’annoncer le report de la présentation de son spectacle, Chroniques en chanson de la Commune de Paris, qui devait se tenir à la M.J.C. de Morlaix le lundi 18 octobre. De nouvelles propositions de dates seront annoncées d'ici la fin

Dans le cadre du 150ème anniversaire de la Commune, le Théâtre de la Corniche (qui avait joué la pièce de théâtre pacifiste "Bonsoir m'amour" sur la guerre 14-18 en 2018) présente le lundi 18 octobre à 19h à la MJC de Morlaix son spectacle "Les mauvais jours finiront" sur la Commune de Paris.
Chronique en chansons de la Commune de Paris. Le Théâtre de la Corniche revisite ces 72 journées du printemps 1871, remises dans son contexte historique de la capitulation de l'armée de Napoléon III et du siège de Paris par les Prussiens, d'une proclamation d'une république dans un pays resté profondément monarchiste et d'une opposition de plus en plus marquée entre la France rurale et la capitale.
 
Pour en savoir plus, visitez le site du Théâtre de la Corniche: https://www.theatredelacorniche.fr/ete-2021/les-mauvais-jours-finiront/
 
INFOS PRATIQUES:
 
Date le lundi 18 octobre à 19h
 
Organisateur MJC Morlaix, Morlaix, place du Dossen
 
Téléphone 02 98 88 09 94
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:11
Présidentielle 2022. Contre l’extrême droite, Fabien Roussel brandit la loi Gayssot - L'Humanité, 12 octobre 2021
Présidentielle 2022. Contre l’extrême droite, Fabien Roussel brandit la loi Gayssot
Mardi 12 Octobre 2021 - L'Humanité

Le candidat PCF propose de rendre inéligibles les personnes condamnées pour racisme ou incitation à la haine.

Faut-il empêcher les condamnés pour racisme de candidater à l’Élysée ? C’est en tout cas la proposition de Fabien Roussel. Invité sur Radio J, dimanche, le candidat PCF à l’élection présidentielle a déclaré vouloir «renforcer la loi Gayssot en rendant inéligibles des personnes qui sont condamnées pour racisme, pour incitation à la haine raciale, pour discrimination en fonction de sa religion».

La loi Gayssot, adoptée en 1990, réprime tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. L’article premier stipule que « toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite ». Pour le député du Nord, si «aujourd’hui, des juges d écident de rendre inéligibles des responsables politiques, des élus qui ont, par exemple, fait du détournement de fonds», il pourrait en être de même d’une condamnation pour discrimination raciale ou religieuse, puisque ces faits « portent atteinte aux valeurs de la République, à la cohésion nationale ».

Une référence à Zemmour, probable candidat

En effet, une peine complémentaire d’inéligibilité s’avère automatique pour tous les crimes et pour certains délits, qui n’incluent pas les délits d’incitation à la haine raciale, ni de discrimination raciale. Seul le juge peut aujourd’hui décider, de manière discrétionnaire, si une personne déclarée coupable de ces faits peut être interdite de se présenter à une élection.

Le communiste faisait référence à Éric Zemmour, probable futur candidat à la présidentielle. En effet, le polémiste d’extrême droite a été plusieurs fois condamné par la justice. Une première fois en 2011, pour provocation à la discrimination raciale lorsqu’il avait dit, en 2010, sur le plateau de Salut les Terriens (Canal Plus), à propos du contrôle au faciès : «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait. »

Puis, en 2019, la Cour de cassation a confirmé la condamnation du polémiste pour provocation à la haine religieuse envers les musulmans, après qu’il eut évoqué une « invasion » de la France sur l’émission C à vous (France 5), en 2016.

Le 11 octobre, Éric Zemmour a réagi aux propos de Fabien Roussel au micro de Sud Radio : «C’est la vieille technique des communistes, c’est-à-dire on invente des délits d’opinion et puis, après, on fait condamner pour ces délits d’opinion qu’on a inventés.» Une référence à la loi Gayssot, qui porte le nom du député communiste qui l’a initiée, et qui serait une insupportable machine à censurer pour Éric Zemmour. On lui rappellera que le racisme ne saurait être une opinion, mais qu’il fait bel et bien de lui un délinquant au regard de la justice.

