Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 07:37

 

Retour sur l’expérience communiste en Afghanistan

Interrogé par « Le Monde » sur le départ, prévu en 2014, des troupes occidentales d’Afghanistan, l’ambassadeur russe à Kaboul n’a pu s’empêcher d’évoquer l’expérience — et les erreurs — de l’Union soviétique dans les années 1980. Mais il y a trente ans, l’URSS s’appuyait sur un mouvement communiste autochtone. Lequel, indocile et divisé, a précipité l’engagement de Moscou dans un conflit meurtrier.

par Christian Parenti 

 

Devant les maisons de thé et les étals de Kaboul, on tombe parfois sur le portrait d’un homme sévère au visage rond, arborant moustache et cheveux noirs. C’est celui de Mohammed Najibullah, dernier président communiste du pays. Membre du Parti démocratique populaire d’Afghanistan (People’s Democratic Party of Afghanistan, PDPA) depuis la fin des années 1960, il a longtemps dirigé la police secrète, avant d’être porté à la tête de l’Etat en 1986. Après le retrait des forces soviétiques, en 1989, Najibullah s’accroche au pouvoir pendant trois ans. Il périt aux mains des talibans en 1996.

Quand on interroge les habitants de Kaboul sur ces affiches et cartes postales à la gloire de leur ancien dirigeant, les réponses se ressemblent. Pour certains, « c’était un président fort, on avait une armée puissante » ; pour d’autres, « à l’époque, tout fonctionnait bien, Kaboul était propre ». Le propriétaire d’une maison de thé explique simplement que « Najib a combattu le Pakistan ». Ainsi, on ne se souvient pas tant du « communiste » — un terme vague pour de nombreux Afghans — que du modernisateur et du patriote.

Pour comprendre les raisons qui ont fait de Najibullah un tel emblème, il faut se replonger dans l’histoire des relations de l’Union soviétique avec l’Afghanistan. L’intérêt de l’URSS pour cette région ne date pas de la guerre froide. Dès les années 1920, elle combattait les rebelles musulmans dans les zones limitrophes d’Asie centrale. La décennie suivante, elle écrasait ces basmaci (bandits) avec l’aide de l’armée royale afghane. La stabilité du pays était alors perçue comme un enjeu crucial pour la sécurité de l’Asie centrale soviétique. A partir du début des années 1950, l’Afghanistan compte parmi les quatre plus gros bénéficiaires de l’aide de Moscou, qui envoie des ingénieurs et invite des milliers d’étudiants, de techniciens et de militaires pour les former.

« Une affaire improvisée dans la hâte »

A la fin de la décennie, les Etats-Unis s’intéressent eux aussi à l’Afghanistan. Une concurrence s’instaure entre les deux superpuissances, qui rivalisent de générosité pour « aider » la population locale (1). Les Américains dressent un barrage sur le fleuve Helmand afin d’irriguer et d’alimenter en électricité les régions désertiques du Sud ; les Russes construisent le tunnel de Salang — l’un des plus hauts du monde — pour relier les régions du Nord et du Sud. Les premiers fournissent l’électronique, les systèmes de communication et le radar de l’aéroport de Kaboul ; les seconds en conçoivent l’infrastructure.

De manière surprenante, les premiers chefs des moudjahidins (les partisans de la lutte contre les Soviétiques), dont M. Ismaïl Khan, qui a lancé la rébellion à Herat en 1979, étaient d’anciens militaires formés en URSS. Et, à l’inverse, une partie des intellectuels afghans, comme le premier ministre Hafizullah Amin, ont fait leurs études aux Etats-Unis avant de devenir militants communistes, puis membres du gouvernement.

Le coup d’Etat communiste d’avril 1978 apparaît comme la conséquence indirecte d’une précédente révolte. A partir de 1969, en effet, l’Afghanistan connaît plusieurs années de sécheresse et de famine. Quatre ans plus tard, le peuple meurt littéralement de faim dans la province de Ghor, au centre du pays. Le général Mohammed Daoud renverse son cousin, le roi Mohammed Zahir Chah, abolit la monarchie, puis établit un gouvernement républicain. Il devient, en 1973, le premier président de la République d’Afghanistan.

Une fois au pouvoir, Daoud perpétue ce qui était alors une politique économique assez répandue, recourant à la planification et à l’investissement public pour bâtir un secteur industriel privé et créer un marché intérieur. Le traitement de ses ennemis politiques — les islamistes et les communistes, eux-mêmes opposés les uns aux autres — mêle la répression et la cooptation. Mais l’hostilité grandissante à leur encontre conduit certains islamistes, tels le Tadjik Ahmed Chah Massoud et le Pachtoun Gulbuddin Hekmatyar, à s’exiler au Pakistan.

La violence du régime précipite également les événements de 1978, cette « affaire improvisée dans la hâte », selon les mots de Jonathan Steele (2). Le 17 avril, Mir Akbar Khyber, un membre influent et apprécié du PDPA, est assassiné en pleine rue. Les soupçons se portent d’emblée sur le gouvernement. Deux jours plus tard, le PDPA organise une manifestation de protestation qui rassemble près de quinze mille personnes et se termine par une rafle policière. Craignant que celle-ci ne soit qu’un prélude à leur extermination, les militaires communistes attaquent le palais présidentiel, tuent Daoud et prennent le pouvoir.

Les responsables soviétiques, notamment ceux du KGB en poste à Kaboul, sont pris de court. Selon eux, l’Afghanistan n’est pas plus mûr pour le socialisme que le PDPA n’est prêt à gouverner. Le parti est en effet déchiré entre deux factions. Le Khalq (« le Peuple »), le courant majoritaire et radical, a organisé le coup d’Etat. Il tire son soutien de la population parlant le pachtou qui s’est installée depuis peu dans les villes pour trouver du travail et pour accéder à l’éducation. Frange minoritaire et modérée, le Parcham (« l’Etendard ») est quant à lui ancré dans les classes moyennes urbaines qui parlent le dari.

Le début de règne du Khalq est sanglant. Quarante généraux et alliés politiques de Daoud, dont deux anciens premiers ministres, sont exécutés sommairement. Parmi les autres personnes emprisonnées ou assassinées, des islamistes, des maoïstes et même des membres du Parcham.

Cette violence suscite l’inquiétude des Soviétiques. Malgré diverses réformes progressistes — interdiction du mariage des enfants, réduction de la dot, annulation des emprunts immobiliers ruraux, campagne d’alphabétisation pour les hommes et les femmes (chaque groupe étant éduqué séparément), réforme agraire, etc. —, des erreurs de gestion suscitent la réaction brutale d’une partie de la population (3).