Présidentielle 2022. Contre l’extrême droite, Fabien Roussel brandit la loi Gayssot - L'Humanité, 12 octobre 2021
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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:08
Fabien Roussel: Il faut créer une banque publique pour l'emploi et le climat - L'Humanité,  Julia Hamlaoui, 12 octobre 2021
Fabien Roussel : « Il faut créer une banque publique pour l’emploi et le climat »
Mardi 12 Octobre 2021

Le candidat du PCF, Fabien Roussel, propose un plan de « reconquête industrielle et de relance des services publics » qui s’appuie sur des nationalisations et de nouveaux pouvoirs pour les travailleurs.

« En mémoire des 600 emplois détruits à Haubourdin depuis 2008, sacrifiés sur l’autel du profit. » Parmi les initiatives de la semaine de mobilisation lancée par le PCF pour l’emploi, la réindustrialisation et le pouvoir d’achat, les communistes du Nord pointeront ce week-end, via « un monument éphémère » érigé dans cette commune de la métropole lilloise, le bilan catastrophique aligné par les gouvernements successifs ces dernières décennies.

Au total : « 2,2 millions d’emplois supprimés dans l’industrie depuis 1980 et des dizaines de plans de licenciements et de délocalisations », rappelle le PCF. Airbus, Renault, General Electric, Sanofi, Vallourec, Michelin… Emmanuel Macron est loin d’échapper à la règle malgré le lancement en grande pompe, ce mardi, du plan d’investissement « France 2030 », soit de 30 à 50 milliards d’euros destinés aux «champions de demain dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des bio­technologies ou encore dans l’agriculture ».

« Flécher l'argent au service d'investissements utiles »

Et pour cause : « Les deux tiers des 204 milliards d’euros investis par le gouvernement jusque-là vont être attribués aux entreprises de taille intermédiaire et aux grandes entreprises. Elles représentent 6 200 entreprises contre 520 000 PME et TPE », fustige le candidat du PCF à la présidentielle, Fabien Roussel, évoquant les « 51 milliards de dividendes » distribués en parallèle. C’est une « très mauvaise utilisation de l’argent public et des prêts de la Banque centrale européenne », estime le député du Nord, qui juge impératif de « conditionner les aides à la création d’emplois à des critères écologiques et environnementaux, à l’égalité professionnelle femmes-hommes, à la reconquête industrielle et à la relance de nos services publics ». À cette fin, « il est urgent de créer une banque publique pour l’emploi et le climat », assure le candidat, qui propose ainsi « la nationalisation d’au moins deux banques systémiques, ce qui permettra de flécher cet argent au service d’investissements utiles ».

Icon QuoteNous voulons qu’au sein des comités d’entreprise, les salariés aient un droit de veto, mais aussi la possibilité de présenter des propositions alternatives en matière d’investissements, de relocalisation, de formations.

Reste l’urgence des suppressions d’emplois en cours, auxquelles le PCF oppose l’idée d’un « moratoire » immédiat. « Il faut tout de suite interdire toute fermeture d’activité, d’usine, d’entreprise dans une filière industrielle parce que, quand on ferme, on perd les compétences et ensuite on a beaucoup de mal à les relocaliser », défend Fabien Roussel, qui souhaite en matière de réindustrialisation s’appuyer sur des filières stratégiques. Parmi elles, le médicament, les transports, l’alimentation ou encore l’énergie. Pour cette dernière, par exemple, le prétendant à l’Élysée veut à la fois « nationaliser EDF et Engie », protéger l’ensemble de la filière jusqu’à « la production de turbines à Belfort », mais aussi investir « dans de nouvelles centrales nucléaires et des mini-EPR permettant de compenser la fermeture des 12 réacteurs d’ici à 2035, et dans nos barrages hydrauliques dont les capacités peuvent être augmentées ».

La conquête de nouveaux droits sociaux

Mais il s’agit aussi de « reprendre le pouvoir à la minorité qui décide aujourd’hui : nous voulons qu’au sein des comités d’entreprise, les salariés aient un droit de veto, mais aussi la possibilité de présenter des propositions alternatives en matière d’investissements, de relocalisation, de formations », avec l’appui de la « banque publique pour l’emploi et le climat ». Sans compter la conquête de nouveaux droits sociaux, à commencer par la semaine de 32 heures, le Smic à 1 800 euros brut ou encore la retraite à 60 ans. Autant de propositions défendues dans de multiples rendez-vous locaux cette semaine, avant un « grand rassemblement » dédié à l’emploi, le 21 novembre, à Paris.

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 05:19
Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

1920-2020: 110/ Joseph Argouac'h, résistant, artisan de la Sécurité sociale, maire communiste de Concarneau (1915-1997)

Il fut maire de Concarneau entre 1980 et 1983, secrétaire général de la mairie de Concarneau pendant 35 ans, de 1939 à 1974, Joseph Argouarc'h a eu pendant les années d'occupation une action déterminante au sein de la Résistance. Ce qui lui a valu de recevoir du gouvernement provisoire du Général de Gaule la médaille d'argent du courage et du dévouement. « Plusieurs centaines de patriotes lui doivent leur salut grâce aux faux papiers qu'il leur fournissait », soulignait Pierre Le Rose au moment de son décès en mai 1997 (Le Télégramme, 12 mai 1997). Il était membre du réseau "Vengeance".

Membre du parti communiste auquel il a adhéré en 1937, Joseph Argouarch fut un actif militant avec un souci prioritaire pour le social.

A la Libération, en 1944, il reconstitua le syndicat CGT des communaux de Concarneau et en devint secrétaire. Il fut aussi membre fondateur du syndicat national des cadres des services de la fonction publique et de santé CGT, responsable de l'Union locale CGT de Concarneau.

Joseph Argouarc'h s'impliqua fortement dans la création de la Sécurité sociale et, à Brest, en juin 1948, il fut désigné pour présenter un exposé sur la Sécurité sociale lors du congrès de l'Union départementale CGT du Finistère. Présenté en avril 1947, sur la liste CGT, aux élections du conseil d'administration de la caisse de sécurité sociale du Sud-Finistère, il en fut membre jusqu'en 1978. De 1950 à 1962, il en occupa la vice-présidence puis la présidence. Il fut aussi président de l'URSAFF, président du conseil d'administration de la caisse primaire d'assurance maladie du sud-Finistère.

En 1977, Joseph Argouarc'h est élu au conseil municipal sur la liste d'union de la gauche conduite par Robert Jan dont il devient le premier adjoint. En 1980, après la démission de Robert Jan pour raisons de santé, il est élu maire de Concarneau. Poste qu'il occupera jusqu'aux élections de 1983.

De son action comme maire, on retiendra plusieurs réalisations notamment la création du centre de loisirs, des classes de neige, la construction du foyer-logements pour personnes âgées et de la maison de cure, la mise en place du quotient familial.

On n'oubliera pas non plus son action déterminante dans la création des jumelages avec Senne et M'bour.

Président en tant que maire du comité de jumelage, il était également membre de la fédération mondiale des villes jumelées.

Lors de ses obsèques, Jean Bottereau, responsable de l'union locale CGT rappela "son souci de développer la santé et la solidarité au-delà du simple soin par la prévention", son attachement à la paix: "homme de conviction, de parole et de confiance, tu savais encourager et aider ceux qui prenaient place à tes côtés pour amplifier ton combat pour l'homme et le progrès".