M. Saleh Mohammed Zeary, un vieux responsable communiste dont Steele a retrouvé la trace dans un immeuble modeste de Londres, explique la résistance en ces termes : « Au début, les paysans étaient heureux, mais quand ils ont su qu’on était communistes, ils ont changé d’attitude. Le monde entier était contre nous. Ils ont dit qu’on ne croyait pas en l’islam, et ils n’avaient pas tort. Ils voyaient bien qu’on ne priait pas. On a affranchi les femmes du poids de la dot et ils ont dit qu’on était partisans de l’amour libre. » Un autre ancien membre du PDPA, également installé dans la capitale britannique, se rappelle que les dirigeants du parti au pouvoir « voulaient éradiquer l’analphabétisme en cinq ans. C’était ridicule. La réforme agraire n’était pas populaire. Ils promulguaient des décrets prétendument révolutionnaires qu’ils voulaient appliquer par la force. La société n’était pas prête. Le peuple n’avait pas été consulté ».

Conçues dans l’urgence, les réformes du PDPA souffrent de la vieille division de la société afghane entre villes et campagnes. Les jeunes citadins idéalistes et éduqués ne comprennent pas le monde rural et souhaitent le remodeler, tandis que les habitants de villages aux murs de terre séchée ne montrent aucune sympathie pour la bureaucratie urbaine. Que les dimensions sociales et culturelles des réformes aient été mal accueillies car elles menaçaient les privilèges des mollahs, des maliks (chefs de village) et des grands propriétaires n’a rien de surprenant ; mais, plus troublant, les aspects économiques progressistes du programme se sont également vus rejetés par une paysannerie dévote.

Bien que pauvre et inégalitaire, l’Afghanistan des années 1970 ne souffre pas de la concentration agraire qui caractérisait, par exemple, la Chine et le Mexique prérévolutionnaires. Comme l’explique Steele, les paysans avaient souvent « des liens religieux, claniques et familiaux avec leurs propriétaires et n’étaient pas prêts à outrepasser leur autorité ». La société rurale, qui a toujours joui d’une certaine autonomie par rapport à Kaboul, se sent menacée. Elle se tourne progressivement vers la résistance armée, rejoignant les partis islamistes qui ont fui au Pakistan durant la répression orchestrée par Daoud.

Certaines erreurs techniques enveniment encore la situation pour le PDPA. Dans leur hâte, les communistes de Kaboul redistribuent la terre, mais pas l’eau : une faute qui révèle leur ignorance de l’agriculture locale. Ils abolissent le système de prêts financiers iniques des bazars, mais n’établissent pas de programme de crédit de substitution pour aider les paysans démunis. De leur côté, les Soviétiques ne cessent d’inviter Kaboul à abandonner ou à différer les réformes les plus radicales.

Les communistes ne sont pas les premiers modernisateurs afghans à connaître des déconvenues. Le « prince rouge », Amanullah Khan, qui avait expulsé les Britanniques en 1919, fut détrôné dix ans plus tard par une rébellion tribale qui s’opposait à sa politique de modernisation d’inspiration kémaliste. Il avait imposé une réforme agraire minimale, donné le droit de vote aux femmes et commencé à éduquer les filles. Les élites rurales ont apprécié les belles routes, mais pas les impôts pour les financer ; le peuple des campagnes a accepté les améliorations agricoles et l’éducation, mais pas l’assaut contre le patriarcat.

Gagner les cœurs et les esprits

Cinquante ans plus tard, le PDPA affronte le même type de résistance religieuse. Pour tenter de l’éteindre, les responsables communistes n’hésitent pas à manifester — du moins en public — une soudaine piété, en priant et en se rendant à la mosquée. Des efforts tardifs et insuffisants : en mars 1979, les officiers islamistes de Herat se rebellent, sans doute inspirés par la révolution iranienne — un mois plus tôt, le chah fuyait l’Iran et l’imam Rouhollah Khomeiny faisait son retour à Téhéran.

Le soulèvement et son écrasement militaire, auquel ont participé des pilotes soviétiques, n’ont pas été aussi sanglants qu’on l’a souvent dit. « Même si la presse et certains historiens occidentaux continuent d’affirmer que les rebelles ont massacré jusqu’à une centaine de citoyens soviétiques résidant à Herat, affirme Rodric Braithwaite, le total des victimes soviétiques ne semble pas avoir dépassé le nombre de trois. » Quant au bombardement intensif de la ville par le gouvernement communiste, il n’a pas non plus fait des milliers de victimes.

Après Herat, d’autres garnisons se mutinent. Les Soviétiques envoient de nouveaux conseillers en Afghanistan et commencent à élaborer un plan de déploiement de leurs forces terrestres. Depuis l’été, les Etats-Unis fournissent de l’argent et des armes aux moudjahidins afin de préparer des assauts contre les forces gouvernementales et les infrastructures publiques à partir du Pakistan.

Pendant ce temps, le conflit au sein du PDPA s’aggrave : les différends personnels et idéologiques engendrent des affrontements entre le Khalq et le Parcham, ainsi qu’au sein du Khalq lui-même. En septembre 1979, le président Noor Mohammed Taraki est attaché à un lit et étouffé sous un oreiller : un assassinat commandité par le premier ministre Hafizullah Amin, son camarade et concurrent au sein du Khalq. Les dignitaires soviétiques, qui considéraient Taraki comme le plus flexible des deux rivaux, sont scandalisés par ce meurtre. La paranoïa s’empare du Kremlin, où l’on craint que l’assassin ne soit un agent des Etats-Unis.

Une vieille histoire : dans les années 1960, Amin avait préparé un doctorat à l’université de Columbia, à New York, où il dirigeait le syndicat des étudiants afghans, et on le disait déjà de mèche avec la Central Intelligence Agency (CIA). Steele remarque qu’Amin avait également admis avoir reçu de l’argent des services secrets américains avant la révolution. Braithwaite rapporte que même l’ambassadeur des Etats-Unis Adolph Dubs, après l’avoir rencontré à plusieurs reprises, avait demandé à la CIA s’il s’agissait d’un informateur. Plus vraisemblablement, Amin ne faisait qu’emprunter le chemin foulé par tous les dirigeants afghans : pour gouverner cet Etat-tampon, il fallait naviguer entre les grandes puissances.Durant la crise de l’année 1979, le gouvernement communiste avait sollicité à treize reprises une intervention militaire soviétique. En retour, Moscou exposait toutes les bonnes raisons de ne pas déployer de forces terrestres. « Nous avons étudié avec attention tous les aspects de cette action et sommes arrivés à la conclusion que, si l’on faisait intervenir nos troupes, non seulement la situation de votre pays ne s’améliorerait pas, mais elle s’aggraverait », déclarait alors un responsable soviétique.

Mais le meurtre de Taraki change la donne. Le 40e corps de l’Armée rouge arrive en Afghanistan en décembre 1979 avec pour mission non pas d’aider Amin, mais de l’assassiner. Le 27, les forces spéciales soviétiques attaquent le palais présidentiel et tuent le président, en poste depuis seulement cent quatre jours. Dirigeant de substitution choisi par les Soviétiques, Babrak Karmal appartient à l’aile modérée du PDPA. Mais, à la fois lunatique et paranoïaque, il manifeste un penchant pour la boisson qui aggrave encore son incompétence.

Malgré l’envoi par les Soviétiques de techniciens et de conseillers civils idéalistes, Karmal ne parvient pas à gagner l’allégeance des musulmans ruraux, de sorte que la capacité d’action de l’Etat demeure limitée. Pour ne rien arranger, depuis juillet 1979, les Etats-Unis arment les sept partis des moudjahidins, farouchement opposés au PDPA. Grassement financée par le gouvernement saoudien et fournie clandestinement par Washington à l’initiative de la CIA, cette aide militaire est administrée par les services de renseignement pakistanais. Moscou et Washington pensaient que l’intervention durerait six mois, que la population afghane — au moins dans les villes — réserverait un bon accueil aux Russes et se réjouirait de la fin du règne d’Amin. Les Russes s’enlisent pourtant dans une guerre qui durera neuf ans.

Nombre de militaires soviétiques croient sincèrement à leur « devoir international » — tout comme certains Américains perçoivent actuellement leur guerre en Afghanistan comme une aide salutaire fournie à un pays arriéré en proie à une authentique menace terroriste. A l’image de leurs homologues des Etats-Unis, les troupes d’URSS engagées en Afghanistan appartiennent surtout à la classe ouvrière et viennent majoritairement des campagnes et des petites villes ; seules les forces aériennes, le KGB et les unités médicales pouvaient compter sur des soldats issus des couches plus favorisées de la société russe.

Le véritable objectif du 40e corps de l’Armée rouge était de gagner les cœurs et les esprits. Il n’y est pas parvenu : quand les forces terrestres des gouvernements soviétique et afghan sont mises en difficulté par leurs adversaires, l’aviation et l’artillerie interviennent ; et lorsque les moudjahidins tirent depuis l’intérieur des villages, ces derniers sont bombardés et détruits. Braithwaite dément les allégations concernant l’utilisation par les Soviétiques d’armes chimiques ou de jouets piégés : contrairement à ce qu’affirmait le discours de guerre froide des années 1980, leur brutalité envers les civils ne constituait pas un objectif, mais l’un des effets prévisibles et inexcusables de leur politique. L’Armée rouge a jugé des centaines de ses soldats pour des crimes allant du viol au meurtre, de la consommation de drogue au vol. Pourtant, elle n’a pas pu ou pas voulu contenir les mauvais traitements du Khad (service de renseignement) : environ huit mille Afghans ont été exécutés par le gouvernement PDPA et plusieurs milliers d’autres, emprisonnés et violentés.

« Saigneurs » contre négociateurs

Quand, en 1985, M. Mikhaïl Gorbatchev est nommé à la tête du Parti communiste de l’Union soviétique, le pouvoir est convaincu de la nécessité d’un retrait d’Afghanistan. Une vaste campagne contre la guerre, menée par les familles de soldats, les vétérans et même des officiers en poste, pousse Moscou dans cette direction. La perestroïka et la glasnost (4) sont dans l’air et, en Afghanistan, Najibullah, qui vient d’être nommé président de la République, s’éloigne de plus en plus du marxisme-léninisme au profit d’un nationalisme pragmatique. En 1988, il rebaptise le PDPA du nom de Watan (« Patrie »). A la fin de son mandat, il envisage même de confier le poste de ministre de la défense au commandant Massoud.

Ces inflexions, sensibles depuis le départ de Karmal et l’ascension de Najibullah, participent d’une politique officielle appelée « réconciliation nationale ». Dans son ouvrage A Long Goodbye, l’historien Artemy Kalinovsky offre un bon aperçu de ses aspects diplomatiques. « De 1985 à 1987, écrit-il, la politique afghane de Moscou était guidée par la volonté de mettre un terme à la guerre sans essuyer de défaite. Gorbatchev s’inquiétait presque autant que ses prédécesseurs des dégâts qu’un retrait hâtif pourrait causer au prestige soviétique, particulièrement auprès de ses partenaires du tiers-monde. Pourtant, il s’était également engagé à terminer la guerre, et son Politburo le soutenait dans ce sens. Cela impliquait de chercher de nouvelles approches pour mettre en place à Kaboul un régime viable, qui puisse perdurer après le départ des troupes soviétiques (5). »

Pour réussir, la politique de « réconciliation nationale » nécessite la coopération des Etats-Unis, premiers protecteurs des moudjahidins. Malheureusement pour l’Afghanistan et pour les Soviétiques, l’administration Reagan était alors divisée entre les bleeders (« saigneurs ») et les dealers (« négociateurs »). Le secrétaire d’Etat George Shultz comptait parmi les principaux dealers, partisans d’un compromis avec l’URSS. Leur position était simple : si l’Armée rouge se retirait d’Afghanistan, les Etats-Unis devaient cesser d’aider les moudjahidins. Mais les bleeders, très présents au sein de la CIA et du « lobby afghan » au Congrès américain, ne l’entendaient pas ainsi : ils conditionnaient la fin de l’aide aux moudjahidins à l’arrêt pur et simple de toute forme de soutien soviétique au gouvernement de Najibullah. Ce sont eux qui eurent finalement gain de cause.

En février 1989, le dernier char soviétique traverse le pont de l’Amitié, au nord du fleuve Amou-Daria. Toutefois, Moscou continue d’aider Najibullah, et le gouvernement afghan prend tout le monde par surprise quand, en mars 1989, ses troupes, qui combattent désormais seules, brisent le siège moudjahidin de Jalalabad, à proximité de la frontière pakistanaise. Si les insurgés étaient parvenus à prendre cette ville, Kaboul aurait été leur prochain objectif. Par la suite, les sept partis moudjahidins, malgré leur superbe technique militaire, restent fragmentés et stratégiquement incohérents.

Selon Braithwaite, Edouard Chevardnadze, qui ne voulait pas être le premier ministre soviétique des affaires étrangères à subir une défaite, fut le plus fervent soutien de Najibullah. Il était persuadé que les Afghans pourraient combattre indéfiniment grâce à un flux de pétrole et d’armes en provenance de l’URSS. De fait, Najibullah a pu tenir trois années de plus. Mais, fin 1991, quand Boris Eltsine écarte M. Gorbatchev et que l’URSS s’effondre, l’aide vitale s’interrompt.