Sources:

- Journal Le Télégramme, 12 mai 1997

- Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social

- "Mémoire vivante", le bulletin de l'Institut d'histoire sociale IHS Bretagne, mars 2021

Photo Mémoire vivante IHS CGT Bretagne, mars 2021

Photo Mémoire vivante IHS CGT Bretagne, mars 2021

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 109/ Pierre Plassart (1912-1983)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère : 108/Jean Baudry (1901-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 107/ Aline de Bortoli (1908-2004)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 106/ Louis Departout (1916-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 105/ Charles Vuillemin (1918-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 104/ Louis Le Guen (1907-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 103/ Louis Hémeury (1911-1999)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 102/ Jean Autret (1891- 1974)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes dans le Finistère: 101/ Yvette Castel

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 100/ Simone Moreau (1908-1962)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 99/ Francine Poulichet (1918-2014) et Christophe Poulichet

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes: 98/ Rosine Kersulec (1894-1985)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 96/ Germaine Le Lièvre, Geneviève dans la résistance brestoise (1911-1945)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 94/ Marie Miry née Calvarin (1905-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 93/Virginie Bénard (1920-2014)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 92/ Evangéline Dollet dit "Yvette" née Yvinec

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 91/ Joseph Laot (1920-2001)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 90/ Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen (Juin 1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 89/ Théo Le Coz (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 88/ René Lijour (1900-1979) et Lucie Lijour, née Le Goff (1909-1986)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 87/ Eugène Le Bris (1913-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 86/ Alphonse Duot (1874-1964)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 16:04

 

À trois semaines de la COP 26  qui va se tenir à Glasgow, l’année 2021  nous a fourni  des enseignements  préoccupants concernant notre souveraineté alimentaire du fait  des aléas climatiques qui rendent les récoltes agricoles incertaines. De leur côté, les  exploitants forestiers  constatent une dégradation de l’état sanitaire des massifs et demandent  au gouvernement d’avoir une politique budgétaire favorisant une gestion de long terme. Sans résultat pour le moment.    

Un récent  conseil spécialisé de FranceAgriMer  nous apprend  que « suite aux pluies incessantes de l’été,  la teneur en eau des blés tendres à l’entrée des silos est souvent plus élevée qu’à l’accoutumée, avec une moyenne nationale estimée à 14% ». Du coup, « des opérations de séchage par les collecteurs seront parfois nécessaires. Par ailleurs, les fortes chaleurs au moment du remplissage des grains et les pluies persistantes en fin de cycle ont altéré parfois les poids spécifique». Mal remplis à cause de pics de chaleurs, puis humidifiés par les pluies, les grains de blé sont allégés, ce qui diminue leur poids spécifique. Cette année, moins du tiers de la récolte dépasse les 76 kilos pour 100 litres de volume. Du coup, certains blés ne seront pas vendus pour faire du pain. Ils seront recyclés dans la filière des aliments du bétail, avec un prix de vente moins rémunérateur.

Pour autant, nous ne risquons pas, cette année, de manquer de pain en France. La récolte de blé tendre serait proche de 35 millions de tonnes sur le territoire français. Les exportations vers les pays membres de l’Union européenne seraient de 8 millions de tonnes pour la campagne qui vient de débuter, en hausse de 1,9 million de tonnes sur la précédente. En revanche, les exportations vers les pays tiers seraient en baisse de 2,2 millions de tonnes, du fait notamment de l’augmentation du coût de fret sur les longues distances. Mais elles atteindraient tout de même 9,6 millions de tonnes.

La France importe trop de protéines végétales

On peut raisonnablement penser que la France devrait, dans les prochaines années, produire moins de blé pour l’exportation et cultiver davantage de protéines végétales pour nourrir les Français et les animaux d’élevage. Pour l’alimentation humaine, le déficit est élevé en pois chiches, en haricots secs et en lentilles. Pour le bétail, notre pays importe près de 3 millions de tonnes de soja et de tourteaux chaque année alors nous pouvons produire toutes ces protéines végétales avec de bons rendements dans plusieurs régions du pays. Mais il faudrait pour cela que les aides de la Politique agricole commune (PAC) soient davantage orientées en ce sens, ce qui n’est pas franchement le cas avec la réforme qui va se mettre en place entre  2023 et 2027.

Avec le réchauffement climatique, l’économie forestière voit aussi sa gestion se compliquer.  A propos de filière bois, Antoine d’Amécourt, qui préside la Fédération nationale des syndicats des forestiers privés, publie une lettre ouverte dans laquelle on peut lire que « les maladies ont décimé des secteurs entiers de nos forêts avec en particulier la chalarose du frêne et les scolytes sur les résineux. Le déséquilibre sylvo-cynégétique n’est plus acceptable, il rend difficile le renouvellement forestier et fragilise la gestion durable de nos massifs ».