Citadins modernistes, paysans conservateurs

La défaite soviétique en Afghanistan n’a pas, comme on l’a souvent pensé, provoqué la fin de l’Union soviétique. C’est même l’inverse qui s’est produit. Ainsi que l’expliquait récemment l’hebdomadaire The Economist, « le système soviétique s’est effondré quand les principaux responsables ont décidé de monnayer leurs privilèges et de les transformer en propriété (6) ». La chose faite, avec Eltsine au pouvoir, le régime de Najibullah s’est écroulé. A en croire Braithwaite, Eltsine, en tant que président de la Russie, aurait noué des contacts secrets avec les moudjahidins dès avant la chute de M. Gorbatchev. D’ailleurs, sitôt les approvisionnements russes interrompus, M. Abdul Rachid Dostom, l’un des principaux généraux de Najibullah, passait dans le camp des rebelles (7).

Le président est finalement renversé en avril 1992. Divers groupes de guerriers saints et de fanatiques ethno-nationalistes déferlent sur Kaboul. Après une très courte expérience de gouvernement conjoint, les factions entrent en conflit, tandis que les derniers membres du PDPA fuient le pays ou entrent dans la clandestinité. Najibullah tente de gagner Moscou, mais les hommes de M. Dostom l’empêchent d’atteindre l’aéroport.

Au cours des quatre années qui suivent, Kaboul sombre dans la barbarie. Les groupes moudjahidins en guerre plongent le pays dans les ténèbres, au sens propre comme au figuré : les réverbères et les lignes de courant des bus électriques sont saccagés ; les services publics cessent de fonctionner. Les combats entre factions couvrent la moitié de la ville, et l’on estime à cent mille le nombre de tués, pour la plupart des civils. Najibullah, lui, reste enfermé dans une enceinte des Nations unies. Quand les talibans prennent finalement la ville, en 1996, ils capturent l’ancien président, le battent, le torturent et le castrent avant de le fusiller. Son cadavre est traîné dans les rues, puis pendu à un réverbère.

Tandis que les forces de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) occupent désormais l’Afghanistan, on trouve encore des portraits de Najibullah dans les rues de Kaboul. Pourquoi ? Aujourd’hui comme hier, la guerre oppose non seulement les envahisseurs et les Afghans, mais aussi les Afghans eux-mêmes : les populations des villes, favorables à la modernisation (même à marche forcée), et celles des campagnes, opposées au changement.

Autre analogie : chaque force peut compter sur de puissants alliés étrangers. Durant la guerre froide, les Soviétiques soutenaient Kaboul, tandis que les Etats-Unis et le Pakistan appuyaient les rebelles ; aujourd’hui, d’autres préoccupations conduisent les Etats-Unis à défendre les aspirants reconstructeurs de Kaboul (dont la plupart sont ceux-là mêmes qui travaillaient pour Najibullah), tandis que le Pakistan, vassal favorisé et allié théorique de l’Amérique, continue de soutenir les rebelles religieux et traditionalistes.

Il existe une classe de citadins afghans pour laquelle la question politique centrale a toujours été : « Peu importe l’idéologie, est-ce que j’aurai l’électricité ? » Ces gens, qui ont cherché à étendre la mainmise de Kaboul sur les campagnes, ont été, depuis les années 1920, systématiquement confrontés à une opposition violente. Leur étendard fut d’abord la monarchie constitutionnelle, puis la république présidentielle, le socialisme à la soviétique, enfin le nationalisme ultime de Najibullah. Désormais, ils font l’expérience de la démocratie libérale extrêmement imparfaite imposée par l’OTAN. Sans surprise, les anciens communistes sont toujours modernisateurs, et on les retrouve aux postes les plus élevés de ce qui porte le nom de gouvernement afghan.

C’est sans doute pour toutes ces raisons qu’on affiche encore des portraits de « Najib » à Kaboul : sa vision du monde, en dépit de tous ses défauts, incluait l’électricité. Hélas ! celle-ci ne peut pas être acheminée par la guerre.

Christian Parenti

Journaliste. Une version de cet article a été publiée dans The Nation (New York), le 7 mai 2012.

(1Lire René Vermont, « L’Afghanistan face à l’U. R. S. S. et aux Etats-Unis », Le Monde diplomatique, août 1967, disponible sur le DVD-ROM des archives du Monde diplomatique, 1954-2011.

(2Cet article repose notamment sur les informations présentées par Rodric Braithwaite, ambassadeur britannique à Moscou de 1988 à 1992, dans Afgantsy : The Russians in Afghanistan, 1979-89, Oxford University Press, 2011, et par l’ancien journaliste du Guardian Jonathan Steele dans Ghosts of Afghanistan : The Haunted Battleground, Portobello Books, Londres, 2012. Les références aux travaux de ces deux auteurs renvoient à ces ouvrages.

(3Lire Jean-Alain Rouinsard et Claude Soulard, « Les premiers pas du socialisme en Afghanistan », Le Monde diplomatique, janvier 1979, DVD-ROM d’archives, op. cit.

(4Perestroïka (« restructuration ») : ensemble de réformes entreprises sous la direction de M. Gorbatchev ; glasnost (« transparence ») : politique de liberté d’expression et d’information adoptée à la même période.

(5Artemy Kalinovsky, A Long Goodbye : The Soviet Withdrawal from Afghanistan, Harvard University Press, Cambridge, 2011.

(6« The long life of Homo sovieticus », The Economist, Londres, 10 décembre 2011.

(7Lire Selig S. Harrison, « L’Afghanistan s’installe dans la fragmentation », Le Monde diplomatique, janvier 1992, DVD-ROM d’archives, op. cit.

Partager cet article
Repost0
24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 06:01

 

« C’est le consommateur qui sera gagnant », assuraient les chantres de la déréglementation. Nous y voilà : + 5,3 % en août, après une flambée de 10 % en juillet. Les cours s’envolent. Il est plus que temps de renationaliser l’énergie. EXPLICATIONS

C’est une surprise dont 5 millions de Français se seraient bien passés. Les tarifs réglementés du gaz ont grimpé de 5,3 % en août, après une précédente augmentation de 10 % en juillet. Pratiqués par l’opérateur « historique » Engie (anciennement GDF), ces tarifs sont fixés par le gouvernement, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), une autorité administrative indépendante.

Concrètement, pour une famille avec deux enfants qui se chauffe au gaz, cela représente une hausse de 5 euros par mois (LCI, le 28 juillet). Pour justifier cette augmentation, liée à une forte hausse des prix du gaz sur le marché mondial, la CRE avance plusieurs arguments : une demande et des prix très élevés en Asie, tirés par la reprise économique dans cette région du monde ; des opérations de maintenance en mer du Nord plus complexes que prévu, qui entraînent une réduction des importations de gaz norvégien en Europe, etc.

Trente ans de libéralisation

Le raisonnement de la CRE est juste, mais incomplet. « Nous sommes évidemment dépendants des cours du marché mondial, dans la mesure où on ne produit plus de gaz en France, explique Aurélien Bernier, spécialiste de l’énergie. Mais, au-delà des fluctuations des cours, il y a un problème de fond : les entreprises comme Engie continuent de verser des dividendes coûte que coûte. Au lieu de servir les actionnaires, elles pourraient très bien décider de lisser leurs tarifs, de manière à ce qu’on ne répercute pas (ou très peu) les hausses des cours sur les consommateurs. C’est la grande différence entre un marché géré par des opérateurs privés et un service public… »

Petit retour en arrière. Le secteur du gaz (et de l’énergie en général) n’a pas toujours été dérégulé. La situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les consommateurs est le produit d’un mouvement de libéralisation initié en Europe dans les années 1990, sous la houlette des dirigeants néolibéraux. Objectif : démanteler progressivement les anciens monopoles publics, afin d’ouvrir le marché à des opérateurs privés. C’est ainsi que, depuis le 1er juillet 2007, deux tarifs cohabitent en France : les tarifs réglementés, fixés par le gouvernement et proposés uniquement par EDF pour l’électricité et GDF (puis Engie) pour le gaz ; et les tarifs de marché, proposés par les fournisseurs « alternatifs ».

 

Engie : plus de dividendes que de bénéfices

À l’époque, les défenseurs de la libéralisation justifiaient ce choix par les gains promis aux consommateurs. « Notre seule volonté dans cette affaire est de répondre aux besoins des consommateurs français, tant pour la sécurisation de l’énergie que pour les tarifs les plus bas », lançait ainsi le ministre de l’Économie Thierry Breton, en octobre 2006. « L’ouverture ménagée du marché se traduira par une baisse des prix au bénéfice des consommateurs domestiques comme des industriels », nous promettait déjà le gouvernement d’Alain Juppé, dix ans plus tôt.

Lire aussi : Gaz et électricité. « La concurrence fera baisser les prix », qu’ils disaient. Et aujourd'hui...

Las ! Les baisses promises n’ont jamais eu lieu, et les tarifs ont joué au yo-yo sous l’influence des marchés mondiaux. Fabrice Coudour, de la CGT énergie, a calculé que « les factures de gaz ont doublé depuis 2004 ».

Dans le même temps, les opérateurs historiques ont été en grande partie privatisés, malgré les engagements pris par les gouvernements de droite. D’abord transformé en société anonyme, GDF a ensuite été fusionné avec Suez en 2008, pour finalement donner naissance à Engie, groupe dans lequel l’État ne détient plus que 23,6 % du capital.

Lire aussi : Électricité. La « tarification dynamique » va faire exploser vos factures

Cette transformation à marche forcée va de pair avec une financiarisation régulièrement dénoncée par les syndicats et les ONG. Engie est connue pour sa propension à choyer ses actionnaires (le géant américain BlackRock, par exemple, détient 4,5 % du capital), quelle que soit la situation de l’entreprise. En 2018, Oxfam s’indignait : « Les dividendes versés par Engie à ses actionnaires depuis 2009 ont représenté plus de trois fois le montant de ses bénéfices et, en 2016, le groupe a même versé quinze fois plus de dividendes que de bénéfices. » Emprunter pour nourrir ses actionnaires, un comble… Engie n’est évidemment pas la seule multinationale à le faire, mais le procédé est d’autant plus choquant que l’État est toujours présent au capital.

 

« Un bien commun »

De leur côté, les syndicats pointent des erreurs stratégiques de la direction. « Depuis la privatisation, le groupe a multiplié les achats à l’international, note Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT mines-énergie. Beaucoup d’investissements ont été réalisés à perte. Dans le même temps, la direction s’est engagée dans la cession de pans entiers d’activité : la vente des parts d’Engie dans Suez (démarrée à l’automne 2020 – NDLR) n’est qu’une étape parmi d’autres. »

Autant d’éléments qui donnent du grain à moudre aux détracteurs du tout-marché. « L’énergie est un bien commun qui ne devrait pas être confié au secteur privé, assure Aurélien Bernié. C’est d’ailleurs aussi vrai pour le gaz que pour l’électricité ou les énergies renouvelables. Il n’y a aucune raison de laisser des opérateurs privés s’engraisser sur le dos des consommateurs. »

 

Avant le mur de 2023

La CGT ne dit pas autre chose, qui milite depuis des années pour une renationalisation des grandes entreprises de l’énergie. « Libéraliser l’énergie n’avait aucun sens, confirme Sébastien Menesplier. Le service public a fait ses preuves depuis 1946 : il n’est bien sûr pas question d’en rebâtir un à l’identique, mais bien de prendre en compte les évolutions historiques du secteur. Nous militons pour un service public du XXIe siècle, articulé autour de deux entreprises renationalisées : un Epic (établissement public à caractère industriel et commercial) gazier, et un Epic électricité. Ce service public devra répondre aux besoins de la nation, c’est-à-dire à la fois assurer la sûreté du réseau, définir le mix énergétique et garantir aux consommateurs des tarifs bas et lisibles. »

Ce n’est évidemment pas le chemin emprunté actuellement par les dirigeants européens : le 1er juillet 2023, en France, les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers seront définitivement supprimés. Les consommateurs n’ont rien à y gagner…

 

Partager cet article
Repost0
24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 05:58

 

Le niveau 2 du protocole sanitaire s’appliquera à partir du 2 septembre. Le ministre de l’Éducation nationale confirme que la vaccination sera l’outil quasi unique de lutte contre la pandémie à l’école.

Disparu, volatilisé, dispersé façon puzzle… Éradiqué ? On a eu beau la lire et la relire : pas la moindre trace du variant Delta dans les réponses – ni, d’ailleurs, dans les questions – données par Jean-Michel « Magic » Blanquer à l’interview-fleuve qu’il a accordée au Journal du dimanche, le 22 août.

 

Ne pas faire croire que l'école est un talon d'Achille

Ce variant inquiète pourtant les épidémiologistes et, comme l’écrivait Santé publique France dans son point épidémiologique du 19 août, entraîne ces dernières semaines un taux d’incidence « en augmentation dans toutes les classes d’âge chez les jeunes enfants » (0-10 ans). C’est que, pour le ministre de l’Éducation nationale, il ne s’agirait pas de « faire croire que l’école aurait été le talon d’Achille de la gestion de la crise ». La rentrée 2021-2022 se fera donc sans sortir du sillon de « mesures sanitaires qui ont fait leurs preuves ».

Comme l’an dernier, au lieu de passer par les canaux d’information officiels, le ministre a choisi le JDD pour faire connaître ses décisions. Un procédé que Sophie Venetitay, nouvelle secrétaire générale du Snes-FSU (premier syndicat de l’enseignement secondaire), juge « insupportable » : « Il faut payer pour savoir dans quelles conditions on va exercer dans dix jours ! Je ne connais pas une autre profession qui soit dans ce cas », s’indigne-t-elle. Avantage annexe pour le ministre : une vague interview engage beaucoup moins sa responsabilité qu’une circulaire officielle.