Une vulnérabilité préoccupante des massifs forestiers

Antoine d’Amécourt relève que « les incendies de l’été ont montré les vulnérabilités générées par un déséquilibre entre protection de la biodiversité et maintien d’activités sylvicoles ». Il note aussi que « sans un juste prix (du bois d’œuvre, ndlr) aucun propriétaire ne pourra engager les investissements coûteux et de très long terme indispensables pour assurer le renouvellement forestier, surtout en cette période de changement climatique ». Il propose de « construire en bois de France plutôt qu’avec des produits d’import, de privilégier des habitats qui stockent du CO2 sur le long terme ». Considérant que « les stériles polémiques ne font qu’alimenter les réseaux sociaux  et les amateurs de scandales», il estime que «seules les rencontres  et la compréhension commune de forêt et de la filière bois  permettront d’avancer».

Ces observations sont en phase avec celles exprimées par la Fédération nationale des communes forestières qui interpelle l’État en soulignant que ces communes «font face à de nombreuses difficultés pour la préservation des forêts : attaques de parasites, dépérissement de certaines essences, sécheresse répétées, risques d’incendies accrus. La Fédération attend du gouvernement « une véritable refonte de la politique forestière et la prise en compte du travail déjà exemplaire   des communes forestières pour la préservation du poumon vert de la France ».

Au moment où paraissait ce communiqué des communes forestières, l’hebdomadaire « La France Agricole » indiquait que dans le département du Doubs « 97% des communes ont des recettes forestières en recul, une centaine d’entre elles connaîtrait des difficultés budgétaires sérieuses, si la crise sanitaire devait perdurer ». Car cette crise conduit à couper du bois pour limiter la contamination des scolytes dans les massifs de résineux. Du coup, le prix du m3 de résineux baisse chaque fois que l’offre dépasse la demande. Le journal ajoutait que « la réforme du financement de l’ONF, qui prévoit une forte augmentation des frais de garderie (du bois coupé, ndlr) est aussi source d’inquiétude ».        

Non au traité de libre-échange UE-Mercosur

 Quelle soit publique ou privée, la forêt française doit être gérée avec une vision de long terme, ce qui implique d’avoir un juste prix du bois d’œuvre et sa transformation en France au lieu d’exporter toujours plus de grumes en Chine et ailleurs. Cela implique aussi, pour la préservation de nos forêts, comme pour l’agriculture, d’en finir avec les accords de libre-échange sur fond de dumping social et environnemental. Voilà aussi pourquoi le « Collectif national Stop-CETA-Mercosur » composé d’environ 35 organisations, dont ATTAC France, la CGT, la FSU et la Confédération paysanne, adressait le 21 septembre dernier une « Lettre ouverte à la Commission européenne et au gouvernement » français, leur demandant de ne pas « sauver » cet accord   pas encore ratifié, mais de l’abandonner car sa signature se traduirait par une accélération de la déforestation en Amazonie.

Mais on sait que la Commission cherche à faire ratifier cet accord tandis que le président Macron et le gouvernement français gardent le silence sur le sujet.     

 

 

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:18
L'Himalaya breton, de Nicolas Legendre (2020): un journal de voyage érudit et réjouissant entreprend l'ascension des sommets bretons
On vous parle d'un temps, il y a 245 à 540 millions d'années, ou les roches qui constituent aujourd'hui la Bretagne étaient au niveau de l’Équateur. Un temps "où les forces telluriques ont donné naissance à une gigantesque cordillère allant des futures Appalaches à l'actuelle Silésie. Elle culminait vers huit mille mètres et atteignait quatre mille à six mille mètres en Armorique. Bien avant que les Pyrénées et les Alpes ne prissent la forme qu'on leur connaît, un véritable "Himalaya" occupait l'actuelle Bretagne. Des millions d'années de mouvements tectoniques, de réchauffements et de glaciations, de tempêtes et de ravinements, ont entraîné l'érosion de ces fiers massifs".
Mais nos "géants en fin de vie" ont encore fière allure! Aux sommets de la Bretagne, dans les Monts d'arrée: le Roc'h Ruz (la montagne rouge) - 385 mètres- le Tuchenn Kador (384,9 mètres), le Roc'h Trévézel (384,9 mètres) selon des géologues du centre des Finances de Morlaix.
 