 

Pas de passe sanitaire

Parmi les quatre niveaux d’alerte fixés par le protocole sanitaire du 23 juillet, c’est le niveau 2 qui sera en vigueur sur tout le territoire métropolitain. C’est « celui qui nous permet d’avoir la rentrée la plus normale possible », insiste le ministre. Et qui entraîne des mesures de protection allégées : tous les cours en présentiel, port du masque obligatoire seulement à l’intérieur, cours d’EPS en intérieur autorisés (sauf pour les sports de contact)… À partir de quel moment et, surtout, selon quels critères pourra-t-on descendre au niveau 1 ou, au contraire, aux niveaux 3 ou 4 ? Mystère.

Le maître mot de la stratégie du ministre face à la pandémie reste donc la vaccination. Et, puisqu’ « il n’y aura pas de passe (sanitaire – NLDR), ni pour les élèves, ni pour les parents, ni pour les enseignants », Jean-Michel Blanquer annonce « une campagne vaccinale dans tous les établissements ». Déplacements groupés vers les centres de vaccination ou « centres éphémères » montés pour l’occasion par les autorités sanitaires, « cette organisation sera opérationnelle dès la rentrée », affirme le ministre à dix jours de celle-ci… en ayant l’air de le croire.

 

Pour ce qui est des élèves non vaccinés

Quant aux élèves non vaccinés, soit par choix de leurs parents, soit parce qu’ils n’ont tout simplement pas l’âge, à partir de la sixième, ils devront donc s’isoler une semaine s’ils sont cas contact. Petit ajustement au passage : c’est « sur la base d’une attestation des parents », que pourra éventuellement vérifier l’assurance-maladie, que se fera la différence entre vaccinés et non-vaccinés. « Les parents sont donc libres de ne pas dire si leur enfant est vacciné ou non, précise même le ministre, mais cela relève de leur responsabilité. »

Comme en outre le vaccin restreint mais n’empêche ni les contaminations ni la circulation du virus, on mesure l’efficacité potentielle de cette organisation. D’autant que la continuité pédagogique promise par le ministre risque de ne pas inciter à rester chez soi : « Laisser croire aux parents qu’il est possible de faire cours en présentiel et à distance en même temps, rappelle Sophie Venetitay, ce n’est pas possible, les enseignants n’ont pas le don d’ubiquité… »

La crainte de nombreuses fermetures de classe

Sa collègue Guislaine David, porte-parole du Snuipp-FSU (primaire), craint « de nombreuses fermetures de classes dès la première semaine ». Elle évoque carrément une « mise en danger, dans la communauté éducative et au-delà, car on risque de favoriser la circulation du virus », parmi des élèves par définition non vaccinésEn constatant que le ministre, tout en déclarant vouloir « généraliser » les capteurs de CO2 dans les classes, se contente de promettre une vague aide en direction des collectivités locales (qui n’en ont jusqu’ici jamais vu la couleur), la syndicaliste réclame « un plan de financement de l’État » pour ces équipements.

Lire sur le sujet notre entretien avec le mathématicien Bertrand Maury : Covid à l'école : « Les mesures de CO2 devraient être systématisées »

 

Pour un plan d’urgence

Une rentrée « de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie » : c’est ce que dénoncent quatre syndicats de l’éducation (CGT Éduc’action, Fnec FP-FO, FSU et SUD éducation). Ils demandent « un plan d’urgence pour le service public de l’éducation », avec « la création massive de postes (…), dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages ». Les quatre organisations invitent les personnels à se réunir « dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves », et lancent d’ores et déjà un appel à la grève pour le 23 septembre.

 

Partager cet article
Repost0
21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 15:14

 

Au regard de l’actualité et des mois que nous venons de vivre, l’édition 2021 de la fête de l’Humanité sera une immense bouffée d’oxygène. Nous avons tant besoin de nous retrouver, de partager des moments festifs, culturels, politiques !

 

 

A 23 jours de la fête, la diffusion la plus large possible du bon de soutien doit être au cœur de l’activité des communistes. Alors que nous vivons les derniers mois du quinquennat d’Emmanuel Macron et des événements internationaux majeurs, la fête peut être un atout décisif dans la bataille idéologique et politique à mener. Au regard de sa préparation tardive imposée par les conditions sanitaires, seule une mobilisation exceptionnelle des communistes aux côtés des équipes de l’Humanité peut assurer sa réussite.

L’heure est à résister au pouvoir d’Emmanuel Macron qui, en pleine pandémie, aura fracturé profondément le peuple, abîmé notre pays et son environnement en cédant tout au capital et aux plus riches qui ont vu leurs fortunes doubler pour atteindre 1 000 milliards d’euros ! Et à porter une grande ambition pour la France, avec la volonté de contribuer à être utile au peuple, à construire l’alternative avec la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle de 2022 et l’action pour bâtir un pacte d’engagements communs pour les élections législatives. Inégalités sociales et sanitaires grandissantes, méga-feux sur la planète, retour au pouvoir des talibans en Afghanistan… les événements montrent chaque jour à quel point le capitalisme, le néolibéralisme et les politiques de puissance ont atteint leurs limites historiques.

Notre projet communiste est plus que jamais d’actualité pour relever le défi des jours heureux. Avec qui ? Les participant·e·s à la fête de l’Humanité et, bien plus largement, toutes les Françaises et les Français qui veulent une réponse à la hauteur des défis du siècle, sociaux, écologiques et démocratiques. Comment ? En commençant par « recréer le sens de la joie et celui de la dignité », comme le disait Léo Lagrange à propos des congés payés sous le Front populaire pour, lutte après lutte, avancée après avancée, parachever l’œuvre d’Ambroise Croizat pour sécuriser toutes les dimensions et tous âges de la vie.

Il nous reste un peu plus de trois semaines, alors engageons ensemble toute notre énergie pour réussir une très belle fête de l’Humanité ! Et pour toutes celles et ceux qui le pourront, retrouvons-nous lors du prochain rendez-vous national du bon de soutien lundi 23 août à 18 h 30 à Paris, Place de la République, en présence de Fabien Roussel.

Igor Zamichiei

Partager cet article
Repost0
21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 08:38

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 06:19

La Caravane des "Jours Heureux" du Parti communiste s'est installé a Morlaix le vendredi 13 août sur la Place Puyo en face de la Manu.

Du beau temps, de nombreux passages, ... et plein de camarades de la région de Morlaix, du département du Finistère venus pour l'étape de ce tour de France de l'espoir pour une société plus égalitaire et fraternelle!

Plaisir de voir tous ces sourires!

Plusieurs "interventions" au micro avec notamment au micro Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, Corentin Derrien, plus jeune élu finisterien, Marc Corbel, syndicaliste, Patricia Paulus, Soazig...