Voici un livre qui se recommande très chaleureusement, tant sa lecture allie la grâce et la profondeur, le plaisir et l'instruction.
 
Le road-trip du journaliste (Le Monde, Géo, XXI) et écrivain talentueux Nicolas Legendre, en février 2020, juste avant le premier confinement causé par la crise du Covid-19, de sommet breton en sommet breton, donne naissance à un récit mêlant les notations géographiques, géologiques, historiques, sociales, culturelles, politiques sur les "montagnes oubliées" de la Bretagne intérieure qui a quelque chose de profondément réjouissant et revigorant. Du Mont-Dol aux massifs de Paimpont, des Landes de Lanvaux au Ménez Bré, des Montagnes noires aux Monts d'Arrée, de Rennes au Ménez Hom, laissons nous entraînés à la redécouverte de la Bretagne des cimes et de l'Argoat. Un récit de voyage au plus près de chez nous mêlant l'humour, la poésie et une grande culture.
 
Aux éditions Le coin de la rue, 17 euros.
 
Morceaux choisis:
 
"Les humains qui peuplent les montagnes ont aussi leurs particularités. On n'habite pas les hauts plateaux des Andes comme on habite la pampa. On ne vit pas à Botmeur, au cœur des Monts d'Arrée, comme on vit à Penmarc'h, les pieds dans l'Atlantique. Les faibles distances entre ces "Bretagne" ne sont pas synonymes de proximité sociale, économique ou politique. Au XVIIIe siècle, il fallait entre vingt et trente heures pour rejoindre la mer à partir de Carhaix. Trente-cinq à quarante heures depuis Paimpont. Beaucoup de montagnards du Centre-Bretagne mourraient sans jamais avoir aperçu, ne fût-ce que de loin, les mille nuances de bleu de la Manche ou de l'Iroise.
Tout cela a forgé des caractères. L'éloignement des axes de communication et des grands centres urbains, la pauvreté des sols et l'escarpement des reliefs ont modelé les âmes.
Entre Trégor et Haute-Cornouaille, il existe un pays "rouge", historiquement procommuniste, anticlérical et laïc. Un pays où l'on vote plus à gauche qu'ailleurs en Bretagne, et qui correspond aux communes les plus élevées de la péninsule".
(...)
"Vue depuis mon promontoire, sous ce ciel chargé, la vaste étendue de lande du Yeun Elez paraissait inamicale, indomptable, éloignée de tout. Et pourtant: la route Quimper-Morlaix déroule son long ruban d'asphalte près de la ligne de crête. La gare de Brest n'est qu'à 45 minutes en voiture. Le relatif "enclavement" de l'Arrée n'est rien comparé à ce qu'il fut durant des siècles.
En témoigne le passé de La Feuillée, commune de 650 habitants située au nord-est du Yeun Elez. Au XIe siècle, dans ces parages alors quasiment inhabités, des religieux de l'ordre des Hospitaliers installèrent un hospice destiné à venir en aide aux pèlerins et voyageurs qui transitaient le long de la voie romaine reliant Carhaix à Landerneau, avant ou après le franchissement des sommets. Franchissement qui ne devait pas être une mince affaire... Il faut s'imaginer des landes peuplées de loups, parcourues par des brigands, exemptes bien sûr de tout panneau de signalisation. Précisions que 800 ans plus tard, au XIXe siècle, il fallait toujours cinq à huit heures, à cheval, pour effectuer les cinquante kilomètres séparant Carhaix de Morlaix...
Pour tenter de valoriser les landes qui les entouraient, les hospitaliers ont fait appel à des défricheurs. Ces "colons" étaient des paysans pauvres, des fils de métayers voire des renégats, en provenance d'autres territoires bretons, contraints d'émigrer pour survivre. Ils exploitaient les maigres terres de l'Arrée dans le cadre d'une institution très particulière: la quévaise. Ce mode de concession foncière et système social, minoritaire en Bretagne, impliquait une organisation très collective et relativement égalitaire. Elle était spécifique aux terres les plus pauvres de la péninsule, donc aux montagnes. Elle expliquerait en partie la persistance, jusqu'à nos jours, de particularismes locaux. A commencer par l'orientation politique, clairement à gauche depuis des décennies, de beaucoup de ces territoires.