Un grand merci a Pierre-Yvon Boisnard pour ce beau reportage sur le passage de la caravane des jours heureux a Morlaix ce 13 août: Fabien Roussel, Présidentielles 2022, un projet communiste pour la France.

 

Prise de Parole de Daniel RAVASIO, secrétaire section PCF Morlaix, en ouverture

La caravane des Jours Heureux

 

Du 6 juillet au 26 août, la caravane des Jours Heureux, floquée aux couleurs de la campagne de Fabien Roussel, sillonne les routes françaises pour présenter aux habitant·e·s, aux saisonnier·e·s et aux touristes la candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022.

Cette caravane fait aujourd’hui halte à Morlaix et nous sommes très fier de l’accueillir.

Si l’objectif principal de cette caravane d’été est de faire connaitre la candidature de Fabien Roussel, de partager nos propositions pour l’élection présidentielle et de renforcer notre base militante, nous souhaitons également écouter et recueillir les besoins et les attentes de milliers de citoyens afin d’enrichir notre programme et de présenter des propositions en adéquation avec les demandes de la population.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que nos concitoyens et concitoyennes ont des choses à dire :

  • Pour nombre d’entre eux la vie est dure et ils ont envie que cela change et nous voulons leur dire que c’est possible.

 

  • Ils attendent de vraies réponses face à toutes ces inégalités qui minent la société, que l’on parle des vrais problèmes : salaire ; emploi ; évasion fiscale ; jeunesse ; services publics ; retraites ….

De vraies réponses mais au profit du plus grand nombre, des réponses de progrès social !

 

  • Nous voulons parler à tous ceux qui n’y croient plus.

Ce qui dégoutte les gens c’est de ne pas être considéré, de ne pas prendre en compte leurs votes. Ne prenons que l’exemple du vote de 2005 (référendum) où les Français se sont exprimés massivement mais où leur vote a été ignoré !

Ce qui dégoutte les gens c’est de voir tous ces cadeaux fait aux plus riches et tous ces « efforts » demandés au plus grand nombre (suppression de l’ISF d’un côté, diminution des APL de l’autre)

Ce qui dégoutte les gens c’est de voir des salariés perdre leur travail par ce que leur usine ferme et délocalise à l’étranger alors que le gouvernement ne fait rien pour empêcher ces délocalisations quand il ne les accompagne pas !

 

  • Nous voulons leur dire que nous sommes des gens de parole.

Nous voulons leur dire que nous aurons le courage de mener des réformes courageuses, populaires en reprenant le pouvoir à la finance, en combattant cette société capitalise qui détruit tout.

Cette société capitaliste, elle détruit même notre Terre étouffe !

Nous entrons dans la dernière décennie où il est encore possible d’inverser la tendance dangereuse du réchauffement climatique.

Cela passe par un changement de système économique.

Engageons la révolution sociale et écologique, indispensable pour sauver la planète tout en luttant contre les inégalités

Je n’irai pas plus loin dans cette énumération. Ce pacte national que Fabien ROUSSEL et le PCF proposent pour la France nous appelons tous ceux qui ferons un passage sur cette caravane à le découvrir en débattant, en faisant part de leurs demandes et propositions pour l’enrichir.

La caravane des Jours Heureux alliera échanges politiques et convivialité, nous souhaitons en faire un lieu de débats, de rencontres, mais également de jeux et de bonne humeur.

Tout d’abord, les personnes rencontrées pourront remplir un questionnaire afin que l’on en sache un peu plus sur leurs intérêts et sur leurs souhaits pour la campagne.

Pour rester dans le thème de l’été et pour donner un côté un peu plus léger à notre démarche, des cartes postales ont été dessinées par notre directrice artistique sur plusieurs thèmes : le pouvoir d’achat, la jeunesse, les retraites ou encore le droit aux vacances. Après les avoir remplies, les participant·e·s pourront ensuite les envoyer au Président de la République afin de faire entendre leurs revendications et leurs propositions sur ces thématiques.

Enfin, un carnet de jeux pour adultes d’une dizaine de pages a été conçu afin d’en apprendre plus sur notre parti et nos idées tout en s’amusant.

Bonne journée à tous

 

Photos de Daniel Laporte, Pierre-Yvon Boisnard, Michel Tudo, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021
Morlaix "La caravane des jours heureux" vendredi 13 août 2021

 

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 06:02
Quand Eugène Le Luc, fondateur du groupe FTP Justice à Morlaix, et frère jumeau du résistant fusillé Maurice Le Luc, évoquait sa résistance à Françoise Le Borgne dans Ouest-France en 2001

En ces temps où l'on parle de libération voici Eugène Le Luc, frère jumeau de Maurice Le Luc, résistant FTPF de Morlaix fusillé, qui parle en 2001 sur Ouest-France de ses camarades de résistance.....

Lire aussi: La résistance FTP à Morlaix: le témoignage d'Eugène Le Luc recueilli par le Télégramme et Jeannine Guichoux (mémoire universitaire)

Il y a 100 ans naissaient Maurice et Eugène Le Luc, combattants de la Résistance FTP à Morlaix

Partager cet article
Repost0
20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:58
Ma France - Fabien Roussel

Ma France - Fabien Roussel

La fédération du Finistère du PCF a commandé pour commencer cent livres de Fabien Roussel " Ma France", à commander et retirer auprès des sections.

Le livre de Fabien Roussel "Ma France", aux éditions Le Cherche midi paraîtra le 2 septembre.

Ce livre, qui met en lumière notre secrétaire national et candidat à l'élection présidentielle et son ambition pour le pays, sera un outil précieux dans la campagne.

Le prix public du livre est fixé à 16,50 euros.

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:47

 

Les chauves-souris sont-elles des oiseaux ou des rongeurs ? Le bestiaire occidental a mis longtemps à les classer. Au Moyen Âge, on les appelait les « rats oiseaux ». Aux Philippines, on les nomme les « renards volants ». L’étymologie même de leur nom scientifique, « chiroptères », brouille les catégories. En grec, « kheir » signifie main et « pteron », aile.

Icon Quote C’est une espèce à la frontière des classifications. En anthropologie, ce qui est “entre” est perçu comme sale et impur. FRÉDÉRIC KECK, ANTHROPOLOGUE

Les chauves-souris ont donc des mains qui volent, mais aussi des oreilles qui « voient » – elles se repèrent aux sons – et un corps qui dort la tête en bas, « comme lançant un défi à l’humanité, une forme d’inversion des sociétés humaines », explique l’anthropologue Frédéric Keck. Pour ajouter à leur étrangeté, ces mammifères volants vivent la nuit et ont une longévité de plus de trente ans… « C’est une espèce à la frontière des classifications. En anthropologie, ce qui est “entre” est perçu comme sale et impur », éclaire le chercheur. Bien avant qu’on ne la désigne comme un réservoir à virus, la chauve-souris avait déjà mauvaise presse.