Selon l'historien Ronan Le Coadic, professeur à l'université de Rennes 2 et responsable du Diplôme d'études celtiques dans ce même établissement, "il y a une corrélation très nette entre l'altitude et le vote communiste" en Bretagne. Et de préciser: "Sur 140 communes bretonnes ayant une altitude supérieure ou égale à 180 mètres (c'est ce qu'on appelle "les montagnes"), la moitié font partie du bastion. Vingt-trois autres accordent une proportion non négligeable de leurs suffrages au Parti communiste (...) Toutes les paroisses totalement couvertes de quévaises (sauf une) appartiennent au bastion".
(...)
Misère et richesse intérieure, dureté des éléments et beauté des lieux, enclavement et ouverture vers l'extérieur sont autant de composantes du cocktail "Arrée". Tout cela a façonné, l'âme de ce pays... qui ne manque pas de personnalités fortes. Cela permet-il d'expliquer pourquoi les Monts d'Arrée ont abrité le tout premier "village résistant" français durant la Seconde Guerre mondiale? Impossible à dire. Force est de constater, cependant, que l'Arrée a largement pris sa part dans la Résistance.
Dès les premiers jours de l'occupation allemande, en juin 1940, les habitants du hameau de Trédudon-le-Moine, à Berrien, choisirent de ne pas accepter l'ordre établi. Leur lieu de vie est devenu "un dépôt d'armes, un refuge pour résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour dirigeants nationaux et régionaux" de la Résistance. C'est ce qu'on peut lire sur un panneau installé par l'état-major national en 1947, dans ce petit lieu-dit. Un intitulé occupe le haut de l'écriteau: TREDUDON - PREMIER VILLAGE RESISTANT DE FRANCE.
En Bretagne, les plus importantes places fortes de la Résistance se trouvaient à Saint-Marcel, dans les landes de Lanvaux, à Duault, dans le massif éponyme. Parmi la centaine d'autres maquis bretons, certains furent créés en plaine ou à proximité du littoral, mais la densité la plus importante était en Centre-Bretagne, dans les monts d'Arrée, au sud de Carhaix, dans les Montagnes Noires, dans le Trégor "rouge", dans le Mené et dans le Kerchouan."
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 09:35
Création d'une Union des étudiants communistes dans le Finistère
Le MJCF souhaitait créer une UEC sur le Finistère.
 
C'est maintenant chose faites depuis ce soir: jeudi 7 octobre. 
 
Corentin Derrien élu à St Thegonnec et étudiant de philosophie à l'UBO a été élu responsable départemental de l'UEC par les adhérentes et adhérente du MJCF étudiants. 
 
C'est aujourd'hui une nouvelle page qui se créée pour la JC dans le Finistère, animée par Enzo de Gregorio, son secrétaire départemental, et non des moindres.
 
La création de l'UEC répond à un objectif de structuration de l'organisation dans le Finistère et nous permettra dans les prochains mois de pouvoir échanger plus facilement avec les étudiantes et étudiants de notre secteur sur leurs difficultés et leurs attentes.
 
Nous espérons ainsi pouvoir redonner goût à la politique aux étudiantes et étudiants finistériens avec notre action sur le terrain. 
 
Le travail ne fait que commencer. 
 
Corentin Derrien pour une cérémonie d'hommage à la Résistance organisée par le PCF à Morlaix

Corentin Derrien pour une cérémonie d'hommage à la Résistance organisée par le PCF à Morlaix

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 08:52

 

 

 

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