La religion chrétienne les a diabolisées

Frédéric Keck a rencontré la bestiole en suivant ceux qui traquaient les virus des oiseaux sauvages. C’était à Hong Kong, en 2007. « Avec l’émergence du Sras, en 2003 en Chine, les virologues ont commencé à s’y intéresser. La possibilité de cartographier leurs flux mondiaux s’est alors ouverte. » Quinze ans plus tard, le directeur de recherche au CNRS est toujours autant fasciné par les 1 411 espèces recensées, soit un cinquième de tous les mammifères. Dans un livre paru en mai (1), avec une vingtaine de chercheurs, il défend les rhinolophes, pipistrelles et autres roussettes « contre les accusations qui leur sont faites ».

1 411 espèces recensées, soit un cinquième de tous les mammifères

Au rayon des frayeurs, les virus, bien sûr. Certains se plaisent à souligner que l’anagramme de chauve-souris est… « souches à virus ». En tout cas, « elles font partie de ces espèces sentinelles, celles sur lequelles les menaces sont plus concentrées et qui permettent d’anticiper de nouvelles maladies », pointe-t-il. Cent cinquante virus y ont déjà été identifiés : la rage, Hendra, Marburg, le Sras et le Sars-CoV-2, dont on ignore toujours l’hôte intermédiaire. « Il y a parfois de fausses alertes. Pour Ebola, elles ont été accusées à tort. À nombre d’espèces égales, il n’y a pas plus de virus chez l’ordre des chiroptères que chez les rongeurs », révèle le chercheur.

Icon ThunderDécouvrez tous les articles de cette série en un seul clic

Si la chauve-souris a toujours eu des échos dans les récits humains, « la pandémie a obligé chaque société à s’interroger sur ses relations avec elle », souligne l’anthropologue. En Amérique du Sud et en Asie, on vit avec. Pourtant, au Pérou, pendant la crise, des villages ont voulu brûler des colonies. En Europe, on en vit loin. La religion chrétienne les a diabolisées, affublant le diable et ses démons d’ailes de chauves-souris. Pour les Lobi du Burkina Faso, la bête s’est brouillée avec le dieu du Ciel « et, pour se venger, elle met sa tête en bas et lui montre son postérieur », raconte le chercheur.

De formidables pollinisatrices

Parmi les images qui collent au poil des chauves-souris, il y a celle de « buveuses de sang ». Le mythe culmine avec le roman Dracula, à la fin du XIXe siècle… « Mais seules trois espèces sont entomophages (se nourrissent de sang) », rectifient les chercheurs dans l’ouvrage. Comme elles vivent toutes en Amérique du Sud, la dernière, découverte en 1988 au Venezuela, a été baptisée… Draculae. Les autres, de quelques centimètres jusqu’à 1,50 mètre pour les plus grandes, mangent à peu près de tout : du nectar, des fruits, des insectes. « On connaît peu ces animaux sauvages, on les voit comme des masses migrantes et proliférantes. Mais, est-ce qu’en produisant de la connaissance sur elles, on parviendra à changer le regard ? » interroge l’anthropologue. À montrer aussi leur rôle dans les écosystèmes : au même titre que les abeilles, elles sont de formidables pollinisatrices.

Icon QuoteUn miroir tendu à notre humanité, plutôt qu’un repoussoir : elles vivent en colonies entre différentes espèces, elles arrivent à coexister.FRÉDÉRIC KECK, ANTHROPOLOGUE

Le chercheur préfère les voir comme « un miroir tendu à notre humanité, plutôt qu’un repoussoir : elles vivent en colonies entre différentes espèces, elles arrivent à coexister ». Elles ont aussi colonisé toute la planète, bien avant l’Homme. « C’est un modèle au sens où elles ont su s’adapter à toutes sortes d’environnements quand leurs habitats ont été détruits. » Les chauves-souris et leur vol trouble sont finalement moins menaçants que menacés : par les pesticides, la déforestation, les pollutions lumineuses. Et, désormais, un champignon venu d’Europe. « Il cause le syndrome du nez blanc, qui les empêche d’hiberner, elles finissent par mourir d’épuisement », poursuit le chercheur. « Ce sont nous, les Hommes, qui perturbons leur sommeil et rompons le contrat domestique qui nous lie à elles. »

(1) Les Chauves-Souris. Aux frontières entre les espèces, CNRS Éditions.

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 05:45

 

Dans le Silomag #12, nous posions l’urgence de la révolution écologique, d’un saut de civilisation, pour que notre espèce puisse continuer de se développer dans des conditions propices à la vie et à son épanouissement. La juxtaposition de simples « bonnes pratiques » ou de solutions parcellaires n’est pas à la hauteur des défis et l’individualisation des approches une impasse. Le combat pour l’écologie revêt une dimension systémique permettant d’intégrer la complexité et les interactions. Il implique d’identifier les bouleversements conceptuels et pratiques que l’humanité doit opérer. Si tous les aspects de nos modes de vie sont concernés, la transformation de nos modes de production et de leurs financements est un impératif majeur. Économie régénératrice et symbiotique, nouveau paradigme industriel, agroécologie et monnaie écologique sont autant de pistes pour aller vers une civilisation écologique. Débats avec quatre auteurs de ce dossier pour dénouer les possibles.

Avec :

- Marc Dufumier, agronome, interviewé par Olivier Le Naire dans L’agroécologie peut nous sauver ? (Acte Sud, 2019).

- Marie-Claire Cailletaud, ingénieure, présidente du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental (CESE), rapporteure d’Industrie : un moteur de croissance et d’avenir (avis et rapport du CESE, 2018).

- Nicolas Dufrêne, directeur de l’Institut Rousseau, co-auteur avec Alain Grandjean d’Une monnaie écologique (ed. Odile Jacob, 2020).

- Isabelle Delannoy, ingénieure agronome, conseillère, autrice de L’économie symbiotique, Régénérer la planète l’économie et la société (Ed. Actes Sud 2017).

Animé par Alain Pagano, maître de conférences en écologie à l’université d’Angers, membre du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri, auteur avec Jacques Baudrier de « Un programme unitaire pour le climat (Éditions du croquant, 2020) », et Lou Plaza, journaliste au web média Le Vent Se Lève.

1ère partie 00:05:00 - 00:49:46 : Quels bouleversements conceptuels, quels changements de paradigme et systémiques opérer pour construire une civilisation écologique ?

2ème partie 00:51:00 - 01:24:20 : Quelles actions concrètes pour mettre en œuvre les solutions et transformations nécessaires ? Quels processus engager, quels acteurs mobiliser et quels freins lever ?

3ème partie 01:24:20 - Fin : Questions du public. Organisé avec le bureau de Bruxelles de la Fondation Rosa Luxemburg, en partenariat avec Le Vent se Lève.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011